Épisode 513

Lundi 26 mai 1969

Avant l’audience

Le Dr Michael Rossi avait prévu de se marier avec Marsha Russell. Mais la mort de l’ex-mari de Marsha, Fred Russell, et l’arrestation de Michael Rossi, accusé du meurtre, ont démoli ses plans. Les preuves contre Michael Rossi sont très substantielles et pour Marsha et la plupart des résidents de Peyton Place, c’est une combinaison de circonstances malheureuses qui ont conduit Michael Rossi au mauvais endroit, au mauvais moment. Toujours est-il que Michael Rossi est aujourd’hui face à une prochaine déclaration d’un juge, complètement différente de celle qui aurait dû être prononcé pour lui et Marsha.

Dans sa cellule de prison, le Dr Rossi fait courir impatiemment sa main le long de la chaîne qui soutient la banquette servant de lit. Il se lève et regarde par la fenêtre Marsha traverser le square pour lui rendre visite. Le gardien lui apporte le journal (probablement le Peyton Place Clarion). 


Le gardien George fait entrer Marsha dans sa cellule de la prison. Ils s’embrassent amoureusement.

Marsha lui dit qu’elle a des plans pour eux. Steven a dit que l’audience ne durera pas très longtemps. Une fois qu’elle sera terminée et que le juge abandonnera les charges contre lui, elle l’emmène chez lui pour faire ses valises, prendre une douche et ensuite, ils partiront à Owens Ridge pour aller se marier comme il l’avait prévu. 

Mike lui dit qu’il lui faudra au moins une douche de vingt minutes, et Marsha lui en accorde dix de plus. 

Mike n’est cependant pas aussi optimiste que Marsha. L’audience préliminaire n’est pas le procès. Le juge va décider si oui ou non Mike sera inculpé du meurtre. Il sait qu’il y a beaucoup de faits qui sont contre lui, et le juge pourrait vouloir l’envoyer en procès. 

— Mais Steven a dit…, commence à protester Marsha.

— Oh, Steven. Il dit ce que l’on a envie d’entendre, mais je pense qu’il n’est pas très optimiste. 

— Ne me sape pas le moral, Mike, prévient Marsha.

Mike l’entoure de ses bras et lui dit qu’elle a raison de faire des plans pour leur avenir. George arrive avec le déjeuner et demande à Marsha de partir, car l’heure des visites est passée. Mike la regarde s’en aller à travers les barreaux de sa cellule.


Vêtu d’un costume sombre et d’une cravate, Eli passe le portail, s’engage dans l’allée et va frapper à la porte de chez Maggie. Elle  ouvre la porte et ils s’embrassent sur les lèvres. 

Elle l’invite à venir prendre des céréales chaudes. Elle voit que quelque chose le préoccupe et lui dit que s’ils deviennent M. et Mme Eli Carson, ils doivent partager le meilleur comme le pire. Eli lui dit qu’il est inquiet sur l’issue de l’audience auquel il a décidé d’aller assister. Comment peut-on faire subir toute ces épreuves à un homme aussi exceptionnel que Mike Rossi ?

Elle offre de jeter un œil au magasin général lorsqu’il sera à l’audience. Il lui dit que ce ne sera pas nécessaire. Le magasin est fermé et sera fermé jusqu’à la fin de l’audience, un moyen pour Eli de dire qu’il soutient Mike.

Il parle avec dédain des clients du Cider Barrel qui font des paris sur l’issue de l’audience. Il s’assoit à la table et Maggie lui sert les céréales chaudes. Eli lui dit qu’il n’a pas fermé l’oeil de la nuit, car il pensait à son fils. Il a peur d’une même issue pour Mike. 

Maggie lui répond que ce n’est pas parce qu’Elliot a passé dix-huit ans en prison pour un crime qu’il n’a pas commis que l’issue devrait être la même pour le Dr Rossi.

Elle voit Eli tellement perturbé qu’elle pense qu’il serait préférable pour lui de ne pas aller à l’audience. Il peut toujours laissé le magasin fermé, et faire l’inventaire pour se changer les idées. Mais Eli doit se rendre à l’audience. Il veut soutenir son ami. 

Il se lève pour partir, il veut arriver en avance pour être sûr d’être dans les premiers rangs. Maggie lui passe la veste de son costume et ils s’étreignent tendrement. 


Pendant ce temps, au Cider Barrel, Charlie sert un café au Dr Miles. Il veut lui faire parier sur l’issue de l’audience, mais bien sûr Harry ne le souhaite pas. 

Son fils entre. Harry prend son café et va s’installer à une table. Lew le suit. Il s’assoit en face de lui et il lui raconte toute l’histoire : 

— J’ai rencontré un type qui se nomme Larry Burrows. J’étais en voiture avec lui. Il a renversé un homme. Un homme blanc. Larry a pris la fuite. L’homme en question a été transporté à l’hôpital, ses jours étaient en danger. Il était dans le coma et s’est réveillé tout récemment. Papa, c’était un délit de fuite.

— Et ce Larry, il est le père du bébé de Vickie ?

— Oui.

— Pourquoi as-tu attendu aussi longtemps pour me dire tout ça ?

— J’avais peur. Pas seulement pour moi, mais aussi pour toi. Je ne voulais pas que tu sois impliqué dans tout ça. Tu as une réputation à tenir. Papa, sais-tu combien il y a de médecins chirurgiens noirs dans tout le pays ? Cinq. Seulement cinq. 

Le Dr Miles dit à son fils qu’il a besoin d’être seul pour digérer toute ces informations. Lew se lève. Avant de partir, il lui dit : 

— On se voit ce soir, papa ? Toi et moi et moi et toi ?

— Toi et moi, mon fils. 

Au moment où Lew s’en va, le sergent Walker entre dans le bâtiment. Il salue brièvement Charlie et va rejoindre Harry.

— Je suis allé chez vous et votre femme m’a dit que vous étiez parti faire une promenade. 

— J’avais besoin de prendre l’air. 

— J’ai parlé au détective dont je vous ai donné le nom. Il est étonné de ne pas avoir de vos nouvelles.

— Je n’ai pas eu le temps de le recontacter. 

— Dr Miles, un homme a été renversé par une voiture. Il est sorti du coma et a parlé à la police. Il a dit qu’un type nommé Lew l’a renversé et a pris la fuite. Un mandat d’arrêt a été émis contre Lew. 

— Il ne va pas s’enfuir, sergent, dit Harry. 

Walker s’en va, laissant Harry en état de choc.


Tom Winter entre à l’intérieur de l’église et y retrouve son ex-femme, Susan. Il est étonné de la voir là, sachant qu’elle n’est pas particulièrement encline à prier. 

Elle veut parler à Tom, alors comme il n’était pas sur son bateau, elle est venue ici. Tom trouve tout cela étrange. Il a été poussé à venir ici, il avait le sentiment que quelque chose, ou quelqu’un, l’y attendait.

Susan se met à pleurer. 

— Je suis au bord du gouffre, dit-elle en tremblant.

— Susan, parle-moi. Dis-moi ce qui ne va pas.

— Je ne peux pas.

— Parle-moi.

Susan s’énerve : 

— « Parle-moi ! Parle-moi, Susan ! » Tu ne sais dire que ça ! Si tu savais à quel point je t’ai détesté.

Pris d’une impulsion, Tom la gifle et elle commence à pleurer en quittant l’église.


Dans sa cellule de la prison de Comté de Peyton, le Dr Rossi lave ses mains dans le lavabo situé juste en dessous de la fenêtre à barreaux. On laisse entrer Rita Harrington. Elle lui a apporté une petite radio transistor pour qu’il puisse écouter de la musique. 

Elle informe Michael qu’elle et Norman ont été sollicités comme témoin à l’audience. Elle ne témoignera jamais contre lui, elle préfère mentir devant la cour. Mike lui dit que ce n’est pas une solution. Elle insiste, lui insiste de son côté. Il ne veut pas qu’elle se mette en porte à faux. De plus, c’est une très mauvaise menteuse. Il lui fait promettre de dire la vérité à la barre. Ils changent de sujet et Mike lui demande comment elle va.

— Pas très bien. Ces derniers temps, j’ai des nausées.

— Matinales ?

— Oui.

— Tu penses être enceinte ?

Rita fait oui de la tête. Mike pense qu’il est encore tôt après la fausse couche qu’elle a faite. 

— C’était ton idée ou celle de Norman ?

— Norman n’est pas au courant.

— Pourquoi ne l’as-tu pas encore prévenu ?

— Je veux être sûre avant.

— De combien de semaines penses-tu être enceinte ?

— Deux mois. 

Mike lui reproche de ne pas être allée voir un médecin plus tôt et lui ordonne d’aller voir le Dr Morgan le plus rapidement possible. Elle ne veut pas, elle préfère le voir lui une fois qu’il sera sorti de prison. Mais Mike insiste fortement. 

Norman arrive pour chercher Rita. Il dit au Dr Rossi qu’ils vont devoir témoigner et dire la vérité. Mike lui dit qu’il en a parlé à Rita tout à l’heure et que tout va bien. Norman lui assure qu’ils sont tous les deux avec lui, quoiqu’il arrive. Mike apprécie.

Rita embrasse Mike sur la joue. Ce dernier appelle George, le gardien, pour les laisser partir. Avant qu’ils ne partent, Mike dit à Norman que Rita a quelque chose à lui dire d’important. Norman prend peur, pensant qu’elle est malade et veut savoir ce qui se passe. Mike lui dit que c’est à Rita de lui annoncer la nouvelle. 

Seul dans sa cellule, il regarde par la fenêtre et voit le couple marcher jusqu’au kiosque à musique. Il voit Norman cueillir une fleur et l’offrir à Rita, puis ils s’étreignent. Derrière les barreaux de sa cellule, Mike sourit.


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