Episode 117

Vendredi 17 septembre 1965

La déposition de Rodney 

Rodney Harrington est venu au poste de police pour faire une déclaration volontaire sur la mort de Joe Chernak. Theodore Dowell, l’avocat de longue date de la famille Harrington, a essayé de convaincre Rodney de ne pas faire cette déclaration. Mais Rodney est déterminé. Alors maintenant, ils attendent. Ils attendent un homme qui aura un grand impact sur la vie de Rodney Harrington, John Fowler.  

Océan. Square. Deux policiers marchent vers le palais de justice et y entrent.


Theodore Dowell dit qu’il ne comprend pas bien pourquoi on lui a demandé d’attendre. Fowler dit qu’il est venu pour faciliter la tâche à Rodney. 

Il dit à Rodney qu’il n’est pas obligé de faire une déclaration. Et qu’il peut avoir un avocat avant de faire sa déclaration. Fowler dit à mademoiselle Wyatt de prendre la déclaration. 

Déclaration volontaire de Rodney Harrington concernant la mort de Joe Chernak. 

Ce soir, je suis allé sur le quai pour voir Joe Chernak. Pour lui dire de rester loin de mon frère. Il s’est mis en colère contre moi. Il est venu vers moi. On a commencé à se battre. Je ne voulais pas, mais je n’ai pas pu l’arrêter. Il a pris un de ces crochets à gaffe et l’a balancé vers moi. Je l’ai éloigné de lui. Je l’ai jeté par-dessus la jetée. Je suppose qu’il a cru que je le lançais sur lui, parce qu’il a essayé d’esquiver, il a perdu l’équilibre, et il est tombé du quai. Il a dû se cogner la tête ou quelque chose comme ça. Il est remonté sur la jetée et a recommencé à me poursuivre. Mais il est tombé. J’ai couru vers lui, pour l’aider. Il était inconscient. J’ai couru jusqu’à une cabine téléphonique et j’ai appelé une ambulance à l’hôpital. Quand je suis revenu, il était mort. J’étais juste partie un peu pour appeler une ambulance, et il était mort. Je suis retournée à mon appartement pour essayer de réfléchir à ce qui s’était passé. Pour essayer de le comprendre. Et finalement, quand j’ai été capable de comprendre pour en parler, j’étais sur le point de venir ici quand le sergent Goddard était devant ma porte. Et c’est tout. Et je suis vraiment désolée. J’avais peur. J’avais peur de ce qui pouvait m’arriver. J’ai paniqué. Je ne le voulais pas, mais j’ai paniqué.  

Fowler donne à la sténographe, mademoiselle Wyatt, des instructions pour taper la déclaration. 


Le Dr Rossi se rend à la fabrique Peyton pour parler à Gus Chernak. Gus le fait entrer dans son bureau et lui offre un café que le médecin refuse. 

Gus pense que Michael est ici pour lui parler de ses problèmes de santé et s’assurer qu’il ne boit plus. Le médecin a du mal à lui donner la véritable raison de sa présence. Gus lui montre des visages d’enfants qu’il a sculptés. C’est son hobby, il fait ça durant ses longues heures passées à l’usine. Il en est très fier.  

Mike lui dit finalement :

— Gus, écoutez-moi. Votre fils. Il y a eu un accident. Joe est mort.

Gus baisse la tête. 

— Stupide gamin, murmure-t-il. 


Mademoiselle Wyatt tape à la machine alors qu’Elliot demande combien de temps il devra encore attendre pour voir Fowler. 

Dans le bureau, Dowell est seul avec Rodney. Il lui recommande de ne pas signer sa déclaration. 

— Pourquoi ? J’ai dit la vérité. 

— Là n’est pas la question. 

Rodney pense que comme il a dit la vérité, l’affaire va être classée, mais Dowell lui fait comprendre que ce n’est pas si facile. Il y a des zones d’ombre dans son histoire. Le fait qu’il se soit enfui après avoir constaté la mort de Chernak ne plaide pas en sa faveur. 

Rodney répond qu’il allait se rendre au poste de police avant que le sergent Goddard ne vienne le chercher. Betty peut en témoigner. L’avocat lui répond que Betty est son ex-femme et que son témoignage ne pourra pas compter. 

— Signer votre déclaration pourrait compromettre vos chances s’il y a un procès. 

— Y en aura-t-il un ? s’enquiert Rodney. 

— À ce stade de l’enquête, je n’en sais rien. 

Dans la pièce d’à côté, Allison arrive et se rend au bureau des dépositions, demandant au sergent Goddard si elle peut voir Rodney. Elliot se retourne et la voit. Il se précipite vers elle et la prend par l’épaule. 

Fowler sort de son bureau. Il serre la main d’Elliot et le fait entrer. Sur le pas de la porte, il parle avec le sergent Goddard. Ce dernier pense qu’il n’y a pas de quoi poursuivre l’enquête judiciaire. Fowler n’en est pas sûr. Il veut d’abord entendre Stella Chernak.

— Ce soir ? s’enquiert Goddard.

— Non, demain ce sera parfait.   

Il entre dans son bureau pour retrouver Elliot.

Allison attend. Dowell et Rodney sortent de la salle d’interrogatoire. L’avocat laisse Rodney parler avec Allison. Elle lui dit qu’il n’a rien à lui expliquer. Elle sait qu’il n’a rien fait de mal. Elle lui demande s’il n’y avait vraiment aucun témoin sur le quai au moment de la bagarre. Rodney lui assure que lui et Joe étaient seuls.

Mademoiselle Wyatt finit de taper la déclaration de Rodney. Elle remet l’original au sergent de police et la copie carbone à Theodore Dowell. Elle pose le papier carbone sur son bureau. 

Le sergent apporte à Fowler la déclaration dactylographiée dans la salle d’interrogatoire E. Fowler est en pleine discussion avec Elliot. Il dit que la presse est la bienvenue dans son bureau. 

Elliot demande des renseignements sur John Fowler senior. Fowler dit que son père était le meilleur procureur que le comté ait jamais eu. 

Elliot demande à Fowler s’il y a une raison qui pourrait penser que l’affaire ira plus loin. Le procureur lui répond qu’il est encore un peu tôt pour le dire.  


Anna et Stella sont à la maison lorsque Gus Chernak entre. Stella pose de la nourriture sur la table. Ils parlent de la mort de Joe. Anna semble comparer son défunt fils à un ange, alors que Stella et son père décrivent un être bien plus complexe et tortueux.


Rodney signe finalement sa déposition et il est autorisé à partir. Il traverse le square et monte les marches menant à son appartement.


Episode 116

Jeudi 16 septembre 1965

Une étrange destination 

Un esprit mauvais rôde cette nuit. Une odeur de mort. Pour Rodney Harrington, l’esprit de Joe Chernak le hante. Et la pensée de cette tragédie force Rodney à chercher à échapper à la routine rigide de son existence.

Betty sort de sa voiture et monte les escaliers menant à l’appartement des frères Harrington.


Entendant un coup frappé à la porte, Rodney prend son temps pour aller ouvrir. Il découvre alors Betty s’apprêtant à descendre les escaliers, pensant qu’il n’était pas chez lui. 

Il l’invite à entrer. Betty est prête à l’écouter. Elle sait qu’il a une confession à lui faire et elle pense pouvoir l’aider. 

Rodney avoue qu’il était avec Joe Chernak, mais qu’il ne l’a pas tué. C’était un accident. Il lui explique en détail leur bagarre jusqu’à ce que Joe perde connaissance. 

Betty lui demande pourquoi il n’est pas resté auprès de Joe en attendant l’ambulance. Rodney lui répond qu’il a paniqué. Elle lui conseille d’aller parler à la police. Rodney est d’accord. Il s’habille. Norman arrive à ce même moment.

Il regarde Rodney et comprend immédiatement. Rodney leur dit qu’il va aller à la police, maintenant. Norman lui déconseille de le faire, mais Rodney lui répond qu’il n’a pas d’autre choix. 

Mais la police l’a devancé et le sergent Edward Goddard se montre et dit à Rodney qu’il a quelques questions à lui poser. Rodney lui dit que Betty n’a rien à voir avec tout cela. Sur sa demande, elle s’en va à contrecœur. 

Tandis qu’elle s’installe dans la voiture, Steven parvient à elle et lui attrape la main. Il lui demande si ce n’est qu’une coïncidence de la voir rendre visite à Rodney à une pareille heure. 

Ils voient Godard emmener Rodney dans la voiture de police. Steven demande à Betty de lui faire confiance juste une fois et lui demande si tout cela a quelque chose à voir avec Joe Chernak. Elle lui demande de la laisser tranquille, et démarre sa voiture.

Steven se rend dans une cabine téléphonique et compose le numéro de Theodore Dowell. Il lui dit que c’est très important et l’informe que Rodney a été emmené au poste de police et qu’il y a sans doute un lien avec la mort de Joe Chernak.


Stella quitte la chambre de sa mère et parle avec le Dr Rossi. Michael lui conseille de se reposer un peu. Mais Stella pense qu’elle devrait aller à la fabrique, où son père travaille de nuit, pour lui annoncer la tragédie. 

Elliot débarque chez les Chernak et demande une photographie de Joe, pour le Clarion. Anna affiche un visage fatigué. 

— Je vais faire un peu de thé, dit-elle d’une voix morne.

Michael dit à Stella qu’il va se rendre lui-même à la fabrique. Selon Stella, sa mère voudrait qu’Elliot écrive une nécrologie de Joe dont elle pourrait être fière. Mais Elliot avoue ne pas savoir encore ce qu’il va écrire à propos de Joe. Anna apporte le thé.


Constance remonte l’horloge tandis qu’elle parle avec Allison. Le téléphone sonne, Elliot est au bout du fil et informe Constance des derniers événements. 

Constance raccroche et dit à Allison que Rodney est avec la police au sujet de Joe Chernak. Allison pense que s’il est si tard là-bas, ce n’est pas pour lui poser des questions de routine. Elle décide d’aller le soutenir et part au poste de police.   


Episode 115

Mercredi 15 janvier 1969

Un nouveau testament

Il y a encore quelques instants, la maison des Schuster était le théâtre d’un dîner. Mais l’humeur festive a été abruptement rompue par une tragédie. Betty Anderson a des raisons de penser que, d’une manière ou d’une autre, Rodney Harrington est mêlé à cette tragédie.

Les étoiles dans le ciel. Une vue extérieure de l’appartement des Harrington. Le téléphone qui sonne. Rodney ne se donne pas la peine de répondre. Il est tétanisé. 


Au manoir des Schuster, Doris s’avance vers ses invités et leur annonce le décès de Joe Chernak. Elle dit à Elliot et Constance que le corps a été retrouvé sur le quai. 

En état de choc, Anna Chernak quitte la maison en compagnie de sa fille Stella et du Dr Rossi, sous le regard attristé des hôtes et des convives. 

Quelques-uns des invités s’en vont. Betty dit à Steven qu’elle veut retourner chez elle. Elliot veut encore croire qu’il s’agit d’un accident. Allison descend et Constance lui apprend que Joe a été tué. Puis elle monte chercher son manteau. Betty descend au même moment et dit au revoir à Allison. 

Allison reste encore un peu avec Kim. Elle descend l’escalier pour aller dire à Doris que Kim s’est endormie, maintenant. David assure à Allison qu’ils ne vont pas lui en vouloir pour ce qui s’est passé avec Kim. Il la salue, puis monte avec Doris à l’étage. 

David dit à sa femme qu’Anna Chernak voulait qu’il trouve un emploi à Joe à la fabrique, mais qu’il ne l’a pas fait. Doris devient émotive et sanglote. David l’enlace attentivement.


Elliot conduit Allison et Constance à la maison. Il décide de déposer les deux femmes à la maison et d’aller au Clarion. Allison s’étonne qu’il y aille à une telle heure. Il lui dit qu’ils vont sortir une édition spéciale du Clarion à propos de la mort de Joe.


Steven raccompagne Betty jusqu’à la porte d’entrée de sa maison. Devant chez elle, il veut lui parler franchement. Il a vu que Betty était tourmentée toute la soirée, et ce n’est pas à cause de ce qui est arrivé à Joe, puisqu’elle était déjà dans cet état avant. Il pense que c’est le fait de retourner dans la demeure où elle habitait quand elle était mariée à Rodney qui la met dans un tel état.

— Il n’y a pas de fantômes dans cette maison, Betty. 

— Comment pouvez-vous prétendre savoir ce que je ressens ? 

— Il y a autre chose, n’est-ce pas ? Autre chose que ce retour dans la maison des Harrington. Qu’est-ce que c’est ?

—  Un secret, répond-elle. Un lourd et sombre secret. 

Betty rentre à ma maison tandis que Steven repart. Julie salue Betty depuis le salon et cette dernière lui annonce le décès de Joe. 

— Comment est-ce possible ? s’enquiert Julie.

— Je n’en sais pas. Probablement un accident. 

Betty est bouleversée, elle monte les escaliers pour se rendre dans sa chambre, mais à mi-chemin, elle fait demi-tour et dit à Julie qu’elle doit partir voir quelqu’un. 

Julie veut savoir qui, mais Betty lui demande de lui faire confiance. Julie insiste. Betty ne dit rien et s’apprête à partir au moment où Julie lui dit qu’elle lui a toujours fait confiance. 


Quelqu’un frappe à l’appartement des Harrington. Rodney soupire.

— Entrez ! 

C’est Rita qui est à la recherche de Norman. Rita n’arrive pas à croire encore ce qui est arrivé. Norman entre à son tour. Il demande à Rita pourquoi elle est ici. Elle voulait le voir. Il  n’est visiblement pas au courant de ce qui est arrivé. Il écarte les bras.

— Me voici !

Il lui demande ce qui se passe. Rita lui apprend alors que Joe Chernak est mort. Norman lui dit qu’il n’a rien fait. Il était à la bibliothèque avec Kim et Allison. 

Norman offre à Rita de la reconduire chez elle. Rodney, quant à lui, fait mauvaise figure et Norman se demande pourquoi. Il pense que Rodney ne le croit pas lorsqu’il dit qu’il n’a rien à voir avec la mort de Chernak. Rodney assure qu’il le croit. 

Parvenue à l’arrière de la taverne, Rita parle avec Norman. Des cageots de homards se trouvent en arrière-plan. Rita est bouleversée. Elle n’avait jamais vu un mort de sa vie. Norman lui conseille d’essayer de ne pas y penser. 

Ada arrive et les rejoint. Elle réprimande Rita pour n’être pas restée à la maison. Norman dit à Ada qu’il n’a absolument rien à voir avec la mort de Joe Chernak.

— Je suis heureuse de l’apprendre, Norman, lui répond Ada.

Elle se retourne vers Rita et pense qu’avoir désobéi à ses ordres était une mauvaise chose. Un homme est mort et les Harrington pourraient être liés à ce décès. Norman aimerait avoir de plus amples explications et Rita lui avoue avoir menti à la police en disant qu’elle n’a pas vu Joe récemment alors qu’ils se sont parlé aujourd’hui. Norman ne voit pas le mal. Ada s’excuse et prétend être fatiguée et bouleversée.  


Le Dr Rossi se trouve chez les Chernak avec Stella. Il dit à la jeune femme qu’il a donné des sédatifs à sa mère. Le sergent de police Edward Goddard frappe à la porte. Michael lui ouvre. Goddard souhaite avoir une liste des amis de Joe. 

Anna entre dans le salon et le sergent se présente. Anna dit à Goddard que Gus n’est pas ici car il travaille. Puis elle parle de son fils. Joe était un bon garçon à ses yeux. 

Stella, de son côté, conseille fortement à Goddard d’aller interroger Rodney Harrington car il cherchait Joe cet après-midi. Goddard les remercie et s’en va. Stella rend les pilules à Michael en lui disant qu’elle n’en a pas besoin. Michael s’en va à son tour.


Betty est en voiture. Elle se gare au square, face à la banque, et se dirige vers l’appartement des Harrington. Elle monte les marches menant à l’appartement.


Episode 114

Vendredi 10 septembre 1965

Drame sur le quai (3) 

La mort est une chose difficile à accepter pour un homme. Et ce soir, pour Rodney Harrington, elle est incompréhensible. Il s’est battu avec Joe Chernak sur le quai. Joe est tombé. Joe est mort. La mort de Joe va affecter la vie de chacun des habitants de Peyton Place. Elle en a déjà touché une. Rodney Harrington n’a pas donné son nom quand il a appelé l’hôpital pour une ambulance. Mais Betty a reconnu sa voix et la peur qu’elle reflétait.

Rodney regarde l’imposante statue de Samuel Peyton 1845-1912


Au manoir, Anna Chernak est félicitée pour l’excellent dîner qu’elle a préparé. L’employée propose à Betty de reprendre une part de gâteau. Elle se laisse tenter. Steven remercie Anna d’avoir réussi à décrocher un sourire à Betty.

David, l’ayant entendu, lui demande si tout va bien. Betty lui assure que tout va bien. Steven, quant à lui, félicite David pour cette soirée réussie. David lui dit qu’il doit ce succès à sa femme.

Norman et Allison reviennent avec Kim. Voyant la fillette pétrifiée par la peur, Doris demande ce qui s’est passé. Allison lui dit qu’ils étaient à la bibliothèque avec mademoiselle Hunt, et Kim s’est enfuie du bâtiment. 

Doris est fâchée après Allison. Norman prend sa défense et dit que ce n’était pas sa faute. Ils l’ont retrouvé sur le quai. Doris ne comprend pas pourquoi la fillette est tellement bouleversée. 

Norman emmène Kim dans sa chambre. Allison les suit. Doris veut les rejoindre, mais David l’en empêche. 

— Est-ce que je suis supposée laisser Allison la calmer et la réconforter ? dit Doris, étreinte par l’émotion.

— C’est ce que je ferais à ta place. 


Le Dr Rossi arrive sur le quai et parle avec le sergent Edward Goddard. L’officier essaie de questionner Rita. Il lui demande quand elle a vu Joe pour la dernière fois. 

Elle lui répond qu’elle ne l’a pas vu depuis environ deux semaines (ce qui est faux). Il l’interroge aussi sur sa bande d’amis, et si elle les a vus. 

Rita dit qu’elle n’a plus de contact avec eux. Michael entre dans la taverne et réconforte Rita.

À l’arrière de la taverne, le médecin va s’entretenir avec le sergent Goddard et Stella Chernak. 

Stella est en état de choc 

— Allez-vous-en, je n’ai pas besoin de docteur. 

Elle raconte que Joe est venu la voir cet après-midi et qu’elle ne lui a pas prêté attention. Le médecin la regarde en compatissant. 

— Ce n’est pas votre faute. Vous n’avez pas à vous blâmer pour ce qui est arrivé. 

Ada se rend dans le coin cuisine de l’appartement à l’arrière de la taverne et se sert une tasse de café quand Rita entre. La jeune fille passe un coup d’eau du robinet sur son visage. 

Elle avoue à sa mère que Joe est venu ici aujourd’hui, et qu’elle ne l’a pas dit à la police. Ada est stupéfaite. 

— Ce que tu as fait est idiot. Pourquoi as-tu menti ?

— J’avais peur.

— Tu ne dois jamais mentir à la police. Jamais ! Tôt ou tard, ils découvriront la vérité.

Rita veut aller voir Norman, mais Ada l’en empêche. Avec ce qui vient de se passer, il ne vaut mieux pas qu’elle n’ait de contact avec les Harrington.

Un client hurle en réclamant Ada. Elle dit à Rita de ne pas s’inquiéter, puis va servir le client. Rita en profite pour s’en aller, faisant fi des conseils de sa mère.


Au manoir, Doris dit à David qu’elle a appelé le Dr Rossi. Pour qu’il vienne examiner Kim. David lui dit qu’elle a bien fait.  

Allison s’occupe de Kim dans sa chambre lorsque Betty entre. Betty lui demande ce qui s’est passé. Allison dit qu’elle et Norman ont trouvé la petite fille près du quai. 

Betty est étonnée qu’Allison fût avec Norman. D’habitude, elle est avec Rodney.

À l’évocation du nom de Rodney, Kim prend peur et se réfugie dans les bras d’Allison, ce qui étonne les deux jeunes femmes. 

Betty dit qu’elle ferait mieux de retourner à la petite fête. Elle est inquiète et pense à Rodney et au coup de fil. Cette soirée semble l’angoisser.


Au cours de la soirée, Steven demande à David s’il peut lui parler en tête à tête. Il lui demande comment s’est passé son voyage à Boston. L’avocat Dowell les rejoint. Steven lui suggère le scénario suivant : 

— Laissez couler la fabrique et récupérez les impôts des pertes. 

Dowell lui dit que ce serait éthiquement immoral. Steven les laisse pour aller parler à un autre invité. 

Theodore Dowell dit à David qu’il a déjà rencontré Hannah Cord, qu’elle est redoutable et influente. Andrea rejoint son mari et David pour annoncer à l’avocat que Doris est d’accord pour travailler en tant que bénévole à l’hôpital.

Le Dr Rossi revient au manoir pour annoncer à Anna que son fils vient de mourir. Anna blêmit à cette nouvelle. « Oh… non ! ». Elle laisse tomber le plat qu’elle portait.

Tous les invités la regardent, et il y a comme une indécence, car personne ne réagit devant le malheur de cette femme.


Rodney marche jusqu’au Clarion et entre. Il appelle : 

— Monsieur Swain ? Monsieur Swain, vous êtes ici ? 

Eli arrive et dit à Rodney que Matthew est probablement à New York à l’heure qu’il est. De là-bas, il prendra un vol pour l’Inde. Il demande s’il peut aider le jeune homme. 

Rodney ne peut pas lui parler. Eli lui demande s’il y a des chances pour que le père de Rodney, Leslie, revienne un jour à Peyton Place. 

— Je ne sais pas, monsieur Carson. Je ne pense pas. 

Rodney est pressé de quitter le Clarion. Eli essaie de l’arrêter, car il a le sentiment que le jeune homme est choqué.

Rodney quitte finalement le Clarion et se rend dans son appartement. Le téléphone se met à sonner, mais il ne répond pas. Il est tétanisé par la peur.  


Episode 113

Jeudi 09 septembre 1965

Drame sur le quai (2) 

Pour une enfant malentendante comme Kim Schuster, la vue de la violence peut provoquer un état de choc. Ayant maintenant fui Allison, elle se retrouve avec Rodney Harrington et Joe Chernak qui se querellent sur le quai, et devient ainsi le témoin oculaire d’une tragédie.

La nuit sur le quai. Deux hommes sortent de la Taverne. Joe et Rodney commencent à se battre.


Joe et Rodney continuent à se battre. Joe heurte sa tête contre le sol. Il se relève, fait quelques pas, puis s’écroule. Kim voit toute la scène. Elle se sauve. 

Rodney court jusqu’à la cabine téléphonique la plus proche, près de la pension de famille de madame Hewitt, met de la monnaie dans la fente du téléphone et appelle l’hôpital. 

C’est Betty qui répond. Rodney lui demande d’envoyer une ambulance sur le quai. Betty reconnaît la voix de Rodney et demande si c’est lui. Rodney ne répond pas à la question et se contente de lui dire à nouveau d’envoyer une ambulance avant de raccrocher.

Puis il retourne auprès de Joe. Il le secoue : 

— Joe… Joe… Joe… 

Entendant des pêcheurs arriver, il s’enfuit, ne sachant que faire d’autre. Immédiatement après, deux pêcheurs ivres découvrent le corps de Joe. Pensant qu’il s’agit d’un homme ivre qui est couché, l’un d’eux lui donne un coup de pied. Mais l’autre se rend compte de la situation. 

— Appelle la police, dit-il. Il y a un homme mort sur le quai.


À l’hôpital, Betty est l’infirmière de garde à la réception. Le téléphone sonne et Betty, encore sous le choc de l’appel de tout à l’heure, hésite à décrocher. Steven Cord arrive au même moment. 

— Vous feriez mieux de vous dépêcher, dit-il. Nous allons être en retard. 

Au téléphone, Betty parle avec une certaine madame Krueger. Elle passe l’appel à un médecin. Une autre infirmière arrive pour prendre la relève de Betty. 

— Dépêchez-vous, Cendrillon, sourit Steven.


Norman et Allison vont à bord d’un bateau. Ils cherchent toujours Kim. Ils se rendent sur le quai. Allison secoue la tête, désespérée : 

— Nous avons regardé vraiment partout. Elle doit être ici. 

Ils entendent les sirènes de l’ambulance. C’est Norman qui finalement trouve Kim, sanglotant dans un coin du quai. 

Norman appelle Allison. Ensemble, ils essaient de consoler Kim. Allison voit que la fillette est bouleversée. Elle décide de la ramener à la maison.


Elliot et Constance arrivent au manoir des Schuster pour le fameux dîner. Les salutations sont faites. Doris félicite Elliot pour son nouveau poste de rédacteur en chef au Clarion. Puis elle s’émerveille devant l’écharpe de Constance et lui demande si elle l’a achetée à Boston. Constance répond à contrecœur qu’elle l’a eu à Peyton Place. 

— Vraiment ? dit Doris avec une emphase qui n’appartient qu’à elle. Puis elle lui dit qu’elle aimerait bien déjeuner une fois en tête à tête avec elle. 

— Allez-vous continuer à travailler maintenant qu’Elliot a ce nouveau travail au journal ?

Constance lui répond qu’elle n’a pris encore aucune décision à ce sujet. Doris espère que ce dîner mettra leur mari respectif sur la même longueur d’onde. 

David et Elliot parlent ensemble. David l’informe que l’automatisation ne va pas mettre tous les ouvriers de la fabrique à la rue. 

Le Dr Rossi, Theodore et Andrea Dowell, Elliot, Constance et d’autres invités s’apprêtent à prendre place autour de la table.


À la Taverne d’Ada Jacks, un couple danse près du comptoir. Stella s’assied au comptoir. Elle a l’air morose. Un homme se renseigne auprès d’Ada pour savoir si Stella attend quelqu’un. Le juke-box joue la chanson « Don’t get around much anymore ». On peut entendre la sirène de la police tout près d’ici. 

La police se rend à l’endroit où Joe a été retrouvé mort. 

Rita entre dans la Taverne et demande à sa mère ce qui est arrivé. Ada pense que quelqu’un a dû être blessé. Elle va voir et découvre le cadavre de Joe autour des policiers. Rita la suit. Ada saisit Rita par le bras et rentre à la taverne. 

Elle demande à Rita de rester dans l’arrière-boutique puis va voir Stella et l’informe de la mort de son frère. Stella se précipite à l’extérieur, suivi par Ada, et se fraye un chemin jusqu’au corps de Joe. La police veut l’empêcher d’approcher, mais Ada leur dit que Stella est la sœur de Joe. Joe est transporté sur un brancard dans une ambulance. Ada et Rita (qui n’a pas écouté sa mère et est restée là) retournent à la taverne.


Pendant ce temps, au manoir, Michael s’entretient avec Anna Chernak, la servante des Schuster. 

— Pourquoi, à chaque fois que l’on se rencontre, il faut que vous me serviez de la nourriture ? plaisante-t-il. 

Il la félicite une nouvelle fois pour le repas qu’il a mangé chez les Chernak.


Steven conduit sa voiture, Betty à son côté. Elle est contrariée à cause de l’appel qu’elle a reçu à l’hôpital. Elle pense avoir reconnu la voix de Rodney. 

Steven plaisante avec la jeune fille. Il lui pose une « devinette ». 

— Il marche comme un homme, parle comme un homme, est un homme, mais ressemble à un fantôme. Je vais vous donner un autre indice : son fantôme est assis ici, entre nous. 

Steven veut parler de Rodney. Il pense que Betty est toujours amoureuse de lui et que ça l’empêche de s’épanouir à ses côtés. Betty se fâche.


De retour à la Taverne, Ada donne un verre à Stella. Elle est en état de choc et répète qu’elle ne ressent rien. Ada ne la croit pas. 

— Tu es coriace, mais je sais que tu es vulnérable de l’intérieur. Stella, parle-moi.

Ada dit que la police va venir les interroger. 

— J’ai besoin que tu me parles de ton frère. Est-ce que Joe devait voir quelqu’un ce soir ?

— Pourquoi cette question ? Qu’est-ce que tu as à l’esprit ?

— Je ne sais pas.

— Réponds-moi ! crie Stella.

Ada a peur que ce qui s’est passé ce soir puisse entraîner des conséquences pour Rita. 

— Je sais qu’il était très en colère quand il a quitté la maison. Je ne sais pas où il comptait aller. Je ne sais pas qui blâmer. Pas moi, en tout cas. Il voulait me mettre tous ses problèmes sur mon dos, mais il avait tort. C’était un type pourri, Ada. Un menteur, un escroc, je suis contente que Rita se soit éloignée de lui.

Stella se met à pleurer en répétant le nom de son frère. 

Ada va voir Rita à l’arrière-boutique et lui demande d’appeler le Dr Rossi pour de lui dire que Stella va très mal.

Au manoir, Anna répond au téléphone. Elle appelle le Dr Rossi, et lui tend le combiné. Il dit à son interlocuteur qu’il arrive tout de suite. Il va voir Doris et lui dit qu’on a besoin de lui. Il dit au revoir à l’assemblée et s’en va. 

Steven et Betty arrivent à ce même moment. Steven présente Betty à Doris Schuster.


Au square, Rodney se tient debout devant l’imposante statue de Samuel Peyton (1945-1912), dont on voit le sévère visage pour la première fois en gros plan. 


Episode 112

Mardi 07 septembre 1965

Drame sur le quai (1)

Faire face à la réalité est le problème du jeune Joe Chernak. Il est aux prises avec le fait que son ancienne petite amie, Rita Jacks, l’a définitivement repoussé. Et la pilule est plutôt dure à avaler.

Joe Chernak marche sur le quai en direction de sa maison.


Joe entre chez lui et discute avec Stella. Sa sœur l’informe que Rodney est venu le voir et a parlé avec elle. Rodney le cherche parce que Joe a battu Norman et qu’il doit se mettre dans la tête que Rita Jacks n’est plus sa petite amie. Elle s’aperçoit que son frère s’est creusé un trou d’embêtement très profond. 

Joe parle de son père et de ses problèmes de santé. Stella lui dit que Gus n’est pas son problème. 

Joe se dispute avec sa sœur. Il lui fait des reproches. Il a toujours eu de mauvaises notes à l’école et ses professeurs n’arrêtaient pas de lui faire remarquer à quel point sa sœur était intelligente. Joe se demande quand il aura un jour de la chance dans sa vie. 

Elle lui répond que les ennuis qu’il a, c’est lui qui les a créés. Elle lui rappelle qu’il a quitté l’école très tôt et qu’il a déjà volé une voiture.

Joe demande à sa sœur de le laisser tranquille. Stella s’aperçoit que les problèmes de son frère sont toujours les mêmes depuis qu’elle est revenue à la maison.

Plus tard, Stella se rend à la taverne pour parler avec Ada. Ada l’accueille à bras ouverts : 

— C’est bon de te revoir. 

Elle et Stella ont toujours été bonnes amies. Ada lui demande ce qu’elle ressent d’être revenue à Peyton Place. Stella ne s’épanche pas sur le sujet. Elle lui apprend qu’elle a fait des études de préparatrice en pharmacie. 

Elle est venue ici pour prendre un verre avec sa vieille amie. Elles s’installent à une table. Ada lui parle de sa fille Rita. Elle ressemble à Stella dans le sens où elle est volontaire et sait ce qu’elle veut dans la vie. Reprendre ses études est courageux. 

— Je pense que tu es courant… 

— Au courant de quoi ?

— Rita et Joe sont sortis ensemble. Aujourd’hui, il la harcèle parce qu’il ne veut pas se rendre à l’évidence. Écoute, je n’ai rien contre ton frère, mais il doit se faire une raison. Rita est passée à autre chose. 

— Je ne veux pas parler de ça, dit Stella. 

Elle se lève et va mettre une pièce dans le juke-box. Ada la suit. 

— Tu dois raisonner ton frère. Quelqu’un doit dire à Joe qu’il est sur la mauvaise pente. 

— Ce sont des histoires de gamins, plaide Stella. Je suis juste venue ici prendre un verre. 

Voyant qu’elle n’arrivera pas à convaincre Stella, Ada retourne derrière le comptoir. 


Dans le labo de l’hôpital, le Dr Rossi se rase tandis que Betty entre pour lui parler de la soirée des Schuster. Ça va lui faire bizarre de revenir dans cette maison

Elle est sortie seulement deux fois avec Steven, mais elle a le sentiment de le connaître depuis toujours. Michael lui dit que c’est bon signe.


Au manoir des Schuster, Doris arrange des fleurs, tandis que Kim s’assied sur l’escalier principal et l’observe. 

David entre et se précipite vers Doris en l’étreignant et l’embrassant. Elle enlève son chapeau. 

Il se dirige vers l’escalier et s’assied à côté de Kim. Elle l’étreint et l’embrasse. Puis elle lui donne une fleur. 

David demande à son épouse s’il a le temps de prendre un verre avant d’aller se préparer. Doris emmène David dans la salle à manger pour lui demander comment ça s’est passé à Boston. Il dit qu’il s’est rendu à la clinique, mais qu’il est tombé sur un obstacle en la personne d’Hannah Cord. Doris lui dit que c’était peut-être un avertissement.

Allison arrive afin de garder Kim pour la soirée. Kim se précipite vers elle et l’étreint. 

Allison emmène Kim à la bibliothèque. Mademoiselle Hunt, la bibliothécaire, saisit un livre et se dirige vers Kim. Elle essaie de faire parler la fillette. Allison lui dit que Kim n’aime pas beaucoup parler. 

Pendant que l’employée va chercher quelques livres, Allison divertit Kim, qui s’amuse beaucoup. Norman entre dans l’enceinte et joue avec la fillette. Mais Kim n’est pas réceptive et accueille Norman avec indifférence. 

Mademoiselle Hunt revient avec une pile de livres dans la main et les deux filles vont s’installer à une table. Mademoiselle Hunt demande à Norman s’il cherche Rita. Norman ne répond pas et s’assied  avec Allison et Kim. 

Norman et Kim se regardent en chiens de faïence. 

— OK, gamine, finit par dire Norman. J’ai des problèmes, tu as des problèmes. Si tu arrêtes de me fixer, j’arrête de te fixer. 

Allison réprimande Norman pour son manque de tact. 

— Allison, je suis juste venu ici pour te dire au revoir. Je quitte Peyton Place pour de bon. 

Il s’apprête à quitter la bibliothèque sans autre explication. Allison demande à mademoiselle Hunt de surveiller Kim et part rattraper Norman dans le couloir. Elle lui demande où il compte aller. Il lui répond qu’il va au Canada pour travailler dans l’industrie forestière. 

Allison traite Norman d’égoïste parce qu’il préfère fuir plutôt qu’affronter la réalité. 

Dans la salle de lecture, la bibliothécaire sert de modèle pour un dessin de Kim. Une fois terminée, la fillette lui montre son œuvre, qui s’avère peu flatteur pour mademoiselle Hunt. 

Puis Kim s’enfuit pendant que la bibliothécaire s’interroge sur son portrait. 

Dans le couloir, Norman dit à Allison que partir n’est pas un caprice, mais une nécessité. Il a déjà fait ses bagages. Devant une telle détermination, Allison comprend qu’elle ne pourra pas le faire changer d’avis. Elle lui demande de prendre soin de lui. 

Affolée, la bibliothécaire prévient Allison que Kim s’est enfuie. En compagnie de Norman, elles recherchent la fillette. Mais en vain. Elle n’est plus là.


Le soir à la taverne. Deux hommes quittent l’établissement, tandis que l’on voit Rodney marcher sur le quai. Il passe devant la taverne, à la recherche de Joe Chernak. 

Le jeune voyou est juste en face de la taverne, sur un bateau amarré. Il jette une poulie sur Rodney, qui est bousculé. 

Rodney dit à Joe qu’ils vont aller voir Norman immédiatement pour régler le conflit une bonne fois pour toutes et lui dire la vérité sur Rita et lui. Joe ne l’entend pas de cette oreille et pousse Rodney contre la porte de la cabine du bateau. Par la violence du choc, la porte s’ouvre. Kim est à l’intérieur, effrayée. Rodney ne la voit pas. 

Les deux hommes se battent. Depuis la cabine, Kim assiste à la bagarre. Joe lance une cage à homard que Rodney évite. Rodney le frappe à plusieurs reprises. Joe saisit une gaffe (crochet pour attraper les gros poissons) et veut s’en servir contre Rodney. Il veut le frapper avec, et de nouveau Rodney esquive le coup. Joe essaie ensuite de l’étrangler avec, mais Rodney parvient à lui prendre la gaffe. 

Désormais sans arme, Joe se sent acculé et recule. Rodney tient le crochet dans la main et le jette à terre, disant qu’il n’en a pas besoin. 

En reculant, Joe tombe du ponton et se heurte violemment la tête. Rodney s’approche et lui demande s’il besoin d’aide. Joe le regarde d’un air de défi et se relève. 

Rodney se tourne et s’apprête à partir. Joe, de son côté, remonte sur le bord du quai et suit son ennemi. Rodney se retourne et les deux hommes se font face. Joe balbutie :

— Je vais…

Il n’a pas le temps de terminer sa phrase. Il s’effondre. Rodney s’approche de lui et constate qu’il est évanoui. La caméra nous montre alors Kim, qui était présente et qui a vu toute la scène. 


Episode 111

Vendredi 03 septembre 1965

Au revoir, Matthew 

Pour Joe Chernak, c’est un jour comme les autres, vide et sans ambition. Pour Rodney Harrington, c’est un jour particulier. Le jour de l’ultimatum. Et Joe le sait. Il sait que Rodney est déterminé à arrêter celui qui se met entre le bonheur de Norman et Rita. Être « le gardien de son frère » n’est pas un rôle qui convient à Rodney. Mais la bagarre sauvage qui a opposé Joe à Norman le décide à prendre une ultime décision. Celle d’aller trouver Joe Chernak et de faire cesser le tourment qu’il a causé. Tous les efforts de Joe pour reconquérir Rita ont été voués à l’échec. Et ces refus deviennent un fardeau pénible pour Rodney.

Le quai. Les bateaux. Joe Chernak se promène sur le quai. Rodney marche le long des arcades du Shoreline, plus bas. Il passe devant la pension de madame Hewitt, « La soupe au poisson » et la Taverne d’Ada Jacks pour se retrouver devant la maison des Chernak.


Rodney frappe à la porte des Chernak. Stella lui répond. Il demande à voir Joe et elle lui répond qu’il est sorti. 

Rodney lui demande si elle sait quand il va revenir. Elle secoue la tête en signe de négation. Stella se présente et l’invite à entrer. Elle demande si Joe a des ennuis. Rodney lui parle des problèmes que son frère cause au sien. Stella lui répond froidement qu’elle n’est pas la gardienne de son frère.

Le Dr Rossi apparaît, vêtu d’un costume avec un gilet. C’est la seconde visite de Michael chez les Chernak. 

Rodney échange quelques bons mots avec le médecin puis s’en va. Stella dit à Michael que Gus, son père, n’est pas ici. La jeune femme semble toujours être sur la défensive. 

— Si vous enlevez vos gants de boxe juste un moment, lui dit Michael, je pourrai vous expliquer que cette visite n’est pas tout à fait d’ordre professionnel. 

Il est venu s’excuser d’être parti trop précipitamment la dernière fois. Stella se radoucit. Ils se sourient mutuellement. Elle l’invite à rester pour le déjeuner. Ils ont une nouvelle fois du pirojki. Il doit refuser, car il est attendu à l’hôpital. 

— Une prochaine fois. Nous pourrions nous rencontrer dans un endroit plus neutre, dit-il. 

Il lui dit au revoir et s’en va.


Le révérend Jerry Bedford rencontre Betty au square. Ils marchent ensemble vers l’auberge du Colonial Post. 

Il a dit qu’il avait appelé chez elle une bonne demi-douzaine de fois, mais qu’elle n’était jamais à la maison. Elle lui répond que sa mère lui a bien laissé les messages. 

Il la complimente sur son goût vestimentaire. Elle porte une robe bleue. Betty explique à Jerry qu’elle est de sortie ce soir avec Steven. Jerry connaît Steven, car ils ont grandi ensemble à Peyton Place. 

Il lui demande ensuite des nouvelles de sa mère Julie. Avant de la quitter, il lui demande s’il peut à nouveau l’appeler. Betty est évasive et ne répond pas.


À la librairie, Matthew discute avec Elliot et Constance. Cette dernière voudrait organiser une petite fête entre amis pour le départ de Matthew. Ce dernier lui dit qu’il voudrait quitter la ville sans frasques. Pour plaisanter, Elliot lui répond que seule une fanfare suffit pour lui souhaiter un bon voyage.

Allison arrive et embrasse son oncle Matt. Elle est très triste de son imminent départ. 

— Je sais que c’est égoïste de ma part, je devrais être heureuse pour toi. C’est que tu vas me manquer. Tu as toujours fait partie de ma vie. Tu as toujours été là pour moi. 

— Il y a ton père qui est là pour toi, maintenant. 

Allison lui répond qu’entre elle et son père, il y a toujours des conflits. Elle évoque notamment le fameux édito contre Schuster. 

— À chaque fois qu’on discute, on se dispute. 

— Ce sont des discussions constructives. 

— Oncle Matt, je peux te poser une question ?

— Bien sûr. 

— Est-ce que tu pars parce que tu estimes que plus personne n’a besoin de toi ?

— Je vais te dire pourquoi je pars. Je pars parce que je n’ai plus personne avec qui me disputer. 

Allison dit à Matthew qu’elle lui offre tout son amour. Ému, Matthew étreint sa nièce.

Il s’agit de la dernière scène de Warner Anderson. L’acteur restera cependant fidèle à la série en continuant à être le narrateur jusqu’au dernier épisode.


Joe Chernak se dirige vers la porte arrière de la Taverne d’Ada Jacks. Il contourne le porche, comme s’il cherchait quelqu’un. Il frappe légèrement à la porte et Rita ouvre. 

En voyant Joe, elle essaie de refermer rapidement la porte, mais il force l’entrée. Il entre dans la Taverne et regarde autour. 

— Joe, que veux-tu ? demande Rita d’une voix affaiblie par la peur. 

Joe la force à s’asseoir sur une chaise. Il supplie Rita d’être à nouveau sa petite amie. Elle refuse. Il lui dit qu’il se soucie d’elle. 

— Va-t’en !, hurle-t-elle. 

Dans un accès de rage, il force Rita à l’embrasser. Il l’embrasse à nouveau et s’en va, laissant Rita en pleurs.


Norman se promène près du magasin maritime et s’arrête en face de la librairie tandis qu’Allison ferme la boutique. Ils marchent ensemble en direction du Colonial. 

— J’ai entendu dire que le pique-nique de fruits de mer était grandiose, lui dit Norman.   

— Tu nous as manqués, répond Allison. 

Elle l’invite à aller avec elle et Kim à la soirée. Norman a une meilleure idée et invite Allison et Kim au cirque de White River. 

Allison sourit. 

— Allons déjà à la bibliothèque. Nous verrons ce que nous ferons plus tard. 


Dans la chambre à coucher des Carson, Elliot ajuste sa cravate et se prépare pour le dîner des Schuster. 

Le téléphone sonne et Constance répond. L’opératrice lui dit qu’ils ont un appel longue distance. C’est Leslie Harrington, qui appelle depuis Rome, pour demander des nouvelles de Rodney et Allison. 

Rodney lui a en effet écrit qu’il sortait avec Allison, mais il est resté très vague à ce sujet. Il voudrait en savoir plus. 

Constance lui répond qu’ils n’ont pas beaucoup vu Rodney ces derniers temps. Leslie lui dit qu’elle est aussi vague que Rodney. 

Il la félicite pour son mariage avec Elliot et demande à parler à son mari. Elliot profite de cette opportunité pour lui dire que Matthew Swain va s’absenter du Clarion et qu’il va être le nouveau rédacteur en chef du journal. 

Leslie lui dit qu’il va bientôt se rendre en Grèce. Elliot lui demande pourquoi il appelle. Leslie lui dit qu’il voulait savoir quel temps il faisait à Peyton Place. La conversation s’achève. Constance trouve bizarre que Leslie appelle uniquement pour connaître le temps qu’il fait.


Episode 110

Jeudi 2 septembre 1965

Voyage infructueux 

Rodney Harrington salue cette nouvelle matinée avec amertume et déception. Le conflit entre son frère Norman et Joe Chernak a basculé dans la violence. Mais ni la défaite de Norman ni l’inquiétude de Rodney ne mettront  fin à ce cauchemar.

Un bateau amarré sur le dock. Les mouettes qui tournoient dans le ciel. Le quai. Le square.


Eli est assis au comptoir du  drugstore et discute avec Rita. Il lui raconte qu’il y a trente ans, un gigantesque pique-nique de fruits de mer a eu lieu à Peyton Place. Rita ne semble guère passionnée par cette histoire. 

Rodney entre. Eli lui demande s’il veut une tasse de café. Rodney secoue la tête. Il est en retard pour son travail. Mais il voulait parler à Rita avant. Eli s’en va. 

Rod dit à la jeune fille que son frère est étendu dans le lit de son appartement avec un œil au beurre noir et il veut savoir pourquoi. 

Rita lui répond que c’est toujours la même histoire : ils sont bien ensemble… et Joe Chernak refait surface. Rita lui dit que tout ira bien désormais.


Doris Schuster entre dans la librairie et salue Allison. Elle se présente à Constance et trouve ridicule d’avoir attendu aussi longtemps pour faire sa connaissance. 

Allison demande des nouvelles de Kim. Doris est très sympathique avec Allison. Elle est aussi ravie que Constance ait accepté son invitation à dîner, en dépit du fait que cette invitation était tardive. Elle espère qu’Elliot et David pourront mettre leurs différends de côté.

La seconde raison de sa venue est pour demander à Allison de garder Kim ce soir. Doris demande à Constance de persuader Allison de dire oui. 

Constance lui répond que seule Allison peut prendre la décision. La jeune fille lui dit qu’elle va y penser et qu’elle pourrait éventuellement accepter. Au moins, ça lui donnera l’occasion de revoir Kim. Doris salue les deux femmes et s’en va. 

Constance dit à Allison qu’elle ne devrait pas accepter de garder Kim. Allison trouve gonflé de la part de sa mère de lui dire ça, alors que ses parents ont accepté une invitation à dîner. 

Constance lui explique la raison pour laquelle elle a accepté l’invitation à dîner. C’est parce qu’en tant que nouveau rédacteur en chef du Clarion, Elliot se doit de connaître les gens qui participent activement à cette ville. 


Elliot et Matthew traversent le square. Matthew lui dit que Peyton Place est une petite ville. En tant que nouveau rédacteur en chef, Elliot devra souvent aller sur le terrain. Le temps passé au bureau sera du temps gaspillé. Il devra aller deux fois par semaine au bureau du maire. Mai aussi au conseil municipal, à la chambre du commerce, à l’hôpital, la patrouille des autoroutes. Matthew lui dit qu’il a une liste complète de contact à son bureau. 

Ils s’assoient sur un banc pour parler. Elliot se remémore le premier jour où il est revenu à Peyton Place après avoir été libéré de prison. Il se souvient qu’il avait vu George Anderson assis au kiosque à musique et qu’ils avaient parlé de Peyton Place. George lui avait dit qu’il devrait creuser son trou s’il veut rester ici. C’est exactement ce qu’il fait. 


Le Dr Rossi se trouve dans le bureau du Dr Morton et lui parle des 10.000 dollars alloués par Kenneth Markham pour l’hôpital. 

Michael tend le chèque à Morton en disant qu’il veut que cet argent soit consacré à la recherche. 

Morton remarque que le Dr Markham a laissé une forte impression à Michael. Rossi lui dit que Vincent va probablement mourir au Pérou. Morton lui répond que son gendre est un homme courageux. 

Michael lui fait remarquer qu’il y a des montagnes au Pérou, mais pas à Peyton Place. Morton soutiendra Michael s’il décide d’investir l’argent dans les recherches. Rossi quitte son bureau en le remerciant.


Doris Schuster dépose des paquets par la fenêtre à l’intérieur de sa voiture, garée en face de la boutique « Les Femmes ». Elle se rend au drugstore et demande à Julie Anderson, qui est assise au comptoir, si elle peut se joindre à elle. 

Doris se plaint, car la camionnette de son boucher est tombée en panne et qu’il n’a pas pu lui livrer la viande qu’elle lui a commandée. 

Doris lui fait savoir que David dit d’elle qu’elle est une excellente secrétaire et une aide considérable pour la fabrique. 

— À votre avis, quelle sera la réaction de Martin Peyton au plan de David pour la fabrique ? s’enquiert la mère de Kim à Julie. 

Cette dernière lui répond qu’elle ne peut pas deviner. Doris fait encore quelques compliments préfabriqués à Julie avant de partir.


À la réception de la clinique spécialisée de Boston, David demande à voir Martin Peyton. L’infirmière de service pointe son doigt vers le salon privé de monsieur. Peyton. Il y entre. 

En fait de chambre, c’est un véritable duplex que possède le riche homme d’affaires. Hannah Cord descend les escaliers et le rejoint. Elle lui offre une tasse de café et lui dit que Peyton ne reçoit aucun visiteur aujourd’hui. 

— Je ne suis pas un visiteur, lui répond-il. J’ai un rendez-vous. 

Hannah en profite pour se présenter en lui disant que Steven Cord est son fils et qu’elle est la gouvernante de Martin Peyton depuis de très nombreuses années. 

David demande à voir le médecin de Peyton. Hannah lui dit qu’il s’agit du docteur Rollins et qu’il peut être joint à l’aile 173. 

— Puis-je laisser un message de votre part à monsieur Peyton ? dit-elle d’une voix mécanique. 

David lui répond que tout message serait inadéquat. Il a un rapport très important à lui remettre et aurait voulu le lui donner en main propre. Hannah suggère de l’envoyer par la poste. 

David riposte en disant que s’il avait voulu envoyer le rapport par courrier, il n’aurait pas fait le déplacement jusqu’à Boston.


Steven se rend au bureau de Julie à la fabrique et discute avec elle. Il lui donne quelques papiers pour Schuster. Elle lui demande s’il sait ce qui s’est passé à Boston entre David et Peyton. 

Steven avoue qu’il n’est au courant de rien. Il parle de Betty et lui demande si elle préfère qu’ils cessent de se voir.  Car il a bien senti l’aversion qu’elle a à son égard. 

— Rodney Harrington était-il meilleur gendre ?

La phrase de Steven fait l’effet d’une bombe et Julie le fusille du regard, au point que Steven s’en va sans rien ajouter. Il n’a pas marqué de points auprès de Julie, c’est certain. 

L’avocat arrive sur les docks de la fabrique Peyton, portant un attaché-case à la main. Il rencontre Rodney et lui dit que Schuster donne un dîner ce soir et qu’il a invité Betty à se joindre à lui. 

Rodney s’en fiche. À vrai dire, il est préoccupé par autre chose. Il se dirige vers un ouvrier du dock, Don, et lui demande s’il sait où habitent les Chernak. L’homme lui apprend que leur maison se trouve sur Collins Street, près du quai. 


Episode 109

Mardi 31 août 1965

Meurtrissures  

La romance de Rita Jacks et de Norman Harrington s’est achevée sur une note de jalousie et de suspicion. Rita craint l’ultime résultat de cette jalousie.

Le quai, près de la taverne. Norman, debout, passe sous un filet à poissons. Et se dirige vers Rita. Pensive, elle est accoudée à un des poteaux du porche, à l’arrière de la taverne.


Norman dit à Rita qu’il veut lui parler. Rita lui répond qu’elle ne supportera pas une nouvelle dispute et se demande ce que doivent penser Rodney et Allison qui les ont attendus pour pique-niquer sur la plage. 

Norman s’approche de Rita et l’embrasse. 

— Qu’est-ce qui t’est passé par la tête ?  lui demande-t-elle. 

— Comment un visage comme le tien peut-il être aussi beau ? lui répond Norman. 

Rita lui explique calmement qu’elle n’a pas voulu ce qui s’est passé entre elle et Joe dans l’entrepôt. Il appartient maintenant à Norman de croire ou non Rita.

Norman retourne à son appartement et enlève ses chaussures. Rodney est déjà couché. Il demande à Norman pourquoi il n’est pas venu au pique-nique de fruits de mer. 

Norman ne veut pas que Rodney allume la pièce. Cependant, Rodney le fait. Norman, couché, pose un oreiller sur son visage pour que Rodney ne voie pas ses blessures. Mais trop tard, car Rodney voit les bleus. 

Il se lève et le rejoint en lui demandant ce qui est arrivé.  Norman se recroqueville sur lui-même et lui demande d’éteindre la  lumière. 

Rodney veut savoir pourquoi Norman a le visage tuméfié.  Norman veut juste qu’il ferme la lumière. Il le lui répète trois fois avant qu’il prenne son oreiller et le jette sur la lampe qui tombe et, forcément, s’éteint. 

Dans la pénombre de la pièce, Rodney retourne se coucher, sachant qu’il n’obtiendra pas de réponse. 


À l’hôpital, Michael parle avec Pete, un de ses patients. Claire arrive et dit à Rossi qu’elle a décidé de retourner au Pérou avec Vincent. 

Michael la félicite pour cette initiative. Vincent arrive à son tour et embrasse sa femme. 

Il demande à Michael s’il a vu Kenneth. Le médecin l’a effectivement vu hier et Kenneth lui a d’ailleurs remis un généreux chèque de 10.000 dollars pour l’hôpital (une somme très importante en 1965).


David, Doris et Kim prennent le petit déjeuner au manoir. David s’apprête à partir pour Boston afin d’aller voir Martin Peyton, et Doris lui demande quand il compte rentrer. Il lui répond que tout va dépendre du trafic. 

La sonnette de l’entrée retentit et Doris fait entrer la nouvelle baby-sitter de Kim, Sheri Howard. 

Doris dit à David que Sheri va passer la journée avec elle. Sheri parle très lentement à Kim. Elle fait quelques boulettes, disant notamment qu’elle est soulagée que Kim ne parle pas, car elle n’aime pas les enfants trop bavards. 

Soudain, David s’approche de la jeune fille, lui prend le bras, la paye et la met à la porte sans aucune considération. 

Doris, choquée, demande pourquoi il a fait une chose pareille. David souhaite le retour d’Allison, mais Doris lui dit qu’elle ne peut décemment pas la faire revenir étant donné qu’elle l’a renvoyée. 

Le téléphone sonne. Il s’agit du boucher qui annonce à Doris que son camion est tombé en panne et qu’il ne pourra pas la livrer. Elle devra donc aller en ville chercher le jambon et la dinde qu’elle a commandés. David s’en va et la laisse se débrouiller seule.


Chez les Anderson, Betty descend et montre à Julie deux robes, l’une rouge et l’autre bleue. Julie lui suggère la rouge, mais Betty préfère la bleue, car elle fait plus sophistiquée. 

Elle dit à sa mère qu’elle est en retard et que Steven viendra la chercher à l’hôpital. Ils vont à la soirée organisée par les Schuster immédiatement après son travail à l’hôpital. 

Betty voit bien que Julie est réticente de la voir sortir avec Steven et lui demande pourquoi elle ne l’aime pas. 

— Est-ce parce que tu penses qu’une fille de secrétaire n’est pas assez bien pour un avocat ? 

— Tu me connais mieux que ça, répond Julie. 

En réalité, Julie pense que Steven entraîne Betty dans une situation peu confortable, car elle va devoir retourner au manoir des Peyton. Cela va forcément lui rappeler de mauvais souvenirs. 


Norman est toujours allongé dans son lit, en train de déprimer, tandis que Rodney s’apprête à quitter l’appartement. Rodney informe Norman qu’il est presque neuf heures du matin. 

Norman, qui a été battu par Joe Chernak, se lève et parle à nouveau de sa mère Catherine, qui a tué Elizabeth Carson. Rodney dit à Norman qu’il doit laisser leur mère reposer en paix et qu’il ferait mieux de s’occuper de Rita. 

Norman remet sur la table la lampe qu’il a fait tomber la nuit dernière et Rodney peut apercevoir les meurtrissures sur son visage. Norman dit qu’il aimerait tuer Chernak de ses propres mains.


Episode 108

Vendredi 27 août 1965

Le pique-nique 

Une soirée à la plage, près de Peyton Place. Pour Rodney Harrington et Allison Mackenzie, cette chaleureuse soirée offre la chance d’une réunion plaisante entre habitants de la Nouvelle-Angleterre. Un pique-nique de fruits de mer avec Norman Harrington et Rita Jacks.

Rodney et Allison sont seuls sur la plage et préparent le pique-nique pour quatre, en attendant Norman et Rita.


Allison se demande ce qui a pu arriver à Norman et Rita. Rodney l’attrape et ensemble ils dansent sur une musique qui provient d’un petit transistor radio. 

Rodney lui parle de son travail. Tout le monde, au dock de chargement, l’appelle « Le dur à cuire Harrington ». Il en est fier. Rodney embrasse Allison.


Chez les Chernak, le repas s’achève. Michael remercie Anna pour le dîner. Le médecin leur dit qu’ils doivent prévenir Gus de faire attention à son alimentation (il souffre d’une cirrhose). 

Anna demande à Joe de prendre le sac du docteur. Joe s’exécute. Michael prend congé de la famille. Stella se propose de le raccompagner jusqu’à sa voiture. 

Selon Michael, la mère de Stella est une femme sous pression. Stella lui dit qu’Anna a déjà eu d’autres hommes dans sa vie que Gus. Elle lui dit qu’avoir un gentleman pour dîner est une grande première chez les Chernak. Michael souhaite bonne nuit à Stella et s’en va. 

À l’intérieur de la maison, Anna scrute du regard les blessures de son fils au visage et veut savoir comment cela est arrivé. Elle souhaite simplement l’aider et ne veut pas qu’il finisse comme son père. 

À cette phrase, Joe se met en colère et somme sa mère de le laisser tranquille.


Eli Carson et Matthew Swain dînent en compagnie de Constance et Elliot. Constance remarque que Matthew n’a pas touché à son bœuf Stroganoff. Matt lui répond qu’Elliot s’en est chargé à sa place. 

Puis il demande à Elliot de l’accompagner dès demain matin à l’hôpital, à la mairie, et au poste de police afin de le préparer à sa nouvelle tâche de rédacteur en chef du Clarion. 

Constance fait remarquer qu’Elliot a sa propre vie et qu’elle a la sienne : faire la vaisselle !

À l’extérieur de la maison des Carson, Eli et Matthew parlent des vacances prolongées que Matthew projette de faire. 

Matthew lui dit qu’il n’est pas effrayé de prendre sa retraite. Eli lui fait savoir à quel point il va lui manquer.


David et Doris parlent ensemble du dîner qu’ils vont donner demain soir. Doris a engagé une fille du collège, Sheri Howard, pour l’aider à s’occuper de Kim. 

Elle demande à David de ne pas mentionner Allison. David se met en colère, ne comprenant toujours pas pourquoi Doris bannit Allison de la vie de Kim. 

Mais rapidement, il s’excuse auprès de sa femme. David lui dit qu’il a une longue conversation avec Elliot cet après-midi et pense que ce serait une bonne idée d’inviter les Carson à leur soirée. 

Doris est d’avis contraire, mais David estime que c’est une bonne idée, car il pourra mieux cerner la personnalité de l’homme qui va être à la tête du Clarion.

Chez les Carson, le téléphone se met à sonner, tandis qu’Elliot tente de convaincre Constance de faire la vaisselle demain matin. 

C’est Doris Schuster qui invite Elliot et Constance à leur dîner demain soir. 

— J’ai dit à David que vous n’allez pas accepter une invitation de dernière minute, ajoute-t-elle. 

Cependant, Elliot lui répond qu’ils sont disponibles et se feront une joie de venir. Doris ajoute qu’elle est ravie qu’ils puissent venir. 

Constance, quant à elle, dit à Elliot qu’à sa place elle aurait refusé. Elliot réussit finalement à convaincre Constance de le rejoindre dans la chambre en lui promettant de se lever à cinq heures demain matin et de faire lui-même la cuisine et le petit déjeuner. Une proposition que Constance ne peut pas refuser.


Norman se repose dans son appartement lorsque Rita frappe à la porte. Il éteint la lumière, car il ne veut pas être dérangé. Derrière la porte, Rita lui dit qu’elle sait qu’il est ici et lui demande d’ouvrir.  

Rita entre et essaie d’obtenir de Norman des réponses. Elle lui demande ce qui ne va pas. Elle est prête pour aller au pique-nique de fruits de mer avec Rodney et Allison. Elle insiste en disant que Rodney et Allison les attendent. 

Mais Norman est d’une humeur massacrante. Ils parlent de Joe. Norman demande à Rita ce qui s’est réellement passé à l’entrepôt le soir du bal de promo. Rita s’en va, mais avant de partir, elle se tourne vers Norman et lui dit que ce soir là, Joe l’a embrassé, et c’est tout.


À la plage, Rodney et Allison attendent toujours Norman et Rita. Ils viennent d’allumer un feu et s’apprêtent à préparer le repas. Rodney ne peut s’empêcher de dire que son frère est un étourdi. 

Allison remarque que le vent se lève. Rodney voit qu’Allison a les pensées ailleurs. Il lui sourit. 

— Quatorze cents pour tes pensées, sourit-il. 

Allison lui répond qu’elle pensait à son père. Elle ne sait pas s’il l’aime comme une fille aime un père. Rodney est persuadé qu’Allison l’aime. 

— Ne cache pas tes sentiments, lui souffle-t-il.

Ils s’embrassent de nouveau.