Episode 57

Jeudi 1er avril 1965

Abandon 

Quelque temps plus tôt, tandis que George Anderson s’était enfermé dans son bureau avec un revolver dans la main, il avait reçu l’aide d’Elliot Carson. Après quelques mois passés au sanatorium de Greenvale, George revient à la maison pour une période d’essai. Une nouvelle fois, Elliot Carson, en le conduisant à la maison, lui procure de l’aide. Mais dans l’esprit confus de George, Elliot Carson est le seul qui a besoin d’aide.

Le square. Le pilori. Le canon. La neige sur le sol. Elliot Carson conduit George dans sa voiture bon marché.


La voiture s’arrête devant les bureaux du Clarion. George demande à Elliot si les habitants de Peyton Place lui rendent la vie dure. Elliot lui dit de ne pas s’inquiéter pour lui : il va bien. 

Paul apparaît au coin de la rue lorsque George passe la double porte du Peyton Professional, une mallette à la main. C’est en fait l’entrée du cabinet du docteur Rossi. 

Elliot, quant à lui, porte un bagage et s’apprête à marcher jusqu’au magasin maritime lorsque Paul vient vers lui. 

Ils parlent brièvement de George et Paul avoue ne l’avoir jamais rencontré, mais avoir déjà entendu parler de lui. Il se souvient notamment qu’on le surnommait « l’assureur médiocre ».


Michael est dans son bureau en train de parler avec Julie lorsque George débarque. Le médecin l’accueille chaleureusement : « George… Comment vous sentez-vous ? C’est bon de vous voir de retour. »

Julie confirme les paroles de Michael. Le médecin laisse le couple seul, prétextant avoir des appels à donner. 

Avant qu’il ne retourne dans son bureau, George le remercie d’avoir trouvé du travail à sa fille. Il ajoute : « Puisque vous avez également trouvé du travail à Julie et Betty, pourriez-vous en trouver un pour moi ? »

Michael n’y voit aucun inconvénient  : « Je suis sûr que ce n’est pas le travail qui manque dans cette ville. Venez me voir demain, je verrais ce que je peux faire. »


Constance aperçoit Elliot par la fenêtre de la librairie, et se précipite à l’extérieur pour aller lui parler. 

Ils discutent notamment du retour de George. Puis Constance lui dit qu’elle s’inquiète pour Elliot. 

Elle ne veut pas qu’il fasse de bêtises (par exemple affronter de face Leslie), car il est sous liberté surveillée. Elliot est touché par la démarche de Constance. 

Après le départ de Constance, Elliot ouvre un paquet lorsqu’un coursier lui apporte une citation à comparaître pour demain, dans le cadre de l’affaire sur le testament de Catherine Peyton Harrington. 

Il se voit contraint de présenter le journal d’Elizabeth.


Au secrétariat du cabinet Rossi, Julie est avec George. 

Ils attendent Betty pour aller déjeuner ensemble. Julie lui fait savoir qu’elle est vraiment heureuse de le voir revenir à la maison. George a l’air très serein. Ils s’étreignent.


Matthew Swain sort du Clarion et entre au magasin maritime qui se trouve juste à côté. Elliot lui montre l’assignation le contraignant à produire le journal devant la Cour. 

Elliot pense que Paul a quelque chose à voir avec cette assignation. Matthew lui dit que si le journal est remis à la justice, Leslie ne se gênera pas pour faire savoir à toute la ville qu’Elliot est le père d’Allison. 

Elliot est dans une impasse : « J’ai promis à Constance de ne pas dire à Allison que je suis son père. Je devrais peut-être brûler ce maudit journal. »

Matthew le met en garde : s’il fait ça, il détruit une preuve.


Allison se promène le long du quai et aperçoit Norman assis sur le rebord, en face d’un magasin fermé. Elle s’approche de lui. « Ça ne va pas te rendre service de rester planté ici. Viens plutôt te balader avec moi. »

Silencieusement, Norman se lève et marche doucement au côté d’Allison.


À la librairie, Rita choisit un livre. Elle prévient Constance qu’elle viendra le chercher demain, lorsqu’elle aura reçu son salaire. 

La jeune femme s’apprête à partir lorsque Norman et Allison entrent dans la librairie. Norman présente Rita à Allison. Allison lui dit qu’elles avaient l’habitude de se croiser à l’école. 

Avant de partir travailler, Rita dit à Norman qu’elle espère qu’il n’a pas eu de problème avec son frère. Il lui répond qu’elle n’a pas à s’inquiéter à ce sujet. 

Même si elle est consciente de la présence de Constance, Allison discute avec Norman de faits privés. Elle lui dit qu’elle est ravie qu’il se soit trouvé une petite amie.

« Tu veux dire que tu n’es pas jalouse ? » demande le jeune homme. 

Allison affirme qu’il n’en est rien. « Pas même un tout petit peu ? », insiste Norman. « Eh bien, peut-être un tout petit peu », concède Allison. 


Dans le bureau de Maître Theodore Dowell, situé au-dessus de la banque, l’avocat converse avec Leslie. 

Ce dernier lui apprend que Paul Hanley a trouvé le journal d’Elizabeth et qu’il l’a confié à Elliot. « Paul pense que c’est moi qui étais à la maison de la plage le soir du meurtre. Il pense que je l’ai tuée et il est prêt à témoigner que c’était ma voix qu’il a entendue ce soir-là ». 

Dowell lui demande si Paul le fait chanter : « Si vous voulez mon avis, vous feriez mieux de laisser tomber. Cette bagarre contre le codicille du testament de Catherine risque de donner lieu à un nouveau procès pour meurtre ».

Soudain, Leslie voit par la fenêtre Norman traverser le square en riant, accompagné d’Allison et Constance. C’est la première fois qu’il voit son fils rire depuis très longtemps. 

Il vient de prendre sa décision : il laisse tomber l’affaire du codicille.


Rita est derrière le comptoir du bar d’Ada Jacks, occupée à se limer les ongles lorsque sa mère entre par la porte de devant. Le bar est fermé et tous les chaises et tabourets sont sur la table et le comptoir.

Ada fait remarquer à Rita que Kitch Brunner n’a jamais observé ses ongles, pourtant impeccablement soignés. 

Rita lui dit qu’elle a rendez-vous avec Norman Harrington, ce qui ravit Ada, car elle a toujours pensé que Norman était un garçon agréable. 

Cependant, Rita s’inquiète au sujet de Leslie. Ada lui dit de ne pas s’en faire pour ça, elle en fera son affaire. « Tu connais bien Leslie Harrington ? » demande Rita. Ada lui répond qu’elle connaît Leslie depuis très longtemps.


Dans une pizzeria, George s’efforce d’amuser Julie et Betty en leur racontant des blagues sur les psychiatres. 

Julie regarde sa montre et s’aperçoit qu’il est temps pour elle de reprendre le travail. Elle dit à son mari qu’elle rentrera tôt ce soir, car elle veut préparer un repas spécial pour le dîner. 

George se tourne vers Betty et lui demande si elle aime son travail à l’hôpital. Betty opine et lui demande comment il compte occuper le reste de sa journée. Il prévoit de s’asseoir sur le fauteuil de la salle de séjour et flâner toute la journée. 

Betty part la première, suivie par George (qui paie l’addition) et Julie.


Dehors, au square de Peyton Place, Rodney se précipite vers Betty. Il lui dit qu’il a vu son père mais qu’il n’a pas osé l’aborder, de peur de le déranger. « Je pensais qu’en me voyant, cela pourrait le bouleverser. »

Betty trouve cela ridicule : « Il lui en faut plus pour être bouleversé. » Il est passé par des moments terribles ces derniers temps, mais il a à cœur de s’en sortir. 

Rodney lui dit qu’elle aussi est passée par des moments difficiles. Et aujourd’hui, tout va mieux. C’est incroyable comme les choses peuvent changer. 

Betty acquiesce et ajoute : « Tu sais, il y a à peine quelques mois, Papa et moi étions ici même, assis dans ta voiture. Il m’avait demandé si la psychiatrie pouvait l’aider et j’ai répondu oui. Mais je ne savais pas ce que je disais. Parce que je ne savais pas vraiment ce qu’est la psychiatrie. »

Elle retourne travailler et Rodney se propose de la déposer en voiture. Elle décline l’offre poliment. 

« Tu sais, il me semble que je passe la moitié de ma vie à offrir des promenades en voiture à des gens », plaisante le jeune homme. 


À l’usine Peyton, la secrétaire temporaire de Leslie, Marian, se trouve avec son patron dans son bureau. Elle l’informe que George a appelé pendant qu’il était absent. Leslie lui dit que si jamais George rappelle, elle doit lui dire qu’il n’est pas joignable.  

Au même moment, Paul entre sans frapper. Leslie congédie Marian. 

Paul lui demande pourquoi Leslie abandonne son action en justice contre le codicille. « Parce que je ne pense pas pouvoir gagner », répond l’homme d’affaires. 

Paul accuse Leslie d’avoir assassiné sa sœur. Il pensait pouvoir le dire au tribunal. Quoiqu’il en soit, il rendra ce fait public. 

« Comment ? En citant les phrases d’un journal que vous ne possédez plus ? », ironise Leslie.

Leslie somme Paul de quitter son bureau immédiatement et lui conseille de laisser tomber cette histoire. 

Mais Paul continue à faire pression sur Leslie. Il claque des doigts : « Vous me congédiez comme ça ? Dites-moi, Harrington, pensez-vous vraiment que je vais me contenter de partir et de laisser tomber cette affaire ? »

Leslie lui dit qu’il est très arrogant et lui demande encore une fois de partir. 

Paul ne se démonte pas pour autant et tient tête à l’homme d’affaires : « Vous aimez donner des ordres aux gens, n’est-ce pas ? Eh bien, profitez-en bien, parce que bientôt vous n’en aurez plus l’occasion. » Finalement, Paul quitte le bureau.

Au secrétariat, George attend pour voir Leslie. Paul sort du bureau de Leslie et se présente à George avant de partir. 

Puisque George est ici, Leslie consent à le recevoir. Il se rend dans le bureau où Leslie s’enquiert de sa santé. Il lui offre un verre. George accepte un ginger ale. 

George lui dit qu’il a eu des problèmes, mais qu’il est en pleine forme maintenant. Il est venu rembourser les frais du sanatorium que Leslie a payé pour lui. Il se met en colère lorsqu’il parle de l’arrangement que Leslie a fait avec Betty au sujet de l’annulation du mariage. 

Selon George, c’est Leslie qui l’a enfermé au sanatorium. George prend son verre et le fracasse sur la table. Il sort du bureau, fou de rage, et retrouve Paul Hanley dehors. Ce dernier propose de le reconduire chez lui en voiture. 

George prend place dans la voiture. Paul conduit George tandis que la scène se termine.


Episode 56

Mardi 30 mars 1965

Un journal convoité  

Pour Paul Hanley, qui poursuit le même but qu’Elliot Carson, la recherche du meurtrier de sa sœur semble prendre fin.

Paul marchant sur le trottoir, dans la pénombre, et traversant le square.


Au magasin maritime, Paul est avec Constance et Elliot. Il insiste pour récupérer le journal d’Elizabeth, mais Elliot ne consent pas à le lui donner. 

Paul veut que Leslie paye pour le meurtre de sa sœur, et il fera tout pour cela. Il s’en va. 

Constance poursuit sa discussion avec Elliot. Elle lui dit qu’il doit faire quelque chose. 

Elliot est démuni. Il pense qu’il n’aurait peut-être pas dû revenir à Peyton Place. Maintenant, il sait qui a tué sa femme. Il sait que c’est Leslie Harrington et il ne peut rien faire. Il doit avant tout protéger leur fille. 


Chez les Anderson, Betty entre au moment où Julie demande par téléphone au docteur Kessler du sanatorium des nouvelles de George. « Très bien, merci docteur. Je rappellerai demain après la réunion du personnel. »

Julie raccroche et sourit à sa fille. « Il y a des spaghettis qui sont en train de cuire. Tu veux manger avec moi ? »

Betty décline l’offre. Julie lui dit qu’elle a de bonnes nouvelles : « Ton père va revenir à la maison pour une semaine entière. »

Betty émet des réserves. Julie lui dit que son père va mieux et Betty lui rappelle qu’il a tout de même détruit le buste en argile qu’il avait fabriqué.


Tard dans la soirée, Paul se rend au manoir afin de voir Leslie. Il est maintenant convaincu que Leslie est le meurtrier de sa sœur. La discussion est âpre.

« C’était votre voix que j’ai entendue la nuit du meurtre. Pas celle d’Elliot », affirme Paul. 

Leslie lui dit qu’il a beaucoup trop d’imagination. Il comprend que Paul a lu le journal intime. «  Je vous préviens, Hanley. Restez en dehors de ça », le menace-t-il. Il veut le poursuivre en justice pour diffamation. 

« Monsieur Harrington, pensez-vous être en position de me poursuivre en justice ? » s’enquiert calmement Paul. 

Leslie capitule et lance son argument préféré dans ce genre de situation : « combien ? »

« Êtes-vous en train de me proposer de l’argent pour mon silence ? » demande Paul. « Combien ? », répète l’homme acculé. 

Il pense que Paul joue un jeu, parce que sinon il aurait déjà été voir la police. Paul lui répond qu’il a sur la conscience les dix-huit ans de prison d’Elliot. Donc non : ce n’est pas un jeu. 

Puis Paul s’en va tandis que Leslie monte à l’étage.


Le docteur Morton est en ligne avec la réceptionniste de l’aéroport de Miami et s’enquiert de l’heure d’arrivée de l’avion dans lequel se trouve sa fille. Il veut que Claire l’appelle dès qu’elle arrive. 

Il raccroche et parle à sa femme, Grace, du retour de leur fille. Grace avoue qu’elle est surprise par ce retour précipité et lui demande s’il a une idée de pourquoi elle revient. Il avoue que non. 

Grace trouve cela étrange : « Cela semble si soudain ! Elle revient à Peyton Place après deux ans sans crier gare. »

Robert se pose moins de questions  : « Elle nous en dira plus lorsqu’elle se posera à Miami. Son avion doit atterrir d’ici une demi-heure. »

Claire Morton descend de l’avion. Dans l’aéroport, elle téléphone à son père. Ils échangent quelques mots de retrouvailles. Puis Morton lui passe Grace, avec qui elle échange également brièvement, disant notamment qu’il est bon d’entendre leurs voix.  

Puis le médecin reprend l’appareil. Claire lui annonce qu’elle doit d’abord passer à New York avant de venir à Peyton Place, mais ne donne pas d’autres précisions.


Au cabinet du docteur Rossi, Elliot donne au médecin des nouvelles de son père Eli. Michael l’a envoyé en Floride pour qu’il se repose. 

Cependant, Eli a fait savoir à son fils qu’il n’arrive pas à se procurer les pilules jaunes prescrites par le docteur Rossi, car il en a oublié le nom. Michael est d’accord pour lui faire une autre ordonnance.

Au secrétariat du cabinet, Julie parle au docteur Kessler. Il lui confirme que George peut revenir pour une semaine entière à la maison. 

Elliot sort du bureau de Michael et salue Julie. Il est content de savoir que George va mieux. 

Étant donné que Julie est débordée de travail, Elliot se propose d’aller chercher George directement au sanatorium. Julie le remercie et apprécie cette offre.


Depuis son bureau, au collège, Paul téléphone au Colonial et demande à parler à Maître William Wainwright.

« Je pense pouvoir vous aider dans le litige sur le testament de Catherine Harrington. Puis-je venir vous voir ? »

Wainwright lui donne le numéro de sa chambre : 209. « Parfait. Je serai là à 7 heures ce soir », conclut Paul. 

Il raccroche tandis qu’Allison entre dans le bureau. Elle voudrait lui parler. Elle vient lui remettre un devoir avec un jour  d’avance. Paul la félicite pour son perfectionnisme. 


Sur la place, Norman passe devant le pilori et le regarde, se remémorant sans aucun doute ce qui s’est passé la dernière fois. Puis il se rend au magasin Woodfinch afin de parler avec Rita, qui travaille dans l’établissement. 

Il attrape des faux cils dans un rayon et simule une moustache. En riant, Rita lui dit qu’il devrait les enlever immédiatement, avant que le directeur du magasin ne le voie et ne le mette à la porte. 

Rita s’excuse à propos de l’incident avec Kitch Brunner. « J’ai rompu avec lui. Lui et sa bande ne sont que des sauvages. »

Norman aimerait beaucoup sortir avec elle un soir. Pour un ciné ou autre chose.

Rita hésite  : « Je ne sais pas, Norman. Que va penser ta famille ? »

« Que vient faire ma famille dans tout ça ? » fait Norman. 

Rita lui répond qu’il est issu d’une famille riche et respectable, alors qu’elle n’est qu’une simple vendeuse.

Au cours de la conversation, Rita évoque la bagarre entre Rodney et Kitch, sans savoir que Norman n’était pas au courant. 

L’air furieux, Norman sort précipitamment du magasin.


Au manoir, Norman appelle Rodney en criant. Rodney descend les escaliers, intrigué par les braillements de son frère. Il lui demande ce qui ne va pas. 

Norman est très en colère contre son frère : « Pourquoi, Rod ? Pourquoi t’es-tu battu avec Kitch et Earl ? Tu n’avais pas le droit. Je sais me débrouiller tout seul. Je vais passer pour une lavette par ta faute. »

Rodney tente de le calmer, mais n’y parvient pas. Norman veut commencer à se battre avec son frère au moment où Leslie arrive et calme son fils.


À l’auberge, Paul va voir Wainwright pour lui donner les informations qu’il sait. 

Il lui dit notamment comment Leslie tient Elliot avec le journal. C’est toujours Elliot qui a le journal. Il ne l’a pas redonné à Paul. 

Mais Wainwright a le sentiment qu’ils peuvent agir sans la présence du journal. Notamment en assignant Elliot en justice. Si l’avocat prétend qu’Elliot a le journal et que ce dernier nie, ce sera sa parole contre la sienne. Paul pourrait étayer son témoignage et alors, Elliot devra comparaître en justice et sera obligé de livrer le journal. 

Paul accepte le marché. 


Betty marche dans la rue en direction de sa maison, lorsque Paul arrive en voiture. Il s’arrête près d’elle et la salue. Il lui demande pourquoi elle rentre à pied.

« J’ai raté le bus. », répond-elle. 

Paul se propose de la ramener. Avec un pâle sourire, Betty accepte. Elle monte dans la voiture. Ils engagent une conversation dans laquelle Betty lui dit qu’un patient est mort à l’hôpital. Il n’avait que 36 ans.

Paul s’enquiert ensuite de la santé de son père. « Il va beaucoup mieux. Il revient à la maison pour une semaine », déclare la jeune femme. 

Paul lui demande ce que son père compte faire lorsqu’il reviendra définitivement. Il ne pense pas qu’il pourra reprendre son agence d’assurances. Il pourrait peut-être reprendre sa place de commercial à la fabrique Peyton. 

Betty lui répond qu’il n’y a aucune chance. George déteste Leslie et cela n’est pas prêt de changer. Une information qui fait réfléchir Paul. 


Episode 55

Jeudi 25 mars 1965

Bagarre sur le quai 

Une nouvelle semaine d’hiver débute à Peyton Place. Pour Elliot Carson, cette matinée semble inhabituellement froide. Observant Elliot Carson traverser le square, William Wainwright ne peut s’empêcher d’imaginer les pensées de cet homme. Il sait qu’Elliot Carson a les moyens de se disculper du meurtre de sa femme en impliquant une autre personne.

Elliot marche sur la place. Il jette une boule de neige au hasard. William Wainwright l’observe depuis la fenêtre de son bureau.


Au magasin maritime Carson, Wainwright arrive pour parler avec Elliot. « Je reviens juste de Boston. J’ai parlé à mon associé à propos de notre nouvelle preuve… »

Elliot l’interrompt : « J’ai changé d’avis à propos du journal. Je ne veux plus m’en servir. »

L’avocat est étonné : « C’est la seule chance qu’il vous reste pour vous disculper, et vous êtes en train de la gâcher. »

Elliot lui dit simplement d’oublier cette affaire. Il ne peut pas se servir du journal intime. 

Comme un client entre dans le magasin, Wainwright n’insiste pas et s’en va. 


Au manoir des Harrington, Leslie entre dans la salle à manger tandis que Rodney descend les escaliers. 

Leslie se demande qui a drogué la boisson de Norman la nuit dernière. 

Il voudrait savoir qui est cette fille avec qui est Norman. Rodney lui dit que c’est « juste une fille ». Leslie veut en savoir plus : où travaille-t-elle ? Dans un magasin, répond son fils. (Il est curieux de voir que Leslie ne connaît pas Rita alors que l’on verra plus tard qu’il connaît très bien sa mère Ada. On peut parler ici d’une erreur de « bible »). 

Rodney lui demande de ne pas intervenir dans cette affaire. Il est bien décidé à s’en occuper lui-même.

Leslie lui demande alors de se renseigner sur ce qu’il s’est passé ce fameux soir. Il insiste sur le fait qu’ils sont une famille et qu’ils doivent se serrer les coudes. Rodney rétorque : « Oui, papa. Nous sommes une famille. Une famille pas ordinaire, mais une famille. »


Betty est devant la salle des infirmières lorsque Michael arrive. 

Miss Morgan, l’infirmière de service, lui dit que le docteur Morton l’attend dans son bureau. Rossi se rend à son bureau. Morton le salue chaleureusement et lui fait savoir qu’il vient de recevoir un télégramme l’informant de la prochaine venue de sa fille, Claire. Elle est actuellement à Lima, au Pérou. Il précise que Claire est également médecin. 

Miss Choate frappe à la porte et entre, apportant le rapport du personnel de la semaine. Elle en profite pour dire à Morton que Betty est partie très tôt hier après-midi, sans même avoir demandé la permission. 

Morton et Michael prennent tous deux la défense de Betty. Miss Choate est également heureuse de savoir que la fille de Morton est bientôt de retour à Peyton Place. 

De toute évidence, l’infirmière en chef veut se faire bien voir du chef du personnel. Morton appelle l’aéroport international de Miami et demande à ce que sa fille l’appelle dès qu’elle arrive.

Miss Esther Choate croise Betty dans le couloir. Elle peste contre la jeune fille, car elle ne respecte pas les règles de l’hôpital. 

Cette fois, elle prétend que la jeune fille ne fait pas attention aux plateaux à distribuer aux malades, car elle ne suit pas la procédure de l’hôpital. 

Elle lui dit que Claire Morton, la fille du médecin, aurait respecté ces règles, même si elle n’avait eu que six ans. Elle ne tarit pas d’éloges à son propos. Selon elle, c’est une fille extraordinaire. 

Elle se rappelle avec nostalgie Claire enfant quand elle venait voir son père travailler. Aujourd’hui, elle est devenue à son tour une brillante médecin. 


Chez les Harrington, Leslie regarde sa montre et fait entrer Wainwright, saluant sa ponctualité. 

Ils parlent ensemble du journal d’Elizabeth et du fait qu’Elliot a décidé de laisser tomber.

« Comment avez-vous réussi à vous mettre Elliot dans la poche de cette façon ? », demande l’avocat. 

La réponse de Leslie sonne comme une menace : «  Si vous voulez un bon conseil, ne creusez pas trop le passé, Maître. Martin Peyton n’aimerait sûrement pas découvrir ce qui s’y cache. »


Allison traverse le square pour se rendre à la librairie tandis que Rodney conduit sa décapotable.Il aperçoit la jeune fille et klaxonne. Allison le rejoint. Ils restent à parler au beau milieu de la rue. 

Allison demande des nouvelles de Norman. « Il va aussi bien que possible », répond son frère. Elle demande s’il peut l’emmener à l’école, mais il doit refuser, car il a autre chose à faire. Ce n’est pas de chance : d’habitude c’est lui qui lui propose de la conduire, et elle qui refuse. Pour une fois qu’elle lui demande, il est obligé de refuser. 

Une autre voiture klaxonne, le conducteur est gêné par leur présence sur la route. Ils s’écartent pour laisser passer le véhicule, puis Allison se rend à la librairie tandis que Rodney retourne dans sa voiture et démarre. 

À la librairie, Allison salue sa mère. Constance travaille sur l’arrangement des rayons. Allison lui demande si elle peut aider, mais Constance lui dit qu’elle a presque terminé. 

Allison ne parlait pas des livres. Elle lui dit qu’elle est là pour tout aide dont elle aurait besoin. Émue, Constance l’étreint. 


Depuis le quai, on peut voir des bateaux naviguer en arrière-plan. 

Kitch Brunner travaille dans les docks tandis que Rodney l’appelle. Il se présente à lui et lui demande qui a drogué la boisson de Norman. 

Kitch lui dit qu’il ne voit pas de quoi il parle. Il n’a rien fait de mal. Rodney lui répond qu’attacher son frère au pilori était très mal. 

« Pourquoi est-ce que vous avez fait ça ? » demande Rodney. Kitch lui répond par une autre question : « Et pourquoi est-ce que ton frère t’a envoyé ici ? » 

Rodney lui dit que Norman ne sait pas qu’il est ici. 

Earl arrive et en guise de provocation, lui lance une boule de neige et s’avance vers lui, l’air fâché. 

Kitch présente Rodney à son ami. Il se moque de son prénom, disant qu’il est ringard. 

Furieux, Rodney se jette sur les deux hommes et se bat avec eux. Il gagne. 

Il conseille à Kitch et son ami de rester loin de son frère s’ils veulent éviter les ennuis. 


À l’extérieur de la pharmacie, Paul aperçoit Betty (qui rentre chez elle) et engage la conversation. 

Betty lui dit que son père est à la maison. Paul la fait entrer dans le magasin, qui est fermé. Le nouveau propriétaire prend possession des lieux demain matin et il est venu s’assurer que tout est en ordre. Ils continuent leur conversation à l’intérieur. 

Paul demande à Betty si elle connaissait bien son père. Puis il engage une nouvelle fois une conversation étrange et malaisante.  

Lorsque Betty s’apprête à partir, Paul la retient en voulant lui offrir une boisson chocolatée ou une glace à la vanille. 

Betty rappelle à Paul sa sœur Elizabeth. Ils discutent encore un moment, puis finalement Betty s’en va. Mais Paul la suit et lui parle encore un peu. Il ne semble pas vouloir la quitter. Finalement, ils se disent au revoir et Betty prend enfin congé de Paul.


Constance va voir Elliot à son magasin pour lui parler. « Tu ne devrais pas venir ici. », lui dit-il. 

Mais Constance veut savoir comment Elliot va faire pour prouver son innocence s’il ne peut pas se servir du journal intime d’Elizabeth.

Elliot lui répond qu’il va attendre. S’il y a une chose qu’il a apprise en prison, c’est bien la patience. 

Paul arrive et Elliot lui demande ce qu’il veut. Paul avoue que c’est lui qui a déposé le journal de sa sœur à la maison de la plage. Il veut le récupérer pour s’en servir contre Leslie. « Je sais que vous protégez quelqu’un. Et je sais aussi que j’ai témoigné contre la mauvaise personne au procès. Je veux que Leslie paye pour ce crime. Et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’il soit puni. »


Episode 54

Mardi 23 mars 1965

Le retour de George 

Il est très tard ce samedi soir. Constance Mackenzie est allée voir Elliot Carson à son cottage pour lui dire que Leslie Harrington menace de révéler qu’Elliot est le père d’Allison.

L’océan. Deux voitures garées près de la maison de la plage, celle de Constance et celle d’Elliot.


Constance est toujours avec Elliot. Ils parlent du journal d’Elizabeth et de l’incidence qu’il peut avoir sur la vie d’Allison. 

Constance avoue à Elliot qu’elle a peur. Cependant, elle comprend l’importance que ce journal revêt aux yeux d’Elliot. « Tu ne dois pas abandonner ce journal, parce que c’est la seule chance de te disculper de ta condamnation pour meurtre », dit-elle. 


Plan de la boite aux lettres des Anderson, puis de la maison des Anderson. À l’intérieur, Betty parle à Julie de George. Elles sont toutes deux inquiètes à la perspective de sa visite.

Julie l’informe qu’elle doit passer prendre Georges à 1 heure demain après-midi et le ramener à 8h30 le soir même.

« Je me demande bien comment nous allons pouvoir lui parler de l’annulation », s’inquiète Betty. Elle ajoute qu’elle ne pourra pas l’accompagner pour aller le chercher, mais qu’elle sera là pour le raccompagner.

Les deux femmes sont terrifiées à l’idée de recevoir George et de la réaction qu’il va avoir lorsqu’il apprendra que Betty n’est plus mariée à Rodney. 

Betty exige de sa mère qu’elle attende d’être avec eux pour lui en parler.


À l’hôpital, Rodney entre dans la chambre de Norman et lui apporte un tee-shirt propre. 

Il veut savoir où se trouvait Norman la nuit dernière, et qui l’a frappé. Norman lui donne le nom des agresseurs, mais ne veut pas qu’il y ait de suite. 

Betty entre pour dire à Norman qu’il a une visite. Il s’agit de Rita, qui entre dans la chambre et se présente à Rodney. 

Elle lui dit que la sœur de sa mère travaille dans cet hôpital la nuit, et c’est pourquoi elle savait que Norman était ici. 

Rodney accueille la jeune fille très froidement, avant de la laisser seule avec Norman.

Rita s’excuse auprès de Norman. « Ce qui est arrivé hier soir n’est pas ta faute », lui répond-il. 

Au moment où Rita s’apprête à partir, Norman lui dit que Rodney est venu le chercher en voiture et qu’ils vont la reconduire chez elle. « Rodney ne semble pas m’apprécier », convient Rita. 


Chez les Anderson, Julie entre dans le salon, suivie de George, portant une petite boite. Dans cette boite se trouve le buste en argile d’un joueur de football. 

George semble aller bien. Il est heureux de revoir Julie et la maison. 

Julie lui suggère d’aller faire une sieste en attendant le retour de Betty, mais George refuse. Il veut apprécier chaque moment passé auprès de Julie. 

Il n’arrive pas encore à croire que Betty a un emploi et se demande comment le beau-père de sa fille a réagi lorsqu’il l’a appris. Julie ne fait pas de commentaire.


Chez les Harrington, Leslie, Rodney et Norman déjeunent. Christine apporte un plat de nourriture qu’elle pose sur la table. Leslie la félicite, ajoutant que la purée est très onctueuse.

« J’aimerais qu’on fasse une petite ballade ensemble, tous les trois », suggère-t-il. Morose, Norman n’est pas sûr que ce soit une bonne idée.

« Il est important que l’on se parle. Je vous aime tous les deux très fort… », répond Leslie. 

Christine interrompt le laïus en prévenant Leslie qu’un homme est au téléphone et souhaite lui parler. Il n’a pas dit son nom, il a simplement dit que c’était très urgent. Leslie prend l’appel. 

C’est Elliot. Il lui dit qu’il a le journal. Leslie ne veut pas se rendre à la maison de la plage, mais Elliot insiste pour qu’il soit là-bas à six heures tapantes. Il raccroche.

Finalement, Norman a changé d’avis et se dit prêt à aller faire une promenade en voiture avec son père. 

Mais Leslie, en raison de l’appel d’Elliot, est obligé de changer ses plans. Norman est une nouvelle fois déçu par l’attitude de son père.


Chez les Mackenzie, le téléphone sonne et c’est Allison qui va répondre. L’appel est pour elle. Constance est avec Matthew.

« Je pensais que c’était pour moi », soupire Constance. Matthew lui demande si elle attend un appel particulier. Constance acquiesce : « Oui, Elliot doit m’appeler. Leslie Harrington sait qu’il possède le journal d’Elizabeth. Leslie est venu me voir. Il m’a demandé de persuader Elliot de lui donner le journal ou bien il irait raconter ce qu’il sait sur Allison. »

« Est-ce qu’il t’a menacée ? », s’inquiète Matthew. 

Allison raccroche et retourne auprès de sa mère et de son oncle avant que Constance puisse répondre. « C’était Paul, informe Allison. Il vous passe le bonjour. »

Constance lui demande ce qu’il voulait. Allison reste évasive : « Oh, rien de spécial… nous avons parlé de tout et de rien. C’était d’ailleurs très bizarre. C’est comme s’il aurait voulu me dire quelque chose et qu’il n’a pas pu, ou voulu le faire. »


Chez les Anderson, George aide à essuyer la vaisselle et prend soin de la ranger dans l’armoire.

« C’est bon que tu sois là », dit sincèrement Betty. George lui répond que c’est un grand bonheur d’être ici avec elles et ajoute qu’il a une surprise. 

Il leur montre le buste en argile d’un joueur de football portant un casque. Il l’a fait lorsqu’il était au sanatorium. Julie et Betty s’extasient. 

Après quelques instants, Betty se décide à parler à son père. « Tu n’as pas à t’en faire pour ta note médicale, papa. J’ai fait un arrangement avec Rodney et c’est lui qui paye. »

Le sourire de George s’efface. « Je ne comprends pas. »

Elle lui avoue enfin qu’elle et Rodney ont fait annuler leur mariage. 

George demeure incrédule. Julie croit bon d’ajouter : « Nous avons pensé que c’était la meilleure chose à faire, George. »

George n’est pas content de savoir qu’un arrangement a été conclu entre Betty et les Harrington pour payer sa note au sanatorium. 

Il pense que Betty pouvait obtenir beaucoup plus. Mais il fait contre mauvaise fortune bon cœur. Il assure à Betty et à Julie qu’il va bien mieux maintenant. 

Il réclame un café à Betty et une autre part de la délicieuse tarte à Julie. Seul dans le salon, il change de comportement et détruit le buste en argile en plongeant ses mains à l’intérieur.  


Leslie marche jusqu’à la maison de la plage et frappe à la porte. Elliot lui ouvre et le fait entrer. Ils parlent bien évidemment de la nuit où Elizabeth est morte.

« Je suis bien venu à la maison de la plage cette nuit-là, avoue Leslie. Mais je n’ai pas tué Elizabeth. »

Les deux hommes se disputent et Elliot menace Leslie avec un tisonnier (le même qui aurait servi à tuer Elizabeth).

Leslie dit qu’il pense Elliot innocent, et que lui aussi est innocent. Mais Elliot n’arrive toujours pas à le croire. Pour lui, Leslie est coupable.

« Je vous propose un marché, Harrington. Je ne laisserai pas l’avocat de Martin Peyton utiliser le journal contre vous et en retour, vous n’ennuierez plus Constance, ni Allison. »

Leslie répond  qu’il n’a jamais voulu faire de mal à Constance ni à Allison.

Furieux, Elliot le met à la porte. 


Episode 53

Jeudi 18 mars 1965

L’agression 

Constance Mackenzie et Leslie Harrington se connaissent depuis bien des années. Et ils sont toujours apparus comme étant des amis. Mais ce soir, le masque de l’amitié a été sauvagement arraché.

Plan de la maison de Constance Mackenzie.


Leslie assure à Constance qu’il n’a pas tué Elizabeth. Mais Elliot croit le contraire. Il insiste auprès d’elle pour qu’elle parle avec Elliot au sujet du journal d’Elizabeth. « Vous êtes la seule personne qui peut le dissuader de s’en servir. »

Constance lui répond qu’elle ne peut pas. Mais comme il tient absolument à récupérer le journal, il la menace de dévoiler à Allison le nom de son véritable père s’il ne l’a pas en sa possession dès demain après-midi. 

Après avoir dit ce qu’il avait à dire, il s’en retourne.

Constance téléphone à Elliot, mais ne laisse pas sonner assez longtemps pour lui laisser le temps de répondre. 

Elliot attrape le combiné, mais il est déjà trop tard. 

Constance entend un bruit de moteur et regarde par la fenêtre. Elle voit que Rodney raccompagne Allison. 


Rodney et Allison bavardent tranquillement dans la voiture. Puis Rodney la raccompagne jusqu’au portail de la résidence des Mackenzie. 

Il lui dit qu’il a passé une formidable journée avec elle et espère que cela se reproduira. Ils se souhaitent une bonne nuit. 


Norman erre seul dans le square neigeux en vacillant. La substance qui a été rajoutée à sa boisson dans l’épisode précédent a fait son effet. 

Il trébuche contre un objet et s’étale de tout son long. Leslie passe non loin de là en voiture, mais ne le voit pas. 

Une autre voiture, conduite par Kitch, avec Rita et les autres à son bord, s’arrête près de Norman. Ils sortent du véhicule. 

Kitch lui demande pourquoi il est parti du Shoreline et Norman répond qu’il en avait assez. Le voyou lui rappelle qu’il les a invités à faire la fête dans sa grande maison, mais Norman rétorque qu’il a changé d’avis. 

Sous le regard horrifié de Rita qui ne peut rien y faire, Kitch et Earl le frappent, puis l’attachent au Pilori. Norman supplie Kitch de le laisser partir.


Constance appelle à nouveau Elliot. Cette fois, il répond. Elle lui dit qu’elle vient le voir dès qu’Allison se sera endormie. 

Allison descend et Constance interrompt l’appel. Elle ne veut surtout pas qu’Allison se doute de quelque chose.

Malheureusement pour Constance, Allison a faim et n’a pas sommeil. Elle dit à sa mère qu’elle aime bien Rodney, mais qu’elle n’est pas amoureuse de lui. 


Paul Hanley se promène dans le square et aperçoit Norman pendu au Pilori. Son poignet droit est enfermé dans le trou gauche du Pilori. Paul s’empresse de le détacher, et lui demande pourquoi il est dans cet état. 

Norman a dû mal à parler. Paul entreprend ensuite d’emmener Norman à l’hôpital.   

À l’hôpital, Michael Rossi examine Norman. Betty l’assiste et demande à l’infirmière de service, Miss Juris, s’il y a une chambre de disponible pour lui. L’infirmière acquiesce et lui donne la chambre 212. 

Paul est toujours là et discute un bref instant avec Betty. Il lui dit que cela doit lui faire bizarre de soigner le frère de son ex-mari. Betty préfère s’éloigner de Paul. 

Leslie arrive et parle avec Betty. Il demande des nouvelles. Elle lui dit que le Dr Rossi est encore avec lui et qu’il devra parler au médecin pour en savoir plus. 

Elle rejoint Norman et le Dr Rossi tandis que Leslie attend à la réception. Elle informe Norman que son père est arrivé. Le jeune homme ne veut pas lui parler. « C’est ton père, il a le droit de savoir ce qu’il t’est arrivé », plaide Betty. Norman trouve beaucoup de réconfort auprès d’elle. 

Dans le couloir, Leslie salue Paul et le remercie d’avoir pris soin de son fils. Paul lui raconte qu’il a vu Norman accroché au pilori. Leslie ne comprend pas comment une chose pareille a pu se produire. « Vous savez à quel point les enfants peuvent être méchants », dit Paul. 

Leslie réitère ses condoléances pour la mort de Calvin. 

Michael les rejoint et quand Leslie ordonne de voir son fils, Michael lui répond qu’il est encore en soin. 

Plus tard, alors que Leslie attend toujours, Rodney arrive à son tour, voulant savoir ce qu’il s’est passé. Leslie lui dit tout ce qu’il sait : Norman a été drogué et attaché au pilori. 

Dans la salle de soins, Norman dit au Dr Rossi qu’il a l’impression d’avoir du coton dans la tête. Le médecin aimerait bien savoir quelle substance les voyous lui ont fait boire. Michael qualifie cette agression d’acte criminel qui aurait pu être fatal. Il est susceptible de prévenir la police. 

Il retrouve Leslie et dit qu’il aimerait que Norman reste ici cette nuit en observation. 

Betty va voir Rodney pour lui parler un bref instant. Elle lui demande simplement comment s’est passée sa virée au ski. « Bien », répond-il. 

Puis Betty dit à Leslie qu’il peut aller voir Norman. 

Norman se lave le visage lorsque Leslie entre dans la chambre. Le patriarche veut naturellement savoir ce qui s’est passé. 

Norman lui dit juste qu’il était au Shoreline, mais sans plus. Leslie pense qu’il est déstabilisé à cause de sa mère et il affirme à Norman qu‘il aimait Catherine.


Constance arrive au cottage. Elliot la fait entrer. Elle lui parle du journal d’Elizabeth et d’Allison. 

Elle l’informe de la visite de Leslie et de son odieux chantage. 

Elliot lui montre le journal et Constance lit la dernière journée. 

Pour la première fois, elle croit totalement en l’innocence d’Elliot. Ne voulant causer aucun problème à Allison ni à Constance, Elliot lui donne le journal, mais Constance lui dit qu’elle ne peut pas accepter. 

Elle sait maintenant qu’Elliot n’a pas tué Elizabeth. Elliot est content que Connie reconnaisse pour la première fois son innocence. 

Ils se jettent dans les bras l’un de l’autre. 

« Personne ne peut te forcer à donner le journal à Leslie », dit Elliot. Il ajoute qu’il va s’occuper personnellement de Leslie. 


Episode 52

Mardi 16 mars 1965

Rita 

À Peyton Place, l’Usine Peyton représente le pouvoir et la richesse. Et pendant de nombreuses années, Leslie Harrington considérait ce pouvoir et cette richesse comme allant de soi. Il était peut-être trop sûr de lui.

Plan de l’Usine sous le vent.


Dans le bureau de l’Usine, Maître William Wainwright conseille à Leslie de laisser tomber sa bataille contre le codicille du testament de Catherine. 

L’avocat a eu accès au journal intime d’Elizabeth. Et il y a lu qu’Elizabeth suspectait Leslie de vouloir rompre leur relation, et qu’elle ne laisserait pas faire une chose pareille. Leslie prétend que ce journal est un faux. Mais Wainwright assure qu’il s’agit bien de l’écriture d’Elizabeth. 

Leslie aimerait savoir qui lui a procuré le document. L’avocat lui répond qu’il provient d’une personne très proche de la défunte. Leslie pense d’abord à Paul Hanley, mais alors que Wainwright secoue la tête, il devine qu’il s’agit d’Elliot.

Maître Wainwright n’est pas disposé à jouer aux devinettes. Il informe Leslie que le dernier paragraphe du journal a été rédigé le jour de la mort d’Elizabeth. Il est écrit qu’elle attendait Leslie ce soir-là. Elle pensait qu’il venait la voir pour rompre et elle était décidée à l’en empêcher. 

Toujours est-il que ce journal constitue une preuve que Leslie avait bel et bien une liaison extra-conjugale avec la femme d’Elliot et cela ne peut qu’être préjudiciable à Leslie s’il engage un procès contre le codicille.

Leslie dit à l’avocat qu’il lui donnera sa réponse sous vingt-quatre heures. 


Au manoir, Norman s’amuse à construire un château de cartes tout en fredonnant la chanson « Kicking my Dog Around » tandis que Leslie descend les escaliers. 

Il aperçoit Norman et lui dit qu’il ne sera pas à la maison ce soir. Il se rend à un dîner organisé par la Community Society

Norman mentionne une nouvelle fois sa mère et continue à dire que son père fait une grave erreur en voulant intenter un procès pour annuler le codicille et ainsi ternir la mémoire de Catherine. 

Comme Norman est seul ce soir, Leslie lui offre dix dollars pour sortir et, pourquoi pas, faire la connaissance d’une jeune fille de bonne famille. Leslie lance les dix dollars sur le château de cartes, qui s’effondre. Puis il s’en va.

Norman fait un avion avec le billet et le lance dans le salon. 

Le téléphone sonne. Il va répondre. C’est son ami Bud, à l’autre bout du fil. Sa petite amie Ellen reçoit la visite d’une amie qui habite à Boston. Il propose à Norman de sortir avec eux. Au début, Norman refuse, puis il se laisse convaincre.


Au pavillon du Mont Griswald, un interprète chante une complainte, muni de sa guitare, tandis que Rodney et Allison reviennent d’une promenade à ski. Rodney amène à Allison une tasse de café. 

Assis l’un en face de l’autre, ils discutent de leur vie. Allison maintient que tous deux sont très différents l’un de l’autre. Ils ne vivent pas dans le même monde. Mais Rodney lui dit qu’il apprécie vraiment sa compagnie. 

Une fois la complainte terminée, Rodney a un regard nostalgique et Allison lui demande ce qui ne va pas. Il lui dit que la chanson lui fait penser à Norman et à la solitude qui doit lui peser.


Norman arrive au Shoreline Cafe. Il est bousculé par les jeunes qui dansent sur la piste et l’on sent qu’il n’est pas très à l’aise dans cet univers. 

Bud vient le chercher et l’emmène à leur table. Il se trouve que la fameuse amie d’Ellen n’est pas là. 

Kitch Brunner, un petit malfrat est à une table, avec sa petite amie qui se nomme Rita Jacks et un autre couple (Earl et son amie). 

Il aperçoit Norman et défie Rita d’aller l’inviter à leur table. Rita connaît Norman depuis l’école et elle ose s’approcher de lui, alors qu’il choisit une chanson au juke-box. 

Elle est surprise de voir que Norman la reconnaît. Il lui demande ce qu’elle fait et Rita lui dit qu’elle travaille à la supérette depuis septembre. Elle a abandonné ses études. 

Rita aussi sait beaucoup de choses sur Norman. Elle sait qu’il a deux passions dans la vie : les livres et Allison Mackenzie.

Kitch va les rejoindre, et Rita fait les présentations. Kitch accueille Norman de façon sarcastique. Il sait que le jeune homme est issu d’une famille riche et que son père est un homme très puissant. Il invite Norman à se joindre à lui et ses amis à leur table.


Michael entre au bar du Colonial. Paul Hanley, assis au comptoir, l’invite à prendre un verre avec lui. Le médecin refuse, mais Paul insiste. 

Au cours de la conversation, Michael lui dit qu’il habite dorénavant à l’auberge Colonial. Paul lui dit que la vie à Peyton Place doit être différente de celle de New York. 

Il dépasse les bornes lorsqu’il parle de Constance et évoque la « connaissance sociale que la belle » entretient avec le médecin. Il est clair pour Michael que Paul cherche les ennuis. Le jeune homme s’excuse. 

À ce même moment, Rodney et Allison arrivent. Paul les salue comme toujours de manière narquoise, puis il s’en va. 

Rodney cherche Norman, mais visiblement il n’est pas là. Michael va les rejoindre. Le médecin se joint à eux pour manger un sandwich. 


Au Shoreline Cafe, Rita est en colère contre Kitch, car ce dernier met quelque chose dans la boisson de Norman pendant que celui-ci danse avec l’amie d’Earl. 

Lorsqu’il revient à table, Rita tente de le prévenir de ne pas boire, mais Norman ne saisit pas l’allusion et sirote sa boisson. 

Il n’est plus tout à fait lui-même. Norman invite tout le monde chez lui, au manoir. Il est évident qu’il est ivre. 

Rita refuse l’invitation de Norman et, sévèrement, lui demande de repartir seul. Elle lui fait comprendre qu’elle ne l’aime pas, mais c’est un prétexte pour qu’il s’en aille avant que tout ne dégénère. 

Ne sachant pas ce que Rita fait pour lui, il s’en va en colère. Kitch regarde Rita dans les yeux et lui dit : « Tu vas le regretter ». Mais Rita ne se démonte pas. « Je ne regrette rien », dit-elle.


Dans son salon, Constance éteint la télévision et s’apprête à fermer les rideaux lorsqu’elle entend un bruit dehors. La sonnerie de l’entrée retentit. 

Elle ouvre la porte et laisse entrer Leslie, surprise par sa visite. Elle a d’abord cru qu’Allison avait eu un accident au ski avec Rodney, mais Leslie la rassure, il n’est pas venu pour Allison.

Au cours de la conversation, Leslie mentionne que son père est mort lorsqu’il avait dix ans. Il revient tout juste d’un dîner. Faisant référence à la fameuse photo sur la cheminée que tout le monde semble remarquer toutes les fois que l’on vient chez Constance, il doit avouer que Mr Mackenzie était un bel homme. 

« Il y a un problème », dit-il une fois passé le discours de bon usage. Constance pense à Rodney et Allison, mais il lui parle de Catherine et de la lettre, ainsi que du journal intime d’Elizabeth. 

Leslie sait qu’Elliot a suivi Constance à New York 18 ans plus tôt. Il en a donc déduit qu’Elliot est le père d’Allison. Il pense qu’Elliot n’est pas coupable du meurtre, mais il jure par tous les Dieux que lui non plus n’est pas coupable.

Il lui dit qu’elle est la seule personne à pouvoir dissuader Elliot de se servir du journal.

« Je ne le ferais pas », affirme Constance.

Alors Leslie fait chanter Constance en la menaçant de révéler à Allison qui est son vrai père. En échange de son silence, il veut que Constance parle à Elliot du journal d’Elizabeth.


Episode 51

Jeudi 11 mars 1965

Le journal d’Elizabeth 

À l’intérieur de sa maison de la plage isolée, Elliot Carson vient de faire une découverte importante. Sur sa table, quelqu’un a déposé un petit paquet. L’emballage lui rappelle la terrible tragédie qui l’a conduit en prison. À l’intérieur se trouve un journal intime, les secrets liés au meurtre de celle qui fut la femme d’Elliot.

L’Océan. Elliot conduit sa voiture qu’il a récemment achetée 50 dollars et se rend au cottage. Il trouve le journal d’Elizabeth Hanley Carson enveloppé dans une vieille édition du Peyton Place Clarion qui titrait :MEURTRE D’ELIZABETH CARSON. 


Elliot lit le journal et l’on peut entendre la voix d’Elizabeth en voix off.

Aujourd’hui, Elliot revient à la maison. Je me demande s’il pense que tout sera comme avant. Le héros revient à la maison. Les autorités locales, jadis ravies de le voir hors des champs de bataille, applaudissent son retour, lui disant à quel point elles sont heureuses de le revoir. 

Elliot pense que j’ai vu d’autres hommes pendant son absence. Et bien, il pouvait s’y attendre. Quatre ans, c’est très long. Maintenant, Elliot pense qu’il y a un autre homme dans ma vie. 

Nous nous sommes disputés à propos de cela juste avant qu’il ne parte pour New York. J’étais presque tentée de lui dire de qui il s’agit, juste pour voir la tête qu’il aurait faite. 

Leslie vient juste de téléphoner. Il pense que Catherine a tout deviné en ce qui nous concerne, et il insiste pour venir en parler ce soir et mettre les choses au point. Et bien, nous allons mettre les choses au point. 

Mais s’il pense qu’il va tout briser, il ferait mieux de se préparer à avoir un choc.  Je tiens le plus gros poisson de Peyton Place. Pourquoi devrais-je le laisser s’échapper ?

Elliot referme le journal, la colère se lit sur son visage. Il murmure le nom de Leslie Harrington. Leslie est donc bien allé voir Elizabeth le soir où elle a été assassinée.


Au manoir, le docteur Robert Morton s’entretient avec Leslie à propos de Norman et de son intention de témoigner de la bonne santé mentale de Catherine au cours de l’audience. 

Il contemple le portrait de Samuel Peyton et dit à Leslie qu’il va lui aussi témoigner dans ce sens. 

Leslie le menace en lui rappelant qu’il est en partie responsable de la mort de Catherine, en raison d’un faux diagnostic. 

Morton admet son erreur médicale. Mais il dit qu’il ne fera pas une deuxième erreur. Il est hors de question pour lui de trahir la mémoire de sa patiente et amie.


L’infirmière en chef, miss Choate, réprimande Betty avec son légendaire ton désagréable et son petit sourire narquois. Cette dernière a oublié de frictionner un malade. 

Betty lui rétorque que le malade ne voulait pas être dérangé. « Vous avez décidé d’ignorer les instructions », déclare miss Choate. Elle lui rappelle froidement qu’elle n’est qu’en période d’essai. 

Elle aimerait que Betty suive la procédure hospitalière, lui rappelant qu’elle a été patiente dans cet hôpital, il n’y a pas si longtemps. 

Elle est encore plus désagréable en demandant à Betty pourquoi elle est tombée enceinte alors qu’elle n’était pas mariée. 

Betty tombe des nues. Choate lui dit alors qu’elle était de garde la nuit où Betty est venue à l’hôpital et où elle a perdu le bébé. Mais elle ne veut pas porter de jugement sur les patientes. « Je ne suis plus votre patiente », rétorque Betty. 

Miss Choate lui répond que justement, le caractère moral de ses aides-soignantes la concerne. « Pourquoi m’avoir embauchée, dans ce cas ? », demande Betty. L’infirmière en chef lui répond qu’elle a été chaudement recommandée par le Dr Rossi et qu’elle a foi en son jugement. 


Rodney frictionne ses skis avec de la paraffine près de la table de billard, au manoir. Norman entre et Rodney lui dit qu’il va se perfectionner en ski. Il a prévu d’emmener Allison skier au Mont Griswald. 

Norman se sert de la table de billard et envoie une boule dans un des trous. Rodney l’invite à se joindre à eux. Norman surnomme Rodney « Golden boy ». 

Rodney lui dit que c’est un bon skieur et qu’il devrait venir avec eux. Mais Norman a d’autres soucis en tête. Il se dispute avec son frère à propos des projets de son père de vouloir salir la mémoire de leur mère en prétendant qu’elle n’était pas mentalement stable.

Rodney lui rappelle que c’est leur père qui a fait fonctionner la Fabrique Peyton depuis de nombreuses années, c’est lui qui l’a fait fructifier. Et maintenant, il risque de perdre tout ce pour quoi il a travaillé.

Norman lui rétorque que ça ne vaut pas le prix de salir la mémoire de leur mère.


À la librairie, John Pearson – un démarcheur – essaie de vendre un gros livre à Constance, tandis qu’Allison finit d’envelopper ses affaires. 

Pearson invite Constance à dîner, mais elle décline l’offre. Pearson s’en va en saluant les deux femmes. Allison demande à sa mère pourquoi elle a refusé de dîner avec lui, ajoutant qu’elle devrait sortir plus souvent.

Rodney klaxonne. Allison sort de la librairie et le rejoint. Rodney lui parle de Paul Hanley et soudain, il devient très poétique, ce qui fait rire Allison. 

Betty arrive et parle brièvement à Allison et Rodney, en leur disant qu’elle travaille dorénavant à l’hôpital, en tant qu’aide-infirmière. 

Rodney et Allison se sentent coupables d’être ensemble devant Betty, mais cette dernière ne laisse paraître aucune amertume. 

Puis Rodney aide Allison à poser ses skis sur le toit de la voiture. Rodney se demande si une aide-infirmière est bien payée. Allison savait que Betty travaille à l’hôpital, car le Dr Rossi l’a dit à sa mère. Mais Rodney aurait aimé que Betty le tienne au courant.

Betty entre au secrétariat du cabinet du docteur Rossi et dit à Julie qu’elle vient juste de rencontrer Allison et Rodney. Elle souhaite parler au médecin. 

Elle sait que son père va bientôt venir à la maison pour sa première visite et elle compte faire un rôti de bœuf. Betty pense que Julie est effrayée par le retour de George. 

La porte du bureau de Michael s’ouvre et le médecin accompagne miss Lane jusqu’à la sortie. Il salue Betty et dit aux deux femmes qu’il les laisse aller déjeuner ensemble.

Betty demande à parler à Michael un instant. Ils vont dans le bureau de consultation et Betty lui dit que son travail à l’hôpital n’est pas fait pour elle.  Mais Michael veut connaître toute la vérité. 

Betty lui explique que miss Choate ne l’aime pas et qu’elle est mesquine avec elle. Elle lui dit aussi qu’elle sait tout à propos du bébé qu’elle a perdu. Michael essaie de dédramatiser la situation et Betty accepte de garder son emploi.

Plus tard, Betty et Julie sortent dans la rue et passent devant le Clarion et le magasin de bateaux des Carson, où Elliot retourne le panneau.


Au magasin, Elliot retourne le panneau « ouvert ». Il s’entretient avec Maître Wainwright, l’avocat des Peyton, de Leslie et Elizabeth. 

Elliot lui demande qui lui a laissé entendre que Leslie et Elizabeth se voyaient. L’avocat lui répond que Catherine l’a dit à son père. 

Elliot l’informe qu’il a en sa possession le journal intime d’Elizabeth. Il est revenu à Peyton Place pour une seule raison : être disculpé. Il veut se servir du journal pour rouvrir le dossier et prouver une bonne fois pour toutes qu’il est innocent du crime dont on l’a accusé. 

Elliot et Wainwright parviennent à un accord et concluent un marché. Wainwright est d’accord pour aider Elliot.

Leslie passe en voiture devant le magasin. Il aperçoit l’avocat William Wainwright en sortir et serrer la main d’Elliot. Le visage de Leslie se crispe d’inquiétude.


Episode 50

Mardi 9 mars 1965

Entretien d’embauche 

La deuxième nuit suivant les funérailles de son père, Paul Hanley s’est assis dans un coin de la pièce sombre où son père a vécu bien des années. Puis il a ouvert la mallette que son père gardait fermée dans un coin d’une armoire. La débâcle de souvenirs qu’il y a trouvée va changer la destinée de quelques habitants de Peyton Place.

Dans l’appartement au-dessus de la pharmacie, Paul Hanley ouvre la mallette.


Paul plonge la main dans la mallette et en ressort le voile de mariée de sa sœur. Il imagine entendre la voix de sa sœur, Elizabeth, réciter ses vœux de mariage. Il imagine aussi son père lui disant « Tu as fait ce qu’il fallait faire. La seule chose qu’il fallait faire ».

Perturbé, Paul veut fermer la mallette. C’est alors qu’il voit, dans un coin, un livre. Il le saisit. Il s’agit en fait du journal intime d’Elizabeth.


Constance arrive au secrétariat du cabinet de Michael. Le médecin est avec Abby Chapman, une patiente qui a une laryngite, mais qui veut répéter pour la chorale. 

Julie demande à Constance d’attendre. « Ce ne sera pas très long », dit-elle avec un sourire. 

Elle lui donne des nouvelles de Betty. La jeune fille postule à un emploi d’aide-infirmière. 

Puis elle parle de George, qui revient bientôt pour une visite. Elle ne s’inquiète pas pour lui. Elle s’inquiète surtout pour elle et ne sait pas comment elle va pouvoir gérer le retour de son mari. Elle a peur que son retour soit un peu trop précipité.

Michael et la jeune Abby sortent de la consultation. Rossi voit Constance dans son cabinet et lui prescrit des calmants. Il lui dit qu’elle est en état de grand stress, à cause du secret qu’elle garde sur la naissance d’Allison. 

Il lui dit une nouvelle fois combien il est important qu’elle avoue à Allison qu’Elliot est son père, avant que la jeune fille ne l’apprenne par quelqu’un d’autre. 

Au secrétariat, Julie décroche le téléphone. Elle est contente d’avoir Betty en ligne. La jeune fille l’appelle pour un conseil vestimentaire pour son entretien. 

Julie lui demande de la rappeler une fois l’entretien terminé et croise les doigts pour que tout se passe bien. 


À l’hôpital, le docteur Rossi frappe et entre dans le bureau de miss Esther Choate afin de lui parler de l’embauche de Betty. (Il s’agit de la première apparition d’Esther Choate, l’infirmière en chef de l’hôpital.) 

Elle lui fait remarquer qu’il y a de nombreuses candidatures pour cet emploi, mais Michael recommande fortement Betty, insistant sur le fait qu’elle est brillante et motivée. 


Dans le bureau du docteur Robert Morton, Norman Harrington parle avec le médecin du décès de sa mère. 

Il est inquiet de savoir Leslie sur le point d’ouvrir un dossier pour la déclarer mentalement irresponsable. Morton le rassure. Il a déjà été contacté par l’avocat de Martin Peyton et lui a dit qu’il témoignera en faveur de Catherine afin de dire qu’elle était en pleine possession de ses moyens.

« Est-ce que vous l’avez dit à mon père ? », demande Norman. Le médecin secoue la tête. « Non, d’ailleurs ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus ».

Morton songe à l’appeler. En informant Leslie qu’il compte dire que Catherine avait toute sa tête, il évitera peut-être que le procès ait lieu.


Dans le corridor de l’hôpital, Betty vient pour la place et passe un entretien avec miss Choate. Betty s’entretient d’abord avec l’infirmière se trouvant à la réception. 

Alors qu’elle patiente, Norman sort du bureau de Morton et vient lui parler. Il lui souhaite bonne chance. Puis l’infirmière lui fait savoir qu’elle peut entrer dans le bureau de miss Choate.

Dans le bureau de l’infirmière en chef se tient l’entrevue. Choate est brutale, désagréable et hostile envers Betty. 

Elle lui dit qu’elle sera payée 237 dollars par mois si elle est engagée. Betty avoue qu’elle n’a pas de référence, qu’elle n’a jamais travaillé et qu’elle n’est pas entrée à la Faculté parce qu’elle s’est mariée. 

« Pourtant, vous vous faites appeler mademoiselle », lui dit la perfide Choate. « Le mariage a été annulé », est obligé d’avouer Betty.

Mlle Choate lui donne un formulaire d’inscription qu’elle pourra remplir chez elle et renvoyer par la poste.

Betty sort du bureau et se retrouve dans le corridor, à la réception. Elle y rencontre Michael. Elle lui dit qu’elle n’a pas fait bonne impression à miss Choate. Elle a peu d’espoir d’être prise.

Il décide d’aller parler à l’infirmière en chef. Cette dernière lui dit qu’elle préfère étudier son dossier avant de prendre une décision. Cependant, le médecin lui fait savoir qu’il veut que Betty soit engagée. Michael la remercie et quitte son bureau.


Au Collège de Peyton, Allison va voir Paul et ce dernier se montre désagréable envers elle. 

Elle lui présente ses condoléances à propos de la mort de son père. Il ne les accepte pas vraiment. Il lui dit que la mort est une terrible perte de temps pour ceux qui vivent. La preuve en est qu’il a au moins quatre jours de travail en retard. Il lui demande si elle s’attendait à le voir pleurer. Allison s’en va, bouleversée par les paroles dures de son enseignant. 

Rodney parle avec Allison dans le hall. Il dit que « c’est trop moche pour le père de Paul ». Il l’offre de la raccompagner chez elle en voiture. Elle lui dit qu’elle ne rentre pas à la maison. 

Il offre alors de la raccompagner au magasin. Rodney lui fait savoir qu’il n’est plus marié à présent et qu’il souhaite sortir de nouveau avec elle. Elle accepte de se faire reconduire jusqu’au square.


Paul Hanley se glisse furtivement dans la maison de la plage et laisse un paquet sur le bureau d’Elliot. Il repart en étant sûr de ne pas être vu.


Rodney conduit Allison jusqu’au square. Il lui dit à quel point il prend plaisir à être avec elle. Il lui propose d’aller skier avec elle samedi, au Mont Griswald. Il n’y est plus allé depuis bien longtemps. Elle accepte, le remercie et sort de la voiture.

Devant la librairie, Allison parle avec Elliot et lui dit qu’un garçon de l’école vend sa voiture pour 75 dollars. Elle lui dit que la route est longue jusqu’à la maison de la plage et qu’il a besoin d’une voiture. 

Elliot lui répond qu’il a déjà déménagé là-bas et qu’il a déjà acheté une voiture pour 50 dollars. « C’est un très bon prix », lui dit-elle avant d’entrer dans la boutique.

Dans la librairie, Allison parle à sa mère d’Elliot Carson, en lui disant qu’il a déjà déménagé à la maison de la plage. 

Elle dit qu’il n’est plus le même que lorsqu’il est revenu à Peyton Place. Il semble très distant vis-à-vis d’elle et elle ne sait pas pourquoi. 

Constance lui dit qu’il doit avoir beaucoup de choses à l’esprit. Allison veut l’inviter à dîner, mais Constance lui fait savoir que ce ne serait pas une bonne idée. 

Allison l’informe aussi que Rodney l’a invitée à venir skier samedi prochain. Constance n’est pas enchantée, mais préfère tout de même Rodney à Paul.


Elliot arrive chez lui, à la maison de la plage, allume un feu dans la cheminée, et trouve le petit paquet. Il regarde prudemment autour de lui et ouvre le paquet. Il y découvre le petit journal intime d’Elizabeth, enveloppé dans une édition du Clarion datant de 18 ans et qui titrait en première page :

MEURTRE D’ELIZABETH CARSON


Episode 49

Jeudi 4 mars 1965

L’annulation  

Dans cet appartement au-dessus de la pharmacie vivait feu Calvin Hanley. Maintenant, cet endroit, avec tout ce qu’il contient, appartient à son fils, Paul Hanley, y compris les souvenirs amers et les étranges secrets conservés entre ces murs.

Il s’agit de la première nuit après les funérailles de Calvin Hanley. Le square, le pilori, la pharmacie de Peyton Place. Puis les escaliers montant à l’appartement de Calvin Hanley.


Le commissaire-priseur, Mr Arvin, frappe à la porte de l’appartement de Calvin. Paul lui ouvre et le fait entrer. Il mentionne le fait que son père a partagé cet appartement avec sa mère pendant onze ans. 

M. Arvin continue son inventaire. Pendant ce temps, Paul ouvre la porte d’une armoire et en sort une mystérieuse mallette. Il tente de l’ouvrir mais elle est cadenassée. 


Allison se trouve devant la vitrine de la pharmacie où une affiche indique sa fermeture pour cause de décès. Elle emprunte le trottoir neigeux, passe devant la boutique « Les Femmes » et entre dans la librairie, trouvant sa mère plongée dans la lecture d’un livre. 

Allison fait remarquer qu’il ne fait pas seulement froid dehors, mais aussi ici. Elle fait référence à leur dispute. « Nous nous sommes disputées à propos d’un voyage qui finalement n’aura jamais lieu. Tu n’avais jamais été aussi distante de moi », fait remarquer Allison. 

Constance lui répond qu’elle n’est pas distante. 

Allison est venue faire la paix et dit à sa mère qu’elle l’aime. Émue, Constance l’étreint et lui répond qu’elle aussi l’aime. 

En sortant de la librairie, Allison rencontre Elliot sur Glover Street et lui demande si Eli va bien et apprécie la Floride. Elliot est fuyant avec elle. Il lui dit que son père va bien et rentre dans son magasin avant qu’Allison ne termine sa phrase.

Elle aperçoit Betty qui, de l’autre côté du square, entre dans l’imposant bâtiment abritant le tribunal. 

Allison entre dans le bureau du Clarion pour y voir son oncle Matthew. Il lui demande si elle vient au Clarion uniquement pour se plaindre d’une coquille faite dans son article. 

Elle avoue ne pas y avoir prêté attention et lui dit que sa nouvelle rubrique l’embarrasse : « Je ne comprends pas ce que je vois. Je vois des choses, mais je ne les comprends pas.  »

Elle ajoute qu’elle a vu Betty Harrington se rendre au tribunal. Elle ne sait même plus comment l’appeler. Harrington ? Anderson ?

Matt l’informe qu’elle et Rodney sont en procédure d’annulation du mariage. 

Allison semble dépassée par toutes ces choses qui changent à une allure folle. Cela l’effraie. 

Elle se demande ce qu’il va advenir de la pharmacie maintenant que son propriétaire est décédé. « Ils vont la mettre en vente », répond Matt. 

« Oncle Matt… Les choses changent tellement vite. Je veux juste pouvoir les retenir. C’est comme ma mère, je me suis accrochée à elle. »

Matthew lui conseille de ne pas s’accrocher à Constance. En revanche, selon lui, Constance a besoin d’elle. 

Avant de partir prendre le bus pour l’école, Allison lui dit qu’elle continuera toujours à l’appeler « Oncle Matt ». 

Allison traverse le square en courant, dépasse le canon et s’engouffre dans le bus menant à l’école de Peyton Place.


Au cabinet médical, Julie donne le courrier à Michael. Elle lui donne également le dossier médical de Mme Gail Chapman, qui est probablement la mère de l’amie d’Allison, Abby Chapman. Rossi en profite pour dire à Julie qu’elle fait du bon travail. 

Julie dit au médecin qu’il a reçu une carte postale de Rome, envoyée par Laura Brooks, actuellement en vacances en Europe. Elle l’a ouverte par inadvertance. 

Laura est actuellement à Rome. Julie l’envie. Avec George au sanatorium, et les problèmes de l’annulation du mariage de Betty, tout semble sans espoir pour elle. Betty n’a pas voulu qu’elle l’accompagne au tribunal. « Pourrais-je être à nouveau une mère pour elle, docteur ? » soupire-t-elle. 

Michael la réconforte : « Cela ne veut pas dire qu’elle ne veut pas de vous. Les jeunes veulent vivre une vie d’adulte et s’assumer, mais ils doivent se chercher eux-mêmes avant de devenir des guerriers. »


Bureau du juge Withley. Betty prête serment. Rodney l’a déjà fait auparavant.  Maître McVeigh est l’avocat de la demanderesse, Betty, et Theodore Dowell,  celui de Rodney. 

On demande à Betty de décliner son identité. « Betty Harrington », répond-elle. On lui demande alors son nom de jeune fille. Un peu déstabilisée, elle répond « Anderson, Betty Anderson ». 

On lui demande ensuite le nom de son mari. « Rodney Harrington », dit-elle. Enfin, on lui demande le deuxième prénom de son mari et elle admet ne pas le savoir. « M… quelque chose », balbutie -t-elle. On l’informe alors qu’il s’agit de Martin. 

Le juge lui demande la raison de l’annulation et Betty lui répond que Rodney ne veut pas d’enfant. « Maintenant, ou bien jamais ? » s’enquiert l’homme de loi. « Jamais », précise Betty. 

L’avocat de Betty n’ayant rien à ajouter, le juge Whitley prononce l’annulation. Il informe la demanderesse qu’elle retrouve son nom de jeune fille. 

L’audience s’est déroulée très vite, trop vite apparemment pour Betty, qui est étonnée par la brièveté du processus et s’exclame « C’est tout ? »

Maintenant au square, Betty enlève son alliance. Michael s’apprête à entrer dans sa voiture, mais l’aperçoit et décide de la rejoindre. Elle demande au médecin ce qu’elle doit faire de la bague. 

Elle dit qu’à Reno, au Nevada, les femmes divorcées jettent leur alliance dans la rivière. Voyant la détresse de la jeune fille, il l’invite à déjeuner à l’auberge.


Dans la rue qui borde les magasins, Matthew se précipite vers Constance et l’invite à manger avec lui à l’auberge. Constance lui dit qu’une bonne minestrone lui ferait le plus grand bien. 

Ils parlent d’Allison et du fait que la jeune fille semble à la fois apeurée et troublée par les récents événements. 

Derrière le rideau du magasin Carson, Elliot, planté comme un mannequin, regarde fixement dehors Constance et Matthew.


Au Colonial Post Inn, Betty commande un jus de tomates. Michael en fait de même. Betty lui dit qu’elle n’a pas encore 21 ans et que par conséquent, elle est trop jeune pour commander une boisson alcoolisée. Pas assez jeune pour commander une boisson alcoolisée, mais assez mûre pour avoir perdu un bébé et un mari. 

Ils conversent tandis que la serveuse leur apporte les deux jus de tomates. Michael revient sur l’interprétation qu’a faite Betty à la jeune Lucy Adams avec la marionnette Marcibel Lunchpocket. Il pense qu’elle est faite pour s’occuper des gens.

Michael est de retour à son bureau. Julie lui dit qu’il a reçu plusieurs appels. Les mémos sont sur son bureau. Michael lui fait savoir qu’il a parlé avec Betty. 

Julie est triste car Betty n’a pas pris la peine de lui téléphoner pour lui annoncer l’issue de son audience au tribunal. Mais elle est contente de savoir qu’elle a eu le soutien du médecin. 

Michael évoque la possibilité que Betty puisse devenir aide-infirmière.  Une aide-infirmière gagne 237 dollars par mois. Il va prendre un rendez-vous pour demain à l’hôpital. Elle lui a semblé emballée par la proposition. Julie, de son côté, est ravie. 

Constance arrive pour voir Michael. Elle lui dit qu’elle a des insomnies et que sa tension est élevée. Elle pense que c’est dû au stress. Elle avoue être très nerveuse en ce moment.

Il l’examine, afin de s’assurer que c’est bien nerveux et qu’elle ne souffre pas d’anémie. Lorsqu’elle lui demande s’il va lui prescrire des médicaments, il lui répond que l’on n’a pas encore développé des médicaments pour prendre des décisions à sa place. 


Chez les Harrington, l’avocat Theodore Dowell s’entretient avec Leslie à propos du testament de Catherine. Il a essayé de trouver un compromis avec Martin Peyton, mais c’était peine perdue. Le vieil homme est déterminé à ne rien laisser à Leslie. 

Norman entre tandis que Dowell s’en va. Leslie souhaite s’entretenir avec son fils. Il veut surtout savoir pourquoi Norman a été voir l’avocat Wainwright. 

Norman lui fait savoir qu’il ne veut pas que son père essaie de prouver que Catherine était incompétente. S’il le fait, Norman n’hésitera pas à témoigner contre lui. 

Rodney descend l’escalier et croise Leslie qui lui demande d’aller raisonner son frère, puis Leslie se retire à l’étage. 

Rodney essaie d’engager la conversation avec son frère, mais Norman est trop bouleversé par la conversation qu’il a eue avec son père. Lorsque Rodney lui demande ce qui ne va pas, Norman répond que rien ne va. Rodney étreint son frère pour le réconforter. 

Paul Hanley se trouve dans l’appartement situé au-dessus de la pharmacie. Il ouvre un petit coffre dans lequel se trouvent des lettres et… une clé. Celle-ci permet à Paul de déverrouiller la mallette de son père. 


Episode 48

Mardi 2 mars 1965

Une note salée  

Alors que la semaine de travail s’achève pour Calvin Hanley, il doit confronter l’homme qui s’est marié à sa fille et qui a passé de nombreuses années en prison pour son meurtre.

Le square de Peyton Place.


Calvin Hanley ferme la porte de la pharmacie lorsque Elliot arrive et force le chemin. 

Elliot affirme que Leslie voyait régulièrement Elizabeth. Il pense que le soir de sa mort, Elizabeth avait projeté de s’enfuir avec Leslie, et que c’est sans doute Leslie qui était avec elle. 

Calvin maintient que c’est Elliot l’assassin, et ce dernier insiste en affirmant le contraire. Il sait qu’à l’époque, quelqu’un a mis dans la tête de Paul l’idée qu’Elliot était le meurtrier. 

Elliot s’en va et Calvin téléphone immédiatement à Leslie.

Il se rend chez les Harrington. Christine Gordon le fait entrer et il rejoint Leslie au salon. 

Leslie lui dit que Catherine a écrit une lettre à Martin affirmant qu’il avait une liaison avec Elizabeth. Il affirme que ce n’est que mensonge. 

Calvin demande à Leslie l’assurance que sa fille ne sera pas mentionnée au cours du procès en contestation du codicille. Leslie ne lui promet rien, alors Calvin le menace. À ce même moment, Norman arrive et interrompt la conversation.

Calvin s’en va. Pour faire bonne impression, Leslie demande à son fils comment s’est passé le match de basket. Norman lui annonce que Peyton High a gagné. Ils sont seconds au classement. 

Norman essaie de savoir ce qui se passe entre Leslie et Calvin. Leslie lui ment en lui disant qu’il protège les intérêts de Norman et Rodney dans une affaire financière. 

Norman n’est pas dupe. Lui pense que Leslie veut faire témoigner Calvin le pharmacien au procès pour dire qu’il prescrivait à Catherine des tranquillisants qui pouvait altérer ses facultés mentales. 

Leslie lui répond qu’il ne laissera rien à Peyton. C’est pour ses fils qu’il se bat contre le codicille. Il ne veut rien perdre de ce qu’il leur est dû. « Que crois-tu que nous ayons perdu ? »  demande Norman en pensant bien sûr à la mort de sa mère. 


Nous sommes à l’hôpital. Munie d’une petite marionnette en chiffon appelée Marcibel Lunchpocket, Betty chantonne à Lucy Adams :

            Eat your breakfast with a smile,

            And you’ll feel better in a while.

            When you’re well as well can be,

            You’ll go home so happily

            Happy doodle doole dee,

            Sing and sing so happily,

            Happy doodle doodle dee,

            Sing and sing this song with me.

      (en parlant) : allez, Lucy, s’il te plaît chante avec moi.

            Happy doodle doole dee,

            Sing and sing so happily,

            Happy doodle doodle dee,

            We are jolly as can be.

Michael les interrompt. Il appelle gentiment la jeune fille « Nurse Betty ». Il admire son habileté à s’occuper des enfants. 

Une véritable nurse arrive pour donner le bain à Lucy. Michael demande à Betty si elle n’a jamais songé à devenir aide-infirmière. Betty secoue la tête. Elle pense que ce métier demande beaucoup d’expérience qu’elle n’a pas acquis. 

Mike pense le contraire et voit que Betty a beaucoup à donner. Il lui dit qu’elle devrait aller voir Mlle Choate, chef infirmière qui s’occupe du personnel.


Paul rencontre Constance dans la rue. Il dit qu’il vient enfin pour payer son ardoise. Il la suit jusqu’à la librairie. 

Constance lui parle d’Allison. Paul lui doit 45,25 dollars. Il lui demande s’il pourra montrer New York à Allison au cours de l’excursion. 

Constance lui fait savoir qu’elle n’y va pas. Paul insiste sur le fait qu’elle devrait donner la permission à sa fille de s’y rendre. Mais Constance ne cède pas, prétextant qu’Allison est trop jeune pour un tel voyage. 

Paul sème le trouble chez Constance en tentant d’évoquer le père d’Allison. Elle se débarrasse de lui en lui souhaitant froidement une bonne journée. 

Une fois Paul parti, Constance s’empresse de téléphoner à Elliot au magasin Carson pour lui dire que Paul était ici et qu’il a fait des commentaires troublants. 

Il lui dit qu’il vient tout de suite et raccroche brutalement le téléphone, avant que Constance ait pu lui dire qu’il n’est pas obligé de venir.

Elliot arrive précipitamment à la librairie et parle avec Constance de Paul et Allison. Ils savent que Paul suspecte quelque chose. « Tu ne vas pas la laisser aller avec lui à New York, n’est-ce pas ? », s’enquit Elliot. 

Constance le rassure en lui disant qu’il est hors de question qu’elle aille à New York. Elliot lui dit que Paul est un garçon à l’esprit tordu.


L’avocat des Peyton, William Wainwright, parle dans son dictaphone. Norman frappe à la porte et il le laisse entrer. 

Wainwright est d’une nature très amicale. Norman souhaite l’aider à prouver que sa mère était saine d’esprit. 

Ils parlent des compétences mentales de Catherine. Norman demande pourquoi Calvin Hanley est venu rendre visite à son père la nuit dernière. Wainwright n’en a pas la moindre idée mais compte bien le savoir. 

Norman lui dit que si jamais son père attaque sa mère, alors il se rangera du côté de sa mère.


Wainwright entre à la pharmacie pour parler avec Calvin Hanley. Madame Miller paye ce qu’elle doit et s’en va. Hanley rappelle à l’avocat qu’il lui a demandé de rester loin de lui. Wainwright lui dit qu’il sera à l’auberge dans la journée, au cas où Hanley voudrait parler avec lui.


Allison est dans la cuisine lorsque Constance rentre. Elle prépare un bœuf Stroganov. 

Constance dit à Allison qu’elle ne peut pas aller à New York. Elle ne pense pas que Paul est digne de foi. Allison est extrêmement déçue et reproche à sa mère de ne pas la laisser vivre sa vie comme elle l’entend.

Constance lui dit qu’elles iront un jour toutes les deux, et Allison prend cela comme un lot de consolation, ce qui rend Constance triste.


Paul se précipite vers Elliot dans la rue, près de la pharmacie. Il lui reproche d’avoir influencé Constance dans sa décision de ne pas envoyer Allison à New York avec le Club d’art dramatique. 

Elliot lui dit qu’il n’y est pour rien. Il lui reproche de cacher la vérité, ou tout du moins d’en avoir peur. 

Est-ce que Calvin continue à le battre avec une ceinture comme lorsqu’il était enfant ? Elliot lui dit qu’il a autant besoin de Paul que Paul a besoin de lui. 

Calvin sort de la pharmacie et voit son fils en difficulté avec Elliot. Il est pris d’un malaise et s’écroule. 

Paul se précipite vers lui. Il s’agenouille devant le corps sans vie de Calvin.