Episode 37

Jeudi 21 janvier 1965

Solitude

Ce matin d’hiver commence comme tous les autres à Peyton Place. Mais dans les heures qui suivent, un certain nombre d’événements dramatiques vont se produire et diverses vies vont en être modifiées pour le meilleur ou pour le pire. 

Le square sous la neige. Le canon. La camionnette du laitier.


Constance ouvre la porte de la cuisine et laisse entrer le laitier, qui lui apporte deux cartons de bouteilles de lait ainsi qu’un pot de crème fraîche. Constance lui propose un café bien chaud, qu’il refuse poliment. Il parle du froid intense qu’il fait en ce moment. 

Une fois le laitier parti, Julie entre dans la pièce. Constance lui fait savoir qu’elle a été vraiment très heureuse d’avoir Julie auprès d’elle. « Es-tu sûre de vouloir partir ? », lui demande Constance. 

Julie est en effet décidée à partir de chez Constance pour reprendre une vie normale chez elle. 

Julie lui parle de George. Selon ce dernier, Leslie est responsable de tout ce qui est arrivé. Elle s’inquiète aussi pour Betty. Savoir sa fille seule dans une grande ville comme New York lui fait froid dans le dos. 

Constance lui répond de ne pas s’inquiéter. Quand Betty aura besoin d’elle, elle l’appellera. 

Allison descend les escaliers. Elle a un petit problème avec la fermeture de sa jupe. Constance l’aide, mais c’est Julie qui arrive à régler le problème. 

Allison doit aller voir le proviseur du collège pour des cours particuliers. Elle voit, près de la porte, la valise de Julie et semble contrariée de savoir qu’elle quitte la maison.  


Au sanatorium, George est questionné par le docteur Kessler. Ce dernier lui fait parler de son emploi et de sa vie de famille.

Il apparaît que George n’est pas une personne responsable de ses actes. Il a du mal à s’exprimer et ne peut même pas dire le nom de sa fille au médecin. Cependant, il est calme et semble détaché de la vie réelle.


En face de la maison des Anderson, le drapeau de la boite aux lettres est levé. Michael Rossi arrête sa voiture devant la demeure et se rend chez Julie. 

Cette dernière est assise sur une marche des escaliers menant à l’étage. Le front appuyé contre le mur, elle sanglote bruyamment. 

Le médecin, voyant que personne ne vient ouvrir la porte, se permet d’entrer, étant donné que la porte n’est pas fermée à clé. 

Michael est venu dire à Julie que George fait des progrès et qu’on prend bien soin de lui. Julie dit qu’elle se sent terriblement seule dans cette grande maison, sans George et surtout, sans Betty. 

Le médecin est également venu lui proposer de prendre la place de secrétaire laissée vacante par Laura. Julie n’a pas pourtant aucune expérience en tant que secrétaire médicale, mais cela importe peu pour Michael. Julie ne semble pas emballée par l’idée, Mike lui demande d’y réfléchir.


Au lycée de Peyton, Allison discute avec son conseiller d’orientation des différentes possibilités d’études qui lui sont offertes. Techniquement, elle peut passer aux études secondaires.

Rodney rencontre Allison alors que cette dernière sort du bureau du conseiller. Ils parlent un moment ensemble. 

Rodney rappelle à Allison que Constance a dit qu’elle ne voulait plus qu’ils se voient et qu’il respecte sa décision. Allison lui dit que rien ne pourra plus être comme avant pour eux, l’ombre de Betty est toujours présente dans leur vie.


À New York, Betty regarde autour d’elle. Elle entre dans une luxueuse boutique qui se nomme « Ellen » et qui a un slogan en français : « ici on parle anglais ». 

Elle semble impressionnée par le haut standing de l’établissement. Elle demande à parler à une amie : Sharon Purcell. On l’introduit dans un salon d’essayage.

Sharon enfile un châle en fourrure, tourne sur elle-même et salue Betty. Betty est étonnée devant tout ce luxe. Plus étonnée encore d’apprendre que sa nouvelle amie s’habille principalement ici et à un compte à elle. 

Sharon fait essayer à Betty le châle. Elle dit qu’elle est venue à New York parce que cette ville est grande et qu’on peut y accomplir de grandes choses. Elle est sûre que Betty, elle aussi, peut réussir sa vie dans cette grande métropole.


Pendant ce temps, à Peyton Place, le docteur Rossi se gare en face du Peyton Professional, le bâtiment abritant son cabinet et le Clarion. 

Elliot se précipite vers lui et l’emmène directement voir Eli au magasin, car ce dernier ne se sent pas bien. 

Michael demande à Eli s’il a pris les pilules qu’il lui avait prescrites. Mais Eli répond non. Il n’ose pas aller à la pharmacie, de peur de rencontrer le pharmacien, Calvin Henley, le père d’Elizabeth. 

Michael fait admettre immédiatement Eli à l’hôpital, tandis qu’Elliot se charge d’aller récupérer les pilules chez son ex-beau-père.

Elliot se rend à la pharmacie afin de chercher les médicaments nécessaires à son père. 

Calvin Hanley termine avec madame Reynolds, qui lui paye la somme de 1 dollar 75. Il prend tout son temps avec cette cliente. Elliot insiste en disant qu’il s’agit d’une urgence. 

Calvin ne se presse pas, et Elliot en devine la cause. Le pharmacien est persuadé qu’il a tué sa fille. Elliot s’en défend une nouvelle fois. Calvin, cependant, le déstabilise lorsqu’il lui demande s’il a déjà été rendre visite à Elizabeth au cimetière. Elliot avoue que non. 

Calvin, lui, y va tous les dimanches « Vous n’êtes pas heureux de me revoir à Peyton Place, dit Elliot. Pourtant, il va falloir vous y faire, car je vais y rester ». Il dit à nouveau à Calvin qu’il est innocent du crime et que quelqu’un, à Peyton Place, est coupable et en liberté.


Depuis New York, Betty appelle sa mère chez les Mackenzie. Allison lui fait savoir qu’elle n’habite plus ici et qu’elle a regagné sa maison. 

Allison souhaite lui parler davantage, et notamment lui dire que son père a été interné, mais Betty semble peu disposée à engager une conversation avec elle. Elle raccroche en la remerciant et en lui disant qu’elle allait appeler sa mère chez elle. Constance entre et Allison lui dit que Betty a appelé.


Leslie rend visite à Julie et l’invite à dîner. Julie est réticente, mais Leslie ne voit pas où est le mal : il invite juste une amie à dîner, ce qui n’est pas un crime. 

Betty appelle juste au moment où Julie sort avec Leslie, la ratant de peu. 


Episode 36

Mardi 19 janvier 1965

Betty à New York 

Pour certains, New York City est un endroit excitant et fascinant. Pour Betty Harrington, fuyant une vie qui devenait intolérable, c’est un endroit rêvé pour démarrer une nouvelle vie. Betty a de grands espoirs, mais très peu d’argent en poche.

Une vue de la ville de New York.


Betty est dans une agence intérim à Manhattan. Elle parle avec une certaine Mme Wagner afin de voir dans quelle branche elle peut travailler.

Sharon Purcell se précipite dans le bureau sans frapper. Elle vocifère qu’elle attend depuis la moitié de la matinée et demande à Mme Wagner si elle va devoir attendre encore longtemps. Elle s’entend dire qu’elle connaît le règlement et qu’elle ferait mieux de retourner à sa place et d’attendre sagement son tour. 

De nouveau seule avec Mme Wagner, Betty raconte qu’elle a quitté Peyton Place voici quelques semaines. Elle dit qu’elle n’est pas mariée et qu’elle n’est pas enceinte. Elle a désespérément besoin d’avoir un travail. 

Seulement, voilà : elle n’a aucune expérience professionnelle, aucun diplôme en poche. Mme Wagner ne lui cache pas que cela va être dur pour Betty de trouver un emploi. 

Betty avait pensé devenir mannequin. La directrice de l’agence lui répond qu’il y a à New York des centaines de filles qui veulent devenir mannequin. « Je pensais plutôt être modèle dans un magasin », réplique Betty. 

Mme Wagner connaît les difficultés qu’ont les jeunes provinciales à s’intégrer dans une grande ville et lui conseille de retourner chez elle. 

En sortant du bureau, Betty est en pleurs et elle est réconfortée par Sharon Purcell qui se présente à elle et lui tend un kleenex. Elle invite Betty à venir chez elle. Elles partent en direction du centre-ville.


De retour à Peyton Place, au manoir des Harrington, Rodney et Norman discutent avec leur tante Laura qui a décidé de partir en Europe. Elle a reçu suffisamment d’argent du Cabinet de son mari pour pouvoir prendre des congés prolongés. 

Elle doit prendre le train dans quelques minutes, puis un vol de nuit. Elle dit à Norman qu’il doit accepter la mort de sa mère. 

Leslie lui dit qu’il vient d’appeler la gare et que le train arrivera à l’heure. Rodney accompagne Laura en voiture jusqu’à la gare.


La Taverne est un bar tenu par une certaine Ada Jacks. Elliot entre dans le bâtiment et parle avec Ada. « J’ai lu ton retour dans les journaux », dit-elle. 

Elliot lui commande une boisson. Ada lui dit qu’il doit enterrer le passé. Mais Elliot sait que certaines personnes pensent qu’il a tué sa femme. Paul Hanley, par exemple, qui l’a accusé au tribunal. « Il t’a vu tuer Elizabeth », dit Ada. « C’est ce qu’il a dit, mais il se trompe ». Paul n’était qu’un enfant à l’époque. 

Elliot lui dit qu’il a découvert le corps de sa femme et qu’il a entendu quelqu’un partir en courant. 

Ada connaissait bien Elizabeth, et Elliot lui demande de faire un effort pour se rappeler qui elle voyait à l’époque. Ada lui répond qu’elle ne sait pas, qu’Elizabeth voyait beaucoup d’hommes. 

Elliot insiste et se met en colère. « Regarde-toi, dit Ada. Tu es plein de colère et de rancœur. Tu devrais oublier cette histoire et recommencer une nouvelle vie. » Il s’excuse d’avoir été brutal et jette sur le comptoir une pièce pour la boisson, puis il quitte la Taverne.


Allison sort de chez elle et trouve Rodney en train de remplir la mangeoire pour oiseaux. Elle est toujours distante avec lui, et lui dit qu’il n’aurait pas dû, les oiseaux ont déjà assez à manger. 

Il lui propose de la conduire à la bibliothèque. Il ferait n’importe quoi pour être avec elle. Elle refuse et lui demande s’il a des nouvelles de Betty. 

Constance sort à son tour et invite Rodney à entrer, tandis qu’Allison s’en va. 

Il dit à la mère d’Allison qu’il revient de la gare où il a emmené sa tante Laura. 

Constance dit à Rodney qu’elle ne veut plus qu’il tourne autour d’Allison. Rodney se défend : « Je veux juste lui parler ». Constance lui répond qu’il arrive à tout le monde de faire des erreurs. 

Rodney lui parle franchement. Il lui dit que toute sa vie a été dictée par ses parents. Aujourd’hui, il aimerait prendre ses propres décisions et ne pas faire ce qu’on attend de lui. Constance est impressionnée par la maturité de ses propos.


Allison traverse le square pour se rendre à la bibliothèque. Elle y voit Elliot qui se propose de l’aider à porter sa pléthore de livres. 

Allison lui parle de son manque d’expérience et Elliot lui dit qu’avoir été exclu de la vie normale pendant de si nombreuses années relève également d’une expérience. 

Allison retire quelques livres et lui dit que la bibliothèque est une seconde maison pour elle.


Episode 35

Jeudi 14 janvier 1965

La démission  

Un galet lancé dans un fleuve fait toujours des ricochets. Elliot Carson, qui a passé dix-huit années en prison, est lancé dans le fleuve de la vie des habitants de Peyton Place, où les ricochets ne vont pas manquer.

Note : Depuis l’épisode précédent, George Anderson a été admis par le docteur Rossi au Greenvale Sanatorium de Green Valley.

Le square. Allison court vers le bonhomme de neige fabriqué par les enfants dans l’épisode précédent, et redresse son chapeau.


Elliot rend visite à Constance dans la galerie de livres. Constance lui dit qu’Allison ne sait pas qu’il est son père. Elle sait seulement qu’il était en prison depuis 18 ans. 

Constance exprime son inquiétude. Elliot dit qu’il ne ferait jamais rien pour blesser Allison. 

Allison entre et Constance la présente à Elliot Carson. Allison dit qu’elle ne savait pas que sa mère connaissait Elliot. 

Elliot dit à Allison qu’il a lu sa chronique en prison. Il lui dit qu’il a été rédacteur du journal de la prison. 

Ils sympathisent, se trouvant des points communs.  La littérature, notamment. Ils parlent de Jane Austen et de l’enseignante en anglais du collège. Constance semble mal à l’aise devant la situation. 

Elliot sort avec Constance à l’extérieur de la boutique tandis que Leslie arrive en voiture et s’arrête près d’eux. Il souhaite un bon retour à Elliot. Il propose à Elliot un emploi à l’Usine. « Ne compte pas là-dessus », répond Elliot d’un air dédaigneux avant de partir. 

Depuis la fenêtre du Cabinet du docteur Rossi, Laura observe toute la scène. Leslie dit à Constance qu’Elliot le considère comme son pire ennemi.


À la réception du Cabinet de Michael, Laura classe quelques dossiers quand Leslie arrive. Elle est de mauvaise humeur. 

L’ayant vu en train de parler à Elliot, elle se demande ce qu’il lui voulait. Leslie lui répond qu’il lui a juste souhaité un bon retour et lui a proposé du travail. Il lui assure que sa démarche était sincère, mais Laura lui rappelle l’intérêt qu’il portait à la femme d’Elliot avant son décès. 

Leslie se met en colère et lui dit qu’elle dépasse les bornes. Il n’est pas venu ici pour parler d’Elliot. 

Il est venu voir si elle avait des nouvelles de George Anderson. Il a l’intention de payer la facture du sanatorium. Laura ironise : deux bonnes actions en une seule matinée ! Elle est sûre que Julie appréciera une telle marque d’intérêt. 

Elle ajoute que George est toujours très perturbé, et il invective son frère en lui disant qu’il a toujours aimé manipuler les gens et les considérer comme les pièces d’un jeu d’échecs. 

Leslie devine ce qui ne va pas chez Laura : elle est amoureuse du Dr Rossi alors que lui n’a d’yeux que pour Constance Mackenzie. Selon lui, elle devrait renoncer à le séduire. 


Dans le square, Norman redresse le chapeau du bonhomme de neige. Rodney arrive en voiture sur la place et klaxonne pour Norman. Il l’invite à l’accompagner pour porter des vêtements à George au sanatorium de Green Valley. 

Norman décline l’offre et retourne au bonhomme de neige. Rodney sort de sa voiture et parvient à lui. 

Il aimerait l’inviter au cinéma, mais Norman lui dit qu’il a déjà prévu d’y aller avec Allison. 

Si Rodney pense qu’il y a une compétition entre eux, Norman ne le voit pas comme ça et lui rappelle qu’il est toujours marié. 

Rodney se plaint d’être marié à une femme qui s’est enfuie du domicile conjugal. Norman lui dit qu’il n’est pas trop tard, qu’il peut récupérer Betty, mais Rodney ne voit pas comment. Il aimerait être un héros pour Betty, et pour Norman aussi. 

Tandis qu’il retourne tranquillement à sa voiture, Norman sourit et lui jette une boule de neige qui atterrit dans son dos. Les deux frères commencent alors une  joyeuse bataille. 


Michael arrive au cabinet et dit à Laura que son neveu est en train de faire une bataille de boules de neige avec d’autres camarades au square. Il avoue avoir été tenté de les rejoindre. 

« Puis-je vous parler un instant ? ». La voix de Laura est très solennelle et attire la curiosité de Michael. 

Laura souhaite prendre congé du cabinet pour voyager à travers le monde. « Ne vous méprenez pas, dit-elle. J’aime beaucoup mon travail, mais j’ai vraiment besoin de prendre du recul ». 

Côté financier, elle est très à l’aise grâce à l’argent qu’a versé Michael pour reprendre le cabinet de son défunt mari. Concernant Donald, elle ajoute que la seule chose qu’elle ait faite pour lui est de l’avoir toujours poussé de l’avant. Comme elle a voulu pousser ensuite Mike. Elle pensait pouvoir apprendre des choses au médecin, mais c’est finalement le médecin qui lui en a appris une : si l’on se connaît bien soi-même, alors on est à l’aise dans n’importe quel endroit.


Il fait nuit. Allison et Matthew sont au bureau du Clarion. Tandis que Matthew la félicite sur son dernier article, Allison demande à consulter les archives du Clarion. 

Elle cherche des renseignements sur Elliot et le meurtre de sa femme. Matthew hésite. L’histoire est plutôt sordide et il ne veut pas qu’Allison la transforme en un de ces contes romantiques dont elle raffole. Allison lui assure que ce n’est pas le cas. 

Il se trouve qu’elle a fait la connaissance d’Elliot ce matin et qu’elle aimerait en savoir plus sur lui. Matthew extirpe d’une étagère un énorme livre d’archives contenant de vieilles éditions du journal. Il laisse Allison le consulter. 


Au magasin des Carson, Elliot travaille avec Eli. Ce dernier l’invite à dîner à l’auberge. Elliot mentionne que la liberté conditionnelle coûte 8000 dollars par an. 

Il demande à voir le livre de comptes et s’aperçoit que le magasin ne rapporte pas beaucoup d’argent. Mais Eli s’en fiche, il a retrouvé son fils et c’est le principal. C’est finalement Elliot qui invite son père à dîner.

Depuis sa sortie de prison, Elliot Carson réside dans la pension de Mme Hewitt. Mme Hewitt frappe à la porte de sa chambre et lui apporte un oreiller en duvet d’oie. 

Elle lui dit qu’elle a perdu une pensionnaire, Mme Cook, qui a déménagé parce qu’Elliot est ici. Elliot lui dit qu’il n’a absolument pas l’intention de lui créer de problèmes. 

Elle parle de sa fille Nell, qu’Elliot a connue lorsqu’il était au lycée. Nell et Elizabeth, la femme d’Elliot, étaient amies. Il jure qu’il n’a pas tué sa femme. « Certaines personnes disent qu’elle a mérité ce qui lui est arrivé », dit Mme Hewitt. 

Eli et Elliot s’habillent pour aller dîner. Elliot apprend alors une chose qui l’ébranle totalement : Eli a toujours pensé son fils coupable du meurtre. « Liz était une mauvaise personne », dit Eli en tentant de justifier le geste de son fils. 

Elliot est désespéré. Pendant toutes ces années, il pensait qu’au moins une personne sur terre ne le croyait pas coupable, et maintenant il se sent très seul. (En fait, cette scène laisse présager le rejet auquel va devoir faire face Elliot.)


Episode 34

Mardi 12 janvier 1965

Le siège  

Minuit à Peyton Place. La place est déserte, mais une lumière brûle derrière les rideaux du bureau où George s’est barricadé, créant un rempart entre lui et le monde qui l’entoure.

Les lumières de la rue. La fenêtre du bureau de l’agence d’assurances de George Anderson au deuxième étage du bâtiment de la banque.


George place des cartouches dans un chargeur et insère le chargeur dans son pistolet automatique japonais. 


Le feu brûle dans la cheminée. Chez lui, Michael Rossi est sur le canapé, en train de lire. Il entend du bruit et va dehors. 

Elliot est ici. Michael l’invite à entrer. Ils parlent. Elliot évoque son passé dans cette maison, et tous les objets qui s’y trouvent lui rappellent des morceaux de son enfance. 

Michael lui sert un verre de whisky et lui demande quels sont ses projets pour la maison de la plage. Elliot lui répond qu’il projette de la repeindre. 

Lorsque Michael va droit au but en lui demandant s’il compte revenir vivre ici, Elliot lui répond qu’il doit encore y songer.


Le collecteur de loyers, Howard King, frappe à la porte du bureau de George Anderson. George se repose sur un canapé. Il est barricadé à l’intérieur et ne répond pas. 

King insiste et frappe de nouveau. Il sort une clé et débloque la porte, mais la porte est barricadée par une grosse armoire. 

Il implore Anderson d’être raisonnable. King entend le cliquetis de l’armement du pistolet. Il sursaute, effrayé. 


Dans la maison des Mackenzie, Julie et Constance sirotent un café dans la cuisine lorsque le téléphone sonne. Julie parle à Howard King, qui l’informe du problème. 

Julie prend les choses en main. Elle demande à Constance d’appeler le Dr Rossi pour qu’il la rejoigne au bureau de George. 

Plus tard, Rossi frappe à la porte du bureau de George et l’appelle. Le téléphone sonne à l’intérieur du bureau. 

De la vapeur s’échappe du radiateur, effrayant George. Rossi continue d’appeler George, sans succès. Julie, de son côté, tente aussi une approche, en vain. 

Le téléphone sonne à nouveau. George, perturbé par le bruit, tire sur le combiné. Affolée, Julie essaie d’entrer de force, mais n’arrive pas à ouvrir la porte. Rossi la retient. 

La détonation se fait entendre jusqu’au square. Elliot aussi l’entend, se fraye un chemin entre les badauds et se précipite dans le bâtiment de la banque. Il monte jusqu’à la porte du bureau de George et convainc George de le laisser entrer. 

Il demande à Rossi de rester dans l’entrée. Les deux vétérans parlent d’histoires de guerre pendant un moment. Elliot l’appelle sergent Anderson. 

Dehors, Allison et les autres habitants de la ville observent le siège et parlent de George Anderson. 

Elliot demande à George ce qui est arrivé au téléphone. Profitant d’un moment d’inattention, il frappe George derrière la tête avant de lui prendre le pistolet automatique des mains. Le coup semble avoir fait recouvrer un peu d’esprit à George. 

George sort du bureau, suivi par Elliot. Michael souhaite emmener George à l’hôpital avec sa voiture. Elliot aperçoit pour la première fois Constance depuis qu’il est sorti de prison. 

Ils ne se disent rien. George demande à Elliot de venir avec lui. Les deux hommes montent à l’arrière de la voiture de Michael. 

Matthew rejoint Allison à la librairie et ils parlent un instant. Allison a toujours pensé que les gens étaient foncièrement bons. Matthew ne lui dit pas le contraire.


Michael se rend chez les Mackenzie pour donner des nouvelles de George à Constance et Julie.

George va être admis dans un sanatorium pour se reposer. C’est un maniaco-dépressif (ancien nom donné aux bipolaires). Julie souhaite avoir plus d’informations sur cette maladie et Mike lui explique que George passe d’un stade à l’autre : des moments de bonheur aux moments de terrible dépression. 

Il donne deux sédatifs à Julie, qui refuse. « Ce n’est pas moi qui suis malade, docteur », dit-elle.  Mike soupire et dit : « Un homme qui tire un coup de feu sur un téléphone parce qu’il sonne est un homme dangereux ». Elliot a eu de la chance de ne pas avoir été blessé. Ils conviennent qu’Elliot a pris un sacré risque. 


Des enfants fabriquent un bonhomme de neige dans le square tandis qu’Elliot se dirige vers la librairie pour parler avec Constance. 

Elle lui demande ce qu’il pense de Michael Rossi. Elliot lui répond qu’il a bien pris soin d’Eli. Mais à part ça, il ne sait pas quoi penser de lui. 

Il lui dit de ne pas être effrayé par lui. Il demande ce qu’Allison sait de lui. « Elle sait juste que tu as fait 18 ans de prison, et c’est tout ce qu’elle a besoin de savoir ». 

Cette situation l’inquiète. « Je ne ferais jamais rien qui pourrait blesser Allison », assure Elliot.


Episode 33

Jeudi 7 janvier 1965

Point de rupture 

En ces premiers jours de l’année, la neige recouvre Peyton Place. Que va réserver cette année à Constance Mackenzie et Michael Rossi ? Ils savent qu’il y aura de grands changements, notamment avec le retour d’Elliot Carson à Peyton Place. Elliot Carson, libéré sur paroles après avoir purgé 18 années de sa vie en prison pour le meurtre de sa femme.

Elliot Carson déambule sur la rue, du côté est de Peyton Place, au sud du square, tenant de sa main gauche une petite valise. 


À 1 h 20 du matin, Elliot entre discrètement dans le magasin et trouve son père endormi sur une chaise. 

Il frappe la touche de cinq cents sur la caisse enregistreuse. Eli est réveillé par la sonnerie et est manifestement ravi de voir son fils. Très ému, il le serre dans ses bras. 

Eli dit à Elliot qu’il est enfin libre. Elliot précise cependant qu’il est en liberté conditionnelle.


Sans prendre le temps d’enfiler un manteau, Allison se précipite dans le froid vers la boite aux lettres pour prendre l’édition du jour du Clarion, le quotidien local. 

Dans la cuisine, Julie est installée à la table du petit déjeuner, tandis que Constance et Allison sont debout. Constance réprimande sa fille pour être allée dehors sans manteau. 

Allison montre à Julie l’article mentionnant le fait qu’Elliot Carson est revenu la nuit dernière. Julie prend le journal. Allison demande à Julie si elle connaît Elliot et lui demande à quoi il ressemble. Julie lui dit que ça fait longtemps maintenant qu’elle ne l’a pas vu. 

Constance demande à Allison de s’asseoir et d’arrêter de parler d’Elliot Carson, qui devient une véritable obsession chez sa fille. Le téléphone sonne et Allison court répondre.

C’est Betty qui appelle. Elle souhaite parler à sa mère, Julie. Elle lui dit qu’elle est à New York City, mais qu’elle ne compte pas revenir à Peyton Place. Elle voulait juste l’appeler pour la rassurer. Elle raccroche brusquement. 

À l’issue de l’appel, Julie revient dans la cuisine. Allison tente de la rassurer en lui disant qu’elle est sûre que tout va bien pour Betty, puis elle part pour l’école. 

Julie retourne près du téléphone et compose le numéro pour appeler George, mais personne ne répond dans la maison des Anderson.


Plus tard dans la matinée, devant la galerie de livres, Rodney arrive dans sa décapotable à toit rigide et parle avec Allison. 

Elle lui dit que Betty a appelé sa mère ce matin. Ils entrent dans la galerie de livres et discutent encore un peu. Allison dit à Rodney que Betty a appelé de New York. Elle dit qu’elle pense que Betty ne veut pas qu’on la retrouve. 

Rodney exprime son inquiétude pour Betty, mais avoue son amour pour Allison. 

De retour dans la rue, Allison rencontre Elliot. Il lui sourit, mais aucun des deux ne se parle. Allison n’a probablement jamais vu d’ex-prisonnier auparavant. 

Fraîchement sorti de prison, Elliot ne sait pas quoi dire, il ne sait même pas s’il doit parler. Il se contente donc de sourire. 


À la Fabrique Peyton, Leslie sort de son bureau intérieur et parle à sa secrétaire temporaire, Marian, mais il semble l’appeler Mary. 

George entre dans le bureau extérieur, sous le regard affolé de la secrétaire. Leslie dit à Marian que tout va bien. 

Il dit à George qu’il a une mine affreuse. George lui apprend qu’il revient de White River. Leslie lui dit qu’il ferait mieux de consulter un médecin. Il semble réellement inquiet de son état psychologique. 

George demande à Leslie pourquoi il a « fait ça ». Leslie ne comprend pas sa question et commence à téléphoner à Julie. George met la main sur le cadran rotatif pour l’en empêcher. 

Leslie dit qu’ils sont à la recherche de Betty et qu’il fera tout pour la retrouver. George est pris d’hallucination : il pense qu’il travaille toujours pour Leslie et qu’il vient juste de revenir d’un voyage d’affaires. Il demande à Leslie pourquoi il voulait le voir. Leslie en perd son latin. 


Sur la place, Elliot respire l’air frais en savourant sa liberté lorsqu’il voit George Anderson dans le kiosque à musique. 

George a toujours l’air dans un sale état. Il reconnaît Elliot et le salue chaleureusement. George dit à Elliot qu’il se porte bien, qu’il vient d’ouvrir une affaire florissante d’assurances avec sa femme et que sa fille s’est mariée avec un héritier Peyton. 

Il réalise soudain qu’il se ment à lui-même et déprime. Il avoue que son affaire prend l’eau et que le mariage de sa fille suit le même chemin. 

Elliot lui prodigue quelques mots rassurants. Il se rappelle qu’il a passé du temps avec lui sur un radeau de sauvetage dans le Pacifique après avoir survécu à une attaque kamikaze, durant la guerre. 

Elliot passe son chemin tandis que George va à son bureau et croise dans l’entrée du bâtiment Howard King, celui qui s’occupe des loyers du Peyton Professional. Howard est là pour réclamer son loyer. George lui promet un chèque certifié à 10 heures précises, demain matin.

Howard quitte l’agence et George se rend dans son bureau. Il ferme la porte et commence à entasser des meubles devant elle. Le téléphone sonne. Il ne répond pas. Il s’assied à son bureau et ouvre un tiroir. 

Il prend des cartouches dans une boite et les dépose dans le chargeur de son pistolet automatique japonais. 


Episode 32

Mardi 5 janvier 1965

Le retour d’Elliot 

Le début d’une nouvelle année, une année qui risque d’apporter de nombreux changements dans la vie des habitants de Peyton Place. Mais le changement le plus important se produit dans la vie d’un homme nommé Elliot Carson.

Plan d’un ruisseau, de cerfs, de patineurs, de la prison. 


Elliot est escorté par un garde et par l’officier Massey, vers une pièce où il se change avant sa libération. On lui donne un complet neuf. 

Massey lui fait signer ses papiers de sortie et lui fait remarquer qu’il doit prendre contact avec l’officier s’occupant des libertés conditionnelles à White River sous 24 heures. 

« Vous connaissez White River ? » demande Massey. Elliot connaît effectivement bien l’endroit puisqu’une de ses amies vivait là-bas. Massey lui donne les 40 dollars correspondants à son ultime salaire de prisonnier.


Dans la maison des Harrington, Leslie sert un verre à M. Blaine, propriétaire de l’agence de détectives Blaine. 

Rodney descend et Leslie le présente au détective. Blaine dit qu’il a retrouvé la trace de Betty à l’hôtel Quincy de Boston où elle est restée deux jours. 

Leslie demande à Rodney s’il souhaite divorcer. Rodney veut dans un premier temps savoir où se trouve Betty. « Pourquoi ? », lui demande son père. 

Rodney lui explique que pour l’instant, il est toujours marié avec elle et qu’il est en droit de savoir où elle se trouve. Leslie se dirige vers la cheminée et observe le portrait de Samuel Peyton (1845-1912). 


George se rend en voiture chez les Mackenzie, où il est reçu par Julie. Devant elle, il enlève son chapeau. Rodney est également ici. 

George lui demande s’il a des nouvelles de Betty. Rodney admet qu’il en a eu. Il a reçu une carte postale ce matin. Rodney s’en va, laissant George et Julie seuls.

En sortant, Rodney se précipite vers Allison. Cette dernière lui demande de l’aider à disposer une mangeoire d’oiseaux qu’un garçon de l’école a fabriquée pour elle en cours de menuiserie. 

Rodney insiste pour savoir si ce garçon est un admirateur. Elle lui répond que c’est un amoureux de la nature et des oiseaux.

À l’intérieur, George et Julie sont toujours en train de discuter. On apprend que Julie a une sœur, Lois. 

George l’a appelée récemment et il a parlé à « petit Tommy », le fils de Lois, qui n’a jamais eu l’occasion de voir sa cousine Betty. 

Julie n’a pas dit la vérité à propos de Betty. Elle lui dit simplement qu’un détective est à sa recherche.

Dehors, Rodney met en place la mangeoire d’Allison pour les oiseaux. Elle le remercie. 

George sort et parle à Rodney et Allison. Il menace de tuer Rodney si Betty ne revient pas. Puis il s’en va. 

Rodney dit qu’il ne savait même pas que Betty allait partir. Allison dit à Rodney qu’elle le savait. Elle a promis à Betty de ne le dire à personne. Rodney regagne sa voiture et s’en va. 


Chez les Harrington, Laura discute avec son frère Leslie. Elle lui dit qu’elle a passé le réveillon de Nouvel An seule. 

Leslie, de son côté, est allé tôt au lit. Il revient ensuite sur le fameux codicille en disant à nouveau à sa sœur que Catherine était mentalement instable lorsqu’elle a rédigé ce codicille. 

Theodore Dowell, son avocat, va faire tout son possible pour rendre le codicille non valide. Enfin, Laura dit à son frère qu’Elliot Carson revient à Peyton Place dès ce soir.


Matthew Swain se rend à la librairie et parle avec Constance. Elle retire les décorations de Noël. Il lui souhaite une « bonne année » et l’embrasse. Avant qu’il ne parte, Constance lui dit : « il revient ce soir. » Matthew lui répond : « Je sais ». 

Dehors, il se dirige vers le magasin d’accessoires pour marin. Dans l’entrepôt, Eli tresse une corde nautique. On entend le tic tac de la grande pendule murale. 

Matthew entre pour parler avec Eli. Ce dernier dit qu’Elliot ne lui a pas dit quand le bus arriverait. Matthew vient s’assurer qu’il ne va pas l’attendre dans le froid. 

Eli dit qu’il n’a jamais demandé à Matthew s’il pensait qu’Elliot était innocent. Matthew convient qu’ils n’en ont jamais discuté. Il y a eu des moments où il a pensé qu’Eli pourrait vouloir en discuter. Toujours est-il que Matthew est heureux de son retour et lui souhaite tout ce qu’il y a de mieux pour sa réhabilitation.


Retour à la librairie où Constance travaille sur une étagère dont l’ornement s’est brisé. Elle se coupe au moment où le Dr Rossi arrive opportunément et la soigne. Il la sent très nerveuse. 

Tandis qu’il la raccompagne à la voiture, elle l’informe qu’Elliot Carson rentre à la maison ce soir-là. 

Ils parlent de lui et du fait que 18 ans se sont écoulés. Elle appréhende son retour. Le Dr Rossi parle d’Elliot comme du père d’Allison. 

Selon lui, c’est peut-être une bonne chose qu’il revienne. Constance pourrait enfin être en mesure d’enterrer son passé. 


Tard dans la nuit, Elliot Carson arrive à Peyton Place par le bus Interstate. Il descend devant la pharmacie. Le bus repart sans prendre de nouveaux passagers. 

Portant une petite valise, il marche dans la rue enneigée en direction du magasin de son père.


Episode 31

Jeudi 31 décembre 1964

Le départ de Betty 

La première tempête de neige qui secoue le pays n’a pas encore atteint le pénitencier où Elliot Carson va devoir faire face à la commission chargée des libertés conditionnelles, et ainsi apprendre ce que lui réserve son futur.

De gros nuages annonçant une tempête, la prison d’État.


La salle d’audience de la prison d’État. Elliot entre, puis dit bonjour à son père. L’audition débute. Un membre de la commission demande : « Carson, dans le passé lorsque vous étiez déjà passé devant cette Commission, vous aviez parlé de votre détermination à revenir à Peyton Place afin de prouver que vous n’avez pas tué votre femme.  Est-ce que vous en avez toujours l’intention ? »  Elliot acquiesce. 

Il veut enterrer son passé, mais le juge lui demande s’il le peut vraiment. Le juge pointe l’importance du travail de réinsertion d’Elliot à la prison. Il s’occupe de la bibliothèque. De plus, il a obtenu son diplôme en littérature anglaise. Tout ceci plaide en sa faveur.

Elliot répond à d’autres questions du juge, notamment sur la nature de ses rapports avec la religion. En toute honnêteté, Elliot répond qu’il n’est plus croyant depuis qu’il est en prison, mais que cela peut changer s’il sort. 

Le juge se tourne ensuite vers Matthew afin de connaître son opinion sur la réaction des gens si Elliot devait revenir à Peyton Place. « J’espère que la plupart des habitants de la ville penseront qu’Elliot a payé ses dettes à la société, et qu’ils l’accepteront », répond Matthew.

Le juge commence à chipoter sur le fait que les habitants de la petite ville risquent de mal prendre le retour d’Elliot. Ce dernier s’énerve, mais il se calme rapidement et s’excuse de son coup de sang. 


À la librairie, miss Harkness vient juste d’acheter le calendrier de la nouvelle année avec la photographie d’un petit chiot et demande à Allison de se charger de faire l’emballage. Allison l’enveloppe et la demoiselle s’en va. 

Michael entre au même moment. Elle dit au médecin qu’elle ne comprend pas qu’on peut être aussi sentimentale devant la photo d’un chiot alors que l’on a que faire des êtres humains. Elle fait référence à Elliot Carson, car madame Harkness pense qu’il est coupable. 

Le médecin lui demande pourquoi elle pense qu’il n’est pas coupable. Elle n’a simplement jamais cru qu’Elliot a tué sa femme. Constance revient dans la boutique. Elle fait remarquer à Allison qu’elle est totalement obsédée par cette affaire avec Elliot Carson. Allison part à l’école.


Betty marche dans la neige et rejoint la maison des Mackenzie. Julie lui offre un café. Elle parle de George à sa mère. Elle aimerait savoir où elle en est avec lui. 

Julie reste pour l’instant chez Constance et Allison. Elle lui dit qu’elle va trouver un endroit pour se loger très rapidement. Elle laisse la maison à George s’il le souhaite. « Est-ce que tu vas reprendre ton travail à l’Usine ?», demande Betty. Julie a l’air pensive : « Leslie me l’a demandée ». 

Betty lui reproche une nouvelle fois la situation dans laquelle se trouve toute la famille Anderson. Mais cette fois, Julie ne la laisse pas faire et lui rappelle que Betty s’est mise elle-même dans le pétrin en ayant menti à Rodney. Julie regrette aussitôt ses paroles, mais Betty s’en va, furieuse. 


Chez les Anderson, George se pavane dans le salon et se sert un verre. Il y a une belle pagaille dans la pièce. Il téléphone chez les Mackenzie et parle avec Allison, car visiblement Julie ne veut pas lui parler. Il est ivre. Il s’identifie comme le Capitaine O’Shaughnessy. 

Betty arrive pour lui parler. Il tient des propos incohérents : « Tu dois t’accrocher, Betty. Ne cède pas d’un pouce ». Betty commence à comprendre que son père n’est pas innocent dans l’histoire. 

Lorsqu’il dit que Leslie n’a que ce qu’il mérite, elle comprend que George lui a conseillé de mentir au sujet du bébé uniquement pour attaquer Leslie. Elle part, furieuse contre son père. 


Betty se rend au manoir des Harrington, secoue la (fausse) neige de son écharpe et entre dans le salon pour parler à Rodney. 

Elle lui dit qu’elle a l’impression d’être dans une impasse avec ses parents. 

Elle a l’impression que Rodney veut qu’elle quitte le manoir. « Je n’ai pas à te dire quoi faire », se défend-il. Il lui dit qu’il serait temps d’envisager le divorce. Il ne veut pas donner une nouvelle chance à leur couple, et qu’elle serait mieux loin de lui. 

L’été dernier, Rodney disait à Betty qu’il l’aimait. Elle voudrait savoir s’il le pensait. « À l’époque oui, je pensais chaque mot que je t’ai dit. », répond-il. « Et aujourd’hui, tu veux te débarrasser de moi », se plaint-elle. Rodney lui répond que les choses ont changé, puis il monte à l’étage pour étudier. 


Constance rend visite à Michael à la maison de la plage. Il lui sert un sherry. Constance reparle du meurtre qu’il y a eu dans cette maison. 

Michael lui dit que cela fait dix-huit ans maintenant, et qu’elle ne devrait pas être autant mal à l’aise en parlant de ça. Mais Constance avoue à Michael un secret qu’elle gardait enfui depuis longtemps : le père d’Allison est vivant. Michael lui suggère de le dire à Allison. Constance ajoute alors que le père d’Allison n’est autre qu’Elliot Carson.


En traversant la rue est depuis la pharmacie, Allison aperçoit Betty portant une valise. Elle la rejoint et parle avec elle. Le bus arrive en face de la station. 

Betty demande à Allison de ne dire à personne qu’elle l’a vue quitter la ville. Betty entre dans le bus et Allison regarde le véhicule partir, Betty à l’intérieur. Pendant ce temps, à l’intérieur du bâtiment de la banque, George est à son bureau, occupé à boire.


Episode 30

Mardi 29 décembre 1964

L’audition 

Dans la longue vie tourmentée du vieil Eli Carson, ce jour est peut-être le jour le plus important de sa vie. L’audition pour la liberté conditionnelle de son fils Elliot va se tenir à la prison d’État. Soit Elliot retournera à Peyton Place, soit il retournera dans sa cellule.

Eli quitte son magasin pour se rendre à la prison d’État. 


Matthew rend visite à Michael. Il le félicite pour sa réhabilitation à l’hôpital et lui demande comment cela a pu arriver puisque le Conseil d’Administration ne s’est pas réuni. Le docteur Morton a agi indépendamment pour le réintégrer. Mais Michael ne raconte pas toute l’histoire à Matthew. 

Ils sortent et vont parler à Eli qui attend le bus. C’est le jour le plus important de la vie de son fils et il tient à être présent à l’audition. Matthew et Michael se demandent si c’est une bonne idée, vu la constitution fragile de l’homme, mais Eli insiste. Il veut être présent pour la libération de son fils. 

Michael accepte de le laisser partir avec Matthew. L’audition pour la liberté conditionnelle d’Elliot se tient à quatorze heures. 

L’autobus arrive. Constance, depuis sa librairie, observe Matthew et Eli qui montent dans le bus.


À l’hôpital, George Anderson est examiné par Michael. Le médecin l’informe que Julie restera quelque temps chez Constance. 

George est instable : il saisit le médecin par le col de sa chemise et le menace, puis il lui dit qu’il n’est plus son médecin. Enfin, il se rend compte qu’il a été trop loin et s’excuse. Il présente tous les symptômes d’un homme dépressif. 

Tandis qu’ils terminent, Betty entre dans la chambre. Avant de partir et de laisser Betty seule avec son père, Michael les informe qu’il va signer les papiers de sortie de George.


Leslie va voir Julie à son bureau, prétextant un rendez-vous à la banque située dans le même bâtiment. Ils parlent entre autres de Betty. Julie l’informe qu’elle a décidé de quitter George. Leslie lui demande où elle compte aller. Julie ne sait pas, elle pense quitter la ville, voire l’état. Aller peut-être en Floride.

Une nouvelle fois, Leslie lui demande de revenir travailler pour lui à l’Usine. Mais pour Julie, cela ne résoudra pas les problèmes.


Betty conduit George juste en face du bâtiment de la banque. Elle lui dit qu’elle l’attend dans la voiture et qu’elle le conduira à la maison. 

George lui demande soudain si elle pense qu’il a besoin de voir un psychiatre. « Et qu’en penses-tu, toi ? », demande Betty. 

George a peur que Betty ait honte de lui si jamais il consultait. Mais Betty lui dit qu’au contraire, elle serait fière de lui et de sa démarche. George lui sourit et ils s’étreignent. I

Il lui dit que finalement, il préfère aller travailler un peu et demande de revenir le chercher à dix-sept heures. Il sort de la voiture tandis que Betty démarre. George voit alors Leslie sortir du bâtiment abritant son bureau.

George entre dans son bureau, à l’agence d’assurances, et parle avec Julie. Elle lui fait savoir qu’elle débarrasse ses affaires de son bureau. Les factures sont triées et les chèques sont prêts. 

George lui dit qu’il a vu Leslie sortir du bâtiment et Julie ne cache pas qu’il est venu la voir. George lui dit qu’il ne veut pas divorcer et qu’il ne la laissera pas partir. Alors qu’elle descend les escaliers de l’immeuble, il l’appelle en criant : « Julie ! Julie ! »


Allison marche à travers le square et s’apprête à entrer dans la droguerie des Carson, mais la porte est fermée. Elle frappe, sans réponse. 

Résignée, elle se rend à la librairie. Constance vient juste de vendre un livre à madame Tom Foley, la femme du facteur. Allison et Mme Foley s’échangent quelques mots, puis Allison sort un sachet qui contient du lait et un sandwich. 

Elle demande à Constance pourquoi la droguerie est fermée. Puis elle demande comment s’épelle le nom Criswick, la ville d’Écosse où son père est né. « Tu n’as qu’à regarder sur une carte », répond Constance. 

Puis Allison lui montre son bulletin scolaire. Elle a réussi ses partielles. Constance lui suggère d’aller à Sarah Lawrence ou à Wellesley pour continuer ses études. Mais Allison ne peut pas s’inscrire en plein milieu de l’année scolaire et préfère rester à Peyton Place.


À la prison d’État, Matthew et Eli pénètrent dans la salle d’audience. L’officier Massey s’assoit au bout de la table, sur la gauche. Le juge s’assoit au milieu avec le commissionnaire adjoint, une sténographe à leurs côtés. 

Matthew explique à Massey et au reste de l’assemblée présente pourquoi lui et Eli Carson sont ici. Il est ici en tant que témoin, car il connaît Elliot depuis qu’il est né. 

On explique à Eli qu’il ne peut pas plaider en faveur d’Elliot. Eli le comprend et dit qu’il ne souhaite pas enfreindre les lois. 

Selon le médecin qui a examiné Elliot, il se trouve que le prisonnier est doté d’une intelligence remarquable et n’est pas instable. Cependant, il a démontré ces dernières années un penchant pour des impulsions violentes et une résistance compulsive à l’autorité. Toutefois, le refus d’obéir est maintenant contrôlé.

Massey demande à ce qu’on fasse entrer Carson. Elliot entre et échange un regard avec son père. Eli affiche un large sourire en voyant son fils.


Episode 29

Jeudi 24 décembre 1964

La confession du Dr Bradley 

Leslie Harrington dirige la grande Usine de Peyton Place. Il conduit une grosse voiture. Il possède une grande maison. Tout ce que Leslie a dans les mains, il n’a pas l’intention de le perdre.

Plan de l’Usine, puis de la grosse voiture (qui n’est pas une limousine), et de la maison.


Chez les Harrington, Leslie discute avec sa sœur Laura. Il a bien l’intention de se battre pour faire annuler le codicille qui le prive de ses droits sur l’Usine au profit de Martin Peyton, le père de Catherine. Il pense que Catherine était dérangée mentalement. 

De son côté, Laura raconte à Leslie que le docteur Bradley a fait sortir le docteur Morton d’une réunion importante et que cela pourrait avoir un rapport avec la mort de Catherine. Elle pense que Morton et Bradley ont conspiré contre Rossi.

La sonnette de la porte d’entrée retentit et Mary invite le docteur Morton à entrer. Laura s’éclipse.

Leslie demande à Morton s’il a conspiré avec Bradley. Morton explique que l’idée de mentir sur l’autopsie était uniquement l’œuvre de Bradley. Leslie veut que Morton admette que Catherine était mentalement instable lorsqu’elle a fait rédiger le codicille. « Je ne suis pas venu ici pour négocier », réplique Morton. 

Leslie offre un verre à Morton, qu’il refuse, et continue à parlementer. Il insiste, mais Morton refuse toujours son verre et s’en va. Norman apparaît en haut de l’escalier. Il a certainement entendu tout ou partie de la conversation.


Pas très loin de la maison de la plage, on aperçoit des phares de voiture. Michael rentre chez lui, voit une silhouette et appelle : « Connie ? ». Mais ce n’est pas Constance. La femme s’approche de lui et l’on peut reconnaître Laura. 

Cette dernière lui parle de la femme d’Elliot, morte ici même. Elle n’était qu’une écolière lorsque Elizabeth a été assassinée. Michael lui demande pourquoi elle est ici. Laura répond à cette question par une autre question « Voulez-vous que je m’en aille ? ». 

Elle lui dit qu’elle aime cet endroit. Michael lui demande si elle est déjà venue ici. Mais Laura lui fait remarquer qu’il ne l’a jamais invitée. Michael voulait évidemment parler d’avant son emménagement ici. Elle n’était qu’une enfant quand les Carson habitaient ici. Troublé, le médecin lui demande à nouveau pourquoi elle est venue. « Par impulsion », répond-elle. 

Elle porte un toast au futur succès de Michael. Elle lui dit que non seulement il retrouvera sa place à l’hôpital, mais il va aussi monter en grade. Surpris par cette déclaration, Michael lui demande comment elle peut savoir une chose pareille. Elle lui répond que son frère Leslie préside le Conseil d’Administration de l’hôpital et qu’il peut le nommer adjoint au chef du personnel. Michael lui demande si elle a tiré les ficelles. Elle l’admet. Rossi lui dit qu’il faut qu’elle arrête de manipuler les choses et les gens.


Le docteur Morton parle à sa femme Grace et lui apprend que Catherine est bien morte de l’ulcère perforé qu’avait diagnostiqué Michael. Le docteur Bradley a menti. De plus, Leslie veut qu’il témoigne de la fragilité mentale de Catherine. Grace le rassure. Elle lui dit que c’est un bon médecin et que tout le monde peut le reconnaître. Mais Morton est abattu depuis l’aveu de Bradley.


Norman est assis seul sur un banc de la cour de récréation. Allison vient le voir et ils engagent une conversation. Comme à leur habitude, chacun dit une phrase célèbre et l’autre doit deviner de qui elle est. Allison prête à Shakespeare une phrase de Gerald Ford. Norman lui propose un jeu et s’il gagne, il l’invite à sortir avec elle samedi soir. « Ne sois pas stupide », lui dit Allison. 

Norman se renfrogne, pensant qu’Allison ne veut pas sortir avec lui, mais elle s’empresse de lui dire qu’il n’a pas besoin de proposer un jeu pour sortir avec elle, elle accepte volontiers. Norman est soulagé.


Matthew rend visite à Constance, à la librairie. Il lui montre un livre répertoriant les cas de personnes condamnées pour des crimes qu’elles n’ont pas commis. Constance admet qu’elle ne l’a pas lu, et Matthew l’encourage à le faire.

Il lui dit que l’audience pour la liberté sur parole d’Elliot se tient demain. Constance confie qu’elle songe à vendre la librairie et la maison, et quitter la ville. 

Matthew lui rappelle qu’Allison doit recevoir son diplôme en fin d’année scolaire, et que ce ne serait pas bien pour elle de quitter Peyton Place avant. Il lui dit que fuir n’est pas une solution. 

Il est clair que Constance ne veut pas qu’Elliot revienne à Peyton Place. Alors Matthew lui demande de se souvenir de l’époque où elle est tombée amoureuse de lui. Constance évoque ces instants avec une nostalgie qui n’échappe pas à Matthew. 

Elle regarde par la fenêtre et aperçoit le docteur Morton qui sort de sa voiture et se rend au Peyton Professional.


Au cabinet, Laura dit au docteur Rossi qu’elle va réorganiser les dossiers. Elle l’informe que Mme Olsen vient d’appeler pour dire qu’elle est de retour. Laura pose les dossiers dans des classeurs suspendus. 

Le docteur Morton arrive. Il dit au docteur Rossi qu’il s’en va pour un certain temps. Il montre à Rossi la confession du docteur Bradley. Morton lui dit qu’il compte réhabiliter Michael immédiatement et qu’il va faire des excuses publiques. 

Michael reste courtois avec Robert Morton. Il lui demande même de rester à l’hôpital. Il dit que tout le monde peut faire des erreurs. Le docteur Morton reconnaît que Michael est un bon médecin.


Episode 28

Jeudi 22 décembre 1964

L’aveu 

La jalousie malsaine de George Anderson a provoqué chez sa femme Julie un geste terrifiant, et maintenant un appel désespéré au secours depuis cette maison où les liens familiaux viennent de se briser.

Des nuages. Immeubles du centre-ville de Peyton Place. 


Julie, paniquée, est au téléphone avec l’hôpital. George gît non loin d’elle. « Aidez-moi s’il vous plait. Passez-moi Rossi, le docteur Michael Rossi. S’il vous plait, faites vite. C’est une urgence. S’il vous plait, vous devez le joindre. »


Au salon des Mackenzie, Michael parle avec Constance de la Nouvelle-Angleterre et de la cuisson des calamars frits. Constance révèle que dans cette région, ils rajoutent des tomates. « J’aime bien les calamars frits, mais mon cœur appartient à celle qui les a cuisinées. », répond Michael.

Constance semble sur la défensive. Le médecin lui demande pourquoi parfois elle est distante avec lui. Elle lui dit que beaucoup de choses tournent dans sa tête actuellement, et surtout l’éventuel retour d’Elliot Carson. « Mike, il y a tant de choses que vous ignorez de Peyton Place. ». Le médecin sourit à Constance : « Je ne demande qu’à les connaître. »

Le téléphone sonne et Constance répond. Elle tend le combiné à Michael. On lui dit qu’il est appelé d’urgence chez les Anderson. Michael appelle alors Julie pour lui dire qu’il sera là d’un moment à l’autre. 

Constance s’inquiète : « Est-ce que George a encore battu Julie ? ». Elle est surprise d’apprendre que c’est en réalité le contraire. Allison rentre à la maison au moment même où Michael s’en va. Il lui demande si le film qu’elle a vu été bien, sans attendre la réponse.

Seule avec sa mère, Allison lui demande si elle est amoureuse du docteur Rossi. Comme souvent, Constance élude la question.


À l’hôpital, Michael examine les yeux de George Anderson avec un appareil ultra performant (pour l’époque). Il demande à l’infirmière d’emmener George en radiologie, puis donne d’autres ordres. Cependant, le docteur Fielding, qui assiste Rossi, se souvient que le médecin a été suspendu. Il informe Michael qu’il a prévenu le docteur Morton et que ce dernier lui a dit que Rossi n’est pas apte à traiter le patient.

Michael quitte les urgences et va parler à Julie, afin de lui dire que George n’a rien de cassé. Il s’inquiète plutôt pour elle. George va passer la nuit à l’hôpital et Julie devrait aller chez Constance.

Après avoir quitté Julie, le médecin rencontre le docteur Morton et ils se disputent. Morton insiste sur le fait qu’il ne peut pas traiter de patients à l’hôpital. 

Michael se met en colère : « J’ai admis mon patient ici parce qu’il avait besoin de soins médicaux immédiats. C’était le seul hôpital disponible. Et pour votre information, je le referais si nécessaire. » 

Morton ne lâche la pas bride : « Pour votre information, c’est moi qui assume dorénavant la responsabilité de la santé de George Anderson. Tant qu’il sera dans cet hôpital, docteur, vous n’avez aucun droit sur lui. Je suis sûr que vous ne voulez pas remettre en question mon autorité. »

Le Dr Rossi demande à Morton ce qu’il risque de se passer si un malheur devait arriver à George : « est-ce que vous et le docteur Bradley allez pratiquer une nouvelle fois une de ces autopsies dont vous avez le secret ? »

L’insolence du jeune médecin provoque la colère du Dr Morton.  Michael dit qu’il entend faire éclater au grand jour la vérité sur l’autopsie de Catherine Harrington.


Rodney et Betty sortent de la décapotable pour se rendre chez les Mackenzie. Julie reste avec Constance. Rodney demande poliment à Betty s’il peut faire quelque chose pour elle.

Allison parle un peu avec Betty. Mais elle doit se rendre à l’école. Rodney lui demande si elle veut qu’il l’emmène en voiture, mais Allison refuse. « Tu ferais mieux de rester avec Betty ».


Chez les Anderson, Julie et Betty ont une conversation à propos du baiser entre Julie et Leslie, surpris par Rodney à l’Usine. Betty lui demande s’ils se sont embrassés à d’autres reprises. « Non Betty, c’était la seule fois, tu peux me croire ».

Mais pour Betty, une fois suffit. Elle est froide vis-à-vis de sa mère et elle lui dit qu’elle a ruiné la vie de son père et la sienne en même temps. Julie refuse d’être blâmée pour ce qui s’est passé.


À l’hôpital, Michael rencontre le docteur Joe Bradley. Ce dernier lui demande si le docteur Morton sait qu’il est ici. En quête de la vérité, Michael se fait menaçant. 

Bradley tente d’appeler Morton, mais Michael ne lui en laisse pas le temps. Bradley somme Michael de partir. Michael revient sur l’autopsie et sur le fait que le docteur Shimmer ait été exclu de l’examen. 

La vie professionnelle de Michael est en jeu. Il se demande toujours pourquoi Bradley n’exerce plus la chirurgie depuis plusieurs années. Une fois Rossi partit, Bradley sort de son bureau, et informe l’infirmière qu’il doit voir le docteur Morton immédiatement.

Michael quitte le laboratoire. Le docteur Bradley se ressaisit, réfléchit puis finalement se rend au bureau des informations. L’infirmière de service est au téléphone. Quand elle raccroche, Bradley demande à voir le Dr Morton. L’infirmière lui dit qu’il est en réunion. Bradley insiste : « Dites-lui que c’est urgent. Je dois le voir maintenant. »

Bradley se fait tellement insistant que l’infirmière dérange le Dr Morton. Ce dernier vient voir Bradley. 

En privé, Joe Bradley dit au docteur Morton qu’il lui est très reconnaissant d’avoir sauvé sa carrière cinq ans plus tôt. Il a menti concernant l’autopsie de Catherine Harrington. Le diagnostic de Rossi était correct, Catherine est bel et bien morte d’un ulcère perforé. Le docteur Rossi le traque et Bradley a peur. Robert Morton regarde Joe Bradley. « C’est une chose étrange et difficile que vous avez faite là, Joe ». Morton était pourtant persuadé que l’autopsie lui donnerait raison. « Rentrez à la maison Joe. Je vous appellerai plus tard ».

Le docteur Morton se rend au bureau des informations et demande à l’infirmière de service de dire à qui le demande qu’elle ne sait pas où se trouve le docteur Bradley. Il ajoute : « c’est valable pour tout le monde : infirmières, docteurs, garçons de salle ».