Episode 74

Mardi 1er juin 1965

La fugue 

La tragédie est une invitée fréquente dans la maison Harrington, où résident dorénavant les Schuster. Ce soir, une nouvelle tragédie se déroule pour les Schuster : leur fille Kim, sensible et intelligente, mais sourde depuis sa naissance, a fui sa nouvelle maison et sa nouvelle ville.

Le manoir des Peyton. David et Doris cherchent Kim. On voit Kim se cacher.


David Schuster descend au rez-de-chaussée. Il cherche Kim, mais ne la trouve pas. 

Kim, le visage mouillé de larmes, se tient devant les grilles du manoir. Elle se sauve. 

Doris trouve le pyjama de Kim et le couple devine que leur fille a quitté la maison. David attrape son manteau dans le placard de l’entrée et dit à Doris de rester à la maison tandis qu’il va chercher dehors. 

Il ne manque pas de lui rappeler que c’était son idée de venir à Peyton Place. Doris lui rétorque que ce job de directeur de la fabrique Peyton était la chance de sa vie.


Claire Morton et Michael Rossi dînent dans l’intimité à l’auberge du Colonial Post. 

Michael demande à Claire pourquoi elle n’a pas accepté l’offre de son père de travailler à l’hôpital. « Sans commentaire », répond-elle. Elle n’aime pas la tournure que prend la conversation et elle se lève pour partir. 

Michael lui demande de rester. On prévient le Dr Rossi qu’il a un appel. C’est Matthew Swain qui appelle du poste de police et lui dit que la petite Kim a disparu. 

Matthew lui demande de se tenir près au cas où l’enfant serait retrouvée, afin qu’il puisse l’examiner. Lorsqu’il revient à la table, Claire n’est plus là.


Au poste de police, le sergent de police Edward Goddard parle au téléphone.  Il donne la description de Kim. Matthew tente de rassurer David et lui disant que cette région n’est pas dangereuse. 

David appelle Doris pour lui dire qu’il n’y a rien de nouveau. Doris veut venir, mais David lui dit qu’elle doit rester à la maison au cas où quelqu’un appelle. 

Le Dr Rossi entre dans la pièce et offre de conduire Schuster aux alentours pour tenter de retrouver l’enfant. David accepte, demande à Goddard de le prévenir dès qu’il a du nouveau, puis s’en va avec Michael.


Claire rentre chez elle et discute avec Grace, sa mère. Elle est tellement préoccupée qu’elle oublie d’enlever son manteau. 

Un coursier est venu apporter une lettre spéciale envoyée par avion et destinée à Claire. Cette dernière plie l’enveloppe et la met dans sa poche. 

Grace mentionne la place qu’a offerte Robert à Claire à l’hôpital, et qu’elle a refusée. Grace lui dit que l’hôpital a besoin d’un autre docteur. 

Claire rétorque que c’est son choix et qu’il n’est pas nécessaire de revenir sur le sujet. Elle n’est juste pas prête à reprendre du service. 

Grace pense qu’il a à plus que ça et finalement, Claire avoue qu’elle a refusé le travail parce qu’elle est attirée par le Dr Rossi. 

Elle se sent seule, mais elle est déjà mariée et ne se voit pas côtoyer le médecin tous les jours. 

Grace lui répond que ce n’est pas du Dr Rossi qu’elle a peur, mais de son mari. 


À Boston, Elliot et Constance sont dans leur chambre d’hôtel. Elliot se plaint des places trop élevées (35 dollars) des spectacles théâtraux. 

Constance lui dit qu’elle a beaucoup apprécié cette journée supplémentaire, le dîner et le spectacle. 

Elle rassure son mari : les 35 dollars n’ont pas été gaspillés.  Elliot veut faire un pique-nique avant de rentrer, mais Constance préfère prendre la route tout de suite. Elle a des obligations envers Allison. 

Elliot dit que lui aussi en a, mais il veut aussi pouvoir se comporter en mari. Elle accepte de retarder leur départ.


Dans l’appartement au-dessus de la pharmacie, les adolescents continuent à fêter la pendaison de crémaillère, tout en peignant l’appartement. 

Rita et Allison discutent ensemble. Rita est mal à l’aise, d’une part parce qu’Allison est déjà sortie avec Norman, et d’autre part parce qu’elle ne connaît personne d’autre que Norman. Or, Norman est parti précipitamment de l’appartement. 

Rodney discute avec Abby Chapman tandis qu’Allison vient le voir pour lui demander d’aller parler avec Rita, qui se sent seule. « Pourquoi irais-je lui parler ?  Ce n’est pas elle mon rancard », oppose Rodney. Allison lui répond que Rita s’inquiète énormément pour Norman. Puis elle s’en va, prétextant que l’odeur de peinture la rend malade.   

Rodney offre d’aider Rita. Une des filles aperçoit une voiture de police en bas des escaliers. Elle pense qu’il y a eu un accident. 

Rita est inquiète au sujet de Norman qui est parti bouleversé de la fête. Elle appelle donc le poste de police et on lui dit que Kim Schuster a disparu. 

Rod s’excuse auprès de Rita d’avoir été dur avec elle lorsqu’elle a commencé à fréquenter son frère. Rita lui répond qu’il voulait juste protéger Norman. « Mais de quoi ? » se pose-t-elle la question.


Le Dr Rossi conduit David Schuster aux alentours de la ville afin de rechercher Kim. 

David dit à Michael que Kim est totalement sourde. Il mentionne le Wade School de New York. Michael lui répond que cette école lui est familière parce qu’il est de New York. 

Schuster lui dit que Kim était heureuse à la Wade School. C’est là qu’elle a appris à lire sur les lèvres.  


Allison erre sur le quai, en pleine réflexion. Elle entend des bruits sur un bateau. C’est là qu’elle découvre Kim essayant de parler à sa poupée. Kim dit, « Ils ne me retrouveront jamais ». Puis elle jette sa poupée et lui dit : « je te déteste ». 

Allison assiste à la scène, effarée. Kim reprend la poupée dans ses mains et dit alors : « non pas toi, je déteste maman ». 

Allison s’approche d’elle et lui dit de ne pas être effrayée. Elle veut être amie avec elle. Kim se lève et court pour s’enfuir. Mais Allison la rattrape et lui dit qu’elle va la ramener à la maison.


Pendant ce temps, Doris attend au manoir, dans le living-room près de la cheminée.  

Elle se dirige vers la fenêtre de devant, regarde dehors et aperçoit une ombre près de la porte d’entrée. L’ombre effraie Doris. Elle lui dit qu’elle va appeler la police. La porte s’ouvre et quelqu’un entre. 


Episode 73

Jeudi 27 mai 1965

Peinture party  

Constance et Elliot Carson ont prolongé d’un jour leur brève lune de miel à Boston. Mais l’accueil peu enthousiaste d’Allison à cette nouvelle a jeté une ombre sur la soirée, du moins pour l’un d’entre eux. 

Les gratte-ciel de Boston. 


Elliot et Constance apprécient leur chambre au Dorset House Hotel de Boston.  Ils doivent assister à un spectacle musical à Broadway qui a coûté la somme de 35 dollars à Elliot et ils ont réservé une table dans un grand restaurant à 18 h 30. 

Constance est préoccupée par Allison. Elliot lui dit que ça ne sera pas facile au début. Avant de partir au spectacle, Constance veut téléphoner à sa fille, mais Elliot lui demande de ne pas le faire. Il affirme qu’ils ne laissent pas Allison respirer. 


Il est passé 18 h 00 quand le Dr Rossi sort du Peyton Professionnel, passe le magasin de bijouterie, l’agence immobilière de Peyton Place, et entre dans la librairie. 

Allison le salue tandis qu’elle dispose des cartes postales sur le présentoir. Elle demande à Michael s’il est venu pour voir comment elle va. Michael voit que tout se passe bien pour la jeune fille et s’en va.


Plan aérien de la ville. Allison saisit son porte-monnaie et un sachet à provision de sous le comptoir, près de la caisse enregistreuse, ferme la librairie et se prépare à aller au magasin maritime. 

Rodney se promène en voiture et klaxonne.           

— Bonjour, Allison. Votre carrosse vous attend.

— Sans moi, j’en ai bien peur, répond la jeune fille. J’ai besoin de prendre l’air.

— J’ai une voiture décapotable. On prend très bien l’air dans cet engin.

— Je suis désolée. J’aimerais venir, mais je dois aller au magasin maritime.

— Allison, je sais qu’Eli Carson est ton grand-père. La ville entière est au courant.

— Et l’accepte.

— Tu sais Allison, ils vont parler de ça pendant encore un très long moment. Et au sujet des Harrington aussi. Mon père a  laissé ton père aller en prison pour un meurtre que ma mère a commis. C’est une situation peu banale. Mais ce ne doit pas être un problème. Pas entre nous, Allison. Allez, viens à la fête.

— Quelle fête ?

— Une sorte de fête de la peinture.

— Oh, tu as décidé de peindre l’appartement des Hanley ?

— C’est l’appartement des Harrington, maintenant, corrige Rodney. J’imagine qu’on s’amusera plus qu’on ne peindra. Mais…

— Je suis désolée.  J’aimerais venir, je le veux vraiment.  Mais je ne peux pas.

Allison tourne les talons et se précipite vers le magasin maritime sans laisser à Rodney le temps de répondre.


Rodney est dans l’appartement Harrington au-dessus de la pharmacie et entend un coup frappé à la porte.  

C’est l’avocat Theodore Dowell. Rodney explique qu’il nettoie le désordre que Norman était supposé nettoyer.  

Dowell demande à Rodney pourquoi Norman a acheté une voiture. Selon Dowell, Norman aurait dû se servir de cet argent pour payer le collège. 

Il dit à Rodney qu’il doit s’occuper de Norman maintenant que Leslie est parti. Et visiblement, Norman a besoin qu’on s’occupe de lui. 


Allison rentre à la maison avec son sac à provisions rempli. Elle jette un coup d’œil en haut et entend la voix d’Elliot dans sa tête, répéter tel un leitmotiv qu’elle doit continuer à rester une Mackenzie.

Puis elle entend la voix de Constance qui lui apprend qu’Elliot est son père. 

Puis la voix de Rodney qui lui dit de venir à la fête. 

Elle secoue la tête et monte au premier.


La « peinture party » bat son plein chez Rodney et Norman. Rita, Norman, Rodney, Abby, Bud et d’autres amis sont là. Rodney annonce d’un ton faussement cérémonial :

— Au nom de tous ceux ici présents, je déclare ouverte la « peinture party » de la Maison Harrington.

Tout le monde applaudit 

— Est-ce que la troupe est prête ?

— La troupe est prête, scandent les invités. 

Ils commencent les travaux dans la bonne humeur. 

Allison, coiffée avec des nattes, arrive d’une façon inattendue. Rodney se précipite vers elle. 

– Je ne pensais pas que tu viendrais, avec tes parents qui sont de retour à la maison.

— Ils ont décidé de ne revenir que demain.

— Super.

— Où est Norman ?

— Sans aucun doute dans « le coin du boudeur ».

Allison se rend dans le coin cuisine où elle trouve Norman effectivement en train de bouder. 

— Je t’ai apporté un cadeau, lui dit-elle. Joyeuse pendaison de crémaillère.

Elle tend le cadeau à Norman. Il la pose sur le poêle.

— Merci.

— Tu ne l’ouvres pas ?

— Non, c’est le travail du grand frère.  Je suis sûr qu’il adorera ça.

— Bien, c’est seulement un peu de sel, quelques allumettes, et du pain. Les besoins de base. Cadeau traditionnel.

— Super. Bon, tu ne vas pas rejoindre Tom Sawyer et le reste de sa joyeuse bande ?

— Je ne me sens pas l’âme d’un grand peintre.

— Quand le grand frère décide de faire une fête, il faut faire la fête, déclare amèrement Norman. 

— Et si on ne la fait pas, on reste dans le coin d’une pièce comme un malheureux.

Rita approche à son tour du coin des boudeurs.

— Norm. Tu ne m’as pas dit si tu aimes les rideaux que j’ai confectionnés.

Norman fausse les épaules  : 

— Qu’est-ce que l’on peut dire au sujet de rideaux?

— Je pense qu’ils sont très jolis, assure Allison.

Rodney les rejoint. 

— Rita, merci. Les rideaux sont jolis.

— Mon frère. L’hôte parfait, ironise Norman.

— Norm, c’est autant ta maison que la mienne, soulève Rodney.

Norman regarde autour de lui. 

— Comment peux-tu appeler ça une maison?

— Maison…  Appartement… Quelle différence est-ce que ça fait ? C’est le nôtre n’est-ce pas ? Moitié-moitié, tu te souviens ?

— Ouais. La moitié de ce que Paul Hanley n’a pas voulu. Ironique, n’est-ce pas ? 

— Elle est à nous maintenant.

— Tu peux prétendre ce que tu veux. Moi je te dis que cet endroit ne nous appartient pas.

Norman se lève et part. Allison essaie de le retenir, mais il s’en va en claquant la  porte. 

— Laisse-le, dit Rodney.  Je  pense qu’il est beaucoup mieux seul.


David revient au manoir et se fait servir une boisson par Doris.

— Merci, dit-il. 

Il regarde autour de lui et ajoute :

— Cet endroit est vraiment agréable, chérie.

— Merci. Je voulais que tout soit parfait pour ton retour du travail. Dure journée ?

— Oui. Je dois avouer que je ne suis pas aussi bien organisé au travail que toi tu l’es pour cette maison.

— J’ai engagé une certaine Mme Chernak qui travaillait à mi-temps pour les Harrington.

— Bien. Où est Kim ?

— Elle est au lit. Elle est baignée et elle a déjà dîné.

— Tout va très bien, alors. Oh, au fait, qu’est-ce que les Warren ont dit ? Tu as pu leur parler ?

À l’étage, Kim se réveille et sort de son lit.

Doris poursuit :

— Oui. J’ai parlé à M. et Mme Warren. Ils sont contre l’idée.

— Tu veux dire qu’ils ne veulent pas laisser  Amy venir ici ?

— Non. Amy ne viendra pas.

— Est-ce que tu lui as dit combien nous la paierions ? C’est bien plus qu’elle ne pourrait espérer en tant qu’apprenti professeur.

Doris secoue la tête 

— Le problème n’est pas là, David. Ils ont peur. Ils ont le sentiment qu’Amy serait plus en sécurité à l’école de sourds, entourée de gens comme elle.

— Ce n’est plus une enfant. Elle doit avoir 18 ans. Je trouve qu’ils la surprotègent.

— Apparemment, c’est une famille très unie. Ils ne veulent pas qu’elle parte de la maison.

— Bien, qu’en est-il au sujet de l’école ici à Peyton Place ? Ils ne peuvent pas trouver des arrangements pour Kim ?, s’enquiert David. 

— J’ai parlé avec le directeur aujourd’hui. Ils n’ont pas les moyens nécessaires pour accueillir un enfant sourd.

— Bien, si c’est ainsi…

David est trop fataliste et Doris le lui reproche :

— Bien sûr, David. Tu abandonnes toujours si facilement.

— Qu’est-ce que tu suggères de faire alors ?

— Pourquoi ne pas l’envoyer à cette école spécialisée à Boston ?, avance Doris. Elle pourrait venir les week-ends à la maison. Ce serait bien, non ?

— Je trouve cette idée parfaitement ridicule. Tu sais bien que ni toi ni moi n’avons l’intention de faire cela. Pourquoi as-tu même émis l’idée d’une chose pareille ?

— Parce que, David, j’ai l’impression de livrer un combat à chaque fois que je m’oppose à toi.

— Maintenant, écoute, Doris.  Nous savons tous les deux qu’il n’y a pas d’infrastructure prévue pour les sourds. 

— David, laisse-moi l’instruire.

— Est-ce que tu penses vraiment pouvoir t’en occuper ? Elle ne peut même pas te parler. Que peut-elle apprendre de toi ?

— Laisse-moi essayer, David.  S’il te plaît, laisse-moi essayer, supplie-t-elle. 

David capitule :

— Très bien. Qui d’autre que nous pouvons le faire ? Je monte voir Kim une minute pour lui dire bonsoir.

David monte à l’étage, et découvre qu’elle n’est pas dans sa chambre. Il appelle sa femme, et elle le rejoint immédiatement. 

— Elle n’est pas dans son lit et je ne la trouve nulle part, s’inquiète David.  Elle a pris sa poupée. Où peut-elle bien être ?

Kim est dehors, derrière la grille en fer forgée, et pleure à chaudes larmes, sa poupée dans la main. Puis elle s’enfuit en courant. 


Episode 72

Mardi 25 mai 1965

Lune de miel 

Constance Mackenzie et Elliot Carson se sont mariés. Et à la réception de leur mariage, leurs nombreux amis leur ont souhaité bonne chance. C’est-à-dire tout le monde sauf Norman Harrington dont l’accès de colère a mis fin à la fête. 

La pharmacie, le square et l’appartement des Harrington. 


Norman est en train de lire le Clarion lorsque Rodney entre dans l’appartement. Rodney lui dit qu’il a l’air de meilleure humeur que lors de cérémonie de mariage. Norman promet de ne plus embarrasser Rodney à l’avenir. 

Ils sortent sur le palier afin que Norman lui montre sa nouvelle acquisition garée dans la rue : une voiture. 

Rodney lui dit que c’est une folie et lui demande combien cela lui a coûté. « 50 dollars d’acompte et 50 dollars par mois », répond son frère. 

Rodney dit que c’est deux semaines de son allocation de subsistance. Il n’aurait pas dû dépenser tout cet argent. Rodney dit à Norman qu’il n’avait pas besoin de voiture, car il pouvait utiliser la sienne « quand il voulait ». 

Mais Norman ne veut plus être dépendant de son frère. En revanche, lui ne veut pas que Rodney utilise sa nouvelle voiture. C’est la sienne, c’est lui qui la paye, c’est donc lui qui la conduit. 


Plan du panneau : L’Auberge d’Ada Jack. À l’auberge, Rita sort de sa chambre et demande à Ada comme elle la trouve. Elle porte une robe très classique. Ada lui dit « Ce n’est pas toi ».  

Rita veut changer de look pour apparaître moins sexy. Elle repasse sa robe tout en reprochant à sa mère de ne pas avoir été assez stricte dans son éducation. 

Rita veut ressembler à Allison Mackenzie pour que Norman puisse l’apprécier. Ada n’aime pas voir Rita fréquenter les Harrington.

— Que dirais-tu si je t’interdisais de voir Norman ?, demande Ada en allumant une cigarette.  

— Je ne t’écouterais pas, répond Rita. 

Ada ricane. 

— Et tu voulais une éducation plus stricte… » 

Rita lui répond que c’est trop tard pour ça. Le bruit d’un moteur de voiture se fait entendre. Ada regarde par la fenêtre et dit à Rita que Norman l’attend. « Norman n’a pas de voiture », dit Rita. Ada lui répond qu’il semblerait qu’il en ait une maintenant. 


Norman et Rita sont garés dans la voiture du jeune homme à l’extérieur de la ville. 

Rita demande à Norman s’il aime sa robe. Norman pense comme Ada et lui dit que ce n’est pas son style. Elle lui répond que ce sera son style, dorénavant. 

Il veut l’embrasser et de nouveau, elle ne se laisse pas faire. Il insiste, elle se fâche. Elle lui fait comprendre qu’elle a besoin qu’on ne la prenne pas pour une fille facile. Norman comprend.


Dans leur chambre d’hôtel à Boston, Constance et Elliot parlent de leur futur. Constance lui demande s’il y a un problème. 

Elliot s’en veut, car il a l’impression que Constance n’a pas réussi à vivre une vie de femme normale pendant tout le temps où il était en prison. 

Constance lui propose de rester seuls un jour de plus à Boston. Tous deux en ont besoin. 


Au manoir, Doris va voir ce que fait Kim. Elle se rend compte que Kim a pris la cloche de la librairie. David gronde gentiment Kim et lui fait comprendre que si elle veut quelque chose, elle doit le demander, et non le prendre. 

David part au travail et Doris essaie de faire parler sa fille, mais sans succès.  


À l’hôpital, le révérend Jerry Bedford rend visite à une malade, madame Zito. Elle l’invite à un dîner italien, avec le Père Kilpatrick,  lorsqu’elle sera rétablie. Il lui dit qu’elle ira mieux très bientôt et s’en va.  

Le révérend Bedford se retrouve dans le couloir et rencontre Betty, avec qui il engage une conversation. Il lui dit entre autres qu’il est venu voir Mme Zito. Sa mère allait très souvent manger à son restaurant. 

Jerry voudrait inviter Betty à dîner, mais il ne se sent pas le courage de le lui demander.


David Schuster entre dans la librairie pour payer quelque chose que sa fille a pris par erreur. Allison lui dit que Kim peut garder la clochette, elle la lui offre. David n’aime pas trop cette idée. Constance appelle de Boston. Les nouveaux mariés ont décidé de rester un jour de plus. Elliot prend le combiné et dit à Allison qu’il espère que tout se passe bien pour elle. 

Allison écourte la conversation en lui disant qu’elle a un client. On a presque l’impression qu’elle lui raccroche au nez. Après avoir raccroché, Allison suggère un livre pour Kim. David semble trouver Allison très sympathique. Il quitte la librairie, car il a un rendez-vous pour son travail. 


Episode 71

Jeudi 20 mai 1965

Un plat de spaghetti

C’est un jour peu ordinaire pour Allison Mackenzie. Sa mère et Elliot Carson viennent de partir en lune de miel à Boston. Mais un mariage est seulement un bref répit dans le quotidien routinier de Peyton Place et la vie reprend vite son cycle normal. Et Allison Mackenzie est dorénavant déterminée à établir une normalité dans sa vie.  

Constance embrasse Allison. Allison embrasse Elliot. Allison entre dans la librairie.


Matthew entre dans la librairie afin de parler à Allison avant d’aller à la fabrique. Elle pensait qu’il prendrait un jour de congé pour l’occasion, mais il a du travail. 

— Je vais à la fabrique interviewer David Schuster. Il est temps de le présenter à la ville. 

Il pense qu’il faudra du temps aux habitants de Peyton Place pour s’habituer au nouveau patron de la fabrique. 

Il invite Allison à dîner ce soir avec Eli Carson et lui-même. Allison ne peut pas accepter l’invitation, car elle a un rendez-vous particulier avec Rodney. Elle a décidé de faire à dîner dans l’appartement du jeune homme. Matthew ne dit rien, mais semble désapprouver. Il s’en va sans un mot.  


Schuster travaille dans son bureau lorsque Matthew frappe à la porte et entre. Ils parlent ensemble un bon moment. David doit apprendre à manier toutes les affaires de la fabrique. « Les données ne sont pas des connaissances tant que vous ne les classez pas dans votre esprit ». Schuster a de la chance, il peut lire jusqu’à 2000 mots par minute et assimiler très vite. 

Le téléphone sonne et David parle un instant avec Doris avant de raccrocher. Doris appelait pour s’excuser d’avoir été désagréable. 

— J’ai cru comprendre que monsieur Harrington a commencé comme ouvrier dans la fabrique, dit Schuster. 

— C’est exact, confirme Matthew. Il a travaillé et a gravi les échelons. Son père était laitier. 

Schuster est surpris. 

— Cela a dû être assez difficile pour lui d’être objectif en ce qui concerne les problèmes syndicaux. 

— Je ne pense pas que Leslie Harrington n’ait jamais laissé quelque chose comme ça interférer avec son objectivité. 

Matthew prend congé du Schuster.


Allison teste les cloches de l’entrée de la librairie lorsque Doris Schuster et sa fille entrent. Elle se présente, ainsi que Kim, à Allison. Elles parlent de livres, comparant la littérature moderne à la littérature classique.  

Doris apprend à Allison que Kim est sourde, mais elle arrive parfaitement à lire sur les lèvres. Doris achète un livre et s’en va. Sans que personne ne la voie, la petite Kim attrape la cloche et la prend avec elle.   


Plan du panneau de signalisation de l’autoroute : Boston 12. Elliot et Constance entrent dans leur chambre d’hôtel. Constance apprécie la déco. Elliot donne sa clé de voiture à l’employé afin qu’il gare le véhicule au parking et lui demande de laisser ensuite la clé à la réception. 

Elliot dit à Constance que conduire sa voiture et vivre dans sa maison ne menacera pas son ego. Il lui dit qu’il veut tout savoir sur elle. 

Constance déballe leurs affaires. Ils ont des lits jumeaux. Elliot fait référence à l’appartement qu’ils avaient à Greenwich Village. Il lui dit qu’ils n’étaient pas libres à l’époque ni maintenant. « Constance, toutes les portes que tu as fermées dans ta vie pour te protéger, laisse-moi les ouvrir ». Ils s’étreignent et embrassent.


À l’hôpital, Rossi entre dans le bureau du Dr Morton et découvre que Grace est avec son mari. Morton demande des nouvelles de Norman Harrington. Il parle de Catherine et de sa maladie. Il évoque aussi le diagnostic exact de Michael à l’époque où elle est morte. Il dit que Norman a toujours grandi avec une fausse image de sa mère. Il avoue que le soir du meurtre, Leslie l’avait appelé, car Catherine faisait une crise d’hystérie. Il lui avait donné des sédatifs très puissants pour la calmer.


Allison sert le dîner à Rodney. Elle dit que le plat qu’elle a préparé s’appelle « spaghetti du jour » (NdA : en français dans le texte).  Au cours du dîner, elle évoque le fait qu’elle souhaite devenir romancière. Elle parle aussi de mariage.

Cette scène a été utilisée dans « Peyton Place, Next Generation » en tant que flash-back.  À la différence près que ce n’était pas Mia Farrow dans le rôle d’Allison.


Rodney et Allison arrivent à la maison des Mackenzie et ils évoquent la niche à oiseaux que Rodney a aidé à mettre en place dans l’épisode 32. Il lui dit bonsoir et elle entre chez elle. Rodney invite Allison à une fête demain soir dans son appartement, mais elle refuse, prétextant que ses parents seront de retour.

Une fois qu’elle se retrouve seule à la maison, le téléphone sonne. C’est Constance qui vient prendre de ses nouvelles. Allison ne lui cache pas qu’elle a vu Rodney ce soir.


Episode 70

Mardi 18 mai 1965

Le mariage 

Pour les habitants de Peyton Place, cet hiver fut sans fin. Pour certains, la saison a été particulièrement dure et froide. Mais l’hiver se termine enfin. Et la source suit son cours. C’est la saison de la semence. La saison de l’éclosion. Constance Mackenzie et Elliot Carson ont tous les deux des raisons de saluer cette saison avec joie. Parce qu’elle leur apporte l’accomplissement et l’espoir.

Matthew aide Allison et Constance à entrer dans sa voiture.


À l’extérieur de l’Église de Peyton Place, sur le bord de la route, les invités du mariage entrent dans la bâtisse pour prendre place. 

Mlle Devon, joue de l’orgue d’une façon convenable. Betty s’assied à la droite du Dr Rossi.  Julie se place à droite de sa fille. Rodney est à la droite de Norman. Ce dernier lève les yeux sur le vitrail avec l’inscription dédiée à sa mère :

À la mémoire de Catherine Harrington. 

Norman demande à Rodney si  leur mère et père s’étaient mariés dans cette église. « Quoi ? » demande Rodney qui est distrait. Norman hausse les épaules « Non, rien ». 

C’est le premier mariage que célèbre le Révérend Jerry Bedford. Elliot, très nerveux, demande l’heure à son père. Eli lui dit qu’il lui a déjà demandé l’heure il y a une minute à peine. 

Pour Eli, c’est la première fois qu’il se retrouve garçon d’honneur. Il prétend avoir perdu la bague, une farce que réserve toujours un garçon d’honneur.  

Comme le veut la tradition, Allison donne à sa mère « quelque chose de prêté ». Il s’agit de son collier. Touchée, Constance l’embrasse avant d’entrer dans l’église. 

Allison traverse l’allée et va s’asseoir devant Rodney. 

Le révérend prévient Elliot et Eli que la cérémonie peut commencer. Elliot semble impressionné. 

Dans le sanctuaire, le marié se dirige vers l’autel, puis vient le tour de la mariée. 

Grace Morton est assise à la droite de sa fille Claire. Robert Morton est à droite de Grace. 

Le révérend Jerry Bedford commence la cérémonie.  Constance et Elliot échangent leurs vœux.  Elliot place la bague au doigt de Constance. La marche nuptiale est entonnée.


Les Schuster emménagent au manoir. Un déménageur costaud se heurte à la petite Kim. David lui demande si elle va bien. Doris arrive près d’eux et parle avec Kim. Elle lui demande de s’asseoir tranquillement et de jouer avec ses jouets.  

Le conducteur de la limousine des Peyton apparaît et frappe à la porte. Il se présente aux Schuster comme M. Raymond Gorby, l’homme de Mr Peyton. Doris l’invite gracieusement à entrer. 

Doris demande à Gorby comment va Mr Peyton. Gorby lui répond : « Il jouit de sa pauvre santé comme il peut, j’imagine. »  Il est venu accueillir les Schuster à la maison de la part de Martin Peyton. 

Après quelques amabilités, Gorby s’en va. David demande à Doris pourquoi elle a écrit à Peyton pour le remercier. Elle lui demande pourquoi lui ne l’a pas fait.

David est agacé par les agissements de son épouse : « Maintenant écoute, Doris. Je ne veux pas lutter sans cesse. Je ne veux pas être manipulé. Je ne veux pas sentir que j’occupe ce travail parce que tu penses que c’est bien d’envoyer un mot à Martin Peyton. Tout ce que je veux, c’est faire ce travail.  Si j’échoue, ce sera à cause de moi, pas à cause de toi ». 


À la réception de mariage qui a lieu au Colonial, Grace dit à sa fille qu’ils pensaient tous que ce serait Michael Rossi, le marié.  

Constance embrasse Michael, qui souhaite ses vœux aux nouveaux mariés. 

Matthew ordonne à Elliot de bien prendre soin de sa nouvelle épouse. 

Le Révérend Bedford demande à Michael qui est la fille aux cheveux châtains. Il répond qu’il s’agit de Betty Anderson. Le Révérend se souvient du père de la jeune fille : George Anderson était l’entraîneur de son équipe de baseball.

Rodney a emmené Allison et Norman en voiture jusqu’au lieu de réception. Allison reste un instant dans le véhicule, rassemblant son courage, puis finalement entre dans le bâtiment. 

Tout le monde danse, sauf Eli qui préfère regarder.  Les musiciens sont au nombre de trois : un accordéoniste, une clarinette et un violon bas.

Rodney invite Allison à danser, sous le regard nostalgique de Betty, tandis que Claire, un sourire bienveillant sur les lèvres, observe Elliot danser avec Constance. 

Michael, voyant Betty seule, l’invite à danser. Betty avoue à Michael qu’elle a du mal à parler avec Rodney.  Rossi lui dit qu’un mariage est toujours propice à faire remonter à la surface de vieilles émotions. Ensuite, il la présente au Révérend Bedford. Le curé l’invite à danser et elle accepte. Norman les regarde.  

Puis Michael danse avec Julie. Matthew les interrompt pour danser avec la jeune femme. 

Claire profite de ce moment pour parler avec Michael. Le médecin l’invite à danser. 

Tout en dansant avec Rodney, Allison observe sa mère et son père en train de danser. Constance est heureuse et Allison paraît contrariée. Rodney lui demande de laisser tomber son animosité envers sa mère. 

Elliot les interrompt pour danser avec Allison. Cette dernière lui souhaite tout le bonheur du monde avec sa mère. « Je crois que nous serons très heureux tous les trois », répond Elliot. Allison n’a pas l’air convaincue. 

Dans son coin, Eli parle avec une certaine Mme Clark.

Elliot retrouve Constance lorsqu’un jeune homme les interrompt pour danser avec Allison. Il dit qu’il fera tout pour la rendre heureuse. Constance, de son côté, souhaite que le passé soit définitivement enterré. 

Mais un incident vient entacher le parfait déroulement de la fête : Norman, à bout de nerfs, pique une crise et insulte le Dr Morton ainsi que tous les invités, qu’il traite de menteurs et d’hypocrites. Norman ne croit toujours pas sa mère coupable de meurtre. Rodney s’excuse pour Norman. Elliot et Constance quittent la fête.


Episode 69

Jeudi 13 mai 1965

Le renouveau du printemps  

Le printemps s’est installé à Peyton Place,  terminant ainsi le long hiver qui a changé la vie de tant de ses habitants. En particulier celles de Constance Mackenzie et de sa fille Allison qui ne seront plus jamais comme avant. Pour Constance, cette nouvelle saison lui apporte l’aboutissement de son mariage avec Elliot Carson.  Mais pour Allison, tous ses repères familiaux se sont effacés et il lui faut en chercher d’autres.

Plans successifs de la ville. Le pilori. Les pompiers qui travaillent sur  leur camion à l’extérieur de la caserne (côté est du square).


Mlle Devon répète un morceau sur l’orgue tandis que le Révérend  Bedford prépare l’église pour un mariage. Il semblerait que Mlle Devon ait quelque difficulté à interpréter le morceau choisi pour le mariage. « Révérend Bedford, êtes-vous sûr que c’est une musique appropriée pour un mariage ? », s’enquiert-elle. 

L’homme d’Église pense qu’ils l’aimeront, c’est du Chopin. 

Mlle Devon se plaint aussi du fait qu’il n’y ait pas eu de répétition. Monsieur Carson et madame Mackenzie ayant réclamé une cérémonie simple, elle ne comprend pas pourquoi le révérend n’a pas choisi une musique plus simple.

Elle propose d’autres choix de musique et le révérend lui dit de faire comme elle veut. Elle aimerait savoir si tout est prêt. Il répond par l’affirmative. Mlle Devon ajoute une pointe de critique : « Il aurait été préférable que le premier mariage du printemps à Peyton Place se déroule dans les règles, avec témoins et demoiselles d’honneur ».

« Mademoiselle Devon, un «  vrai » mariage se déroule  toutes les fois où un homme et une femme entrent dans une église et s’aiment suffisamment pour se marier », rétorque le révérend Bedford. 


Plan de l’Océan, puis de la maison de plage. Elliot aide son père à mettre sa cravate. Eli est revenu de Floride spécialement pour le mariage. 

Il informe son fils qu’il ne retournera pas en Floride. Ses racines sont à Peyton Place. Elliot tente de protester en lui opposant les arguments du Dr Rossi. Mais Eli les balaye en répondant : « Le Dr Rossi a dit que les hivers ne sont pas bons pour moi. Très bien, l’hiver s’en est allé et je suis ici. À l’automne prochain, je serai capable de traverser l’Alaska ». 

Elliot lui fait savoir qu’il s’installe chez Constance. Ils seront plus à l’aise chez elle qu’à la maison de la plage avec tous ces mauvais souvenirs. Après tout, c’est plus commode d’habiter en ville. Surtout pour Allison qui va au Collège.

Eli ne souhaite pas déranger les nouveaux mariés et informe son fils qu’il va reprendre sa chambre au-dessus du magasin. 

Eli lui souhaite bonne chance. « Tu vas devoir prendre beaucoup de responsabilités comme mari, père et chef de famille. Chaque homme dans ce bas monde a besoin de ça pour être un homme accompli. Mais la plupart des hommes ont la chance d’y aller progressivement ». 

— Oh, je vois ce que tu veux dire, répond Elliot. Tu veux parler du fait que je ne peux pas attendre la même autorité que j’aurais eue autrement.

— Exactement, Connie a vécu seule, dirigé ses propres affaires pendant 18 années. Maintenant, avec toi entrant dans leurs vies…

— Connie et moi avons discuté longuement, Papa. Elle et moi savons qu’il y aura des obstacles et des dangers. Mais nous sommes tous les deux très amoureux.

— Très bien, je ne suis qu’un vieil homme qui pensait devoir dire quelque chose à son fils le jour de son mariage.

— Dis-moi juste « bonne chance » et je sais que personne au monde ne pourrait le dire avec plus d’honnêteté.

Eli lui souhaite bonne chance d’une voix sincère et émue. 


Le carillon de la porte d’entrée du manoir Harrington retentit. Rodney fait entrer David Schuster, sa femme Doris, et leur fille Kim. 

Ce sont les repreneurs du manoir. David est le nouveau directeur de la fabrique Peyton. Depuis sa démission, Leslie a quitté Peyton Place. 

Rodney offre à la famille une visite de la maison. Il leur fait savoir qu’il n’est pas mécontent de quitter le manoir. 

Doris demande si l’on peut entendre une personne lorsqu’elle appelle du premier étage. Elle prévoit déjà de poser un interphone. 

Rodney dit que rien n’est fermé à clé, mais il rend les clés en disant quelques mots agréables à David.  

Avant de partir, Rodney dit à David qu’il n’a rien à lui expliquer. C’est David qui va diriger la Fabrique dorénavant. Rodney s’en va.

Doris dit que Rodney n’avait aucun droit d’être là. David lui reproche d’avoir joué à la « grande dame » devant Rodney. 

Blottie sur une marche de l’escalier, Kim est apparemment triste et David va la consoler. Il la porte jusqu’au premier étage.


Betty parle à Julie tandis que sa mère l’aide à mettre la robe qu’elle a cousue pour le mariage. 

Betty trouve bizarre que Constance et Elliot ont décidé de faire un grand mariage, elle pensait qu’après être passés par des moments très durs, ils auraient préféré un mariage tout simple devant un juge de paix.

« Rien n’est bizarre quand deux personnes s’aiment », lui répond Julie.

Betty lui dit que si son mariage avec Rodney avait duré, elle aurait regretté de ne pas avoir fait un grand mariage 


La camionnette du fleuriste de Peyton Place s’arrête devant la maison des Mackenzie pour y déposer un bouquet. 

Allison ouvre la porte et accepte le colis. Elle apporte la boîte à Constance. La jeune fille aide Constance à enfiler sa robe. 

Constance lui dit que cela doit lui paraître étrange, le fait de voir sa mère se marier. Allison lui répond qu’en effet, ce n’est pas habituel. 

Elle va chercher une paire de gants blancs dans l’armoire et les donne à sa mère en lui disant qu’Oncle Matt ne devrait pas tarder et qu’elle doit être prête lorsqu’il sera là. 

Allison est très distante envers sa mère.  


À l’église, Elliot attend patiemment tandis que mademoiselle Devon arrive. Il la salue. « Bonjour, mademoiselle Devon. »

— Elliot, je cherchais le Révérend.

— Oh, il est allé à son bureau passer un coup de fil.

— Vous êtes venu en avance, constate-t-elle.

— Je suis venu vérifier si tout était en place.

— Ce n’était pas la peine. Le Révérend s’est occupé de tout et voyez vous-même : tout est en ordre.

— Oui, je sais. Et j’apprécie.

— Vous avez de la chance qu’il soit aussi compréhensif, Elliot.

Le Révérend Bedford arrive. « Voulez-vous que je joue la musique dès l’arrivée des invités ? », demande l’assistante. 

— Pourquoi ne le demandez-vous pas au marié ? répond l’homme d’Église. 

— Bien, je vous fais confiance, mademoiselle Devon, affirme Elliot. Tout ce que vous déciderez sera parfait pour moi.


Le Dr Rossi et Matthew se retrouvent au Square. Matthew demande s’il a des regrets. Michael dit simplement qu’il leur souhaite tout le bonheur du monde.


Rita et Norman accrochent un tableau dans l’appartement que les frères Harrington partagent désormais depuis le départ de leur père. Ils se sont installés en face du square, sur Glover Street, plus précisément dans l’appartement au-dessus de la pharmacie, autrefois habité par Calvin Hanley. 

Ils se taquinent, puis Norman tente d’embrasser Rita, mais elle ne veut pas, ce qui vexe Norman. Rita lui dit qu’elle ne veut pas qu’il se fasse de fausses idées. Norman s’énerve : « Pourquoi en faire tout un plat pour un simple baiser ? »

Il finit par l’embrasser. Rita n’est pas à l’aise et s’en va.

Rodney revient et dit à Norman qu’il a reçu une lettre de Leslie. Leur père est à Londres et a parlé au téléphone avec leur tante Laura, qui est à Paris. 

Norman n’est pas intéressé de savoir tout ceci. Il est plus intéressé par ce qui se passe ici et demande comment ça s’est passé avec les Schuster et s’ils aiment le manoir. 

« Pourquoi ne l’aimeraient-ils pas ? » demande Rodney en haussant les épaules. Pour Norman, c’est maintenant le futur qui importe.


Constance et Allison mettent les dernières touches à leur tenue. Allison a quelques problèmes à mettre son chapeau. Allison ne souhaite pas l’aide de sa mère. « Laisse-moi tranquille ». Mais Constance insiste. Allison se retourne, en colère : « Je t’ai dit de me laisser tranquille ! »

Elle est tellement fébrile qu’en se retournant, elle renverse un vase qui se brise.

Matthew entre au même moment et demande ce qu’il se passe. Allison lui dit que ce n’est rien, elle a juste cassé un vase sans le faire exprès. Elle s’apprête à ramasser les morceaux lorsque Constance lui demande de ne pas s’en occuper. Allison insiste et cette fois, c’est Constance qui s’énerve : « Je t’ai dit de laisser tomber ! ». Vexée, Allison monte à l’étage. 

« Oh, Matt, qu’est-ce que j’ai fait à ma fille ?… », se plaint-elle. Matt lui répond qu’elle n’a rien fait, elle est juste sur le point de se marier. 

Constance craint que le lien entre elle et Allison ne soit rompu à tout jamais. Il la rassure avec des paroles réconfortantes, puis Allison redescend, calmée, et annonce qu’elle est prête. 

Avant de partir, Constance contemple longuement sa maison, pensant sans doute que lorsqu’elle reviendra au bras de son nouveau mari, rien ne sera plus comme avant. 

Matt aide Constance à entrer dans la voiture et la conduit à l’église.


Episode 68

Mardi 11 mai 1965

La démission  

Hier soir, Allison Mackenzie s’est installée chez les Anderson. Aujourd’hui, sa vie paraît retrouver son aspect routinier. Mais cette apparence n’est qu’illusion. Hors de tout ce qui lui était familier, cela commence à paraître comme si rien ne s’était passé.  

Le square enneigé de Peyton Place. La  caserne des pompiers.


Paul Hanley conduit sa voiture britannique et se gare devant la pharmacie Peyton. Il rejoint Allison au square et lui demande si elle a lu le journal aujourd’hui. Il parle de la démission de Leslie. Elle acquiesce. 

Elle est froide avec lui et lui reproche de toujours vouloir blesser les gens. « Ça fait partie de mon personnage », plaide Paul.  Allison ne comprend pas pourquoi il se conduit toujours mal envers les autres.

Elle préfère ne pas s’éterniser avec lui, traverse la rue et s’engouffre dans la librairie. 

Constance a dans les mains l’édition du Clarion titrant sur la démission de Leslie au sein de la fabrique Peyton. 

Matthew est en train de discuter avec Constance. Il demande à Allison si elle a quelque chose de prévu ce soir. Il suggère qu’elle se joigne à lui pour dîner à l’auberge. 

Allison accepte et Matthew convient de venir la chercher à 7h15. Il quitte la librairie, laissant Constance et Allison seules. 

Constance parle à Allison de la démission de Leslie. Elle songe que cela ne doit pas être facile pour lui de tout abandonner. 

Elle informe également sa fille que Leslie est à Boston afin de demander au lieutenant Gouverneur la réhabilitation d’Elliot. Allison se demande si cela a un rapport avec sa démission de la Fabrique Peyton. « En un sens », lui répond Constance. 

Allison pense que Matthew vient de lui annoncer la nouvelle, mais Constance préfère ne pas lui mentir et l’informe qu’elle était au courant. 

Allison reproche une nouvelle fois à sa mère d’avoir gardé un secret alors qu’elles avaient promis de ne plus s’en faire.


Paul se rend à l’hôpital pour parler avec Elliot Carson et lui dire à quel point il est soulagé. 

Il lui dit également qu’il a quelque chose qu’il devrait apprécier, et lui montre le Clarion avec le gros titre: 

HARRINGTON DÉMISSIONNE DE LA FABRIQUE PEYTON

Paul appelle cette affaire « La chute de la Maison Harrington ». Mais Elliot ne se réjouit pas. Pour lui, ce n’est pas une tragédie, mais un désordre pitoyable. 

Paul se défend en disant qu’il voulait simplement que justice soit faite. Elliot rétorque que le drame qui a été vécu n’est pas une forme de justice. « Les innocents sont punis avec les coupables », dit-il. 

Paul se lamente à nouveau en disant qu’il n’a aucune diplomatie envers les gens. Il ne cesse de les blesser. Elliot lui demande ce qu’il compte faire à propos de cela.  


Betty entre dans le bureau de Michael pour parler avec Julie. Elle demande à sa mère si elle est prête pour déjeuner. Julie lui dit qu’elle doit encore déposer les patins à glace dans le bureau du Dr Rossi. 

Betty lui dit que ça ne sera pas nécessaire, car Claire a annulé. 

Michael entre au même moment. Julie lui dit que Dorothy Yates a appelé pour obtenir une prescription pour Anna. Et Mme Frisby aimerait avoir un check-up. Michael en prend bonne note et entre dans son cabinet de consultation. 

Betty pense que le Dr Rossi et Claire Morton devraient se rapprocher. Elle aimerait que Michael puisse avoir une relation stable et elle espère qu’il va rencontrer quelqu’un. 

Tout ce que Julie peut dire, c’est qu’il a été très bon envers Betty.


Chez les Morton, Claire parle avec son père. Il est rentré tôt parce qu’il doit remplacer le Dr Rossi ce soir. 

Elle lui dit que ce n’était pas nécessaire parce qu’elle a annulé son rendez-vous avec Michael. Le Dr Morton ne comprend pas pourquoi elle fait ça. 

Claire commence alors à faire un speech et disant qu’elle voulait être à la hauteur de la tradition Morton. « Que dirais-tu si je décide de rester à Peyton Place ? » demande Claire.

Robert en serait heureux, surtout si elle travaille avec lui. Il lui avait déjà fait la demande il y a deux ans. 

Elle lui répond qu’à l’époque, elle n’était pas prête. Il dit qu’il voulait avant tout qu’elle soit heureuse. 

Claire dit qu’elle est revenue à Peyton Place parce qu’il y a quelque chose  qu’elle a besoin d’apprendre et elle pense qu’il est capable de le lui apprendre.


Dans le bureau du Clarion, Allison parle avec Matthew Swain du dîner qu’ils ont eu. Matthew demande pourquoi elle l’a évité ces derniers temps. Elle lui répond qu’il n’est pas facile pour elle de lui parler et lui demande pourquoi il ne lui avait jamais rien dit au sujet d’Elliot. Si elle avait su qu’Elliot était son père, elle aurait pu lui écrire et aller lui rendre visite en prison. Peut-être que ça aurait pu lui rendre les choses plus faciles. 

Matthew lui répond que Constance avait voulu la protéger du scandale. Elle demande ce que monsieur Harrington a à voir avec la réhabilitation de son père. Tout ce que Matthew peut lui dire, c’est que les Harrington pourraient quitter Peyton Place.

Allison s’apprête à partir. Matthew souhaite la raccompagner, mais elle refuse, disant qu’elle ne rentre pas directement à la maison. 


Au manoir, Rodney laisse entrer Leslie et lui dit qu’il aurait pu aller le chercher à l’aéroport. Il dit qu’il n’a pas été à la hauteur en parlant avec Norman. 

Leslie veut parler du futur. Il est persuadé que Rodney surmontera cette épreuve. Il parle vaguement d’emmener ses fils à Londres, Paris et Rome. 

Rodney informe son père que Norman pense que c’est lui qui a tué Elizabeth Carson. Leslie demande ce que lui en pense. Rodney ne répond pas et s’en va. 

Leslie appelle alors Norman. Mais Norman s’enferme à double tour dans sa chambre. Leslie insiste en lui disant qu’il doit lui parler. Dans sa chambre, Norman fait tourner le globe terrestre. Il ne laisse pas entrer son père.


Constance apporte un grand bouquet de fleurs à Elliot. Elle dit que cela lui rappellera que le printemps approche. 

Elliot attend avec impatience des nouvelles de Leslie. Constance dit à Elliot qu’il obtiendra sa réhabilitation. Betty entre dans la chambre d’hôpital. Elle a apporté un vase. 

Constance lui fait savoir qu’Allison est venue hier soir à la maison. Elliot demande à Betty de fermer la porte en repartant. 

Il dit ensuite à Constance qu’il est revenu à Peyton Place pour deux raisons : sa réhabilitation, et elle et Allison. Il a obtenu sa réhabilitation, maintenant, il veut réparer les torts qu’il a faits à Constance et sa fille. Il demande Constance en mariage.


Sur le quai, Rodney et Allison sont à bord d’un bateau d’excursion. Pour Allison, tout lui semble beau. Elle dit à Rodney qu’elle est comblée et qu’elle a tout ce qu’elle a toujours voulu. 

Elle lui dit qu’elle a toujours senti une connexion spéciale entre Elliot et elle. Rodney ne comprend pas, alors elle lui dit : « Elliot Carson est mon père. »

Rodney la remercie de le lui avoir dit. Il est heureux de la confiance qu’elle lui accorde. 

Elle aimerait savoir ce que Leslie compte faire maintenant qu’il a démissionné de la fabrique Peyton. Rodney pense qu’il va quitter la ville. Mais une chose est sûre : il ne compte pas l’accompagner. Il reste à Peyton Place, car il appartient à cette ville. 

Ils sortent du bateau et marchent ensemble main dans la main jusqu’au square. 


Episode 67

Jeudi 6 mai 1965

Point de non retour 

Leslie Harrington vole en direction de Boston afin de faire face à un redoutable moment qu’il a passé la moitié de sa vie à vouloir éviter. Pendant ce temps, dans sa maison de Peyton Place, Rodney Harrington fait face à son propre supplice. Il doit dire à son frère Norman la vérité sur le mariage de leurs parents et sur le crime qui l’a détruit.

L’avion qui décolle de White River avec Leslie Harrington à son bord, puis Norman qui se rase avec son rasoir électrique.


Dans leur chambre à coucher du manoir, Rodney essaie de parler à Norman au sujet de leurs parents, mais il n’y parvient pas. 

Norman demande à Rodney s’il a des problèmes. Rodney lui répond que c’est effectivement le cas. Mais il a dû mal à s’exprimer. Les mots ne lui viennent pas facilement. 

Norman le presse parce qu’il a un rendez-vous avec Rita et qu’il est déjà en retard. Il continue à se raser. 

Rodney l’informe que Leslie lui a dit quelque chose de très important au sujet d’Elliot Carson. Norman ne comprend pas en quoi cela le concerne, car il connaît à peine Elliot. 

Rodney ne parvient cependant pas à lui dire la vérité et préfère attendre une autre occasion. Demain, sans doute. 

Norman part pour aller chercher Rita, tandis que Rodney s’assoit sur son lit, perplexe.


Au cabinet du Dr Rossi, Allison entre afin de parler avec Julie Anderson. 

Michael lui dit qu’elle vient de partir et offre de la ramener chez les Anderson. Mais Allison lui dit qu’elle ne va pas chez les Anderson, elle compte rentrer à la maison. 

Mike est ravi de l’apprendre. Il demande soudainement à Allison si sa mère lui avait dit qu’il était de garde à l’hôpital de New York lorsqu’elle est née. 

Allison remarque que c’est de mieux en mieux. Elle est probablement la seule personne en ville à ne pas connaître son histoire. 

Michael défend Constance en disant que c’est une femme qui a toujours était très solitaire.  


À l’hôpital, Matthew Swain rend visite à Elliot pour lui dire que Leslie démissionne de son poste de directeur de la Fabrique Peyton. 

Leslie est parti voir le lieutenant Gouverneur Foster pour innocenter Elliot. 

Elliot pense toujours quitter Peyton Place une fois rétabli, mais Matthew lui dit qu’il a ses responsabilités à prendre envers Allison. 

Elliot lui répond que pour un homme dans sa position, la responsabilité est un luxe. « C’est quelque chose que j’ai toujours voulu, que je chéris, mais suis-je autorisé à l’avoir ? »

Matt lui dit que tout dépend de lui, et de ce qu’il décidera de faire. 


Michael et Allison sont dans la voiture devant la maison des Mackenzie. Mike lui dit : « Si tu reviens à la maison, alors reviens-y pour de bon ». 

Allison sort de la voiture, traverse l’allée de son jardin et entre à l’intérieur de la maison. Elle salue froidement sa mère qui se trouve dans la pièce. Constance est heureuse de la voir. Elles parlent brièvement de banalités. 

Allison prend de la nourriture du réfrigérateur. Constance ferait tout pour mettre Allison à l’aise, mais cette dernière lui dit d’arrêter de la traiter comme une invitée. 

Constance suppose qu’il faudra du temps pour recoller les morceaux. « Il ne faut surtout plus de mensonge », répond la jeune fille. 

Allison demande à Constance que  si elle avait su en premier qu’elle allait avoir un bébé, est-ce qu’elle l’aurait voulu. Constance hésite, puis lui dit : « Dès l’instant où tu es née, je t’ai aimée ». 

Allison la remercie de ne pas avoir menti cette fois. Constance retire son alliance. « Il n’y aura plus de mensonges ni de secrets entre nous », dit-elle.


Chez les Morton, Grace entre dans la chambre de Claire. Elle pensait que sa fille était avec le Dr Rossi. Claire lui annonce qu’elle a annulé le rendez-vous. 

Grace ne demande pas d’explication et montre à sa fille l’article de Matt à son sujet dans le Clarion. Claire dit qu’elle n’a pas été honnête sur le but de son retour. Elle est ici parce qu’elle a fui un mariage. Son mariage. 

« Tu es mariée ? » s’exclame Grace à sa grande surprise. Claire acquiesce. « Avec Vincent Markham », annonce-t-elle. Grace est surprise et bouleversée par cette nouvelle. Claire s’excuse de ne l’avoir pas dit plus tôt, elle ne voulait simplement pas leur annoncer la nouvelle par téléphone. 

Elle fait comprendre à sa mère que son mariage est loin d’être idyllique. Au début, ils s’étaient trouvés de nombreux points communs, ils aimaient les mêmes musiques, les mêmes films et ils avaient  de passionnantes conversations. Elle pensait que cela suffisait. Mais ça n’a pas suffi. 


Au square, Paul Hanley interpelle un certain Walter, le vendeur de journaux derrière la camionnette du Clarion, et achète un journal. Le gros titre du Clarion indique : HARRINGTON DÉMISSIONNE DE LA FABRIQUE

Paul entre dans le bureau du Clarion et Matthew lui dit ironiquement qu’il ne fait pas de remboursement. 

En fait, Paul est venu se plaindre à Matthew au sujet du ton qu’il a donné à l’article sur la démission de Leslie Harrington. 

Paul insiste sur le fait qu’il est persuadé de la culpabilité de Leslie dans le meurtre de sa sœur Elizabeth. Il pense que sa démission est une fuite pour ne pas faire face à ses responsabilités. Il aimerait que Matt publie cela. 

Matthew lui répond que c’est à la justice de trancher, pas à Paul. Il a fait preuve d’ingérence en envoyant George chez Leslie et le résultat a été catastrophique. Il a fait assez de mal comme ça.  


Betty parle à Julie de la démission de Leslie Harrington. 

Julie dit à Betty que Paul a convaincu George que Leslie a tué Elizabeth Carson. Et que Paul Hanley l’a convaincu de venger ce meurtre. 

Betty demande à sa mère si elle croit Leslie coupable. Julie ne répond pas.


Norman entre au manoir en même temps que Rodney descend les escaliers. Norman tient dans sa main le journal où l’on annonce la démission de leur père. Il ne comprend pas. 

Rodney dit à Norman que Leslie est allé voir le lieutenant Gouverneur pour disculper Elliot Carson. Norman demande pourquoi Leslie est resté silencieux pendant toutes ces années. Rodney raconte enfin à son frère les détails du meurtre. Norman ne peut pas accepter le fait que sa mère soit coupable de ce meurtre. 

Il demande à Rodney de ne plus jamais mentionner le nom de sa mère. Rodney trouve des excuses à leur mère en prétendant qu’elle n’allait pas bien. 

Norman est persuadé que son père est le véritable meurtrier d’Elizabeth et qu’il se couvre en accusant sa défunte épouse. 


Episode 66

Mardi 4 mai 1965

Père et fille 

Il est minuit à la maison de plage d’Elliot Carson. Tandis qu’Elliot se trouve à l’hôpital grièvement blessé, Constance Mackenzie est venue ici pour retrouver le journal intime de sa femme assassinée. 

Constance se trouve à la maison de plage et fouine dans les tiroirs d’Elliot.


Constance Mackenzie est effrayée quand elle entend un bruit dehors. Elle se demande qui peut être ici à cette heure de la nuit. 

Rodney Harrington ouvre lentement la porte et entre. Elle est soulagée de voir qu’il s’agit de lui. 

Elle explique à Rodney qu’elle est venue ici pour prendre quelque chose pour Elliot. 

Intriguée, elle lui demande ce qu’il fait ici. Rodney dit qu’il ne sait pas pourquoi il est venu là, et qu’il ne pouvait pas dormir. Le jeune homme ajoute qu’il avait l’habitude de venir ici lorsqu’il était enfant. 

Il demande à Constance si elle sait qui a tué Elizabeth Carson. Constance répond qu’elle sait que ce n’est pas Elliot Carson. Elle ajoute que personne n’est vraiment sûr de ce qui s’est passé la nuit du crime. 

Mais Rodney, lui, sait. Il dit qu’il n’a jamais était très proche de sa mère, à la différence de Norman. 

Constance assure à Rodney que son père l’aime (elle pense toujours que c’est Leslie l’assassin). 


Plus tard, dans la salle de séjour du manoir, Leslie appelle Rodney et lui dit qu’il a besoin de parler avec lui. 

Leslie lui fait savoir qu’il quitte la ville pour un jour ou deux. Il donne à Rodney un numéro de téléphone où il peut être joint. 

Il prendra le vol de 5 heures de White River à Boston. Il a un rendez-vous avec le lieutenant Gouverneur au sujet de la réhabilitation d’Elliot. 

Pour Leslie, ce n’était pas une décision facile à prendre. Rodney lui souhaite un vol agréable. 

Leslie prévient Rodney que rien ne sera plus pareil dorénavant. 

Rodney se demande comment annoncer cette nouvelle à Norman, qui était très proche de sa mère. 

Norman arrive au même moment et rejoint son père et son frère. Rodney offre à Norman de l’emmener à l’école et suggère de prendre le petit déjeuner avant. 

C’est difficile pour Leslie, mais il dit à Norman et Rodney qu’il les aime. 


À l’hôpital, Allison entre pour voir Elliot qui n’a plus besoin de la tente à oxygène. 

Elle lui dit que le Dr Rossi lui a permis de venir le voir. Allison dit à son père qu’elle veut changer son nom et s’appeler Carson. 

Dans un moment de tendresse, elle prend sa main et lui dit : « Je veux être ce que je suis ». Elliot ne l’encourage pas dans ce sens. Il dit qu’il ne l’a pas élevé. Ce n’est pas lui qui lui a inculqué le sens des valeurs. Selon lui, Allison ne doit pas punir sa mère. 

Il demande à la jeune fille de venir avec sa mère lors de sa prochaine visite. Allison lui apprend qu’elle reste chez les Anderson. Ils se regardent un moment sans parler, puis Allison s’en va.  


La Dr Claire Morton arrive à la réception et discute avec son père qui vient d’acheter un billet de loterie à Betty, dont les bénéfices iront à meubler la salle de jeux des enfants. 

Claire informe son père qu’elle va patiner avec le Dr Rossi. 

Constance Mackenzie les rejoint. Constance dit à Claire qu’elle avait entendu qu’elle était de retour à Peyton Place. Elle aimerait déjeuner avec elle un jour. Claire lui dit qu’elle l’appellera. 

Constance s’en va rejoindre Elliot dans sa chambre tandis que Michael rejoint Claire. Il mentionne de nouveau le Dr Vincent Markham et, de nouveau, le visage de Claire se ferme. Elle décline son invitation à dîner et annule leur rendez-vous à la patinoire sans donner d’explication. 

Elle quitte précipitamment le médecin en disant qu’elle doit aller voir Mlle Choate.


Plan de l’inscription sur la porte du bureau :

PAUL HANLEY 

LITTÉRATURE 1 et 2

Dans le couloir, Allison s’entretient avec Paul Hanley. 

Rodney arrive et Hanley demande à parler avec lui dans son bureau. 

Rodney dit que son père entreprend des démarches pour disculper Elliot Carson. Rodney soutient que son père n’a pas tué Elizabeth. 

Paul ne voulait pas se venger, il veut simplement que justice soit faite. Rodney lui dit que dans cette affaire, il n’y a aucune réponse facile. Rien n’est tout noir, ni tout blanc. Tout est compliqué.


À la Fabrique, Leslie Harrington laisse Matthew Swain entrer dans son bureau et lui fait savoir qu’il démissionne de l’entreprise Peyton et demande à Matthew de publier cette information dans le prochain numéro du Clarion. 

Il veut faire cette annonce maintenant, tant qu’il lui reste encore un peu de dignité, car lorsqu’il reviendra à Peyton Place, il n’aura plus de dignité. Il explique au journaliste qu’il part à Boston pour raconter toute l’histoire sur le meurtre d’Elizabeth Carson. 

« Vous saviez que j’étais impliqué », demande-t-il à Matthew. Ce dernier admet qu’il avait de sérieuses convictions sur l’implication de Leslie.

Leslie ne peut pas lui révéler la vérité maintenant, mais il espère que quand sa déclaration sera rendue publique, Matthew rédigera l’histoire sur le meurtre de telle façon qu’elle ne blessera pas ses fils. 

Matthew dit à Leslie qu’il espère que tout se passera bien pour lui, et ce malgré le fait qu’il ne l’a jamais admiré. Leslie a toujours couru après l’argent, et le pouvoir. 

La secrétaire de remplacement de Leslie l’appelle afin de lui dire que Rodney est ici pour le conduire à l’aéroport. 

Rodney et Matthew se saluent. Matthew  souhaite à Leslie un bon voyage. 


À l’aéroport de White River, les passagers entrent dans l’avion. Rodney souhaite à Leslie un bon vol. 

Leslie grimpe les dix marches et monte à bord de l’avion, sous le regard de Rodney. 


Elliot est toujours dans la chambre 112 de l’hôpital. Constance vient lui rendre visite. 

Elle lui dit qu’elle a parlé au Dr Rossi : Elliot va beaucoup mieux. 

Il demande à Constance d’être patiente avec Allison. Elle a appris la vie dans les livres, avec des bons et des méchants. Elliot lui apparaît comme le héros romantique meurtri par la vie. Un jour ou l’autre, elle se tournera de nouveau vers Constance et comprendra ce que c’est vraiment qu’être des parents. 

Il parle de l’intelligence d’Allison et il dit que lui n’est pas quelqu’un de noble, mais simplement quelqu’un de pratique.

Constance lui annonce que Leslie va tenir sa promesse. Tous deux pensent qu’il est innocent et que c’est Catherine qui a tué Elizabeth. Constance lui dit qu’une nouvelle vie va démarrer pour lui et qu’il va pouvoir être un père pour Allison. Il lui répond qu’il se sent plus comme un beau-père. 

Constance lui dit qu’elle va tout faire pour qu’il se sente comme le vrai père qu’il est. 


Episode 65

Jeudi 29 avril 1965

La décision de Leslie  

À l’hôpital, Elliot Carson, grièvement blessé par George Anderson, lutte contre la mort. Dans la plus grande des maisons de Peyton Place, Leslie Harrington, dans un sens très différent, se bat également pour sa vie. 

Elliot Carson repose sous une tente à oxygène dans la chambre 112 de l’hôpital de Peyton Place. Constance se rend au manoir afin de parler avec Leslie Harrington.


Au manoir, Constance se tient debout devant la porte d’entrée et sonne. Elle est accueillie par Leslie Harrington. Elle lui dit qu’elle veut parler avec lui d’Elliot. 

Constance insiste pour que Leslie éclaircisse le meurtre de la femme d’Elliot. Elle dit qu’il doit se rendre aux autorités ou bien c’est elle qui ira les voir, avec le journal d’Elizabeth. 

Leslie lui demande si elle a lu le journal. Il est persuadé que dans les écrits d’Elizabeth, il n’y a aucune preuve de sa culpabilité. 

Elle lui rappelle qu’il a fait une promesse à Elliot. Rodney entre à ce moment de la conversation. 

Constance le salue et s’en va. Juste avant, elle murmure à Leslie : « Vous ne pourrez pas échapper au jugement ». 

Seul avec son père, Rodney souhaite qu’il réponde à une question. « A-t-il tué Elizabeth Carson ? »

Rodney ne fait que se renseigner auprès de Leslie au sujet du meurtre d’Elizabeth Hanley Carson. Il dit qu’il veut tout savoir. Leslie insiste sur le fait qu’il n’a pas tué Elizabeth. 

Rodney demande s’il sait qui l’a tuée. Leslie répond par l’affirmative. Rodney demande si c’est Elliot Carson. 

Leslie lui répond non. Rodney est soulagé. Il dit qu’il avait été très effrayé à l’idée de penser que son père aurait pu être un assassin. 

Leslie dit encore que le mobile du meurtre n’est autre que la jalousie. Et s’il n’a rien dit, c’était pour protéger la mère de Rodney et Norman. 

Rodney devient si émotif à propos de sa mère qu’il sanglote lorsqu’il apprend que c’est elle qui a tué Elizabeth. Il se retire en haut dans sa chambre. 


Chez les Morton, le Dr Robert Morton, Grace et Claire divertissent Michael. 

Après que les Morton se sont retirés, Michael discute seul avec Claire. Il la remercie d’avoir parlé avec Betty Anderson.

Claire a un vertige. Elle dit à Michael qu’il s’agit d’un mal de tête. Le médecin pense qu’elle a besoin d’air frais et l’invite à aller patiner cette semaine. 


Constance entre chez elle et appelle Allison, mais n’obtient aucune réponse.

Allison est en fait chez les Anderson, et parle avec Julie. Cette dernière lui demande si elle a appelé Constance pour lui dire qu’elle passe la nuit chez les Anderson. Allison répond par la négative. Julie se propose de le faire.

Chez les Mackenzie, Julie téléphone pour dire à Constance qu’Allison passe la nuit chez eux. 

Constance demande à parler à Allison. Julie lui explique qu’Allison ne veut pas lui parler, en minimisant les faits pour ne pas blesser son amie. En fait, elle prétexte que Betty et Allison voulaient passer une soirée entre filles (ce qui est difficile à croire).


L’avocat Theodore Dowell débarque au manoir Harrington et Leslie lui ouvre la porte tout en le remerciant d’être venu aussi rapidement. 

Leslie veut qu’il parvienne à innocenter Elliot Carson du meurtre d’Elizabeth, et le plus vite possible. 

Leslie s’inquiète au sujet de Norman. Il sait que Norman était très proche de sa mère. Il veut que cette affaire se règle au plus vite. 

Dowell consent à appeler le Gouverneur Foster. Il le prévient qu’une fois qu’il l’aura fait, il n’y aura pas de retour en arrière possible pour Leslie. 


Retour chez les Anderson où Allison fait un cauchemar. Elle se réveille en sursaut dans le canapé du salon qui lui sert de lit, et se redresse en criant. 

Betty arrive et demande à Allison si tout va bien. Betty lui dit qu’elle s’apprêtait à aller à la cuisine et lui demande si elle veut quelque chose. Betty lui offre du lait. 

Allison la remercie de la laisser coucher ici cette nuit sans lui demander d’explication. Elle dit qu’elle n’est pas vraiment une Mackenzie. 

Julie descend et rejoint les filles. Puis Betty remonte se coucher. 

La mère de Betty dit à Allison qu’elle sait ce que c’est d’être seule. Elle encourage Allison à appeler sa mère, mais la jeune fille prétexte qu’il est trop tard. 

Julie lui répond que demain, ce sera encore plus dur d’aller lui parler. Mais Allison ne veut pas l’appeler, elle préfère attendre demain. Avant de retourner dans sa chambre, Julie demande à Allison si elle a besoin de quelque chose. 

Allison se recouche dans le canapé, songeuse. 


En pleine nuit, Constance conduit jusqu’à la maison de plage et entre dans la demeure. 

Elle fouine dans la petite maison et trouve le journal d’Elizabeth tandis qu’elle entend un homme marcher à l’extérieur. 

Elle saisit le journal et se retourne. Une silhouette que l’on ne peut distinguer se trouve derrière la porte d’entrée. Elle est effrayée.