Episode 34

Mardi 12 janvier 1965

Le siège  

Minuit à Peyton Place. La place est déserte, mais une lumière brûle derrière les rideaux du bureau où George s’est barricadé, créant un rempart entre lui et le monde qui l’entoure.

Les lumières de la rue. La fenêtre du bureau de l’agence d’assurances de George Anderson au deuxième étage du bâtiment de la banque.


George place des cartouches dans un chargeur et insère le chargeur dans son pistolet automatique japonais. 


Le feu brûle dans la cheminée. Chez lui, Michael Rossi est sur le canapé, en train de lire. Il entend du bruit et va dehors. 

Elliot est ici. Michael l’invite à entrer. Ils parlent. Elliot évoque son passé dans cette maison, et tous les objets qui s’y trouvent lui rappellent des morceaux de son enfance. 

Michael lui sert un verre de whisky et lui demande quels sont ses projets pour la maison de la plage. Elliot lui répond qu’il projette de la repeindre. 

Lorsque Michael va droit au but en lui demandant s’il compte revenir vivre ici, Elliot lui répond qu’il doit encore y songer.


Le collecteur de loyers, Howard King, frappe à la porte du bureau de George Anderson. George se repose sur un canapé. Il est barricadé à l’intérieur et ne répond pas. 

King insiste et frappe de nouveau. Il sort une clé et débloque la porte, mais la porte est barricadée par une grosse armoire. 

Il implore Anderson d’être raisonnable. King entend le cliquetis de l’armement du pistolet. Il sursaute, effrayé. 


Dans la maison des Mackenzie, Julie et Constance sirotent un café dans la cuisine lorsque le téléphone sonne. Julie parle à Howard King, qui l’informe du problème. 

Julie prend les choses en main. Elle demande à Constance d’appeler le Dr Rossi pour qu’il la rejoigne au bureau de George. 

Plus tard, Rossi frappe à la porte du bureau de George et l’appelle. Le téléphone sonne à l’intérieur du bureau. 

De la vapeur s’échappe du radiateur, effrayant George. Rossi continue d’appeler George, sans succès. Julie, de son côté, tente aussi une approche, en vain. 

Le téléphone sonne à nouveau. George, perturbé par le bruit, tire sur le combiné. Affolée, Julie essaie d’entrer de force, mais n’arrive pas à ouvrir la porte. Rossi la retient. 

La détonation se fait entendre jusqu’au square. Elliot aussi l’entend, se fraye un chemin entre les badauds et se précipite dans le bâtiment de la banque. Il monte jusqu’à la porte du bureau de George et convainc George de le laisser entrer. 

Il demande à Rossi de rester dans l’entrée. Les deux vétérans parlent d’histoires de guerre pendant un moment. Elliot l’appelle sergent Anderson. 

Dehors, Allison et les autres habitants de la ville observent le siège et parlent de George Anderson. 

Elliot demande à George ce qui est arrivé au téléphone. Profitant d’un moment d’inattention, il frappe George derrière la tête avant de lui prendre le pistolet automatique des mains. Le coup semble avoir fait recouvrer un peu d’esprit à George. 

George sort du bureau, suivi par Elliot. Michael souhaite emmener George à l’hôpital avec sa voiture. Elliot aperçoit pour la première fois Constance depuis qu’il est sorti de prison. 

Ils ne se disent rien. George demande à Elliot de venir avec lui. Les deux hommes montent à l’arrière de la voiture de Michael. 

Matthew rejoint Allison à la librairie et ils parlent un instant. Allison a toujours pensé que les gens étaient foncièrement bons. Matthew ne lui dit pas le contraire.


Michael se rend chez les Mackenzie pour donner des nouvelles de George à Constance et Julie.

George va être admis dans un sanatorium pour se reposer. C’est un maniaco-dépressif (ancien nom donné aux bipolaires). Julie souhaite avoir plus d’informations sur cette maladie et Mike lui explique que George passe d’un stade à l’autre : des moments de bonheur aux moments de terrible dépression. 

Il donne deux sédatifs à Julie, qui refuse. « Ce n’est pas moi qui suis malade, docteur », dit-elle.  Mike soupire et dit : « Un homme qui tire un coup de feu sur un téléphone parce qu’il sonne est un homme dangereux ». Elliot a eu de la chance de ne pas avoir été blessé. Ils conviennent qu’Elliot a pris un sacré risque. 


Des enfants fabriquent un bonhomme de neige dans le square tandis qu’Elliot se dirige vers la librairie pour parler avec Constance. 

Elle lui demande ce qu’il pense de Michael Rossi. Elliot lui répond qu’il a bien pris soin d’Eli. Mais à part ça, il ne sait pas quoi penser de lui. 

Il lui dit de ne pas être effrayé par lui. Il demande ce qu’Allison sait de lui. « Elle sait juste que tu as fait 18 ans de prison, et c’est tout ce qu’elle a besoin de savoir ». 

Cette situation l’inquiète. « Je ne ferais jamais rien qui pourrait blesser Allison », assure Elliot.


Episode 33

Jeudi 7 janvier 1965

Point de rupture 

En ces premiers jours de l’année, la neige recouvre Peyton Place. Que va réserver cette année à Constance Mackenzie et Michael Rossi ? Ils savent qu’il y aura de grands changements, notamment avec le retour d’Elliot Carson à Peyton Place. Elliot Carson, libéré sur paroles après avoir purgé 18 années de sa vie en prison pour le meurtre de sa femme.

Elliot Carson déambule sur la rue, du côté est de Peyton Place, au sud du square, tenant de sa main gauche une petite valise. 


À 1 h 20 du matin, Elliot entre discrètement dans le magasin et trouve son père endormi sur une chaise. 

Il frappe la touche de cinq cents sur la caisse enregistreuse. Eli est réveillé par la sonnerie et est manifestement ravi de voir son fils. Très ému, il le serre dans ses bras. 

Eli dit à Elliot qu’il est enfin libre. Elliot précise cependant qu’il est en liberté conditionnelle.


Sans prendre le temps d’enfiler un manteau, Allison se précipite dans le froid vers la boite aux lettres pour prendre l’édition du jour du Clarion, le quotidien local. 

Dans la cuisine, Julie est installée à la table du petit déjeuner, tandis que Constance et Allison sont debout. Constance réprimande sa fille pour être allée dehors sans manteau. 

Allison montre à Julie l’article mentionnant le fait qu’Elliot Carson est revenu la nuit dernière. Julie prend le journal. Allison demande à Julie si elle connaît Elliot et lui demande à quoi il ressemble. Julie lui dit que ça fait longtemps maintenant qu’elle ne l’a pas vu. 

Constance demande à Allison de s’asseoir et d’arrêter de parler d’Elliot Carson, qui devient une véritable obsession chez sa fille. Le téléphone sonne et Allison court répondre.

C’est Betty qui appelle. Elle souhaite parler à sa mère, Julie. Elle lui dit qu’elle est à New York City, mais qu’elle ne compte pas revenir à Peyton Place. Elle voulait juste l’appeler pour la rassurer. Elle raccroche brusquement. 

À l’issue de l’appel, Julie revient dans la cuisine. Allison tente de la rassurer en lui disant qu’elle est sûre que tout va bien pour Betty, puis elle part pour l’école. 

Julie retourne près du téléphone et compose le numéro pour appeler George, mais personne ne répond dans la maison des Anderson.


Plus tard dans la matinée, devant la galerie de livres, Rodney arrive dans sa décapotable à toit rigide et parle avec Allison. 

Elle lui dit que Betty a appelé sa mère ce matin. Ils entrent dans la galerie de livres et discutent encore un peu. Allison dit à Rodney que Betty a appelé de New York. Elle dit qu’elle pense que Betty ne veut pas qu’on la retrouve. 

Rodney exprime son inquiétude pour Betty, mais avoue son amour pour Allison. 

De retour dans la rue, Allison rencontre Elliot. Il lui sourit, mais aucun des deux ne se parle. Allison n’a probablement jamais vu d’ex-prisonnier auparavant. 

Fraîchement sorti de prison, Elliot ne sait pas quoi dire, il ne sait même pas s’il doit parler. Il se contente donc de sourire. 


À la Fabrique Peyton, Leslie sort de son bureau intérieur et parle à sa secrétaire temporaire, Marian, mais il semble l’appeler Mary. 

George entre dans le bureau extérieur, sous le regard affolé de la secrétaire. Leslie dit à Marian que tout va bien. 

Il dit à George qu’il a une mine affreuse. George lui apprend qu’il revient de White River. Leslie lui dit qu’il ferait mieux de consulter un médecin. Il semble réellement inquiet de son état psychologique. 

George demande à Leslie pourquoi il a « fait ça ». Leslie ne comprend pas sa question et commence à téléphoner à Julie. George met la main sur le cadran rotatif pour l’en empêcher. 

Leslie dit qu’ils sont à la recherche de Betty et qu’il fera tout pour la retrouver. George est pris d’hallucination : il pense qu’il travaille toujours pour Leslie et qu’il vient juste de revenir d’un voyage d’affaires. Il demande à Leslie pourquoi il voulait le voir. Leslie en perd son latin. 


Sur la place, Elliot respire l’air frais en savourant sa liberté lorsqu’il voit George Anderson dans le kiosque à musique. 

George a toujours l’air dans un sale état. Il reconnaît Elliot et le salue chaleureusement. George dit à Elliot qu’il se porte bien, qu’il vient d’ouvrir une affaire florissante d’assurances avec sa femme et que sa fille s’est mariée avec un héritier Peyton. 

Il réalise soudain qu’il se ment à lui-même et déprime. Il avoue que son affaire prend l’eau et que le mariage de sa fille suit le même chemin. 

Elliot lui prodigue quelques mots rassurants. Il se rappelle qu’il a passé du temps avec lui sur un radeau de sauvetage dans le Pacifique après avoir survécu à une attaque kamikaze, durant la guerre. 

Elliot passe son chemin tandis que George va à son bureau et croise dans l’entrée du bâtiment Howard King, celui qui s’occupe des loyers du Peyton Professional. Howard est là pour réclamer son loyer. George lui promet un chèque certifié à 10 heures précises, demain matin.

Howard quitte l’agence et George se rend dans son bureau. Il ferme la porte et commence à entasser des meubles devant elle. Le téléphone sonne. Il ne répond pas. Il s’assied à son bureau et ouvre un tiroir. 

Il prend des cartouches dans une boite et les dépose dans le chargeur de son pistolet automatique japonais. 


Episode 32

Mardi 5 janvier 1965

Le retour d’Elliot 

Le début d’une nouvelle année, une année qui risque d’apporter de nombreux changements dans la vie des habitants de Peyton Place. Mais le changement le plus important se produit dans la vie d’un homme nommé Elliot Carson.

Plan d’un ruisseau, de cerfs, de patineurs, de la prison. 


Elliot est escorté par un garde et par l’officier Massey, vers une pièce où il se change avant sa libération. On lui donne un complet neuf. 

Massey lui fait signer ses papiers de sortie et lui fait remarquer qu’il doit prendre contact avec l’officier s’occupant des libertés conditionnelles à White River sous 24 heures. 

« Vous connaissez White River ? » demande Massey. Elliot connaît effectivement bien l’endroit puisqu’une de ses amies vivait là-bas. Massey lui donne les 40 dollars correspondants à son ultime salaire de prisonnier.


Dans la maison des Harrington, Leslie sert un verre à M. Blaine, propriétaire de l’agence de détectives Blaine. 

Rodney descend et Leslie le présente au détective. Blaine dit qu’il a retrouvé la trace de Betty à l’hôtel Quincy de Boston où elle est restée deux jours. 

Leslie demande à Rodney s’il souhaite divorcer. Rodney veut dans un premier temps savoir où se trouve Betty. « Pourquoi ? », lui demande son père. 

Rodney lui explique que pour l’instant, il est toujours marié avec elle et qu’il est en droit de savoir où elle se trouve. Leslie se dirige vers la cheminée et observe le portrait de Samuel Peyton (1845-1912). 


George se rend en voiture chez les Mackenzie, où il est reçu par Julie. Devant elle, il enlève son chapeau. Rodney est également ici. 

George lui demande s’il a des nouvelles de Betty. Rodney admet qu’il en a eu. Il a reçu une carte postale ce matin. Rodney s’en va, laissant George et Julie seuls.

En sortant, Rodney se précipite vers Allison. Cette dernière lui demande de l’aider à disposer une mangeoire d’oiseaux qu’un garçon de l’école a fabriquée pour elle en cours de menuiserie. 

Rodney insiste pour savoir si ce garçon est un admirateur. Elle lui répond que c’est un amoureux de la nature et des oiseaux.

À l’intérieur, George et Julie sont toujours en train de discuter. On apprend que Julie a une sœur, Lois. 

George l’a appelée récemment et il a parlé à « petit Tommy », le fils de Lois, qui n’a jamais eu l’occasion de voir sa cousine Betty. 

Julie n’a pas dit la vérité à propos de Betty. Elle lui dit simplement qu’un détective est à sa recherche.

Dehors, Rodney met en place la mangeoire d’Allison pour les oiseaux. Elle le remercie. 

George sort et parle à Rodney et Allison. Il menace de tuer Rodney si Betty ne revient pas. Puis il s’en va. 

Rodney dit qu’il ne savait même pas que Betty allait partir. Allison dit à Rodney qu’elle le savait. Elle a promis à Betty de ne le dire à personne. Rodney regagne sa voiture et s’en va. 


Chez les Harrington, Laura discute avec son frère Leslie. Elle lui dit qu’elle a passé le réveillon de Nouvel An seule. 

Leslie, de son côté, est allé tôt au lit. Il revient ensuite sur le fameux codicille en disant à nouveau à sa sœur que Catherine était mentalement instable lorsqu’elle a rédigé ce codicille. 

Theodore Dowell, son avocat, va faire tout son possible pour rendre le codicille non valide. Enfin, Laura dit à son frère qu’Elliot Carson revient à Peyton Place dès ce soir.


Matthew Swain se rend à la librairie et parle avec Constance. Elle retire les décorations de Noël. Il lui souhaite une « bonne année » et l’embrasse. Avant qu’il ne parte, Constance lui dit : « il revient ce soir. » Matthew lui répond : « Je sais ». 

Dehors, il se dirige vers le magasin d’accessoires pour marin. Dans l’entrepôt, Eli tresse une corde nautique. On entend le tic tac de la grande pendule murale. 

Matthew entre pour parler avec Eli. Ce dernier dit qu’Elliot ne lui a pas dit quand le bus arriverait. Matthew vient s’assurer qu’il ne va pas l’attendre dans le froid. 

Eli dit qu’il n’a jamais demandé à Matthew s’il pensait qu’Elliot était innocent. Matthew convient qu’ils n’en ont jamais discuté. Il y a eu des moments où il a pensé qu’Eli pourrait vouloir en discuter. Toujours est-il que Matthew est heureux de son retour et lui souhaite tout ce qu’il y a de mieux pour sa réhabilitation.


Retour à la librairie où Constance travaille sur une étagère dont l’ornement s’est brisé. Elle se coupe au moment où le Dr Rossi arrive opportunément et la soigne. Il la sent très nerveuse. 

Tandis qu’il la raccompagne à la voiture, elle l’informe qu’Elliot Carson rentre à la maison ce soir-là. 

Ils parlent de lui et du fait que 18 ans se sont écoulés. Elle appréhende son retour. Le Dr Rossi parle d’Elliot comme du père d’Allison. 

Selon lui, c’est peut-être une bonne chose qu’il revienne. Constance pourrait enfin être en mesure d’enterrer son passé. 


Tard dans la nuit, Elliot Carson arrive à Peyton Place par le bus Interstate. Il descend devant la pharmacie. Le bus repart sans prendre de nouveaux passagers. 

Portant une petite valise, il marche dans la rue enneigée en direction du magasin de son père.


Episode 31

Jeudi 31 décembre 1964

Le départ de Betty 

La première tempête de neige qui secoue le pays n’a pas encore atteint le pénitencier où Elliot Carson va devoir faire face à la commission chargée des libertés conditionnelles, et ainsi apprendre ce que lui réserve son futur.

De gros nuages annonçant une tempête, la prison d’État.


La salle d’audience de la prison d’État. Elliot entre, puis dit bonjour à son père. L’audition débute. Un membre de la commission demande : « Carson, dans le passé lorsque vous étiez déjà passé devant cette Commission, vous aviez parlé de votre détermination à revenir à Peyton Place afin de prouver que vous n’avez pas tué votre femme.  Est-ce que vous en avez toujours l’intention ? »  Elliot acquiesce. 

Il veut enterrer son passé, mais le juge lui demande s’il le peut vraiment. Le juge pointe l’importance du travail de réinsertion d’Elliot à la prison. Il s’occupe de la bibliothèque. De plus, il a obtenu son diplôme en littérature anglaise. Tout ceci plaide en sa faveur.

Elliot répond à d’autres questions du juge, notamment sur la nature de ses rapports avec la religion. En toute honnêteté, Elliot répond qu’il n’est plus croyant depuis qu’il est en prison, mais que cela peut changer s’il sort. 

Le juge se tourne ensuite vers Matthew afin de connaître son opinion sur la réaction des gens si Elliot devait revenir à Peyton Place. « J’espère que la plupart des habitants de la ville penseront qu’Elliot a payé ses dettes à la société, et qu’ils l’accepteront », répond Matthew.

Le juge commence à chipoter sur le fait que les habitants de la petite ville risquent de mal prendre le retour d’Elliot. Ce dernier s’énerve, mais il se calme rapidement et s’excuse de son coup de sang. 


À la librairie, miss Harkness vient juste d’acheter le calendrier de la nouvelle année avec la photographie d’un petit chiot et demande à Allison de se charger de faire l’emballage. Allison l’enveloppe et la demoiselle s’en va. 

Michael entre au même moment. Elle dit au médecin qu’elle ne comprend pas qu’on peut être aussi sentimentale devant la photo d’un chiot alors que l’on a que faire des êtres humains. Elle fait référence à Elliot Carson, car madame Harkness pense qu’il est coupable. 

Le médecin lui demande pourquoi elle pense qu’il n’est pas coupable. Elle n’a simplement jamais cru qu’Elliot a tué sa femme. Constance revient dans la boutique. Elle fait remarquer à Allison qu’elle est totalement obsédée par cette affaire avec Elliot Carson. Allison part à l’école.


Betty marche dans la neige et rejoint la maison des Mackenzie. Julie lui offre un café. Elle parle de George à sa mère. Elle aimerait savoir où elle en est avec lui. 

Julie reste pour l’instant chez Constance et Allison. Elle lui dit qu’elle va trouver un endroit pour se loger très rapidement. Elle laisse la maison à George s’il le souhaite. « Est-ce que tu vas reprendre ton travail à l’Usine ?», demande Betty. Julie a l’air pensive : « Leslie me l’a demandée ». 

Betty lui reproche une nouvelle fois la situation dans laquelle se trouve toute la famille Anderson. Mais cette fois, Julie ne la laisse pas faire et lui rappelle que Betty s’est mise elle-même dans le pétrin en ayant menti à Rodney. Julie regrette aussitôt ses paroles, mais Betty s’en va, furieuse. 


Chez les Anderson, George se pavane dans le salon et se sert un verre. Il y a une belle pagaille dans la pièce. Il téléphone chez les Mackenzie et parle avec Allison, car visiblement Julie ne veut pas lui parler. Il est ivre. Il s’identifie comme le Capitaine O’Shaughnessy. 

Betty arrive pour lui parler. Il tient des propos incohérents : « Tu dois t’accrocher, Betty. Ne cède pas d’un pouce ». Betty commence à comprendre que son père n’est pas innocent dans l’histoire. 

Lorsqu’il dit que Leslie n’a que ce qu’il mérite, elle comprend que George lui a conseillé de mentir au sujet du bébé uniquement pour attaquer Leslie. Elle part, furieuse contre son père. 


Betty se rend au manoir des Harrington, secoue la (fausse) neige de son écharpe et entre dans le salon pour parler à Rodney. 

Elle lui dit qu’elle a l’impression d’être dans une impasse avec ses parents. 

Elle a l’impression que Rodney veut qu’elle quitte le manoir. « Je n’ai pas à te dire quoi faire », se défend-il. Il lui dit qu’il serait temps d’envisager le divorce. Il ne veut pas donner une nouvelle chance à leur couple, et qu’elle serait mieux loin de lui. 

L’été dernier, Rodney disait à Betty qu’il l’aimait. Elle voudrait savoir s’il le pensait. « À l’époque oui, je pensais chaque mot que je t’ai dit. », répond-il. « Et aujourd’hui, tu veux te débarrasser de moi », se plaint-elle. Rodney lui répond que les choses ont changé, puis il monte à l’étage pour étudier. 


Constance rend visite à Michael à la maison de la plage. Il lui sert un sherry. Constance reparle du meurtre qu’il y a eu dans cette maison. 

Michael lui dit que cela fait dix-huit ans maintenant, et qu’elle ne devrait pas être autant mal à l’aise en parlant de ça. Mais Constance avoue à Michael un secret qu’elle gardait enfui depuis longtemps : le père d’Allison est vivant. Michael lui suggère de le dire à Allison. Constance ajoute alors que le père d’Allison n’est autre qu’Elliot Carson.


En traversant la rue est depuis la pharmacie, Allison aperçoit Betty portant une valise. Elle la rejoint et parle avec elle. Le bus arrive en face de la station. 

Betty demande à Allison de ne dire à personne qu’elle l’a vue quitter la ville. Betty entre dans le bus et Allison regarde le véhicule partir, Betty à l’intérieur. Pendant ce temps, à l’intérieur du bâtiment de la banque, George est à son bureau, occupé à boire.


Episode 30

Mardi 29 décembre 1964

L’audition 

Dans la longue vie tourmentée du vieil Eli Carson, ce jour est peut-être le jour le plus important de sa vie. L’audition pour la liberté conditionnelle de son fils Elliot va se tenir à la prison d’État. Soit Elliot retournera à Peyton Place, soit il retournera dans sa cellule.

Eli quitte son magasin pour se rendre à la prison d’État. 


Matthew rend visite à Michael. Il le félicite pour sa réhabilitation à l’hôpital et lui demande comment cela a pu arriver puisque le Conseil d’Administration ne s’est pas réuni. Le docteur Morton a agi indépendamment pour le réintégrer. Mais Michael ne raconte pas toute l’histoire à Matthew. 

Ils sortent et vont parler à Eli qui attend le bus. C’est le jour le plus important de la vie de son fils et il tient à être présent à l’audition. Matthew et Michael se demandent si c’est une bonne idée, vu la constitution fragile de l’homme, mais Eli insiste. Il veut être présent pour la libération de son fils. 

Michael accepte de le laisser partir avec Matthew. L’audition pour la liberté conditionnelle d’Elliot se tient à quatorze heures. 

L’autobus arrive. Constance, depuis sa librairie, observe Matthew et Eli qui montent dans le bus.


À l’hôpital, George Anderson est examiné par Michael. Le médecin l’informe que Julie restera quelque temps chez Constance. 

George est instable : il saisit le médecin par le col de sa chemise et le menace, puis il lui dit qu’il n’est plus son médecin. Enfin, il se rend compte qu’il a été trop loin et s’excuse. Il présente tous les symptômes d’un homme dépressif. 

Tandis qu’ils terminent, Betty entre dans la chambre. Avant de partir et de laisser Betty seule avec son père, Michael les informe qu’il va signer les papiers de sortie de George.


Leslie va voir Julie à son bureau, prétextant un rendez-vous à la banque située dans le même bâtiment. Ils parlent entre autres de Betty. Julie l’informe qu’elle a décidé de quitter George. Leslie lui demande où elle compte aller. Julie ne sait pas, elle pense quitter la ville, voire l’état. Aller peut-être en Floride.

Une nouvelle fois, Leslie lui demande de revenir travailler pour lui à l’Usine. Mais pour Julie, cela ne résoudra pas les problèmes.


Betty conduit George juste en face du bâtiment de la banque. Elle lui dit qu’elle l’attend dans la voiture et qu’elle le conduira à la maison. 

George lui demande soudain si elle pense qu’il a besoin de voir un psychiatre. « Et qu’en penses-tu, toi ? », demande Betty. 

George a peur que Betty ait honte de lui si jamais il consultait. Mais Betty lui dit qu’au contraire, elle serait fière de lui et de sa démarche. George lui sourit et ils s’étreignent. I

Il lui dit que finalement, il préfère aller travailler un peu et demande de revenir le chercher à dix-sept heures. Il sort de la voiture tandis que Betty démarre. George voit alors Leslie sortir du bâtiment abritant son bureau.

George entre dans son bureau, à l’agence d’assurances, et parle avec Julie. Elle lui fait savoir qu’elle débarrasse ses affaires de son bureau. Les factures sont triées et les chèques sont prêts. 

George lui dit qu’il a vu Leslie sortir du bâtiment et Julie ne cache pas qu’il est venu la voir. George lui dit qu’il ne veut pas divorcer et qu’il ne la laissera pas partir. Alors qu’elle descend les escaliers de l’immeuble, il l’appelle en criant : « Julie ! Julie ! »


Allison marche à travers le square et s’apprête à entrer dans la droguerie des Carson, mais la porte est fermée. Elle frappe, sans réponse. 

Résignée, elle se rend à la librairie. Constance vient juste de vendre un livre à madame Tom Foley, la femme du facteur. Allison et Mme Foley s’échangent quelques mots, puis Allison sort un sachet qui contient du lait et un sandwich. 

Elle demande à Constance pourquoi la droguerie est fermée. Puis elle demande comment s’épelle le nom Criswick, la ville d’Écosse où son père est né. « Tu n’as qu’à regarder sur une carte », répond Constance. 

Puis Allison lui montre son bulletin scolaire. Elle a réussi ses partielles. Constance lui suggère d’aller à Sarah Lawrence ou à Wellesley pour continuer ses études. Mais Allison ne peut pas s’inscrire en plein milieu de l’année scolaire et préfère rester à Peyton Place.


À la prison d’État, Matthew et Eli pénètrent dans la salle d’audience. L’officier Massey s’assoit au bout de la table, sur la gauche. Le juge s’assoit au milieu avec le commissionnaire adjoint, une sténographe à leurs côtés. 

Matthew explique à Massey et au reste de l’assemblée présente pourquoi lui et Eli Carson sont ici. Il est ici en tant que témoin, car il connaît Elliot depuis qu’il est né. 

On explique à Eli qu’il ne peut pas plaider en faveur d’Elliot. Eli le comprend et dit qu’il ne souhaite pas enfreindre les lois. 

Selon le médecin qui a examiné Elliot, il se trouve que le prisonnier est doté d’une intelligence remarquable et n’est pas instable. Cependant, il a démontré ces dernières années un penchant pour des impulsions violentes et une résistance compulsive à l’autorité. Toutefois, le refus d’obéir est maintenant contrôlé.

Massey demande à ce qu’on fasse entrer Carson. Elliot entre et échange un regard avec son père. Eli affiche un large sourire en voyant son fils.


Episode 29

Jeudi 24 décembre 1964

La confession du Dr Bradley 

Leslie Harrington dirige la grande Usine de Peyton Place. Il conduit une grosse voiture. Il possède une grande maison. Tout ce que Leslie a dans les mains, il n’a pas l’intention de le perdre.

Plan de l’Usine, puis de la grosse voiture (qui n’est pas une limousine), et de la maison.


Chez les Harrington, Leslie discute avec sa sœur Laura. Il a bien l’intention de se battre pour faire annuler le codicille qui le prive de ses droits sur l’Usine au profit de Martin Peyton, le père de Catherine. Il pense que Catherine était dérangée mentalement. 

De son côté, Laura raconte à Leslie que le docteur Bradley a fait sortir le docteur Morton d’une réunion importante et que cela pourrait avoir un rapport avec la mort de Catherine. Elle pense que Morton et Bradley ont conspiré contre Rossi.

La sonnette de la porte d’entrée retentit et Mary invite le docteur Morton à entrer. Laura s’éclipse.

Leslie demande à Morton s’il a conspiré avec Bradley. Morton explique que l’idée de mentir sur l’autopsie était uniquement l’œuvre de Bradley. Leslie veut que Morton admette que Catherine était mentalement instable lorsqu’elle a fait rédiger le codicille. « Je ne suis pas venu ici pour négocier », réplique Morton. 

Leslie offre un verre à Morton, qu’il refuse, et continue à parlementer. Il insiste, mais Morton refuse toujours son verre et s’en va. Norman apparaît en haut de l’escalier. Il a certainement entendu tout ou partie de la conversation.


Pas très loin de la maison de la plage, on aperçoit des phares de voiture. Michael rentre chez lui, voit une silhouette et appelle : « Connie ? ». Mais ce n’est pas Constance. La femme s’approche de lui et l’on peut reconnaître Laura. 

Cette dernière lui parle de la femme d’Elliot, morte ici même. Elle n’était qu’une écolière lorsque Elizabeth a été assassinée. Michael lui demande pourquoi elle est ici. Laura répond à cette question par une autre question « Voulez-vous que je m’en aille ? ». 

Elle lui dit qu’elle aime cet endroit. Michael lui demande si elle est déjà venue ici. Mais Laura lui fait remarquer qu’il ne l’a jamais invitée. Michael voulait évidemment parler d’avant son emménagement ici. Elle n’était qu’une enfant quand les Carson habitaient ici. Troublé, le médecin lui demande à nouveau pourquoi elle est venue. « Par impulsion », répond-elle. 

Elle porte un toast au futur succès de Michael. Elle lui dit que non seulement il retrouvera sa place à l’hôpital, mais il va aussi monter en grade. Surpris par cette déclaration, Michael lui demande comment elle peut savoir une chose pareille. Elle lui répond que son frère Leslie préside le Conseil d’Administration de l’hôpital et qu’il peut le nommer adjoint au chef du personnel. Michael lui demande si elle a tiré les ficelles. Elle l’admet. Rossi lui dit qu’il faut qu’elle arrête de manipuler les choses et les gens.


Le docteur Morton parle à sa femme Grace et lui apprend que Catherine est bien morte de l’ulcère perforé qu’avait diagnostiqué Michael. Le docteur Bradley a menti. De plus, Leslie veut qu’il témoigne de la fragilité mentale de Catherine. Grace le rassure. Elle lui dit que c’est un bon médecin et que tout le monde peut le reconnaître. Mais Morton est abattu depuis l’aveu de Bradley.


Norman est assis seul sur un banc de la cour de récréation. Allison vient le voir et ils engagent une conversation. Comme à leur habitude, chacun dit une phrase célèbre et l’autre doit deviner de qui elle est. Allison prête à Shakespeare une phrase de Gerald Ford. Norman lui propose un jeu et s’il gagne, il l’invite à sortir avec elle samedi soir. « Ne sois pas stupide », lui dit Allison. 

Norman se renfrogne, pensant qu’Allison ne veut pas sortir avec lui, mais elle s’empresse de lui dire qu’il n’a pas besoin de proposer un jeu pour sortir avec elle, elle accepte volontiers. Norman est soulagé.


Matthew rend visite à Constance, à la librairie. Il lui montre un livre répertoriant les cas de personnes condamnées pour des crimes qu’elles n’ont pas commis. Constance admet qu’elle ne l’a pas lu, et Matthew l’encourage à le faire.

Il lui dit que l’audience pour la liberté sur parole d’Elliot se tient demain. Constance confie qu’elle songe à vendre la librairie et la maison, et quitter la ville. 

Matthew lui rappelle qu’Allison doit recevoir son diplôme en fin d’année scolaire, et que ce ne serait pas bien pour elle de quitter Peyton Place avant. Il lui dit que fuir n’est pas une solution. 

Il est clair que Constance ne veut pas qu’Elliot revienne à Peyton Place. Alors Matthew lui demande de se souvenir de l’époque où elle est tombée amoureuse de lui. Constance évoque ces instants avec une nostalgie qui n’échappe pas à Matthew. 

Elle regarde par la fenêtre et aperçoit le docteur Morton qui sort de sa voiture et se rend au Peyton Professional.


Au cabinet, Laura dit au docteur Rossi qu’elle va réorganiser les dossiers. Elle l’informe que Mme Olsen vient d’appeler pour dire qu’elle est de retour. Laura pose les dossiers dans des classeurs suspendus. 

Le docteur Morton arrive. Il dit au docteur Rossi qu’il s’en va pour un certain temps. Il montre à Rossi la confession du docteur Bradley. Morton lui dit qu’il compte réhabiliter Michael immédiatement et qu’il va faire des excuses publiques. 

Michael reste courtois avec Robert Morton. Il lui demande même de rester à l’hôpital. Il dit que tout le monde peut faire des erreurs. Le docteur Morton reconnaît que Michael est un bon médecin.


Episode 28

Jeudi 22 décembre 1964

L’aveu 

La jalousie malsaine de George Anderson a provoqué chez sa femme Julie un geste terrifiant, et maintenant un appel désespéré au secours depuis cette maison où les liens familiaux viennent de se briser.

Des nuages. Immeubles du centre-ville de Peyton Place. 


Julie, paniquée, est au téléphone avec l’hôpital. George gît non loin d’elle. « Aidez-moi s’il vous plait. Passez-moi Rossi, le docteur Michael Rossi. S’il vous plait, faites vite. C’est une urgence. S’il vous plait, vous devez le joindre. »


Au salon des Mackenzie, Michael parle avec Constance de la Nouvelle-Angleterre et de la cuisson des calamars frits. Constance révèle que dans cette région, ils rajoutent des tomates. « J’aime bien les calamars frits, mais mon cœur appartient à celle qui les a cuisinées. », répond Michael.

Constance semble sur la défensive. Le médecin lui demande pourquoi parfois elle est distante avec lui. Elle lui dit que beaucoup de choses tournent dans sa tête actuellement, et surtout l’éventuel retour d’Elliot Carson. « Mike, il y a tant de choses que vous ignorez de Peyton Place. ». Le médecin sourit à Constance : « Je ne demande qu’à les connaître. »

Le téléphone sonne et Constance répond. Elle tend le combiné à Michael. On lui dit qu’il est appelé d’urgence chez les Anderson. Michael appelle alors Julie pour lui dire qu’il sera là d’un moment à l’autre. 

Constance s’inquiète : « Est-ce que George a encore battu Julie ? ». Elle est surprise d’apprendre que c’est en réalité le contraire. Allison rentre à la maison au moment même où Michael s’en va. Il lui demande si le film qu’elle a vu été bien, sans attendre la réponse.

Seule avec sa mère, Allison lui demande si elle est amoureuse du docteur Rossi. Comme souvent, Constance élude la question.


À l’hôpital, Michael examine les yeux de George Anderson avec un appareil ultra performant (pour l’époque). Il demande à l’infirmière d’emmener George en radiologie, puis donne d’autres ordres. Cependant, le docteur Fielding, qui assiste Rossi, se souvient que le médecin a été suspendu. Il informe Michael qu’il a prévenu le docteur Morton et que ce dernier lui a dit que Rossi n’est pas apte à traiter le patient.

Michael quitte les urgences et va parler à Julie, afin de lui dire que George n’a rien de cassé. Il s’inquiète plutôt pour elle. George va passer la nuit à l’hôpital et Julie devrait aller chez Constance.

Après avoir quitté Julie, le médecin rencontre le docteur Morton et ils se disputent. Morton insiste sur le fait qu’il ne peut pas traiter de patients à l’hôpital. 

Michael se met en colère : « J’ai admis mon patient ici parce qu’il avait besoin de soins médicaux immédiats. C’était le seul hôpital disponible. Et pour votre information, je le referais si nécessaire. » 

Morton ne lâche la pas bride : « Pour votre information, c’est moi qui assume dorénavant la responsabilité de la santé de George Anderson. Tant qu’il sera dans cet hôpital, docteur, vous n’avez aucun droit sur lui. Je suis sûr que vous ne voulez pas remettre en question mon autorité. »

Le Dr Rossi demande à Morton ce qu’il risque de se passer si un malheur devait arriver à George : « est-ce que vous et le docteur Bradley allez pratiquer une nouvelle fois une de ces autopsies dont vous avez le secret ? »

L’insolence du jeune médecin provoque la colère du Dr Morton.  Michael dit qu’il entend faire éclater au grand jour la vérité sur l’autopsie de Catherine Harrington.


Rodney et Betty sortent de la décapotable pour se rendre chez les Mackenzie. Julie reste avec Constance. Rodney demande poliment à Betty s’il peut faire quelque chose pour elle.

Allison parle un peu avec Betty. Mais elle doit se rendre à l’école. Rodney lui demande si elle veut qu’il l’emmène en voiture, mais Allison refuse. « Tu ferais mieux de rester avec Betty ».


Chez les Anderson, Julie et Betty ont une conversation à propos du baiser entre Julie et Leslie, surpris par Rodney à l’Usine. Betty lui demande s’ils se sont embrassés à d’autres reprises. « Non Betty, c’était la seule fois, tu peux me croire ».

Mais pour Betty, une fois suffit. Elle est froide vis-à-vis de sa mère et elle lui dit qu’elle a ruiné la vie de son père et la sienne en même temps. Julie refuse d’être blâmée pour ce qui s’est passé.


À l’hôpital, Michael rencontre le docteur Joe Bradley. Ce dernier lui demande si le docteur Morton sait qu’il est ici. En quête de la vérité, Michael se fait menaçant. 

Bradley tente d’appeler Morton, mais Michael ne lui en laisse pas le temps. Bradley somme Michael de partir. Michael revient sur l’autopsie et sur le fait que le docteur Shimmer ait été exclu de l’examen. 

La vie professionnelle de Michael est en jeu. Il se demande toujours pourquoi Bradley n’exerce plus la chirurgie depuis plusieurs années. Une fois Rossi partit, Bradley sort de son bureau, et informe l’infirmière qu’il doit voir le docteur Morton immédiatement.

Michael quitte le laboratoire. Le docteur Bradley se ressaisit, réfléchit puis finalement se rend au bureau des informations. L’infirmière de service est au téléphone. Quand elle raccroche, Bradley demande à voir le Dr Morton. L’infirmière lui dit qu’il est en réunion. Bradley insiste : « Dites-lui que c’est urgent. Je dois le voir maintenant. »

Bradley se fait tellement insistant que l’infirmière dérange le Dr Morton. Ce dernier vient voir Bradley. 

En privé, Joe Bradley dit au docteur Morton qu’il lui est très reconnaissant d’avoir sauvé sa carrière cinq ans plus tôt. Il a menti concernant l’autopsie de Catherine Harrington. Le diagnostic de Rossi était correct, Catherine est bel et bien morte d’un ulcère perforé. Le docteur Rossi le traque et Bradley a peur. Robert Morton regarde Joe Bradley. « C’est une chose étrange et difficile que vous avez faite là, Joe ». Morton était pourtant persuadé que l’autopsie lui donnerait raison. « Rentrez à la maison Joe. Je vous appellerai plus tard ».

Le docteur Morton se rend au bureau des informations et demande à l’infirmière de service de dire à qui le demande qu’elle ne sait pas où se trouve le docteur Bradley. Il ajoute : « c’est valable pour tout le monde : infirmières, docteurs, garçons de salle ».


Episode 27

Jeudi 17 décembre 1964

Le déjeuner 

Le petit monde de Peyton Place est en passe de devenir un grand et effrayant monde pour George Anderson. Un homme qui a une peur bleue de perdre les deux personnes qu’il aime le plus au monde, sa femme Julie et sa fille Betty.

Un arbre qui plie sous le vent, une palissade.


Au kiosque à musique situé dans le square, George essaie de vendre un contrat d’assurance à Sam Hosmer. Mais le client potentiel a déjà un contrat. Il hausse les épaules : « Peut-être l’année prochaine ».

George le regarde d’un air mauvais : « C’est ça, ironise-t-il. Revenez l’année prochaine à 10 heures tapantes ». Sam s’en va.

Le docteur Rossi sort de sa voiture, attrape sa trousse médicale à l’arrière, et va parler à George. « Comment allez-vous ? ». George mentionne les tranquillisants que lui a prescrit Michael, avant de partir dans l’autre direction.

Puis le docteur Rossi marche en direction de la librairie, pour parler à Constance. Cette dernière pose une étiquette « vendu » sur un article. Elle l’invite à dîner ce soir. Puis elle rentre dans la boutique, tandis que lui rejoint son Cabinet.

Constance trouve Eli Carson en train de contempler un tableau. Eli pense qu’Elliot pourrait être de retour pour Noël. Il ne se sent soudain pas bien et chancelle. 

Constance l’invite à s’asseoir. Allison arrive et parle avec sa mère, puis avec Eli en lui demande à quoi ressemble son fils Elliot, qu’elle n’a jamais vu. Eli lui répond qu’il ressemble à elle. Allison ne comprend pas l’allusion, alors Eli lui dit qu’Elliot était comme elle à son âge. 

Allison s’excuse, elle n’aurait pas dû poser la question. « Mais pourtant, tu l’as posée », lui dit Eli. Elle est persuadée qu’Elliot va bientôt rentrer à Peyton Place.


Le docteur Joe Bradley déjeune avec Laura Brooks au restaurant de l’Auberge. Il se rappelle que le défunt mari de Laura, Donald, et le docteur Morton l’avaient assisté lors de la dernière opération qu’il a pratiquée. Il se souvient que c’était sur Matthew Swain. 

Il charge Laura de dire au docteur Rossi que Catherine est morte d’un choc opératoire et que la suspension du médecin n’est que provisoire.


Au Cabinet de Michael, le téléphone sonne et le médecin parle brièvement avec la personne qui est au bout du fil, Mme Putnam. 

Il lui fait savoir qu’il continue toujours à consulter ses patients à son cabinet, mais que ses malades de l’hôpital sont repris par le docteur Burris. Il donne rendez-vous à Mme Putnam à 10 heures demain.

Laura revient de son déjeuner et révèle à Michael que, selon le docteur Bradley, sa suspension est provisoire. Elle lui dit aussi que le dernier patient en chirurgie de Bradley était Matthew. 

Elle sait que Bradley l’a invitée à déjeuner uniquement pour tenter de lui soutirer des informations. Laura se souvient de la dernière opération de Bradley. C’était il y a cinq ans. Lorsqu’elle voulait en parler à son mari, celui-ci changeait automatiquement de sujet. 

Il y a peut-être quelque chose à retirer de cela. Laura lui suggère d’aller parler au patient en question, à savoir Matthew Swain. 


La station de bus. Matthew descend d’un bus et s’approche d’Allison. Cette dernière lui souhaite un bon retour et lui remet l’article de sa nouvelle rubrique pour le journal. 

Il concerne le retour d’Elliot. Matthew en profite pour demander à Allison de dire à sa mère qu’il veut la voir.

Michael rencontre Matthew. Le médecin engage la conversation sur l’opération qu’a subit Matthew cinq ans auparavant. C’est le docteur Morton qui a pris soin de lui après l’opération de Bradley. « Le docteur Bradley était tombé malade, je crois. Tuberculose ou quelque chose comme ça. Il était en maladie prolongée pendant un an ou plus ». Matthew ajoute que remuer le passé n’aidera pas Michael à retrouver son travail à l’hôpital.


Chez les Anderson, George sort une bouteille du meuble de télévision. Il est en train de boire lorsque Julie descend les escaliers et se rend dans le salon. 

Ils parlent un peu ensemble, mais Julie, voyant George un peu éméché, préfère quitter la pièce et remonter au premier. 

George pense alors qu’elle va se préparer pour retrouver Leslie. « Je vais te donner une bonne leçon », hurle-t-il.

Plus tard, Julie se rend à l’Usine Peyton afin de parler avec Leslie. Elle entre à la réception en même temps que le téléphone sonne. 

Instinctivement, elle répond et tend le téléphone à Leslie alors qu’il arrive près d’elle. C’est un client difficile qui est au bout du fil. Leslie conclue une affaire avec lui, puis raccroche. 

Il se tourne vers son ex secrétaire. Julie lui parle de George, de Rodney et de Betty. Leslie lui demande de reprendre son poste de secrétaire à l’Usine. De son côté, elle lui demande de reprendre George comme commercial. 

Leslie lui rappelle que c’est George qui est partie de son propre chef, mais en revanche, il fera tout pour elle. Ils parlent ensuite du testament et du fameux codicille. 

Une nouvelle fois, Leslie demande à Julie de revenir à l’Usine. Julie ne peut pas, elle est loyale envers George et décide de lui donner une dernière chance. Elle sort de l’Usine alors qu’il fait nuit et ne voit pas George qui l’a suivie.

George erre dans les rues, puis finalement rentre chez lui. Il recommence à boire. Julie arrive et parle avec lui. George lui dit qu’il l’a vue sortir de l’Usine et il est persuadé qu’elle a une liaison avec Leslie. 

C’est le début d’une nouvelle dispute. George lui dit qu’il va lui donner une leçon. Il l’attaque avec la bouteille de whisky qu’il est en train de boire. Elle évite la bouteille lorsqu’il la lance. 

Puis il se précipite sur elle tandis qu’elle veut téléphoner. Pour se défendre, Julie attrape le téléphone et le frappe avec le combiné. Tellement fort qu’il s’écroule. Affolée, elle appelle l’hôpital et demande à parler au docteur Rossi.


Episode 26

Mardi 15 décembre 1964

Visite en prison 

Un détenu du nom d’Elliot Carson est enfermé dans la prison d’État. Et dans le cœur de cet homme est enfermé un secret qui pourrait briser les vies de Constance et Allison Mackenzie. 

L’entrée de la prison d’État du Massachusetts. Un gardien de prison marche le long d’un mur de brique.


Dans la salle des visites, Matthew Swain signe un document. Elliot arrive et le salue. Tous deux s’assoient et ils peuvent enfin parler. 

Elliot sait que l’homme qui a tué sa femme est toujours à Peyton Place, même s’il ne sait pas qui il est. Elliot demande à Matthew s’il le croit coupable, mais Matthew élude la question.  


Allison est à la bibliothèque lorsque Rodney entre. Il va vers elle et ils conversent. Allison est distante vis-à-vis de Rodney. Elle lui dit qu’elle a du travail. Elle va à une table s’asseoir. 

En fait, la jeune fille travaille à un article sur l’école. Rodney écrit un mot qu’il glisse à Allison. Allison ne prend pas le mot. « Nous ne sommes plus des enfants », dit-elle. Puis elle quitte la bibliothèque en lui disant un simple au revoir. Mais Rodney la suit.

Dans la rue, Rodney et Allison continuent à discuter. George, qui les a vus depuis la fenêtre de son bureau, descend les voir. 

Il est ennuyé de voir les deux jeunes gens ensemble, car il pense visiblement et à tort qu’il se passe quelque chose entre eux. 

« Vous venez de la bibliothèque ? » demande-t-il. Il demande ensuite à Rodney où est Betty, faisant bien comprendre au jeune homme que c’est elle son épouse et qu’il doit se trouver avec elle et non avec Allison. 

Il devient dur et exige que Rodney l’appelle Georges et non pas « Monsieur Anderson », car après tout c’est son beau-père. Sauf que Rodney n’est pas très enclin à appeler son beau-père par son prénom. Comme toujours, George a mis tout le monde mal à l’aise.

Furieux, il retourne à son bureau et se plaint auprès de Julie sur la façon dont Rodney traite leur fille. 

Il veut qu’elle appelle Betty pour lui dire que son mari traîne avec Allison. Julie s’y refuse. Alors George prend le téléphone, puis finalement renonce à appeler sa fille.

De retour au square, Rodney parle encore un peu à Allison, puis retourne à sa voiture et fait un démarrage sur les chapeaux de roues.

Au bureau, Julie prévient George que Mr Frasier a appelé il y a une demi-heure. 

Voyant son mari à bout de nerfs, elle lui suggère d’aller voir le docteur Rossi. D’autant plus qu’il se plaint de terribles maux de tête. Julie va lui masser les tempes, ce qui le ravit, puis finalement, tandis que Julie insiste pour qu’il voie un médecin, il pense qu’elle veut se débarrasser de lui et l’envoyer en maison de repos. Dans la colère, il lui saisit les poignées et les tord.


Rodney rentre chez lui, avec un livre à la main. Il le laisse tomber et parle avec Betty. Il trouve Betty très calme. 

Ils parlent de George et Allison. Rodney pense que George a prévenu Betty qu’il l’avait vu avec Allison, mais il se retrouve penaud lorsque Betty lui dit qu’elle n’a pas eu de nouvelles de lui aujourd’hui.


Au cabinet du docteur Rossi, George parle au médecin et évoque pour la première fois le fait d’avoir blessé Julie. Il est incohérent dans ses propos. Mike lui donne des pilules en lui précisant qu’il faut qu’il fasse des examens le plus vite possible. George s’empare des pilules et s’en va rapidement du cabinet.

Michael prend le téléphone et appelle Laura. Il lui demande quand le docteur Bradley est devenu pathologiste. Il lui dit que Bradley a fait une appendicectomie sur George. Il se demande pourquoi un chirurgien devient soudainement pathologiste. 

Tout ce que Laura peut lui dire, c’est que Bradley est allé en Floride pendant un certain temps. Michael trouve étrange qu’un médecin de 40 ans change brusquement de spécialité. Sa suspension à l’hôpital est due principalement aux résultats de l’autopsie pratiquée par le docteur Bradley. Il commence à avoir une vague idée de ce qui se passe.


À l’hôpital, le docteur Bradley reçoit un appel. On lui dit que le docteur Rossi souhaite le voir. 

Il ne veut pas le recevoir et demande à sa secrétaire de dire qu’il est en réunion. Mais Michael entre tout de même dans son bureau et se plaint du fait que Bradley n’a pas suivi la procédure : le docteur Shimmer n’a pas assisté à l’autopsie. 

Bradley s’indigne devant les insinuations de Michael et lui dit que s’il a changé de spécialité, c’est parce qu’il souffre de rhumatisme articulaire et qu’il ne pouvait plus exercer en tant que chirurgien. Il somme Michael de quitter son bureau. Ce que fait Michael.

Le docteur Bradley s’apprête à téléphoner au docteur Morton, puis raccroche. Il reprend le combiné et demande à l’opératrice le numéro de téléphone de Laura Brooks, domicile ou bureau, peu importe, il dit que c’est très important. 


Episode 25

Jeudi 10 décembre 1964

Le codicille 

Le Daylight local de Boston. Il transporte un avocat nommé Kennerly, dont l’arrivée à Peyton Place va apporter une révélation choquante à Leslie Harrington. 

Un train de cinq voitures s’arrête à Peyton Place. 


Maître Kennerly se précipite vers une cabine téléphonique, pose son attaché-case à terre, et appelle les Harrington. Il se présente à Christine et lui demande de dire à Maître Dowell d’attendre son arrivée avant de lire le testament de Catherine.

La lecture du testament a déjà commencé, aussi Christine murmure ce que Kennerly a dit à l’oreille de Leslie. Ce dernier se lève et marche vers Ted Dowell afin de répéter le message de Kennerly. Dowell demande s’il doit s’interrompre et attendre Kennerly. Leslie lui fait cependant signe de continuer.

Les dispositions prises par Catherine sont les suivantes :

Christine Gordon, la servante, 1000 dollars. Robert Morton, non seulement le co-exécuteur testamentaire, mais aussi un ami et le médecin de famille : 15 % de tous les dividendes perçus sur les recettes de l’usine, et qui devront être reversés à l’hôpital. Rodney et Norman Harrington se partagent équitablement les actifs cash de l’usine, dont l’argent sera administré jusqu’à leur 25e anniversaire par Matthew Swain, second co-exécuteur testamentaire, s’il est d’accord. À Laura Brooks, sa belle-sœur, elle lègue tous ses vêtements, à l’exception de ses fourrures et ses bijoux. Enfin, à Leslie Harrington, la jouissance totale de l’usine Peyton.

Leslie remercie Maître Theodore Dowell pour la lecture du testament. Il offre à boire à tout le monde. Mais Laura se prépare à partir. Elle dit à Leslie de ne pas se tracasser pour les vêtements. Elle a toujours été consciente que Catherine ne l’aimait pas.

Lorsque Matthew lui demande quels sont ses projets immédiats, Leslie n’a qu’un seul mot : le travail.

L’avocat arrive au manoir et se présente comme Maître William Kennerly, de Boston. Il apporte un codicille au testament. L’inquiétude se peint sur le visage de Leslie. Avant de venir au manoir, Kennerly est passé voir Martin Peyton à la clinique de Boston. Il annonce à Leslie que le codicille stipule que la jouissance de l’Usine revient entièrement à Martin Peyton. Leslie se retrouve donc sans rien… et déshérité. Il avait raison de s’en faire.


George est au téléphone et passe un appel professionnel. Il vient de perdre un client, monsieur Giles. Il raccroche et parle avec Julie, devenue sa secrétaire. Il est très nerveux.

Le téléphone sonne une nouvelle fois et Julie répond. C’est Fred Gardner qui est au bout du fil. Julie passe le téléphone à George.


Au magasin d’équipements de bateaux, Eli réalise une vente de 400 dollars à un homme prénommé Dan. Matthew entre et parle à Eli de son fils Elliot, et notamment où ce dernier entend vivre une fois qu’il sera sorti de prison. Eli suppose qu’il reprendra le magasin. 

Elliot s’était engagé dans la marine et a survécu à un naufrage. La famille Carson s’est toujours consacrée au commerce maritime. La droguerie propose toutes sortes d’objets et matériels dédiés aux bateaux.

Eli s’inquiète de savoir ce que Matt va dire à l’audience. Matt laisse la question en suspens.


George sort du bâtiment abritant sa nouvelle agence, la Bank Building, connu aussi pour abriter la Chambre de Commerce. Il rencontre sa fille, Betty. Il lui demande pourquoi elle n’est pas à la lecture du testament. « Sans doute parce que je ne fais pas vraiment partie de la famille », explique-t-elle.

Elle monte voir Julie à l’agence d’assurances. Betty dit à sa mère que Rodney lui a proposé de lui verser une somme d’argent de son héritage en échange d’un divorce. Julie conseille à Betty de ne pas jeter sa vie en l’air.


À la librairie, Matthew s’entretient avec Allison, qui aide sa mère. Constance descend les escaliers et se mêle à la conversation. À Matthew, elle dit qu’elle ne souhaite pas du tout le retour d’Elliot à Peyton Place. Allison pense qu’Elliot est bien le meurtrier de sa femme. Constance lui répond qu’il ne l’est peut-être pas. 

Allison lui demande si elle connaissait bien Elliot. « Bien sûr, il a grandi à Peyton Place », lui répond Constance. Mais elle semble embarrassée et reste évasive sur le sujet. 

Allison lui dit qu’elle espère le retour d’Elliot à Peyton Place, ce serait tellement excitant d’avoir un meurtrier en ville !  


À la maison de la plage, Michael divertit Constance par des plaisanteries. Ensuite, il parle du cottage et dit qu’il s’y sent vraiment bien. 

Cependant, Constance lui rappelle qu’Elliot voudra certainement le reprendre si jamais il sort de prison. Mais Michael a également d’autres soucis en tête, et il se demande combien de temps il lui reste avant de fermer le cabinet. 

Constance tente de le rassurer en lui disant qu’un beau jour, il devrait pouvoir à nouveau exercer à l’hôpital. Michael souhaite vraiment s’intégrer à Peyton Place et connaître ses patients. Mais l’espoir s’amenuise. Michael, se sentant très proche de Constance, lui demande ce qu’elle ressent pour lui. « Dites-le-moi », dit-il. Ils s’embrassent.


Plan extérieur de la prison d’État. À l’intérieur, Elliot est ennuyé par son compagnon de cellule. Elliot le saisit par le cou. « Ose dire encore un seul mot, et je te brise le cou ».