Episode 77

Jeudi 10 juin 1965

Le son du canon 

Le temps a suspendu son vol, et maintenant il redémarre avec une rapidité inattendue. Les parents d’Allison Mackenzie sont de retour à la maison. Et pour la première fois dans sa vie, Allison se surprend à regarder chez elle avec les yeux d’une étrangère. 

Trafic dans le square. Allison, en portant des fleurs, parvient à la porte d’entrée de la maison des Mackenzie, devenue maintenant la maison des Carson.  


Elliot ouvre la porte. « Bonjour, Allison. Viens, entre ». 

Constance va chercher les cadeaux pour sa fille. Allison tend les fleurs à Elliot. Elle reçoit un ours Théodore Roosevelt. 

Elliot invite sa nouvelle famille à manger au Colonial. Allison refuse en disant qu’elle a promis aux Schuster de garder leur fille ce soir. Elle leur dit qu’elle est heureuse qu’ils soient de retour à la maison. 

Elle monte ensuite à l’étage se changer, tandis qu’Elliot dit à Constance qu’il y a tant de choses qu’il voulait lui dire. Les deux parents sont déçus de ne pas avoir leur fille avec eux pour leur première soirée ensemble.


David Schuster entre au manoir et annonce à tout le monde qui est à portée de voix qu’il est à la maison. Doris lui répond qu’elle est à l’étage. 

Il lui dit qu’il va se préparer une boisson. Elle l’appelle d’en haut en lui disant qu’il doit y avoir du martini quelque part. 

Il monte et découvre sa fringante femme prête pour leur repas du soir. Ils sont invités par Maître Théodore Dowell. David n’était pas prévenu et il est un peu contrarié. Doris lui répond qu’elle a laissé un message à sa secrétaire, mais David était à White River toute la journée. Elle lui annonce que c’est la « fille Mackenzie » qui garde Kim ce soir, précisant qu’elle la trouve très intelligente.

Doris aimerait pouvoir aider David à la Fabrique, lui donner des conseils sur le travail, mais David n’est pas très chaud pour ça. « Ne me repousse pas », dit Doris en se lovant contre lui, avant que la sonnette de la porte d’entrée retentisse.

David descend l’escalier et laisse entrer Allison. Il la remercie d’être venue et lui dit que sa femme va bientôt descendre pour lui donner des instructions. Puis il retourne en haut afin de se préparer pour le dîner avec les Dowell. 

Allison aperçoit Kim cachée derrière le canapé. « Bonsoir Kim », dit la jeune fille à l’enfant.


À l’hôpital, Bob et Janet Sinclair attendent au bureau des renseignements. Janet est enceinte, et sur le point d’accoucher. 

Betty se montre et Mlle Choate lui dit d’emmener Mme Sinclair à la chambre 115, pendant qu’elle s’occupe d’installer son mari dans une salle d’attente. 

Betty est un peu choquée, car elle connaît bien Janet et son mari, ils étaient à l’école ensemble.

Betty aide Janet à s’installer dans son lit. Elle lui dit qu’elle avait appris son mariage avec Bob. Janet assure qu’elle voulait lui envoyer une invitation, mais le mariage s’est décidé trop rapidement. Betty lui dit de ne pas s’en faire pour ça.

Janet a une contraction, et Betty est bienveillante avec elle. Janet voudrait que Betty reste près d’elle, elle aurait moins peur. Elle lui avoue qu’elle n’a jamais eu l’intention de lui envoyer une invitation au mariage. 

La jeune infirmière la met à l’aise et lui dit qu’elle doit s’absenter un instant, mais qu’elle revient dès que possible. 

Elle sort de la chambre et rencontre le Dr Rossi. Il voit qu’elle semble contrariée. Elle raconte au médecin que la patiente sur le point d’accoucher, elle la connaît. Elle et Rodney avaient l’habitude de sortir ensemble avec Bob et Janet. 

Et maintenant, Janet va avoir un bébé, alors que Betty a perdu le sien. C’est dur pour elle. Mais Mike lui dit qu’elle doit agir en professionnelle et la renvoie dans la chambre de Janet.


Au manoir, Allison s’occupe de Kim tandis que Doris lui donne les dernières directives pour la soirée. Doris demande à Allison de coucher Kim à 8 heures. David vient à son tour et embrasse sa fille. Ils se disent au revoir. 

Allison et Kim ont dessiné une image. Allison dit à l’enfant que ce serait bien de l’achever avant l’heure du coucher. Mais Kim gribouille le dessin avec rage, sous le regard choqué d’Allison.


La limousine Peyton arrive à l’auberge Colonial Post et Raymond Gorby, le conducteur des Peyton, aide un homme à en sortir.  

Un passant s’arrête un instant et observe le mystérieux homme, avant passer son chemin. 

— On dirait qu’il vous connaît, dit le chauffeur. 

— Ce n’est pas impossible, répond l’homme. 

Pendant que Gorby prend les bagages dans le coffre et les emmène à l’intérieur du Colonial, l’homme mystérieux en profite pour observer la place. Il regarde Matthew entrer au Clarion. 

À l’intérieur du Clarion, Matthew vérifie sa montre de poche et la remet dans sa poche. L’avocat Théodore Dowell entre afin de parler avec Matthew de Martin Peyton. 

Dowell dit qu’il a organisé un dîner parce qu’il veut savoir quel genre d’homme est David Schuster en dehors du travail.


Dans l’appartement au-dessus de la Pharmacie, Norman et Rodney se préparent pour aller dîner au Colonial. Rodney offre à Norman d’emprunter sa cravate. 

Norman ne veut pas y aller, mais Rodney insiste :

— Le Dr Rossi a eu la gentillesse de nous inviter, nous ne pouvons pas refuser. 

— Vas-y, toi. Tu n’auras qu’à lui dire que j’ai d’autres plans. 

— Mais tu n’as pas d’autres plans, proteste Rodney. 

Norman finit par accepter de venir. Depuis la fenêtre, ils aperçoivent la limousine de leur grand-père et se demandent ce qu’elle fait là. L’homme mystérieux les observe depuis le square. 

De même qu’il observe attentivement Doris sortir de la voiture et s’engouffrer au Colonial. 


David Schuster dépose Doris devant l’auberge et dit qu’il va l’attendre dans le couloir. 

Au comptoir du Colonial se tient le conducteur de la limousine Peyton, monsieur Gorby. Il reconnaît Doris et elle le salue. Elle pense que monsieur Peyton est ici, mais le chauffeur lui dit qu’il n’en est rien. 

— Comment va M. Peyton ?, s’enquiert-elle. 

— Pas mieux, mais pas pire non plus.

— Est-ce que vous pensiez que j’essayais de vous soutirer des informations ? 

Il ne répond pas. Soudain gênée, elle quitte la zone de réception. 


Dehors, dans le square, l’homme mystérieux (dont on apprendra dans le prochain épisode qu’il s’agit de Steven Cord) admire un canon planté comme décor. 

Il allume une cigarette et, avec son briquet, fait mine d’allumer la mèche imaginaire du canon. « Boom », dit-il.


Episode 76

Mardi 15 juin 1965

Le temps des excuses 

Une nuit sombre à Peyton Place. Une nuit sombre pour Norman Harrington. Conduit par sa solitude et sa perte d’identité, il a essayé de revenir dans la maison où il est né, mais l’a trouvée occupée à jamais par des étrangers.  Encore plus solitaire, plus désemparé que jamais, il revient dans l’appartement qu’il partage avec son frère.

Le square. La caserne des pompiers. Norman conduit jusqu’à la caserne et se gare devant la pharmacie.


Rita ouvre la porte de l’appartement et laisse entrer Norman. Elle porte un jeans. Norman enlève sa veste, et demande à Rita où se trouve « le grand homme » (il veut bien évidemment parler de son frère Rodney). 

Rita réplique qu’elle s’est inquiétée à mort à son sujet. Norman sait de quelle façon Rita l’aime. Elle a mis les choses au clair à ce sujet la nuit dernière à l’étang lorsqu’elle n’a pas voulu qu’il l’embrasse. 

Rita s’en va en pleurant tandis qu’arrive Rodney. Norman compare Rodney à leur père. Rodney parle à Norman de sa petite escapade chez les Schuster. Il sent que son frère est déboussolé.  


Dans la chambre de Kim, Doris essaie de faire dormir l’enfant. Le mobile accroché au plafond jette des ombres surnaturelles sur les murs, elles sont plus effrayantes que relaxantes. 

Doris quitte la chambre et retrouve David, assis sur la troisième marche de l’escalier. Elle dit que Kim s’est endormie profondément comme si rien ne s’était passé.  

Pour David, cette petite escapade est un avertissement, même si Doris prétend que cela n’arrivera plus jamais. 

— Nous étions deux dans cette maison lorsqu’elle s’est enfuie, rappelle Doris.

— J’ai dit que c’est un avertissement, s’écrie David.

S’enchaîne une violente conversation. Ils hurlent l’un avec l’autre, se faisant chacun des reproches. 

— J’ai appris ma leçon, affirme David.

— Et tu penses que moi, non ?

— Doris, je suis à la fabrique, toute la journée. Elle est avec toi la plupart du temps.

— Laisse-moi te faire la promesse que cela n’arrivera plus. 

— Doris, ce que je veux te dire, c’est qu’elle est bouleversée. Profondément bouleversée. Nous devons faire face à cela.

— Tu continues à dire « nous », mais tu veux dire « moi ». D’accord, elle est bouleversée, mais elle ne s’est pas tournée vers toi. Elle s’est tournée vers une étrangère. Vers « cette fille ».

Doris se calme et veut parler normalement à David. Elle se demande pourquoi ils agissent de la sorte. Ils ne font que détruire leur relation, et détruire Kim par la même occasion. Ils se mettent d’accord pour dire qu’ils ne s’écoutent pas l’un l’autre.

David s’approche de sa femme.

— Je t’aime, murmure-t-il.

Ils s’embrassent tendrement. 

Kim se met à crier. Il s’agit probablement d’un cauchemar. Doris s’apprête à aller voir la fillette, mais David l’arrête. 

Kim crie une nouvelle fois. Doris monte. Ce sont les ombres en mouvement du mobile qui ont sans doute effrayé Kim.


David conduit jusqu’à la maison des Carson et sonne à la porte. Allison, qui était dans la cuisine en train de cuire du bacon, va lui ouvrir. 

David s’excuse du dérangement et de la façon dont il a réagi la nuit dernière lorsqu’Allison a ramené Kim. Allison se rend compte que le bacon brûle et court à la cuisine. 

David en profite pour entrer. Le laitier vient à la porte de devant parce qu’il n’obtenait pas de réponse à la porte de derrière. Allison présente M. Schuster au laitier qu’elle n’appelle pas par son nom. Le laitier s’en va. 

David demande à Allison si elle se souvient de quelque chose de précis. Il est étonné qu’Allison ait entendu parler Kim, car la fillette n’a pas prononcé un seul mot depuis qu’ils sont arrivés à Peyton Place. 

Allison lui ment en lui disant qu’elle ne se souvient de rien de précis. David la remercie et s’en va.


À l’hôpital, le Dr Rossi croise Claire, et souhaite lui parler. Mais Claire prétend que Michael la critique. Elle s’aperçoit qu’à chaque fois qu’elle voit Michael, ils ne peuvent s’empêcher de se disputer. 

Michael lui répond qu’en fait, elle l’esquive constamment. Elle prend mal à la remarque et le médecin lui dit que ce n’était pas une critique.

Il souhaite parler de docteur à docteur et lui dit qu’il est dommage que Claire refuse un poste à l’hôpital simplement parce qu’elle croit qu’il ne veut pas d’elle ici. Il aimerait savoir si elle pense qu’il est vraiment impossible pour elle de travailler avec lui.

Elle lui répond que cette conversation n’a pas lieu d’être, car elle a consenti finalement à reprendre le poste laissé vacant par le Dr Burgess et rejoint donc le personnel de l’hôpital. 

Michael est ravi. « Bienvenue, Dr Morton », lui dit Michael. Ils se serrent la main. Puis le Dr Rossi s’en va. Claire affiche un visage dubitatif.


Au manoir, Rodney est venu parler avec Doris. Doris lui dit qu’il n’est pas un intrus. Rodney est venu s’excuser pour Norman qui est entré incognito sur la propriété. 

Doris minimise l’incident. Elle s’excuse d’avoir été dure avec Rodney la dernière fois. Elle est très conciliante avec lui. Elle lui dit que ce n’est plus leur maison, mais que Norman n’a pas encore intégré cette information. 

— Ce n’est pas une excuse pour s’introduire chez vous de la sorte, dit Rodney.

— Voilà une étrange conversation, je n’ai accusé votre frère de rien. 

— Ce n’est pas ce que j’ai dit. Je veux juste que mon frère ne fasse rien qui puisse lui nuire.

— Votre frère ne m’a pas ennuyée, monsieur Harrington.

Rodney veut simplement que Norman passe à autre chose et ne se raccroche pas au passé. 


À la librairie, Allison salue une cliente qui s’en va parce qu’elle n’a pas trouvé le livre qu’elle voulait, lorsque Doris Schuster entre dans le magasin. 

— Je suis venue vous parler, Allison.  Est-ce que vous avez un moment ?

— Bien, j’étais sur le point de fermer. Mais oui, bien sûr, je vous écoute.

— D’abord, et le plus important, j’aimerais m’excuser pour mon mari et aussi pour mon comportement hier soir. C’était vraiment très incivil de notre part.

— Je pense qu’un enfant perdu est une raison suffisante pour des parents d’être bouleversés, tempère Allison.

— Ce n’était pas un début très propice à notre vie à Peyton Place, n’est-ce pas ?

Allison se rappelle une des phrases fétiches de son professeur de latin :

Des débuts difficiles naissent souvent de belles amitiés.

— Comment va Kim ?, s’enquiert-elle.

— Elle va bien. Elle est avec madame Chernak dans le parc cet après-midi. Je pensais qu’après l’épisode d’hier soir, une promenade était beaucoup plus importante qu’avoir des sols de cuisine propres… 

Doris hésite un instant, puis poursuit : 

— Allison, j’ai un problème et j’aimerais en parler avec vous. Mon mari David et moi sommes invités ce soir. C’est une soirée très importante pour David. J’ai remué ciel et terre pour trouver une baby-sitter.

— Sans succès ?

Doris acquiesce.

— C’est à croire que toutes les étudiantes du collège ont attrapé la grippe ou sortent avec un garçon.

— Et madame Chernak ?

— Elle a une famille dont elle doit s’occuper.

Doris s’approche d’Allison.

— Allison, Kim vous connaît maintenant. J’espérais que peut-être vous pourriez rester avec elle ce soir.

— J’ai peur de ne pas pouvoir. Je suis désolée.

— Nous ne rentrerons pas tard.

— Oh, non. Ce n’est pas ça. Vous voyez, mes parents reviennent à la maison ce soir. Et c’est leur première soirée à la maison. Je pense que je me dois d’être là.

— Oh, je vois. Vous devez être très proche d’eux. Eh bien, merci tout de même. Peut-être une autre fois.

Doris s’apprête à partir, mais Allison la retient.

— Madame Schuster, est-ce que je pourrais avoir un peu de temps pour réfléchir ? Puis-je vous rappeler dans une heure environ ? Ou bien est-ce qu’il sera trop tard ? 

— C’est parfait comme ça. Merci Allison.

Doris s’en va et dehors se heurte à Norman.

— Bonjour, Norman Harrington. Levez les yeux. La lumière du soleil est de ce côté.

Norman adopte un ton sarcastique : 

— Tiens, tiens. N’est-ce pas là « la dame du manoir ». « Vient le printemps et les beaux matins, Dieu est dans son paradis et tout va bien dans le monde de madame Schuster. »

Doris proteste devant l’arrogance du jeune homme :

— Norman. Attendez juste une minute. Je…

— Madame Schuster, avec cette jolie bouche de menteuse, dit « Venez Norman, venez visiter votre ancienne demeure. Restez avec nous. Partagez notre pain ». Et dès que j’ai le dos tourné, elle me plante un couteau dans le dos. Passez une bonne journée.

Sans attendre la réponse, Norman s’en va.

Note de Marvin :

Dans cette scène, Norman fait référence à un poème de Robert Browning qui dit ceci :

     The year’s at the spring

     The day’s at the morn

     Morning’s at seven

     The hill-side’s dew-pearled

     The lark’s on the wing

     The snail’s on the thorn

     God’s in his heaven

     All’s right with the world.


Rodney inspecte attentivement la nouvelle voiture de Norman et regarde à l’intérieur, lorsque Betty arrive à pied et attire son attention. 

— Des soucis ?

Il se dirige vers elle.

— Comment as-tu deviné ?

Elle lui explique que lorsqu’il a des problèmes, elle remarque un petit plissement sur son front. 

Le Dr Rossi les rejoint. Betty leur dit qu’elle doit se rendre à l’hôpital, car elle n’ose pas arriver en retard, mademoiselle Choate est un vrai dragon. Elle s’en va.

Michael a remarqué que Rodney observait la voiture. Rodney précise qu’elle n’est pas à elle, mais à Norman.

— Je voulais justement te parler de lui, enchaîne Michael.

— Je ne veux rien entendre contre mon frère, oppose Rodney.

— Je ne veux pas dire du mal de lui, je veux juste te parler. Je sais que c’est difficile pour vous deux, vous avez vécu toute votre vie dans un manoir, avec des parents, et maintenant vous êtes seuls. Si vous avez besoin de parler, sachez que je suis disponible.

Rodney apprécie ces paroles et remercie le médecin.


Allison rentre à pied à la maison. Elle porte un bouquet de fleurs. On voit qu’il a été cueilli à même la terre. Elle s’arrête au portail un instant, appréhendant sa rencontre avec ses parents. 

Elle se dirige lentement vers la porte d’entrée. Elliot l’ouvre avec un large sourire. Constance est derrière lui.  Allison leur sourit.


Episode 75

Jeudi 3 juin 1965

Changement d’humeur  

Pour Doris Schuster, la décision de déménager à Peyton Place s’est retournée contre elle ce soir et vient la hanter. La  ville entière et son mari sont à la recherche de son enfant disparu. Doris est seule dans la grande maison et elle est terrifiée par une menace à laquelle elle doit maintenant faire face.

Le manoir Peyton. Doris est seule dans le living-room du château lorsqu’une ombre arrive près de la porte d’entrée.


L’ombre n’est autre que Norman. Ill entre par la porte de devant et s’excuse d’avoir effrayé Doris. Elle demande à Norman qui il est et ce qu’il vient faire ici. 

Norman se présente et lui rappelle qu’il vivait ici auparavant. Elle lui demande s’il a vu Kim. Elle décrit sa fille. Norman demande s’il y a n’importe quoi qu’il peut faire pour aider. 

Il lui précise qu’il n’a pas vu la fillette. Lorsqu’elle lui demande à nouveau pourquoi il est ici, il lui répond qu’il est venu « comme ça », sans but précis.


Allison emmène Kim à la librairie et la retient car la fillette veut toujours s’enfuir. 

Rodney arrive. Kim mord Allison qui lâche prise, libérant ainsi l’enfant qui s’enfuit en courant. 

Allison crie à Rodney de l’attraper. Rodney l’attrape et arrive à calmer Kim.  Il semble que son charme fasse effet car Kim lui sourit. Pendant ce temps, Allison téléphone au manoir.


Le téléphone sonne chez les Schuster et Doris répond. Allison dit à Mme Schuster qu’ils ont retrouvé Kim et qu’elle est saine et sauve. Doris est soulagée. 

Ils offrent de la ramener directement à la maison. Doris accepte et les remercie.  

Doris dit à Norman que Kim a été retrouvée. 

Norman mentionne le changement qu’il a du subir ces derniers temps. Pour lui, rien ne sera plus comme avant. 

Doris invite Norman à revenir un jour pour parler. Elle sait ce que c’est la solitude. Norman la remercie et s’en va.


Schuster se rend dans une cabine téléphonique et appelle Doris. Elle informe David que Kim a été retrouvée. 

Il lui dit qu’il sera de bonne heure à la maison. Puis il dit à Michael que Kim est sur le chemin de la maison. David est soulagé. 

Le Dr Rossi propose à Schuster de le ramener au manoir. Il accepte volontiers. 

Dans la voiture, David dit à Michael qu’il se sent épuisé. Selon le médecin, c’est une réaction normale après le soulagement de savoir sa fille saine et sauve. 


Betty Anderson marche depuis l’hôpital jusqu’à la maison. Elle entre tandis que Julie descend les escaliers. 

Elles parlent de Jerry Bedford et Julie encourage sa fille à le fréquenter car elle trouve qu’il dégage « quelque chose de spécial ». 

Betty demande ce que Julie compte faire au sujet de George. Elle ne veut pas que sa mère gâche sa vie à l’attendre. Julie lui répond que quoiqu’il puisse arriver à George, elle continuera à vivre sa vie, et encourage Betty à faire de même. 

Elles s’étreignent et se disent mutuellement qu’elles sont contentes d’être ensemble. 


Le révérend Jerry Bedford travaille sur un sermon dans son bureau lorsqu’on frappe à la porte. C’est Claire Morton qui est venue lui parler. 

Claire et Jerry sont amis d’enfance. Ils étaient à l’école ensemble. 

Jerry lui confie qu’il a beaucoup de mal à écrire son sermon. Il lui montre d’ailleurs une page vierge. « Je pense savoir ce qui m’arrête : je ne dois pas l’écrire seul. Je dois pourvoir convaincre mes paroissiens qu’ils ne peuvent pas rester sans rien faire. Ils ne doivent pas seulement rester debout et me fixer dans ma chaire, ils doivent aussi pouvoir agir. »  

Il est aussi effrayé par l’échec. C’est la raison pour laquelle il envie Claire. C’est une femme qui sait ce qu’elle veut, elle ne doute jamais. C’est en tout cas ce que pense Jerry. 

Mais Claire lui avoue le contraire. Elle aussi a peur de l’échec. Son séjour au Pérou a été un échec pour elle. 

— Jerry, je suis totalement déboussolée. Je suis revenue à Peyton Place en espérant quelque chose. Une normalité. Avoir cette sensation de vie normale. Maintenant j’ai cette chance. Le Dr Burgess doit quitter l’hôpital. Il est très malade. On m’a offert son poste. Mais je suis terrifiée rien qu’à l’idée de le prendre.  

Lorsque Jerry lui demande pourquoi, elle lui répond qu’elle ne se sent pas digne de cet emploi.

 Jerry lui répond que tout le monde, à un moment donné de sa vie, a le sentiment d’échouer. Mais il faut toujours faire front aux échecs pour pouvoir avancer.


Le carillon de la porte d’entrée du manoir retentit et Rodney entre en portant Kim. 

Doris prend Kim dans ses bras et l’étreint chaleureusement. 

David et Michael arrivent. David présente le Dr Rossi à Doris. Le médecin souhaite examiner l’enfant mais Doris s’y oppose en disant qu’elle va bien. Michael n’insiste pas. 

David suggère que Kim devrait aller au lit. Doris est du même avis. Mais au lieu de monter à l’étage, Kim se précipite vers Allison et l’étreint. 

David a l’air embarrassé par la situation, et Doris semble perdue.  

Michael dit bonsoir et s’en va. David prend Kim et la porte en haut. 

Allison raconte à Doris que Kim parlait avec sa poupée lorsqu’elle l’a trouvée. Elle ne raconte cependant pas que Kim a dit qu’elle déteste sa mère. David est intrigué car Kim ne parle pas d’ordinaire. Doris pense qu’Allison se trompe et a cru l’entendre parler. Mais Allison maintient l’avoir entendue. Elle mentionne même le nom d’Amy, que Kim avait glissé dans une phrase. 

Puis elle suit David et Kim au premier. Restée seule avec Rodney, Doris lui oppose un discours différent de celui avec Norman. En effet, elle lui dit que son frère s’est introduit au manoir comme un voleur. 

Elle lui rappelle assez abruptement que cette demeure est dorénavant la sienne et elle souhaite que les gens la laisse en paix.


Dans leur chambre d’hôtel à Boston, Constance et Elliot discutent des couleurs qu’ils veulent pour le living-room. 

Elliot dit qu’il aimerait un établi dans le garage, et quelques outils, bien évidemment. 

Constance lui répond qu’il peut commencer sa carrière de menuisier en fabriquant une table basse. 

Dès qu’ils seront de retour à Peyton Place, elle appellera monsieur Payne afin d’obtenir un devis pour la peinture murale. Elliot étreint Constance. C’est l’image du bonheur.


Rodney ramène Allison à la maison. Allison note la tranquillité qui émane de la propriété des Mackenzie. 

Rodney lui rapporte ce que Doris lui a dit au sujet de Norman qui est venu au manoir. Allison a du mal à croire que Norman soit entré par effraction. « Pourquoi mentirait-elle ? » s’interroge Rodney. 

Ils se disent bonsoir, puis à la dernière minute, Allison invite Rodney à entrer, mais il refuse. Elle lui dit une nouvelle fois bonsoir encore. 

Rodney demande à Allison pourquoi elle est allée sur le quai ce soir. Elle lui répond que c’était un endroit idéal pour réfléchir. 

— Réfléchir a quoi ?, demande-t-il. 

— A tout. 

— Moi compris ?

Allison acquiesce :

— Toi compris. 

Rodney l’embrasse tendrement et lui souhaite bonne nuit, puis Allison entre dans la maison.


Episode 74

Mardi 1er juin 1965

La fugue 

La tragédie est une invitée fréquente dans la maison Harrington, où résident dorénavant les Schuster. Ce soir, une nouvelle tragédie se déroule pour les Schuster : leur fille Kim, sensible et intelligente, mais sourde depuis sa naissance, a fui sa nouvelle maison et sa nouvelle ville.

Le manoir des Peyton. David et Doris cherchent Kim. On voit Kim se cacher.


David Schuster descend au rez-de-chaussée. Il cherche Kim, mais ne la trouve pas. 

Kim, le visage mouillé de larmes, se tient devant les grilles du manoir. Elle se sauve. 

Doris trouve le pyjama de Kim et le couple devine que leur fille a quitté la maison. David attrape son manteau dans le placard de l’entrée et dit à Doris de rester à la maison tandis qu’il va chercher dehors. 

Il ne manque pas de lui rappeler que c’était son idée de venir à Peyton Place. Doris lui rétorque que ce job de directeur de la fabrique Peyton était la chance de sa vie.


Claire Morton et Michael Rossi dînent dans l’intimité à l’auberge du Colonial Post. 

Michael demande à Claire pourquoi elle n’a pas accepté l’offre de son père de travailler à l’hôpital. « Sans commentaire », répond-elle. Elle n’aime pas la tournure que prend la conversation et elle se lève pour partir. 

Michael lui demande de rester. On prévient le Dr Rossi qu’il a un appel. C’est Matthew Swain qui appelle du poste de police et lui dit que la petite Kim a disparu. 

Matthew lui demande de se tenir près au cas où l’enfant serait retrouvée, afin qu’il puisse l’examiner. Lorsqu’il revient à la table, Claire n’est plus là.


Au poste de police, le sergent de police Edward Goddard parle au téléphone.  Il donne la description de Kim. Matthew tente de rassurer David et lui disant que cette région n’est pas dangereuse. 

David appelle Doris pour lui dire qu’il n’y a rien de nouveau. Doris veut venir, mais David lui dit qu’elle doit rester à la maison au cas où quelqu’un appelle. 

Le Dr Rossi entre dans la pièce et offre de conduire Schuster aux alentours pour tenter de retrouver l’enfant. David accepte, demande à Goddard de le prévenir dès qu’il a du nouveau, puis s’en va avec Michael.


Claire rentre chez elle et discute avec Grace, sa mère. Elle est tellement préoccupée qu’elle oublie d’enlever son manteau. 

Un coursier est venu apporter une lettre spéciale envoyée par avion et destinée à Claire. Cette dernière plie l’enveloppe et la met dans sa poche. 

Grace mentionne la place qu’a offerte Robert à Claire à l’hôpital, et qu’elle a refusée. Grace lui dit que l’hôpital a besoin d’un autre docteur. 

Claire rétorque que c’est son choix et qu’il n’est pas nécessaire de revenir sur le sujet. Elle n’est juste pas prête à reprendre du service. 

Grace pense qu’il a à plus que ça et finalement, Claire avoue qu’elle a refusé le travail parce qu’elle est attirée par le Dr Rossi. 

Elle se sent seule, mais elle est déjà mariée et ne se voit pas côtoyer le médecin tous les jours. 

Grace lui répond que ce n’est pas du Dr Rossi qu’elle a peur, mais de son mari. 


À Boston, Elliot et Constance sont dans leur chambre d’hôtel. Elliot se plaint des places trop élevées (35 dollars) des spectacles théâtraux. 

Constance lui dit qu’elle a beaucoup apprécié cette journée supplémentaire, le dîner et le spectacle. 

Elle rassure son mari : les 35 dollars n’ont pas été gaspillés.  Elliot veut faire un pique-nique avant de rentrer, mais Constance préfère prendre la route tout de suite. Elle a des obligations envers Allison. 

Elliot dit que lui aussi en a, mais il veut aussi pouvoir se comporter en mari. Elle accepte de retarder leur départ.


Dans l’appartement au-dessus de la pharmacie, les adolescents continuent à fêter la pendaison de crémaillère, tout en peignant l’appartement. 

Rita et Allison discutent ensemble. Rita est mal à l’aise, d’une part parce qu’Allison est déjà sortie avec Norman, et d’autre part parce qu’elle ne connaît personne d’autre que Norman. Or, Norman est parti précipitamment de l’appartement. 

Rodney discute avec Abby Chapman tandis qu’Allison vient le voir pour lui demander d’aller parler avec Rita, qui se sent seule. « Pourquoi irais-je lui parler ?  Ce n’est pas elle mon rancard », oppose Rodney. Allison lui répond que Rita s’inquiète énormément pour Norman. Puis elle s’en va, prétextant que l’odeur de peinture la rend malade.   

Rodney offre d’aider Rita. Une des filles aperçoit une voiture de police en bas des escaliers. Elle pense qu’il y a eu un accident. 

Rita est inquiète au sujet de Norman qui est parti bouleversé de la fête. Elle appelle donc le poste de police et on lui dit que Kim Schuster a disparu. 

Rod s’excuse auprès de Rita d’avoir été dur avec elle lorsqu’elle a commencé à fréquenter son frère. Rita lui répond qu’il voulait juste protéger Norman. « Mais de quoi ? » se pose-t-elle la question.


Le Dr Rossi conduit David Schuster aux alentours de la ville afin de rechercher Kim. 

David dit à Michael que Kim est totalement sourde. Il mentionne le Wade School de New York. Michael lui répond que cette école lui est familière parce qu’il est de New York. 

Schuster lui dit que Kim était heureuse à la Wade School. C’est là qu’elle a appris à lire sur les lèvres.  


Allison erre sur le quai, en pleine réflexion. Elle entend des bruits sur un bateau. C’est là qu’elle découvre Kim essayant de parler à sa poupée. Kim dit, « Ils ne me retrouveront jamais ». Puis elle jette sa poupée et lui dit : « je te déteste ». 

Allison assiste à la scène, effarée. Kim reprend la poupée dans ses mains et dit alors : « non pas toi, je déteste maman ». 

Allison s’approche d’elle et lui dit de ne pas être effrayée. Elle veut être amie avec elle. Kim se lève et court pour s’enfuir. Mais Allison la rattrape et lui dit qu’elle va la ramener à la maison.


Pendant ce temps, Doris attend au manoir, dans le living-room près de la cheminée.  

Elle se dirige vers la fenêtre de devant, regarde dehors et aperçoit une ombre près de la porte d’entrée. L’ombre effraie Doris. Elle lui dit qu’elle va appeler la police. La porte s’ouvre et quelqu’un entre. 


Episode 73

Jeudi 27 mai 1965

Peinture party  

Constance et Elliot Carson ont prolongé d’un jour leur brève lune de miel à Boston. Mais l’accueil peu enthousiaste d’Allison à cette nouvelle a jeté une ombre sur la soirée, du moins pour l’un d’entre eux. 

Les gratte-ciel de Boston. 


Elliot et Constance apprécient leur chambre au Dorset House Hotel de Boston.  Ils doivent assister à un spectacle musical à Broadway qui a coûté la somme de 35 dollars à Elliot et ils ont réservé une table dans un grand restaurant à 18 h 30. 

Constance est préoccupée par Allison. Elliot lui dit que ça ne sera pas facile au début. Avant de partir au spectacle, Constance veut téléphoner à sa fille, mais Elliot lui demande de ne pas le faire. Il affirme qu’ils ne laissent pas Allison respirer. 


Il est passé 18 h 00 quand le Dr Rossi sort du Peyton Professionnel, passe le magasin de bijouterie, l’agence immobilière de Peyton Place, et entre dans la librairie. 

Allison le salue tandis qu’elle dispose des cartes postales sur le présentoir. Elle demande à Michael s’il est venu pour voir comment elle va. Michael voit que tout se passe bien pour la jeune fille et s’en va.


Plan aérien de la ville. Allison saisit son porte-monnaie et un sachet à provision de sous le comptoir, près de la caisse enregistreuse, ferme la librairie et se prépare à aller au magasin maritime. 

Rodney se promène en voiture et klaxonne.           

— Bonjour, Allison. Votre carrosse vous attend.

— Sans moi, j’en ai bien peur, répond la jeune fille. J’ai besoin de prendre l’air.

— J’ai une voiture décapotable. On prend très bien l’air dans cet engin.

— Je suis désolée. J’aimerais venir, mais je dois aller au magasin maritime.

— Allison, je sais qu’Eli Carson est ton grand-père. La ville entière est au courant.

— Et l’accepte.

— Tu sais Allison, ils vont parler de ça pendant encore un très long moment. Et au sujet des Harrington aussi. Mon père a  laissé ton père aller en prison pour un meurtre que ma mère a commis. C’est une situation peu banale. Mais ce ne doit pas être un problème. Pas entre nous, Allison. Allez, viens à la fête.

— Quelle fête ?

— Une sorte de fête de la peinture.

— Oh, tu as décidé de peindre l’appartement des Hanley ?

— C’est l’appartement des Harrington, maintenant, corrige Rodney. J’imagine qu’on s’amusera plus qu’on ne peindra. Mais…

— Je suis désolée.  J’aimerais venir, je le veux vraiment.  Mais je ne peux pas.

Allison tourne les talons et se précipite vers le magasin maritime sans laisser à Rodney le temps de répondre.


Rodney est dans l’appartement Harrington au-dessus de la pharmacie et entend un coup frappé à la porte.  

C’est l’avocat Theodore Dowell. Rodney explique qu’il nettoie le désordre que Norman était supposé nettoyer.  

Dowell demande à Rodney pourquoi Norman a acheté une voiture. Selon Dowell, Norman aurait dû se servir de cet argent pour payer le collège. 

Il dit à Rodney qu’il doit s’occuper de Norman maintenant que Leslie est parti. Et visiblement, Norman a besoin qu’on s’occupe de lui. 


Allison rentre à la maison avec son sac à provisions rempli. Elle jette un coup d’œil en haut et entend la voix d’Elliot dans sa tête, répéter tel un leitmotiv qu’elle doit continuer à rester une Mackenzie.

Puis elle entend la voix de Constance qui lui apprend qu’Elliot est son père. 

Puis la voix de Rodney qui lui dit de venir à la fête. 

Elle secoue la tête et monte au premier.


La « peinture party » bat son plein chez Rodney et Norman. Rita, Norman, Rodney, Abby, Bud et d’autres amis sont là. Rodney annonce d’un ton faussement cérémonial :

— Au nom de tous ceux ici présents, je déclare ouverte la « peinture party » de la Maison Harrington.

Tout le monde applaudit 

— Est-ce que la troupe est prête ?

— La troupe est prête, scandent les invités. 

Ils commencent les travaux dans la bonne humeur. 

Allison, coiffée avec des nattes, arrive d’une façon inattendue. Rodney se précipite vers elle. 

– Je ne pensais pas que tu viendrais, avec tes parents qui sont de retour à la maison.

— Ils ont décidé de ne revenir que demain.

— Super.

— Où est Norman ?

— Sans aucun doute dans « le coin du boudeur ».

Allison se rend dans le coin cuisine où elle trouve Norman effectivement en train de bouder. 

— Je t’ai apporté un cadeau, lui dit-elle. Joyeuse pendaison de crémaillère.

Elle tend le cadeau à Norman. Il la pose sur le poêle.

— Merci.

— Tu ne l’ouvres pas ?

— Non, c’est le travail du grand frère.  Je suis sûr qu’il adorera ça.

— Bien, c’est seulement un peu de sel, quelques allumettes, et du pain. Les besoins de base. Cadeau traditionnel.

— Super. Bon, tu ne vas pas rejoindre Tom Sawyer et le reste de sa joyeuse bande ?

— Je ne me sens pas l’âme d’un grand peintre.

— Quand le grand frère décide de faire une fête, il faut faire la fête, déclare amèrement Norman. 

— Et si on ne la fait pas, on reste dans le coin d’une pièce comme un malheureux.

Rita approche à son tour du coin des boudeurs.

— Norm. Tu ne m’as pas dit si tu aimes les rideaux que j’ai confectionnés.

Norman fausse les épaules  : 

— Qu’est-ce que l’on peut dire au sujet de rideaux?

— Je pense qu’ils sont très jolis, assure Allison.

Rodney les rejoint. 

— Rita, merci. Les rideaux sont jolis.

— Mon frère. L’hôte parfait, ironise Norman.

— Norm, c’est autant ta maison que la mienne, soulève Rodney.

Norman regarde autour de lui. 

— Comment peux-tu appeler ça une maison?

— Maison…  Appartement… Quelle différence est-ce que ça fait ? C’est le nôtre n’est-ce pas ? Moitié-moitié, tu te souviens ?

— Ouais. La moitié de ce que Paul Hanley n’a pas voulu. Ironique, n’est-ce pas ? 

— Elle est à nous maintenant.

— Tu peux prétendre ce que tu veux. Moi je te dis que cet endroit ne nous appartient pas.

Norman se lève et part. Allison essaie de le retenir, mais il s’en va en claquant la  porte. 

— Laisse-le, dit Rodney.  Je  pense qu’il est beaucoup mieux seul.


David revient au manoir et se fait servir une boisson par Doris.

— Merci, dit-il. 

Il regarde autour de lui et ajoute :

— Cet endroit est vraiment agréable, chérie.

— Merci. Je voulais que tout soit parfait pour ton retour du travail. Dure journée ?

— Oui. Je dois avouer que je ne suis pas aussi bien organisé au travail que toi tu l’es pour cette maison.

— J’ai engagé une certaine Mme Chernak qui travaillait à mi-temps pour les Harrington.

— Bien. Où est Kim ?

— Elle est au lit. Elle est baignée et elle a déjà dîné.

— Tout va très bien, alors. Oh, au fait, qu’est-ce que les Warren ont dit ? Tu as pu leur parler ?

À l’étage, Kim se réveille et sort de son lit.

Doris poursuit :

— Oui. J’ai parlé à M. et Mme Warren. Ils sont contre l’idée.

— Tu veux dire qu’ils ne veulent pas laisser  Amy venir ici ?

— Non. Amy ne viendra pas.

— Est-ce que tu lui as dit combien nous la paierions ? C’est bien plus qu’elle ne pourrait espérer en tant qu’apprenti professeur.

Doris secoue la tête 

— Le problème n’est pas là, David. Ils ont peur. Ils ont le sentiment qu’Amy serait plus en sécurité à l’école de sourds, entourée de gens comme elle.

— Ce n’est plus une enfant. Elle doit avoir 18 ans. Je trouve qu’ils la surprotègent.

— Apparemment, c’est une famille très unie. Ils ne veulent pas qu’elle parte de la maison.

— Bien, qu’en est-il au sujet de l’école ici à Peyton Place ? Ils ne peuvent pas trouver des arrangements pour Kim ?, s’enquiert David. 

— J’ai parlé avec le directeur aujourd’hui. Ils n’ont pas les moyens nécessaires pour accueillir un enfant sourd.

— Bien, si c’est ainsi…

David est trop fataliste et Doris le lui reproche :

— Bien sûr, David. Tu abandonnes toujours si facilement.

— Qu’est-ce que tu suggères de faire alors ?

— Pourquoi ne pas l’envoyer à cette école spécialisée à Boston ?, avance Doris. Elle pourrait venir les week-ends à la maison. Ce serait bien, non ?

— Je trouve cette idée parfaitement ridicule. Tu sais bien que ni toi ni moi n’avons l’intention de faire cela. Pourquoi as-tu même émis l’idée d’une chose pareille ?

— Parce que, David, j’ai l’impression de livrer un combat à chaque fois que je m’oppose à toi.

— Maintenant, écoute, Doris.  Nous savons tous les deux qu’il n’y a pas d’infrastructure prévue pour les sourds. 

— David, laisse-moi l’instruire.

— Est-ce que tu penses vraiment pouvoir t’en occuper ? Elle ne peut même pas te parler. Que peut-elle apprendre de toi ?

— Laisse-moi essayer, David.  S’il te plaît, laisse-moi essayer, supplie-t-elle. 

David capitule :

— Très bien. Qui d’autre que nous pouvons le faire ? Je monte voir Kim une minute pour lui dire bonsoir.

David monte à l’étage, et découvre qu’elle n’est pas dans sa chambre. Il appelle sa femme, et elle le rejoint immédiatement. 

— Elle n’est pas dans son lit et je ne la trouve nulle part, s’inquiète David.  Elle a pris sa poupée. Où peut-elle bien être ?

Kim est dehors, derrière la grille en fer forgée, et pleure à chaudes larmes, sa poupée dans la main. Puis elle s’enfuit en courant. 


Episode 72

Mardi 25 mai 1965

Lune de miel 

Constance Mackenzie et Elliot Carson se sont mariés. Et à la réception de leur mariage, leurs nombreux amis leur ont souhaité bonne chance. C’est-à-dire tout le monde sauf Norman Harrington dont l’accès de colère a mis fin à la fête. 

La pharmacie, le square et l’appartement des Harrington. 


Norman est en train de lire le Clarion lorsque Rodney entre dans l’appartement. Rodney lui dit qu’il a l’air de meilleure humeur que lors de cérémonie de mariage. Norman promet de ne plus embarrasser Rodney à l’avenir. 

Ils sortent sur le palier afin que Norman lui montre sa nouvelle acquisition garée dans la rue : une voiture. 

Rodney lui dit que c’est une folie et lui demande combien cela lui a coûté. « 50 dollars d’acompte et 50 dollars par mois », répond son frère. 

Rodney dit que c’est deux semaines de son allocation de subsistance. Il n’aurait pas dû dépenser tout cet argent. Rodney dit à Norman qu’il n’avait pas besoin de voiture, car il pouvait utiliser la sienne « quand il voulait ». 

Mais Norman ne veut plus être dépendant de son frère. En revanche, lui ne veut pas que Rodney utilise sa nouvelle voiture. C’est la sienne, c’est lui qui la paye, c’est donc lui qui la conduit. 


Plan du panneau : L’Auberge d’Ada Jack. À l’auberge, Rita sort de sa chambre et demande à Ada comme elle la trouve. Elle porte une robe très classique. Ada lui dit « Ce n’est pas toi ».  

Rita veut changer de look pour apparaître moins sexy. Elle repasse sa robe tout en reprochant à sa mère de ne pas avoir été assez stricte dans son éducation. 

Rita veut ressembler à Allison Mackenzie pour que Norman puisse l’apprécier. Ada n’aime pas voir Rita fréquenter les Harrington.

— Que dirais-tu si je t’interdisais de voir Norman ?, demande Ada en allumant une cigarette.  

— Je ne t’écouterais pas, répond Rita. 

Ada ricane. 

— Et tu voulais une éducation plus stricte… » 

Rita lui répond que c’est trop tard pour ça. Le bruit d’un moteur de voiture se fait entendre. Ada regarde par la fenêtre et dit à Rita que Norman l’attend. « Norman n’a pas de voiture », dit Rita. Ada lui répond qu’il semblerait qu’il en ait une maintenant. 


Norman et Rita sont garés dans la voiture du jeune homme à l’extérieur de la ville. 

Rita demande à Norman s’il aime sa robe. Norman pense comme Ada et lui dit que ce n’est pas son style. Elle lui répond que ce sera son style, dorénavant. 

Il veut l’embrasser et de nouveau, elle ne se laisse pas faire. Il insiste, elle se fâche. Elle lui fait comprendre qu’elle a besoin qu’on ne la prenne pas pour une fille facile. Norman comprend.


Dans leur chambre d’hôtel à Boston, Constance et Elliot parlent de leur futur. Constance lui demande s’il y a un problème. 

Elliot s’en veut, car il a l’impression que Constance n’a pas réussi à vivre une vie de femme normale pendant tout le temps où il était en prison. 

Constance lui propose de rester seuls un jour de plus à Boston. Tous deux en ont besoin. 


Au manoir, Doris va voir ce que fait Kim. Elle se rend compte que Kim a pris la cloche de la librairie. David gronde gentiment Kim et lui fait comprendre que si elle veut quelque chose, elle doit le demander, et non le prendre. 

David part au travail et Doris essaie de faire parler sa fille, mais sans succès.  


À l’hôpital, le révérend Jerry Bedford rend visite à une malade, madame Zito. Elle l’invite à un dîner italien, avec le Père Kilpatrick,  lorsqu’elle sera rétablie. Il lui dit qu’elle ira mieux très bientôt et s’en va.  

Le révérend Bedford se retrouve dans le couloir et rencontre Betty, avec qui il engage une conversation. Il lui dit entre autres qu’il est venu voir Mme Zito. Sa mère allait très souvent manger à son restaurant. 

Jerry voudrait inviter Betty à dîner, mais il ne se sent pas le courage de le lui demander.


David Schuster entre dans la librairie pour payer quelque chose que sa fille a pris par erreur. Allison lui dit que Kim peut garder la clochette, elle la lui offre. David n’aime pas trop cette idée. Constance appelle de Boston. Les nouveaux mariés ont décidé de rester un jour de plus. Elliot prend le combiné et dit à Allison qu’il espère que tout se passe bien pour elle. 

Allison écourte la conversation en lui disant qu’elle a un client. On a presque l’impression qu’elle lui raccroche au nez. Après avoir raccroché, Allison suggère un livre pour Kim. David semble trouver Allison très sympathique. Il quitte la librairie, car il a un rendez-vous pour son travail. 


Episode 71

Jeudi 20 mai 1965

Un plat de spaghetti

C’est un jour peu ordinaire pour Allison Mackenzie. Sa mère et Elliot Carson viennent de partir en lune de miel à Boston. Mais un mariage est seulement un bref répit dans le quotidien routinier de Peyton Place et la vie reprend vite son cycle normal. Et Allison Mackenzie est dorénavant déterminée à établir une normalité dans sa vie.  

Constance embrasse Allison. Allison embrasse Elliot. Allison entre dans la librairie.


Matthew entre dans la librairie afin de parler à Allison avant d’aller à la fabrique. Elle pensait qu’il prendrait un jour de congé pour l’occasion, mais il a du travail. 

— Je vais à la fabrique interviewer David Schuster. Il est temps de le présenter à la ville. 

Il pense qu’il faudra du temps aux habitants de Peyton Place pour s’habituer au nouveau patron de la fabrique. 

Il invite Allison à dîner ce soir avec Eli Carson et lui-même. Allison ne peut pas accepter l’invitation, car elle a un rendez-vous particulier avec Rodney. Elle a décidé de faire à dîner dans l’appartement du jeune homme. Matthew ne dit rien, mais semble désapprouver. Il s’en va sans un mot.  


Schuster travaille dans son bureau lorsque Matthew frappe à la porte et entre. Ils parlent ensemble un bon moment. David doit apprendre à manier toutes les affaires de la fabrique. « Les données ne sont pas des connaissances tant que vous ne les classez pas dans votre esprit ». Schuster a de la chance, il peut lire jusqu’à 2000 mots par minute et assimiler très vite. 

Le téléphone sonne et David parle un instant avec Doris avant de raccrocher. Doris appelait pour s’excuser d’avoir été désagréable. 

— J’ai cru comprendre que monsieur Harrington a commencé comme ouvrier dans la fabrique, dit Schuster. 

— C’est exact, confirme Matthew. Il a travaillé et a gravi les échelons. Son père était laitier. 

Schuster est surpris. 

— Cela a dû être assez difficile pour lui d’être objectif en ce qui concerne les problèmes syndicaux. 

— Je ne pense pas que Leslie Harrington n’ait jamais laissé quelque chose comme ça interférer avec son objectivité. 

Matthew prend congé du Schuster.


Allison teste les cloches de l’entrée de la librairie lorsque Doris Schuster et sa fille entrent. Elle se présente, ainsi que Kim, à Allison. Elles parlent de livres, comparant la littérature moderne à la littérature classique.  

Doris apprend à Allison que Kim est sourde, mais elle arrive parfaitement à lire sur les lèvres. Doris achète un livre et s’en va. Sans que personne ne la voie, la petite Kim attrape la cloche et la prend avec elle.   


Plan du panneau de signalisation de l’autoroute : Boston 12. Elliot et Constance entrent dans leur chambre d’hôtel. Constance apprécie la déco. Elliot donne sa clé de voiture à l’employé afin qu’il gare le véhicule au parking et lui demande de laisser ensuite la clé à la réception. 

Elliot dit à Constance que conduire sa voiture et vivre dans sa maison ne menacera pas son ego. Il lui dit qu’il veut tout savoir sur elle. 

Constance déballe leurs affaires. Ils ont des lits jumeaux. Elliot fait référence à l’appartement qu’ils avaient à Greenwich Village. Il lui dit qu’ils n’étaient pas libres à l’époque ni maintenant. « Constance, toutes les portes que tu as fermées dans ta vie pour te protéger, laisse-moi les ouvrir ». Ils s’étreignent et embrassent.


À l’hôpital, Rossi entre dans le bureau du Dr Morton et découvre que Grace est avec son mari. Morton demande des nouvelles de Norman Harrington. Il parle de Catherine et de sa maladie. Il évoque aussi le diagnostic exact de Michael à l’époque où elle est morte. Il dit que Norman a toujours grandi avec une fausse image de sa mère. Il avoue que le soir du meurtre, Leslie l’avait appelé, car Catherine faisait une crise d’hystérie. Il lui avait donné des sédatifs très puissants pour la calmer.


Allison sert le dîner à Rodney. Elle dit que le plat qu’elle a préparé s’appelle « spaghetti du jour » (NdA : en français dans le texte).  Au cours du dîner, elle évoque le fait qu’elle souhaite devenir romancière. Elle parle aussi de mariage.

Cette scène a été utilisée dans « Peyton Place, Next Generation » en tant que flash-back.  À la différence près que ce n’était pas Mia Farrow dans le rôle d’Allison.


Rodney et Allison arrivent à la maison des Mackenzie et ils évoquent la niche à oiseaux que Rodney a aidé à mettre en place dans l’épisode 32. Il lui dit bonsoir et elle entre chez elle. Rodney invite Allison à une fête demain soir dans son appartement, mais elle refuse, prétextant que ses parents seront de retour.

Une fois qu’elle se retrouve seule à la maison, le téléphone sonne. C’est Constance qui vient prendre de ses nouvelles. Allison ne lui cache pas qu’elle a vu Rodney ce soir.


Episode 70

Mardi 18 mai 1965

Le mariage 

Pour les habitants de Peyton Place, cet hiver fut sans fin. Pour certains, la saison a été particulièrement dure et froide. Mais l’hiver se termine enfin. Et la source suit son cours. C’est la saison de la semence. La saison de l’éclosion. Constance Mackenzie et Elliot Carson ont tous les deux des raisons de saluer cette saison avec joie. Parce qu’elle leur apporte l’accomplissement et l’espoir.

Matthew aide Allison et Constance à entrer dans sa voiture.


À l’extérieur de l’Église de Peyton Place, sur le bord de la route, les invités du mariage entrent dans la bâtisse pour prendre place. 

Mlle Devon, joue de l’orgue d’une façon convenable. Betty s’assied à la droite du Dr Rossi.  Julie se place à droite de sa fille. Rodney est à la droite de Norman. Ce dernier lève les yeux sur le vitrail avec l’inscription dédiée à sa mère :

À la mémoire de Catherine Harrington. 

Norman demande à Rodney si  leur mère et père s’étaient mariés dans cette église. « Quoi ? » demande Rodney qui est distrait. Norman hausse les épaules « Non, rien ». 

C’est le premier mariage que célèbre le Révérend Jerry Bedford. Elliot, très nerveux, demande l’heure à son père. Eli lui dit qu’il lui a déjà demandé l’heure il y a une minute à peine. 

Pour Eli, c’est la première fois qu’il se retrouve garçon d’honneur. Il prétend avoir perdu la bague, une farce que réserve toujours un garçon d’honneur.  

Comme le veut la tradition, Allison donne à sa mère « quelque chose de prêté ». Il s’agit de son collier. Touchée, Constance l’embrasse avant d’entrer dans l’église. 

Allison traverse l’allée et va s’asseoir devant Rodney. 

Le révérend prévient Elliot et Eli que la cérémonie peut commencer. Elliot semble impressionné. 

Dans le sanctuaire, le marié se dirige vers l’autel, puis vient le tour de la mariée. 

Grace Morton est assise à la droite de sa fille Claire. Robert Morton est à droite de Grace. 

Le révérend Jerry Bedford commence la cérémonie.  Constance et Elliot échangent leurs vœux.  Elliot place la bague au doigt de Constance. La marche nuptiale est entonnée.


Les Schuster emménagent au manoir. Un déménageur costaud se heurte à la petite Kim. David lui demande si elle va bien. Doris arrive près d’eux et parle avec Kim. Elle lui demande de s’asseoir tranquillement et de jouer avec ses jouets.  

Le conducteur de la limousine des Peyton apparaît et frappe à la porte. Il se présente aux Schuster comme M. Raymond Gorby, l’homme de Mr Peyton. Doris l’invite gracieusement à entrer. 

Doris demande à Gorby comment va Mr Peyton. Gorby lui répond : « Il jouit de sa pauvre santé comme il peut, j’imagine. »  Il est venu accueillir les Schuster à la maison de la part de Martin Peyton. 

Après quelques amabilités, Gorby s’en va. David demande à Doris pourquoi elle a écrit à Peyton pour le remercier. Elle lui demande pourquoi lui ne l’a pas fait.

David est agacé par les agissements de son épouse : « Maintenant écoute, Doris. Je ne veux pas lutter sans cesse. Je ne veux pas être manipulé. Je ne veux pas sentir que j’occupe ce travail parce que tu penses que c’est bien d’envoyer un mot à Martin Peyton. Tout ce que je veux, c’est faire ce travail.  Si j’échoue, ce sera à cause de moi, pas à cause de toi ». 


À la réception de mariage qui a lieu au Colonial, Grace dit à sa fille qu’ils pensaient tous que ce serait Michael Rossi, le marié.  

Constance embrasse Michael, qui souhaite ses vœux aux nouveaux mariés. 

Matthew ordonne à Elliot de bien prendre soin de sa nouvelle épouse. 

Le Révérend Bedford demande à Michael qui est la fille aux cheveux châtains. Il répond qu’il s’agit de Betty Anderson. Le Révérend se souvient du père de la jeune fille : George Anderson était l’entraîneur de son équipe de baseball.

Rodney a emmené Allison et Norman en voiture jusqu’au lieu de réception. Allison reste un instant dans le véhicule, rassemblant son courage, puis finalement entre dans le bâtiment. 

Tout le monde danse, sauf Eli qui préfère regarder.  Les musiciens sont au nombre de trois : un accordéoniste, une clarinette et un violon bas.

Rodney invite Allison à danser, sous le regard nostalgique de Betty, tandis que Claire, un sourire bienveillant sur les lèvres, observe Elliot danser avec Constance. 

Michael, voyant Betty seule, l’invite à danser. Betty avoue à Michael qu’elle a du mal à parler avec Rodney.  Rossi lui dit qu’un mariage est toujours propice à faire remonter à la surface de vieilles émotions. Ensuite, il la présente au Révérend Bedford. Le curé l’invite à danser et elle accepte. Norman les regarde.  

Puis Michael danse avec Julie. Matthew les interrompt pour danser avec la jeune femme. 

Claire profite de ce moment pour parler avec Michael. Le médecin l’invite à danser. 

Tout en dansant avec Rodney, Allison observe sa mère et son père en train de danser. Constance est heureuse et Allison paraît contrariée. Rodney lui demande de laisser tomber son animosité envers sa mère. 

Elliot les interrompt pour danser avec Allison. Cette dernière lui souhaite tout le bonheur du monde avec sa mère. « Je crois que nous serons très heureux tous les trois », répond Elliot. Allison n’a pas l’air convaincue. 

Dans son coin, Eli parle avec une certaine Mme Clark.

Elliot retrouve Constance lorsqu’un jeune homme les interrompt pour danser avec Allison. Il dit qu’il fera tout pour la rendre heureuse. Constance, de son côté, souhaite que le passé soit définitivement enterré. 

Mais un incident vient entacher le parfait déroulement de la fête : Norman, à bout de nerfs, pique une crise et insulte le Dr Morton ainsi que tous les invités, qu’il traite de menteurs et d’hypocrites. Norman ne croit toujours pas sa mère coupable de meurtre. Rodney s’excuse pour Norman. Elliot et Constance quittent la fête.


Episode 69

Jeudi 13 mai 1965

Le renouveau du printemps  

Le printemps s’est installé à Peyton Place,  terminant ainsi le long hiver qui a changé la vie de tant de ses habitants. En particulier celles de Constance Mackenzie et de sa fille Allison qui ne seront plus jamais comme avant. Pour Constance, cette nouvelle saison lui apporte l’aboutissement de son mariage avec Elliot Carson.  Mais pour Allison, tous ses repères familiaux se sont effacés et il lui faut en chercher d’autres.

Plans successifs de la ville. Le pilori. Les pompiers qui travaillent sur  leur camion à l’extérieur de la caserne (côté est du square).


Mlle Devon répète un morceau sur l’orgue tandis que le Révérend  Bedford prépare l’église pour un mariage. Il semblerait que Mlle Devon ait quelque difficulté à interpréter le morceau choisi pour le mariage. « Révérend Bedford, êtes-vous sûr que c’est une musique appropriée pour un mariage ? », s’enquiert-elle. 

L’homme d’Église pense qu’ils l’aimeront, c’est du Chopin. 

Mlle Devon se plaint aussi du fait qu’il n’y ait pas eu de répétition. Monsieur Carson et madame Mackenzie ayant réclamé une cérémonie simple, elle ne comprend pas pourquoi le révérend n’a pas choisi une musique plus simple.

Elle propose d’autres choix de musique et le révérend lui dit de faire comme elle veut. Elle aimerait savoir si tout est prêt. Il répond par l’affirmative. Mlle Devon ajoute une pointe de critique : « Il aurait été préférable que le premier mariage du printemps à Peyton Place se déroule dans les règles, avec témoins et demoiselles d’honneur ».

« Mademoiselle Devon, un «  vrai » mariage se déroule  toutes les fois où un homme et une femme entrent dans une église et s’aiment suffisamment pour se marier », rétorque le révérend Bedford. 


Plan de l’Océan, puis de la maison de plage. Elliot aide son père à mettre sa cravate. Eli est revenu de Floride spécialement pour le mariage. 

Il informe son fils qu’il ne retournera pas en Floride. Ses racines sont à Peyton Place. Elliot tente de protester en lui opposant les arguments du Dr Rossi. Mais Eli les balaye en répondant : « Le Dr Rossi a dit que les hivers ne sont pas bons pour moi. Très bien, l’hiver s’en est allé et je suis ici. À l’automne prochain, je serai capable de traverser l’Alaska ». 

Elliot lui fait savoir qu’il s’installe chez Constance. Ils seront plus à l’aise chez elle qu’à la maison de la plage avec tous ces mauvais souvenirs. Après tout, c’est plus commode d’habiter en ville. Surtout pour Allison qui va au Collège.

Eli ne souhaite pas déranger les nouveaux mariés et informe son fils qu’il va reprendre sa chambre au-dessus du magasin. 

Eli lui souhaite bonne chance. « Tu vas devoir prendre beaucoup de responsabilités comme mari, père et chef de famille. Chaque homme dans ce bas monde a besoin de ça pour être un homme accompli. Mais la plupart des hommes ont la chance d’y aller progressivement ». 

— Oh, je vois ce que tu veux dire, répond Elliot. Tu veux parler du fait que je ne peux pas attendre la même autorité que j’aurais eue autrement.

— Exactement, Connie a vécu seule, dirigé ses propres affaires pendant 18 années. Maintenant, avec toi entrant dans leurs vies…

— Connie et moi avons discuté longuement, Papa. Elle et moi savons qu’il y aura des obstacles et des dangers. Mais nous sommes tous les deux très amoureux.

— Très bien, je ne suis qu’un vieil homme qui pensait devoir dire quelque chose à son fils le jour de son mariage.

— Dis-moi juste « bonne chance » et je sais que personne au monde ne pourrait le dire avec plus d’honnêteté.

Eli lui souhaite bonne chance d’une voix sincère et émue. 


Le carillon de la porte d’entrée du manoir Harrington retentit. Rodney fait entrer David Schuster, sa femme Doris, et leur fille Kim. 

Ce sont les repreneurs du manoir. David est le nouveau directeur de la fabrique Peyton. Depuis sa démission, Leslie a quitté Peyton Place. 

Rodney offre à la famille une visite de la maison. Il leur fait savoir qu’il n’est pas mécontent de quitter le manoir. 

Doris demande si l’on peut entendre une personne lorsqu’elle appelle du premier étage. Elle prévoit déjà de poser un interphone. 

Rodney dit que rien n’est fermé à clé, mais il rend les clés en disant quelques mots agréables à David.  

Avant de partir, Rodney dit à David qu’il n’a rien à lui expliquer. C’est David qui va diriger la Fabrique dorénavant. Rodney s’en va.

Doris dit que Rodney n’avait aucun droit d’être là. David lui reproche d’avoir joué à la « grande dame » devant Rodney. 

Blottie sur une marche de l’escalier, Kim est apparemment triste et David va la consoler. Il la porte jusqu’au premier étage.


Betty parle à Julie tandis que sa mère l’aide à mettre la robe qu’elle a cousue pour le mariage. 

Betty trouve bizarre que Constance et Elliot ont décidé de faire un grand mariage, elle pensait qu’après être passés par des moments très durs, ils auraient préféré un mariage tout simple devant un juge de paix.

« Rien n’est bizarre quand deux personnes s’aiment », lui répond Julie.

Betty lui dit que si son mariage avec Rodney avait duré, elle aurait regretté de ne pas avoir fait un grand mariage 


La camionnette du fleuriste de Peyton Place s’arrête devant la maison des Mackenzie pour y déposer un bouquet. 

Allison ouvre la porte et accepte le colis. Elle apporte la boîte à Constance. La jeune fille aide Constance à enfiler sa robe. 

Constance lui dit que cela doit lui paraître étrange, le fait de voir sa mère se marier. Allison lui répond qu’en effet, ce n’est pas habituel. 

Elle va chercher une paire de gants blancs dans l’armoire et les donne à sa mère en lui disant qu’Oncle Matt ne devrait pas tarder et qu’elle doit être prête lorsqu’il sera là. 

Allison est très distante envers sa mère.  


À l’église, Elliot attend patiemment tandis que mademoiselle Devon arrive. Il la salue. « Bonjour, mademoiselle Devon. »

— Elliot, je cherchais le Révérend.

— Oh, il est allé à son bureau passer un coup de fil.

— Vous êtes venu en avance, constate-t-elle.

— Je suis venu vérifier si tout était en place.

— Ce n’était pas la peine. Le Révérend s’est occupé de tout et voyez vous-même : tout est en ordre.

— Oui, je sais. Et j’apprécie.

— Vous avez de la chance qu’il soit aussi compréhensif, Elliot.

Le Révérend Bedford arrive. « Voulez-vous que je joue la musique dès l’arrivée des invités ? », demande l’assistante. 

— Pourquoi ne le demandez-vous pas au marié ? répond l’homme d’Église. 

— Bien, je vous fais confiance, mademoiselle Devon, affirme Elliot. Tout ce que vous déciderez sera parfait pour moi.


Le Dr Rossi et Matthew se retrouvent au Square. Matthew demande s’il a des regrets. Michael dit simplement qu’il leur souhaite tout le bonheur du monde.


Rita et Norman accrochent un tableau dans l’appartement que les frères Harrington partagent désormais depuis le départ de leur père. Ils se sont installés en face du square, sur Glover Street, plus précisément dans l’appartement au-dessus de la pharmacie, autrefois habité par Calvin Hanley. 

Ils se taquinent, puis Norman tente d’embrasser Rita, mais elle ne veut pas, ce qui vexe Norman. Rita lui dit qu’elle ne veut pas qu’il se fasse de fausses idées. Norman s’énerve : « Pourquoi en faire tout un plat pour un simple baiser ? »

Il finit par l’embrasser. Rita n’est pas à l’aise et s’en va.

Rodney revient et dit à Norman qu’il a reçu une lettre de Leslie. Leur père est à Londres et a parlé au téléphone avec leur tante Laura, qui est à Paris. 

Norman n’est pas intéressé de savoir tout ceci. Il est plus intéressé par ce qui se passe ici et demande comment ça s’est passé avec les Schuster et s’ils aiment le manoir. 

« Pourquoi ne l’aimeraient-ils pas ? » demande Rodney en haussant les épaules. Pour Norman, c’est maintenant le futur qui importe.


Constance et Allison mettent les dernières touches à leur tenue. Allison a quelques problèmes à mettre son chapeau. Allison ne souhaite pas l’aide de sa mère. « Laisse-moi tranquille ». Mais Constance insiste. Allison se retourne, en colère : « Je t’ai dit de me laisser tranquille ! »

Elle est tellement fébrile qu’en se retournant, elle renverse un vase qui se brise.

Matthew entre au même moment et demande ce qu’il se passe. Allison lui dit que ce n’est rien, elle a juste cassé un vase sans le faire exprès. Elle s’apprête à ramasser les morceaux lorsque Constance lui demande de ne pas s’en occuper. Allison insiste et cette fois, c’est Constance qui s’énerve : « Je t’ai dit de laisser tomber ! ». Vexée, Allison monte à l’étage. 

« Oh, Matt, qu’est-ce que j’ai fait à ma fille ?… », se plaint-elle. Matt lui répond qu’elle n’a rien fait, elle est juste sur le point de se marier. 

Constance craint que le lien entre elle et Allison ne soit rompu à tout jamais. Il la rassure avec des paroles réconfortantes, puis Allison redescend, calmée, et annonce qu’elle est prête. 

Avant de partir, Constance contemple longuement sa maison, pensant sans doute que lorsqu’elle reviendra au bras de son nouveau mari, rien ne sera plus comme avant. 

Matt aide Constance à entrer dans la voiture et la conduit à l’église.


Episode 68

Mardi 11 mai 1965

La démission  

Hier soir, Allison Mackenzie s’est installée chez les Anderson. Aujourd’hui, sa vie paraît retrouver son aspect routinier. Mais cette apparence n’est qu’illusion. Hors de tout ce qui lui était familier, cela commence à paraître comme si rien ne s’était passé.  

Le square enneigé de Peyton Place. La  caserne des pompiers.


Paul Hanley conduit sa voiture britannique et se gare devant la pharmacie Peyton. Il rejoint Allison au square et lui demande si elle a lu le journal aujourd’hui. Il parle de la démission de Leslie. Elle acquiesce. 

Elle est froide avec lui et lui reproche de toujours vouloir blesser les gens. « Ça fait partie de mon personnage », plaide Paul.  Allison ne comprend pas pourquoi il se conduit toujours mal envers les autres.

Elle préfère ne pas s’éterniser avec lui, traverse la rue et s’engouffre dans la librairie. 

Constance a dans les mains l’édition du Clarion titrant sur la démission de Leslie au sein de la fabrique Peyton. 

Matthew est en train de discuter avec Constance. Il demande à Allison si elle a quelque chose de prévu ce soir. Il suggère qu’elle se joigne à lui pour dîner à l’auberge. 

Allison accepte et Matthew convient de venir la chercher à 7h15. Il quitte la librairie, laissant Constance et Allison seules. 

Constance parle à Allison de la démission de Leslie. Elle songe que cela ne doit pas être facile pour lui de tout abandonner. 

Elle informe également sa fille que Leslie est à Boston afin de demander au lieutenant Gouverneur la réhabilitation d’Elliot. Allison se demande si cela a un rapport avec sa démission de la Fabrique Peyton. « En un sens », lui répond Constance. 

Allison pense que Matthew vient de lui annoncer la nouvelle, mais Constance préfère ne pas lui mentir et l’informe qu’elle était au courant. 

Allison reproche une nouvelle fois à sa mère d’avoir gardé un secret alors qu’elles avaient promis de ne plus s’en faire.


Paul se rend à l’hôpital pour parler avec Elliot Carson et lui dire à quel point il est soulagé. 

Il lui dit également qu’il a quelque chose qu’il devrait apprécier, et lui montre le Clarion avec le gros titre: 

HARRINGTON DÉMISSIONNE DE LA FABRIQUE PEYTON

Paul appelle cette affaire « La chute de la Maison Harrington ». Mais Elliot ne se réjouit pas. Pour lui, ce n’est pas une tragédie, mais un désordre pitoyable. 

Paul se défend en disant qu’il voulait simplement que justice soit faite. Elliot rétorque que le drame qui a été vécu n’est pas une forme de justice. « Les innocents sont punis avec les coupables », dit-il. 

Paul se lamente à nouveau en disant qu’il n’a aucune diplomatie envers les gens. Il ne cesse de les blesser. Elliot lui demande ce qu’il compte faire à propos de cela.  


Betty entre dans le bureau de Michael pour parler avec Julie. Elle demande à sa mère si elle est prête pour déjeuner. Julie lui dit qu’elle doit encore déposer les patins à glace dans le bureau du Dr Rossi. 

Betty lui dit que ça ne sera pas nécessaire, car Claire a annulé. 

Michael entre au même moment. Julie lui dit que Dorothy Yates a appelé pour obtenir une prescription pour Anna. Et Mme Frisby aimerait avoir un check-up. Michael en prend bonne note et entre dans son cabinet de consultation. 

Betty pense que le Dr Rossi et Claire Morton devraient se rapprocher. Elle aimerait que Michael puisse avoir une relation stable et elle espère qu’il va rencontrer quelqu’un. 

Tout ce que Julie peut dire, c’est qu’il a été très bon envers Betty.


Chez les Morton, Claire parle avec son père. Il est rentré tôt parce qu’il doit remplacer le Dr Rossi ce soir. 

Elle lui dit que ce n’était pas nécessaire parce qu’elle a annulé son rendez-vous avec Michael. Le Dr Morton ne comprend pas pourquoi elle fait ça. 

Claire commence alors à faire un speech et disant qu’elle voulait être à la hauteur de la tradition Morton. « Que dirais-tu si je décide de rester à Peyton Place ? » demande Claire.

Robert en serait heureux, surtout si elle travaille avec lui. Il lui avait déjà fait la demande il y a deux ans. 

Elle lui répond qu’à l’époque, elle n’était pas prête. Il dit qu’il voulait avant tout qu’elle soit heureuse. 

Claire dit qu’elle est revenue à Peyton Place parce qu’il y a quelque chose  qu’elle a besoin d’apprendre et elle pense qu’il est capable de le lui apprendre.


Dans le bureau du Clarion, Allison parle avec Matthew Swain du dîner qu’ils ont eu. Matthew demande pourquoi elle l’a évité ces derniers temps. Elle lui répond qu’il n’est pas facile pour elle de lui parler et lui demande pourquoi il ne lui avait jamais rien dit au sujet d’Elliot. Si elle avait su qu’Elliot était son père, elle aurait pu lui écrire et aller lui rendre visite en prison. Peut-être que ça aurait pu lui rendre les choses plus faciles. 

Matthew lui répond que Constance avait voulu la protéger du scandale. Elle demande ce que monsieur Harrington a à voir avec la réhabilitation de son père. Tout ce que Matthew peut lui dire, c’est que les Harrington pourraient quitter Peyton Place.

Allison s’apprête à partir. Matthew souhaite la raccompagner, mais elle refuse, disant qu’elle ne rentre pas directement à la maison. 


Au manoir, Rodney laisse entrer Leslie et lui dit qu’il aurait pu aller le chercher à l’aéroport. Il dit qu’il n’a pas été à la hauteur en parlant avec Norman. 

Leslie veut parler du futur. Il est persuadé que Rodney surmontera cette épreuve. Il parle vaguement d’emmener ses fils à Londres, Paris et Rome. 

Rodney informe son père que Norman pense que c’est lui qui a tué Elizabeth Carson. Leslie demande ce que lui en pense. Rodney ne répond pas et s’en va. 

Leslie appelle alors Norman. Mais Norman s’enferme à double tour dans sa chambre. Leslie insiste en lui disant qu’il doit lui parler. Dans sa chambre, Norman fait tourner le globe terrestre. Il ne laisse pas entrer son père.


Constance apporte un grand bouquet de fleurs à Elliot. Elle dit que cela lui rappellera que le printemps approche. 

Elliot attend avec impatience des nouvelles de Leslie. Constance dit à Elliot qu’il obtiendra sa réhabilitation. Betty entre dans la chambre d’hôpital. Elle a apporté un vase. 

Constance lui fait savoir qu’Allison est venue hier soir à la maison. Elliot demande à Betty de fermer la porte en repartant. 

Il dit ensuite à Constance qu’il est revenu à Peyton Place pour deux raisons : sa réhabilitation, et elle et Allison. Il a obtenu sa réhabilitation, maintenant, il veut réparer les torts qu’il a faits à Constance et sa fille. Il demande Constance en mariage.


Sur le quai, Rodney et Allison sont à bord d’un bateau d’excursion. Pour Allison, tout lui semble beau. Elle dit à Rodney qu’elle est comblée et qu’elle a tout ce qu’elle a toujours voulu. 

Elle lui dit qu’elle a toujours senti une connexion spéciale entre Elliot et elle. Rodney ne comprend pas, alors elle lui dit : « Elliot Carson est mon père. »

Rodney la remercie de le lui avoir dit. Il est heureux de la confiance qu’elle lui accorde. 

Elle aimerait savoir ce que Leslie compte faire maintenant qu’il a démissionné de la fabrique Peyton. Rodney pense qu’il va quitter la ville. Mais une chose est sûre : il ne compte pas l’accompagner. Il reste à Peyton Place, car il appartient à cette ville. 

Ils sortent du bateau et marchent ensemble main dans la main jusqu’au square.