Episode 67

Jeudi 6 mai 1965

Point de non retour 

Leslie Harrington vole en direction de Boston afin de faire face à un redoutable moment qu’il a passé la moitié de sa vie à vouloir éviter. Pendant ce temps, dans sa maison de Peyton Place, Rodney Harrington fait face à son propre supplice. Il doit dire à son frère Norman la vérité sur le mariage de leurs parents et sur le crime qui l’a détruit.

L’avion qui décolle de White River avec Leslie Harrington à son bord, puis Norman qui se rase avec son rasoir électrique.


Dans leur chambre à coucher du manoir, Rodney essaie de parler à Norman au sujet de leurs parents, mais il n’y parvient pas. 

Norman demande à Rodney s’il a des problèmes. Rodney lui répond que c’est effectivement le cas. Mais il a dû mal à s’exprimer. Les mots ne lui viennent pas facilement. 

Norman le presse parce qu’il a un rendez-vous avec Rita et qu’il est déjà en retard. Il continue à se raser. 

Rodney l’informe que Leslie lui a dit quelque chose de très important au sujet d’Elliot Carson. Norman ne comprend pas en quoi cela le concerne, car il connaît à peine Elliot. 

Rodney ne parvient cependant pas à lui dire la vérité et préfère attendre une autre occasion. Demain, sans doute. 

Norman part pour aller chercher Rita, tandis que Rodney s’assoit sur son lit, perplexe.


Au cabinet du Dr Rossi, Allison entre afin de parler avec Julie Anderson. 

Michael lui dit qu’elle vient de partir et offre de la ramener chez les Anderson. Mais Allison lui dit qu’elle ne va pas chez les Anderson, elle compte rentrer à la maison. 

Mike est ravi de l’apprendre. Il demande soudainement à Allison si sa mère lui avait dit qu’il était de garde à l’hôpital de New York lorsqu’elle est née. 

Allison remarque que c’est de mieux en mieux. Elle est probablement la seule personne en ville à ne pas connaître son histoire. 

Michael défend Constance en disant que c’est une femme qui a toujours était très solitaire.  


À l’hôpital, Matthew Swain rend visite à Elliot pour lui dire que Leslie démissionne de son poste de directeur de la Fabrique Peyton. 

Leslie est parti voir le lieutenant Gouverneur Foster pour innocenter Elliot. 

Elliot pense toujours quitter Peyton Place une fois rétabli, mais Matthew lui dit qu’il a ses responsabilités à prendre envers Allison. 

Elliot lui répond que pour un homme dans sa position, la responsabilité est un luxe. « C’est quelque chose que j’ai toujours voulu, que je chéris, mais suis-je autorisé à l’avoir ? »

Matt lui dit que tout dépend de lui, et de ce qu’il décidera de faire. 


Michael et Allison sont dans la voiture devant la maison des Mackenzie. Mike lui dit : « Si tu reviens à la maison, alors reviens-y pour de bon ». 

Allison sort de la voiture, traverse l’allée de son jardin et entre à l’intérieur de la maison. Elle salue froidement sa mère qui se trouve dans la pièce. Constance est heureuse de la voir. Elles parlent brièvement de banalités. 

Allison prend de la nourriture du réfrigérateur. Constance ferait tout pour mettre Allison à l’aise, mais cette dernière lui dit d’arrêter de la traiter comme une invitée. 

Constance suppose qu’il faudra du temps pour recoller les morceaux. « Il ne faut surtout plus de mensonge », répond la jeune fille. 

Allison demande à Constance que  si elle avait su en premier qu’elle allait avoir un bébé, est-ce qu’elle l’aurait voulu. Constance hésite, puis lui dit : « Dès l’instant où tu es née, je t’ai aimée ». 

Allison la remercie de ne pas avoir menti cette fois. Constance retire son alliance. « Il n’y aura plus de mensonges ni de secrets entre nous », dit-elle.


Chez les Morton, Grace entre dans la chambre de Claire. Elle pensait que sa fille était avec le Dr Rossi. Claire lui annonce qu’elle a annulé le rendez-vous. 

Grace ne demande pas d’explication et montre à sa fille l’article de Matt à son sujet dans le Clarion. Claire dit qu’elle n’a pas été honnête sur le but de son retour. Elle est ici parce qu’elle a fui un mariage. Son mariage. 

« Tu es mariée ? » s’exclame Grace à sa grande surprise. Claire acquiesce. « Avec Vincent Markham », annonce-t-elle. Grace est surprise et bouleversée par cette nouvelle. Claire s’excuse de ne l’avoir pas dit plus tôt, elle ne voulait simplement pas leur annoncer la nouvelle par téléphone. 

Elle fait comprendre à sa mère que son mariage est loin d’être idyllique. Au début, ils s’étaient trouvés de nombreux points communs, ils aimaient les mêmes musiques, les mêmes films et ils avaient  de passionnantes conversations. Elle pensait que cela suffisait. Mais ça n’a pas suffi. 


Au square, Paul Hanley interpelle un certain Walter, le vendeur de journaux derrière la camionnette du Clarion, et achète un journal. Le gros titre du Clarion indique : HARRINGTON DÉMISSIONNE DE LA FABRIQUE

Paul entre dans le bureau du Clarion et Matthew lui dit ironiquement qu’il ne fait pas de remboursement. 

En fait, Paul est venu se plaindre à Matthew au sujet du ton qu’il a donné à l’article sur la démission de Leslie Harrington. 

Paul insiste sur le fait qu’il est persuadé de la culpabilité de Leslie dans le meurtre de sa sœur Elizabeth. Il pense que sa démission est une fuite pour ne pas faire face à ses responsabilités. Il aimerait que Matt publie cela. 

Matthew lui répond que c’est à la justice de trancher, pas à Paul. Il a fait preuve d’ingérence en envoyant George chez Leslie et le résultat a été catastrophique. Il a fait assez de mal comme ça.  


Betty parle à Julie de la démission de Leslie Harrington. 

Julie dit à Betty que Paul a convaincu George que Leslie a tué Elizabeth Carson. Et que Paul Hanley l’a convaincu de venger ce meurtre. 

Betty demande à sa mère si elle croit Leslie coupable. Julie ne répond pas.


Norman entre au manoir en même temps que Rodney descend les escaliers. Norman tient dans sa main le journal où l’on annonce la démission de leur père. Il ne comprend pas. 

Rodney dit à Norman que Leslie est allé voir le lieutenant Gouverneur pour disculper Elliot Carson. Norman demande pourquoi Leslie est resté silencieux pendant toutes ces années. Rodney raconte enfin à son frère les détails du meurtre. Norman ne peut pas accepter le fait que sa mère soit coupable de ce meurtre. 

Il demande à Rodney de ne plus jamais mentionner le nom de sa mère. Rodney trouve des excuses à leur mère en prétendant qu’elle n’allait pas bien. 

Norman est persuadé que son père est le véritable meurtrier d’Elizabeth et qu’il se couvre en accusant sa défunte épouse. 


Episode 66

Mardi 4 mai 1965

Père et fille 

Il est minuit à la maison de plage d’Elliot Carson. Tandis qu’Elliot se trouve à l’hôpital grièvement blessé, Constance Mackenzie est venue ici pour retrouver le journal intime de sa femme assassinée. 

Constance se trouve à la maison de plage et fouine dans les tiroirs d’Elliot.


Constance Mackenzie est effrayée quand elle entend un bruit dehors. Elle se demande qui peut être ici à cette heure de la nuit. 

Rodney Harrington ouvre lentement la porte et entre. Elle est soulagée de voir qu’il s’agit de lui. 

Elle explique à Rodney qu’elle est venue ici pour prendre quelque chose pour Elliot. 

Intriguée, elle lui demande ce qu’il fait ici. Rodney dit qu’il ne sait pas pourquoi il est venu là, et qu’il ne pouvait pas dormir. Le jeune homme ajoute qu’il avait l’habitude de venir ici lorsqu’il était enfant. 

Il demande à Constance si elle sait qui a tué Elizabeth Carson. Constance répond qu’elle sait que ce n’est pas Elliot Carson. Elle ajoute que personne n’est vraiment sûr de ce qui s’est passé la nuit du crime. 

Mais Rodney, lui, sait. Il dit qu’il n’a jamais était très proche de sa mère, à la différence de Norman. 

Constance assure à Rodney que son père l’aime (elle pense toujours que c’est Leslie l’assassin). 


Plus tard, dans la salle de séjour du manoir, Leslie appelle Rodney et lui dit qu’il a besoin de parler avec lui. 

Leslie lui fait savoir qu’il quitte la ville pour un jour ou deux. Il donne à Rodney un numéro de téléphone où il peut être joint. 

Il prendra le vol de 5 heures de White River à Boston. Il a un rendez-vous avec le lieutenant Gouverneur au sujet de la réhabilitation d’Elliot. 

Pour Leslie, ce n’était pas une décision facile à prendre. Rodney lui souhaite un vol agréable. 

Leslie prévient Rodney que rien ne sera plus pareil dorénavant. 

Rodney se demande comment annoncer cette nouvelle à Norman, qui était très proche de sa mère. 

Norman arrive au même moment et rejoint son père et son frère. Rodney offre à Norman de l’emmener à l’école et suggère de prendre le petit déjeuner avant. 

C’est difficile pour Leslie, mais il dit à Norman et Rodney qu’il les aime. 


À l’hôpital, Allison entre pour voir Elliot qui n’a plus besoin de la tente à oxygène. 

Elle lui dit que le Dr Rossi lui a permis de venir le voir. Allison dit à son père qu’elle veut changer son nom et s’appeler Carson. 

Dans un moment de tendresse, elle prend sa main et lui dit : « Je veux être ce que je suis ». Elliot ne l’encourage pas dans ce sens. Il dit qu’il ne l’a pas élevé. Ce n’est pas lui qui lui a inculqué le sens des valeurs. Selon lui, Allison ne doit pas punir sa mère. 

Il demande à la jeune fille de venir avec sa mère lors de sa prochaine visite. Allison lui apprend qu’elle reste chez les Anderson. Ils se regardent un moment sans parler, puis Allison s’en va.  


La Dr Claire Morton arrive à la réception et discute avec son père qui vient d’acheter un billet de loterie à Betty, dont les bénéfices iront à meubler la salle de jeux des enfants. 

Claire informe son père qu’elle va patiner avec le Dr Rossi. 

Constance Mackenzie les rejoint. Constance dit à Claire qu’elle avait entendu qu’elle était de retour à Peyton Place. Elle aimerait déjeuner avec elle un jour. Claire lui dit qu’elle l’appellera. 

Constance s’en va rejoindre Elliot dans sa chambre tandis que Michael rejoint Claire. Il mentionne de nouveau le Dr Vincent Markham et, de nouveau, le visage de Claire se ferme. Elle décline son invitation à dîner et annule leur rendez-vous à la patinoire sans donner d’explication. 

Elle quitte précipitamment le médecin en disant qu’elle doit aller voir Mlle Choate.


Plan de l’inscription sur la porte du bureau :

PAUL HANLEY 

LITTÉRATURE 1 et 2

Dans le couloir, Allison s’entretient avec Paul Hanley. 

Rodney arrive et Hanley demande à parler avec lui dans son bureau. 

Rodney dit que son père entreprend des démarches pour disculper Elliot Carson. Rodney soutient que son père n’a pas tué Elizabeth. 

Paul ne voulait pas se venger, il veut simplement que justice soit faite. Rodney lui dit que dans cette affaire, il n’y a aucune réponse facile. Rien n’est tout noir, ni tout blanc. Tout est compliqué.


À la Fabrique, Leslie Harrington laisse Matthew Swain entrer dans son bureau et lui fait savoir qu’il démissionne de l’entreprise Peyton et demande à Matthew de publier cette information dans le prochain numéro du Clarion. 

Il veut faire cette annonce maintenant, tant qu’il lui reste encore un peu de dignité, car lorsqu’il reviendra à Peyton Place, il n’aura plus de dignité. Il explique au journaliste qu’il part à Boston pour raconter toute l’histoire sur le meurtre d’Elizabeth Carson. 

« Vous saviez que j’étais impliqué », demande-t-il à Matthew. Ce dernier admet qu’il avait de sérieuses convictions sur l’implication de Leslie.

Leslie ne peut pas lui révéler la vérité maintenant, mais il espère que quand sa déclaration sera rendue publique, Matthew rédigera l’histoire sur le meurtre de telle façon qu’elle ne blessera pas ses fils. 

Matthew dit à Leslie qu’il espère que tout se passera bien pour lui, et ce malgré le fait qu’il ne l’a jamais admiré. Leslie a toujours couru après l’argent, et le pouvoir. 

La secrétaire de remplacement de Leslie l’appelle afin de lui dire que Rodney est ici pour le conduire à l’aéroport. 

Rodney et Matthew se saluent. Matthew  souhaite à Leslie un bon voyage. 


À l’aéroport de White River, les passagers entrent dans l’avion. Rodney souhaite à Leslie un bon vol. 

Leslie grimpe les dix marches et monte à bord de l’avion, sous le regard de Rodney. 


Elliot est toujours dans la chambre 112 de l’hôpital. Constance vient lui rendre visite. 

Elle lui dit qu’elle a parlé au Dr Rossi : Elliot va beaucoup mieux. 

Il demande à Constance d’être patiente avec Allison. Elle a appris la vie dans les livres, avec des bons et des méchants. Elliot lui apparaît comme le héros romantique meurtri par la vie. Un jour ou l’autre, elle se tournera de nouveau vers Constance et comprendra ce que c’est vraiment qu’être des parents. 

Il parle de l’intelligence d’Allison et il dit que lui n’est pas quelqu’un de noble, mais simplement quelqu’un de pratique.

Constance lui annonce que Leslie va tenir sa promesse. Tous deux pensent qu’il est innocent et que c’est Catherine qui a tué Elizabeth. Constance lui dit qu’une nouvelle vie va démarrer pour lui et qu’il va pouvoir être un père pour Allison. Il lui répond qu’il se sent plus comme un beau-père. 

Constance lui dit qu’elle va tout faire pour qu’il se sente comme le vrai père qu’il est. 


Episode 65

Jeudi 29 avril 1965

La décision de Leslie  

À l’hôpital, Elliot Carson, grièvement blessé par George Anderson, lutte contre la mort. Dans la plus grande des maisons de Peyton Place, Leslie Harrington, dans un sens très différent, se bat également pour sa vie. 

Elliot Carson repose sous une tente à oxygène dans la chambre 112 de l’hôpital de Peyton Place. Constance se rend au manoir afin de parler avec Leslie Harrington.


Au manoir, Constance se tient debout devant la porte d’entrée et sonne. Elle est accueillie par Leslie Harrington. Elle lui dit qu’elle veut parler avec lui d’Elliot. 

Constance insiste pour que Leslie éclaircisse le meurtre de la femme d’Elliot. Elle dit qu’il doit se rendre aux autorités ou bien c’est elle qui ira les voir, avec le journal d’Elizabeth. 

Leslie lui demande si elle a lu le journal. Il est persuadé que dans les écrits d’Elizabeth, il n’y a aucune preuve de sa culpabilité. 

Elle lui rappelle qu’il a fait une promesse à Elliot. Rodney entre à ce moment de la conversation. 

Constance le salue et s’en va. Juste avant, elle murmure à Leslie : « Vous ne pourrez pas échapper au jugement ». 

Seul avec son père, Rodney souhaite qu’il réponde à une question. « A-t-il tué Elizabeth Carson ? »

Rodney ne fait que se renseigner auprès de Leslie au sujet du meurtre d’Elizabeth Hanley Carson. Il dit qu’il veut tout savoir. Leslie insiste sur le fait qu’il n’a pas tué Elizabeth. 

Rodney demande s’il sait qui l’a tuée. Leslie répond par l’affirmative. Rodney demande si c’est Elliot Carson. 

Leslie lui répond non. Rodney est soulagé. Il dit qu’il avait été très effrayé à l’idée de penser que son père aurait pu être un assassin. 

Leslie dit encore que le mobile du meurtre n’est autre que la jalousie. Et s’il n’a rien dit, c’était pour protéger la mère de Rodney et Norman. 

Rodney devient si émotif à propos de sa mère qu’il sanglote lorsqu’il apprend que c’est elle qui a tué Elizabeth. Il se retire en haut dans sa chambre. 


Chez les Morton, le Dr Robert Morton, Grace et Claire divertissent Michael. 

Après que les Morton se sont retirés, Michael discute seul avec Claire. Il la remercie d’avoir parlé avec Betty Anderson.

Claire a un vertige. Elle dit à Michael qu’il s’agit d’un mal de tête. Le médecin pense qu’elle a besoin d’air frais et l’invite à aller patiner cette semaine. 


Constance entre chez elle et appelle Allison, mais n’obtient aucune réponse.

Allison est en fait chez les Anderson, et parle avec Julie. Cette dernière lui demande si elle a appelé Constance pour lui dire qu’elle passe la nuit chez les Anderson. Allison répond par la négative. Julie se propose de le faire.

Chez les Mackenzie, Julie téléphone pour dire à Constance qu’Allison passe la nuit chez eux. 

Constance demande à parler à Allison. Julie lui explique qu’Allison ne veut pas lui parler, en minimisant les faits pour ne pas blesser son amie. En fait, elle prétexte que Betty et Allison voulaient passer une soirée entre filles (ce qui est difficile à croire).


L’avocat Theodore Dowell débarque au manoir Harrington et Leslie lui ouvre la porte tout en le remerciant d’être venu aussi rapidement. 

Leslie veut qu’il parvienne à innocenter Elliot Carson du meurtre d’Elizabeth, et le plus vite possible. 

Leslie s’inquiète au sujet de Norman. Il sait que Norman était très proche de sa mère. Il veut que cette affaire se règle au plus vite. 

Dowell consent à appeler le Gouverneur Foster. Il le prévient qu’une fois qu’il l’aura fait, il n’y aura pas de retour en arrière possible pour Leslie. 


Retour chez les Anderson où Allison fait un cauchemar. Elle se réveille en sursaut dans le canapé du salon qui lui sert de lit, et se redresse en criant. 

Betty arrive et demande à Allison si tout va bien. Betty lui dit qu’elle s’apprêtait à aller à la cuisine et lui demande si elle veut quelque chose. Betty lui offre du lait. 

Allison la remercie de la laisser coucher ici cette nuit sans lui demander d’explication. Elle dit qu’elle n’est pas vraiment une Mackenzie. 

Julie descend et rejoint les filles. Puis Betty remonte se coucher. 

La mère de Betty dit à Allison qu’elle sait ce que c’est d’être seule. Elle encourage Allison à appeler sa mère, mais la jeune fille prétexte qu’il est trop tard. 

Julie lui répond que demain, ce sera encore plus dur d’aller lui parler. Mais Allison ne veut pas l’appeler, elle préfère attendre demain. Avant de retourner dans sa chambre, Julie demande à Allison si elle a besoin de quelque chose. 

Allison se recouche dans le canapé, songeuse. 


En pleine nuit, Constance conduit jusqu’à la maison de plage et entre dans la demeure. 

Elle fouine dans la petite maison et trouve le journal d’Elizabeth tandis qu’elle entend un homme marcher à l’extérieur. 

Elle saisit le journal et se retourne. Une silhouette que l’on ne peut distinguer se trouve derrière la porte d’entrée. Elle est effrayée. 


Episode 64

Mardi 27 avril 1965

Ressentiment  

Un nouveau drame se joue à l’hôpital. Elliot Carson, gravement blessé par George Anderson, doit aller au bloc opératoire une seconde fois, dans l’espoir d’arrêter l’hémorragie.

Dans la salle d’opération, les médecins se regroupent autour du malade. 


Dans la salle d’attente, Constance dit à Allison que tout va bien se passer pour Elliot. Mais Allison reste distante. 

Constance veut qu’elle lui parle. Allison trouve que tout est si soudain. Elle apprend que son père est en vie, mais qu’elle doit aller le voir à l’hôpital et qu’il risque de mourir. 

Constance lui demande pardon. Elle lui demande aussi de la comprendre, mais Allison n’y parvient  pas. Elle ne sait pas si elle pourra reparler à sa mère si Elliot ne s’en sort pas. 


Paul entre à la Taverne et commande à boire à Ada Jacks. Elle est sarcastique en lui disant que les affaires n’ont jamais été aussi florissantes qu’en ce moment. « Une chose à propos d’une fusillade, Paul : vous pouvez compter là-dessus pour faire attirer les clients au bar ». 

Elle lui demande s’il pense qu’Elliot Carson va s’en sortir ? Paul l’espère. 

« Je me doute bien que vous l’espérez », raille la patronne du bar. Paul lui répond qu’il n’a jamais voulu que tout cela arrive. George n’avait pas d’arme sur lui, il ne pouvait pas savoir ce qui allait se passer. 

Ada se souvient que Paul était très proche de sa sœur Elizabeth. Mais l’enseignant se souvient du moment où elle l’a rejeté. 

Ada lui répond : « Normal, vous êtes un casse-pied. Aucune fille ne veut avoir un petit frère encombrant dans les jambes à chaque instant de sa vie ». 

Paul critique son père qui mettait sa sœur sur un piédestal alors qu’il le malmenait : « Il me battait pour purger sa colère et ainsi continuer à aimer sa fille ».

Ada lui répond qu’il ne faut pas blâmer un mort. « Ce sont toujours les vivants qu’il faut blâmer », ajoute-t-elle.


Dans la salle de repos de l’hôpital, Betty dit à Mlle Choate que Mlle Clark la remplace. 

Mlle Choate présente Claire Morton à Betty Anderson. Betty se renseigne sur l’état de santé d’Elliot Carson. 

L’infirmière en chef l’informe qu’il est toujours en chirurgie. Claire se débarrasse de Choate en lui disant qu’elle reste boire un café. 

Elle s’approche de Betty et lui dit que la salle de repos a toujours été sa pièce favorite. Elle ne sait pas ce que c’est d’attendre la fin d’une opération. Elle est chirurgienne et lorsqu’elle opère, elle n’a pas le temps de penser. Tandis que ceux qui attendent le font sans l’angoisse. 

« Mlle Choate a dû vous parler de mon père et de ce qu’il a fait, » dit Betty. Claire acquiesce. Elle parle très gentiment à la jeune femme et Betty trouve du réconfort auprès d’elle. 


À la réception, Michael donne de bonnes nouvelles à Constance et Allison : Elliot est hors de danger. Constance dit à Allison qu’elles devraient rentrer à la maison. 

Allison dit à sa mère de rentrer seule. La jeune fille souhaite rester. Allison mentionne la photo de monsieur Mackenzie trônant hypocritement sur la cheminée. 

Elle redit à Constance qui si Elliot ne s’en sort pas, elle ne lui pardonnera jamais. Constance dit à Allison qu’elle a besoin d’elle. Mais Allison s’éloigne. 

Le Dr Rossi parle alors en privé avec Constance. Il lui offre un café en salle de repos. Il lui dit qu’Allison passe par une mauvaise période, mais que tout va s’arranger. Constance l’espère. Elle prend congé du médecin après lui avoir dit qu’elle a quelque chose d’important à faire qu’elle aurait dû faire depuis longtemps. 


Chez les Morton, Grace discute avec sa fille Claire. Cette dernière a reçu une autre lettre du Pérou signée du Dr Vincent Markham. Le regard de Claire s’assombrit et Grace ne comprend pas pourquoi, car sa fille a toujours beaucoup admiré Vincent. 

Le Dr Morton appelle d’en bas. Grace lui répond depuis la chambre de Claire. 

Le médecin a amené Michael à la maison pour dîner. Morton précise qu’ils peuvent aller au restaurant si c’est un problème. Le Dr Rossi contacte l’hôpital par téléphone. 

La mère de Claire sent sa fille quelque peu troublée. Au cours de la conversation, le Dr Rossi mentionne l’article de Matthew Swain au sujet de Claire dans le Clarion. Claire insiste pour donner un verre à Michael.  


Paul continue à boire à la Taverne lorsque Rodney apparaît. Il va s’asseoir à côté de Paul. 

Rodney veut avoir des réponses sur la fusillade. 

Ada parvient à eux et demande à Rodney sa carte d’identité s’il veut un verre. Mais Rodney lui répond qu’il n’est pas là pour boire. 

« Comment avez-vous réussi à manipuler George Anderson pour essayer de tuer mon père ? », demande-t-il à l’enseignant. 

Paul lui répond que cette supposition est ridicule. Mais Rodney sait qu’il était avec George plus tôt dans la soirée.

« Nous avons bu deux verres ensemble », se défend Paul. Il suggère à Rodney d’interroger Leslie s’il veut des réponses, car lui ne peut pas lui en donner : « s’il y a un homme qui sait mieux que quiconque ce qu’il s’est passé, c’est Leslie Harrington. Demandez-lui, Rodney. Demandez-lui ce que ma sœur Elizabeth avait en commun avec la femme de George Anderson, Julie. Et demandez-lui comment votre mère s’est sentie au sujet de cela. Demandez-lui ce que ma sœur a écrit dans son journal. Et demandez-lui au sujet du tissu de mensonges et de supercheries qu’il a tissé autour d’un meurtre ! »

Rodney prétend que Paul est tellement confus dans ses paroles qu’il ne sait plus ce qu’il dit. 

Il exige à nouveau de savoir ce qu’a fait son père et Paul lui donne une cinglante réponse : « Vous voulez une réponse simple ? Je vous la donne. Votre père a tué ma sœur ! »


Betty s’apprête à rentrer chez elle quand elle voit Allison se morfondre dans la salle d’attente. 

Elle lui dit qu’elle ne peut pas rester seule ici. 

Allison s’épanche sur ces problèmes. Elle n’a jamais vraiment pu parler avec Elliot depuis qu’elle sait qu’il est son père. 

Betty souhaite ramener Allison chez elle, mais cette dernière ne veut pas rentrer à la maison. Elle demande si les Anderson peuvent l’héberger. 

Betty est extrêmement surprise par cette demande. Finalement, elle sourit à Allison et accepte volontiers. 


Episode 63

Jeudi 22 avril 1965

Le ciel protège les innocents 

Pour Allison Mackenzie, les derniers jours ont été mouvementés. À la demande de Constance, Allison est reconduite chez elle, dans ce qu’elle a toujours connu comme la maison des Mackenzie. 

Matthew reconduit Allison à la maison des Mackenzie. Elle sort de la voiture et marche jusqu’à la porte d’entrée.


Allison entre dans la maison et demande à Constance pourquoi elle a envoyé oncle Matt la chercher. Constance veut lui dire tout ce qui s’est passé il y a bien longtemps de cela.

Pour commencer, elle évoque une jeune fille dont la mère était sévère et qui est tombée amoureuse d’un homme. Mais cet homme était marié. 

Alors sa mère l’a envoyée à New York. Mais l’homme était tellement amoureux d’elle qu’il l’a suivie. Il projetait de divorcer pour pouvoir épouser sa belle. 

Allison comprend que cette jeune fille, c’est Constance. Elle évoque les circonstances de la naissance d’Allison. 

Allison se retrouve près de la cheminée et regarde le portrait de M. Mackenzie, l’homme qu’elle a toujours cru être son père.

Constance lui explique qu’elle a trouvé cette photo par hasard et qu’elle a inventé pour Allison un père parfait, mort durant la guerre.

Allison lui demande pourquoi elle n’a pas épousé son père. « Parce qu’il a été accusé d’avoir tué sa femme », répond sa mère. 

Allison comprend tout, maintenant. Elle admet facilement qu’Elliot est son père. Constance lui dit que depuis que l’état de santé d’Elliot est si précaire, elle ne peut pas la protéger plus longtemps.

Allison part sans dire un mot. Constance n’essaie pas de la retenir.


À la Fabrique Peyton, Julie entre dans le bureau principal pour parler avec Leslie. 

Il l’assure que rien de tout ce qui est arrivé n’est sa faute. Elle veut savoir ce qui s’est réellement passé. 

Leslie dit que George pensait venger un ami. Leslie assure à Julie qu’il n’a pas tué Elizabeth Hanley Carson. Leslie demande à Julie ce que Rodney lui a dit la dernière fois qu’il a parlé avec elle au cabinet du Dr Rossi. 

Julie lui dit qu’ils ont évoqué Paul Hanley et son éventuelle participation au drame.


Depuis son appartement au-dessus de la Pharmacie, Paul Hanley téléphone à l’hôpital et se renseigne sur l’état de santé d’Elliot Carson. L’infirmière qu’il a au bout du fil l’informe que son état est critique, mais refuse d’en dire plus et quand Paul insiste, elle lui raccroche au nez. 

Allison frappe à la porte. Elle est juste passée pour le voir un instant. Elle lui demande ce qu’il a voulu dire hier soir lorsqu’il a évoqué le fait qu’il y avait un problème dans la petite vallée.  

Elle est totalement déboussolée. « Est-ce que tout le monde à Peyton Place sait qu’Elliot Carson est mon père ? Je suis une bâtarde. Je crois que c’est le mot, n’est-ce pas, M. Hanley ? Voilà un beau mot. Beau. Tout est beau. Ma mère tellement vertueuse avec tous ses beaux mensonges. Tout ce qu’elle m’a dit n’est que mensonges ». 

Elle en conclut qu’il n’y a que Paul qui lui a dit la vérité. Toute sa vie n’a été qu’un monde du rêve. 

Paul lui répond qu’un peu de rêve est souvent nécessaire. « Le ciel protège toujours les innocents », dit-il. Il propose à Allison de l’emmener voir Elliot Carson à l’hôpital. 

Elle ne se sent pas prête. Elle a encore besoin de temps. Mais Paul insiste : « Allison, il n’y en a pas. Son état est critique. Il peut mourir. Venez ». 


Rodney gare sa voiture, en sort, et rencontre Paul et Allison qui descendent de l’appartement au-dessus de la Pharmacie. 

Elle demande à Rodney de l’emmener à l’hôpital et de ne pas poser de questions. Rodney dit à Hanley d’un air menaçant qu’il va revenir le voir.


Le Dr Morton et le Dr Rossi discutent de l’état de santé d’Elliot tout en se rendant à la réception. Son état continue de se détériorer alors que le saignement s’est arrêté. Claire vient pour voir son père. Elle demande des nouvelles d’Elliott. 

Ils retardent le plus possible l’opération dans l’espoir que les transfusions puissent le rétablir. Le problème est que le cœur d’Elliot pourrait ne pas supporter une autre opération. Claire décide de jeter un œil à ce dossier. 

Elle entre dans le labo et discute avec Mlle Choate. L’infirmière en chef évoque le Dr Rossi avec un drôle d’air et Claire le lui fait remarquer. L’infirmière  l’informe que Michael vient de New York. Claire fait semblant d’être choquée. 

Choate lui dit que les New-Yorkais n’ont pas les mêmes valeurs que les gens qui habitent des petites villes comme Peyton Place. Claire comprend que Choate n’aime pas Michael.


Dans la chambre d’Elliot, Michael ausculte le patient. Sa tension a encore chuté. 

Il est en état de choc. Michael annonce au Dr Morton qu’ils doivent réopérer. 


Paul entre dans le drugstore récemment rouvert et se dirige vers Betty, ce qui visiblement ennuie la jeune fille. 

Paul lui demande des nouvelles de son père et lui dit qu’il est désolé pour ce qui s’est passé. 

Selon Betty, Paul a fait beaucoup de mal autour de lui. Paul réplique que les gens blessés se cachent souvent derrière des mots. 

Il lui rappelle que George était déjà malade avant le drame. « Il n’ira pas en prison », dit-il. Betty lui répond qu’il n’ira en effet pas en prison, mais qu’il restera toute sa vie dans un hôpital psychiatrique. 

Betty ne peut pas supporter d’être dans la même pièce qu’Hanley et s’en va.  


Constance parle avec Matthew Swain dans le couloir d’hôpital. Elle se demande à haute voix où peut bien être Allison. 

Cette dernière arrive finalement et se plante devant sa mère. Michael arrive au même moment et Allison demande à voir Elliot. 

Michael l’informe qu’ils doivent l’opérer une nouvelle fois. Cependant, elle insiste. Il consent à la demande de la jeune fille et l’informe qu’il est dans la chambre 112.


Allison entre dans la chambre d’Elliot et regarde son père comme si c’est la première fois qu’elle le voit. 

Elliot semble plongé dans un sommeil profond. Allison murmure : « Monsieur Carson, monsieur Carson. Je serai là à votre réveil. Père. »


Episode 62

Mardi 20 avril 1965

La confession  

À l’hôpital, Elliot Carson se repose, mais son état de santé est critique. On a donné à Leslie Harrington une autorisation spéciale pour lui rendre visite. Le message qu’il lui délivre peut être considéré comme une question de vie ou de mort.

Le Dr Michael Rossi gare sa voiture et se dirige vers l’hôpital.


Elliot est sous une tente à oxygène. Il occupe la chambre 112 de l’hôpital. Leslie entre. Il est content de voir Elliot. Il est venu le remercier. 

Il lui demande pourquoi il lui a sauvé sa vie. « C’est l’instinct », murmure Elliot. Leslie tient absolument à payer ses frais médicaux. 

Il lui demande de lui dire ce dont il a besoin. Elliot répond qu’il veut juste être blanchi du meurtre de sa femme.  

Leslie observe la perfusion et tous les tuyaux reliés à Elliot. Il est pris de sueur froide et s’assoit. Le remords l’atteint au plus profond de son être.

Leslie promet à Elliot d’éclaircir cette sombre affaire. Elliot informe Leslie qu’il a dit à la police que George est malade. 

Leslie lui parle du meurtre d’Elizabeth. Il promet à Elliot de le blanchir. Puis il se lève et s’en va.

Elliot se sent soudain mal, il atteint péniblement le bouton d’appel. 

À la réception, miss Choate demande à Betty d’aller voir ce que réclame le patient. Betty se dirige vers la chambre, entre et demande ce dont a besoin Elliot. Mais le patient ne répond pas. Betty appelle alors les médecins.


Le Dr Morton et le Dr Rossi parlent dans le couloir du cas d’Elliot. Il a fait une hémorragie et Martin demande à Rossi s’il va l’opérer de nouveau. Michael pense que ce n’est pas nécessaire actuellement. 

Betty demande à Michael si Elliot va mourir. Le médecin l’informe qu’Elliot a fait une hémorragie. 

Betty songe que s’il meurt, son père sera responsable. « Votre père est irresponsable », dit Michael. Mais pour Betty, George sera un meurtrier. Il sera l’homme qui a tué Elliot Carson. 

Constance arrive et parle avec Michael d’Elliot. Ce dernier annonce que l’hémorragie a été stoppée, mais qu’il est dans un état grave. Constance veut savoir s’il peut mourir. Malheureusement, Michael répond que c’est une éventualité. 


Constance arrive dans la chambre d’Elliot. Miss Choate est également là. 

Elliot remercie Constance d’être venue. Il lui dit que Leslie a promis d’éclaircir l’affaire du meurtre d’Elizabeth. 

Il a du mal à s’exprimer et Constance lui dit de ne pas parler. « Nous aurons le temps de discuter à loisir quand tu iras mieux », murmure-t-elle. 


Chez les Morton, Claire discute avec sa mère et Matthew Swain. Claire possède une petite statue qui lui a été donnée par un malade péruvien. Elle la donne à Matthew et lui dit qu’elle lui rappelle l’ex-chef des pompiers Vernon Goswell. 

Ils se remémorent ainsi quelques bons souvenirs qu’ils ont gardés. Grace Morton mentionne la défunte madame Goswell. Claire dit qu’elle est partie trop tôt. 

Vincent Markham est de nouveau cité dans la conversation et le regard de Claire s’assombrit. Grace le remarque. Le téléphone sonne. C’est Constance à l’autre bout du fil. Elle demande à parler à Matthew. 

« C’est Elliot, dit-elle. Il a eu une rechute. Va au collège chercher Allison. Il doit lui parler maintenant ». 


Au collège, Allison parvient à la porte du bureau de Paul Hanley et peut lire une note affichée où il est inscrit : « La classe de M. Hanley ne se réunit pas aujourd’hui »

Rodney arrive et discute avec Allison. Il avoue ne pas comprendre ce qui s’est passé entre George et Elliot. 

Elliot a à peine connu le père de Paul. Et quelle relation peut-il avoir avec son père et George Anderson ?

Matthew apparaît et appelle à Allison. Il lui dit que sa mère veut lui parler. Allison s’inquiète et Matthew la rassure. : « elle veut simplement te parler ». 

Rodney les regarde partir, l’air dubitatif. 


À la Fabrique, Leslie fait une confession officielle à l’avocat Theodore Dowell à propos du meurtre d’Elizabeth Carson. Leslie est prêt à témoigner pour blanchir Elliot Carson. 

Une fois que sa confession sera faite par écrit, il quittera Peyton Place. Il a perdu la Fabrique, il a perdu Catherine et il a  presque perdu ses fils. Plus rien ne le retient ici. 

Dowell prévient Leslie des conséquences irréversibles que peuvent avoir ses propos. Ce dernier en est conscient. 

Leslie raconte que lorsqu’il s’est marié en premier avec Catherine, il l’aimait sincèrement. Puis il parle de sa liaison avec la femme d’Elliot. Ce soir-là, lorsqu’il est entré à la maison de plage, il a découvert Catherine figée, tenant un tisonnier dans sa main.

Dowell se lève de sa chaise et s’approche de Leslie : « Êtes-vous en train de me dire que c’est Catherine qui a tué Elizabeth ? »

Leslie opine. À ce moment, Marian appelle Leslie par interphone et lui annonce qu’elle a encore contacté l’hôpital et qu’on lui a dit qu’Elliot a fait une rechute. Il est dans un état critique.

Leslie demande à Dowell si ce qu’il vient de lui dire peut être classé comme secret professionnel. 

L’avocat acquiesce. Alors Leslie décide d’attendre avant de poursuivre sa confession jusqu’à ce qu’ils soient sûrs qu’Elliot ne va pas mourir.  


Betty entre au cabinet du Dr Rossi afin de parler avec sa mère. Julie est occupée. Betty insiste pour que sa mère mange un morceau. 

Elles s’apprêtent à partir lorsque Rodney entre et souhaite parler à Julie. Il veut savoir ce que George a dit après la fusillade. Rodney veut comprendre pourquoi George a tiré sur Elliot. Il sent que Leslie lui cache quelque chose. 

Julie informe Rodney que selon Ada, Paul et George auraient bu à la Taverne juste avant la fusillade.

Tous trois se demandent ce que Paul Hanley a à voir avec cette affaire. Visiblement, c’est l’élément clé de l’histoire. 

Rodney dit qu’il ne va pas tarder à la savoir, car il va de ce pas aller voir Hanley et ne le quittera pas tant qu’il n’aura pas de réponses à ses questions.


Matthew Swain conduit Allison chez elle. Elle sort de sa voiture et entre dans la maison. 


 

Episode 61

Jeudi 15 avril 1965

Le jour d’après  

L’arme la plus dangereuse sur terre est un être humain qui sent qu’un grand mal lui a été fait. Hier soir, Elliot Carson a été grièvement blessé et il est devenu la victime du sentiment de persécution de George Anderson alors qu’il essayait de s’interposer entre George et Leslie Harrington.

Une ambulance arrive à la maison Harrington. Le docteur Rossi sort l’ambulance et entre dans le château, suivi par le médecin-urgentiste Frank.


À l’intérieur du manoir, Leslie demande comment va Elliot Carson, et s’il survivra à sa blessure. Frank et le conducteur de l’ambulance ont disposé Elliot sur un brancard et l’emmènent dans l’ambulance. Le véhicule fonce à toute allure vers l’hôpital.

À l’hôpital, Allison et Constance sont  assises l’une à côté de l’autre. Allison observe sa mère et s’aperçoit qu’elle est angoissée. 

Elle s’empresse de la rassurer : « Tout se passera bien, Maman. Je le sens. »

En la salle d’opération, le docteur Rossi extrait la balle de l’aorte du patient. Cependant, un morceau de l’impact est toujours logé près de l’aorte.


Julie entre chez elle. Elle est étonnée de voir que Betty est déjà à la maison. Elle pensait qu’elle passerait encore un certain temps à l’hôpital. 

Betty est affalée sur le canapé, les larmes coulant sur ses joues. « Le docteur Rossi m’a dit de rentrer », précise-t-elle. 

Elle demande où est George. Elle ne pense pas « qu’ils » lui ont fait du mal. Julie acquiesce et sanglote. Elle informe sa fille que George est à l’hôpital de White River et qu’ils vont le garder là-bas jusqu’à l’audience. 

Elle a l’impression d’avoir tout perdu aujourd’hui.


L’opération est terminée. Dans la salle d’attente, Constance appelle le docteur Rossi et obtient de nouveaux renseignements sur l’état de santé d’Elliot. « Il s’en est bien sorti », informe le médecin. 

Matthew les rejoint. Constance est soulagée. Michael précise toutefois que les prochaines vingt-quatre heures seront cruciales, mais qu’après, il devrait être hors de danger. 

Leslie entre dans la zone de réception. Voyant le Dr Rossi occupé avec Constance, il croise le Dr Morton et lui demande des nouvelles d’Elliot. 

Mais Frank, resté à la réception pendant l’opération d’Elliot, les interrompt pour prévenir le Dr Morton que le « docteur Claire », sa fille, avait appelé de Miami. 

Le Dr Morton est étonné, car il pensait qu’elle était à New York, comme elle l’avait prévu. Frank l’assure que c’était bien l’opérateur de Miami qu’il avait en ligne.

Il remercie Frank et envoie promener Leslie en lui disant d’aller se renseigner de l’état de santé d’Elliot auprès du Dr Rossi. 

Matthew Swain dit au Dr Rossi que le père d’Elliot, résidant en Floride, devrait être averti. 

Leslie arrive et Constance lui demande pourquoi il est venu. Il lui répond qu’il s’inquiète pour Elliot et voudrait le remercier de lui avoir sauvé la vie. 

Constance le défie du regard. « Elliot est revenu à Peyton Place avec une seule question en tête, et je pense que maintenant, il mérite une réponse. »

Penaud, Leslie ne répond pas et préfère s’en aller. 


Elliot est sous une tente à oxygène. Le Dr Rossi l’examine tandis que le Dr Morton vérifie son dossier. 

Elliot demande où il a été blessé. Michael lui dit que la balle était logée derrière le cœur. 

Elliot demande des nouvelles de George au Dr Rossi. Michael lui répond que George est en garde à vue. 


Sans s’annoncer, Claire arrive à l’hôpital et bavarde avec miss Choate. L’infirmière en chef fait des ronds de jambe à Claire et souhaite discuter avec elle, mais Claire lui fait gentiment comprendre qu’elle est fatiguée et qu’elles parleront plus tard. 

Elle dit qu’elle va attendre le Dr Morton dans son bureau. Choate fait mauvaise figure en constatant que Claire n’a pas envie de parler avec elle. 

Dans le couloir, près de la chambre d’Elliot, le Dr Rossi et le Dr Morton parlent des blessures d’Elliot Carson. 

Michael dit qu’Elliot devrait s’en tirer. Depuis le manoir, Leslie téléphone à Michael et discute avec lui. Il est concerné par la santé du patient et souhaite lui rendre visite, car il estime qu’Elliot lui a sauvé la vie. 

Michael lui demande de comprendre que les visites sont restreintes compte tenu de l’opération qu’Elliot a subie. 

Comme Leslie insiste, le Dr Rossi lui propose de venir en fin de matinée. 


Claire attend dans le bureau du Dr Morton. Ce dernier arrive, heureux de retrouver sa fille. Ils s’étreignent longuement. Robert demande à sa fille combien de temps elle compte rester à Peyton Place. « Je ne sais pas. Deux mois peut-être », lui répond-elle. 

Il était inquiet pour elle, car elle avait dit qu’elle se rendait à New York, mais visiblement elle n’y était pas. Il veut qu’elle appelle sa mère, mais Claire souhaite d’abord lui parler. 

Ils sont interrompus par Michael, qui frappe et entre. Robert présente sa fille à Michael. Ce dernier est venu dire au Dr Morton que Mme Hoffmann est prête pour la chirurgie. 

Morton doit se rendre en salle d’opération et laisse Claire aux bons soins de Michael.  

Rossi et Claire sont quelque peu embarrassés au début, mais ont finalement une agréable conversation. Rossi mentionne dans la conversation le nom du Dr Vincent Markham, avec qui Claire travaillait au Pérou. C’est un médecin renommé. 

Puis Claire décide de rentrer à la maison et demande à Michael d’en informer son père.


C’est le petit déjeuner chez les Harrington. Leslie est à table tandis que Norman et Rodney se servent au buffet. 

Norman demande à Leslie pourquoi George Anderson a voulu le tuer. Mais Leslie ne peut pas lui donner de réponse. 

Rodney aussi se pose des questions. Pourquoi Elliot se trouvait-il là, par exemple ? Leslie donne un début d’explication en disant qu’Elliot était à la recherche de George, mais il n’en dit pas plus et rabroue sèchement Rodney lorsqu’il veut en savoir plus.


Constance demande à Allison de se dépêcher, car elle risque de manquer son bus. Mais Allison ne s’en fait pas. Elle attrapera le prochain si nécessaire. 

Elle n’a pas envie de se dépêcher aujourd’hui. Elles entrent dans la librairie et parlent d’Elliot. 

Allison dit que ce qu’il y a de spécial chez Elliot est qu’il n’est pas vraiment spécial. Puis elle part attraper son bus pour aller à l’école. 

Julie arrive à la librairie et rapporte à Constance que George est admis dans un hôpital psychiatrique à White River. Elle est allée lui rendre visite, mais il ne l’a pas reconnue. 

Constance est désolée pour George et assure à Julie qu’elle n’est pas en colère contre lui, car il n’est pas responsable de ses actes. 

Julie mentionne alors le fait qu’hier, Constance avait été effrayée de savoir que Paul Hanley était avec George. Elle voudrait savoir pourquoi. 

Constance lui répond qu’elle ne peut pas lui dire pourquoi, mais Julie insiste : elle doit se raccrocher à une vérité si elle veut tenir le coup. Alors Constance lui dit simplement que Paul est un homme dangereux. Julie tente de justifier l’acte de George en disant qu’il n’est pas un assassin.


Leslie sort du bâtiment administratif. Il vient de faire une déposition à la police sur ce le drame de la nuit dernière. 

Alors qu’il descend les marches de l’imposant bâtiment, il aperçoit Paul dans le square. Il lui fait signe de s’approcher et dit qu’il veut lui parler. « Retrouvez-moi près de la falaise », dit-il à l’enseignant. 

Chacun prend sa voiture. 


Rodney Harrington entre au Clarion pour parler à Matthew Swain. Il veut savoir ce qui s’est vraiment passé. 

Matthew ne veut pas révéler la conversation qu’il a eue avec Leslie à ce sujet. Rodney dit qu’il veut seulement aider.


Paul et Leslie garent leur voiture près de la falaise et sortent de leur véhicule pour parler. 

Leslie voudrait connaître le degré d’implication de Paul dans le drame d’hier. Paul lui dit qu’il est allé boire un verre avec George. 

Leslie pense que Paul est l’instigateur de la tragédie : « Si la ville découvre que vous avez influencé George à faire ceci… »

Paul n’est pas déstabilisé par l’homme d’affaires : « Est-ce que vous allez leur dire ? Pensez à ce que la ville ferait à l’homme qui a tué la femme de Carson et l’a laissé aller en prison. »

Leslie lui dit qu’il n’en a pas fini avec lui. 


Episode 60

Jeudi 13 avril 1965

L’attente 

Une ambulance traverse à vive allure Peyton Place en direction de la maison des Harrington. Le docteur Michael Rossi sait seulement qu’il y a eu une fusillade, mais il ne connaît ni la cause, ni la victime.

Le square, tard dans la nuit. Allison et Rodney sont dehors, en face du Clarion. Paul Hanley et Norman Harrington sont également au square. Ils entendent les sirènes. L’ambulance fonce à vive allure et passe devant le Clarion. Le docteur Rossi est sur le siège passager. L’ambulance arrive devant les grilles du manoir des Harrington.


À la maison des Harrington, Michael, portant son sac, et le conducteur de l’ambulance ouvre les grilles en fer de l’entrée et se précipite devant la porte fracturée. 

Le docteur Rossi frappe cinq fois à la porte, puis cinq fois de plus, avant que le sergent de police les laisse entrer. Un seul agent de police est présent. 

Elliot se trouve à terre. Le docteur Rossi l’examine et dit qu’apparemment, la balle s’est logée dans le poumon. 

Michael demande à l’ambulancier d’appeler l’hôpital afin de faire préparer une salle d’opération et de prévenir le docteur Morton. 

La tension d’Elliot se maintient. Michael demande à Leslie ce qui est arrivé. Leslie lui explique : « George Anderson est entré de force dans la maison. Il voulait me tuer. Puis Elliot est arrivé et a essayé de l’arrêter. Dans la bagarre, le coup de feu est parti ». 

Le sergent explique au médecin que si George a paru calme au début, il est devenu très agressif, si bien qu’ils ont été obligés de l’emmener au poste. Michael lui demande de prévenir le docteur Kessler du Sanatorium Greenvale à Green Valley. 

Les ambulanciers évacuent Elliot sur un brancard tandis que Leslie s’enquiert de son état de santé auprès du Dr Rossi. Ce dernier ne lui cache pas ses inquiétudes. Leslie lui demande si Elliot va s’en sortir. « Il est en vie pour l’instant », répond le médecin. 

Leslie Harrington donne au sergent sa version des faits. Il lui dit qu’il a un permis de port d’arme.

Le policier aimerait savoir pourquoi Leslie a cru bon de sortir son arme. Leslie lui explique : « Parce que George Anderson s’est introduit par infraction ici. Il était venu à mon bureau cet après-midi, et il était déjà très agressif. Écoutez, j’ai un permis pour ce revolver. J’ai tout de même le droit de protéger ma maison ». 

Le sergent ne l’accuse de rien. Il veut simplement comprendre. Leslie poursuit : « Quand j’ai découvert George ici, j’ai pointé le revolver sur lui et je lui ai ordonné de partir. Il a refusé. Il m’a menacé. Puis Elliot Carson est venu et a essayé de lui parler. Quand il a vu que ces efforts étaient vains, il s’est précipité sur lui. Le coup de feu est parti. Voilà, maintenant, je pense que vous en avez assez pour faire votre rapport ». 

Matthew Swain arrive et salue le sergent et Leslie. Le sergent Goddard s’en va tandis que Matthew veut savoir ce qu’Elliot Carson faisait ici.


Paul et Norman continuent leur conversation dans la voiture de Paul. 

Norman trouve étrange que Paul apparaisse toutes les fois qu’il a besoin d’aide. D’abord au pilori, puis maintenant au square. 

Norman va finir par penser qu’il est son « ange gardien ». Il repense aux sirènes de l’ambulance. Paul décide de le ramener chez les Harrington.


Retour chez les Harrington, où Leslie poursuit sa conversation avec Matthew. Il pense que Paul Hanley a envoyé George ici. 

Il demande aussi à Matt de ne pas entrer dans les détails lorsqu’il fera son article pour le Clarion. Cela pourrait créer des problèmes. « Tu les cherches depuis longtemps les problèmes, Leslie », rétorque le journaliste. 

Leslie lui demande ce qu’il entend par-là, et Matthew avoue qu’il sait tout à propos du journal d’Elizabeth Carson. Il sait aussi que Leslie a menacé Constance. 

Leslie dit qu’il le regrette profondément, mais qu’il pensait que c’était le seul moyen pour lui de se défendre. 

« Comment as-tu pu un instant considérer pouvoir détruire Allison ? », demande Matthew. 

Leslie répond qu’il devait se battre pour la fabrique et à ses fils. 

Norman arrive et demande ce qu’il s’est passé. Leslie lui demande si Rodney est avec lui. Il répond que non, ajoutant que c’est Mr Hanley qui l’a ramené. 

Matthew enfile son manteau pour partir. Leslie regrette de lui avoir demandé une faveur et lui dit qu’il peut écrire ce qu’il veut dans l’article. « C’est ce que je fais toujours », réplique Matthew avant de sortir et de se diriger vers le portail en fer. 

Paul se trouve là et parle un instant avec Matthew. Ce dernier lui dit qu’il sait que Paul est l’instigateur du drame qui vient de se jouer. « Vous avez supposé que Leslie Harrington était blessé. C’est ce à quoi vous vous attendiez, n’est-ce pas ? C’est vous qui avez organisé ce carnage…George a tiré Elliot Carson ». 

Pain accuse le coup et demande ce qu’Elliot faisait ici. « Il tentait de réparer les dégâts que vous avez engendrés », reproche Matthew. 

Paul rentre dans sa voiture et s’en va.


À l’hôpital, au bureau des renseignements, miss Choate demande à Betty si elle a pu joindre le Dr Morton. Elle acquiesce : « Oui, il est en route. »

L’infirmière en chef demande à Betty de rester au bureau. Ils auront besoin de miss Thompson en salle d’opération. 

Quelques instants après, le Dr Rossi arrive. Frank, le médecin-urgentiste qui était dans l’ambulance, annonce à l’aide-infirmier qu’un certain Anderson a tiré sur la victime. Betty les entend parler et elle est en état de choc. Elle se tourne vers Michael et murmure : « Oh non, docteur Rossi. Non. Il ne l’a pas fait ». 

Le médecin dit à Betty qu’elle peut rentrer à la maison et rester avec sa mère. Mais Betty ne veut pas laisser la réception sans personne. Le Dr Rossi prend les choses en main et demande à Frank de prendre la relève au bureau jusqu’à ce que miss Choate puisse trouver un remplaçant. 

Constance arrive et dit à Betty que sa mère est à la maison et qu’elle l’attend. 

Frank annonce à Constance qu’Elliot est toujours en vie. Elliot est transporté en salle d’opération. Le docteur Morton arrive et Constance le retient pour avoir des nouvelles. Il s’excuse, car il doit aller en salle d’opération.


Dans la salle d’opération, Rossi et Morton commencent à opérer Elliot. Miss Choate l’assiste. La balle est logée derrière le cœur, près de l’aorte.


Rodney conduit Allison chez elle après leur « rendez-vous studieux » à la bibliothèque. Rodney lui dit qu’il a apprécié cette soirée et souhaite réitérer l’expérience. 

Allison consent à organiser une autre soirée comme celle-là. Elle trouve étrange que Constance ne soit pas à la maison. 

Le téléphone sonne à l’intérieur de la maison. « Laisse-le sonner », dit Rodney. Lorsqu’ils entrent, Allison décroche le téléphone, mais il est trop tard.

Rodney aurait aimé rester un peu, mais il sent Allison réticente. Donc il s’en va. 

Paul, qui est posté debout à l’extérieur, le voit sortir de la maison des Mackenzie. 

Il rejoint Rodney et ce dernier lui demande s’il le surveille. Pour toute réponse, Paul lui dit qu’il ferait mieux de rentrer chez lui, car il y a un problème avec son père. « Que lui est-il arrivé ? », demande Rodney. « Rien », répond simplement Hanley. 

Rodney fait alors ce que tout le monde aimerait faire : il saisit Paul par le revers de son pardessus et l’invective : « Pour une fois dans votre vie, essayez de parler clairement ! Que s’est-il passé ? »

Hanley lui répond que George a voulu tirer sur son père. Rodney entre dans sa voiture et s’en va à vive allure avant que Paul ne lui dise ce qui s’est réellement passé. 

Paul frappe à la porte des Mackenzie. 4 fois, 2 fois, et 3. En morse, ce code correspond à H.I.S. On pourrait traduire ses lettres par « Hanley Is Sick (Hanley est malade) ». 

Allison ouvre la porte et le fait entrer. Paul lui fait remarquer qu’il n’est jamais venu ici auparavant. Pour Paul, l’endroit est comme il l’imaginait net et vertueux.  

Allison lui demande pourquoi il est venu. Il reste évasif. Paul évoque la photo de M. Mackenzie en lui demandant si son père était Écossais. 

Ils ont une conversation très bizarre et malaisante (comme toujours avec Paul Hanley) avant qu’il ne lui apprenne finalement qu’on a tiré sur Elliot Carson et que Constance se trouve à l’hôpital. Il offre de la conduire là-bas.


Dans la salle d’opération, le docteur Rossi, aidé par le docteur Morton, opère Elliot Carson.

« La balle est beaucoup plus profonde que je ne le pensais », déclare Michael. 

Morton lui demande s’il doit ouvrir le péricarde ?

« Je ne veux pas exposer le cœur si nous pouvons l’éviter », répond Michael. 

Il essaie d’extraire la balle, mais le Dr Morton lui annonce que la tension du patient baisse. 


Matthew Swain entre dans la salle d’attente de l’hôpital, et retrouve avec Constance. Elle est heureuse de le voir. Il lui demande des nouvelles d’Elliot et elle l’informe que Michael l’opère. 

Elle ajoute que depuis qu’Elliot est revenu à Peyton Place, elle était juste inquiète de ce qui pouvait lui arriver, et arriver à Allison. Aujourd’hui, elle est inquiète pour Elliot. 


Dans la salle à manger de la maison Harrington, Norman et Rodney parlent avec leur père. Rodney demande à Leslie pourquoi George a essayé de le tuer. 

Rodney évoque à demi-mot la possibilité que c’est à cause de Julie, mais il ne termine pas sa phrase. Norman l’encourage à le faire. Mais Leslie coupe court à la polémique : « Je sais que tout ceci vous rend perplexe. Croyez-moi, si je pouvais l’expliquer, je le ferais. De la violence découlent toujours beaucoup de questions. Maintenant, mon inquiétude principale est Elliot Carson ». 

Il dit devoir aller en ville. Rodney offre d’aller avec lui. Mais Leslie refuse. Il préfère y aller seul. 


Allison entre dans la salle d’attente de l’hôpital et parle à sa mère. Matthew Swain est avec elles.

Allison leur demande s’ils ont des nouvelles. Constance lui répond qu’Elliot est toujours sur la table d’opération. 

Allison se sent triste pour lui, surtout après toutes les terribles épreuves qu’il a déjà subies. Elle souhaite rester ici auprès de sa mère à attendre des nouvelles. « Il a toujours été si seul. Il ne doit pas l’être dans un moment pareil. N’est-ce pas pour ça que tu es ici ? »

« Oui », répond Constance. 


Le docteur Morton demande à Michael s’il arrive à voir la balle. Rossi dit qu’elle est près de l’aorte. 

Il arrive enfin à extraire la balle et la dépose dans une petite bassine en acier. 

Mais il dit qu’il reste un fragment de la balle dans l’aorte.


Episode 59

Jeudi 8 avril 1965

Drame chez les Harrington  

Derrière les grilles en fer de la grande maison sur la colline, un Leslie Harrington troublé verrouille toutes les portes. Elliot Carson vient de l’appeler pour le prévenir que George Anderson a bu à la Taverne d’Ada Jacks. Et maintenant, il est en route vers la maison des Harrington, en colère. Et extrêmement perturbé.

La maison des Harrington.


Leslie éteint la lumière du porche, ferme la porte d’entrée et monte au premier.


Julie dit à Constance que George n’aurait pas dû boire. Elle l’informe qu’il était avec un certain Paul Hanley. 

En voyant l’inquiétude sur le visage de son amie, Julie comprend qu’elle sait quelque chose à propos de Paul. 

Constance évite la question, ce qui a pour but d’énerver Julie.


Paul et George sont dans la voiture de Paul. Ce dernier arrête la voiture à quelque distance du manoir.

« Ils m’ont dit que c’est seulement dans ma tête », déclare George. 

« Oui, parce qu’ils n’ont aucun remède contre la réalité des choses, George ».

Paul continue son laïus pour persuader George que Leslie était l’amant de Julie : « George, vous pensez réellement que c’est Elliot Carson qui a tué ma sœur ? Hein ? Il a dit qu’il ne l’a pas fait. Il a juré à la barre des témoins qu’il ne l’a pas tuée. Il a juré qu’il a entendu un homme sortir de la maison de la plage en courant. Vous ne croyez pas votre vieil ami ? George, est-ce que vous pensez qu’il vous a menti ? George, vous n’avez donc pas encore compris qui a réellement tué ma sœur ? Pensez-y ? Réfléchissez. Vous ne voyez pas, George ? Moi j’ai trouvé. Leslie Harrington s’en est sorti pendant toutes ces années sans problème. Leslie Harrington a tué ma sœur Elizabeth. Ce même Leslie Harrington qui a été l’amant de votre femme ».

George est déboussolé et crie à Hanley de se taire. 

Paul redémarre la voiture et arrive devant la maison des Harrington. Toutes les lumières sont éteintes. George dit que sa fille Betty avait l’habitude de l’appeler « le château ». « Et bien, ce soir, les murs du château vont tomber », vocifère-t-il.

Paul souhaite l’accompagner, mais George lui dit qu’il s’agit d’une mission solo. Paul lui demande s’il s’en sent capable et George lui répond : « Ça va. Je vais plus que bien. Je suis guéri. Et vous savez ce qui m’a guéri ? Ce ne sont pas ces fichus docteurs, ni même ma femme adorée. Non, ce qui m’a guéri, c’est de vous avoir rencontré. Parce que vous m’avez donné le remède le plus puissant du monde : la vérité ». 

Paul laisse George – maintenant conditionné par la haine – et repart hâtivement. George marche en direction de l’entrée de la bâtisse. Il enveloppe sa main avec son écharpe et casse la fenêtre de la porte afin d’atteindre le loquet de l’entrée par l’intérieur. Il ouvre la porte.


Au Colonial Post Inn, Matthew Swain se trouve avec Grace et le docteur Morton. Matthew leur montre un article avec la photo de Claire, leur fille, intitulé :

UN MÉDECIN LOCAL A L’HONNEUR

Matthew souhaite interviewer Claire pour le Clarion. Le docteur Morton lui suggère de le faire tout de suite. 

Morton téléphone donc à Claire, à New York, pendant que Grace et Matthew parlent entre eux. 

Grace lui dit que Robert va beaucoup mieux depuis que Leslie a abandonné la bataille contre le codicille. La mémoire de son amie ne sera pas souillée. Robert en est soulagé. 

Morton raccroche le téléphone et, dubitatif, informe Grace et Matthew que Claire n’est pas enregistrée à l’hôtel de New York où elle doit normalement résider.


Leslie entend la vitre de la fenêtre se briser, se saisit immédiatement de son revolver et affronte George. Ce dernier tient un coupe-papier comme poignard. 

Il accuse Leslie d’avoir tué Elizabeth. « C’est la version de Paul Hanley », plaide Leslie. 

Il nie aussi avoir eu une liaison avec Julie. « Tu imagines des choses. Tu as toujours imaginé des choses. Maintenant, rentre chez toi ! ». Il essaie de calmer George. 

Ce dernier feint de tomber et de se casser le bras, afin que Leslie vienne près de lui. 

George en profite alors pour le désarmer. Il s’empare du revolver et le pointe vers Leslie. Le téléphone sonne. 

George ordonne à Leslie de ne pas répondre. Son esprit perturbé lui fait penser qu’il s’agit sans doute de Julie. Leslie dit à George de parler avec Julie. George, de son côté, exige de Leslie une confession écrite.


Norman flâne dans le square, observant le pilori et se remémorant y avoir été attaché par des voyous, lorsque Paul arrête sa voiture près de lui. 

Paul invite Norman à prendre un café au Colonial Post Inn. Norman accepte.

Norman lui dit que les propos qu’il a tenus lorsqu’il était attaché au pilori, il ne les pensait pas vraiment. Il va mieux maintenant. 


Elliot arrive chez les Harrington et découvre la vitre de la porte brisée. Il entre précipitamment dans la demeure. 

George, le revolver toujours pointé sur Leslie, obtient une confession écrite de celui-ci. George le somme de la signer. 

Elliot, témoin de la scène, demande à George de lui donner le revolver. George, extrêmement perturbé, déclare qu’il a assez discuté comme ça. 

Persuadé qu’il va tirer, Elliot se précipite sur lui pour le désarmer. Mais au cours de la bagarre, Elliot reçoit une balle en plein dans l’abdomen. 

Choqué, George crie qu’il veut un médecin. Leslie s’approche de lui, et George lui demande alors ce qu’il fait ici, et pourquoi il n’est pas à Peyton Place. 

On comprend alors que George se croit à la guerre, sur le champ de bataille. Il a une sorte de flash-back. Il demande un brancard. « Donne-moi le revolver », demande Leslie en tendant la main. 

George lui laisse prendre l’arme. Leslie se dirige vers le téléphone et appelle les secours, pendant qu’Elliot baigne dans son sang et que George ne cesse de crier pour appeler un brancard qui ne viendra jamais.


À l’hôpital, miss Choate harcèle une nouvelle fois Betty parce qu’elle vient de passer un appel personnel alors qu’il y avait un inventaire à faire d’urgence. Elle a appelé sa mère pour savoir si elle avait des nouvelles de son père. 

Betty tente de faire comprendre à l’infirmière en chef qu’elle a des problèmes à la maison. Pour miss Choate, l’hôpital est une machine qui se doit de fonctionner convenablement. Il en va de la vie des patients. 

Le docteur Rossi arrive et intervient : « Miss Choate a raison, mademoiselle Anderson, aucun sentiment et aucune défaillance ne doivent percer dans notre métier ». Mlle Choate perçoit l’ironie dans la voix du médecin et lui dit qu’il a de la chance de prendre cela à la légère. 

Le téléphone sonne et miss Choate répond. On l’informe alors de la fusillade chez les Harrington et elle prévient immédiatement Michael. Le médecin prend les choses en main et met l’hôpital en état d’urgence.


Au Colonial Inn, Norman demande à Paul si son steak est bon. Paul lui répond : « Comme toute chose à Peyton Place : dur et coriace. »

Paul lui dit qu’il a été en quelque sorte forcé de revenir en Nouvelle-Angleterre, pour « affaires de famille ».

Norman lui dit qu’au moins, il a pu revoir son père avant qu’il ne décède. 

Paul opine : « Oui. Vous savez Norman, je trouve que les rapports père-fils sont souvent inestimables, vous n’êtes pas de mon avis ? »

Norman lui répond qu’il n’est pas certain de connaître ses sentiments réels sur le sujet.

Paul appelle la serveuse pour l’addition, ajoutant qu’il paye la note. 


Julie et Constance discutent dans la salle à manger. Elles se morfondent en attendant des nouvelles. 

Le téléphone sonne et Julie répond. Leslie est au bout du fil. « Julie, j’ai pensé qu’il valait mieux te prévenir avant d’appeler la police. George a tiré sur Elliot Carson ».  

Julie raccroche et, affolée, se précipite vers Constance. « George a tiré sur Elliot. Qu’allons-nous faire ? ». 

Constance est bouleversée par cette nouvelle. Elle est aussi furieuse. Tandis que Julie la tient par les épaules, Constance se dégage et crie : « Laisse-moi partir ! ». 

Elle prend son manteau et prend le temps de dire : « Désolée Julie » avant de quitter à toute vitesse la maison des Anderson, laissant Julie en état de choc. 


Allison entre pour voir Matthew. Elle est accompagnée par Rodney. On entend la sirène de la police, puis celle de l’ambulance. 

Matthew, curieux de savoir ce qu’il se passe, appelle le poste de police et demande à parler au sergent Brown. Dehors, les sirènes continuent de hurler.

Norman et Paul regardent les ambulances et la police passer rapidement. 

Paul se rend compte que son plan a fonctionné. Pour s’en assurer, il insiste pour ramener Norman chez lui. 


Episode 58

Mardi 6 avril 1965

Manipulation  

George Anderson, en colère et affolé, vient de quitter le bureau de Leslie Harrington, à la Fabrique Peyton. Les paroles dures qu’ils ont prononcées n’ont fait que raviver le ressentiment qu’ils éprouvent l’un envers l’autre. George prend conscience qu’il a des difficultés à contrôler cette rancœur.

La cheminée de la Fabrique. George Anderson, en colère, sort de l’Usine après avoir vu Leslie Harrington.


Paul offre à George de le reconduire à la maison. George accepte et contourne la voiture pour s’installer côté passager. 

Paul l’observe. « Vous semblez avoir besoin d’un verre ». George refuse : « Oh non, j’ai fait assez de dégâts pour aujourd’hui. J’ai vraiment perdu mon temps là-bas. Mais bon… »

George sait au fond de lui que c’était une erreur d’aller voir Leslie. Paul lui répond qu’Harrington mérite qu’on le remette en place. 

Paul insiste pour boire un verre avec George. « J’ai dit à Julie que je rentrerai tôt », plaide George. 

Paul lui propose un rapide verre (juste une bière) à la taverne d’Ada Jacks et il finit par accepter. « D’accord, d’accord. Mais juste une. Je ne voudrais pas faire attendre Julie. »


Julie entre chez elle, portant un sac à provisions dans les mains. Elle appelle : « George, je suis rentrée ! ». 

Betty la rejoint et lui dit que George n’est pas ici. Elles se demandent où il peut bien être. 

Julie suppose que George est parti faire une course. Betty est rentrée à la maison il y a une demi-heure.


Leslie vient à peine de placer son manteau dans le placard du vestibule et de fermer la porte derrière lui, que Norman descend les escaliers et le rejoint. 

L’attitude de Norman a changé vis-à-vis de son père. Il lui tend le journal en souriant et lui demande comment s’est passée sa journée. 

Leslie l’informe qu’à part la visite de George, tout s’est bien passé. Leslie lui demande ce que lui et Rodney comptent faire pour le dîner, étant donné que Christine a pris sa soirée de congé. 

Norman veut étudier. Rodney doit manger une pizza avec Allison avant d’aller étudier avec elle à la bibliothèque. 

Quant à Norman, il se contentera d’un sandwich que lui a préparé Christine. Leslie lui dit qu’il ferait mieux d’aller manger au restaurant. 

Le jeune homme en profite pour remercier son père d’avoir abandonné les poursuites contre le codicille. À ce même moment, Wainwright téléphone pour dire à Leslie qu’il vient immédiatement.


À White River, Elliot est venu parler avec l’agent Taggart, chargé de sa liberté conditionnelle, au sujet de son futur déménagement à Miami, là où se trouve son père. 

Il a en effet pris la décision d’aller vivre là-bas. Il veut connaître la procédure à suivre. Il lui reste très précisément 7 ans et 8 mois de liberté conditionnelle avant d’être libre pour de bon.

Taggart est étonné, il sait qu’Elliot est revenu à Peyton Place dans le but de s’innocenter et se demande pourquoi il baisse les bras de cette façon. 

Elliot lui dit simplement qu’il suit les conseils que Taggart lui avait donnés à sa sortie de prison. 


Allison et Rodney commencent leur « rendez-vous studieux », comme expliqué par Norman plus tôt : une pizza, et plus tard un tour à la bibliothèque. 

À la pizzeria, Rodney semble préoccupé. Allison pense que c’est parce qu’elle parle de trop et cela l’ennuie. 

Ce n’est pas ça, lui assure Rodney. Il est perturbé parce que son père a décidé d’abandonner la bataille contre le codicille. Cela fragilise la position de Leslie. Rodney est conscient que Martin Peyton, son grand-père, peut renvoyer Leslie à tout moment.

S’il n’y avait pas eu ce codicille, Leslie aurait été propriétaire de la fabrique, c’est ce pour quoi il a toujours travaillé. On peut dire de lui que c’est un homme fort et insensible, mais comme tout le monde, il possède une certaine vulnérabilité. 


Au manoir des Harrington, l’avocat William Wainwright propose un marché à Leslie. 

Martin Peyton ne veut plus de son gendre à la tête de la fabrique. En échange de sa démission, Leslie recevra un dédommagement substantiel. Wainwright lui dit que Peyton a déjà eu des entretiens en vue de son remplacement. 

C’était ce à quoi Leslie devait s’attendre en abandonnant la contestation du codicille. « Vous pouvez dire à Martin Peyton qu’il n’y aura pas de lettre de démission de ma part », répond Leslie à l’avocat. 

Il ajoute que s’il ne veut plus de lui à la direction de la Fabrique, il n’a qu’à le renvoyer.

« Vous ne baissez jamais les bras… », dit Wainwright.

Leslie répond qu’il n’a jamais abandonné de bataille dans sa vie.


Norman se promène tranquillement lorsque Matthew Swain l’aperçoit et l’appelle. Swain lui demande de venir au Clarion afin de parler. 

Norman lui dit que la société dans laquelle ils vivent a besoin d’être secouée. Matthew lui répond que les rebelles n’y contribuent pas.


Constance se rend en voiture à la maison de la plage et Elliot l’invite à entrer. 

Il l’aide à enlever son manteau. Elliot lui annonce qu’il quitte Peyton Place afin de ne pas compliquer la vie de Constance et d’Allison. Il ne voit pas d’avenir entre lui et elles, rester ne ferait que compliquer les choses.  

Constance lui demande quand il compte partir. « Dès que possible », lui répond-il. 

Julie Anderson lui téléphone à ce même moment pour lui demander s’il a vu George. Elliot lui dit qu’il ne sait pas où il se trouve, mais qu’il va le chercher. 

Il aide Constance à remettre son manteau. Constance lui demande si elle peut faire quoi que ce soit pour les aider. Elliot lui suggère alors d’aller tenir compagnie à Julie et de rester avec elle jusqu’à ce que Betty revienne de l’hôpital. 

Avant de partir, Constance regarde Elliot dans les yeux : « Elliot, il faudra qu’on parle. »

Elliot acquiesce : « Oui. Bientôt. »


À la Taverne d’Ada Jacks, Paul et George boivent une bière. Paul propose une autre tournée, mais George refuse, lui disant qu’il a déjà assez fait attendre Julie. 

Il lui demande pourquoi Paul l’a attendu devant l’Usine tout à l’heure. « Eh bien, en fait, je voulais vous parler. Je suis allé moi aussi à la Fabrique pour parler avec notre ami commun », se justifie Paul. 

Il veut bien sûr parler de Leslie. Il ajoute : « Vous voyez, nous formons en quelque sorte un groupe. Une sorte de ligue qui nous lie à Leslie Harrington ». Il met également Elliot dans ce groupe. 

George a dû mal à suivre le raisonnement de l’enseignant. Paul lui dit que George et Elliot ont beaucoup de choses en commun. 

Il commande une autre bière à Ada. Il demande à la propriétaire de la Taverne si elle connaissait bien sa sœur Elizabeth. Ada acquiesce. 

Tandis qu’elle va chercher la bière, George dit à Paul qu’il ne saisit pas ce qu’Ada vient faire dans l’équation. 

Lorsqu’Ada revient avec la bière, Paul lui demande de dire à George la vérité sur la relation qu’entretenaient Leslie et Elizabeth. 

Ne voulant pas être mêlée à cette histoire, Ada retourne à son comptoir sans dire un mot. 

« J’aimerais savoir où vous voulez en venir », demande George. 

Paul dit qu’il veut faire la lumière sur cette affaire : « Très bien. Maintenant George, est-ce qu’ils vous ont convaincus que tout ceci n’était qu’une illusion ? Est-ce qu’ils vous ont convaincu ou bien est-ce que vous avez toujours su au fond de vous-même que vous aviez raison ? (un silence, puis) : Leslie Harrington était très intéressé par votre femme ». 

George se lève, en colère. Il est sur le point de frapper Paul. À la place, il s’en va. Paul le suit et continue : « George, votre femme n’était pas la première femme à être courtisée par Harrington. Il a couché avec de nombreuses femmes, dont ma sœur et Julie ! »

Paul marche derrière le comptoir comme s’il était le barman. « Qu’allez-vous faire maintenant que vous savez cela, George ? »


Chez les Anderson, Constance attend George en compagnie de Julie. Selon Julie, la situation est désespérée. George n’a pas changé. Il ne changera jamais. Il devrait être de retour depuis plusieurs heures maintenant. 

Le téléphone sonne. C’est Elliot qui informe Julie que George était chez Ada avec Paul. Il lui dit qu’il reste en contact avec elle, puis raccroche.

À la Taverne, Ada est en face d’Elliot. « Elliot, dit-elle, s’il te reste un peu de bon sens, reste en dehors de ça ». 

Elliot lui demande s’ils sont allés voir Harrington. Ada suppose que oui. 

Elliot appelle alors Leslie pour le prévenir que George vient le voir et lui demande de le retenir jusqu’à tant qu’il arrive. Tandis qu’il raccroche, Ada soupire : « Tu n’apprendras donc jamais ».