Susan WINTER

Diana Hyland, 1968-1969, Episodes 421-514

La femme alcoolique de Tom. Elle a des problèmes de couple, parce qu’elle refuse de se faire soigner pour son addiction à l’alcool. Elle souffre également de solitude, son mari étant trop occupé avec son travail. Elle va embaucher une jeune fille, Jill Smith, dans l’espoir qu’elle détourne Tom de son sacerdoce.

Diana Hyland

Nom de naissance : Diana Gentner
Nom professionnel : Diana Hyland
Naissance : 25 janvier 1936, Cleveland Heights, Ohio, États-Unis
Décès : 27 mars 1977, Los Angeles, Californie, États-Unis
Nationalité : américaine
Profession : actrice
Rôle dans Peyton Place : Susan Winter (1968-1969)

Diana Hyland est une actrice américaine née le 25 janvier 1936 à Cleveland Heights, dans l’Ohio. Comédienne issue du théâtre, elle mène une carrière remarquée à Broadway, au cinéma et surtout à la télévision. Son parcours, interrompu par sa mort à seulement 41 ans, est notamment marqué par Peyton PlaceThe Twilight ZoneThe Boy in the Plastic Bubble et la série Eight Is Enough.

Née Diana Gentner, elle se passionne très jeune pour le métier d’actrice. Après ses études, elle part pour New York afin de se consacrer au théâtre et adopte le nom professionnel de Diana Hyland.

Elle commence à travailler à la télévision au milieu des années 1950, à une époque où de nombreuses dramatiques sont encore diffusées en direct depuis New York. Elle apparaît dans des émissions comme Robert Montgomery PresentsKraft Television Theatre et Studio One.

Le théâtre occupe également une place importante dans ses débuts. En 1959, elle obtient un rôle majeur à Broadway dans Sweet Bird of Youth de Tennessee Williams, mis en scène par Elia Kazan.

Elle y interprète Heavenly Finley, aux côtés de Paul Newman et Geraldine Page. La pièce connaît un important succès et contribue à établir la réputation de Diana Hyland comme actrice dramatique.

Au début des années 1960, elle multiplie les rôles à la télévision. Elle apparaît notamment dans The Twilight ZoneThe Alfred Hitchcock HourDr. KildareThe FugitiveThe Defenders et The Man from U.N.C.L.E.

Dans The Twilight Zone, elle tient en 1960 l’un des rôles principaux de l’épisode Spur of the Moment, dans lequel elle interprète Ann Henderson.

Elle travaille également au cinéma. En 1966, elle apparaît notamment dans Smoky, avec Fess Parker, puis dans plusieurs productions destinées au grand et au petit écran.

En 1968, Diana Hyland rejoint Peyton Place dans le rôle de Susan Winter. Elle participe à la dernière période du feuilleton et reste dans la série jusqu’à son arrêt en 1969.

Après Peyton Place, elle poursuit une carrière très active comme actrice invitée. Elle apparaît dans de nombreuses séries populaires, parmi lesquelles IronsideMannixCannonThe F.B.I.Medical CenterKung Fu et Barnaby Jones.

En 1976, elle tient un rôle important dans le téléfilm The Boy in the Plastic Bubble, avec un jeune John Travolta. Elle y interprète Mickey Lubitch, la mère du personnage joué par Travolta.

Sa prestation est particulièrement remarquée et lui vaut, à titre posthume, un Primetime Emmy Award de la meilleure actrice dans un second rôle dans un téléfilm ou une production dramatique en 1977.

La même période lui apporte ce qui aurait probablement dû devenir l’un des grands rôles de sa carrière.

En 1977, Diana Hyland est choisie pour interpréter Joan Bradford dans Eight Is Enough (Huit ça suffit), série familiale avec Dick Van Patten. Joan est la mère des huit enfants de la famille Bradford.

Hyland ne peut cependant participer qu’aux premiers épisodes. Déjà gravement malade, elle doit quitter le tournage peu après le début de la production. Après sa disparition, les scénaristes décident de faire mourir Joan plutôt que de remplacer l’actrice.

Dans sa vie privée, Diana Hyland fut mariée à l’acteur Joe Goodson, avec lequel elle eut un fils, Zachary. Leur mariage se termina par un divorce.

Durant les derniers mois de sa vie, elle partagea une relation avec John Travolta, rencontré pendant le tournage de The Boy in the Plastic Bubble. Malgré leur importante différence d’âge, Travolta évoqua par la suite Diana Hyland comme l’une des relations les plus importantes de sa jeunesse.

Atteinte d’un cancer du sein, Diana Hyland subit une mastectomie, mais la maladie se propagea. Elle mourut le 27 mars 1977 à Los Angeles, à seulement 41 ans.

Quelques mois après sa disparition, son travail dans The Boy in the Plastic Bubble fut récompensé par un Emmy Award, que John Travolta accepta en son nom lors de la cérémonie.

La carrière de Diana Hyland n’aura duré qu’un peu plus de vingt ans, mais elle témoigne d’une remarquable diversité. Du théâtre de Tennessee Williams à Peyton Place, puis aux grandes séries dramatiques des années 1970, elle s’imposa comme une actrice particulièrement appréciée pour l’intensité et la sensibilité de son jeu.

Son histoire dans la série originale

Printemps 1968

Susan apparaît comme une femme brillante, mondaine et énergique. Elle organise des collectes de fonds. Elle participe activement au Festival des Fondateurs. Elle obtient de l’argent pour l’aile pédiatrique de l’hôpital.

Tout le monde semble admirer son efficacité. Mais derrière cette image, Susan est profondément malheureuse. Elle boit de plus en plus. Elle reconnaît elle-même qu’elle est peut-être en train de devenir alcoolique.

Elle se sent négligée par Tom. Elle veut qu’il abandonne le ministère pour travailler avec son père. Tom refuse. Susan provoque alors son mari. Elle se rapproche de Steven. Elle vient au manoir. Elle flirte avec lui. Elle téléphone chez lui. Elle parle volontairement de lui devant Tom. Mais Steven comprend qu’elle l’utilise pour rendre son mari jaloux. Il résiste d’abord.

Après le mariage de Rodney et Betty, Susan et Steven boivent ensemble. Ils reconnaissent tous deux leur frustration.

Susan pousse aussi Tom à engager Jill. Elle propose même que Jill et Kelly viennent vivre au presbytère. Cela ressemble d’abord à un geste généreux. Mais elle commence presque immédiatement à regretter cette décision.

Elle observe Jill accompagner Tom dans ses visites. Elle voit l’admiration que Jill porte au révérend. Elle devient jalouse. À la fin du printemps, elle va voir Steven. Elle lui dit qu’elle commence à penser que Jill s’attache trop à Tom. Steven lui répond qu’elle joue avec le feu.

À la fin du printemps, Susan est donc au bord d’une crise beaucoup plus grave : alcool, jalousie et peur de perdre son mari.

Eté 1968    

Susan est l’un des personnages les plus tragiques de la saison. Son alcoolisme devient de plus en plus grave. Elle boit dès le matin. Elle tombe de son lit. Jill doit lui faire prendre une douche froide entièrement habillée.

Susan sait que son mariage est en danger. Mais au lieu de traiter directement le problème, elle joue avec Tom. Elle utilise Jill. Elle encourage même la jeune femme à vivre chez eux.

Son objectif est pervers mais clair : elle espère que l’attirance de Tom pour Jill le détournera de son ministère. Elle pense qu’elle pourra ensuite récupérer son mari.

Mais Tom tombe réellement amoureux de Jill. Susan comprend alors qu’elle a créé elle-même la situation qui risque de la détruire.

Elle continue pourtant à provoquer. Elle invente le faux accident d’une amie afin de laisser Tom seul avec Jill. Tom découvre le mensonge. Il la gifle. Il l’accuse d’avoir organisé un « piège à séduction ». Susan reconnaît pratiquement ses intentions. Mais elle affirme avoir voulu sauver leur mariage. 

Elle devient ensuite de plus en plus dépendante de l’alcool. Tom lui propose une cure. Susan l’accuse immédiatement de vouloir l’éloigner pour rester seul avec Jill.

Puis Tom part. Susan s’effondre complètement. Elle conduit ivre. Elle manque de renverser un piéton. Elle percute une pancarte devant l’hôpital. Michael la fait hospitaliser. Elle reconnaît boire sans interruption depuis trois jours.

Elle est admise pour désintoxication. Mais même à l’hôpital, elle cherche désespérément de l’alcool. Elle tente de soudoyer Paula Dixon, une infirmière. En vain. Elle fouille même la chambre de Rodney à la recherche de chocolats à la liqueur. Elle envisage de boire de l’alcool médical. Rodney tente de l’en dissuader.

Malgré tout, Susan reste obsédée par Tom. Elle supplie Michael et Steven de le retrouver. Elle regrette son plan. Elle dit qu’elle voulait que Tom quitte l’Église, pas qu’il la quitte elle.

À la fin de l’été, Susan est hospitalisée pour alcoolisme et Tom a disparu de sa vie. Son mariage paraît pratiquement détruit.

Automne 1968   

Susan reste profondément dépendante de l’alcool et de Tom. Au début de l’automne, elle espère encore sauver son mariage. Elle promet avoir cessé de boire depuis quelques jours. 

Mais Tom maintient sa décision de divorcer. Susan tente alors le chantage. Elle menace d’accuser Jill d’avoir détruit leur mariage. Tom lui répond simplement de faire ce qu’elle veut. Ce mépris la détruit davantage.

Steven refuse également de participer à une vengeance contre Jill. Il abandonne l’idée de défendre Susan lorsqu’il comprend qu’elle veut transformer la procédure de divorce en attaque personnelle.

Finalement, Susan renonce elle-même à invoquer l’adultère. Elle conserve uniquement le motif de cruauté mentale. Jill n’est donc plus directement menacée. 

Mais Susan sombre toujours régulièrement dans l’alcool. Marsha tente de lui parler. Michael continue à la pousser vers une véritable cure. Susan ne veut toujours pas réellement se soigner.

Son lien avec Steven devient progressivement plus important. Elle vient souvent au manoir. Elle l’embrasse. Au début, Steven la repousse. Puis, après la mort de Martin, quelque chose change. Ils boivent ensemble. Ils s’embrassent. Susan prend progressivement ses habitudes au manoir. Elle choisit même un nouveau tableau pour remplacer le portrait de Betty. Elle intervient directement dans les conversations entre Steven et son ex-femme.

Cette nouvelle relation paraît donc devenir à la fois sentimentale, sexuelle et stratégique.

À la fin de l’automne, Susan n’a pas récupéré Tom, mais elle s’installe progressivement auprès de Steven. L’alcool reste cependant un danger permanent.

Hiver 1969

Susan continue à graviter autour de Steven. Elle lui annonce même qu’elle compte vivre au manoir une fois qu’ils seront mariés, alors que rien ne prouve que Steven ait réellement formulé cette intention.

Steven l’utilise ouvertement contre Betty. Il lui demande d’aller voir Rodney pour lui révéler les démarches de Betty concernant la maison Peyton. Susan accepte. Elle devient donc volontairement une arme dans la guerre entre Steven et Betty.

Son alcoolisme reste également visible. Au Colonial, elle boit régulièrement.

Elle sait que Steven reste obsédé par Betty et lui dit clairement qu’il cherche toujours un chemin pour revenir vers elle.

Printemps 1969

Susan traverse une phase de plus en plus instable. Sa relation avec Steven devient ouvertement déséquilibrée. Elle veut parler mariage. Steven lui explique brutalement qu’il agit essentiellement par égoïsme et qu’il ne lui offre aucune véritable promesse.

Susan comprend qu’elle n’est qu’un substitut. Elle réagit par la colère, l’ironie et l’alcool. Elle rédige même une sorte de faux contrat régissant leur relation selon les désirs de Steven. Sa rancœur contre lui augmente.

Lorsque Michael est arrêté, Susan affirme vouloir l’aider. Mais elle utilise surtout cette situation pour attaquer Steven. Elle demande à Tom d’aller convaincre Michael de changer d’avocat. Elle prétend qu’un grand avocat national serait préférable. Tom comprend qu’il y a derrière cette demande un conflit personnel avec Steven et refuse.

Vers la fin de la saison, Susan apparaît à l’église dans un état de profonde détresse. Elle dit à Tom : « Je suis au bord du gouffre. » Elle n’arrive pourtant pas à expliquer réellement ce qu’elle ressent. Elle reproche à Tom de toujours vouloir la faire parler. La scène dégénère. Tom la gifle. Susan s’enfuit en pleurant.

Lors de l’audience Rossi, elle reste près de Tom. Quand Michael est renvoyé devant jury, elle insiste : elle veut lui parler.

À la fin du printemps, Susan est dans une situation psychologique extrêmement fragile, coincée entre Steven, Tom, l’alcool et sa propre culpabilité.