Episode 54

Mardi 23 mars 1965

Le retour de George 

Il est très tard ce samedi soir. Constance Mackenzie est allée voir Elliot Carson à son cottage pour lui dire que Leslie Harrington menace de révéler qu’Elliot est le père d’Allison.

L’océan. Deux voitures garées près de la maison de la plage, celle de Constance et celle d’Elliot.


Constance est toujours avec Elliot. Ils parlent du journal d’Elizabeth et de l’incidence qu’il peut avoir sur la vie d’Allison. 

Constance avoue à Elliot qu’elle a peur. Cependant, elle comprend l’importance que ce journal revêt aux yeux d’Elliot. « Tu ne dois pas abandonner ce journal, parce que c’est la seule chance de te disculper de ta condamnation pour meurtre », dit-elle. 


Plan de la boite aux lettres des Anderson, puis de la maison des Anderson. À l’intérieur, Betty parle à Julie de George. Elles sont toutes deux inquiètes à la perspective de sa visite.

Julie l’informe qu’elle doit passer prendre Georges à 1 heure demain après-midi et le ramener à 8h30 le soir même.

« Je me demande bien comment nous allons pouvoir lui parler de l’annulation », s’inquiète Betty. Elle ajoute qu’elle ne pourra pas l’accompagner pour aller le chercher, mais qu’elle sera là pour le raccompagner.

Les deux femmes sont terrifiées à l’idée de recevoir George et de la réaction qu’il va avoir lorsqu’il apprendra que Betty n’est plus mariée à Rodney. 

Betty exige de sa mère qu’elle attende d’être avec eux pour lui en parler.


À l’hôpital, Rodney entre dans la chambre de Norman et lui apporte un tee-shirt propre. 

Il veut savoir où se trouvait Norman la nuit dernière, et qui l’a frappé. Norman lui donne le nom des agresseurs, mais ne veut pas qu’il y ait de suite. 

Betty entre pour dire à Norman qu’il a une visite. Il s’agit de Rita, qui entre dans la chambre et se présente à Rodney. 

Elle lui dit que la sœur de sa mère travaille dans cet hôpital la nuit, et c’est pourquoi elle savait que Norman était ici. 

Rodney accueille la jeune fille très froidement, avant de la laisser seule avec Norman.

Rita s’excuse auprès de Norman. « Ce qui est arrivé hier soir n’est pas ta faute », lui répond-il. 

Au moment où Rita s’apprête à partir, Norman lui dit que Rodney est venu le chercher en voiture et qu’ils vont la reconduire chez elle. « Rodney ne semble pas m’apprécier », convient Rita. 


Chez les Anderson, Julie entre dans le salon, suivie de George, portant une petite boite. Dans cette boite se trouve le buste en argile d’un joueur de football. 

George semble aller bien. Il est heureux de revoir Julie et la maison. 

Julie lui suggère d’aller faire une sieste en attendant le retour de Betty, mais George refuse. Il veut apprécier chaque moment passé auprès de Julie. 

Il n’arrive pas encore à croire que Betty a un emploi et se demande comment le beau-père de sa fille a réagi lorsqu’il l’a appris. Julie ne fait pas de commentaire.


Chez les Harrington, Leslie, Rodney et Norman déjeunent. Christine apporte un plat de nourriture qu’elle pose sur la table. Leslie la félicite, ajoutant que la purée est très onctueuse.

« J’aimerais qu’on fasse une petite ballade ensemble, tous les trois », suggère-t-il. Morose, Norman n’est pas sûr que ce soit une bonne idée.

« Il est important que l’on se parle. Je vous aime tous les deux très fort… », répond Leslie. 

Christine interrompt le laïus en prévenant Leslie qu’un homme est au téléphone et souhaite lui parler. Il n’a pas dit son nom, il a simplement dit que c’était très urgent. Leslie prend l’appel. 

C’est Elliot. Il lui dit qu’il a le journal. Leslie ne veut pas se rendre à la maison de la plage, mais Elliot insiste pour qu’il soit là-bas à six heures tapantes. Il raccroche.

Finalement, Norman a changé d’avis et se dit prêt à aller faire une promenade en voiture avec son père. 

Mais Leslie, en raison de l’appel d’Elliot, est obligé de changer ses plans. Norman est une nouvelle fois déçu par l’attitude de son père.


Chez les Mackenzie, le téléphone sonne et c’est Allison qui va répondre. L’appel est pour elle. Constance est avec Matthew.

« Je pensais que c’était pour moi », soupire Constance. Matthew lui demande si elle attend un appel particulier. Constance acquiesce : « Oui, Elliot doit m’appeler. Leslie Harrington sait qu’il possède le journal d’Elizabeth. Leslie est venu me voir. Il m’a demandé de persuader Elliot de lui donner le journal ou bien il irait raconter ce qu’il sait sur Allison. »

« Est-ce qu’il t’a menacée ? », s’inquiète Matthew. 

Allison raccroche et retourne auprès de sa mère et de son oncle avant que Constance puisse répondre. « C’était Paul, informe Allison. Il vous passe le bonjour. »

Constance lui demande ce qu’il voulait. Allison reste évasive : « Oh, rien de spécial… nous avons parlé de tout et de rien. C’était d’ailleurs très bizarre. C’est comme s’il aurait voulu me dire quelque chose et qu’il n’a pas pu, ou voulu le faire. »


Chez les Anderson, George aide à essuyer la vaisselle et prend soin de la ranger dans l’armoire.

« C’est bon que tu sois là », dit sincèrement Betty. George lui répond que c’est un grand bonheur d’être ici avec elles et ajoute qu’il a une surprise. 

Il leur montre le buste en argile d’un joueur de football portant un casque. Il l’a fait lorsqu’il était au sanatorium. Julie et Betty s’extasient. 

Après quelques instants, Betty se décide à parler à son père. « Tu n’as pas à t’en faire pour ta note médicale, papa. J’ai fait un arrangement avec Rodney et c’est lui qui paye. »

Le sourire de George s’efface. « Je ne comprends pas. »

Elle lui avoue enfin qu’elle et Rodney ont fait annuler leur mariage. 

George demeure incrédule. Julie croit bon d’ajouter : « Nous avons pensé que c’était la meilleure chose à faire, George. »

George n’est pas content de savoir qu’un arrangement a été conclu entre Betty et les Harrington pour payer sa note au sanatorium. 

Il pense que Betty pouvait obtenir beaucoup plus. Mais il fait contre mauvaise fortune bon cœur. Il assure à Betty et à Julie qu’il va bien mieux maintenant. 

Il réclame un café à Betty et une autre part de la délicieuse tarte à Julie. Seul dans le salon, il change de comportement et détruit le buste en argile en plongeant ses mains à l’intérieur.  


Leslie marche jusqu’à la maison de la plage et frappe à la porte. Elliot lui ouvre et le fait entrer. Ils parlent bien évidemment de la nuit où Elizabeth est morte.

« Je suis bien venu à la maison de la plage cette nuit-là, avoue Leslie. Mais je n’ai pas tué Elizabeth. »

Les deux hommes se disputent et Elliot menace Leslie avec un tisonnier (le même qui aurait servi à tuer Elizabeth).

Leslie dit qu’il pense Elliot innocent, et que lui aussi est innocent. Mais Elliot n’arrive toujours pas à le croire. Pour lui, Leslie est coupable.

« Je vous propose un marché, Harrington. Je ne laisserai pas l’avocat de Martin Peyton utiliser le journal contre vous et en retour, vous n’ennuierez plus Constance, ni Allison. »

Leslie répond  qu’il n’a jamais voulu faire de mal à Constance ni à Allison.

Furieux, Elliot le met à la porte. 


Episode 53

Jeudi 18 mars 1965

L’agression 

Constance Mackenzie et Leslie Harrington se connaissent depuis bien des années. Et ils sont toujours apparus comme étant des amis. Mais ce soir, le masque de l’amitié a été sauvagement arraché.

Plan de la maison de Constance Mackenzie.


Leslie assure à Constance qu’il n’a pas tué Elizabeth. Mais Elliot croit le contraire. Il insiste auprès d’elle pour qu’elle parle avec Elliot au sujet du journal d’Elizabeth. « Vous êtes la seule personne qui peut le dissuader de s’en servir. »

Constance lui répond qu’elle ne peut pas. Mais comme il tient absolument à récupérer le journal, il la menace de dévoiler à Allison le nom de son véritable père s’il ne l’a pas en sa possession dès demain après-midi. 

Après avoir dit ce qu’il avait à dire, il s’en retourne.

Constance téléphone à Elliot, mais ne laisse pas sonner assez longtemps pour lui laisser le temps de répondre. 

Elliot attrape le combiné, mais il est déjà trop tard. 

Constance entend un bruit de moteur et regarde par la fenêtre. Elle voit que Rodney raccompagne Allison. 


Rodney et Allison bavardent tranquillement dans la voiture. Puis Rodney la raccompagne jusqu’au portail de la résidence des Mackenzie. 

Il lui dit qu’il a passé une formidable journée avec elle et espère que cela se reproduira. Ils se souhaitent une bonne nuit. 


Norman erre seul dans le square neigeux en vacillant. La substance qui a été rajoutée à sa boisson dans l’épisode précédent a fait son effet. 

Il trébuche contre un objet et s’étale de tout son long. Leslie passe non loin de là en voiture, mais ne le voit pas. 

Une autre voiture, conduite par Kitch, avec Rita et les autres à son bord, s’arrête près de Norman. Ils sortent du véhicule. 

Kitch lui demande pourquoi il est parti du Shoreline et Norman répond qu’il en avait assez. Le voyou lui rappelle qu’il les a invités à faire la fête dans sa grande maison, mais Norman rétorque qu’il a changé d’avis. 

Sous le regard horrifié de Rita qui ne peut rien y faire, Kitch et Earl le frappent, puis l’attachent au Pilori. Norman supplie Kitch de le laisser partir.


Constance appelle à nouveau Elliot. Cette fois, il répond. Elle lui dit qu’elle vient le voir dès qu’Allison se sera endormie. 

Allison descend et Constance interrompt l’appel. Elle ne veut surtout pas qu’Allison se doute de quelque chose.

Malheureusement pour Constance, Allison a faim et n’a pas sommeil. Elle dit à sa mère qu’elle aime bien Rodney, mais qu’elle n’est pas amoureuse de lui. 


Paul Hanley se promène dans le square et aperçoit Norman pendu au Pilori. Son poignet droit est enfermé dans le trou gauche du Pilori. Paul s’empresse de le détacher, et lui demande pourquoi il est dans cet état. 

Norman a dû mal à parler. Paul entreprend ensuite d’emmener Norman à l’hôpital.   

À l’hôpital, Michael Rossi examine Norman. Betty l’assiste et demande à l’infirmière de service, Miss Juris, s’il y a une chambre de disponible pour lui. L’infirmière acquiesce et lui donne la chambre 212. 

Paul est toujours là et discute un bref instant avec Betty. Il lui dit que cela doit lui faire bizarre de soigner le frère de son ex-mari. Betty préfère s’éloigner de Paul. 

Leslie arrive et parle avec Betty. Il demande des nouvelles. Elle lui dit que le Dr Rossi est encore avec lui et qu’il devra parler au médecin pour en savoir plus. 

Elle rejoint Norman et le Dr Rossi tandis que Leslie attend à la réception. Elle informe Norman que son père est arrivé. Le jeune homme ne veut pas lui parler. « C’est ton père, il a le droit de savoir ce qu’il t’est arrivé », plaide Betty. Norman trouve beaucoup de réconfort auprès d’elle. 

Dans le couloir, Leslie salue Paul et le remercie d’avoir pris soin de son fils. Paul lui raconte qu’il a vu Norman accroché au pilori. Leslie ne comprend pas comment une chose pareille a pu se produire. « Vous savez à quel point les enfants peuvent être méchants », dit Paul. 

Leslie réitère ses condoléances pour la mort de Calvin. 

Michael les rejoint et quand Leslie ordonne de voir son fils, Michael lui répond qu’il est encore en soin. 

Plus tard, alors que Leslie attend toujours, Rodney arrive à son tour, voulant savoir ce qu’il s’est passé. Leslie lui dit tout ce qu’il sait : Norman a été drogué et attaché au pilori. 

Dans la salle de soins, Norman dit au Dr Rossi qu’il a l’impression d’avoir du coton dans la tête. Le médecin aimerait bien savoir quelle substance les voyous lui ont fait boire. Michael qualifie cette agression d’acte criminel qui aurait pu être fatal. Il est susceptible de prévenir la police. 

Il retrouve Leslie et dit qu’il aimerait que Norman reste ici cette nuit en observation. 

Betty va voir Rodney pour lui parler un bref instant. Elle lui demande simplement comment s’est passée sa virée au ski. « Bien », répond-il. 

Puis Betty dit à Leslie qu’il peut aller voir Norman. 

Norman se lave le visage lorsque Leslie entre dans la chambre. Le patriarche veut naturellement savoir ce qui s’est passé. 

Norman lui dit juste qu’il était au Shoreline, mais sans plus. Leslie pense qu’il est déstabilisé à cause de sa mère et il affirme à Norman qu‘il aimait Catherine.


Constance arrive au cottage. Elliot la fait entrer. Elle lui parle du journal d’Elizabeth et d’Allison. 

Elle l’informe de la visite de Leslie et de son odieux chantage. 

Elliot lui montre le journal et Constance lit la dernière journée. 

Pour la première fois, elle croit totalement en l’innocence d’Elliot. Ne voulant causer aucun problème à Allison ni à Constance, Elliot lui donne le journal, mais Constance lui dit qu’elle ne peut pas accepter. 

Elle sait maintenant qu’Elliot n’a pas tué Elizabeth. Elliot est content que Connie reconnaisse pour la première fois son innocence. 

Ils se jettent dans les bras l’un de l’autre. 

« Personne ne peut te forcer à donner le journal à Leslie », dit Elliot. Il ajoute qu’il va s’occuper personnellement de Leslie. 


Episode 52

Mardi 16 mars 1965

Rita 

À Peyton Place, l’Usine Peyton représente le pouvoir et la richesse. Et pendant de nombreuses années, Leslie Harrington considérait ce pouvoir et cette richesse comme allant de soi. Il était peut-être trop sûr de lui.

Plan de l’Usine sous le vent.


Dans le bureau de l’Usine, Maître William Wainwright conseille à Leslie de laisser tomber sa bataille contre le codicille du testament de Catherine. 

L’avocat a eu accès au journal intime d’Elizabeth. Et il y a lu qu’Elizabeth suspectait Leslie de vouloir rompre leur relation, et qu’elle ne laisserait pas faire une chose pareille. Leslie prétend que ce journal est un faux. Mais Wainwright assure qu’il s’agit bien de l’écriture d’Elizabeth. 

Leslie aimerait savoir qui lui a procuré le document. L’avocat lui répond qu’il provient d’une personne très proche de la défunte. Leslie pense d’abord à Paul Hanley, mais alors que Wainwright secoue la tête, il devine qu’il s’agit d’Elliot.

Maître Wainwright n’est pas disposé à jouer aux devinettes. Il informe Leslie que le dernier paragraphe du journal a été rédigé le jour de la mort d’Elizabeth. Il est écrit qu’elle attendait Leslie ce soir-là. Elle pensait qu’il venait la voir pour rompre et elle était décidée à l’en empêcher. 

Toujours est-il que ce journal constitue une preuve que Leslie avait bel et bien une liaison extra-conjugale avec la femme d’Elliot et cela ne peut qu’être préjudiciable à Leslie s’il engage un procès contre le codicille.

Leslie dit à l’avocat qu’il lui donnera sa réponse sous vingt-quatre heures. 


Au manoir, Norman s’amuse à construire un château de cartes tout en fredonnant la chanson « Kicking my Dog Around » tandis que Leslie descend les escaliers. 

Il aperçoit Norman et lui dit qu’il ne sera pas à la maison ce soir. Il se rend à un dîner organisé par la Community Society

Norman mentionne une nouvelle fois sa mère et continue à dire que son père fait une grave erreur en voulant intenter un procès pour annuler le codicille et ainsi ternir la mémoire de Catherine. 

Comme Norman est seul ce soir, Leslie lui offre dix dollars pour sortir et, pourquoi pas, faire la connaissance d’une jeune fille de bonne famille. Leslie lance les dix dollars sur le château de cartes, qui s’effondre. Puis il s’en va.

Norman fait un avion avec le billet et le lance dans le salon. 

Le téléphone sonne. Il va répondre. C’est son ami Bud, à l’autre bout du fil. Sa petite amie Ellen reçoit la visite d’une amie qui habite à Boston. Il propose à Norman de sortir avec eux. Au début, Norman refuse, puis il se laisse convaincre.


Au pavillon du Mont Griswald, un interprète chante une complainte, muni de sa guitare, tandis que Rodney et Allison reviennent d’une promenade à ski. Rodney amène à Allison une tasse de café. 

Assis l’un en face de l’autre, ils discutent de leur vie. Allison maintient que tous deux sont très différents l’un de l’autre. Ils ne vivent pas dans le même monde. Mais Rodney lui dit qu’il apprécie vraiment sa compagnie. 

Une fois la complainte terminée, Rodney a un regard nostalgique et Allison lui demande ce qui ne va pas. Il lui dit que la chanson lui fait penser à Norman et à la solitude qui doit lui peser.


Norman arrive au Shoreline Cafe. Il est bousculé par les jeunes qui dansent sur la piste et l’on sent qu’il n’est pas très à l’aise dans cet univers. 

Bud vient le chercher et l’emmène à leur table. Il se trouve que la fameuse amie d’Ellen n’est pas là. 

Kitch Brunner, un petit malfrat est à une table, avec sa petite amie qui se nomme Rita Jacks et un autre couple (Earl et son amie). 

Il aperçoit Norman et défie Rita d’aller l’inviter à leur table. Rita connaît Norman depuis l’école et elle ose s’approcher de lui, alors qu’il choisit une chanson au juke-box. 

Elle est surprise de voir que Norman la reconnaît. Il lui demande ce qu’elle fait et Rita lui dit qu’elle travaille à la supérette depuis septembre. Elle a abandonné ses études. 

Rita aussi sait beaucoup de choses sur Norman. Elle sait qu’il a deux passions dans la vie : les livres et Allison Mackenzie.

Kitch va les rejoindre, et Rita fait les présentations. Kitch accueille Norman de façon sarcastique. Il sait que le jeune homme est issu d’une famille riche et que son père est un homme très puissant. Il invite Norman à se joindre à lui et ses amis à leur table.


Michael entre au bar du Colonial. Paul Hanley, assis au comptoir, l’invite à prendre un verre avec lui. Le médecin refuse, mais Paul insiste. 

Au cours de la conversation, Michael lui dit qu’il habite dorénavant à l’auberge Colonial. Paul lui dit que la vie à Peyton Place doit être différente de celle de New York. 

Il dépasse les bornes lorsqu’il parle de Constance et évoque la « connaissance sociale que la belle » entretient avec le médecin. Il est clair pour Michael que Paul cherche les ennuis. Le jeune homme s’excuse. 

À ce même moment, Rodney et Allison arrivent. Paul les salue comme toujours de manière narquoise, puis il s’en va. 

Rodney cherche Norman, mais visiblement il n’est pas là. Michael va les rejoindre. Le médecin se joint à eux pour manger un sandwich. 


Au Shoreline Cafe, Rita est en colère contre Kitch, car ce dernier met quelque chose dans la boisson de Norman pendant que celui-ci danse avec l’amie d’Earl. 

Lorsqu’il revient à table, Rita tente de le prévenir de ne pas boire, mais Norman ne saisit pas l’allusion et sirote sa boisson. 

Il n’est plus tout à fait lui-même. Norman invite tout le monde chez lui, au manoir. Il est évident qu’il est ivre. 

Rita refuse l’invitation de Norman et, sévèrement, lui demande de repartir seul. Elle lui fait comprendre qu’elle ne l’aime pas, mais c’est un prétexte pour qu’il s’en aille avant que tout ne dégénère. 

Ne sachant pas ce que Rita fait pour lui, il s’en va en colère. Kitch regarde Rita dans les yeux et lui dit : « Tu vas le regretter ». Mais Rita ne se démonte pas. « Je ne regrette rien », dit-elle.


Dans son salon, Constance éteint la télévision et s’apprête à fermer les rideaux lorsqu’elle entend un bruit dehors. La sonnerie de l’entrée retentit. 

Elle ouvre la porte et laisse entrer Leslie, surprise par sa visite. Elle a d’abord cru qu’Allison avait eu un accident au ski avec Rodney, mais Leslie la rassure, il n’est pas venu pour Allison.

Au cours de la conversation, Leslie mentionne que son père est mort lorsqu’il avait dix ans. Il revient tout juste d’un dîner. Faisant référence à la fameuse photo sur la cheminée que tout le monde semble remarquer toutes les fois que l’on vient chez Constance, il doit avouer que Mr Mackenzie était un bel homme. 

« Il y a un problème », dit-il une fois passé le discours de bon usage. Constance pense à Rodney et Allison, mais il lui parle de Catherine et de la lettre, ainsi que du journal intime d’Elizabeth. 

Leslie sait qu’Elliot a suivi Constance à New York 18 ans plus tôt. Il en a donc déduit qu’Elliot est le père d’Allison. Il pense qu’Elliot n’est pas coupable du meurtre, mais il jure par tous les Dieux que lui non plus n’est pas coupable.

Il lui dit qu’elle est la seule personne à pouvoir dissuader Elliot de se servir du journal.

« Je ne le ferais pas », affirme Constance.

Alors Leslie fait chanter Constance en la menaçant de révéler à Allison qui est son vrai père. En échange de son silence, il veut que Constance parle à Elliot du journal d’Elizabeth.


Episode 51

Jeudi 11 mars 1965

Le journal d’Elizabeth 

À l’intérieur de sa maison de la plage isolée, Elliot Carson vient de faire une découverte importante. Sur sa table, quelqu’un a déposé un petit paquet. L’emballage lui rappelle la terrible tragédie qui l’a conduit en prison. À l’intérieur se trouve un journal intime, les secrets liés au meurtre de celle qui fut la femme d’Elliot.

L’Océan. Elliot conduit sa voiture qu’il a récemment achetée 50 dollars et se rend au cottage. Il trouve le journal d’Elizabeth Hanley Carson enveloppé dans une vieille édition du Peyton Place Clarion qui titrait :MEURTRE D’ELIZABETH CARSON. 


Elliot lit le journal et l’on peut entendre la voix d’Elizabeth en voix off.

Aujourd’hui, Elliot revient à la maison. Je me demande s’il pense que tout sera comme avant. Le héros revient à la maison. Les autorités locales, jadis ravies de le voir hors des champs de bataille, applaudissent son retour, lui disant à quel point elles sont heureuses de le revoir. 

Elliot pense que j’ai vu d’autres hommes pendant son absence. Et bien, il pouvait s’y attendre. Quatre ans, c’est très long. Maintenant, Elliot pense qu’il y a un autre homme dans ma vie. 

Nous nous sommes disputés à propos de cela juste avant qu’il ne parte pour New York. J’étais presque tentée de lui dire de qui il s’agit, juste pour voir la tête qu’il aurait faite. 

Leslie vient juste de téléphoner. Il pense que Catherine a tout deviné en ce qui nous concerne, et il insiste pour venir en parler ce soir et mettre les choses au point. Et bien, nous allons mettre les choses au point. 

Mais s’il pense qu’il va tout briser, il ferait mieux de se préparer à avoir un choc.  Je tiens le plus gros poisson de Peyton Place. Pourquoi devrais-je le laisser s’échapper ?

Elliot referme le journal, la colère se lit sur son visage. Il murmure le nom de Leslie Harrington. Leslie est donc bien allé voir Elizabeth le soir où elle a été assassinée.


Au manoir, le docteur Robert Morton s’entretient avec Leslie à propos de Norman et de son intention de témoigner de la bonne santé mentale de Catherine au cours de l’audience. 

Il contemple le portrait de Samuel Peyton et dit à Leslie qu’il va lui aussi témoigner dans ce sens. 

Leslie le menace en lui rappelant qu’il est en partie responsable de la mort de Catherine, en raison d’un faux diagnostic. 

Morton admet son erreur médicale. Mais il dit qu’il ne fera pas une deuxième erreur. Il est hors de question pour lui de trahir la mémoire de sa patiente et amie.


L’infirmière en chef, miss Choate, réprimande Betty avec son légendaire ton désagréable et son petit sourire narquois. Cette dernière a oublié de frictionner un malade. 

Betty lui rétorque que le malade ne voulait pas être dérangé. « Vous avez décidé d’ignorer les instructions », déclare miss Choate. Elle lui rappelle froidement qu’elle n’est qu’en période d’essai. 

Elle aimerait que Betty suive la procédure hospitalière, lui rappelant qu’elle a été patiente dans cet hôpital, il n’y a pas si longtemps. 

Elle est encore plus désagréable en demandant à Betty pourquoi elle est tombée enceinte alors qu’elle n’était pas mariée. 

Betty tombe des nues. Choate lui dit alors qu’elle était de garde la nuit où Betty est venue à l’hôpital et où elle a perdu le bébé. Mais elle ne veut pas porter de jugement sur les patientes. « Je ne suis plus votre patiente », rétorque Betty. 

Miss Choate lui répond que justement, le caractère moral de ses aides-soignantes la concerne. « Pourquoi m’avoir embauchée, dans ce cas ? », demande Betty. L’infirmière en chef lui répond qu’elle a été chaudement recommandée par le Dr Rossi et qu’elle a foi en son jugement. 


Rodney frictionne ses skis avec de la paraffine près de la table de billard, au manoir. Norman entre et Rodney lui dit qu’il va se perfectionner en ski. Il a prévu d’emmener Allison skier au Mont Griswald. 

Norman se sert de la table de billard et envoie une boule dans un des trous. Rodney l’invite à se joindre à eux. Norman surnomme Rodney « Golden boy ». 

Rodney lui dit que c’est un bon skieur et qu’il devrait venir avec eux. Mais Norman a d’autres soucis en tête. Il se dispute avec son frère à propos des projets de son père de vouloir salir la mémoire de leur mère en prétendant qu’elle n’était pas mentalement stable.

Rodney lui rappelle que c’est leur père qui a fait fonctionner la Fabrique Peyton depuis de nombreuses années, c’est lui qui l’a fait fructifier. Et maintenant, il risque de perdre tout ce pour quoi il a travaillé.

Norman lui rétorque que ça ne vaut pas le prix de salir la mémoire de leur mère.


À la librairie, John Pearson – un démarcheur – essaie de vendre un gros livre à Constance, tandis qu’Allison finit d’envelopper ses affaires. 

Pearson invite Constance à dîner, mais elle décline l’offre. Pearson s’en va en saluant les deux femmes. Allison demande à sa mère pourquoi elle a refusé de dîner avec lui, ajoutant qu’elle devrait sortir plus souvent.

Rodney klaxonne. Allison sort de la librairie et le rejoint. Rodney lui parle de Paul Hanley et soudain, il devient très poétique, ce qui fait rire Allison. 

Betty arrive et parle brièvement à Allison et Rodney, en leur disant qu’elle travaille dorénavant à l’hôpital, en tant qu’aide-infirmière. 

Rodney et Allison se sentent coupables d’être ensemble devant Betty, mais cette dernière ne laisse paraître aucune amertume. 

Puis Rodney aide Allison à poser ses skis sur le toit de la voiture. Rodney se demande si une aide-infirmière est bien payée. Allison savait que Betty travaille à l’hôpital, car le Dr Rossi l’a dit à sa mère. Mais Rodney aurait aimé que Betty le tienne au courant.

Betty entre au secrétariat du cabinet du docteur Rossi et dit à Julie qu’elle vient juste de rencontrer Allison et Rodney. Elle souhaite parler au médecin. 

Elle sait que son père va bientôt venir à la maison pour sa première visite et elle compte faire un rôti de bœuf. Betty pense que Julie est effrayée par le retour de George. 

La porte du bureau de Michael s’ouvre et le médecin accompagne miss Lane jusqu’à la sortie. Il salue Betty et dit aux deux femmes qu’il les laisse aller déjeuner ensemble.

Betty demande à parler à Michael un instant. Ils vont dans le bureau de consultation et Betty lui dit que son travail à l’hôpital n’est pas fait pour elle.  Mais Michael veut connaître toute la vérité. 

Betty lui explique que miss Choate ne l’aime pas et qu’elle est mesquine avec elle. Elle lui dit aussi qu’elle sait tout à propos du bébé qu’elle a perdu. Michael essaie de dédramatiser la situation et Betty accepte de garder son emploi.

Plus tard, Betty et Julie sortent dans la rue et passent devant le Clarion et le magasin de bateaux des Carson, où Elliot retourne le panneau.


Au magasin, Elliot retourne le panneau « ouvert ». Il s’entretient avec Maître Wainwright, l’avocat des Peyton, de Leslie et Elizabeth. 

Elliot lui demande qui lui a laissé entendre que Leslie et Elizabeth se voyaient. L’avocat lui répond que Catherine l’a dit à son père. 

Elliot l’informe qu’il a en sa possession le journal intime d’Elizabeth. Il est revenu à Peyton Place pour une seule raison : être disculpé. Il veut se servir du journal pour rouvrir le dossier et prouver une bonne fois pour toutes qu’il est innocent du crime dont on l’a accusé. 

Elliot et Wainwright parviennent à un accord et concluent un marché. Wainwright est d’accord pour aider Elliot.

Leslie passe en voiture devant le magasin. Il aperçoit l’avocat William Wainwright en sortir et serrer la main d’Elliot. Le visage de Leslie se crispe d’inquiétude.


Episode 50

Mardi 9 mars 1965

Entretien d’embauche 

La deuxième nuit suivant les funérailles de son père, Paul Hanley s’est assis dans un coin de la pièce sombre où son père a vécu bien des années. Puis il a ouvert la mallette que son père gardait fermée dans un coin d’une armoire. La débâcle de souvenirs qu’il y a trouvée va changer la destinée de quelques habitants de Peyton Place.

Dans l’appartement au-dessus de la pharmacie, Paul Hanley ouvre la mallette.


Paul plonge la main dans la mallette et en ressort le voile de mariée de sa sœur. Il imagine entendre la voix de sa sœur, Elizabeth, réciter ses vœux de mariage. Il imagine aussi son père lui disant « Tu as fait ce qu’il fallait faire. La seule chose qu’il fallait faire ».

Perturbé, Paul veut fermer la mallette. C’est alors qu’il voit, dans un coin, un livre. Il le saisit. Il s’agit en fait du journal intime d’Elizabeth.


Constance arrive au secrétariat du cabinet de Michael. Le médecin est avec Abby Chapman, une patiente qui a une laryngite, mais qui veut répéter pour la chorale. 

Julie demande à Constance d’attendre. « Ce ne sera pas très long », dit-elle avec un sourire. 

Elle lui donne des nouvelles de Betty. La jeune fille postule à un emploi d’aide-infirmière. 

Puis elle parle de George, qui revient bientôt pour une visite. Elle ne s’inquiète pas pour lui. Elle s’inquiète surtout pour elle et ne sait pas comment elle va pouvoir gérer le retour de son mari. Elle a peur que son retour soit un peu trop précipité.

Michael et la jeune Abby sortent de la consultation. Rossi voit Constance dans son cabinet et lui prescrit des calmants. Il lui dit qu’elle est en état de grand stress, à cause du secret qu’elle garde sur la naissance d’Allison. 

Il lui dit une nouvelle fois combien il est important qu’elle avoue à Allison qu’Elliot est son père, avant que la jeune fille ne l’apprenne par quelqu’un d’autre. 

Au secrétariat, Julie décroche le téléphone. Elle est contente d’avoir Betty en ligne. La jeune fille l’appelle pour un conseil vestimentaire pour son entretien. 

Julie lui demande de la rappeler une fois l’entretien terminé et croise les doigts pour que tout se passe bien. 


À l’hôpital, le docteur Rossi frappe et entre dans le bureau de miss Esther Choate afin de lui parler de l’embauche de Betty. (Il s’agit de la première apparition d’Esther Choate, l’infirmière en chef de l’hôpital.) 

Elle lui fait remarquer qu’il y a de nombreuses candidatures pour cet emploi, mais Michael recommande fortement Betty, insistant sur le fait qu’elle est brillante et motivée. 


Dans le bureau du docteur Robert Morton, Norman Harrington parle avec le médecin du décès de sa mère. 

Il est inquiet de savoir Leslie sur le point d’ouvrir un dossier pour la déclarer mentalement irresponsable. Morton le rassure. Il a déjà été contacté par l’avocat de Martin Peyton et lui a dit qu’il témoignera en faveur de Catherine afin de dire qu’elle était en pleine possession de ses moyens.

« Est-ce que vous l’avez dit à mon père ? », demande Norman. Le médecin secoue la tête. « Non, d’ailleurs ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus ».

Morton songe à l’appeler. En informant Leslie qu’il compte dire que Catherine avait toute sa tête, il évitera peut-être que le procès ait lieu.


Dans le corridor de l’hôpital, Betty vient pour la place et passe un entretien avec miss Choate. Betty s’entretient d’abord avec l’infirmière se trouvant à la réception. 

Alors qu’elle patiente, Norman sort du bureau de Morton et vient lui parler. Il lui souhaite bonne chance. Puis l’infirmière lui fait savoir qu’elle peut entrer dans le bureau de miss Choate.

Dans le bureau de l’infirmière en chef se tient l’entrevue. Choate est brutale, désagréable et hostile envers Betty. 

Elle lui dit qu’elle sera payée 237 dollars par mois si elle est engagée. Betty avoue qu’elle n’a pas de référence, qu’elle n’a jamais travaillé et qu’elle n’est pas entrée à la Faculté parce qu’elle s’est mariée. 

« Pourtant, vous vous faites appeler mademoiselle », lui dit la perfide Choate. « Le mariage a été annulé », est obligé d’avouer Betty.

Mlle Choate lui donne un formulaire d’inscription qu’elle pourra remplir chez elle et renvoyer par la poste.

Betty sort du bureau et se retrouve dans le corridor, à la réception. Elle y rencontre Michael. Elle lui dit qu’elle n’a pas fait bonne impression à miss Choate. Elle a peu d’espoir d’être prise.

Il décide d’aller parler à l’infirmière en chef. Cette dernière lui dit qu’elle préfère étudier son dossier avant de prendre une décision. Cependant, le médecin lui fait savoir qu’il veut que Betty soit engagée. Michael la remercie et quitte son bureau.


Au Collège de Peyton, Allison va voir Paul et ce dernier se montre désagréable envers elle. 

Elle lui présente ses condoléances à propos de la mort de son père. Il ne les accepte pas vraiment. Il lui dit que la mort est une terrible perte de temps pour ceux qui vivent. La preuve en est qu’il a au moins quatre jours de travail en retard. Il lui demande si elle s’attendait à le voir pleurer. Allison s’en va, bouleversée par les paroles dures de son enseignant. 

Rodney parle avec Allison dans le hall. Il dit que « c’est trop moche pour le père de Paul ». Il l’offre de la raccompagner chez elle en voiture. Elle lui dit qu’elle ne rentre pas à la maison. 

Il offre alors de la raccompagner au magasin. Rodney lui fait savoir qu’il n’est plus marié à présent et qu’il souhaite sortir de nouveau avec elle. Elle accepte de se faire reconduire jusqu’au square.


Paul Hanley se glisse furtivement dans la maison de la plage et laisse un paquet sur le bureau d’Elliot. Il repart en étant sûr de ne pas être vu.


Rodney conduit Allison jusqu’au square. Il lui dit à quel point il prend plaisir à être avec elle. Il lui propose d’aller skier avec elle samedi, au Mont Griswald. Il n’y est plus allé depuis bien longtemps. Elle accepte, le remercie et sort de la voiture.

Devant la librairie, Allison parle avec Elliot et lui dit qu’un garçon de l’école vend sa voiture pour 75 dollars. Elle lui dit que la route est longue jusqu’à la maison de la plage et qu’il a besoin d’une voiture. 

Elliot lui répond qu’il a déjà déménagé là-bas et qu’il a déjà acheté une voiture pour 50 dollars. « C’est un très bon prix », lui dit-elle avant d’entrer dans la boutique.

Dans la librairie, Allison parle à sa mère d’Elliot Carson, en lui disant qu’il a déjà déménagé à la maison de la plage. 

Elle dit qu’il n’est plus le même que lorsqu’il est revenu à Peyton Place. Il semble très distant vis-à-vis d’elle et elle ne sait pas pourquoi. 

Constance lui dit qu’il doit avoir beaucoup de choses à l’esprit. Allison veut l’inviter à dîner, mais Constance lui fait savoir que ce ne serait pas une bonne idée. 

Allison l’informe aussi que Rodney l’a invitée à venir skier samedi prochain. Constance n’est pas enchantée, mais préfère tout de même Rodney à Paul.


Elliot arrive chez lui, à la maison de la plage, allume un feu dans la cheminée, et trouve le petit paquet. Il regarde prudemment autour de lui et ouvre le paquet. Il y découvre le petit journal intime d’Elizabeth, enveloppé dans une édition du Clarion datant de 18 ans et qui titrait en première page :

MEURTRE D’ELIZABETH CARSON


Episode 49

Jeudi 4 mars 1965

L’annulation  

Dans cet appartement au-dessus de la pharmacie vivait feu Calvin Hanley. Maintenant, cet endroit, avec tout ce qu’il contient, appartient à son fils, Paul Hanley, y compris les souvenirs amers et les étranges secrets conservés entre ces murs.

Il s’agit de la première nuit après les funérailles de Calvin Hanley. Le square, le pilori, la pharmacie de Peyton Place. Puis les escaliers montant à l’appartement de Calvin Hanley.


Le commissaire-priseur, Mr Arvin, frappe à la porte de l’appartement de Calvin. Paul lui ouvre et le fait entrer. Il mentionne le fait que son père a partagé cet appartement avec sa mère pendant onze ans. 

M. Arvin continue son inventaire. Pendant ce temps, Paul ouvre la porte d’une armoire et en sort une mystérieuse mallette. Il tente de l’ouvrir mais elle est cadenassée. 


Allison se trouve devant la vitrine de la pharmacie où une affiche indique sa fermeture pour cause de décès. Elle emprunte le trottoir neigeux, passe devant la boutique « Les Femmes » et entre dans la librairie, trouvant sa mère plongée dans la lecture d’un livre. 

Allison fait remarquer qu’il ne fait pas seulement froid dehors, mais aussi ici. Elle fait référence à leur dispute. « Nous nous sommes disputées à propos d’un voyage qui finalement n’aura jamais lieu. Tu n’avais jamais été aussi distante de moi », fait remarquer Allison. 

Constance lui répond qu’elle n’est pas distante. 

Allison est venue faire la paix et dit à sa mère qu’elle l’aime. Émue, Constance l’étreint et lui répond qu’elle aussi l’aime. 

En sortant de la librairie, Allison rencontre Elliot sur Glover Street et lui demande si Eli va bien et apprécie la Floride. Elliot est fuyant avec elle. Il lui dit que son père va bien et rentre dans son magasin avant qu’Allison ne termine sa phrase.

Elle aperçoit Betty qui, de l’autre côté du square, entre dans l’imposant bâtiment abritant le tribunal. 

Allison entre dans le bureau du Clarion pour y voir son oncle Matthew. Il lui demande si elle vient au Clarion uniquement pour se plaindre d’une coquille faite dans son article. 

Elle avoue ne pas y avoir prêté attention et lui dit que sa nouvelle rubrique l’embarrasse : « Je ne comprends pas ce que je vois. Je vois des choses, mais je ne les comprends pas.  »

Elle ajoute qu’elle a vu Betty Harrington se rendre au tribunal. Elle ne sait même plus comment l’appeler. Harrington ? Anderson ?

Matt l’informe qu’elle et Rodney sont en procédure d’annulation du mariage. 

Allison semble dépassée par toutes ces choses qui changent à une allure folle. Cela l’effraie. 

Elle se demande ce qu’il va advenir de la pharmacie maintenant que son propriétaire est décédé. « Ils vont la mettre en vente », répond Matt. 

« Oncle Matt… Les choses changent tellement vite. Je veux juste pouvoir les retenir. C’est comme ma mère, je me suis accrochée à elle. »

Matthew lui conseille de ne pas s’accrocher à Constance. En revanche, selon lui, Constance a besoin d’elle. 

Avant de partir prendre le bus pour l’école, Allison lui dit qu’elle continuera toujours à l’appeler « Oncle Matt ». 

Allison traverse le square en courant, dépasse le canon et s’engouffre dans le bus menant à l’école de Peyton Place.


Au cabinet médical, Julie donne le courrier à Michael. Elle lui donne également le dossier médical de Mme Gail Chapman, qui est probablement la mère de l’amie d’Allison, Abby Chapman. Rossi en profite pour dire à Julie qu’elle fait du bon travail. 

Julie dit au médecin qu’il a reçu une carte postale de Rome, envoyée par Laura Brooks, actuellement en vacances en Europe. Elle l’a ouverte par inadvertance. 

Laura est actuellement à Rome. Julie l’envie. Avec George au sanatorium, et les problèmes de l’annulation du mariage de Betty, tout semble sans espoir pour elle. Betty n’a pas voulu qu’elle l’accompagne au tribunal. « Pourrais-je être à nouveau une mère pour elle, docteur ? » soupire-t-elle. 

Michael la réconforte : « Cela ne veut pas dire qu’elle ne veut pas de vous. Les jeunes veulent vivre une vie d’adulte et s’assumer, mais ils doivent se chercher eux-mêmes avant de devenir des guerriers. »


Bureau du juge Withley. Betty prête serment. Rodney l’a déjà fait auparavant.  Maître McVeigh est l’avocat de la demanderesse, Betty, et Theodore Dowell,  celui de Rodney. 

On demande à Betty de décliner son identité. « Betty Harrington », répond-elle. On lui demande alors son nom de jeune fille. Un peu déstabilisée, elle répond « Anderson, Betty Anderson ». 

On lui demande ensuite le nom de son mari. « Rodney Harrington », dit-elle. Enfin, on lui demande le deuxième prénom de son mari et elle admet ne pas le savoir. « M… quelque chose », balbutie -t-elle. On l’informe alors qu’il s’agit de Martin. 

Le juge lui demande la raison de l’annulation et Betty lui répond que Rodney ne veut pas d’enfant. « Maintenant, ou bien jamais ? » s’enquiert l’homme de loi. « Jamais », précise Betty. 

L’avocat de Betty n’ayant rien à ajouter, le juge Whitley prononce l’annulation. Il informe la demanderesse qu’elle retrouve son nom de jeune fille. 

L’audience s’est déroulée très vite, trop vite apparemment pour Betty, qui est étonnée par la brièveté du processus et s’exclame « C’est tout ? »

Maintenant au square, Betty enlève son alliance. Michael s’apprête à entrer dans sa voiture, mais l’aperçoit et décide de la rejoindre. Elle demande au médecin ce qu’elle doit faire de la bague. 

Elle dit qu’à Reno, au Nevada, les femmes divorcées jettent leur alliance dans la rivière. Voyant la détresse de la jeune fille, il l’invite à déjeuner à l’auberge.


Dans la rue qui borde les magasins, Matthew se précipite vers Constance et l’invite à manger avec lui à l’auberge. Constance lui dit qu’une bonne minestrone lui ferait le plus grand bien. 

Ils parlent d’Allison et du fait que la jeune fille semble à la fois apeurée et troublée par les récents événements. 

Derrière le rideau du magasin Carson, Elliot, planté comme un mannequin, regarde fixement dehors Constance et Matthew.


Au Colonial Post Inn, Betty commande un jus de tomates. Michael en fait de même. Betty lui dit qu’elle n’a pas encore 21 ans et que par conséquent, elle est trop jeune pour commander une boisson alcoolisée. Pas assez jeune pour commander une boisson alcoolisée, mais assez mûre pour avoir perdu un bébé et un mari. 

Ils conversent tandis que la serveuse leur apporte les deux jus de tomates. Michael revient sur l’interprétation qu’a faite Betty à la jeune Lucy Adams avec la marionnette Marcibel Lunchpocket. Il pense qu’elle est faite pour s’occuper des gens.

Michael est de retour à son bureau. Julie lui dit qu’il a reçu plusieurs appels. Les mémos sont sur son bureau. Michael lui fait savoir qu’il a parlé avec Betty. 

Julie est triste car Betty n’a pas pris la peine de lui téléphoner pour lui annoncer l’issue de son audience au tribunal. Mais elle est contente de savoir qu’elle a eu le soutien du médecin. 

Michael évoque la possibilité que Betty puisse devenir aide-infirmière.  Une aide-infirmière gagne 237 dollars par mois. Il va prendre un rendez-vous pour demain à l’hôpital. Elle lui a semblé emballée par la proposition. Julie, de son côté, est ravie. 

Constance arrive pour voir Michael. Elle lui dit qu’elle a des insomnies et que sa tension est élevée. Elle pense que c’est dû au stress. Elle avoue être très nerveuse en ce moment.

Il l’examine, afin de s’assurer que c’est bien nerveux et qu’elle ne souffre pas d’anémie. Lorsqu’elle lui demande s’il va lui prescrire des médicaments, il lui répond que l’on n’a pas encore développé des médicaments pour prendre des décisions à sa place. 


Chez les Harrington, l’avocat Theodore Dowell s’entretient avec Leslie à propos du testament de Catherine. Il a essayé de trouver un compromis avec Martin Peyton, mais c’était peine perdue. Le vieil homme est déterminé à ne rien laisser à Leslie. 

Norman entre tandis que Dowell s’en va. Leslie souhaite s’entretenir avec son fils. Il veut surtout savoir pourquoi Norman a été voir l’avocat Wainwright. 

Norman lui fait savoir qu’il ne veut pas que son père essaie de prouver que Catherine était incompétente. S’il le fait, Norman n’hésitera pas à témoigner contre lui. 

Rodney descend l’escalier et croise Leslie qui lui demande d’aller raisonner son frère, puis Leslie se retire à l’étage. 

Rodney essaie d’engager la conversation avec son frère, mais Norman est trop bouleversé par la conversation qu’il a eue avec son père. Lorsque Rodney lui demande ce qui ne va pas, Norman répond que rien ne va. Rodney étreint son frère pour le réconforter. 

Paul Hanley se trouve dans l’appartement situé au-dessus de la pharmacie. Il ouvre un petit coffre dans lequel se trouvent des lettres et… une clé. Celle-ci permet à Paul de déverrouiller la mallette de son père. 


Episode 48

Mardi 2 mars 1965

Une note salée  

Alors que la semaine de travail s’achève pour Calvin Hanley, il doit confronter l’homme qui s’est marié à sa fille et qui a passé de nombreuses années en prison pour son meurtre.

Le square de Peyton Place.


Calvin Hanley ferme la porte de la pharmacie lorsque Elliot arrive et force le chemin. 

Elliot affirme que Leslie voyait régulièrement Elizabeth. Il pense que le soir de sa mort, Elizabeth avait projeté de s’enfuir avec Leslie, et que c’est sans doute Leslie qui était avec elle. 

Calvin maintient que c’est Elliot l’assassin, et ce dernier insiste en affirmant le contraire. Il sait qu’à l’époque, quelqu’un a mis dans la tête de Paul l’idée qu’Elliot était le meurtrier. 

Elliot s’en va et Calvin téléphone immédiatement à Leslie.

Il se rend chez les Harrington. Christine Gordon le fait entrer et il rejoint Leslie au salon. 

Leslie lui dit que Catherine a écrit une lettre à Martin affirmant qu’il avait une liaison avec Elizabeth. Il affirme que ce n’est que mensonge. 

Calvin demande à Leslie l’assurance que sa fille ne sera pas mentionnée au cours du procès en contestation du codicille. Leslie ne lui promet rien, alors Calvin le menace. À ce même moment, Norman arrive et interrompt la conversation.

Calvin s’en va. Pour faire bonne impression, Leslie demande à son fils comment s’est passé le match de basket. Norman lui annonce que Peyton High a gagné. Ils sont seconds au classement. 

Norman essaie de savoir ce qui se passe entre Leslie et Calvin. Leslie lui ment en lui disant qu’il protège les intérêts de Norman et Rodney dans une affaire financière. 

Norman n’est pas dupe. Lui pense que Leslie veut faire témoigner Calvin le pharmacien au procès pour dire qu’il prescrivait à Catherine des tranquillisants qui pouvait altérer ses facultés mentales. 

Leslie lui répond qu’il ne laissera rien à Peyton. C’est pour ses fils qu’il se bat contre le codicille. Il ne veut rien perdre de ce qu’il leur est dû. « Que crois-tu que nous ayons perdu ? »  demande Norman en pensant bien sûr à la mort de sa mère. 


Nous sommes à l’hôpital. Munie d’une petite marionnette en chiffon appelée Marcibel Lunchpocket, Betty chantonne à Lucy Adams :

            Eat your breakfast with a smile,

            And you’ll feel better in a while.

            When you’re well as well can be,

            You’ll go home so happily

            Happy doodle doole dee,

            Sing and sing so happily,

            Happy doodle doodle dee,

            Sing and sing this song with me.

      (en parlant) : allez, Lucy, s’il te plaît chante avec moi.

            Happy doodle doole dee,

            Sing and sing so happily,

            Happy doodle doodle dee,

            We are jolly as can be.

Michael les interrompt. Il appelle gentiment la jeune fille « Nurse Betty ». Il admire son habileté à s’occuper des enfants. 

Une véritable nurse arrive pour donner le bain à Lucy. Michael demande à Betty si elle n’a jamais songé à devenir aide-infirmière. Betty secoue la tête. Elle pense que ce métier demande beaucoup d’expérience qu’elle n’a pas acquis. 

Mike pense le contraire et voit que Betty a beaucoup à donner. Il lui dit qu’elle devrait aller voir Mlle Choate, chef infirmière qui s’occupe du personnel.


Paul rencontre Constance dans la rue. Il dit qu’il vient enfin pour payer son ardoise. Il la suit jusqu’à la librairie. 

Constance lui parle d’Allison. Paul lui doit 45,25 dollars. Il lui demande s’il pourra montrer New York à Allison au cours de l’excursion. 

Constance lui fait savoir qu’elle n’y va pas. Paul insiste sur le fait qu’elle devrait donner la permission à sa fille de s’y rendre. Mais Constance ne cède pas, prétextant qu’Allison est trop jeune pour un tel voyage. 

Paul sème le trouble chez Constance en tentant d’évoquer le père d’Allison. Elle se débarrasse de lui en lui souhaitant froidement une bonne journée. 

Une fois Paul parti, Constance s’empresse de téléphoner à Elliot au magasin Carson pour lui dire que Paul était ici et qu’il a fait des commentaires troublants. 

Il lui dit qu’il vient tout de suite et raccroche brutalement le téléphone, avant que Constance ait pu lui dire qu’il n’est pas obligé de venir.

Elliot arrive précipitamment à la librairie et parle avec Constance de Paul et Allison. Ils savent que Paul suspecte quelque chose. « Tu ne vas pas la laisser aller avec lui à New York, n’est-ce pas ? », s’enquit Elliot. 

Constance le rassure en lui disant qu’il est hors de question qu’elle aille à New York. Elliot lui dit que Paul est un garçon à l’esprit tordu.


L’avocat des Peyton, William Wainwright, parle dans son dictaphone. Norman frappe à la porte et il le laisse entrer. 

Wainwright est d’une nature très amicale. Norman souhaite l’aider à prouver que sa mère était saine d’esprit. 

Ils parlent des compétences mentales de Catherine. Norman demande pourquoi Calvin Hanley est venu rendre visite à son père la nuit dernière. Wainwright n’en a pas la moindre idée mais compte bien le savoir. 

Norman lui dit que si jamais son père attaque sa mère, alors il se rangera du côté de sa mère.


Wainwright entre à la pharmacie pour parler avec Calvin Hanley. Madame Miller paye ce qu’elle doit et s’en va. Hanley rappelle à l’avocat qu’il lui a demandé de rester loin de lui. Wainwright lui dit qu’il sera à l’auberge dans la journée, au cas où Hanley voudrait parler avec lui.


Allison est dans la cuisine lorsque Constance rentre. Elle prépare un bœuf Stroganov. 

Constance dit à Allison qu’elle ne peut pas aller à New York. Elle ne pense pas que Paul est digne de foi. Allison est extrêmement déçue et reproche à sa mère de ne pas la laisser vivre sa vie comme elle l’entend.

Constance lui dit qu’elles iront un jour toutes les deux, et Allison prend cela comme un lot de consolation, ce qui rend Constance triste.


Paul se précipite vers Elliot dans la rue, près de la pharmacie. Il lui reproche d’avoir influencé Constance dans sa décision de ne pas envoyer Allison à New York avec le Club d’art dramatique. 

Elliot lui dit qu’il n’y est pour rien. Il lui reproche de cacher la vérité, ou tout du moins d’en avoir peur. 

Est-ce que Calvin continue à le battre avec une ceinture comme lorsqu’il était enfant ? Elliot lui dit qu’il a autant besoin de Paul que Paul a besoin de lui. 

Calvin sort de la pharmacie et voit son fils en difficulté avec Elliot. Il est pris d’un malaise et s’écroule. 

Paul se précipite vers lui. Il s’agenouille devant le corps sans vie de Calvin.


Episode 47

Jeudi 25 février 1965

Une visite à George  

Lorsque Michael Rossi a loué la maison de la plage, il n’était pas concerné par son histoire. Il aimait simplement la solitude et l’atmosphère de cet endroit. Mais il y a d’autres personnes intéressées par cette maison, quoique ce ne soit pas pour les mêmes raisons.

La Marina. La maison de la plage avec Michael et Paul Hanley.


Il s’agit de la prolongation de la dernière scène du précédent épisode. À la maison de la plage, Elliot entre tandis que Paul s’en va. Michael offre un verre à Elliot, tout en lui disant combien il trouve Paul bizarre. 

Elliot lui parle alors du meurtre d’Elizabeth. Il veut prouver son innocence. Il compte également reprendre la maison de la plage. « C’est ma maison, Rossi », lui dit-il. 

Michael le regarde dans les yeux : « Est-ce que vous me demandez de déménager ? ». « Je dois reprendre cette maison. Depuis bien longtemps, vous savez que cela arriverait ».


À l’Usine, Julie va voir Leslie. « J’ai téléphoné chez toi et on m’a dit que tu étais ici ». Il l’accueille chaleureusement, mais Julie reste distante. Elle ne répond même pas quand Leslie lui propose un café.

Il lui demande des nouvelles de George. Puis Julie en vient au point essentiel de sa visite : le rapport qu’a établi le détective Blaine sur Betty à la demande de Leslie lorsque la jeune fille se trouvait à New York. 

Elle lui demande de ne plus s’immiscer dans la vie de sa fille. Il lui a fait assez de mal comme ça. Leslie déchire alors la seule copie qui lui reste du rapport et lui demande de lui faire un sourire. Julie lui dit qu’elle ne veut plus le voir.


Plan du square, puis du pilori. Rodney entre dans le bureau de l’avocat Maître Theodore Dowell afin de signer les papiers de l’annulation de son mariage. 

Betty est déjà là, à attendre. La secrétaire de Dowell, une femme d’un âge certain, apporte les papiers à Betty afin qu’elle les lise. Elle lui précise que l’audience sera présidée par le juge Whitley. 

Dowell arrive. Il dit aux jeunes gens que tout est en ordre. Il leur demande s’ils ont bien réfléchi aux conséquences de leurs actes. 

Betty lui précise qu’il y a eu fraude dans le sens où elle a fait croire à Rodney qu’elle attendait toujours son bébé. 

Quant à Rodney, il dit que c’est sa faute s’il n’y a pas eu de relation entre eux durant le mariage. Conclusion : échec à remplir les conditions maritales. 

Pressée d’en finir, Betty demande à partir et l’avocat lui en donne la permission. Dowell affirme à Rodney que quoi que décide la Cour, ce mariage ne sera jamais définitivement terminé.


Julie apporte une boîte de chocolats à George au Sanatorium. C’est un cadeau de Betty. 

George semble aller mieux, mais Julie se raidit lorsqu’il lui dit qu’il pense bientôt pouvoir lui rendre visite à Peyton Place.

Il s’en veut de tout l’argent dépensé dans ses soins et Julie lui dit de ne pas s’inquiéter pour cela, sans lui préciser que c’est Leslie qui paye tout.

Le docteur arrive et George quitte la pièce. Le docteur Kessler assure à Julie que George réalise de bon progrès et va bientôt bénéficier d’une permission pour rentrer chez lui. Il devrait être prêt d’ici une semaine ou deux, sans doute. 

Julie demande si ce n’est pas un peu trop tôt. Kessler lui dit que George aura besoin de temps, de compréhension, et d’amour.


En face du Clarion, Allison se précipite vers Elliot et lui demande pourquoi il a demandé à Paul de le raccompagner la dernière fois. Elle sait qu’Elliot n’aime pas Paul. 

Elliot admet qu’elle a raison sur ce point. Paul lui est antipathique. Il met en garde Allison contre ce genre de personne. 

Selon lui, Paul est vicieux, comme les compagnons de cellule qu’il avait quand il était à la prison d’État. Il lui demande de rester loin de lui. Et lorsqu’Allison lui demande s’il cautionnerait son voyage à New York, il répond : « absolument pas ».


Matthew va rendre visite à Elliot au magasin Carson. Ils parlent pour savoir s’il est recommandable ou non de dire la vérité à Allison. 

Selon Matthew, c’est à Constance et à elle seule de décider. En tout cas, Elliot ne manque pas de remercier Matthew de l’avoir appuyé lors de sa demande de liberté conditionnelle. 

Puis ils parlent de Paul Hanley. Elliot pense que Paul risque de deviner qu’il est le père d’Allison. Il évoque à Matthew son discours sur le nombre 18 (Allison qui a 18 ans, Elliot qui est en prison depuis 18 ans)… Selon Elliot, Paul est sur le point de découvrir la vérité.


Constance s’évertue à installer un nouveau ruban sur sa caisse enregistreuse, lorsque Michael entre et lui apporte son aide. Il lui dit qu’il est en train de déménager de la maison de la plage et qu’il prend, en attendant, une chambre au Colonial.

Il réussit à mettre le ruban convenablement et Constance le remercie. Il quitte le magasin peu après l’arrivée de Matthew. 

Ce dernier rapporte à Constance sa conversation avec Elliot et lui conseille de dire la pure et simple vérité à Allison avant qu’elle ne l’apprenne par quelqu’un d’autre. 


Quelques heures plus tard, Maître Robert Wainwright frappe à la pharmacie – déjà fermée – et Calvin Hanley le fait entrer. Ils parlent d’Elizabeth. L’avocat lui demande s’il était au courant que Leslie entretenait une relation avec sa fille. 

Calvin se fâche. Il n’en démord pas : pour lui, Elizabeth était une fille respectable et n’avait pas le moindre amant.

Au moment où Wainwright s’en va, Elliot se montre dans la rue. Il salue l’avocat et lui demande pourquoi il est allé voir son ex-beau-père. L’homme de loi lui répond qu’il ne peut pas parler de ça avec lui. 

Ensuite, Elliot veut parler à Calvin, mais ce dernier ne veut rien avoir à faire avec lui. Cependant, Elliot force le passage de l’entrée de la pharmacie. « Sors d’ici ! », ordonne le pharmacien. Mais Elliot n’a pas l’intention d’obéir. « Nous devons parler. »


Episode 46

Mardi 23 février 1965

L’aveu d’Elliot 

Chaque jour à 10 h 05 précise, le train local arrive à Peyton Place pour prendre les passagers et le courrier. Aujourd’hui, un des passagers est le vieil Eli Carson, un homme qui aurait dû vivre toute sa vie à Peyton Place. Mais ni Eli ni Allison, venue lui dire au revoir, ne savent combien de temps il lui reste à vivre.

Le train entre en gare à Peyton Place. Allison est sur la route du magasin Carson.


Allison se rend au magasin des Carson pour parler à Eli. Elle lui dit au revoir et lui souhaite un bon voyage en Floride, avant de partir. 

Eli est touché par cette marque de sympathie et une fois Allison partie, il dit à Elliot à quel point c’est une jeune fille bien.

Le vieil homme évoque la mort de la mère d’Elliot, se rappelant que son fils s’est engagé dans la marine à la suite de ce décès. Il lui demande de ne pas gâcher sa vie, maintenant qu’il est libre. 

Il voudrait que son fils vienne avec lui en Floride, il veut vendre le magasin et repartir à zéro dans un autre endroit.

« Tu sais bien que ce n’est pas possible, dit Elliot. Pas tant que je n’ai pas prouvé mon innocence ».

Elliot lui dit qu’il ne sera jamais libre tant que le véritable meurtrier de sa femme court toujours.

Eli est nostalgique, il lui dit à quel point il est désolé que sa vie ait été gâchée par ces années de prison. Il aurait tant aimé voir son fils se marier et avoir des petits-enfants.

« Tu es grand-père », lui dit alors Elliot.

Il se doit de dire à son père qu’Allison est sa petite-fille. La mère de Constance avait envoyé sa fille à New York afin de la faire rompre avec Elliot, mais Elliot est parti la rejoindre là-bas. Doucement, Eli revêt son manteau et s’apprête à partir.

Il lui dit qu’il est content d’avoir appris cette nouvelle et Elliot lui répond qu’il ne regrette pas de l’avoir fait.


À la librairie, Allison et Constance ont une sérieuse discussion à propos de l’excursion des élèves à New York. Allison ne comprend toujours pas pourquoi sa mère est réticente à donner son accord.

Lucy Frisby entre pour acheter un livre. Constance va faire des courses et décide de laisser le magasin sous la responsabilité d’Allison. 

Matthew tape à la fenêtre et entre dans la librairie. Allison lui dit que sa mère se sent mal à l’aise à chaque fois qu’elle mentionne la ville de New York. 

Allison se sent frustrée. Elle a le droit de savoir ce qui s’est réellement passé à New York il y a 18 ans. Mais selon Matthew, elle ne devrait pas se poser autant de questions. Il se fâche et lui dit qu’elle doit faire confiance à sa mère. Elle n’est encore qu’une enfant et Constance est à même de savoir ce qui est bon pour elle.


Julie Anderson est maintenant la secrétaire de Michael. Elle aime ce travail. Elle arbore même une nouvelle coupe de cheveux. 

Betty vient lui rendre visite au cabinet et lui remet une boite de chocolats pour son père, George, puisque Julie doit aller le voir. Elles parlent brièvement avant que Michael ne sorte de son bureau. 

Il dit à Julie qu’il sera de retour à 1 heure, aussi Julie pourra rester avec George aussi longtemps qu’elle le désirera. Puis le médecin, après une brève conversation, s’en va. 

Julie dit à sa fille qu’elle est heureuse de travailler pour lui. Elle devient livide lorsque Betty lui apprend que Leslie a payé un détective privé pour la suivre à New York.

Betty lui raconte la vérité sur son séjour : Sharon qui possède un appartement entretenu par un homme marié, et l’homme qui a donné de l’argent à Betty pour qu’elle retourne à la maison. Julie la croit, elle a d’ailleurs toujours cru sa fille.

Elle demande à Betty de dire la vérité à Rodney, mais Betty s’y refuse. À quoi bon ? Leur mariage est de toute façon terminé. Betty a d’ailleurs rendez-vous à 14 heures pour l’annulation.


Au magasin Carson, Robert Wainwright, avocat réputé de Peyton Place, vient voir Elliot. Ils parlent du procès d’Elliot pour le meurtre d’Elizabeth Hanley Carson. 

Wainwright a étudié les minutes du procès. Il demande à Elliot s’il a une idée de l’homme qui est venu rendre visite à Elizabeth la nuit du meurtre. Il n’a jamais pu prouver ce fait devant le tribunal, et c’est ce qui l’a en partie fait condamner. 

Mais Elliot ne sait pas. L’avocat s’apprête à partir. Elliot le retient en lui demandant si lui le sait. Maître Wainwright ne peut rien dire, mais il précise tout de même qu’il a été envoyé par Martin Peyton contre Leslie.

Elliot comprend que Martin se défend contre l’attaque de Leslie sur le codicille. Il comprend aussi qu’il y a des présomptions sur le fait que ce soit Leslie Harrington qui ait rendu visite à Elizabeth le jour de sa mort.


Chez les Harrington, Leslie parle à son avocat, Theodore Dowell, de la liaison qu’il entretenait avec Elizabeth Carson. Ou plutôt, Leslie se défend d’avoir eu une liaison avec elle.

Martin Peyton est cependant prêt à rouvrir les blessures d’il y a dix-huit ans.

« Ted, vous me connaissez depuis des années. Pensez-vous vraiment que je suis un meurtrier ? »

Dowell répond non, mais il prend du temps avant de répondre.

La sonnerie de la porte d’entrée retentit. Norman descend les escaliers et ouvre à Elliot Carson. Elliot demande à Norman s’il peut voir Leslie. Ce dernier l’accueille et le salue. Elliot le salue à son tour et serre la main de Theodore Dowell. L’avocat s’excuse et quitte la maison.

Leslie dit à Norman d’aller faire ses devoirs. Désormais seul avec le maître de maison, Elliot lui demande de but en blanc jusqu’à quel point il connaissait Elizabeth. 

Leslie lui dit qu’Elizabeth allait à l’école avec sa sœur, Laura Brooks. Elliot lui raconte que l’avocat des Peyton, Wainwright, est venu le voir. 

Leslie jure qu’il n’a jamais rien eu à voir avec la femme d’Elliot, ce qui constitue, bien entendu, un mensonge. Leslie offre un verre à Elliot, mais il le refuse et s’en va.


Un petit feu se consume dans la cheminée de la maison de la plage que Michael Rossi loue aux Carson. Dehors, un homme trébuche sur la pelle à neige.

Entendant le bruit, Michael se lève et regarde par la fenêtre le visiteur approcher. Il s’agit de Paul Hanley. Michael ouvre la porte et Paul entre de lui-même, précisant que sa sœur avait habité cette maison des années auparavant. 

Michael lui offre un verre. Paul lui demande s’il aime habiter ici. Paul, lui, ne voudrait pas y vivre. Pas à cause des souvenirs, mais en raison du désordre. Paul parle français en disant : « Plus les choses changent, plus les choses restent les mêmes ». Michael traduit sa phrase en anglais. 

Paul lui demande s’il est un pèlerin ou un voyageur.  Un pèlerin a une destination. Paul est un voyageur sans destination. 

Voyant qu’il tourne autour du pot, Michael lui demande le vrai but de sa visite. Paul n’en a pas vraiment. « Cette maison me fait froid dans le dos. », souffle le jeune enseignant. 

Il aimerait revenir en arrière, quand il était enfant et que sa sœur lui ouvrait la porte et lui demandait d’aller se laver les mains avant le goûter. 

Elliot arrive, frappe à la porte et entre. Paul s’excuse et part.


Episode 45

Jeudi 18 février 1965

Les 36 ans de Constance 

Chez les Harrington, Leslie et ses deux fils prennent le petit déjeuner en silence. Avec la tension provoquée par le testament de Catherine Harrington, son héritage au goût amer menace de détruire le peu d’harmonie qui règne dans la famille.

La neige recouvre les arbres de la propriété des Harrington.


Les deux générations de Harrington prennent leur petit déjeuner. Norman remplit à nouveau son verre de jus d’orange et s’assoit à la table. 

Il tente d’engager la conversation en disant à son père et son frère que chaque année, ils grattent près d’une tonne de rouille du pont situé en haut du Yukon. 

Leslie regarde son fils : « Pourquoi est-ce devenu si important ? », demande-t-il à brûle-pourpoint « Ce n’est peut-être pas important, mais le pont risque de s’effondrer… », répond Norman. 

Il lui demande ce qui est le plus important : voir s’effondrer un pont rouillé, ou bien une famille entière ? Il songe à la contestation du codicille. 

Pour lui, Leslie va porter atteinte à la mémoire de sa mère si jamais il attaque le codicille. « Je veux juste prouver que ta mère n’avait pas tous ses moyens lorsqu’elle a rédigé ce codicille. Je n’ai nullement l’intention de la traîner dans la boue », rétorque Leslie. 

Il ajoute qu’il fait ça aussi pour ses deux fils, il ne veut pas que l’Usine puisse revenir à Martin Peyton, car connaissant le vieil homme, il est sûr qu’il ne leur lèguera pas ce bien à sa mort. Norman n’est pas de cet avis, tandis que Rodney essaie de tempérer les choses.

Comprenant qu’il n’y a aucun moyen de communiquer, Norman se lève et se rend au vestibule. Rodney le suit et lui dit qu’ils sont encore une famille. « Cette famille n’existera plus si jamais Papa conteste le codicille », répond Norman.

Il prend son manteau dans l’armoire et s’en va. Désormais seul avec son père, Rodney lui dit qu’il va voir Betty afin de lui rendre des perles qu’elle a oubliées. Leslie suggère de les lui envoyer par courrier. Mais Rodney n’est pas de cet avis. Il veut rester en bon terme avec Betty. « Tu ne l’as jamais aimée », dit-il à son père. « Et toi ? L’as-tu aimée ? », répond Leslie.

Il tend à son fils le rapport de Blaine sur Betty. Rodney y jette un œil. Puis il toise le regard de son père en disant : « Je croyais que tu avais engagé Blaine pour retrouver Betty, pas pour l’espionner ». Puis il déchire le rapport. « Ce n’était qu’une copie, je garde l’original en lieu sûr. », fait remarquer Leslie. 

Rodney regarde son père sans comprendre : « Pourquoi t’acharner contre elle ? » Leslie répond : « Je veux juste protéger mes arrières. J’espère que je n’aurais pas à utiliser ce rapport. »

Même si Rodney ne veut rien entendre, Leslie lui parle de ce que contient le rapport : les soirées de fêtes, l’homme qui donne de l’argent à Betty en sortant de son appartement, la frivolité de sa colocataire Sharon Purcell…


Plan de la maison des Mackenzie. À l’intérieur, Allison allume une grande bougie pour célébrer les 36 ans de sa mère. 

Elle offre à Constance une paire de boucles d’oreilles. Constance est ravie. Allison aimerait beaucoup que Constance fasse une fête, avec amis et membres de la famille. On frappe à la porte et Allison laisse entrer M. Baskin qui apporte une douzaine de roses à Constance. Les fleurs viennent de Michael.

Constance regarde Allison avec un faux air de reproche : « Comment sait-il que c’est mon anniversaire ? » Allison avoue qu’elle l’a dit au médecin.

Avec les fleurs se trouve une invitation à dîner. Constance aimerait qu’Allison les accompagne, mais elle refuse en disant qu’elle ne veut pas gâcher une soirée en tête-à-tête. Et aussi parce qu’elle a autre chose de prévu : une soirée cinéma au collège, organisée par Paul Hanley.

Constance ne dit rien, mais on sent que Paul Hanley revient trop souvent dans les conversations d’Allison et que ça ne plait pas à la mère.


Dans le salon des Anderson, Rodney essaie de rendre les perles de culture qu’il avait données à Betty. Betty n’en veut pas, mais il insiste. 

Il lui parle du rapport du détective Blaine et du fait qu’on l’a vue sortir d’une chambre d’hôtel avec un homme qui lui a donné 50 dollars. Si elle accepte un cadeau d’un étranger, elle peut bien accepter un cadeau de son mari. 

Elle lui rappelle qu’ils ne seront bientôt plus mariés et il lui rappelle que les Harrington continuent à payer les soins de son père. 

Betty est dégoûtée et ne peut s’empêcher de comparer Rodney à son père en lui faisant comprendre qu’il devient une pâle copie de lui. Rodney la gifle. 

Betty finit par dire qu’il reste encore de l’espoir pour Rodney s’il se sent insulté en étant comparé à son père. Rodney s’en va avec le collier de perles toujours dans ses mains.


À la librairie, Matthew embrasse Constance pour son anniversaire et lui souhaite beaucoup de joies et peu de peines. 

Ils parlent d’Elliot. Constance ne veut pas que les gens jasent à leur propos. « Ils ne le feront pas s’ils ne vous voient pas ensemble », lui dit Matthew.

La coïncidence veut qu’Elliot arrive juste à ce moment. Matthew les laisse seuls. 

Elliot choisit un livre et lui souhaite un bon anniversaire. Il se remémore un anniversaire qu’ils avaient passé ensemble à New York, et combien celui-ci avait été parfait. 

Constance aussi s’en souvient avec nostalgie. Elliot l’invite alors à dîner pour célébrer dignement l’anniversaire. Elle refuse, précisant qu’elle a déjà un rendez-vous avec Michael.


Michael travaille dans son cabinet, au Peyton Professional, lorsque Betty arrive et demande à parler à sa mère (elle a donc finalement accepté le poste de secrétaire). 

Michael lui indique qu’elle est partie au sanatorium de Greenvale pour voir George. 

Betty lui dit qu’elle s’ennuie et passe son temps comme elle peut. Ils entendent alors une petite fille pleurer et appeler sa mère. Il s’agit de Lucy Adams, une petite fille qui s’est fait mal au bras en heurtant un arbre avec son traîneau. Betty la calme en lui parlant gentiment. La petite fille oublie sa douleur grâce à Betty.  


Allison quitte le cinéma du collège et rencontre Paul. Ce dernier admet que la fin du film était plutôt déprimante. 

Puis il lui parle de la prochaine excursion des étudiants pour New York. Ils doivent aller y voir un spectacle. 

Allison ne faisant pas encore partie intégrante de l’Université ne peut normalement pas s’y rendre, mais Paul lui fait savoir qu’en tant qu’accompagnateur, il peut avoir une permission spéciale pour elle. 

Son visage s’illumine tant elle est heureuse de la nouvelle. Paul lui dit cependant qu’il doit avoir l’accord de sa mère. 

Allison pense que sa mère la laissera certainement y aller. Paul lui offre de la reconduire à la maison. Il présume que Constance est avec Elliot, mais Allison lui dit que sa mère a en fait rendez-vous avec Michael.


Michael dîne avec Constance dans un restaurant inconnu. On sait juste qu’il ne s’agit pas de l’auberge. 

Michael parle sans complexe d’Elliot, de Constance, et de lui. Constance lui dit que si Elliot a effectivement tué Elizabeth, alors elle, Constance, est à blâmer.

Mike voudrait savoir où elle en est avec Elliot. « Je ne suis plus amoureuse de lui », dit-elle. Elle ajoute qu’Allison ne doit jamais savoir qu’Elliot est son père. Elle ne veut pas que sa fille sache que son père est un homme déclaré coupable de meurtre.

« Et s’il n’est pas coupable ? Si un jour il arrive à prouver qu’il est innocent, que se passera-t-il alors ? », demande Mike. « Je ne sais pas… je ne sais vraiment pas », répond Connie.

Michael change de conversation et lui souhaite un joyeux anniversaire. Puis ils la raccompagnent chez elle.

Devant la maison des Mackenzie, Michael et Constance sortent de la voiture. Le médecin accompagne Connie jusque devant sa porte, puis lui souhaite une bonne nuit.

À l’intérieur, Allison donne à Constance un cadeau qu’elle a trouvé devant la porte lorsque Paul l’a raccompagnée. Il s’agit d’un livre de poésie de la part d’Elliot. 

Allison lui demande si elle peut aller à New York. Elle mentionne le fait que Paul servira de chaperon. Constance lui répond qu’elle doit y réfléchir, puis monte au premier avant qu’Allison n’insiste lourdement.