Episode 97

Jeudi 30 juillet 1965

Le télégramme  

Le Dr Vincent Markham a appris à vivre avec le sentiment de frustration et d’échec. Au cours de sa mission médicale au Pérou, les jours et les nuits étaient la plupart du temps interminables. Mais ses frustrations et ses échecs ne l’ont jamais touché personnellement. Aujourd’hui, il en est autrement.

L’entrée du Colonial. La piste de danse où les élèves du bal de promo se déhanchent. Dans sa chambre, le Dr Markham est assis. Il boit un verre. Il est gêné par le bruit de la musique. 


Vincent appelle la réception du Colonial dans lequel il réside pour demander si le bruit de la fête de promo va enfin cesser.

— Ce maudit bal de promo a lieu depuis que je suis arrivé ici, aboie-t-il au réceptionniste. 

Alors qu’il raccroche, Claire entre dans sa chambre pour lui rendre une visite, et surtout lui annoncer une nouvelle. 

En effet, Claire a décidé de ne pas  divorcer. Ironique, Vincent dit que sa mission de pitié est un peu prématurée.

Il pense qu’elle veut rester mariée parce qu’il est malade. Elle lui répète qu’il mourra s’il retourne au Pérou.


Ada est derrière le bar de la Taverne lorsque Rita entre. 

Sentant une nouvelle fois sa fille troublée, Ada lui demande ce qui ne va pas, ajoutant que Rita semblait perturbée pendant toute la soirée. Elle lui demande ce qui s’est passé pour qu’elle soit bouleversée de la sorte. 

Pour toute réponse, Rita lui dit qu’elle va se coucher. Ada lui demande alors s’il s’est passé quelque chose avec Joe Chernak. 

Sans répondre, Rita se précipite dans la chambre et ferme la porte.


Rodney fait la cuisine pour Allison dans son appartement. Sur la table de travail se trouvent des œufs, du jambon, des tomates, des oignons, du fromage suisse et du poivron vert. 

Allison demande en riant s’il va vraiment mettre tous ces ingrédients dans l’omelette. 

Rodney l’embrasse soudainement. Allison est troublée. Il veut l’embrasser de nouveau, mais cette fois, elle refuse. 

Rodney lui dit à quel point il l’aime. Il ne veut surtout rien gâcher entre eux. Elle lui dit qu’elle ne veut pas aller trop vite et il compte respecter sa décision.


Steven et Betty reviennent chez les Anderson. 

Steven, en parfait gentleman, lui souhaite bonne nuit et lui demande s’ils pourront de nouveau sortir ensemble. Betty lui dit qu’elle a passé une très belle soirée et lui répond qu’ils vont sans doute se revoir. 

Steven s’éclipse et Betty entre chez elle. Elle est surprise de voir sa mère encore debout à une heure aussi tardive. Julie a une tasse de thé dans une main et un roman policier dans l’autre. 

Betty avoue avoir passé une agréable soirée. Ils ont dîné en ville et ensuite sont partis sur la route de Boston pour prendre un verre.

 Julie lui demande si elle compte sortir de nouveau avec Steven. Betty pense qu’elle en aura encore l’occasion. 

Cependant, Julie lui dit de ne pas oublier le révérend Bedford. Il est clair qu’elle préférerait savoir sa fille avec le révérend plutôt qu’avec l’avocat. 

Betty lui dit qu’il y a une connexion entre elle et Steven : ils ont tous les deux vécu dans le manoir des Peyton et y ont tous les deux étaient malheureux.


Norman entre à la Taverne et discute avec Ada. Cette dernière avoue qu’elle sent Rita préoccupée, mais que la jeune fille n’a rien voulu lui dire. 

Norman aurait aimé lui parler, mais il ne peut pas puisque Rita est déjà partie se coucher.


Dans la chambre de Kim, le manège à jouet projette des ombres inquiétantes sur le mur. 

La fillette se réveille en hurlant, elle a fait encore une fois un cauchemar. Doris et David se précipitent dans sa chambre pour la consoler. 

Puis David descend et veut téléphoner à Amy, à New York. Amy est la jeune fille qui s’occupait de Kim lorsqu’ils étaient là-bas. Doris finit par le dissuader. 

Kim se lève et écoute son père depuis le haut de l’escalier. Mais elle fait un faux pas et tombe en criant. 

Doris se précipite vers elle, la prend dans ses bras et la ramène dans sa chambre.


Depuis sa chambre à l’auberge, Vincent est au téléphone avec l’opérateur de l’hôtel, à qui il dicte un télégramme à envoyer :

CARL RICHTER, EAST GLEN CONNECTICUT. DOIT AVOIR VOTRE RÉPONSE. AUTRES PARTIES INTÉRESSÉES, EN PARTICIPATION FINANCIÈRE. DEMANDE UNE RÉPONSE DANS LES PLUS BREFS DÉLAIS. SIGNÉ, VINCENT MARKHAM. 

Il demande ensuite à l’opérateur de le réveiller par téléphone à sept heures demain matin.


Episode 96

Jeudi 29 juillet 1965

Le bal de promo 

Pour la plupart des jeunes gens issus de la Peyton Place High School, le bal de promo est le véritable commencement de leur vie, le début de leur vie d’adulte. C’est un moment magique, un moment sentimental, un moment pour être avec toutes les personnes qui ont grandies ensemble. Pour une personne, toutefois, il s’agit d’un autre genre de moment. La soirée de Rita Jacks a débuté il y a plusieurs heures par une rencontre malheureuse dans un entrepôt désaffecté, avec un jeune homme qu’elle avait connu autrefois.

Plan de l’enseigne du bal de promo de Peyton Place. Plan du bal de promotion. Celui-ci se déroule au Colonial Post Inn.


On voit un couple discuter, puis Norman et Rita qui discutent avec un autre couple d’une certaine Mary Alice. Norman et Rita se mettent à danser. Rita est très mal à l’aise et le montre. 

Constance et Elliot sont là en tant que chaperons. Norman invite Constance à danser, tandis qu’Elliot fait de même avec Allison.

Pendant qu’ils dansent, Constance dit à Rodney qu’elle doit avouer qu’il est devenu un jeune homme bien et responsable et le félicite pour cela.

De son côté, Allison dit à Elliot qu’elle est heureuse de le voir heureux. Les musiciens entonnent « Don’t get around much, anymore ». 

Pendant ce temps, Rodney est appelé au téléphone.

La danse continue. Rita continue à traîner sa peine et cela se voit sur son visage. 

Rodney vient prévenir Norman qu’il a un appel longue distance de Leslie, en Europe. Norman prend l’appel. 

— Salut.

— Norman ?

— Oui, Papa, c’est moi.

— C’est le grand soir, n’est-ce pas ?

— Ouais.

— Il fait jour ici. C’est bon d’entendre ta voix, Norman.

— Merci. Comment vas-tu ?

— Très bien. Vous me manquez, toi et Rodney.

— Où es-tu ?

— À Zurich.

— Tu en profites bien ?

— Je suis allé visiter des fabriques de textiles. Histoire de prendre quelques idées quand je reviendrai.

— Est-ce que tu comptes revenir ?

— Peux-tu parler plus fort, Norman ? Je ne t’entends pas.

— J’ai dit : est-ce que tu comptes revenir ?

— Pourquoi est-ce que toi et Rodney vous ne venez pas en Europe ? Prends cela comme un cadeau pour ton diplôme.

— Non Papa, je ne préfère pas…

— Norman, nous avons à…

Norman interrompt son père : 

— Papa, j’ai une petite amie. Si ce n’était pas pour elle, je n’aurais jamais obtenu ce diplôme.

— Elle peut patienter l’été.

— Bien sûr. Pendant que je traverse toute l’Europe. Hors de question, papa. Ce ne serait pas juste vis-à-vis d’elle.

— La plupart des garçons…

— Papa, je ne suis pas la plupart des garçons…

— Est-ce que je connais cette fille ?

— Bien sûr. Tu la connais. Enfin, tu sais qui elle est. Il s’agit de Rita Jacks. C’est la fille d’Ada Jacks.

— En as-tu parlé à Rodney ?

— Oui. Et il l’aime bien.

— Je veux dire : venir en Europe cet été, Norman.

— OK. Je lui en parlerai. Papa, veux-tu vraiment me faire un cadeau pour mon diplôme ?

— Bien sûr, Norman.

— Alors, dis-moi une nouvelle fois que tu n’as pas tué Elizabeth Carson.

— Je ne l’ai pas tuée, fiston. Je ne l’ai pas tuée.

— C’est Maman, n’est-ce pas ?

— Est-ce que tu peux enfin accepter cela ?

— Bien sûr, Papa. C’est facile.

Norman raccroche.


Steven et Betty ont un rendez-vous galant. Steven lui parle d’école et de diplôme. La serveuse leur apporte leur boisson. Betty, elle, parle des rêves qu’elle a pour elle. 

Steven lui dit qu’ils ont beaucoup de choses en commun. À la différence près que lorsque Steven habitait le manoir Peyton, il vivait au sous-sol, tandis que Betty, elle, vivait au second.

Steven avoue son ambition à Betty. Il aimerait pouvoir posséder le manoir des Peyton tout entier, et il est sûr que Betty a la même ambition. Steven pense mériter sa part du gâteau Peyton. 


La danse continue. Rodney dit à Allison que la bande a décidé d’aller au Shoreline Cafe pour le petit déjeuner et lui demande de venir avec. Elle accepte.


Le Dr Vincent Markham et le Dr Michael Rossi sont à la réception du Colonial. De nouveau, Mike essaie de convaincre Markham de retourner se faire soigner à l’hôpital, mais celui-ci est têtu et refuse.

Il remercie Michael pour le dîner et monte dans sa chambre. Michael, quant à lui, se décide à appeler Philadelphie et à parler à Kenneth Markham.


Norman et Rita quittent le bal de promo et bavardent à l’extérieur. Norman lui demande ce qui l’ennuie à ce point. Il pense qu’elle ne se trouve pas assez bien pour lui alors que ce n’est pas vrai. Il la rassure en lui disant qu’elle est parfaite pour elle. Ils sont faits l’un pour l’autre, de cela il est persuadé. 

Rita est en pleurs, et lorsque Norman veut l’embrasser, elle le repousse violemment. Totalement dévastée, elle s’enfuit.


Rodney et Allison décident d’aller à l’appartement manger une omelette plutôt qu’au Shoreline.


Episode 95

Mardi 27 juillet 1965

Une indélébile cicatrice 

À Peyton Place, on se souviendra longtemps de cette nuit. Pour certains, le bal de promo servira le souvenir affectueux des jours d’insouciances et de chaleureuses amitiés. Mais pour Rita Jacks, impatiente de trouver une nouvelle manière de vivre, cette nuit restera à jamais marquée par une cicatrice indélébile. Une preuve supplémentaire qu’elle ne peut pas échapper aux sombres fardeaux de son passé.

Joe sort de l’entrepôt désaffecté, ferme la porte et entre dans sa voiture.


En pleurs, Rita quitte l’entrepôt et se rend chez elle, à la Taverne. Le téléphone sonne, mais Rita l’ignore et se précipite dans sa chambre en claquant la porte. 

Ada entre dans le salon et décroche le combiné. C’est Norman qui souhaite parler à Rita. Ada lui dit qu’elle se prépare dans sa chambre. 

Elle va frapper à la porte de la chambre de Rita et lui demande d’ouvrir. Elle lui dit que Norman vient d’appeler. 

Rita demande à sa mère un instant. Devant la glace de sa salle de bains, elle essaie d’effacer les traces de larmes sur son visage. 

Ada entre dans la chambre et note que la robe de Rita est déchirée. Un client de la Taverne appelle Ada. Cette dernière demande à Rita de se dépêcher et de se tenir prête. 

Rita revient dans la chambre coiffée d’un bonnet de bain. Le client appelle à nouveau. Ada demande à sa fille d’ouvrir le cadeau qu’elle a pour elle. 

Devant l’attitude de sa fille, Ada comprend que quelque chose ne va pas.


Le Dr Rossi se rend au laboratoire de l’hôpital où Claire est occupée à regarder dans un microscope. 

Michael a les résultats des tests médicaux de Vincent. Il apparaît que le Dr Markham souffre de polycythémie. Michael assure à Claire qu’il peut être traité efficacement. 

Mais il la prévient que pour Vincent, retourner au Pérou sans avoir été soigné serait du pur suicide. Il voudrait effectuer des examens supplémentaires. 

Claire lui dit qu’elle est allée voir Theodore Dowell et que la procédure de divorce a commencé. Elle lui annonce que Vincent a un frère, Kenneth, et demande à Michael de le prévenir en lui donnant son numéro de téléphone.

Michael entre dans la chambre de Vincent. Il annonce à Vincent que retourner au Pérou dans son état serait suicidaire. 

Mais pour Vincent, rester à l’hôpital de Peyton Place serait gaspiller son temps et son temps est précieux. Aussi préfère-t-il repartir le plus vite possible. 

Cependant, Vincent a un malaise. Il a la respiration qui se bloque. Le Dr Rossi l’aide à se remettre dans son lit et lui dit une nouvelle fois qu’il est très malade et qu’il ne doit faire aucun effort. 

Puis Michael s’en va. Le téléphone sonne. C’est Kenneth qui est à l’autre bout du fil. Au début, Vincent ne veut pas lui parler, puis finalement il prend l’appel.


Dans le salon des Anderson, Julie arrive avec un panier de linge sale. Betty descend les escaliers et demande à sa mère comment elle la trouve. 

Julie pense qu’elle sort avec le révérend Jerry Bedford et encourage une nouvelle fois sa fille. Betty remonte à l’étage. 

Steven sonne à la porte et Julie, surprise de savoir que le rendez-vous de Betty n’est pas Jerry, le laisse entrer. 

Steven se sent obligé de s’excuser devant la gêne de Julie. Betty descend et Steven ne voit plus qu’elle. Il lui dit qu’elle est ravissante. Ils s’en vont, laissant Julie dubitative. 


Joe Chernak entre dans la salle à manger du manoir Peyton pour parler avec Anna Chernak, sa mère. 

Il ferme la porte de la pièce et lui dit qu’il a trouvé un job de mécanicien à White River. Cependant, il ne sera pas payé avant dix jours et il aurait besoin d’un peu d’argent.

Anna sait qu’il ment et le lui dit. Il veut juste fuir Peyton Place et il lui faut de l’argent. Elle lui demande ce qu’il a encore fait. Elle lui dit qu’elle pourrait parler à monsieur Schuster pour qu’il lui trouve un emploi, mais Joe lui dit qu’il a besoin d’argent maintenant. 


Ada traverse le living et se rend à la porte d’entrée de derrière. Elle l’ouvre et laisse entrer Norman. 

— Oh, c’est toi Norman.

— Oh, c’est à peine le genre d’attitude que j’attendais du président honorifique de mon fan-club. Comment me trouvez-vous ?

— Très bien. Je dois retourner au comptoir, j’ai des clients.

— Oh, madame Jacks. J’aimerais que vous acceptiez cette petite marque de mon estime.

Norman tend un bouquet de fleurs à Ada.

— Norman, je ne suis pas d’humeur ce soir.

— Ce soir, nous qui représentons la nouvelle génération devons être traités avec respect, sollicitude et tendre vénération. Demain, vous pouvez à nouveau nous traiter comme des gosses.

Ada prend le bouquet. 

— Oh, toi alors ! Elles ont dû te coûter une fortune. 

— Oui, effectivement.

— Tu n’avais pas à faire cela, Norman.

— J’ai pensé que vous le méritez pour m’avoir accepté. Est-ce que Rita est prête ?

— Je ne sais pas.

— Vous ne savez pas ? Moi qui pensais que vous seriez constamment près d’elle en train de vérifier sa coiffure jusqu’à la dernière minute, comme dans les films. 

Norman poursuit en appelant : 

— Rita. Rita chérie, je suis arrivé. (À Ada) Je suppose qu’elle s’est pomponnée toute la journée en pensant à moi. Rita ? Rita, tu viens ?

Rita arrive, habillée d’une superbe robe. Norman est ébloui :

— Rita, tu es merveilleuse.

— Je suis très touchée, Norman.

— Viens. Nous ne devons pas être en retard. Ta robe est très jolie. Où l’as-tu eue ?

Rita regarde sa mère  :

— Maman me l’a donnée.

— Tu es magnifique, ma chérie, s’exclame Ada.

— Allons-y, presse Norman. 

— Tenez-vous droits et gardez la tête haute. Vous êtes aussi bien que les autres.

— Bonsoir, madame Jacks.

— Bonsoir Norman. Amusez-vous bien.

Le jeune couple s’en va. La caméra fait un fondu enchaîné et nous les montre en train de danser au bal.


Episode 94

Vendredi 23 juillet 1965 

Réception chez les Carson 

Aujourd’hui, c’est le jour de la cérémonie de remise des diplômes à Peyton Place. Pour certains, c’est la période rêvée pour renouer des liens familiaux, notamment lorsque deux frères oublient leurs différends. Pour d’autres, c’est le triste rappel du temps perdu.

Une voiture roule autour du square. Rodney et Norman sortent de leur appartement. Eli entre dans la voiture de Matthew Swain. En face, Constance et Elliot Carson entrent dans la leur. Matthew démarre sa voiture.


Dans la salle où sont entreposés les habits de cérémonie, Allison vérifie son costume. Norman fait de même. Ils bavardent tranquillement. 

Voyant Norman excité par la remise des diplômes, Allison lui demande de se calmer. Elle ajuste sa coiffe.

Norman lui demande ce qu’elle compte faire après la remise des diplômes. Elle lui dit qu’elle ne sait pas si elle va aller à l’université à Peyton Place.  Elle aimerait bien aller à New York. Norman lui demande si elle compte vraiment y aller, mais ça ne sait pas. 


Vincent se rend à la réception de l’hôpital et parle avec Betty. Il demande à voir Michael. Betty lui dit qu’il devrait de reposer dans son lit. Vincent fustige Betty du regard. 

Steven arrive et Betty raconte à Vincent que c’est l’homme qui lui a sauvé la vie. Vincent et Steven se parlent poliment. 

Steven lui dit qu’il est un grand nom dans le domaine médical. Mais Vincent reste froid. Il retourne dans sa chambre. 

Steven dit à Betty que Markham est un homme très compliqué.


Dans le salon des Carson, Norman lit attentivement son discours de remise de diplôme, en faisant le clown, ce qui fait rire toute l’assistance. 

Sont présents Elliot, Rita, Allison, Matthew et Rodney. Constance les rejoint plus tard. 

Tout le monde est réuni autour d’un appétissant buffet. Norman se goinfre de nourriture tandis qu’Allison picore dans son assiette. 

Rita en profite pour remercier Elliot de ce qu’il a fait pour les protéger, elle et Norman. 

Elliot porte un toast à Allison, très émouvant et qu’Allison semble apprécier.


Michael va voir Vincent et lui demande comment il se sent. Il s’inquiète pour ses perpétuels maux de tête. 

Vincent souhaite quitter rapidement l’hôpital, mais Michael veut lui faire passer des tests supplémentaires.


Rita traverse la rue lorsque Joe Chernak arrive en voiture et klaxonne. Il l’appelle, mais elle lui dit qu’elle rentre chez elle et qu’elle est déjà en retard. 

— Que veux-tu, à la fin ? demande-t-elle. 

Joe la force à monter dans la voiture et l’emmène jusqu’à un entrepôt désaffecté. Là, il la plaque contre le mur et l’embrasse par la force. 

Rita tente désespérément de se détacher et de s’enfuir, mais n’y parvient pas.


Plan du square. Dans leur appartement, Norman appelle Rodney. Il lui dit qu’il doit être prêt pour aller au bal de promo. 

On sent dans cette scène le rapprochement entre les deux frères. 

Tandis que Rodney se rend dans la salle de bains pour se préparer, Norman sifflote gaiement, ignorant le drame qui se joue dans l’entrepôt. 


Episode 93

Jeudi 22 juillet 1965

Une promenade au parc 

Le Dr Vincent Markham, un homme surnommé « Le Saint des Andes » par la presse du pays, s’est retrouvé lui-même patient à l’hôpital de Peyton Place, en raison d’un accident de la circulation. Mais pourquoi était-il dans ce bus ? Cela demeure un mystère.

Le square. L’hôpital.


Betty va voir le Dr Vincent Markham afin de lui dire que les lignes sont rétablies. Vincent lui dit qu’il attend un appel d’un certain Richter de New York.

Le Dr Rossi vient voir Vincent Markham afin de lui prendre ses constantes. Ensemble, ils évoquent leur souvenir : quand ont-ils décidé de devenir médecin, et pourquoi. On discerne une compétition entre les deux médecins. 

Une fois Michael Rossi parti, Betty appelle Vincent depuis la réception de l’hôpital pour lui dire qu’un certain Kenneth Markham est au bout du fil et veut lui parler. Vincent lui dit qu’il ne veut pas lui parler et raccroche.


Dans le parc, Allison demande à Kim si elle veut jouer avec les autres enfants, mais la petite fille refuse. Alors elles se rendent à la balançoire et Allison balance Kim. 

Rodney entre dans le parc et se dirige vers elles. Allison lui dit que madame Schuster ne veut plus qu’elle emmène Kim au parc, et elle ignore pourquoi. 

Finalement, Kim accepte de jouer avec deux petites filles assises sur un banc. Allison et Rodney en profitent pour s’asseoir à l’écart sur un autre banc. 

Mais les fillettes commencent à embêter Kim, la traitant de bébé parce qu’elle ne sait pas parler. Excédée, Kim se met à crier le mot « Maman ».


À la Taverne d’Ada Jacks, Rita tente de garder l’équilibre avec une boîte sur la tête afin d’apprendre à marcher correctement. 

Ada entre dans la pièce. Rita se retire dans une autre pièce pour essayer la robe qu’elle a achetée pour la remise du diplôme de Norman. 

Ada lui dit qu’elle est trop longue et qu’elle doit être reprisée. Madame Volney pourra s’occuper de cela. 

Rita est excitée au sujet du prochain dîner avec Norman, Allison et Rodney. Elle est heureuse. 

Ada, quant à elle, se reproche de ne pas s’être assez occupée de sa fille. Rita lui dit qu’elle n’a rien à se reprocher. 

Norman entre et voit la robe. Ada les laisse seuls et ils s’embrassent.


À l’hôpital, Vincent s’agite dans son lit. Il se lève et vérifie ses appels téléphoniques. 

Il est surpris qu’il n’y ait pas de message de « Merriman Corporation ».

Robert Morton entre et se présente à Vincent. Le beau-père et le gendre discutent un bref instant. 

Vincent lui dit que Claire demande le divorce. Robert lui répond qu’ils ont un point en commun : tous deux veulent le bonheur de Claire. 

Betty appelle le Dr Markham pour lui dire qu’elle a « Merriman Corporation » en ligne, et plus précisément Mr Richter. 

Claire, présente à la réception, entend la conversation et lorsque Betty raccroche, elle lui demande si c’est bien Richter qui était au bout du fil. 

D’abord, Betty lui répond qu’elle n’est pas autorisée à donner des renseignements concernant des patients. Mais Claire lui annonce que Vincent est son mari, à la grande surprise de Betty. Claire insiste : était-ce bien Richter au téléphone ? Betty lui répond par l’affirmative et Claire est d’autant plus étonnée lorsqu’elle apprend que ce n’est pas Richter qui a appelé, mais Vincent qui voulait absolument lui parler.

Claire entre dans la chambre de son mari au moment où celui-ci termine sa conversation avec Richter. 

Vincent ne veut pas lui dire pourquoi il a fait appel à Richter et lui demande de le laisser tranquille, car il a mal à la tête. Elle quitte la chambre tandis que Vincent s’installe dans son lit. 


Episode 92

Mardi 20 juillet 1965

Isolement 

L’orage d’été qui s’est abattu soudainement sur Peyton Place prend fin aussi rapidement. Mais pour Allison Mackenzie, la tempête semble n’avoir fait qu’intensifier l’isolement qu’elle ressent vis-à-vis de sa famille.

Le quai. La maison des Carson.


Chez les Carson, Allison voit Constance raccrocher le téléphone et lui dit qu’elle ne l’a pas entendu sonner. Constance lui répond que c’est elle qui a appelé l’hôpital pour avoir des nouvelles d’Elliot. On lui a dit qu’il est déjà parti. 

C’est à ce moment qu’Elliot entre dans la maison et leur parle de l’accident. Il leur apprend qu’il a donné son sang (il est O négatif) et en échange, il a eu droit à un jus d’orange. 

Intriguée, Constance lui demande ce qu’il faisait sur l’autoroute. Il lui répond qu’il surveillait la bande de jeunes qui ennuie Rita Jacks. 

Allison relate le fait que Rita a été effectivement ennuyée par des jeunes à la sortie de la bibliothèque l’autre jour. 

Constance et Elliot se disputent, car Constance ne veut pas que son mari s’engage dans des problèmes. Elliot lui rétorque que justement, maintenant qu’il sait qu’Allison connaît ces voyous, ces problèmes deviennent aussi les siens.


À l’hôpital, le Dr Vincent Markham est examiné par Michael. Vincent, qui a repris connaissance, lui demande l’heure. Michael regarde sa montre et lui annonce huit heures du matin.

Curieusement, Vincent lui répond que ce n’est pas possible. Il se rend compte qu’il a dormi plus de dix heures. Michael se présente à lui. Il a beaucoup entendu parler des exploits du médecin en  Amérique du Sud. 

Il lui annonce qu’il n’a pas de fracture. Ces radios ne révèlent aucun problème particulier. Ils vont faire des examens plus poussés afin de comprendre pourquoi il s’est évanoui. 

Markham observe que Michael n’est pas originaire de Peyton Place. Rossi admet qu’il vient de New York.


Betty est derrière le comptoir, au bureau des renseignements quand le téléphone sonne. Elle décroche. 

— Station 23, j’écoute… Non, elle est partie en réception. Puis-je prendre un message ? Oui. Oui. Oui, ça sera fait. Merci.

Le téléphone sonne de nouveau.

— Hôpital de Peyton Place. Oui, je vous le passe. Merci.

Steven se trouve devant Betty.

— Dîner ?

Le téléphone sonne une nouvelle fois.

— Hôpital de Peyton Place. Non, le Dr Rossi est avec un patient. Je lui demande de vous rappeler dès qu’il est libre. Oui. Merci.

— Déjeuner ? Thé ?

— Monsieur Cord. Je suis occupée.

— Très bien. Une longue promenade au bord de la mer ? Faire ricocher les pierres sur les vagues.

— Monsieur Cord. Je suis de garde.

— Monter à cheval à l’aube ? Faire du shopping sur la route de White River ? Pique-niquer sur la plage ?

— Monsieur Cord, vous me rendez nerveuse.

— D’accord.

— Je dois m’occuper des appels téléphoniques.

— Très bien. Occupez-vous-en.

— Ce qui m’est difficile avec vous traînant par ici.

— Oh, mais je ne traîne pas par ici. Je suis un grand blessé. J’ai besoin d’une aide médicale. 

— Est-ce encore votre main ?

— Quelque chose de plus sérieux.

— Dois-je appeler un médecin ?

— Oh, vous voudriez bien faire cela ?

— Naturellement.

— Très bien, appelez un médecin. Dites-lui que j’ai des palpitations cardiaques irrégulières, de l’anxiété et des rougeurs sur le visage. Comme un rougissement.

— Oh !

— Des tremblements dans les mains. Les oreilles qui bourdonnent. Conséquences de l’accident. Conséquences sur conséquences.

Le téléphone sonne à nouveau. Betty décroche :

— Hôpital de Peyton Place. Oui, je vous le passe.

— Joli travail, applaudit Steven quand elle raccroche. 

— Vous me harcelez.

— Je ne dis plus rien. Je vais m’asseoir. Peut-être qu’un bon samaritain viendra soigner mes blessures.

— Hôpital de Peyton Place. Oui. Non. Il a été réalisé tôt ce matin. Merci.

— Est-ce que je vous ennuie ?

Le téléphone sonne à nouveau.

— Oui.

Plusieurs téléphones sonnent en même temps.

— Oui. Betty Anderson. Non, je suis désolée. Il n’est pas encore arrivé. Je vous préviens dès qu’il arrive. Merci.

— Trop moche. Je pense que j’ai assez perdu de sang. Je ferais mieux de retourner à mon bureau.

— Monsieur Cord. Je ne suis pas de service vendredi soir. Vous pouvez passer me prendre à la maison à huit heures.

— Eh bien, j’attends cela avec impatience.

— Au revoir, monsieur Cord.

—  Au revoir.

Steven s’en va. Le téléphone sonne.

— Hôpital de Peyton Place…


Dans la chambre de Vincent, Michael continue à converser avec lui. Ils parlent du Dr Zeitner, une connaissance commune de New York. Puis Michael s’en va, tandis que Claire entre pour parler à son mari.

Elle lui demande s’il a reçu les lettres qu’elle lui avait envoyées. Il répond que non. Dans ces lettres, Claire demandait le divorce.

Vincent est visiblement déçu. Il a conscience que la vie au Pérou  est compliquée : l’altitude, la solitude, l’isolation sont des choses difficiles à dire. 

Claire affirme que ce n’est pas à cause de ça. Elle lui rappelle qu’ils ne faisaient que parler des autochtones et de médecine quand ils étaient ensemble. La vie d’un couple ne peut pas toujours tourner autour de la vie professionnelle. 


Joe arrive en voiture devant la pharmacie et klaxonne. Rodney descend et demande à Joe s’il klaxonne pour lui. 

Ils échangent des mots. On voit très bien la caserne des pompiers au loin.

Rodney le prévient de rester éloigner de Rita.

En voulant repartir, Rodney jette un œil à la vitrine du drugstore et voit Rita qui l’observe avec un air désemparé. Il entre dans la boutique et s’assoit au comptoir. Il commande un café. Rita le reçoit avec le sourire. 

Un client arrive et demande un peigne à dents écartées. Rita lui indique où se trouve ce type de marchandise. 

Rodney parle un moment des cours du soir de Rita, puis la conversation prend un tour plus gênant quand il évoque Joe Chernak. Rita lui dit qu’elle n’a pas peur de lui, tandis que Rodney estime qu’elle devrait avoir confiance en lui et Norman. 

Le même client que tout à l’heure les interrompt pour demander à Rita s’ils servent le déjeuner.  Elle lui répond que le premier service est à 11 heures. 

Rodney et Rita discutent encore un peu avant que n’arrive Norman, qui se comporte comme un idiot. Il dit ensuite qu’il a réussi ses examens et va être diplômé. 

Rodney le félicite. Norman embrasse Rita. Rodney décide d’un « double » rendez-vous avec lui et Allison et Rita et Norman. Norman refuse, mais finit par accepter devant l’insistance de Rita.


Sur le quai, Elliot rejoint Joe Chernak pour lui parler. Joe lui dit qu’il s’apprêtait justement à aller en ville pour lui parler. 

Elliot ne le croit pas. Selon Joe, tout le monde a les yeux rivés sur lui depuis qu’il est revenu à Peyton Place. Elliot lui dit qu’il le garde à l’œil. 


Episode 91

Vendredi 16 juillet 1965

État d’urgence  

L’hôpital de Peyton Place est en état d’urgence. Le bus de Boston a fait une sortie de la route. Plusieurs passagers ont été blessés. Parmi eux, une personne qui va devenir très importante pour les habitants de Peyton Place. 

Au bureau d’informations de la réception du Doctors Hospital, mademoiselle Choate parle au téléphone. 


Le Doctors Hospital de Peyton Place est en état d’urgence. Les blessés arrivent et sont « triés » en fonction de la gravité de leur état. 

Elliot Carson arrive en soutenant le Dr Vincent Markham. 

Rossi dit à mademoiselle Choate d’emmener Vincent Markham chez le Dr Robert Morton. 

Elliot informe qu’il a appliqué un garrot, bâclé, car la guerre est loin.   

— Beau bâclage, souligne Michael. 

Steven entre dans la pièce où se trouve Betty et la taquine en lui disant qu’il est gravement blessé. 

Il lui montre sa main et Betty est agacée par Steven quand elle voit qu’il a plaisanté et que sa blessure est superficielle. 

— Ce n’est pas le moment de plaisanter, le gronde-t-elle gentiment.  

— Ne vous pressez pas pour moi, ajoute-t-il. 

Elle désinfecte sa main tandis que Matthew Swain entre pour interroger Steven sur l’accident. 

— Bus, pluie, voiture, fracas. Tout s’est passé si vite, résume Steven. 

Il dit qu’il s’est accroché pour sauver sa vie. Matthew demande si Steven a tiré quelqu’un de l’accident. 

— Cela me donnera-t-il le droit à un gros titre ? plaisante l’avocat. 

Steven dit que le passager qu’il a secouru était le fameux Dr Vincent Markham, et qu’il pourrait bien avoir droit au gros titre du Clarion. 

De son côté, le Dr Morton aboie des ordres aux infirmières et aux aides-soignants. 

Il s’approche de Markham et lui demande comment il va. Markham s’évanouit. Claire s’approche et le Dr Rossi lui demande d’aller chercher un aide-soignant. 

Voyant Claire paniquer, il lui demande ce qu’il se passe. 

— C’est mon mari, s’exclame-t-elle. 


Eli se rend chez les Carson pour raconter à Constance l’accident et lui dire que ni Elliot ni Allison n’étaient impliqués. 

Elle demande pourquoi Elliot n’a pas appelé. Eli lui dit que le téléphone était hors service en raison de la tempête. 

Allison entre et demande s’il y a quelqu’un à la maison. Allison dit à Constance et Eli qu’elle est allée au Sandy’s Ice Cream, sur le quai avec Doris et Kim. Elles ont attendu que la pluie cesse et monsieur Schuster l’a conduite ensuite jusqu’au square et elle est rentrée à pied. 


David Schuster entre par la porte d’entrée du manoir. Il  l’embrasse et lui demande si Kim dort. 

Ils discutent agréablement puis cela dégénère en dispute, comme souvent. 

David lui reproche d’utiliser Allison pour prendre soin de leur fille et ainsi de se décharger sur elle. 

Doris lui répond qu’elle ne peut pas faire de miracles. 

David monte à l’étage pour voir Kim. Couchée dans son lit, elle ne dort pas. Il s’approche d’elle pour lui parler. 

Il lui demande pourquoi elle agit ainsi. Pourquoi elle ne parle plus depuis qu’ils sont à Peyton Place ? Il sait qu’elle peut parler, car Allison l’a entendue parler à sa poupée. David comprend que c’est parce que Kim a été déracinée en venant ici vivre à Peyton Place. Elle a perdu ses repères, et aussi sa meilleure amie, Amy, qui s’occupait d’elle, mais n’a pas pu les suivre à Peyton Place. 

Kim hoche la tête pour confirmer que son père à raison. 

Puis David redescend. Doris l’attend au bas des escaliers. Il crie après elle en lui disant que Kim a besoin d’Amy Warren, la fille qui s’occupait d’elle à New York. 

Nous apprenons alors que David était marié lorsqu’il a rencontré Doris. Cette dernière a brisé le ménage entre David et sa première et très jeune femme, Margaret. Doris mentionne que Kim est née sourde, et que c’est peut-être leur punition. 

La conversation dégénère et David la gifle. Ils haussent la voix encore plus haut. Doris est d’avis qu’Allison rappelle Margaret à David.


Steven se rend dans la pièce où Elliot est en train de donner son sang. Mademoiselle Choate entre et demande à Elliot comment il se sent. Elle s’assure que tout va bien pour le donneur. 

Elliot demande à Steven si Matthew est venu le voir. Steven lui répond qu’il vient d’être nommé « Héros de la semaine ». Elliot lui dit que la ville ne lui doit rien, et que Steven ne doit rien attendre en retour.


La Dr Claire Morton Markham entre dans la chambre de son mystérieux mari Vincent. Il est toujours inconscient. Elle lui éponge le front. 

Robert entre à son tour et discute avec Claire. Il espère que cette tragédie remettra à sa fille les idées en ordre. 

Claire dit qu’elle n’a rien fait de mal, mais Robert lui rappelle qu’elle était avec Michael au cottage de ce dernier.

Michael entre pour examiner Vincent, et Robert déclare que dorénavant, Vincent sera le patient de Michael et de personne d’autre. 

Claire et Robert sortent de la pièce, laissant le Dr Rossi seul avec son patient. 


Episode 90

Jeudi 15 juillet 1965

L’accident 

À Boston, la pluie cinglante qui vient de Peyton Place s’abat en rafale sur la maison de Martin Peyton. La maison est occupée maintenant par une seule personne : sa gouvernante Hannah Cord.

Hannah Cord (dont c’est ici la première apparition) se promène dans la maison de Martin Peyton. Steven Cord est au téléphone.


Au téléphone, Steven dit à Theodore Dowell qu’il revient par le bus ce soir (apparemment, il n’a toujours pas acheté de voiture.) Une fois qu’il a raccroché, il se dispute violemment avec sa mère.

— Ne fais pas ça, Steven, supplie Hannah

— Oh, je ne vais pas tricher avec le vieux.

— Monsieur Peyton… Il s’appelle monsieur Peyton.

— Je vais lui donner tous les services qu’il demande. C’est bien dans la tradition de notre famille, n’est-ce pas ?

Hannah lui demande des nouvelles de la famille, notamment de Rodney et Norman. Steven lui dit que Norman est dans la tourmente et qu’il pense que sa mère est innocente du meurtre de la femme de Carson. Hannah n’est pas étonnée par le comportement de Norman.

Steven lui dit que Rodney est le parfait Golden Boy, né avec une cuillère en argent dans la bouche.

Devant l’arrogance de son fils, Hannah le gifle, puis regrette immédiatement son geste.

Steven lui rappelle que lorsqu’ils vivaient dans le manoir à Peyton Place, ils vivaient au sous-sol. C’était la maison des Peyton, ensuite c’est devenu la maison des Harrington. Il veut qu’un jour, cela devienne pour de bon la « maison des Cord ». 


Toujours à Boston, Steven Cord monte dans un autobus à destination de Peyton Place. Il aperçoit un siège vide à côté d’un homme. 

— Puis-je… ?

— Pouvez-vous quoi ? demande l’inconnu. 

— Prendre place à vos côtés ? Ces voyages en bus sont si ennuyeux. Et personne avec qui parler.

— Oui.

— Une cigarette ?

— Non merci.

— Cela vous dérange si j’en prends une ?

— Non.

Steven regarde l’homme avec insistance.

— Eh bien, qu’y a-t-il ? fait l’homme. 

— Oh, rien. Je ne faisais que vous regarder.

— Je m’en étais aperçu.

— Excusez-moi. Mon nom est Steven Cord. Pas besoin de me dire le vôtre, je vous ai reconnu. J’ai vu votre photo dans une de nos revues nationales. L’article parlait de vous et de votre mission médicale au Pérou.

— Pérou… Vous allez loin ?

— Seulement à Peyton Place.

— Seulement à Peyton Place, soupire l’homme.

— Et si l’on parlait de vous, Dr Markham ?


Norman discute avec Rita dans un coin sombre de la pièce située à l’arrière de la taverne. 

Rita a du mal à se concentrer sur ses devoirs avec la pluie qu’elle entend tomber sans cesse. 

Norman la rassure et l’embrasse au moment où Ada entre. Embarrassé, Norman la salue et s’en va.

Ada dit à sa fille qu’elle pourrait aller à l’école dans un autre endroit. Elle espère ainsi la protéger. Mais Rita ne veut pas partir. Elle compte continuer ses cours du soir à Peyton Place. 


Rodney et Norman discutent dans leur appartement. Rodney informe son frère qu’il a averti Joe de rester loin de Rita. Il l’a menacé, mais ne sait pas si cela va le tenir éloigner. 

Dans un coup de colère, Norman frappe son frère. Il lui dit qu’il n’a pas le droit de s’immiscer dans sa vie et qu’il peut se débrouiller seul pour résoudre ses problèmes et ceux de Rita.


Steven parle avec le Dr Markham, mais c’est peine perdue, car Vincent est peu causant. 

Le bus tente de dépasser une voiture, mais un autre véhicule se trouve devant lui. Pour éviter une collision de front, le bus fait un écart, mais le conducteur perd le contrôle du véhicule et l’accident est inévitable. 

La tête de Vincent Markham se cogne contre la fenêtre, du côté gauche du bus. Il semble sérieusement blessé. Steven, quant à lui, a des blessures plus superficielles. 


Au bureau des renseignements de l’hôpital, Betty et mademoiselle Choate parlent de l’accident. 

Choate demande à un aide-infirmier de déplier des lits de camp et de se tenir prêt pour l’arrivée des blessés tandis que Betty, au téléphone, tente sans succès de joindre le Dr Rossi.

Choate lui demande de prévenir alors le Dr Morton.

Chez les Morton, Grace fait part à son mari de son inquiétude. Claire semble avoir soudainement disparu. Elle a peur qu’il lui soit arrivé quelque chose à cause de la tempête. 

Le téléphone sonne et Betty informe Robert Morton qu’il y a eu un grave accident de la circulation impliquant un bus. 

Robert demande à Grace de prévenir Claire de venir immédiatement à l’hôpital dès qu’elle appellera ou rentrera à la maison. 

Il part pour l’hôpital, mais va faire une escale chez Mike afin de le prévenir.

À la maison de la plage, Michael est surpris par Claire qu’il voit marcher dans la pluie. Il l’offre de la raccompagner chez elle. Mais elle dit ne pas être prête à rentrer à la maison.

Pris d’une impulsion, Michael embrasse Claire. Elle ne résiste pas. 

Les lumières s’éteignent. Michael va chercher une lampe à kérosène et l’allume. Assis dans le canapé, en face de la cheminée que Mike vient d’allumer, ils parlent ensemble. 

La silhouette du Dr Robert Morton apparaît à l’embrasure de la porte. Mike va ouvrir. Morton est troublé de voir sa fille chez Mike. 

Froidement, il dit à Michael et Claire qu’ils sont attendus à l’hôpital en raison d’un grave accident de la circulation. 


Episode 89

Mardi 13 juillet 1965

La tempête  

Le prix de l’ambition peut coûter cher. Que ce soit de l’amitié, de la dignité, ou du respect de soi. Mais Rita Jacks, dans son ambition de vouloir changer sa façon de vivre, ignore totalement le prix qu’elle devra payer pour elle et ses proches.

Rita Jacks sort de la bibliothèque. Une des rares scènes se passant à l’entrée de la bibliothèque.


Joe Chernak fait le tour du square en voiture et s’arrête devant le Clarion, où se trouve actuellement Rita. Il vient de nouveau l’ennuyer et la menacer. 

Il lui dit qu’il est de retour de sa vie et qu’elle va devoir s’y faire. Elle est terrifiée par Joe. 

Il insiste pour la ramener à la maison, en prétextant que l’orage va éclater. Elle refuse. Il insiste et l’attrape par le bras. Un de ses acolytes est avec elle, ce qui fait encore plus peur à Rita. 

Heureusement pour elle, Elliot arrive à ce moment et vole à son secours. Il attrape Joe par le cou et le force à déclarer forfait. 

Avant qu’il ne parte, Joe dit à Rita qu’ils se reverront très bientôt. Elliot rassure Rita en lui disant que tout va bien. Il lui prend ses livres. 

Elle lui dit qu’elle doit rentrer à la maison. Elliot l’invite à entrer au magasin Carson pour qu’elle puisse se remettre de ses émotions. 

Il lui offre un café qu’elle refuse. Elliot prend le téléphone pour appeler la police, mais Rita lui demande de ne pas le faire. Elle lui raconte que Norman a menacé Joe de mort pas plus tard que ce matin. Elliot raccroche le combiné et lui dit qu’il va la reconduire chez elle.


La tempête fait rage lorsque Norman entre par la porte de derrière de la taverne dans l’espoir de voir Rita. 

Il demande à Ada si Rita est allée à la bibliothèque. Il se propose de lui offrir quelques livres dont elle aurait besoin. 

Lui et Ada ont une conversation plaisante. Elle offre une limonade à Norman. 

Elliot arrive avec Rita. Norman regarde Rita et a tout de suite le sentiment que quelque chose n’est pas normal. 

Rita évite de lui dire ce qui s’est réellement passé. 

Elliot et Ada vont au bar. Ada sert un verre à Elliot. Elle lui demande ce qu’il s’est passé, car elle est certaine que ce n’est pas l’orage qui effraye sa fille. 

Elliot  lui parle de ce qui s’est passé avec Joe. Ada s’en inquiète, même si Elliot essaie de minimiser les faits. 

Norman, de son côté, discute avec Rita. Le tonnerre gronde toujours. Il lui dit qu’elle aurait dû l’attendre à la bibliothèque, il serait venu la chercher. Rita ne veut pas que Norman se fasse du souci pour elle. 


Tonnerre et éclair, toujours. Chez les Carson, Constance prend le téléphone, et découvre que la ligne est coupée. 

David sonne à la porte et Constance le fait entrer. Il lui dit qu’il a essayé d’appeler, mais apparemment la ligne est coupée en raison de la tempête. 

Constance s’inquiète pour Elliot et Allison qui ne sont pas encore rentrés. De même que David s’inquiète pour sa femme et sa fille, qu’il sait avec Allison. Il était passé ici, pensant les y trouver. 

Ils discutent principalement d’Allison.   Schuster lui dit à quel point il admire Allison. Il repart sous la pluie.


Un jeune homme muni d’une casquette sert une glace à Doris, Kim et Allison. Elles se trouvent au salon de thé Sandy’s. 

Doris dit à Allison que Kim est née et a été élevée à New York. Elle se lève et se dirige vers le téléphone public. Elle met une pièce dans la fente et compose le zéro. Elle obtient un ding, mais la ligne ne fonctionne pas. 

De retour à la table, Doris continue à parler de Kim. Elle dit à Allison qu’elle ne blâme pas la fillette d’être aussi agitée. Doris décide de rester ici jusqu’à ce que la tempête diminue.

Allison lui demande de lui parler de New York, car elle aimerait bien aller s’y installer plus tard. Doris lui dit qu’elle adorerait cette ville. C’est une ville enivrante où l’on peut trouver le prince charmant à chaque coin de rue. On y vit une vie trépidante et hors du commun. Doris encourage Allison à y aller le plus vite possible, avant que sa vie ne ressemble à la vie d’une fille trop normale. Doris parle avec nostalgie.

Kim s’est endormie sur Allison. Doris lui dit qu’elle aime beaucoup sa fille, mais que sa fille l’ignore et cela lui fait de la peine. 


Episode 88

Vendredi 9 juillet 1965

Un orage se prépare  

Norman Harrington a changé. Grâce à sa relation amicale avec  Rita Jacks. Mais ni Norman ni Rita ne se doutent que cette amitié a un prix à payer.

Le kiosque à musique. La rue principale. Une femme sort de la pharmacie et se dirige côté est. Norman parvient au bas des escaliers de son appartement, portant ses livres scolaires.


Norman manque de se heurter à Steven Cord. Il le salue et lui dit que c’est une belle journée. 

Steven, lui, pense qu’il fait trop chaud et que cela n’augure rien de bon. Il lui dit qu’il se rend à la fabrique avant de prendre un bus pour Boston. 

Il y va pour remettre quelques papiers à Martin Peyton. Il invite Norman à marcher un instant avec lui. Norman décline l’invitation, mais demande à Steven de passer le bonjour à son grand-père.


Norman se rend à la pharmacie et voit Joe Chernak assis au bout du comptoir en train de parler à Rita. 

Joe dit à Rita que son café est excellent. Elle lui demande 55 cents, mais il voudrait encore un beignet. Elle dit qu’ils sont tous rassis et qu’ils sont prêts à être jetés. 

Elle lui redemande les 55 cents. Il paie finalement et lui dit qu’il la verra plus tard. Rita lui dit que non. 

Joe ricane 

— La même bonne vieille Rita. Elle commence toujours par dire non. 

Norman parvient à eux et menace Joe. Il ne veut plus qu’il approche Rita. Ils se disputent au moment où Betty entre. Norman ordonne à Joe de rester loin de Rita. 

— Sinon quoi ? dit Joe.  

— Sinon je te tue ! réplique Norman devant l’assistante médusée. 

Joe s’en va, après avoir dit à Rita qu’il la verra plus tard.  

— Norman, que s’est-il passé ? s’enquiert Betty. 

— Rien, répond simplement Norman. 

Pendant ce temps, Rita fait une crise de panique derrière son comptoir. Elle se reprend et dit à Norman qu’elle ne veut pas qu’il se mêle de ses problèmes. Elle a peur pour lui. Norman s’en va. 

Betty s’approche du comptoir. Elle est venue pour une tasse de café. Voyant Rita bouleversée, elle essaie de lui changer les idées :

— J’ai appris que tu commences des cours du soir. C’est une idée formidable. 

Mais Rita n’est pas d’humeur à trouver quelque chose formidable en ce moment. 

— Ça ne marchera pas. Rien ne marche. Mes cours, ce job, Norman…

Betty trouve cependant que Rita et Norman vont très bien ensemble. Mais Rita répond qu’elle le traîne vers le bas avec ses histoires et qu’elle ferait mieux de renoncer à lui pour le protéger. 

 Betty n’est pas de cet avis :

— Ne fuis pas, Rita. Ne fais pas comme moi. J’ai fui parce que je pensais que c’était la seule solution. Puis j’ai fait marche arrière et tout cela ne m’a rien procuré de bon. Si tu ne fuis pas, tu ne seras pas obligée de faire marche arrière. 

Rita pleure tellement que Betty lui offre son mouchoir. 


Dans son bureau à la fabrique, Julie est au téléphone. Elle informe David que monsieur Howard Fischer est en ligne et veut lui parler. 

Doris entre au moment où Julie dit à son correspondant que Schuster vient juste de sortir. Elle prend son numéro (738-4672). 

Julie annonce Doris à David. Doris entre dans le bureau directorial et donne un cadeau très spécial qu’elle a acheté chez l’antiquaire. Il s’agit d’un encrier. 

David demande à sa femme quelle opinion elle se fait de Julie. Mais Doris n’a fait que l’apercevoir. Pour elle, il semblerait que la secrétaire soit agréable, efficace et attirante.

De retour au secrétariat, Julie revient du hall pour trouver Steven Cord en train de l’attendre. Il lui dit qu’il a rencontré Betty l’autre soir au Colonial avec Jerry Bedford.

Il demande à voir monsieur Schuster. Julie lui répond qu’il est déjà avec quelqu’un. Elle prend l’interphone et annonce Steven à David. 

Steven demande à Julie si elle avait déjà travaillé ici auparavant, avec Leslie Harrington. 

David fait entrer Steven et le présente à Doris. Steven lui fait savoir qu’ils se sont déjà rencontrés. L’avocat doit attraper le bus de 11 heures pour Boston. Doris lui demande de passer le bonjour de sa part à Martin Peyton. 

Selon Steven, Peyton est un homme qui souffre de solitude et qui a beaucoup apprécié le message que Doris lui avait envoyé. 

Tandis que Steven est sur le point de partir, Doris l’invite à un dîner qu’elle donne au manoir. Steven accepte. 

Après le départ de l’avocat, David s’étonne et dit à sa femme qu’il ignorait qu’elle avait prévu un dîner. 

Elle veut inviter les Dowell puisqu’ils leur doivent un dîner. David souhaiterait être consulté avant qu’elle ne prenne ce genre de décision. 

Doris dit à David que Steven est leur seul « lien » avec Martin Peyton. Il leur faut entretenir ce lien. David lui répond qu’elle ne doit pas en faire de trop. La scène se termine tandis que Doris s’en va.


Le Dr Rossi essaie de se débrouiller tant bien que mal avec le standard téléphonique. Il raccroche sans le vouloir avec madame Newton. 

Le téléphone ne cesse de sonner. Michael est en ligne avec madame Whitley et raccroche en lui précisant qu’il la rappelle plus tard. 

Une autre ligne sonne. Cette fois, il s’agit d’un faux numéro. Betty entre et s’aperçoit que Michael ne s’en sort pas. Étant donné qu’elle est de repos

 ce matin, elle propose au médecin de répondre au téléphone à sa place. 

Elle s’installe au bureau et rappelle madame Whitley pour Michael qui vient de recevoir les résultats de ses examens. Elle raccroche, satisfaite de son appel. 


Au magasin Carson, Elliot demande à Eli de faire l’inventaire des draps. Elliot remarque que son père est dépressif et l’invite à dîner le prochain soir. 

Eli lui raconte qu’il a vu Matt Swain à l’auberge. Tous les deux ont un point commun : le poids de la solitude. 

Elliot aurait bien invité son père ce soir, mais Allison passe chercher Kim et Doris pour les amener au collège voir le spectacle de marionnettes. 

Eli espère qu’elles penseront à prendre leur parapluie. Elliot lui fait savoir que le baromètre est encore haut, mais Eli persiste à dire qu’elles feraient mieux de prendre leur parapluie. Ils évoquent la tempête de 1961. 

Matthew vient chercher Eli. Il leur dit qu’un bulletin météo d’alerte vient d’arriver au journal. On annonce une grosse tempête avec une forte pluie avant minuit. Eli part avec Matthew, ravi d’avoir de la compagnie. 


Plan d’une enseigne au collège :

La Reine de la Neige

Présenté par le Collège de Peyton

Section dramatique.

Allison s’entretient avec Doris après le spectacle de marionnettes. Elle lui demande si elle était dans un club de comédie lorsqu’elle était à l’école. Doris répond par l’affirmative en ajoutant qu’elle a même été citée dans un journal. 

Allison lui demande si elle n’a jamais voulu être écrivaine. Doris lui répond qu’elle voulait avant tout « être quelqu’un ». 

Doris demande à Kim de ne pas toucher à une marionnette. Allison présente à Kim une jeune fille d’origine chinoise prénommée Li. 

Allison s’apprête à partir, mais Doris lui demande si elle veut bien aller manger une glace avec eux. 

Allison lui répond qu’une tempête se prépare. Doris lui répond qu’elles ont encore du temps avant que l’orage n’éclate. 

Allison lui dit qu’elle connaît un endroit sur le quai qui s’appelle Sandy’s, où ils font 18 sortes de parfums différents. On entend soudain le tonnerre gronder.


Rita sort de la bibliothèque avec des livres sous le bras. Des éclairs strient le ciel. Elle se précipite vers le square, qu’elle traverse à grandes enjambées. 

Devant le Clarion, Joe Chernak gare sa voiture et la rejoint. Il commence à l’ennuyer une nouvelle fois. Il insiste pour qu’elle monte avec lui. Elle se débat. 

Il lui dit qu’il va pleuvoir. Il insiste pour la ramener, mais elle refuse. Il continue à insister. Rita est terrifiée par cet homme.