Episode 64

Mardi 27 avril 1965

Ressentiment  

Un nouveau drame se joue à l’hôpital. Elliot Carson, gravement blessé par George Anderson, doit aller au bloc opératoire une seconde fois, dans l’espoir d’arrêter l’hémorragie.

Dans la salle d’opération, les médecins se regroupent autour du malade. 


Dans la salle d’attente, Constance dit à Allison que tout va bien se passer pour Elliot. Mais Allison reste distante. 

Constance veut qu’elle lui parle. Allison trouve que tout est si soudain. Elle apprend que son père est en vie, mais qu’elle doit aller le voir à l’hôpital et qu’il risque de mourir. 

Constance lui demande pardon. Elle lui demande aussi de la comprendre, mais Allison n’y parvient  pas. Elle ne sait pas si elle pourra reparler à sa mère si Elliot ne s’en sort pas. 


Paul entre à la Taverne et commande à boire à Ada Jacks. Elle est sarcastique en lui disant que les affaires n’ont jamais été aussi florissantes qu’en ce moment. « Une chose à propos d’une fusillade, Paul : vous pouvez compter là-dessus pour faire attirer les clients au bar ». 

Elle lui demande s’il pense qu’Elliot Carson va s’en sortir ? Paul l’espère. 

« Je me doute bien que vous l’espérez », raille la patronne du bar. Paul lui répond qu’il n’a jamais voulu que tout cela arrive. George n’avait pas d’arme sur lui, il ne pouvait pas savoir ce qui allait se passer. 

Ada se souvient que Paul était très proche de sa sœur Elizabeth. Mais l’enseignant se souvient du moment où elle l’a rejeté. 

Ada lui répond : « Normal, vous êtes un casse-pied. Aucune fille ne veut avoir un petit frère encombrant dans les jambes à chaque instant de sa vie ». 

Paul critique son père qui mettait sa sœur sur un piédestal alors qu’il le malmenait : « Il me battait pour purger sa colère et ainsi continuer à aimer sa fille ».

Ada lui répond qu’il ne faut pas blâmer un mort. « Ce sont toujours les vivants qu’il faut blâmer », ajoute-t-elle.


Dans la salle de repos de l’hôpital, Betty dit à Mlle Choate que Mlle Clark la remplace. 

Mlle Choate présente Claire Morton à Betty Anderson. Betty se renseigne sur l’état de santé d’Elliot Carson. 

L’infirmière en chef l’informe qu’il est toujours en chirurgie. Claire se débarrasse de Choate en lui disant qu’elle reste boire un café. 

Elle s’approche de Betty et lui dit que la salle de repos a toujours été sa pièce favorite. Elle ne sait pas ce que c’est d’attendre la fin d’une opération. Elle est chirurgienne et lorsqu’elle opère, elle n’a pas le temps de penser. Tandis que ceux qui attendent le font sans l’angoisse. 

« Mlle Choate a dû vous parler de mon père et de ce qu’il a fait, » dit Betty. Claire acquiesce. Elle parle très gentiment à la jeune femme et Betty trouve du réconfort auprès d’elle. 


À la réception, Michael donne de bonnes nouvelles à Constance et Allison : Elliot est hors de danger. Constance dit à Allison qu’elles devraient rentrer à la maison. 

Allison dit à sa mère de rentrer seule. La jeune fille souhaite rester. Allison mentionne la photo de monsieur Mackenzie trônant hypocritement sur la cheminée. 

Elle redit à Constance qui si Elliot ne s’en sort pas, elle ne lui pardonnera jamais. Constance dit à Allison qu’elle a besoin d’elle. Mais Allison s’éloigne. 

Le Dr Rossi parle alors en privé avec Constance. Il lui offre un café en salle de repos. Il lui dit qu’Allison passe par une mauvaise période, mais que tout va s’arranger. Constance l’espère. Elle prend congé du médecin après lui avoir dit qu’elle a quelque chose d’important à faire qu’elle aurait dû faire depuis longtemps. 


Chez les Morton, Grace discute avec sa fille Claire. Cette dernière a reçu une autre lettre du Pérou signée du Dr Vincent Markham. Le regard de Claire s’assombrit et Grace ne comprend pas pourquoi, car sa fille a toujours beaucoup admiré Vincent. 

Le Dr Morton appelle d’en bas. Grace lui répond depuis la chambre de Claire. 

Le médecin a amené Michael à la maison pour dîner. Morton précise qu’ils peuvent aller au restaurant si c’est un problème. Le Dr Rossi contacte l’hôpital par téléphone. 

La mère de Claire sent sa fille quelque peu troublée. Au cours de la conversation, le Dr Rossi mentionne l’article de Matthew Swain au sujet de Claire dans le Clarion. Claire insiste pour donner un verre à Michael.  


Paul continue à boire à la Taverne lorsque Rodney apparaît. Il va s’asseoir à côté de Paul. 

Rodney veut avoir des réponses sur la fusillade. 

Ada parvient à eux et demande à Rodney sa carte d’identité s’il veut un verre. Mais Rodney lui répond qu’il n’est pas là pour boire. 

« Comment avez-vous réussi à manipuler George Anderson pour essayer de tuer mon père ? », demande-t-il à l’enseignant. 

Paul lui répond que cette supposition est ridicule. Mais Rodney sait qu’il était avec George plus tôt dans la soirée.

« Nous avons bu deux verres ensemble », se défend Paul. Il suggère à Rodney d’interroger Leslie s’il veut des réponses, car lui ne peut pas lui en donner : « s’il y a un homme qui sait mieux que quiconque ce qu’il s’est passé, c’est Leslie Harrington. Demandez-lui, Rodney. Demandez-lui ce que ma sœur Elizabeth avait en commun avec la femme de George Anderson, Julie. Et demandez-lui comment votre mère s’est sentie au sujet de cela. Demandez-lui ce que ma sœur a écrit dans son journal. Et demandez-lui au sujet du tissu de mensonges et de supercheries qu’il a tissé autour d’un meurtre ! »

Rodney prétend que Paul est tellement confus dans ses paroles qu’il ne sait plus ce qu’il dit. 

Il exige à nouveau de savoir ce qu’a fait son père et Paul lui donne une cinglante réponse : « Vous voulez une réponse simple ? Je vous la donne. Votre père a tué ma sœur ! »


Betty s’apprête à rentrer chez elle quand elle voit Allison se morfondre dans la salle d’attente. 

Elle lui dit qu’elle ne peut pas rester seule ici. 

Allison s’épanche sur ces problèmes. Elle n’a jamais vraiment pu parler avec Elliot depuis qu’elle sait qu’il est son père. 

Betty souhaite ramener Allison chez elle, mais cette dernière ne veut pas rentrer à la maison. Elle demande si les Anderson peuvent l’héberger. 

Betty est extrêmement surprise par cette demande. Finalement, elle sourit à Allison et accepte volontiers. 


Episode 63

Jeudi 22 avril 1965

Le ciel protège les innocents 

Pour Allison Mackenzie, les derniers jours ont été mouvementés. À la demande de Constance, Allison est reconduite chez elle, dans ce qu’elle a toujours connu comme la maison des Mackenzie. 

Matthew reconduit Allison à la maison des Mackenzie. Elle sort de la voiture et marche jusqu’à la porte d’entrée.


Allison entre dans la maison et demande à Constance pourquoi elle a envoyé oncle Matt la chercher. Constance veut lui dire tout ce qui s’est passé il y a bien longtemps de cela.

Pour commencer, elle évoque une jeune fille dont la mère était sévère et qui est tombée amoureuse d’un homme. Mais cet homme était marié. 

Alors sa mère l’a envoyée à New York. Mais l’homme était tellement amoureux d’elle qu’il l’a suivie. Il projetait de divorcer pour pouvoir épouser sa belle. 

Allison comprend que cette jeune fille, c’est Constance. Elle évoque les circonstances de la naissance d’Allison. 

Allison se retrouve près de la cheminée et regarde le portrait de M. Mackenzie, l’homme qu’elle a toujours cru être son père.

Constance lui explique qu’elle a trouvé cette photo par hasard et qu’elle a inventé pour Allison un père parfait, mort durant la guerre.

Allison lui demande pourquoi elle n’a pas épousé son père. « Parce qu’il a été accusé d’avoir tué sa femme », répond sa mère. 

Allison comprend tout, maintenant. Elle admet facilement qu’Elliot est son père. Constance lui dit que depuis que l’état de santé d’Elliot est si précaire, elle ne peut pas la protéger plus longtemps.

Allison part sans dire un mot. Constance n’essaie pas de la retenir.


À la Fabrique Peyton, Julie entre dans le bureau principal pour parler avec Leslie. 

Il l’assure que rien de tout ce qui est arrivé n’est sa faute. Elle veut savoir ce qui s’est réellement passé. 

Leslie dit que George pensait venger un ami. Leslie assure à Julie qu’il n’a pas tué Elizabeth Hanley Carson. Leslie demande à Julie ce que Rodney lui a dit la dernière fois qu’il a parlé avec elle au cabinet du Dr Rossi. 

Julie lui dit qu’ils ont évoqué Paul Hanley et son éventuelle participation au drame.


Depuis son appartement au-dessus de la Pharmacie, Paul Hanley téléphone à l’hôpital et se renseigne sur l’état de santé d’Elliot Carson. L’infirmière qu’il a au bout du fil l’informe que son état est critique, mais refuse d’en dire plus et quand Paul insiste, elle lui raccroche au nez. 

Allison frappe à la porte. Elle est juste passée pour le voir un instant. Elle lui demande ce qu’il a voulu dire hier soir lorsqu’il a évoqué le fait qu’il y avait un problème dans la petite vallée.  

Elle est totalement déboussolée. « Est-ce que tout le monde à Peyton Place sait qu’Elliot Carson est mon père ? Je suis une bâtarde. Je crois que c’est le mot, n’est-ce pas, M. Hanley ? Voilà un beau mot. Beau. Tout est beau. Ma mère tellement vertueuse avec tous ses beaux mensonges. Tout ce qu’elle m’a dit n’est que mensonges ». 

Elle en conclut qu’il n’y a que Paul qui lui a dit la vérité. Toute sa vie n’a été qu’un monde du rêve. 

Paul lui répond qu’un peu de rêve est souvent nécessaire. « Le ciel protège toujours les innocents », dit-il. Il propose à Allison de l’emmener voir Elliot Carson à l’hôpital. 

Elle ne se sent pas prête. Elle a encore besoin de temps. Mais Paul insiste : « Allison, il n’y en a pas. Son état est critique. Il peut mourir. Venez ». 


Rodney gare sa voiture, en sort, et rencontre Paul et Allison qui descendent de l’appartement au-dessus de la Pharmacie. 

Elle demande à Rodney de l’emmener à l’hôpital et de ne pas poser de questions. Rodney dit à Hanley d’un air menaçant qu’il va revenir le voir.


Le Dr Morton et le Dr Rossi discutent de l’état de santé d’Elliot tout en se rendant à la réception. Son état continue de se détériorer alors que le saignement s’est arrêté. Claire vient pour voir son père. Elle demande des nouvelles d’Elliott. 

Ils retardent le plus possible l’opération dans l’espoir que les transfusions puissent le rétablir. Le problème est que le cœur d’Elliot pourrait ne pas supporter une autre opération. Claire décide de jeter un œil à ce dossier. 

Elle entre dans le labo et discute avec Mlle Choate. L’infirmière en chef évoque le Dr Rossi avec un drôle d’air et Claire le lui fait remarquer. L’infirmière  l’informe que Michael vient de New York. Claire fait semblant d’être choquée. 

Choate lui dit que les New-Yorkais n’ont pas les mêmes valeurs que les gens qui habitent des petites villes comme Peyton Place. Claire comprend que Choate n’aime pas Michael.


Dans la chambre d’Elliot, Michael ausculte le patient. Sa tension a encore chuté. 

Il est en état de choc. Michael annonce au Dr Morton qu’ils doivent réopérer. 


Paul entre dans le drugstore récemment rouvert et se dirige vers Betty, ce qui visiblement ennuie la jeune fille. 

Paul lui demande des nouvelles de son père et lui dit qu’il est désolé pour ce qui s’est passé. 

Selon Betty, Paul a fait beaucoup de mal autour de lui. Paul réplique que les gens blessés se cachent souvent derrière des mots. 

Il lui rappelle que George était déjà malade avant le drame. « Il n’ira pas en prison », dit-il. Betty lui répond qu’il n’ira en effet pas en prison, mais qu’il restera toute sa vie dans un hôpital psychiatrique. 

Betty ne peut pas supporter d’être dans la même pièce qu’Hanley et s’en va.  


Constance parle avec Matthew Swain dans le couloir d’hôpital. Elle se demande à haute voix où peut bien être Allison. 

Cette dernière arrive finalement et se plante devant sa mère. Michael arrive au même moment et Allison demande à voir Elliot. 

Michael l’informe qu’ils doivent l’opérer une nouvelle fois. Cependant, elle insiste. Il consent à la demande de la jeune fille et l’informe qu’il est dans la chambre 112.


Allison entre dans la chambre d’Elliot et regarde son père comme si c’est la première fois qu’elle le voit. 

Elliot semble plongé dans un sommeil profond. Allison murmure : « Monsieur Carson, monsieur Carson. Je serai là à votre réveil. Père. »


Episode 62

Mardi 20 avril 1965

La confession  

À l’hôpital, Elliot Carson se repose, mais son état de santé est critique. On a donné à Leslie Harrington une autorisation spéciale pour lui rendre visite. Le message qu’il lui délivre peut être considéré comme une question de vie ou de mort.

Le Dr Michael Rossi gare sa voiture et se dirige vers l’hôpital.


Elliot est sous une tente à oxygène. Il occupe la chambre 112 de l’hôpital. Leslie entre. Il est content de voir Elliot. Il est venu le remercier. 

Il lui demande pourquoi il lui a sauvé sa vie. « C’est l’instinct », murmure Elliot. Leslie tient absolument à payer ses frais médicaux. 

Il lui demande de lui dire ce dont il a besoin. Elliot répond qu’il veut juste être blanchi du meurtre de sa femme.  

Leslie observe la perfusion et tous les tuyaux reliés à Elliot. Il est pris de sueur froide et s’assoit. Le remords l’atteint au plus profond de son être.

Leslie promet à Elliot d’éclaircir cette sombre affaire. Elliot informe Leslie qu’il a dit à la police que George est malade. 

Leslie lui parle du meurtre d’Elizabeth. Il promet à Elliot de le blanchir. Puis il se lève et s’en va.

Elliot se sent soudain mal, il atteint péniblement le bouton d’appel. 

À la réception, miss Choate demande à Betty d’aller voir ce que réclame le patient. Betty se dirige vers la chambre, entre et demande ce dont a besoin Elliot. Mais le patient ne répond pas. Betty appelle alors les médecins.


Le Dr Morton et le Dr Rossi parlent dans le couloir du cas d’Elliot. Il a fait une hémorragie et Martin demande à Rossi s’il va l’opérer de nouveau. Michael pense que ce n’est pas nécessaire actuellement. 

Betty demande à Michael si Elliot va mourir. Le médecin l’informe qu’Elliot a fait une hémorragie. 

Betty songe que s’il meurt, son père sera responsable. « Votre père est irresponsable », dit Michael. Mais pour Betty, George sera un meurtrier. Il sera l’homme qui a tué Elliot Carson. 

Constance arrive et parle avec Michael d’Elliot. Ce dernier annonce que l’hémorragie a été stoppée, mais qu’il est dans un état grave. Constance veut savoir s’il peut mourir. Malheureusement, Michael répond que c’est une éventualité. 


Constance arrive dans la chambre d’Elliot. Miss Choate est également là. 

Elliot remercie Constance d’être venue. Il lui dit que Leslie a promis d’éclaircir l’affaire du meurtre d’Elizabeth. 

Il a du mal à s’exprimer et Constance lui dit de ne pas parler. « Nous aurons le temps de discuter à loisir quand tu iras mieux », murmure-t-elle. 


Chez les Morton, Claire discute avec sa mère et Matthew Swain. Claire possède une petite statue qui lui a été donnée par un malade péruvien. Elle la donne à Matthew et lui dit qu’elle lui rappelle l’ex-chef des pompiers Vernon Goswell. 

Ils se remémorent ainsi quelques bons souvenirs qu’ils ont gardés. Grace Morton mentionne la défunte madame Goswell. Claire dit qu’elle est partie trop tôt. 

Vincent Markham est de nouveau cité dans la conversation et le regard de Claire s’assombrit. Grace le remarque. Le téléphone sonne. C’est Constance à l’autre bout du fil. Elle demande à parler à Matthew. 

« C’est Elliot, dit-elle. Il a eu une rechute. Va au collège chercher Allison. Il doit lui parler maintenant ». 


Au collège, Allison parvient à la porte du bureau de Paul Hanley et peut lire une note affichée où il est inscrit : « La classe de M. Hanley ne se réunit pas aujourd’hui »

Rodney arrive et discute avec Allison. Il avoue ne pas comprendre ce qui s’est passé entre George et Elliot. 

Elliot a à peine connu le père de Paul. Et quelle relation peut-il avoir avec son père et George Anderson ?

Matthew apparaît et appelle à Allison. Il lui dit que sa mère veut lui parler. Allison s’inquiète et Matthew la rassure. : « elle veut simplement te parler ». 

Rodney les regarde partir, l’air dubitatif. 


À la Fabrique, Leslie fait une confession officielle à l’avocat Theodore Dowell à propos du meurtre d’Elizabeth Carson. Leslie est prêt à témoigner pour blanchir Elliot Carson. 

Une fois que sa confession sera faite par écrit, il quittera Peyton Place. Il a perdu la Fabrique, il a perdu Catherine et il a  presque perdu ses fils. Plus rien ne le retient ici. 

Dowell prévient Leslie des conséquences irréversibles que peuvent avoir ses propos. Ce dernier en est conscient. 

Leslie raconte que lorsqu’il s’est marié en premier avec Catherine, il l’aimait sincèrement. Puis il parle de sa liaison avec la femme d’Elliot. Ce soir-là, lorsqu’il est entré à la maison de plage, il a découvert Catherine figée, tenant un tisonnier dans sa main.

Dowell se lève de sa chaise et s’approche de Leslie : « Êtes-vous en train de me dire que c’est Catherine qui a tué Elizabeth ? »

Leslie opine. À ce moment, Marian appelle Leslie par interphone et lui annonce qu’elle a encore contacté l’hôpital et qu’on lui a dit qu’Elliot a fait une rechute. Il est dans un état critique.

Leslie demande à Dowell si ce qu’il vient de lui dire peut être classé comme secret professionnel. 

L’avocat acquiesce. Alors Leslie décide d’attendre avant de poursuivre sa confession jusqu’à ce qu’ils soient sûrs qu’Elliot ne va pas mourir.  


Betty entre au cabinet du Dr Rossi afin de parler avec sa mère. Julie est occupée. Betty insiste pour que sa mère mange un morceau. 

Elles s’apprêtent à partir lorsque Rodney entre et souhaite parler à Julie. Il veut savoir ce que George a dit après la fusillade. Rodney veut comprendre pourquoi George a tiré sur Elliot. Il sent que Leslie lui cache quelque chose. 

Julie informe Rodney que selon Ada, Paul et George auraient bu à la Taverne juste avant la fusillade.

Tous trois se demandent ce que Paul Hanley a à voir avec cette affaire. Visiblement, c’est l’élément clé de l’histoire. 

Rodney dit qu’il ne va pas tarder à la savoir, car il va de ce pas aller voir Hanley et ne le quittera pas tant qu’il n’aura pas de réponses à ses questions.


Matthew Swain conduit Allison chez elle. Elle sort de sa voiture et entre dans la maison. 


 

Episode 61

Jeudi 15 avril 1965

Le jour d’après  

L’arme la plus dangereuse sur terre est un être humain qui sent qu’un grand mal lui a été fait. Hier soir, Elliot Carson a été grièvement blessé et il est devenu la victime du sentiment de persécution de George Anderson alors qu’il essayait de s’interposer entre George et Leslie Harrington.

Une ambulance arrive à la maison Harrington. Le docteur Rossi sort l’ambulance et entre dans le château, suivi par le médecin-urgentiste Frank.


À l’intérieur du manoir, Leslie demande comment va Elliot Carson, et s’il survivra à sa blessure. Frank et le conducteur de l’ambulance ont disposé Elliot sur un brancard et l’emmènent dans l’ambulance. Le véhicule fonce à toute allure vers l’hôpital.

À l’hôpital, Allison et Constance sont  assises l’une à côté de l’autre. Allison observe sa mère et s’aperçoit qu’elle est angoissée. 

Elle s’empresse de la rassurer : « Tout se passera bien, Maman. Je le sens. »

En la salle d’opération, le docteur Rossi extrait la balle de l’aorte du patient. Cependant, un morceau de l’impact est toujours logé près de l’aorte.


Julie entre chez elle. Elle est étonnée de voir que Betty est déjà à la maison. Elle pensait qu’elle passerait encore un certain temps à l’hôpital. 

Betty est affalée sur le canapé, les larmes coulant sur ses joues. « Le docteur Rossi m’a dit de rentrer », précise-t-elle. 

Elle demande où est George. Elle ne pense pas « qu’ils » lui ont fait du mal. Julie acquiesce et sanglote. Elle informe sa fille que George est à l’hôpital de White River et qu’ils vont le garder là-bas jusqu’à l’audience. 

Elle a l’impression d’avoir tout perdu aujourd’hui.


L’opération est terminée. Dans la salle d’attente, Constance appelle le docteur Rossi et obtient de nouveaux renseignements sur l’état de santé d’Elliot. « Il s’en est bien sorti », informe le médecin. 

Matthew les rejoint. Constance est soulagée. Michael précise toutefois que les prochaines vingt-quatre heures seront cruciales, mais qu’après, il devrait être hors de danger. 

Leslie entre dans la zone de réception. Voyant le Dr Rossi occupé avec Constance, il croise le Dr Morton et lui demande des nouvelles d’Elliot. 

Mais Frank, resté à la réception pendant l’opération d’Elliot, les interrompt pour prévenir le Dr Morton que le « docteur Claire », sa fille, avait appelé de Miami. 

Le Dr Morton est étonné, car il pensait qu’elle était à New York, comme elle l’avait prévu. Frank l’assure que c’était bien l’opérateur de Miami qu’il avait en ligne.

Il remercie Frank et envoie promener Leslie en lui disant d’aller se renseigner de l’état de santé d’Elliot auprès du Dr Rossi. 

Matthew Swain dit au Dr Rossi que le père d’Elliot, résidant en Floride, devrait être averti. 

Leslie arrive et Constance lui demande pourquoi il est venu. Il lui répond qu’il s’inquiète pour Elliot et voudrait le remercier de lui avoir sauvé la vie. 

Constance le défie du regard. « Elliot est revenu à Peyton Place avec une seule question en tête, et je pense que maintenant, il mérite une réponse. »

Penaud, Leslie ne répond pas et préfère s’en aller. 


Elliot est sous une tente à oxygène. Le Dr Rossi l’examine tandis que le Dr Morton vérifie son dossier. 

Elliot demande où il a été blessé. Michael lui dit que la balle était logée derrière le cœur. 

Elliot demande des nouvelles de George au Dr Rossi. Michael lui répond que George est en garde à vue. 


Sans s’annoncer, Claire arrive à l’hôpital et bavarde avec miss Choate. L’infirmière en chef fait des ronds de jambe à Claire et souhaite discuter avec elle, mais Claire lui fait gentiment comprendre qu’elle est fatiguée et qu’elles parleront plus tard. 

Elle dit qu’elle va attendre le Dr Morton dans son bureau. Choate fait mauvaise figure en constatant que Claire n’a pas envie de parler avec elle. 

Dans le couloir, près de la chambre d’Elliot, le Dr Rossi et le Dr Morton parlent des blessures d’Elliot Carson. 

Michael dit qu’Elliot devrait s’en tirer. Depuis le manoir, Leslie téléphone à Michael et discute avec lui. Il est concerné par la santé du patient et souhaite lui rendre visite, car il estime qu’Elliot lui a sauvé la vie. 

Michael lui demande de comprendre que les visites sont restreintes compte tenu de l’opération qu’Elliot a subie. 

Comme Leslie insiste, le Dr Rossi lui propose de venir en fin de matinée. 


Claire attend dans le bureau du Dr Morton. Ce dernier arrive, heureux de retrouver sa fille. Ils s’étreignent longuement. Robert demande à sa fille combien de temps elle compte rester à Peyton Place. « Je ne sais pas. Deux mois peut-être », lui répond-elle. 

Il était inquiet pour elle, car elle avait dit qu’elle se rendait à New York, mais visiblement elle n’y était pas. Il veut qu’elle appelle sa mère, mais Claire souhaite d’abord lui parler. 

Ils sont interrompus par Michael, qui frappe et entre. Robert présente sa fille à Michael. Ce dernier est venu dire au Dr Morton que Mme Hoffmann est prête pour la chirurgie. 

Morton doit se rendre en salle d’opération et laisse Claire aux bons soins de Michael.  

Rossi et Claire sont quelque peu embarrassés au début, mais ont finalement une agréable conversation. Rossi mentionne dans la conversation le nom du Dr Vincent Markham, avec qui Claire travaillait au Pérou. C’est un médecin renommé. 

Puis Claire décide de rentrer à la maison et demande à Michael d’en informer son père.


C’est le petit déjeuner chez les Harrington. Leslie est à table tandis que Norman et Rodney se servent au buffet. 

Norman demande à Leslie pourquoi George Anderson a voulu le tuer. Mais Leslie ne peut pas lui donner de réponse. 

Rodney aussi se pose des questions. Pourquoi Elliot se trouvait-il là, par exemple ? Leslie donne un début d’explication en disant qu’Elliot était à la recherche de George, mais il n’en dit pas plus et rabroue sèchement Rodney lorsqu’il veut en savoir plus.


Constance demande à Allison de se dépêcher, car elle risque de manquer son bus. Mais Allison ne s’en fait pas. Elle attrapera le prochain si nécessaire. 

Elle n’a pas envie de se dépêcher aujourd’hui. Elles entrent dans la librairie et parlent d’Elliot. 

Allison dit que ce qu’il y a de spécial chez Elliot est qu’il n’est pas vraiment spécial. Puis elle part attraper son bus pour aller à l’école. 

Julie arrive à la librairie et rapporte à Constance que George est admis dans un hôpital psychiatrique à White River. Elle est allée lui rendre visite, mais il ne l’a pas reconnue. 

Constance est désolée pour George et assure à Julie qu’elle n’est pas en colère contre lui, car il n’est pas responsable de ses actes. 

Julie mentionne alors le fait qu’hier, Constance avait été effrayée de savoir que Paul Hanley était avec George. Elle voudrait savoir pourquoi. 

Constance lui répond qu’elle ne peut pas lui dire pourquoi, mais Julie insiste : elle doit se raccrocher à une vérité si elle veut tenir le coup. Alors Constance lui dit simplement que Paul est un homme dangereux. Julie tente de justifier l’acte de George en disant qu’il n’est pas un assassin.


Leslie sort du bâtiment administratif. Il vient de faire une déposition à la police sur ce le drame de la nuit dernière. 

Alors qu’il descend les marches de l’imposant bâtiment, il aperçoit Paul dans le square. Il lui fait signe de s’approcher et dit qu’il veut lui parler. « Retrouvez-moi près de la falaise », dit-il à l’enseignant. 

Chacun prend sa voiture. 


Rodney Harrington entre au Clarion pour parler à Matthew Swain. Il veut savoir ce qui s’est vraiment passé. 

Matthew ne veut pas révéler la conversation qu’il a eue avec Leslie à ce sujet. Rodney dit qu’il veut seulement aider.


Paul et Leslie garent leur voiture près de la falaise et sortent de leur véhicule pour parler. 

Leslie voudrait connaître le degré d’implication de Paul dans le drame d’hier. Paul lui dit qu’il est allé boire un verre avec George. 

Leslie pense que Paul est l’instigateur de la tragédie : « Si la ville découvre que vous avez influencé George à faire ceci… »

Paul n’est pas déstabilisé par l’homme d’affaires : « Est-ce que vous allez leur dire ? Pensez à ce que la ville ferait à l’homme qui a tué la femme de Carson et l’a laissé aller en prison. »

Leslie lui dit qu’il n’en a pas fini avec lui. 


Episode 60

Jeudi 13 avril 1965

L’attente 

Une ambulance traverse à vive allure Peyton Place en direction de la maison des Harrington. Le docteur Michael Rossi sait seulement qu’il y a eu une fusillade, mais il ne connaît ni la cause, ni la victime.

Le square, tard dans la nuit. Allison et Rodney sont dehors, en face du Clarion. Paul Hanley et Norman Harrington sont également au square. Ils entendent les sirènes. L’ambulance fonce à vive allure et passe devant le Clarion. Le docteur Rossi est sur le siège passager. L’ambulance arrive devant les grilles du manoir des Harrington.


À la maison des Harrington, Michael, portant son sac, et le conducteur de l’ambulance ouvre les grilles en fer de l’entrée et se précipite devant la porte fracturée. 

Le docteur Rossi frappe cinq fois à la porte, puis cinq fois de plus, avant que le sergent de police les laisse entrer. Un seul agent de police est présent. 

Elliot se trouve à terre. Le docteur Rossi l’examine et dit qu’apparemment, la balle s’est logée dans le poumon. 

Michael demande à l’ambulancier d’appeler l’hôpital afin de faire préparer une salle d’opération et de prévenir le docteur Morton. 

La tension d’Elliot se maintient. Michael demande à Leslie ce qui est arrivé. Leslie lui explique : « George Anderson est entré de force dans la maison. Il voulait me tuer. Puis Elliot est arrivé et a essayé de l’arrêter. Dans la bagarre, le coup de feu est parti ». 

Le sergent explique au médecin que si George a paru calme au début, il est devenu très agressif, si bien qu’ils ont été obligés de l’emmener au poste. Michael lui demande de prévenir le docteur Kessler du Sanatorium Greenvale à Green Valley. 

Les ambulanciers évacuent Elliot sur un brancard tandis que Leslie s’enquiert de son état de santé auprès du Dr Rossi. Ce dernier ne lui cache pas ses inquiétudes. Leslie lui demande si Elliot va s’en sortir. « Il est en vie pour l’instant », répond le médecin. 

Leslie Harrington donne au sergent sa version des faits. Il lui dit qu’il a un permis de port d’arme.

Le policier aimerait savoir pourquoi Leslie a cru bon de sortir son arme. Leslie lui explique : « Parce que George Anderson s’est introduit par infraction ici. Il était venu à mon bureau cet après-midi, et il était déjà très agressif. Écoutez, j’ai un permis pour ce revolver. J’ai tout de même le droit de protéger ma maison ». 

Le sergent ne l’accuse de rien. Il veut simplement comprendre. Leslie poursuit : « Quand j’ai découvert George ici, j’ai pointé le revolver sur lui et je lui ai ordonné de partir. Il a refusé. Il m’a menacé. Puis Elliot Carson est venu et a essayé de lui parler. Quand il a vu que ces efforts étaient vains, il s’est précipité sur lui. Le coup de feu est parti. Voilà, maintenant, je pense que vous en avez assez pour faire votre rapport ». 

Matthew Swain arrive et salue le sergent et Leslie. Le sergent Goddard s’en va tandis que Matthew veut savoir ce qu’Elliot Carson faisait ici.


Paul et Norman continuent leur conversation dans la voiture de Paul. 

Norman trouve étrange que Paul apparaisse toutes les fois qu’il a besoin d’aide. D’abord au pilori, puis maintenant au square. 

Norman va finir par penser qu’il est son « ange gardien ». Il repense aux sirènes de l’ambulance. Paul décide de le ramener chez les Harrington.


Retour chez les Harrington, où Leslie poursuit sa conversation avec Matthew. Il pense que Paul Hanley a envoyé George ici. 

Il demande aussi à Matt de ne pas entrer dans les détails lorsqu’il fera son article pour le Clarion. Cela pourrait créer des problèmes. « Tu les cherches depuis longtemps les problèmes, Leslie », rétorque le journaliste. 

Leslie lui demande ce qu’il entend par-là, et Matthew avoue qu’il sait tout à propos du journal d’Elizabeth Carson. Il sait aussi que Leslie a menacé Constance. 

Leslie dit qu’il le regrette profondément, mais qu’il pensait que c’était le seul moyen pour lui de se défendre. 

« Comment as-tu pu un instant considérer pouvoir détruire Allison ? », demande Matthew. 

Leslie répond qu’il devait se battre pour la fabrique et à ses fils. 

Norman arrive et demande ce qu’il s’est passé. Leslie lui demande si Rodney est avec lui. Il répond que non, ajoutant que c’est Mr Hanley qui l’a ramené. 

Matthew enfile son manteau pour partir. Leslie regrette de lui avoir demandé une faveur et lui dit qu’il peut écrire ce qu’il veut dans l’article. « C’est ce que je fais toujours », réplique Matthew avant de sortir et de se diriger vers le portail en fer. 

Paul se trouve là et parle un instant avec Matthew. Ce dernier lui dit qu’il sait que Paul est l’instigateur du drame qui vient de se jouer. « Vous avez supposé que Leslie Harrington était blessé. C’est ce à quoi vous vous attendiez, n’est-ce pas ? C’est vous qui avez organisé ce carnage…George a tiré Elliot Carson ». 

Pain accuse le coup et demande ce qu’Elliot faisait ici. « Il tentait de réparer les dégâts que vous avez engendrés », reproche Matthew. 

Paul rentre dans sa voiture et s’en va.


À l’hôpital, au bureau des renseignements, miss Choate demande à Betty si elle a pu joindre le Dr Morton. Elle acquiesce : « Oui, il est en route. »

L’infirmière en chef demande à Betty de rester au bureau. Ils auront besoin de miss Thompson en salle d’opération. 

Quelques instants après, le Dr Rossi arrive. Frank, le médecin-urgentiste qui était dans l’ambulance, annonce à l’aide-infirmier qu’un certain Anderson a tiré sur la victime. Betty les entend parler et elle est en état de choc. Elle se tourne vers Michael et murmure : « Oh non, docteur Rossi. Non. Il ne l’a pas fait ». 

Le médecin dit à Betty qu’elle peut rentrer à la maison et rester avec sa mère. Mais Betty ne veut pas laisser la réception sans personne. Le Dr Rossi prend les choses en main et demande à Frank de prendre la relève au bureau jusqu’à ce que miss Choate puisse trouver un remplaçant. 

Constance arrive et dit à Betty que sa mère est à la maison et qu’elle l’attend. 

Frank annonce à Constance qu’Elliot est toujours en vie. Elliot est transporté en salle d’opération. Le docteur Morton arrive et Constance le retient pour avoir des nouvelles. Il s’excuse, car il doit aller en salle d’opération.


Dans la salle d’opération, Rossi et Morton commencent à opérer Elliot. Miss Choate l’assiste. La balle est logée derrière le cœur, près de l’aorte.


Rodney conduit Allison chez elle après leur « rendez-vous studieux » à la bibliothèque. Rodney lui dit qu’il a apprécié cette soirée et souhaite réitérer l’expérience. 

Allison consent à organiser une autre soirée comme celle-là. Elle trouve étrange que Constance ne soit pas à la maison. 

Le téléphone sonne à l’intérieur de la maison. « Laisse-le sonner », dit Rodney. Lorsqu’ils entrent, Allison décroche le téléphone, mais il est trop tard.

Rodney aurait aimé rester un peu, mais il sent Allison réticente. Donc il s’en va. 

Paul, qui est posté debout à l’extérieur, le voit sortir de la maison des Mackenzie. 

Il rejoint Rodney et ce dernier lui demande s’il le surveille. Pour toute réponse, Paul lui dit qu’il ferait mieux de rentrer chez lui, car il y a un problème avec son père. « Que lui est-il arrivé ? », demande Rodney. « Rien », répond simplement Hanley. 

Rodney fait alors ce que tout le monde aimerait faire : il saisit Paul par le revers de son pardessus et l’invective : « Pour une fois dans votre vie, essayez de parler clairement ! Que s’est-il passé ? »

Hanley lui répond que George a voulu tirer sur son père. Rodney entre dans sa voiture et s’en va à vive allure avant que Paul ne lui dise ce qui s’est réellement passé. 

Paul frappe à la porte des Mackenzie. 4 fois, 2 fois, et 3. En morse, ce code correspond à H.I.S. On pourrait traduire ses lettres par « Hanley Is Sick (Hanley est malade) ». 

Allison ouvre la porte et le fait entrer. Paul lui fait remarquer qu’il n’est jamais venu ici auparavant. Pour Paul, l’endroit est comme il l’imaginait net et vertueux.  

Allison lui demande pourquoi il est venu. Il reste évasif. Paul évoque la photo de M. Mackenzie en lui demandant si son père était Écossais. 

Ils ont une conversation très bizarre et malaisante (comme toujours avec Paul Hanley) avant qu’il ne lui apprenne finalement qu’on a tiré sur Elliot Carson et que Constance se trouve à l’hôpital. Il offre de la conduire là-bas.


Dans la salle d’opération, le docteur Rossi, aidé par le docteur Morton, opère Elliot Carson.

« La balle est beaucoup plus profonde que je ne le pensais », déclare Michael. 

Morton lui demande s’il doit ouvrir le péricarde ?

« Je ne veux pas exposer le cœur si nous pouvons l’éviter », répond Michael. 

Il essaie d’extraire la balle, mais le Dr Morton lui annonce que la tension du patient baisse. 


Matthew Swain entre dans la salle d’attente de l’hôpital, et retrouve avec Constance. Elle est heureuse de le voir. Il lui demande des nouvelles d’Elliot et elle l’informe que Michael l’opère. 

Elle ajoute que depuis qu’Elliot est revenu à Peyton Place, elle était juste inquiète de ce qui pouvait lui arriver, et arriver à Allison. Aujourd’hui, elle est inquiète pour Elliot. 


Dans la salle à manger de la maison Harrington, Norman et Rodney parlent avec leur père. Rodney demande à Leslie pourquoi George a essayé de le tuer. 

Rodney évoque à demi-mot la possibilité que c’est à cause de Julie, mais il ne termine pas sa phrase. Norman l’encourage à le faire. Mais Leslie coupe court à la polémique : « Je sais que tout ceci vous rend perplexe. Croyez-moi, si je pouvais l’expliquer, je le ferais. De la violence découlent toujours beaucoup de questions. Maintenant, mon inquiétude principale est Elliot Carson ». 

Il dit devoir aller en ville. Rodney offre d’aller avec lui. Mais Leslie refuse. Il préfère y aller seul. 


Allison entre dans la salle d’attente de l’hôpital et parle à sa mère. Matthew Swain est avec elles.

Allison leur demande s’ils ont des nouvelles. Constance lui répond qu’Elliot est toujours sur la table d’opération. 

Allison se sent triste pour lui, surtout après toutes les terribles épreuves qu’il a déjà subies. Elle souhaite rester ici auprès de sa mère à attendre des nouvelles. « Il a toujours été si seul. Il ne doit pas l’être dans un moment pareil. N’est-ce pas pour ça que tu es ici ? »

« Oui », répond Constance. 


Le docteur Morton demande à Michael s’il arrive à voir la balle. Rossi dit qu’elle est près de l’aorte. 

Il arrive enfin à extraire la balle et la dépose dans une petite bassine en acier. 

Mais il dit qu’il reste un fragment de la balle dans l’aorte.


Episode 59

Jeudi 8 avril 1965

Drame chez les Harrington  

Derrière les grilles en fer de la grande maison sur la colline, un Leslie Harrington troublé verrouille toutes les portes. Elliot Carson vient de l’appeler pour le prévenir que George Anderson a bu à la Taverne d’Ada Jacks. Et maintenant, il est en route vers la maison des Harrington, en colère. Et extrêmement perturbé.

La maison des Harrington.


Leslie éteint la lumière du porche, ferme la porte d’entrée et monte au premier.


Julie dit à Constance que George n’aurait pas dû boire. Elle l’informe qu’il était avec un certain Paul Hanley. 

En voyant l’inquiétude sur le visage de son amie, Julie comprend qu’elle sait quelque chose à propos de Paul. 

Constance évite la question, ce qui a pour but d’énerver Julie.


Paul et George sont dans la voiture de Paul. Ce dernier arrête la voiture à quelque distance du manoir.

« Ils m’ont dit que c’est seulement dans ma tête », déclare George. 

« Oui, parce qu’ils n’ont aucun remède contre la réalité des choses, George ».

Paul continue son laïus pour persuader George que Leslie était l’amant de Julie : « George, vous pensez réellement que c’est Elliot Carson qui a tué ma sœur ? Hein ? Il a dit qu’il ne l’a pas fait. Il a juré à la barre des témoins qu’il ne l’a pas tuée. Il a juré qu’il a entendu un homme sortir de la maison de la plage en courant. Vous ne croyez pas votre vieil ami ? George, est-ce que vous pensez qu’il vous a menti ? George, vous n’avez donc pas encore compris qui a réellement tué ma sœur ? Pensez-y ? Réfléchissez. Vous ne voyez pas, George ? Moi j’ai trouvé. Leslie Harrington s’en est sorti pendant toutes ces années sans problème. Leslie Harrington a tué ma sœur Elizabeth. Ce même Leslie Harrington qui a été l’amant de votre femme ».

George est déboussolé et crie à Hanley de se taire. 

Paul redémarre la voiture et arrive devant la maison des Harrington. Toutes les lumières sont éteintes. George dit que sa fille Betty avait l’habitude de l’appeler « le château ». « Et bien, ce soir, les murs du château vont tomber », vocifère-t-il.

Paul souhaite l’accompagner, mais George lui dit qu’il s’agit d’une mission solo. Paul lui demande s’il s’en sent capable et George lui répond : « Ça va. Je vais plus que bien. Je suis guéri. Et vous savez ce qui m’a guéri ? Ce ne sont pas ces fichus docteurs, ni même ma femme adorée. Non, ce qui m’a guéri, c’est de vous avoir rencontré. Parce que vous m’avez donné le remède le plus puissant du monde : la vérité ». 

Paul laisse George – maintenant conditionné par la haine – et repart hâtivement. George marche en direction de l’entrée de la bâtisse. Il enveloppe sa main avec son écharpe et casse la fenêtre de la porte afin d’atteindre le loquet de l’entrée par l’intérieur. Il ouvre la porte.


Au Colonial Post Inn, Matthew Swain se trouve avec Grace et le docteur Morton. Matthew leur montre un article avec la photo de Claire, leur fille, intitulé :

UN MÉDECIN LOCAL A L’HONNEUR

Matthew souhaite interviewer Claire pour le Clarion. Le docteur Morton lui suggère de le faire tout de suite. 

Morton téléphone donc à Claire, à New York, pendant que Grace et Matthew parlent entre eux. 

Grace lui dit que Robert va beaucoup mieux depuis que Leslie a abandonné la bataille contre le codicille. La mémoire de son amie ne sera pas souillée. Robert en est soulagé. 

Morton raccroche le téléphone et, dubitatif, informe Grace et Matthew que Claire n’est pas enregistrée à l’hôtel de New York où elle doit normalement résider.


Leslie entend la vitre de la fenêtre se briser, se saisit immédiatement de son revolver et affronte George. Ce dernier tient un coupe-papier comme poignard. 

Il accuse Leslie d’avoir tué Elizabeth. « C’est la version de Paul Hanley », plaide Leslie. 

Il nie aussi avoir eu une liaison avec Julie. « Tu imagines des choses. Tu as toujours imaginé des choses. Maintenant, rentre chez toi ! ». Il essaie de calmer George. 

Ce dernier feint de tomber et de se casser le bras, afin que Leslie vienne près de lui. 

George en profite alors pour le désarmer. Il s’empare du revolver et le pointe vers Leslie. Le téléphone sonne. 

George ordonne à Leslie de ne pas répondre. Son esprit perturbé lui fait penser qu’il s’agit sans doute de Julie. Leslie dit à George de parler avec Julie. George, de son côté, exige de Leslie une confession écrite.


Norman flâne dans le square, observant le pilori et se remémorant y avoir été attaché par des voyous, lorsque Paul arrête sa voiture près de lui. 

Paul invite Norman à prendre un café au Colonial Post Inn. Norman accepte.

Norman lui dit que les propos qu’il a tenus lorsqu’il était attaché au pilori, il ne les pensait pas vraiment. Il va mieux maintenant. 


Elliot arrive chez les Harrington et découvre la vitre de la porte brisée. Il entre précipitamment dans la demeure. 

George, le revolver toujours pointé sur Leslie, obtient une confession écrite de celui-ci. George le somme de la signer. 

Elliot, témoin de la scène, demande à George de lui donner le revolver. George, extrêmement perturbé, déclare qu’il a assez discuté comme ça. 

Persuadé qu’il va tirer, Elliot se précipite sur lui pour le désarmer. Mais au cours de la bagarre, Elliot reçoit une balle en plein dans l’abdomen. 

Choqué, George crie qu’il veut un médecin. Leslie s’approche de lui, et George lui demande alors ce qu’il fait ici, et pourquoi il n’est pas à Peyton Place. 

On comprend alors que George se croit à la guerre, sur le champ de bataille. Il a une sorte de flash-back. Il demande un brancard. « Donne-moi le revolver », demande Leslie en tendant la main. 

George lui laisse prendre l’arme. Leslie se dirige vers le téléphone et appelle les secours, pendant qu’Elliot baigne dans son sang et que George ne cesse de crier pour appeler un brancard qui ne viendra jamais.


À l’hôpital, miss Choate harcèle une nouvelle fois Betty parce qu’elle vient de passer un appel personnel alors qu’il y avait un inventaire à faire d’urgence. Elle a appelé sa mère pour savoir si elle avait des nouvelles de son père. 

Betty tente de faire comprendre à l’infirmière en chef qu’elle a des problèmes à la maison. Pour miss Choate, l’hôpital est une machine qui se doit de fonctionner convenablement. Il en va de la vie des patients. 

Le docteur Rossi arrive et intervient : « Miss Choate a raison, mademoiselle Anderson, aucun sentiment et aucune défaillance ne doivent percer dans notre métier ». Mlle Choate perçoit l’ironie dans la voix du médecin et lui dit qu’il a de la chance de prendre cela à la légère. 

Le téléphone sonne et miss Choate répond. On l’informe alors de la fusillade chez les Harrington et elle prévient immédiatement Michael. Le médecin prend les choses en main et met l’hôpital en état d’urgence.


Au Colonial Inn, Norman demande à Paul si son steak est bon. Paul lui répond : « Comme toute chose à Peyton Place : dur et coriace. »

Paul lui dit qu’il a été en quelque sorte forcé de revenir en Nouvelle-Angleterre, pour « affaires de famille ».

Norman lui dit qu’au moins, il a pu revoir son père avant qu’il ne décède. 

Paul opine : « Oui. Vous savez Norman, je trouve que les rapports père-fils sont souvent inestimables, vous n’êtes pas de mon avis ? »

Norman lui répond qu’il n’est pas certain de connaître ses sentiments réels sur le sujet.

Paul appelle la serveuse pour l’addition, ajoutant qu’il paye la note. 


Julie et Constance discutent dans la salle à manger. Elles se morfondent en attendant des nouvelles. 

Le téléphone sonne et Julie répond. Leslie est au bout du fil. « Julie, j’ai pensé qu’il valait mieux te prévenir avant d’appeler la police. George a tiré sur Elliot Carson ».  

Julie raccroche et, affolée, se précipite vers Constance. « George a tiré sur Elliot. Qu’allons-nous faire ? ». 

Constance est bouleversée par cette nouvelle. Elle est aussi furieuse. Tandis que Julie la tient par les épaules, Constance se dégage et crie : « Laisse-moi partir ! ». 

Elle prend son manteau et prend le temps de dire : « Désolée Julie » avant de quitter à toute vitesse la maison des Anderson, laissant Julie en état de choc. 


Allison entre pour voir Matthew. Elle est accompagnée par Rodney. On entend la sirène de la police, puis celle de l’ambulance. 

Matthew, curieux de savoir ce qu’il se passe, appelle le poste de police et demande à parler au sergent Brown. Dehors, les sirènes continuent de hurler.

Norman et Paul regardent les ambulances et la police passer rapidement. 

Paul se rend compte que son plan a fonctionné. Pour s’en assurer, il insiste pour ramener Norman chez lui. 


Episode 58

Mardi 6 avril 1965

Manipulation  

George Anderson, en colère et affolé, vient de quitter le bureau de Leslie Harrington, à la Fabrique Peyton. Les paroles dures qu’ils ont prononcées n’ont fait que raviver le ressentiment qu’ils éprouvent l’un envers l’autre. George prend conscience qu’il a des difficultés à contrôler cette rancœur.

La cheminée de la Fabrique. George Anderson, en colère, sort de l’Usine après avoir vu Leslie Harrington.


Paul offre à George de le reconduire à la maison. George accepte et contourne la voiture pour s’installer côté passager. 

Paul l’observe. « Vous semblez avoir besoin d’un verre ». George refuse : « Oh non, j’ai fait assez de dégâts pour aujourd’hui. J’ai vraiment perdu mon temps là-bas. Mais bon… »

George sait au fond de lui que c’était une erreur d’aller voir Leslie. Paul lui répond qu’Harrington mérite qu’on le remette en place. 

Paul insiste pour boire un verre avec George. « J’ai dit à Julie que je rentrerai tôt », plaide George. 

Paul lui propose un rapide verre (juste une bière) à la taverne d’Ada Jacks et il finit par accepter. « D’accord, d’accord. Mais juste une. Je ne voudrais pas faire attendre Julie. »


Julie entre chez elle, portant un sac à provisions dans les mains. Elle appelle : « George, je suis rentrée ! ». 

Betty la rejoint et lui dit que George n’est pas ici. Elles se demandent où il peut bien être. 

Julie suppose que George est parti faire une course. Betty est rentrée à la maison il y a une demi-heure.


Leslie vient à peine de placer son manteau dans le placard du vestibule et de fermer la porte derrière lui, que Norman descend les escaliers et le rejoint. 

L’attitude de Norman a changé vis-à-vis de son père. Il lui tend le journal en souriant et lui demande comment s’est passée sa journée. 

Leslie l’informe qu’à part la visite de George, tout s’est bien passé. Leslie lui demande ce que lui et Rodney comptent faire pour le dîner, étant donné que Christine a pris sa soirée de congé. 

Norman veut étudier. Rodney doit manger une pizza avec Allison avant d’aller étudier avec elle à la bibliothèque. 

Quant à Norman, il se contentera d’un sandwich que lui a préparé Christine. Leslie lui dit qu’il ferait mieux d’aller manger au restaurant. 

Le jeune homme en profite pour remercier son père d’avoir abandonné les poursuites contre le codicille. À ce même moment, Wainwright téléphone pour dire à Leslie qu’il vient immédiatement.


À White River, Elliot est venu parler avec l’agent Taggart, chargé de sa liberté conditionnelle, au sujet de son futur déménagement à Miami, là où se trouve son père. 

Il a en effet pris la décision d’aller vivre là-bas. Il veut connaître la procédure à suivre. Il lui reste très précisément 7 ans et 8 mois de liberté conditionnelle avant d’être libre pour de bon.

Taggart est étonné, il sait qu’Elliot est revenu à Peyton Place dans le but de s’innocenter et se demande pourquoi il baisse les bras de cette façon. 

Elliot lui dit simplement qu’il suit les conseils que Taggart lui avait donnés à sa sortie de prison. 


Allison et Rodney commencent leur « rendez-vous studieux », comme expliqué par Norman plus tôt : une pizza, et plus tard un tour à la bibliothèque. 

À la pizzeria, Rodney semble préoccupé. Allison pense que c’est parce qu’elle parle de trop et cela l’ennuie. 

Ce n’est pas ça, lui assure Rodney. Il est perturbé parce que son père a décidé d’abandonner la bataille contre le codicille. Cela fragilise la position de Leslie. Rodney est conscient que Martin Peyton, son grand-père, peut renvoyer Leslie à tout moment.

S’il n’y avait pas eu ce codicille, Leslie aurait été propriétaire de la fabrique, c’est ce pour quoi il a toujours travaillé. On peut dire de lui que c’est un homme fort et insensible, mais comme tout le monde, il possède une certaine vulnérabilité. 


Au manoir des Harrington, l’avocat William Wainwright propose un marché à Leslie. 

Martin Peyton ne veut plus de son gendre à la tête de la fabrique. En échange de sa démission, Leslie recevra un dédommagement substantiel. Wainwright lui dit que Peyton a déjà eu des entretiens en vue de son remplacement. 

C’était ce à quoi Leslie devait s’attendre en abandonnant la contestation du codicille. « Vous pouvez dire à Martin Peyton qu’il n’y aura pas de lettre de démission de ma part », répond Leslie à l’avocat. 

Il ajoute que s’il ne veut plus de lui à la direction de la Fabrique, il n’a qu’à le renvoyer.

« Vous ne baissez jamais les bras… », dit Wainwright.

Leslie répond qu’il n’a jamais abandonné de bataille dans sa vie.


Norman se promène tranquillement lorsque Matthew Swain l’aperçoit et l’appelle. Swain lui demande de venir au Clarion afin de parler. 

Norman lui dit que la société dans laquelle ils vivent a besoin d’être secouée. Matthew lui répond que les rebelles n’y contribuent pas.


Constance se rend en voiture à la maison de la plage et Elliot l’invite à entrer. 

Il l’aide à enlever son manteau. Elliot lui annonce qu’il quitte Peyton Place afin de ne pas compliquer la vie de Constance et d’Allison. Il ne voit pas d’avenir entre lui et elles, rester ne ferait que compliquer les choses.  

Constance lui demande quand il compte partir. « Dès que possible », lui répond-il. 

Julie Anderson lui téléphone à ce même moment pour lui demander s’il a vu George. Elliot lui dit qu’il ne sait pas où il se trouve, mais qu’il va le chercher. 

Il aide Constance à remettre son manteau. Constance lui demande si elle peut faire quoi que ce soit pour les aider. Elliot lui suggère alors d’aller tenir compagnie à Julie et de rester avec elle jusqu’à ce que Betty revienne de l’hôpital. 

Avant de partir, Constance regarde Elliot dans les yeux : « Elliot, il faudra qu’on parle. »

Elliot acquiesce : « Oui. Bientôt. »


À la Taverne d’Ada Jacks, Paul et George boivent une bière. Paul propose une autre tournée, mais George refuse, lui disant qu’il a déjà assez fait attendre Julie. 

Il lui demande pourquoi Paul l’a attendu devant l’Usine tout à l’heure. « Eh bien, en fait, je voulais vous parler. Je suis allé moi aussi à la Fabrique pour parler avec notre ami commun », se justifie Paul. 

Il veut bien sûr parler de Leslie. Il ajoute : « Vous voyez, nous formons en quelque sorte un groupe. Une sorte de ligue qui nous lie à Leslie Harrington ». Il met également Elliot dans ce groupe. 

George a dû mal à suivre le raisonnement de l’enseignant. Paul lui dit que George et Elliot ont beaucoup de choses en commun. 

Il commande une autre bière à Ada. Il demande à la propriétaire de la Taverne si elle connaissait bien sa sœur Elizabeth. Ada acquiesce. 

Tandis qu’elle va chercher la bière, George dit à Paul qu’il ne saisit pas ce qu’Ada vient faire dans l’équation. 

Lorsqu’Ada revient avec la bière, Paul lui demande de dire à George la vérité sur la relation qu’entretenaient Leslie et Elizabeth. 

Ne voulant pas être mêlée à cette histoire, Ada retourne à son comptoir sans dire un mot. 

« J’aimerais savoir où vous voulez en venir », demande George. 

Paul dit qu’il veut faire la lumière sur cette affaire : « Très bien. Maintenant George, est-ce qu’ils vous ont convaincus que tout ceci n’était qu’une illusion ? Est-ce qu’ils vous ont convaincu ou bien est-ce que vous avez toujours su au fond de vous-même que vous aviez raison ? (un silence, puis) : Leslie Harrington était très intéressé par votre femme ». 

George se lève, en colère. Il est sur le point de frapper Paul. À la place, il s’en va. Paul le suit et continue : « George, votre femme n’était pas la première femme à être courtisée par Harrington. Il a couché avec de nombreuses femmes, dont ma sœur et Julie ! »

Paul marche derrière le comptoir comme s’il était le barman. « Qu’allez-vous faire maintenant que vous savez cela, George ? »


Chez les Anderson, Constance attend George en compagnie de Julie. Selon Julie, la situation est désespérée. George n’a pas changé. Il ne changera jamais. Il devrait être de retour depuis plusieurs heures maintenant. 

Le téléphone sonne. C’est Elliot qui informe Julie que George était chez Ada avec Paul. Il lui dit qu’il reste en contact avec elle, puis raccroche.

À la Taverne, Ada est en face d’Elliot. « Elliot, dit-elle, s’il te reste un peu de bon sens, reste en dehors de ça ». 

Elliot lui demande s’ils sont allés voir Harrington. Ada suppose que oui. 

Elliot appelle alors Leslie pour le prévenir que George vient le voir et lui demande de le retenir jusqu’à tant qu’il arrive. Tandis qu’il raccroche, Ada soupire : « Tu n’apprendras donc jamais ».


Episode 57

Jeudi 1er avril 1965

Abandon 

Quelque temps plus tôt, tandis que George Anderson s’était enfermé dans son bureau avec un revolver dans la main, il avait reçu l’aide d’Elliot Carson. Après quelques mois passés au sanatorium de Greenvale, George revient à la maison pour une période d’essai. Une nouvelle fois, Elliot Carson, en le conduisant à la maison, lui procure de l’aide. Mais dans l’esprit confus de George, Elliot Carson est le seul qui a besoin d’aide.

Le square. Le pilori. Le canon. La neige sur le sol. Elliot Carson conduit George dans sa voiture bon marché.


La voiture s’arrête devant les bureaux du Clarion. George demande à Elliot si les habitants de Peyton Place lui rendent la vie dure. Elliot lui dit de ne pas s’inquiéter pour lui : il va bien. 

Paul apparaît au coin de la rue lorsque George passe la double porte du Peyton Professional, une mallette à la main. C’est en fait l’entrée du cabinet du docteur Rossi. 

Elliot, quant à lui, porte un bagage et s’apprête à marcher jusqu’au magasin maritime lorsque Paul vient vers lui. 

Ils parlent brièvement de George et Paul avoue ne l’avoir jamais rencontré, mais avoir déjà entendu parler de lui. Il se souvient notamment qu’on le surnommait « l’assureur médiocre ».


Michael est dans son bureau en train de parler avec Julie lorsque George débarque. Le médecin l’accueille chaleureusement : « George… Comment vous sentez-vous ? C’est bon de vous voir de retour. »

Julie confirme les paroles de Michael. Le médecin laisse le couple seul, prétextant avoir des appels à donner. 

Avant qu’il ne retourne dans son bureau, George le remercie d’avoir trouvé du travail à sa fille. Il ajoute : « Puisque vous avez également trouvé du travail à Julie et Betty, pourriez-vous en trouver un pour moi ? »

Michael n’y voit aucun inconvénient  : « Je suis sûr que ce n’est pas le travail qui manque dans cette ville. Venez me voir demain, je verrais ce que je peux faire. »


Constance aperçoit Elliot par la fenêtre de la librairie, et se précipite à l’extérieur pour aller lui parler. 

Ils discutent notamment du retour de George. Puis Constance lui dit qu’elle s’inquiète pour Elliot. 

Elle ne veut pas qu’il fasse de bêtises (par exemple affronter de face Leslie), car il est sous liberté surveillée. Elliot est touché par la démarche de Constance. 

Après le départ de Constance, Elliot ouvre un paquet lorsqu’un coursier lui apporte une citation à comparaître pour demain, dans le cadre de l’affaire sur le testament de Catherine Peyton Harrington. 

Il se voit contraint de présenter le journal d’Elizabeth.


Au secrétariat du cabinet Rossi, Julie est avec George. 

Ils attendent Betty pour aller déjeuner ensemble. Julie lui fait savoir qu’elle est vraiment heureuse de le voir revenir à la maison. George a l’air très serein. Ils s’étreignent.


Matthew Swain sort du Clarion et entre au magasin maritime qui se trouve juste à côté. Elliot lui montre l’assignation le contraignant à produire le journal devant la Cour. 

Elliot pense que Paul a quelque chose à voir avec cette assignation. Matthew lui dit que si le journal est remis à la justice, Leslie ne se gênera pas pour faire savoir à toute la ville qu’Elliot est le père d’Allison. 

Elliot est dans une impasse : « J’ai promis à Constance de ne pas dire à Allison que je suis son père. Je devrais peut-être brûler ce maudit journal. »

Matthew le met en garde : s’il fait ça, il détruit une preuve.


Allison se promène le long du quai et aperçoit Norman assis sur le rebord, en face d’un magasin fermé. Elle s’approche de lui. « Ça ne va pas te rendre service de rester planté ici. Viens plutôt te balader avec moi. »

Silencieusement, Norman se lève et marche doucement au côté d’Allison.


À la librairie, Rita choisit un livre. Elle prévient Constance qu’elle viendra le chercher demain, lorsqu’elle aura reçu son salaire. 

La jeune femme s’apprête à partir lorsque Norman et Allison entrent dans la librairie. Norman présente Rita à Allison. Allison lui dit qu’elles avaient l’habitude de se croiser à l’école. 

Avant de partir travailler, Rita dit à Norman qu’elle espère qu’il n’a pas eu de problème avec son frère. Il lui répond qu’elle n’a pas à s’inquiéter à ce sujet. 

Même si elle est consciente de la présence de Constance, Allison discute avec Norman de faits privés. Elle lui dit qu’elle est ravie qu’il se soit trouvé une petite amie.

« Tu veux dire que tu n’es pas jalouse ? » demande le jeune homme. 

Allison affirme qu’il n’en est rien. « Pas même un tout petit peu ? », insiste Norman. « Eh bien, peut-être un tout petit peu », concède Allison. 


Dans le bureau de Maître Theodore Dowell, situé au-dessus de la banque, l’avocat converse avec Leslie. 

Ce dernier lui apprend que Paul Hanley a trouvé le journal d’Elizabeth et qu’il l’a confié à Elliot. « Paul pense que c’est moi qui étais à la maison de la plage le soir du meurtre. Il pense que je l’ai tuée et il est prêt à témoigner que c’était ma voix qu’il a entendue ce soir-là ». 

Dowell lui demande si Paul le fait chanter : « Si vous voulez mon avis, vous feriez mieux de laisser tomber. Cette bagarre contre le codicille du testament de Catherine risque de donner lieu à un nouveau procès pour meurtre ».

Soudain, Leslie voit par la fenêtre Norman traverser le square en riant, accompagné d’Allison et Constance. C’est la première fois qu’il voit son fils rire depuis très longtemps. 

Il vient de prendre sa décision : il laisse tomber l’affaire du codicille.


Rita est derrière le comptoir du bar d’Ada Jacks, occupée à se limer les ongles lorsque sa mère entre par la porte de devant. Le bar est fermé et tous les chaises et tabourets sont sur la table et le comptoir.

Ada fait remarquer à Rita que Kitch Brunner n’a jamais observé ses ongles, pourtant impeccablement soignés. 

Rita lui dit qu’elle a rendez-vous avec Norman Harrington, ce qui ravit Ada, car elle a toujours pensé que Norman était un garçon agréable. 

Cependant, Rita s’inquiète au sujet de Leslie. Ada lui dit de ne pas s’en faire pour ça, elle en fera son affaire. « Tu connais bien Leslie Harrington ? » demande Rita. Ada lui répond qu’elle connaît Leslie depuis très longtemps.


Dans une pizzeria, George s’efforce d’amuser Julie et Betty en leur racontant des blagues sur les psychiatres. 

Julie regarde sa montre et s’aperçoit qu’il est temps pour elle de reprendre le travail. Elle dit à son mari qu’elle rentrera tôt ce soir, car elle veut préparer un repas spécial pour le dîner. 

George se tourne vers Betty et lui demande si elle aime son travail à l’hôpital. Betty opine et lui demande comment il compte occuper le reste de sa journée. Il prévoit de s’asseoir sur le fauteuil de la salle de séjour et flâner toute la journée. 

Betty part la première, suivie par George (qui paie l’addition) et Julie.


Dehors, au square de Peyton Place, Rodney se précipite vers Betty. Il lui dit qu’il a vu son père mais qu’il n’a pas osé l’aborder, de peur de le déranger. « Je pensais qu’en me voyant, cela pourrait le bouleverser. »

Betty trouve cela ridicule : « Il lui en faut plus pour être bouleversé. » Il est passé par des moments terribles ces derniers temps, mais il a à cœur de s’en sortir. 

Rodney lui dit qu’elle aussi est passée par des moments difficiles. Et aujourd’hui, tout va mieux. C’est incroyable comme les choses peuvent changer. 

Betty acquiesce et ajoute : « Tu sais, il y a à peine quelques mois, Papa et moi étions ici même, assis dans ta voiture. Il m’avait demandé si la psychiatrie pouvait l’aider et j’ai répondu oui. Mais je ne savais pas ce que je disais. Parce que je ne savais pas vraiment ce qu’est la psychiatrie. »

Elle retourne travailler et Rodney se propose de la déposer en voiture. Elle décline l’offre poliment. 

« Tu sais, il me semble que je passe la moitié de ma vie à offrir des promenades en voiture à des gens », plaisante le jeune homme. 


À l’usine Peyton, la secrétaire temporaire de Leslie, Marian, se trouve avec son patron dans son bureau. Elle l’informe que George a appelé pendant qu’il était absent. Leslie lui dit que si jamais George rappelle, elle doit lui dire qu’il n’est pas joignable.  

Au même moment, Paul entre sans frapper. Leslie congédie Marian. 

Paul lui demande pourquoi Leslie abandonne son action en justice contre le codicille. « Parce que je ne pense pas pouvoir gagner », répond l’homme d’affaires. 

Paul accuse Leslie d’avoir assassiné sa sœur. Il pensait pouvoir le dire au tribunal. Quoiqu’il en soit, il rendra ce fait public. 

« Comment ? En citant les phrases d’un journal que vous ne possédez plus ? », ironise Leslie.

Leslie somme Paul de quitter son bureau immédiatement et lui conseille de laisser tomber cette histoire. 

Mais Paul continue à faire pression sur Leslie. Il claque des doigts : « Vous me congédiez comme ça ? Dites-moi, Harrington, pensez-vous vraiment que je vais me contenter de partir et de laisser tomber cette affaire ? »

Leslie lui dit qu’il est très arrogant et lui demande encore une fois de partir. 

Paul ne se démonte pas pour autant et tient tête à l’homme d’affaires : « Vous aimez donner des ordres aux gens, n’est-ce pas ? Eh bien, profitez-en bien, parce que bientôt vous n’en aurez plus l’occasion. » Finalement, Paul quitte le bureau.

Au secrétariat, George attend pour voir Leslie. Paul sort du bureau de Leslie et se présente à George avant de partir. 

Puisque George est ici, Leslie consent à le recevoir. Il se rend dans le bureau où Leslie s’enquiert de sa santé. Il lui offre un verre. George accepte un ginger ale. 

George lui dit qu’il a eu des problèmes, mais qu’il est en pleine forme maintenant. Il est venu rembourser les frais du sanatorium que Leslie a payé pour lui. Il se met en colère lorsqu’il parle de l’arrangement que Leslie a fait avec Betty au sujet de l’annulation du mariage. 

Selon George, c’est Leslie qui l’a enfermé au sanatorium. George prend son verre et le fracasse sur la table. Il sort du bureau, fou de rage, et retrouve Paul Hanley dehors. Ce dernier propose de le reconduire chez lui en voiture. 

George prend place dans la voiture. Paul conduit George tandis que la scène se termine.


Episode 56

Mardi 30 mars 1965

Un journal convoité  

Pour Paul Hanley, qui poursuit le même but qu’Elliot Carson, la recherche du meurtrier de sa sœur semble prendre fin.

Paul marchant sur le trottoir, dans la pénombre, et traversant le square.


Au magasin maritime, Paul est avec Constance et Elliot. Il insiste pour récupérer le journal d’Elizabeth, mais Elliot ne consent pas à le lui donner. 

Paul veut que Leslie paye pour le meurtre de sa sœur, et il fera tout pour cela. Il s’en va. 

Constance poursuit sa discussion avec Elliot. Elle lui dit qu’il doit faire quelque chose. 

Elliot est démuni. Il pense qu’il n’aurait peut-être pas dû revenir à Peyton Place. Maintenant, il sait qui a tué sa femme. Il sait que c’est Leslie Harrington et il ne peut rien faire. Il doit avant tout protéger leur fille. 


Chez les Anderson, Betty entre au moment où Julie demande par téléphone au docteur Kessler du sanatorium des nouvelles de George. « Très bien, merci docteur. Je rappellerai demain après la réunion du personnel. »

Julie raccroche et sourit à sa fille. « Il y a des spaghettis qui sont en train de cuire. Tu veux manger avec moi ? »

Betty décline l’offre. Julie lui dit qu’elle a de bonnes nouvelles : « Ton père va revenir à la maison pour une semaine entière. »

Betty émet des réserves. Julie lui dit que son père va mieux et Betty lui rappelle qu’il a tout de même détruit le buste en argile qu’il avait fabriqué.


Tard dans la soirée, Paul se rend au manoir afin de voir Leslie. Il est maintenant convaincu que Leslie est le meurtrier de sa sœur. La discussion est âpre.

« C’était votre voix que j’ai entendue la nuit du meurtre. Pas celle d’Elliot », affirme Paul. 

Leslie lui dit qu’il a beaucoup trop d’imagination. Il comprend que Paul a lu le journal intime. «  Je vous préviens, Hanley. Restez en dehors de ça », le menace-t-il. Il veut le poursuivre en justice pour diffamation. 

« Monsieur Harrington, pensez-vous être en position de me poursuivre en justice ? » s’enquiert calmement Paul. 

Leslie capitule et lance son argument préféré dans ce genre de situation : « combien ? »

« Êtes-vous en train de me proposer de l’argent pour mon silence ? » demande Paul. « Combien ? », répète l’homme acculé. 

Il pense que Paul joue un jeu, parce que sinon il aurait déjà été voir la police. Paul lui répond qu’il a sur la conscience les dix-huit ans de prison d’Elliot. Donc non : ce n’est pas un jeu. 

Puis Paul s’en va tandis que Leslie monte à l’étage.


Le docteur Morton est en ligne avec la réceptionniste de l’aéroport de Miami et s’enquiert de l’heure d’arrivée de l’avion dans lequel se trouve sa fille. Il veut que Claire l’appelle dès qu’elle arrive. 

Il raccroche et parle à sa femme, Grace, du retour de leur fille. Grace avoue qu’elle est surprise par ce retour précipité et lui demande s’il a une idée de pourquoi elle revient. Il avoue que non. 

Grace trouve cela étrange : « Cela semble si soudain ! Elle revient à Peyton Place après deux ans sans crier gare. »

Robert se pose moins de questions  : « Elle nous en dira plus lorsqu’elle se posera à Miami. Son avion doit atterrir d’ici une demi-heure. »

Claire Morton descend de l’avion. Dans l’aéroport, elle téléphone à son père. Ils échangent quelques mots de retrouvailles. Puis Morton lui passe Grace, avec qui elle échange également brièvement, disant notamment qu’il est bon d’entendre leurs voix.  

Puis le médecin reprend l’appareil. Claire lui annonce qu’elle doit d’abord passer à New York avant de venir à Peyton Place, mais ne donne pas d’autres précisions.


Au cabinet du docteur Rossi, Elliot donne au médecin des nouvelles de son père Eli. Michael l’a envoyé en Floride pour qu’il se repose. 

Cependant, Eli a fait savoir à son fils qu’il n’arrive pas à se procurer les pilules jaunes prescrites par le docteur Rossi, car il en a oublié le nom. Michael est d’accord pour lui faire une autre ordonnance.

Au secrétariat du cabinet, Julie parle au docteur Kessler. Il lui confirme que George peut revenir pour une semaine entière à la maison. 

Elliot sort du bureau de Michael et salue Julie. Il est content de savoir que George va mieux. 

Étant donné que Julie est débordée de travail, Elliot se propose d’aller chercher George directement au sanatorium. Julie le remercie et apprécie cette offre.


Depuis son bureau, au collège, Paul téléphone au Colonial et demande à parler à Maître William Wainwright.

« Je pense pouvoir vous aider dans le litige sur le testament de Catherine Harrington. Puis-je venir vous voir ? »

Wainwright lui donne le numéro de sa chambre : 209. « Parfait. Je serai là à 7 heures ce soir », conclut Paul. 

Il raccroche tandis qu’Allison entre dans le bureau. Elle voudrait lui parler. Elle vient lui remettre un devoir avec un jour  d’avance. Paul la félicite pour son perfectionnisme. 


Sur la place, Norman passe devant le pilori et le regarde, se remémorant sans aucun doute ce qui s’est passé la dernière fois. Puis il se rend au magasin Woodfinch afin de parler avec Rita, qui travaille dans l’établissement. 

Il attrape des faux cils dans un rayon et simule une moustache. En riant, Rita lui dit qu’il devrait les enlever immédiatement, avant que le directeur du magasin ne le voie et ne le mette à la porte. 

Rita s’excuse à propos de l’incident avec Kitch Brunner. « J’ai rompu avec lui. Lui et sa bande ne sont que des sauvages. »

Norman aimerait beaucoup sortir avec elle un soir. Pour un ciné ou autre chose.

Rita hésite  : « Je ne sais pas, Norman. Que va penser ta famille ? »

« Que vient faire ma famille dans tout ça ? » fait Norman. 

Rita lui répond qu’il est issu d’une famille riche et respectable, alors qu’elle n’est qu’une simple vendeuse.

Au cours de la conversation, Rita évoque la bagarre entre Rodney et Kitch, sans savoir que Norman n’était pas au courant. 

L’air furieux, Norman sort précipitamment du magasin.


Au manoir, Norman appelle Rodney en criant. Rodney descend les escaliers, intrigué par les braillements de son frère. Il lui demande ce qui ne va pas. 

Norman est très en colère contre son frère : « Pourquoi, Rod ? Pourquoi t’es-tu battu avec Kitch et Earl ? Tu n’avais pas le droit. Je sais me débrouiller tout seul. Je vais passer pour une lavette par ta faute. »

Rodney tente de le calmer, mais n’y parvient pas. Norman veut commencer à se battre avec son frère au moment où Leslie arrive et calme son fils.


À l’auberge, Paul va voir Wainwright pour lui donner les informations qu’il sait. 

Il lui dit notamment comment Leslie tient Elliot avec le journal. C’est toujours Elliot qui a le journal. Il ne l’a pas redonné à Paul. 

Mais Wainwright a le sentiment qu’ils peuvent agir sans la présence du journal. Notamment en assignant Elliot en justice. Si l’avocat prétend qu’Elliot a le journal et que ce dernier nie, ce sera sa parole contre la sienne. Paul pourrait étayer son témoignage et alors, Elliot devra comparaître en justice et sera obligé de livrer le journal. 

Paul accepte le marché. 


Betty marche dans la rue en direction de sa maison, lorsque Paul arrive en voiture. Il s’arrête près d’elle et la salue. Il lui demande pourquoi elle rentre à pied.

« J’ai raté le bus. », répond-elle. 

Paul se propose de la ramener. Avec un pâle sourire, Betty accepte. Elle monte dans la voiture. Ils engagent une conversation dans laquelle Betty lui dit qu’un patient est mort à l’hôpital. Il n’avait que 36 ans.

Paul s’enquiert ensuite de la santé de son père. « Il va beaucoup mieux. Il revient à la maison pour une semaine », déclare la jeune femme. 

Paul lui demande ce que son père compte faire lorsqu’il reviendra définitivement. Il ne pense pas qu’il pourra reprendre son agence d’assurances. Il pourrait peut-être reprendre sa place de commercial à la fabrique Peyton. 

Betty lui répond qu’il n’y a aucune chance. George déteste Leslie et cela n’est pas prêt de changer. Une information qui fait réfléchir Paul. 


Episode 55

Jeudi 25 mars 1965

Bagarre sur le quai 

Une nouvelle semaine d’hiver débute à Peyton Place. Pour Elliot Carson, cette matinée semble inhabituellement froide. Observant Elliot Carson traverser le square, William Wainwright ne peut s’empêcher d’imaginer les pensées de cet homme. Il sait qu’Elliot Carson a les moyens de se disculper du meurtre de sa femme en impliquant une autre personne.

Elliot marche sur la place. Il jette une boule de neige au hasard. William Wainwright l’observe depuis la fenêtre de son bureau.


Au magasin maritime Carson, Wainwright arrive pour parler avec Elliot. « Je reviens juste de Boston. J’ai parlé à mon associé à propos de notre nouvelle preuve… »

Elliot l’interrompt : « J’ai changé d’avis à propos du journal. Je ne veux plus m’en servir. »

L’avocat est étonné : « C’est la seule chance qu’il vous reste pour vous disculper, et vous êtes en train de la gâcher. »

Elliot lui dit simplement d’oublier cette affaire. Il ne peut pas se servir du journal intime. 

Comme un client entre dans le magasin, Wainwright n’insiste pas et s’en va. 


Au manoir des Harrington, Leslie entre dans la salle à manger tandis que Rodney descend les escaliers. 

Leslie se demande qui a drogué la boisson de Norman la nuit dernière. 

Il voudrait savoir qui est cette fille avec qui est Norman. Rodney lui dit que c’est « juste une fille ». Leslie veut en savoir plus : où travaille-t-elle ? Dans un magasin, répond son fils. (Il est curieux de voir que Leslie ne connaît pas Rita alors que l’on verra plus tard qu’il connaît très bien sa mère Ada. On peut parler ici d’une erreur de « bible »). 

Rodney lui demande de ne pas intervenir dans cette affaire. Il est bien décidé à s’en occuper lui-même.

Leslie lui demande alors de se renseigner sur ce qu’il s’est passé ce fameux soir. Il insiste sur le fait qu’ils sont une famille et qu’ils doivent se serrer les coudes. Rodney rétorque : « Oui, papa. Nous sommes une famille. Une famille pas ordinaire, mais une famille. »


Betty est devant la salle des infirmières lorsque Michael arrive. 

Miss Morgan, l’infirmière de service, lui dit que le docteur Morton l’attend dans son bureau. Rossi se rend à son bureau. Morton le salue chaleureusement et lui fait savoir qu’il vient de recevoir un télégramme l’informant de la prochaine venue de sa fille, Claire. Elle est actuellement à Lima, au Pérou. Il précise que Claire est également médecin. 

Miss Choate frappe à la porte et entre, apportant le rapport du personnel de la semaine. Elle en profite pour dire à Morton que Betty est partie très tôt hier après-midi, sans même avoir demandé la permission. 

Morton et Michael prennent tous deux la défense de Betty. Miss Choate est également heureuse de savoir que la fille de Morton est bientôt de retour à Peyton Place. 

De toute évidence, l’infirmière en chef veut se faire bien voir du chef du personnel. Morton appelle l’aéroport international de Miami et demande à ce que sa fille l’appelle dès qu’elle arrive.

Miss Esther Choate croise Betty dans le couloir. Elle peste contre la jeune fille, car elle ne respecte pas les règles de l’hôpital. 

Cette fois, elle prétend que la jeune fille ne fait pas attention aux plateaux à distribuer aux malades, car elle ne suit pas la procédure de l’hôpital. 

Elle lui dit que Claire Morton, la fille du médecin, aurait respecté ces règles, même si elle n’avait eu que six ans. Elle ne tarit pas d’éloges à son propos. Selon elle, c’est une fille extraordinaire. 

Elle se rappelle avec nostalgie Claire enfant quand elle venait voir son père travailler. Aujourd’hui, elle est devenue à son tour une brillante médecin. 


Chez les Harrington, Leslie regarde sa montre et fait entrer Wainwright, saluant sa ponctualité. 

Ils parlent ensemble du journal d’Elizabeth et du fait qu’Elliot a décidé de laisser tomber.

« Comment avez-vous réussi à vous mettre Elliot dans la poche de cette façon ? », demande l’avocat. 

La réponse de Leslie sonne comme une menace : «  Si vous voulez un bon conseil, ne creusez pas trop le passé, Maître. Martin Peyton n’aimerait sûrement pas découvrir ce qui s’y cache. »


Allison traverse le square pour se rendre à la librairie tandis que Rodney conduit sa décapotable.Il aperçoit la jeune fille et klaxonne. Allison le rejoint. Ils restent à parler au beau milieu de la rue. 

Allison demande des nouvelles de Norman. « Il va aussi bien que possible », répond son frère. Elle demande s’il peut l’emmener à l’école, mais il doit refuser, car il a autre chose à faire. Ce n’est pas de chance : d’habitude c’est lui qui lui propose de la conduire, et elle qui refuse. Pour une fois qu’elle lui demande, il est obligé de refuser. 

Une autre voiture klaxonne, le conducteur est gêné par leur présence sur la route. Ils s’écartent pour laisser passer le véhicule, puis Allison se rend à la librairie tandis que Rodney retourne dans sa voiture et démarre. 

À la librairie, Allison salue sa mère. Constance travaille sur l’arrangement des rayons. Allison lui demande si elle peut aider, mais Constance lui dit qu’elle a presque terminé. 

Allison ne parlait pas des livres. Elle lui dit qu’elle est là pour tout aide dont elle aurait besoin. Émue, Constance l’étreint. 


Depuis le quai, on peut voir des bateaux naviguer en arrière-plan. 

Kitch Brunner travaille dans les docks tandis que Rodney l’appelle. Il se présente à lui et lui demande qui a drogué la boisson de Norman. 

Kitch lui dit qu’il ne voit pas de quoi il parle. Il n’a rien fait de mal. Rodney lui répond qu’attacher son frère au pilori était très mal. 

« Pourquoi est-ce que vous avez fait ça ? » demande Rodney. Kitch lui répond par une autre question : « Et pourquoi est-ce que ton frère t’a envoyé ici ? » 

Rodney lui dit que Norman ne sait pas qu’il est ici. 

Earl arrive et en guise de provocation, lui lance une boule de neige et s’avance vers lui, l’air fâché. 

Kitch présente Rodney à son ami. Il se moque de son prénom, disant qu’il est ringard. 

Furieux, Rodney se jette sur les deux hommes et se bat avec eux. Il gagne. 

Il conseille à Kitch et son ami de rester loin de son frère s’ils veulent éviter les ennuis. 


À l’extérieur de la pharmacie, Paul aperçoit Betty (qui rentre chez elle) et engage la conversation. 

Betty lui dit que son père est à la maison. Paul la fait entrer dans le magasin, qui est fermé. Le nouveau propriétaire prend possession des lieux demain matin et il est venu s’assurer que tout est en ordre. Ils continuent leur conversation à l’intérieur. 

Paul demande à Betty si elle connaissait bien son père. Puis il engage une nouvelle fois une conversation étrange et malaisante.  

Lorsque Betty s’apprête à partir, Paul la retient en voulant lui offrir une boisson chocolatée ou une glace à la vanille. 

Betty rappelle à Paul sa sœur Elizabeth. Ils discutent encore un moment, puis finalement Betty s’en va. Mais Paul la suit et lui parle encore un peu. Il ne semble pas vouloir la quitter. Finalement, ils se disent au revoir et Betty prend enfin congé de Paul.


Constance va voir Elliot à son magasin pour lui parler. « Tu ne devrais pas venir ici. », lui dit-il. 

Mais Constance veut savoir comment Elliot va faire pour prouver son innocence s’il ne peut pas se servir du journal intime d’Elizabeth.

Elliot lui répond qu’il va attendre. S’il y a une chose qu’il a apprise en prison, c’est bien la patience. 

Paul arrive et Elliot lui demande ce qu’il veut. Paul avoue que c’est lui qui a déposé le journal de sa sœur à la maison de la plage. Il veut le récupérer pour s’en servir contre Leslie. « Je sais que vous protégez quelqu’un. Et je sais aussi que j’ai témoigné contre la mauvaise personne au procès. Je veux que Leslie paye pour ce crime. Et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’il soit puni. »