Tandis que Betty Anderson traverse le square de Peyton Place en ce froid matin d’hiver, elle se demande si voir Rodney Harrington aujourd’hui est la meilleure des choses à faire. À tort ou à raison, elle est décidée à y aller.
Un homme balaye le trottoir devant le Colonial Post. Betty passe devant l’homme et entre dans l’auberge.
Betty entre dans la chambre de Rodney pour lui souhaiter un bon anniversaire. Elle ne peut rester qu’une minute. Elle a fait du shopping et lui a acheté un cadeau : une casquette de capitaine.
Rodney est triste du manque de reconnaissance pour son anniversaire. Betty le rassure en lui disant que la journée n’est pas terminée.
Rodney lui parle du temps où ils étaient ensemble, et qu’il regrette. Il lui dit que tout peut recommencer entre eux. Betty est en larmes, elle était juste venue lui souhaiter un bon anniversaire, c’est tout.
— Tu ne voulais pas du tout te marier, lui rappelle-t-elle.
— Toi si ?
— Je savais que je te voulais. Peut-être n’était-ce qu’une envie ?
Mais Rodney en doute. Il l’embrasse. D’abord, elle se laisse faire, puis elle s’écarte de lui. Leslie arrive pour interrompre ce tendre moment. Betty s’en va sans un mot.
Elle sort de l’auberge au moment où le facteur y entre. La limousine de Peyton s’approche d’elle et il lui offre une petite ballade à travers la ville. Betty s’engouffre dans la voiture et s’entretient avec le vieil homme.
Pendant ce temps, Thomas se rend à la réception de l’auberge et remet une enveloppe pour Rodney contenant un chèque de 1000 dollars que Rodney donnera plus tard à Steven pour aider à payer les dépenses juridiques.
Rodney se coiffe de la casquette offerte par Betty, tandis que Leslie lui reproche d’avoir à nouveau des relations avec elle. Rodney apprécie que son père se soit déplacé depuis l’Europe pour venir ici, mais il lui fait comprendre qu’il n’a pas de leçon à recevoir de lui.
Un employé de l’auberge frappe à la porte de la chambre de Rodney et lui remet l’enveloppe de Peyton contenant le chèque de 1000 dollars. Pour Leslie, aucun doute possible : Martin Peyton essaie d’acheter la loyauté de Rodney.
Norman et Rita apprennent la vie de couple. Rita dit à son mari que Rodney est au plus mal depuis qu’il a rompu avec Allison.
Chez les Chernak, John rend visite à Stella pour voir si elle est toujours d’accord de témoigner lundi, malgré le chagrin de la mort de son père. Il peut obtenir un délai si elle le souhaite.
Elle mentionne le rapport de police fait après la mort de Gus. Fowler lui apprend que Peyton est venu au poste de police pour signer la déclaration sur ce qui s’est passé au manoir entre lui et Gus.
Stella lui offre un café, qu’il refuse. Elle remercie le procureur de se soucier de ses sentiments. John lui dit qu’il aura peut-être besoin du témoignage d’Anna. Stella lui dit qu’elle sait que sa mère se montrera coopérante.
Elliot tape avec ses deux mains à la machine lorsqu’Eli entre pour lui annoncer la grande nouvelle. Il demande s’il peut insérer une annonce dans le Clarion car il a le projet de vendre aux enchères son magasin maritime et d’ouvrir un magasin général. Elliot pense que l’idée est bonne. Eli est très excité par son nouveau projet.
Le Dr Rossi sonne à la porte du manoir Peyton. Betty le fait entrer et l’installe au salon. Peyton est en train de jouer avec un presse-papier. Il dit au médecin que l’objet appartenait à Charles Dickens.
Michael demande à Betty de le laisser seul avec Martin afin qu’il puisse l’examiner. Au vu de l’examen, le médecin ordonne à Martin d’aller se reposer dans son lit. La sonnette de la porte d’entrée retentit une nouvelle fois.
Betty fait entrer Leslie Harrington. Elle lui demande d’attendre, précisant que M. Peyton est avec le Dr Rossi.
Michael sort du salon et laisse sa place à Leslie, qui reproche à Martin d’intervenir dans le procès de Rodney alors qu’il lui avait expressément demandé de ne pas le faire.
Il lui reproche les 1000 dollars alloués par Peyton pour Rodney. Peyton dit à Leslie qu’il n’a jamais appartenu à cette maison ni à cette famille. Vexé, Leslie s’en va, laissant Martin Peyton admirer son presse-papier.
Depuis plusieurs semaines, l’hôpital de Peyton Place prend soin d’Allison Mackenzie. Allison, victime d’un chauffard qui a pris la fuite, ne reconnaît plus Elliot Carson comme son père. Pour Allison, Elliot est simplement « M. Carson ». Mais du point de vue du Dr Michael Rossi, le temps est venu de révéler à sa patiente la véritable identité d’Elliot.
Au bureau des renseignements, une infirmière aux cheveux bruns marche droit vers la caméra. Une infirmière blonde, finissant de taper un formulaire à la machine, se lève et dépose la feuille au-dessus de la pile. Michael aide Allison à marcher jusqu’au bureau du médecin.
Michael s’entretient sérieusement avec Allison. Il lui apprend qu’Elliot est son véritable père (répétition de la dernière scène du précédent épisode).
Allison devient hystérique. Elle ne comprend pas… Son père et sa mère se sont mariés il y a un an à peine. Allison est pour le moins perturbée par cette nouvelle.
À l’auberge, Rodney va voir Steven, qui pensait que le jeune homme s’était enfui alors qu’il était en liberté surveillée.
Rodney raconte à Steven sa curieuse rencontre avec la mystérieuse fille chez Ada. Le jeune homme est fatigué et se retire dans sa chambre pour aller dormir.
Peu de temps après, Steven reçoit un appel du détective Lawrence, de Californie. Il lui demande ce qu’il a trouvé.
John Fowler se rend au poste de police pour parler avec le sergent Goddard. Pendant qu’ils conversent, l’officier Frank reçoit un appel étrange d’une femme, depuis San Francisco. Il s’agit de Marian, mais elle ne s’identifie pas, et demande des nouvelles d’Allison. Elle voulait savoir si le chauffeur qui a heurté la jeune fille a été trouvé.
Goddard a essayé de localiser l’appel sur la ligne 3809. Il provient d’une cabine téléphonique publique à San Francisco. Goddard a toujours pensé que le chauffeur était un touriste d’été.
Fowler pense qu’il est temps maintenant de fermer le dossier, persuadé qu’il est trop tard pour retrouver la personne qui a heurté Allison.
Peyton arrive pour faire une déposition au sujet de la mort de Gus. Il se dispute avec John au sujet de Stella et du procès de Rodney. Peyton signe sa déposition.
Steven, muni de son porte-document et de son attaché-case, se dirige vers Martin Peyton en face du tribunal, et lui parle brièvement. Il va se rendre à Los Angeles pour voir Lawrence qui a des informations à lui communiquer sur le passé de Stella.
Steven hèle un taxi. Peyton, quant à lui, remonte dans sa limousine.
Eli se rend à la salle de rééducation pour y voir Russ Gehring. Il veut savoir comment parler avec Allison.
Il voudrait aussi savoir s’il doit construire une rampe d’accès à la maison pour l’aider. Gehring lui promet de faire la liste des besoins d’Allison.
Il lui fait savoir qu’elle devra revenir à l’hôpital pour y suivre son traitement. Gehring rassure Eli en lui disant que tout ira bien pour Allison.
Elliot et Constance rendent visite à Allison à l’hôpital. Elliot fait savoir à sa fille qu’ils viennent juste de parler avec le Dr Rossi. Ce dernier leur a dit qu’il a informé Allison au sujet d’Elliot.
Constance dit à sa fille que tout va rentrer dans l’ordre. Mais Allison n’est pas d’humeur à leur parler. Elle leur dit :
— Bonsoir, et ne fermez pas la porte derrière vous. S’il vous plaît, partez. Sortez de ma chambre !
Mais Constance ne veut pas partir. Allison demande alors à parler seule avec sa mère. Elliot lui refuse ce droit et dit qu’il reste.
Allison invective sa mère parce qu’elle lui a menti pendant des années. Elliot demande à Allison de baisser d’un ton et de respecter sa mère, puis il se met en colère et lui fait un sermon en lui disant qu’elle a toujours été trop gâtée et trop protégée par sa mère. Elle devrait s’estimer heureuse d’avoir une famille qui s’aime et qui l’aime, elle.
Allison est bouleversée et ne peut pas supporter la présence de ses parents dans cette pièce. Constance et Elliot préfèrent partir. Allison s’étend sur son lit et se met à sangloter.
Ce soir, Gus Chernak, le père de Stella Chernak et du défunt Joe Chernak, est mort comme il a vécu, violemment et absurdement, laissant le soin à sa fille Stella de détruire ce qu’il n’a pas pu détruire lui-même.
Le Dr Rossi conduit Stella chez les Chernak avec sa voiture.
Michael et Stella arrivent chez les Chernak. Le médecin descend du véhicule et va ouvrir la portière de la passagère. Devant la porte d’entrée, Michael demande à Stella si elle veut qu’il entre avec elle.
On apprend que c’est lundi qu’elle est appelée à la barre des témoins. Mike lui demande de bien considérer la situation. Elle risque, par son témoignage, d’envoyer Rodney en prison pour le reste de sa vie.
Si elle a menti à l’audience préliminaire en disant que Rodney a proféré des menaces sur Joe, alors elle doit faire son devoir. Elle doit arrêter de vivre sur des mensonges et enfin dire la vérité. Il lui demande de réfléchir à tout ça durant le week-end.
Depuis le Colonial, Leslie téléphone à Norman afin de lui dire que Rodney a disparu et qu’il s’inquiète. Il informe son fils que Rodney a rompu avec Allison aujourd’hui.
Il a peur que Rodney se soit enfui alors qu’il est en liberté sous caution. Norman promet de le chercher et de le trouver. Rita vient avec lui.
Rodney se rend à la taverne où il est chaleureusement accueilli par Ada. Il lui dit qu’il va avoir vingt-et-un ans dans quelques minutes.
Il rencontre au bar une jolie étrangère, Karen.
— Une petite danse, jeune homme ? murmure la jeune femme.
— Euh, comment vous appelez-vous ?
— Essayez donc de danser avec une personne que vous ne connaissez pas, cela vous changera. Et puis ça fera jaser.
— D’où venez-vous ? insiste Rodney.
— Et de quelle école je viens ? Et qui je connais ?
— OK.
— Je viens de l’est du Mississippi. Je suis allée à l’école au Caire, en Argentine, à Hong Kong, et euh, à Beyrouth. Je connais tout le monde…
Un jeune client éméché l’interrompt.
— Attends une minute. Tu ne veux pas être antisociale. Je veux dire, c’est une fête. Ce n’est pas tous les jours qu’on fête sa majorité et…
— Laisse tomber, dit Karen.
— Tout ce que je veux dire, c’est…
— Laisse tomber, dit à son tour Rodney.
— OK, meurtrier, lâche le client opportuniste.
Rodney est vexé par l’insulte.
— Attends une minute !
Karen prend Rodney par le bras pour le calmer.
— Pourquoi n’allons-nous pas siroter notre champagne en tête-à-tête à cette petite table, là-bas ? suggère-t-elle. Vous voulez boire ?
— Non.
— Voulez-vous parler ?
— Non.
— Voulez-vous danser ? Depuis combien de temps n’avez-vous pas dansé avec quelqu’un ?
— Mais enfin, qui êtes-vous ?
— Eh bien, disons que nous sommes à un bal costumé et que je porte un masque.
— Pourquoi ?
— Parce que je veux… danser ?
Karen se lève. Rodney est de plus en plus étonné.
— Que faites-vous ici ? Dans cet endroit ? Dans cette ville ? Je veux savoir.
— Je me trouve ici par hasard, comme la plupart des endroits où je me rends. Peut-être vais-je m’en aller, ou bien peut-être vais-je m’inscrire dans cette jolie université… euh ? Comment s’appelle-t-elle déjà ?
— Peyton… OK, allons danser.
Rodney choisit un disque au juke-box. Ada se précipite vers Rita et Norman qui viennent d’arriver et les embrasse.
Norman aperçoit Rodney en train de danser avec Karen près de la porte d’entrée. Il se dirige vers lui.
— Rod, tout le monde te cherche. Papa se fait du souci pour toi.
— Pourquoi ?
— Nous pensions que tu t’étais enfui, ou quelque chose comme ça.
Karen s’en va, non sans avoir lancé un « Joyeux Anniversaire » à Rodney.
Rita s’approche de Rodney, l’œil malicieux.
— Êtes-vous monsieur Harrington, monsieur Rodney Harrington ? Vous êtes bien monsieur Rodney Harrington, n’est-ce pas ? Bien, nous avons un télégramme musical pour vous.
— Oui, nous avons un télégramme musical pour vous, répète Norman.
Ils chantent « Joyeux anniversaire ». Rodney est ravi.
Constance et Elliot rendent visite à Allison et ont l’heureuse surprise de voir qu’elle peut marcher. Allison leur dit qu’elle veut rentrer à la maison immédiatement.
— Je veux rentrer à la maison, parce que je déteste être ici. Je veux sortir. J’en ai assez de vous voir me poser des questions.
Elliot s’en va voir le Dr Rossi pour lui demander un rapport sur Allison et son état de santé.
Elle marche maintenant avec des béquilles. C’est la première fois qu’Elliot la voit marcher depuis l’accident. Il voudrait organiser un déjeuner demain.
Allison refuse froidement. Elle retourne dans le bureau de Rossi. Elliot et Michael parlent encore un peu.
Dans le bureau de Michael, Allison tape à la machine avec sa main droite (dans le précédent épisode, elle avait peint avec sa main gauche).
Le médecin entre et s’assoit au bureau de Stella. Il espère qu’Allison s’exerce avec sa main gauche.
Elle lit un poème qu’elle a écrit. Le poème en dit long sur l’état d’âme d’Allison. Michael lui demande ce qui l’effraie.
Allison veut rentrer chez elle. Elle déteste cet hôpital. Et toutes les questions de Michael la rendent malade.
Un appel d’urgence a mené le Dr Rossi et Stella Chernak au manoir de Peyton. Pour un des hommes présents à l’intérieur du manoir, chaque seconde, chaque souffle, peut amener la mort.
Michael et Stella se rendent en voiture chez Peyton.
La police est ici. Stella attend impatiemment devant la porte d’entrée qu’on vienne leur ouvrir. Ils entrent enfin.
Hannah est en train d’expliquer à la police que Gus a forcé la porte arrière, et qu’il s’est glissé à l’intérieur de la demeure.
Hannah se précipite vers le Dr Rossi pour lui demander d’examiner Martin Peyton, dont le pouls est trop élevé.
Gus, de son côté, est toujours en vie. Stella se penche vers lui et il lui dit qu’il voulait juste récupérer son emploi.
L’ambulance arrive enfin. Stella dit à Gus qu’elle l’aime. Gus demande à Stella de faire payer Rodney pour la mort de Joe. Stella est en larmes :
— Ne t’endors pas, papa.
Mais Gus rend son ultime soupir. Stella, désespérée, veut que les infirmiers donnent de l’oxygène à son père.
Devant son insistance, Michael fait un signe de tête aux infirmiers pour qu’ils s’exécutent, même s’il sait que Gus est déjà mort.
Stella est pliée par la douleur. Impuissants, les infirmiers ferment la bouteille d’oxygène et s’en vont.
Gus est transporté sur un brancard.
Le Dr Rossi demande à Martin Peyton comment il se sent. Le sergent Goddard est avec eux. Martin ne l’avait jamais vu. Avec la permission de Michael, Martin donne sa version des faits à Goddard. Peyton termine son histoire en disant qu’il est dommage que Gus fût tellement autodestructeur.
Le vieil homme demande à Hannah un verre d’eau.
Stella fait une crise d’hystérie et crie à Peyton :
— Menteur ! Menteur !
Elle impose sa version des faits et incrimine Peyton. Mais Peyton ne se laisse pas faire, il réplique à Stella que Gus a endommagé les machines de la fabrique avec un marteau, qu’il aurait pu porter plainte contre lui et lui demander de payer la réparation des engins. Au lieu de cela, il a été licencié. Il s’en est sorti plutôt bien.
Stella et Michael sortent du manoir. Il signe l’acte de décès que lui tend un assistant médical, puis s’installe en compagnie de Stella à l’arrière de l’ambulance, laissant ainsi sa voiture chez Peyton.
Malgré le fait que Gus soit mort, les sirènes de l’ambulance retentissent.
Dans leur appartement, Norman et Rita entendent l’ambulance. Rita pense qu’il s’agit peut-être d’une femme se rendant à l’hôpital pour accoucher.
Norman suggère qu’elle pourrait avoir des jumeaux.
— Non, plaisante Rita. Des quadruplés plutôt !
Ils sont tellement heureux qu’ils se comportent comme deux enfants. Ils se précipitent dehors et, dans la nuit, font une bataille de boules de neige.
Rita se précipite vers le bâtiment abritant le Clarion, suivi par Norman, qui glisse et tombe avant d’atteindre la porte d’entrée.
Eli ouvre la porte et offre aux jeunes mariés un café. Il leur dit également qu’il est enclin à les aider de n’importe quelle façon. Ils entendent à nouveau l’ambulance.
À l’intérieur de l’ambulance, Stella contrarie Michael. Le médecin lui dit que sa mère va vraiment avoir besoin d’elle maintenant.
Il explique les implications d’un certificat de décès. Il voudrait savoir quelles ont été les dernières paroles de son père. Stella lui répond que les dernières paroles de son père étaient privées.
Michael demande de but en blanc si Rodney a réellement menacé Joe ou si Stella a menti. Il lui demande ce qu’elle compte dire à la barre lundi.
Voyant Stella déterminée à détruire les chances de Rodney, il lui dit qu’elle donne crédit à tous les mensonges que l’on dit sur le jeune Harrington.
À l’auberge, Steven s’entretient avec Leslie des conséquences de la mort de Gus Chernak sur l’affaire de Rodney.
Leslie fait appeler Rodney dans sa chambre, sans réponse. Steven demande au réceptionniste de l’auberge de voir si la voiture de Rodney est au parking. Elle n’y est pas.
Ils se demandent sérieusement où se trouve Rodney, et s’il n’a pas enfreint les règles de la liberté surveillée.
La nuit tombe sur l’hôpital de Peyton Place. Et pour Gus Chernak, une mission urgente a démarré, une affaire de vie et de mort. Une vengeance contre Martin Peyton. Une vengeance pour la vie qu’il a vécue, et pour la mort de son fils.
Gus se glisse hors de l’hôpital (répétition de la dernière scène de l’épisode précédent).
Steven se rend en voiture à la maison de Peyton, il sonne à la porte et Betty le laisse entrer.
Peyton demande à Betty de couper la musique. Betty enfile son manteau, prête à partir passer la soirée avec Steven. Mais Martin demande à Steven de s’asseoir un moment et d’enlever son manteau.
Il tient à lui dire qu’il apprécie la façon dont Steven mène la barque au procès. Il parle de Norman en disant qu’il possède le charme de Catherine.
Il informe Steven et Betty des dégâts que Gus a provoqués à la fabrique. Ils leur souhaitent bonne nuit et s’en vont. Peyton remet l’électrophone en route.
À l’arrière de la maison, Gus Chernak brise une vitre et s’introduit à l’intérieur.
Il trouve une bouteille de whisky et en ingurgite une grande quantité, malgré les recommandations du médecin.
Il entre dans la pièce où se trouve Peyton et arrête l’électrophone. Il menace Martin en faisant de grands gestes. Il lui reproche tous ses problèmes.
Martin Peyton lui demande de sortir de sa maison immédiatement. Chernak saisit la canne de Peyton et s’apprête à frapper le vieil homme, mais il s’effondre avant le premier coup.
Choqué, Peyton ne peut que regarder Gus étendu à terre.
À la maison de la plage, le Dr Rossi allume un feu dans la cheminée. Il téléphone à la mère de Stella, Anna Chernak, et demande à parler à Stella. Mais elle n’est pas à la maison.
Elle arrive bientôt à la porte de Michael portant deux sacs de nourriture. Mike est ravi de la voir et le montre. Il porte encore le tisonnier dans la main.
Il la traite de sorcière parce qu’elle a anticipé l’invitation qu’il voulait lui donner. Elle sourit et lui dit qu’elle prend cela comme un compliment.
Leslie est dans sa chambre, à l’auberge, occupé à lire le Clarion, lorsque Rodney frappe à la porte.
— Salut, j’ai pensé devoir te dire que je suis ton nouveau voisin. Ils m’ont donné la chambre en bas du hall.
— Entre, fait Leslie.
Rodney entre, mais ne ferme pas la porte.
— En fait, je dois défaire mes valises, explique-t-il.
— Je vais descendre t’aider.
— Non, ça ira.
— Tu es toujours fâché ?
— Je suppose que oui.
— Nous ne résoudrons rien à rester planté de cette façon près de la porte.
Leslie ferme la porte.
— Je suppose que je devrais plutôt me réjouir pour Rita et Norman. Mais ton frère a toujours tendance à se retrouver dans des situations sans penser aux conséquences. Et lorsqu’il se lance dans une aventure avec un tel enthousiaste, il ne songe jamais s’il arrive ou non à gérer la situation. Ça ne marche pas comme ça, Rod. Ça ne peut pas. Ce mariage n’est qu’un jeu pour Norman. Tu seras la femme et moi je serai le mari et nous enlèverons notre chewing-gum pour nous embrasser.
— Ils apprendront la vie.
— Et que va-t-il se passer la première fois qu’ils se disputeront ? La première fois où Norman jettera le passé de Rita en pleine figure ?
— Je sais que ça ne sera pas facile. Si Rita retourne à l’école, ils auront des problèmes, comme les enfants et l’argent. D’autant plus que Norman retourne au collège.
Leslie se permet d’en douter.
— Ils n’y retourneront jamais.
— Peut-être, mais toujours est-il que tu dois rester en dehors de ça. Laisse Norman régler ses problèmes à sa façon.
— Je n’avais pas l’intention de démarrer une dispute avec toi, convient Leslie.
— Je dois vraiment aller défaire mes valises.
Rodney s’apprête à partir. Leslie le retient.
— Rod, ce n’est pas le moment de se quereller.
— Je ne me querelle pas.
— Et tu ne peux pas t’offrir le luxe de feindre devant moi. Il y a trop en jeu… Steven semble penser que Fowler va rappeler Stella Chernak à la barre très prochainement.
— Eh bien, nous savons tous que c’est là le cœur de l’affaire.
— Son père a perdu son emploi à la fabrique. Schuster l’a viré.
— Il a fait ça ?
— Il n’avait pas le choix. J’ai cru comprendre que Chernak a perdu les pédales et a cassé du matériel.
— Est-ce que grand-père Peyton est au courant ?
— Oui.
— Et il a soutenu Schuster ?
— Il n’avait pas d’alternative, Rod.
— Oui, sûrement, murmure Rodney
— Écoute, j’aurais fait la même chose si j’étais à sa place. Si un homme doit inspirer le respect, il doit montrer du courage et un esprit de décision.
Rodney ouvre la porte.
— Maintenant écoute, Rod, poursuit le patriarche. Je pense qu’il était bien mieux pour ton affaire que ton grand-père le fasse.
Rodney referme la porte.
— Rien n’est jamais simple, n’est-ce pas ? Un homme ne peut même pas éternuer dans cette ville sans que tout le monde se demande si cela va affecter mon cas. Ce sont des enfantillages, papa. Des enfantillages. Deux garçons qui se battent pour une fille. Et le grand frère que se plante là pour remettre de l’ordre.
— Tu n’iras pas en prison, affirme Leslie.
— Je pourrais y aller.
— Tu n’es pas un assassin, Rod. Tu n’iras pas en prison.
— Elliot Carson n’était pas un meurtrier. Peut-être aurais-je plus de chance que lui. Ou peut-être que je sortirais de prison dans 18 ans, avec encore une bonne partie de ma vie devant moi. Nous verrons bien.
— Arrête ça, Rodney. Tu ne seras pas reconnu coupable. Trop de gens dans cette ville savent ce que tu vaux.
— Ils savaient aussi ce que valait Elliot Carson.
Cette fois, Rodney quitte la chambre pour de bon.
Il se rend à la réception et croise Betty. Il lui demande où se trouve Steven. Il lui parle de Lawrence, le détective privé que Steven a engagé en Californie pour fouiller le passé de Stella.
Retour à la maison de la plage, Michael et Stella dînent tout en parlant plaisamment lorsque le téléphone sonne. C’est la police.
Michael est informé de l’incident à la maison Peyton au sujet de Gus. Mike répond qu’il va en parler à Stella et qu’il va se rendre chez Peyton le plus vite possible.
Le médecin informe Stella que son père a eu un accident chez Martin Peyton.
Michael et Stella arrivent au manoir de Peyton et se précipitent vers la porte d’entrée.
Pour Allison Mackenzie, après avoir été percutée par un chauffard en délit de fuite, le rétablissement est long et difficile. Mais maintenant, elle a commencé à se souvenir d’une partie de sa vie qu’elle avait oubliée. Elle se rappelle les faits, mais elle doit encore découvrir leur sens profond.
Le pilori, le kiosque à musique, la neige sur le sol. Deux hommes passent la porte de l’hôpital. Allison se promène en fauteuil roulant, puis peint avec sa main gauche.
Allison peint avec sa main gauche dans la salle de rééducation tandis que Russ Gehring travaille à son bureau. Ils discutent tranquillement lorsque Rodney entre dans la pièce.
Russ s’en va pour les laisser seuls. Allison avait demandé à Rodney de venir la voir. Ils parlent du procès et de l’amour qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre avant l’accident.
Il lui apprend que c’est Leslie qui l’a fait sortir de prison sous caution. Rodney lui rappelle sa visite en prison et le fait que l’on pouvait voir le square depuis sa cellule.
Il dit à Allison qu’il a besoin d’elle. Il lui avoue enfin qu’ils s’aimaient tous les deux avant l’accident. Rod prend la main d’Allison, mais celle-ci la retire immédiatement.
Rodney comprend qu’il n’a plus rien à faire ici. Allison lui demande d’être patient, mais pour Rodney, on ne contrôle pas ses sentiments et si Allison n’en a plus maintenant, c’est qu’elle ne l’aime plus. Il lui dit qu’il ne reviendra plus la voir.
Le Dr Rossi rencontre Rodney au bureau des renseignements, ce qui donne à Rodney l’opportunité de demander des nouvelles de la santé d’Allison.
Michael lui dit que sa rééducation peut prendre du temps, ainsi que le recouvrement total de sa mémoire. Rodney lui dit qu’il n’a pas le temps. Il ne lui reste peut-être que trois semaines de liberté avant la fin du procès. Rodney est pessimiste et pense qu’il sera déclaré coupable.
Norman et Rita entrent dans leur appartement, désormais bien rangé. On peut voir la cible de fléchettes en arrière-plan. Leur nouvelle vie de couple leur sied à merveille.
Rodney entre dans l’appartement pour y prendre des affaires lui appartenant. Rita invite Rodney à dîner. Ce dernier la remercie, mais il décline l’offre et s’en va.
Stella frappe à la porte du bureau de Michael et entre. Elle lui dit qu’elle était au labo tout l’après-midi. Michael lui dit qu’il n’est pas disposé à plaisanter. Ils parlent d’Allison et du procès.
John Fowler arrive pour parler avec Stella. Rossi les laisse seuls, prétextant avoir un appel personnel à donner.
John veut que Stella témoigne à nouveau lundi. Elle est leur témoin clé. Stella lui demande s’il était au courant du renvoi de son père par Schuster, qu’elle surnomme le « sous-fifre de sa majesté Martin Peyton ». John veut que Stella aille témoigner. Il a bien l’intention de gagner ce procès.
Plus tard, Fowler se précipite vers Russ Gehring qui manœuvre le fauteuil roulant d’Allison.
John parle à Allison de son accident et du délit de fuite. Allison se souvient qu’il faisait sombre, mais la voiture qui l’a renversée était bleue ou vert foncé.
Gehring semble s’opposer à ce qu’on interroge Allison. John la remercie et s’en va.
Toujours à l’hôpital, Stella va rendre visite à son père, Gus, étendu dans son lit. Gus admet avoir fait une chose stupide en cassant des machines de la fabrique, et dit qu’il est désolé. Il est surtout désolé d’avoir été pris en flagrant délit. Stella parle encore brièvement avec lui avant de quitter la chambre.
Puis Gus se lève, s’habille et se glisse hors de l’hôpital.
Pour Allison Mackenzie, chaque jour est un jour d’espoir. Un espoir pour l’avenir. Le jour où elle emboîtera les pièces du puzzle de son passé.
Deux hommes entrent à l’hôpital. Allison, dans son fauteuil roulant, se rend dans le bureau du Dr Rossi.
Allison frappe à la porte, puis roule avec sa chaise à l’intérieur du bureau de Michael. Elle y trouve Stella qui écoute les nouvelles à la radio.
— Bonjour, mademoiselle Chernak.
— Bonjour Allison.
Stella éteint la radio pour ne pas que la jeune fille puisse entendre des nouvelles qui pourraient la perturber.
— Oh, vous avez très bien appris à vous servir de cette chaise, s’exclame-t-elle.
— Oui. Ma main droite commence à faire ce que je lui dis de faire.
— Vous devez être fière de vous.
— Eh bien, ce n’est pas moi en réalité. C’est M. Gehring. Il a fait en sorte que je le déteste suffisamment pour que j’aille mieux, uniquement pour le contrarier. Parfois je pense que le Dr Rossi utilise la même technique dans ses soi-disant entrevues.
— Oh, est-il sévère avec vous ?
— Hier, il m’a rendue tellement malade, je ne pouvais pas bouger mon bras.
— Tout semble aller mieux, aujourd’hui.
— Je souhaite qu’il me laisse un peu tranquille, soupire la jeune patiente.
— Pourquoi me dites-vous cela ? Vous voulez peut-être que je prenne pitié de vous ?
— Non. C’est juste que vous êtes une des rares personnes ici qui ne tourne pas autour de moi tout le temps.
— Eh bien, voilà une bonne base pour démarrer une amitié.
— Vous écoutiez quoi avant que je vienne ? s’enquiert Allison.
— Oh, les informations.
— Cela fait tellement longtemps que je n’ai pas écouté la radio ni lu les journaux.
Allison rallume la radio. Pensant qu’ils vont bientôt parler du procès de Rodney, Stella se précipite sur la radio et l’éteint.
— Voyez-vous, elle n’est pas à moi, bredouille-t-elle. Je ne voudrais surtout pas la casser. Je suis désolée.
Allison fronce les sourcils.
— Que se passe-t-il ?
— Où ?
— Aux informations.
— Rien… Vraiment rien… Allison, je dois y aller maintenant. Le Dr Rossi va arriver dans deux minutes, OK ?
— OK.
Stella quitte la pièce et Allison en profite pour rallumer la radio au moment où le journaliste commente l’actualité de Peyton Place :
— … ceci a provoqué un tollé et a bouleversé la ville. Le jeune Rodney Harrington est accusé d’avoir tué Joe Chernak la nuit du 16 juillet. Le mobile serait la vengeance, pour avoir insulté son frère, Norman Harrington. Harrington est le petit-fils de Martin Peyton et le fils de Leslie Harrington, l’ancien directeur de la fabrique Peyton. Peyton Place a été sous le choc du témoignage des tiers produits par le procureur général, John Fowler. Tous les yeux sont rivés sur cette ville et…
Allison ferme les yeux d’une façon dramatique. Le journaliste poursuit :
— … Vous suivez grâce à nous le procès de Rodney Harrington minute par minute…
Le Dr Rossi entre et éteint brutalement la radio. Allison ne comprend pas.
— Pourquoi ne m’avoir rien dit ? Pourquoi ne m’avoir rien dit à propos de Rodney ?
— Pourquoi as-tu oublié ? Allison, je veux que tu te souviennes par toi-même, à ton allure.
— Cela ne vous dérange pas si l’on annule la séance d’aujourd’hui ?
— Je pense qu’on devrait plutôt faire face à cela.
Mike s’assoit sur le coin du bureau.
— Qu’as-tu entendu ?
— Un vrai méli-mélo. Rodney en procès pour meurtre… Ça ne peut pas être vrai. Pourquoi ne m’a-t-il rien dit lorsqu’il est venu me voir ?
— Parce que tu ne te souvenais plus et qu’il ne voulait pas te bouleverser. Te souviens-tu de quelque chose, maintenant ?
— Non. Rien.
— Te souviens-tu de la dernière fois où tu as vu Rodney ?
— Non.
Michael se lève et se dirige vers Allison.
— Allison, la dernière fois où tu as vu Rodney, tu étais allée lui rendre visite en prison. Lorsque tu es sortie, tu étais totalement bouleversée et juste après, tu as été renversée par la voiture.
— Non, ce n’est pas vrai ! crie la jeune fille.
— Allison, tu ne vas pas constamment fuir dans ta chambre à chaque fois que quelque chose te bouleverse. Pourquoi es-tu bouleversée ?
— Je pense que c’est une question parfaitement stupide, étant donné que je viens d’apprendre à la radio que quelqu’un que je connais est en procès pour meurtre.
— Qu’est-ce que Rodney représente réellement pour toi ? Qu’est-ce que tout ce procès signifie pour toi ?
— Qu’essayez-vous de dire ?
— Penses-y.
— Ça n’a rien à voir avec moi. Si je suis allée voir Rodney en prison, c’était probablement parce que je me sentais désolée pour lui. Ça n’a rien à voir avec moi, répète-t-elle.
— Je suppose que Rodney n’est rien d’autre pour toi qu’un ami.
— C’est exact. Personne ne représente rien pour moi, à l’exception de ma mère.
— Allison, tu es une fille chaleureuse, une belle jeune fille. Cela ne te semble pas étrange qu’à presque 19 ans, personne ne représente rien pour toi à l’exception de ta mère ?
— Docteur Rossi, si vous avez quelque chose à me dire, j’aimerais que vous me le disiez maintenant, que je puisse m’en aller.
— Peux-tu voir Rodney Harrington sans être bouleversée maintenant ?
— Bien sûr que je le peux. J’aimerais beaucoup le voir prochainement. Pouvez-vous lui en toucher un mot ?
Le médecin acquiesce, tandis qu’Allison retourne dans sa chambre.
Le Dr Rossi entre au labo avec la radio et l’allume. Stella entend la radio et se dirige vers Mike, l’air penaud.
— Je sais. Je me suis souvenue de la radio après être partie.
— Vraiment ?
— Que s’est-il passé ?
— Elle a entendu les nouvelles.
— Et puis ?
— Elle a essayé de se persuader que ce n’était pas vrai, et finalement a convenu que Rodney n’est qu’un simple ami.
— Eh bien… Cela n’a fait de mal à personne ?
— Je ne sais pas. Stella, vous connaissez les dangers d’un choc soudain dans son état. Cela aurait pu la faire régresser, la faire encore plus se détacher de la réalité. Cela aurait pu l’amener directement à une dépression.
— Je suis désolée.
— Vous êtes désolée ? Et c’est tout ? Vous avez permis qu’une telle chose se produise parce que vous saviez au fond les conséquences que cela pouvait avoir. Et…
Stella se tourne pour partir. Elle ne veut pas en entendre davantage.
— Où allez-vous ? lui demande Mike.
— Dehors.
— Voilà un trait de votre caractère intéressant, mademoiselle Chernak. À chaque fois qu’une chose ne vous plaît pas, vous claquez des talons et vous partez.
— Disons que c’est mieux que rester ici, et se faire injurier.
— Laissez-moi vous poser une question. Juste par curiosité. Avez-vous laissé ceci (il prend la radio) dans la pièce intentionnellement ?
Stella hausse les sourcils, incrédule.
— Intentionnellement ?
— Oui.
— Pour quelle raison aurais-je fait cela ?
— Donc, ce n’était que par négligence ?
— Oui. C’était par négligence…
Elle fait une pause pour réfléchir, et avoue :
— Non, vous avez raison. J’ai laissé la radio intentionnellement.
— Vous n’aviez aucun droit de faire ça.
— Je ne suis pas médecin. Je ne suis qu’un être humain avec des sentiments. Pourquoi ne devrait-elle pas savoir que mon frère est mort ? Pourquoi ne devrait-elle pas savoir que Rodney en est responsable ?
— Peut-être avez-vous raison. Peut-être devriez-vous partir avant que je ne dise quelque chose que je regretterais par la suite.
Stella quitte le labo.
Ada est venue à la librairie voir Constance et Elliot pour leur parler du mariage, et notamment du faire-part à publier dans le journal pour l’annonce. Constance a une idée à ce sujet :
— Que diriez-vous de : « Mme Ada Jacks vous fait part du mariage de sa fille Rita…
Elliot entre dans la librairie.
— Charmaine, rectifie Ada. Rita Charmaine.
— … Rita Charmaine avec M. Norman Harrington ». Qu’est-ce que vous en dites ?
— Ça me paraît bien.
— Très, très élégante, la complimente Elliot. Félicitations.
Il embrasse Ada sur la joue.
— Eh bien, comment as-tu appris la nouvelle ? s’enquiert Connie.
— Toute la ville est au courant. Norman va l’annoncer au monde entier si ça continue.
Ada rit.
— Ne me laissez pas vous interrompre, dit le journaliste aux deux femmes.
Constance montre quelques cartes à Ada.
— Que diriez-vous de celle-ci ?
— Un peu trop voyante.
— Celle-ci semble être plus simple et moins conventionnelle. Je pense que Rita aimera celle-là.
— Si vous le dites, madame Carson.
— Et avant que tu ne te décides, puis-je suggérer comme cadeau l’annonce du mariage dans le Clarion ? intervient Elliot.
— Merci Elliot. Je paierais l’annonce cette fois, et je te laisse le soin de l’annoncer… mais pas dans la page « actualités mondiales ».
— Chiche ?
— Merci pour tout, Constance.
— Nous vous appellerons lorsque les cartes seront prêtes. Et félicitez le couple de notre part.
— Je le ferais. Au revoir.
Ada s’en va.
— On dirait qu’elle est au septième ciel, commente Elliot.
— Elle a des raisons de l’être.
Le ton employé par Constance est mélancolique, et Elliot croit savoir pourquoi.
— Tu penses à Allison. Bien, sois juste contente pour Norman et Rita.
— Elle a le même âge que Rita. Elle et Rod.
— Allison ira mieux bientôt.
Ils se regardent amoureusement dans les yeux. Puis Elliot embrasse Constance.
Rodney entre dans le bureau de Steven.
— Bonjour Rod.
— J’ai un bulletin d’informations à t’apporter avec le petit déjeuner. Norman Harrington et Rita Jacks se sont mariés hier soir.
Steven est d’abord surpris par la nouvelle. Puis en colère.
— Quoi ? Tu plaisantes !
— Je ne mens jamais. Mon avocat m’a dit que ce n’était pas bien.
— Bon sang ! Ça change tout. Cette nouvelle va changer la donne du témoignage de Rita. Et nous faire revenir au point de départ.
— En quoi ce mariage affecte-t-il le témoignage de Rita ?
— Ils vont croire qu’il l’a payée pour se marier avec elle, explique l’avocat. Et ainsi plaider ta cause.
— Tu es étonnant. Steven, tu es vraiment étonnant.
— Je dis cela parce que c’est ce qu’ils vont penser.
— Ce n’est pas pour ça qu’ils se sont mariés.
— En es-tu sûr ? Ton volatile jeune frère a le profil typique d’un adolescent loyal vis-à-vis de sa famille.
— Je ne te suis pas.
— Eh bien, quand un gamin doit entrer dans le monde cruel des adultes, il se sent parfois un peu paumé. Et c’est ce qu’il a ressenti après le témoignage de Rita. Ces deux-là sont collés l’un à l’autre. C’est un peu un Don Quichotte qui vole au secours d’une demoiselle en détresse.
— Dis-moi une chose. N’est-il vraiment pas possible que des gens agissent autrement que par intérêt ? Par amour, par exemple ?
— Bien sûr, cela arrive. Mais il doit contrôler tout cet amour. Pourquoi n’ont-ils pas attendu une semaine ? Un mois ? Ou mieux encore, jusqu’à ce que le procès soit terminé ? Tu sais, épouser Rita le jour même de son témoignage ne pourra que nous être néfaste.
— Fowler a cité Norman à comparaître ce matin, annonce Rodney.
Steven accuse le coup de cette seconde nouvelle. Il est en colère et hausse la voix.
— Autre chose ? Tu sais, si la terre s’ouvre et engloutit la statue de Samuel Peyton, j’apprécierais que tu me dises.
— Fowler l’a cité à comparaître ce matin, je n’y suis pour rien.
— En réalité, je ne suis pas très surpris.
— Eh bien, moi si. Et j’ai peur.
Norman s’entretient avec Leslie et Rodney dans l’appartement. Il fixe une cible de fléchette sur la porte.
— Alors, ça ressemble à quoi ? Propre, hein ?
Il ajuste la cible qu’il trouvait mal fixée.
— C’est mieux ? Donnons à cet endroit un sentiment de… de classe.
— Ton attitude laisse vraiment à désirer, soupire Leslie.
Norman s’en étonne.
— Pourquoi ? C’est le premier cadeau que quelqu’un m’a fait depuis que je me suis marié.
— Une citation à comparaître n’est pas à prendre à la légère.
— Je sais. Je suis désolé, se reprend le jeune homme.
Rodney intervient.
— Norman, tu es stup…
— La ferme. Je ne vais pas laisser ceci me saper le moral.
— Je souhaite toujours que tu prennes ma demande en considération, Norman, dit Leslie.
— Non. Je ne vais pas prétendre que Rita et moi ne sommes pas mariés alors que nous le sommes.
— Ne pourrais-tu pas attendre un peu, le temps que le témoignage de Rita soit oublié ?
— Je vais dire la vérité. Notre bon et noble avocat a toujours dit que la vérité nous servirait toujours. Mon mariage avec Rita est un fait. Et nous allons y faire face.
Phyllis Sloan débarque au palais de justice de Peyton Place. Dans le couloir, elle croise John qui sort de son bureau. Elle lui reproche la disparition de sa sœur Marian. Fowler lui assure qu’il ne sait pas où se trouve sa femme et lui dit qu’elle n’était pas obligée de faire tout le chemin depuis Boston. Il est sûr que Marian va bien.
Steven, qui passe par là, surprend la conversation.
John demande à sa belle-sœur de repartir pour Boston. Elle insiste pour rester et savoir ce qui s’est passé. John lui rétorque qu’il a la situation bien en main et qu’il va la retrouver. Il se trouve que le problème qu’ils ont est un problème entre un mari et sa femme. Phyllis n’y peut rien, et n’a rien à faire dans cette histoire.
Au tribunal, Norman, en tant que témoin hostile, est interrogé par John Fowler au sujet de la bagarre. Il lui demande si Joe Chernak a défié la virilité de Norman.
Fowler veut lui faire dire que Rodney était en colère contre Joe Chernak parce que celui-ci a battu Norman alors qu’il était conscient d’être plus fort que lui.
Lorsqu’il l’interroge sur la relation qu’il a avec Rita, Norman avoue qu’elle est sa femme et qu’ils se sont mariés la nuit dernière.
Fowler est intéressé par cette nouvelle et insinue que le mariage est un arrangement en faveur de la défense.
Steven contre-interroge Norman. Il fait dire à Norman que le mariage n’était nulle autre chose qu’un acte d’amour.
Norman Harrington et Rita Jacks se sont enfuis la nuit dernière. Instinctivement, sans doute, mais aussi parce qu’ils sont profondément amoureux l’un de l’autre. Maintenant, ils reviennent pour vivre une nouvelle vie ensemble, et découvrir un nouveau monde. La première neige commence à tomber sur Peyton Place.
Le square de Peyton Place, les deux canons, le panneau de bienvenue de la ville.
Rita et Norman sortent de la décapotable et se précipitent dans le square pour s’amuser dans la neige. Ils sont heureux.
Ils aperçoivent Eli. Ils se précipitent vers lui et lui apprennent leur mariage. Eli est sincèrement ravi pour eux. Il embrasse la mariée et leur souhaite bonne chance pour l’avenir.
Plus tard, Rita et Norman se trouvent devant le porche d’Ada et hésitent avant d’entrer. Ada s’est assoupie à la table de la cuisine.
Rita la réveille et lui annonce la nouvelle. Ada l’étreint. Elle offre aux jeunes mariés sa chambre en disant qu’elle dormira sur le canapé. Elle souhaite aussi faire une fête pour célébrer l’événement, et prévoit un barbecue.
Gus s’agite sur son lit d’hôpital. Il appelle l’infirmière. Il veut qu’on lui enlève « cette chose » de son bras (il veut parler de la perfusion).
Stella est avec lui et tente de le calmer. Gus lui conseille de ne pas revenir sur ses déclarations faites lors de son témoignage.
— Tu es assise sur une mine d’or. Il te suffit de garder tes lèvres fermées et le jackpot est pour toi. Vas-y et montre-leur…
— La menteuse que tu veux que je sois, raille Stella.
Michael entre dans la chambre. Il sermonne Gus à propos de son alcoolisme. Gus veut savoir s’il va mourir. Il a une cirrhose très avancée. Les veines de son œsophage se sont rompues la nuit dernière.
Schuster va voir Peyton au manoir afin de lui dire que les dégâts causés par Gus à la fabrique s’élèvent à 500 dollars. Il lui précise qu’il a renvoyé Gus.
Peyton lui demande si la compagnie d’assurance a été prévenue. Avant que Schuster ne parte, Peyton lui demande des nouvelles de sa famille et dit qu’il faudra qu’il prépare Kim à témoigner à la barre.
David lui répond que son témoignage à l’audience préliminaire a bien failli la détruire et qu’il ne laissera pas Fowler l’interroger. Martin pense que Steven pourrait le faire, ce serait dans la logique des choses. Schuster lui dit qu’en tant que père, il ne le permettra pas.
Norman apprend son mariage avec Rita à Rodney. Ce dernier lui dit qu’il va déménager de leur appartement pour les laisser seuls.
Leslie arrive. Rodney lui offre une tasse de café. Norman apprend à son père qu’il s’est marié avec Rita. Leslie soupire :
— Eh bien… ce qui est fait est fait.
En réalité, il n’a rien contre ce mariage, sauf qu’il pense que cela pourrait desservir Rodney pour le procès.
Rod lui dit qu’il n’a rien à craindre et qu’il en a plus qu’assez de voir son père constamment s’immiscer dans leur vie comme il le fait.
— Tu ne peux pas prétendre qu’il n’est pas marié. Maintenant, sa vie est avec Rita. Et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu ne te mêles pas de leurs affaires.
Il sort pour se changer les idées et se rend au square. Il s’arrête près du pilori, il prend de la neige dans les mains pour en faire une boule.
L’officier de police Frank se dirige vers lui et lui demande si Norman est ici. Il lui dit qu’il a une autre citation à comparaître à lui donner. Frank grimpe les escaliers menant à l’appartement de Norman. Rodney lance la boule de neige au hasard.
Rita Jacks a témoigné qu’elle est devenue la petite amie du défunt Joe Chernak dans le but d’entrer dans sa bande. Son témoignage a permis de cerner la véritable personnalité de Joe. Une personnalité qui a détruit la jeune femme.
Après le témoignage de Rita, Elliot Carson la conduit avec sa mère à travers la ville. Elles sont assises à l’arrière de sa belle limousine. Elliot dépose Rita et Ada à la Taverne.
Dans sa chambre, au Colonial, Steven est étendu sur son lit lorsque le téléphone sonne. Perturbé, il jette l’oreiller sur l’appareil qui tombe à terre.
Betty frappe à la porte et Steven la fait entrer. Elle l’informe que M. Peyton souhaite qu’il l’appelle. Steven n’est pas d’humeur à parler au vieil homme.
— Je lui enverrais une copie du témoignage de Rita, et nous verrons ça demain.
Betty lui dit qu’elle n’a pas aimé ce qu’il a fait à Rita à l’audience. Il lui rétorque qu’il devait le faire, mais que ça a été difficile pour lui. Il est très tendu, le témoignage de Rita l’a vraiment bouleversé et il se sent sale. Betty le comprend et le rassure. Ils s’embrassent.
À la Taverne d’Ada Jacks, le juke-box diffuse une chanson. Ada se dirige vers l’appareil et baisse le son. Les chaises sont empilées sur les tables, signifiant ainsi que le bar est fermé.
Gus Chernak entre en trombe pour parler à celle qu’il appelle « la menteuse ». Il mentionne évidemment Rita, qui selon lui a sali le nom de son fils.
Ada protège sa fille en criant sur l’homme. Gus ne se laisse pas faire et braille à son tour. Ils se battent (il est rare de voir un homme et une femme se battre dans une série, cela doit être une première).
Stella se précipite dans la pièce et essaie de refréner la colère de son père. Elle parvient à le faire sortir de la Taverne.
Ada se rend dans la chambre de Rita. La jeune fille est étendue sur le lit, pleurant toutes les larmes de son corps. Ada, devant le désespoir de sa fille, pleure également.
Finalement, Rita essaie de la réconforter. Ada se rend ensuite dans la cuisine pour préparer une collation. Rita vient la voir pour lui dire qu’elle sort prendre l’air frais.
Dehors, elle aperçoit Norman assis sous le porche. Ils s’embrassent et s’enlacent. Norman veut lui parler sérieusement. Ils descendent dans la rue.
Ada ouvre la porte à la recherche de Rita et elle voit Norman partir avec Rita. Un sentiment de soulagement se lit sur son visage.
Chez les Carson, Elliot traverse la chambre en désordre d’Allison. Constance entre et lui dit qu’elle vient de préparer du café.
Elliot se décide à mettre en ordre la chambre de sa fille. Allison va bientôt rentrer de l’hôpital. Il remercie Constance d’avoir si bien élevé Allison. C’est une jeune fille brillante et extraordinaire. Constance lui répond qu’elle n’a rien fait pour ça.
Elle réfléchit au fait que Rita a été capable de faire face à sa réalité, tandis qu’Allison est incapable de faire face à la vérité. Elle soupire :
— Le Dr Rossi m’a dit qu’il faudrait du temps avant qu’Allison accepte le fait que M. Mackenzie n’existe pas.
Cette déclaration déprime Elliot qui se demande combien de temps il va jouer à l’intrus dans cette maison, et dans la vie de sa famille.
Chez les Chernak, Stella entre et demande à Gus où se trouve sa mère. Il lui répond qu’Anna est partie remplir l’église de ses larmes et les essuyer avec ses cheveux. Gus porte Joe aux anges :
— C’était un gosse qui avait du cran, affirme-t-il.
Stella lui rétorque que Joe était un être égoïste et égocentrique. Elle se dispute avec son père qui n’accepte pas cette version.
Stella lui rappelle qu’elle a fait un faux témoignage qui risque d’envoyer un innocent en prison pour des années. Il la gifle violemment.
— Je t’interdis de changer un seul mot à ton témoignage, la prévient-il.
Puis il se précipite dehors en claquant la porte.
Sur la plage, Norman et Rita discutent de l’avenir et de la possibilité d’avoir un jour des enfants. Rita ne veut pas de filles. Elle ne veut que des garçons. Norman lui dit que, cependant, Peyton Place a besoin d’une bonne équipe de baseball. Ils rient.
Norman lui demande si elle a froid. Il lui pose son manteau sur ses épaules. Ils se blottissent l’un contre l’autre et s’avouent leur amour mutuel. Puis ils s’embrassent.
À la Taverne, les clients affluent. Rodney entre et fait remarquer à Ada qu’il est assez âgé pour être jugé, mais pas assez pour consommer de l’alcool. Ada sert un client.
Rodney lui demande si elle sait où se trouve Norman. Elle lui répond qu’il est dehors avec Rita. Rodney l’aurait parié.
De son côté, Ada lui avoue qu’elle est surprise, car elle pensait qu’après le sordide témoignage de Rita, Norman n’aurait plus voulu entendre parler d’elle.
Le jeune homme demande à la patronne de l’appeler lorsque Norman reviendra. Ada lui dit qu’il ne doit pas se faire de souci pour son frère. Puis Rodney s’en va.
Norman et Rita s’acheminent vers la maison de la jeune fille. Rita voudrait que ce soir ne s’arrête jamais. Elle ne veut pas lui dire au revoir ni bonne nuit. Norman la regarde dans les yeux en souriant.
— Marions-nous, déclare-t-il soudain.
Rita est d’accord, mais elle pense à sa mère qui va s’inquiéter. Norman lui suggère de se marier d’abord et de l’avertir après. Rita baisse les yeux.
— J’ai peur à l’idée de me marier.
Elle trouve cependant le courage de s’engouffrer dans la voiture de Norman. Avant de partir, il lui dit :
— La prochaine fois que tu entreras dans cette voiture, tu seras Mme Norman Harrington.
La maison des Anderson. Julie Anderson est tombée dans les escaliers, selon son mari. Et le Dr Michael Rossi reçoit son premier appel d’urgence à Peyton Place
Le Dr Rossi gare sa voiture dans la rue et se dirige vers la maison des Anderson.
George Anderson fait entrer le docteur en l’appelant Russo. Le Dr Rossi le corrige. (Dans l’épisode 3, Catherine Marie Peyton Harrington l’appelle Rosey. Il se moque de son propre nom dans l’épisode 439 lorsqu’il fait appel à Marsha Russell).
George dit au docteur Rossi qu’il a porté Julie à l’étage, qu’il ne pouvait pas la laisser par terre. Rossi lui répond qu’il n’aurait pas dû déplacer Julie.
Betty entre et est présentée au Dr Rossi. Elle est gênée de voir le médecin, car elle s’est enfuie de son cabinet la dernière fois.
Rossi monte à l’étage. Les craintes de Betty se portent maintenant sur sa mère lorsqu’elle apprend qu’elle est tombée des escaliers. George minimise l’étendue des blessures de Julie.
Betty n’a pas envie de parler de sa rupture avec Rodney à son père. George n’hésite pas à lui dire qu’elle est bien trop bien pour le jeune Harrington.
Le docteur Rossi descend les escaliers et dit à George qu’il a donné un sédatif à Julie et que George doit l’amener à son cabinet demain pour passer une radio de sa main.
George se plaint de toute la malchance qu’il a eu ces derniers temps. Rossi est agacé et fait remarquer que c’est Julie, et non George, qui est tombée dans les escaliers.
À la librairie, Constance s’efforce de faire une vente à Catherine Peyton Harrington. George Anderson entre en sifflotant et cherche quelque chose de drôle à offrir à Julie.
Constance met George en colère en essayant de lui vendre un roman. Il finit par acheter un livre intitulé « Sophisticates », un livre soi-disant humoristique où l’on voit en couverture le dessin d’un homme qui tire une femme par les cheveux. Il pleure de rire en parcourant le livre.
Puis il se plaint à Catherine que Rodney a largué sa fille, Betty. Catherine ne semble pas du tout perturbée par cette nouvelle et est plutôt méchante avec George, comme à son habitude.
Dans son bureau, situé au Peyton Professional Building, au-dessus du Peyton Place Clarion, le Dr Rossi discute avec Julie Anderson.
Le Peyton Professional Building constitue l’entrée extérieure du bureau du journal Clarion et des bureaux professionnels situés à l’étage.
Il montre à Julie une radiographie de sa main. [Cela semble être une incohérence, car rien n’indique qu’il y ait une machine à rayons X dans son bureau et il ne fait pas encore partie du staff de l’hôpital.] Elle n’est pas cassée.
Ils parlent ensuite de Betty. Julie l’informe qu’elle est au courant de sa « situation ». Le Dr Rossi aimerait que Julie persuade sa fille de revenir pour une consultation.
Elle ne veut surtout pas que George apprenne l’état de Betty. Michael lui demande si elle pense que George a besoin d’aide. Elle lui répond que George est colérique. Rossi assure à Julie qu’il veut aider la famille Anderson de toutes les manières possibles.
George attend dehors, dans la rue, que Julie quitte le Peyton Professional Building. Il offre le livre à Julie et elle fait semblant d’être contente de ce cadeau. Elle n’a pourtant qu’une envie : le lui jeter à la figure !
Toujours dans son bureau, le Dr Rossi discute avec Laura Brooks, la veuve du Dr Donald Brooks, le médecin qu’il a remplacé, et qui travaille maintenant comme sa secrétaire. Elle évoque le mode de vie de Peyton Place, bien différent de celui des grandes villes comme New York
Rossi ouvre une lettre du Dr Carl Landau et lit : « Michael, que fais-tu dans un avant-poste provincial comme ce Peyton Place ? »
Allison se précipite dans la rue et tombe sur le Dr Rossi qui sort du Peyton Professional Building. Elle s’excuse. Ils discutent brièvement.
Le Dr Rossi se rend ensuite à la librairie, apparemment pour acheter encore des cartes postales. En réalité, il est là pour parler avec Constance.
Il lui demande pourquoi elle est venue à son bureau pour parler. Constance est plutôt évasive. Rossi pense qu’elle l’a fait parce qu’elle se trouvait dans un endroit où le secret professionnel prévaut. Il lui dit qu’il ne veut pas qu’elle essaie de l’exclure de sa vie.
Dans sa chambre à l’étage, allongée sur le dos dans le lit, ses longs cheveux blonds flottant, Allison écoute un album 33tours de « Roméo et Juliette », et lit en même temps, lorsque le téléphone sonne.
Elle descend en courant dans le salon pour répondre. À cette époque, la plupart des familles de la classe moyenne n’avaient qu’un seul téléphone.
Son amie, Abby Chapman, appelle pour parler de Rodney Harrington et savoir comment s’est passé son rendez-vous avec lui. Allison dit qu’elle va avoir un deuxième rendez-vous avec Rodney, probablement au Shoreline Cafe, le lieu de rencontre des adolescents.
Constance entre par la porte d’entrée et Allison met fin à l’appel.
Leslie Harrington rentre au manoir alors que Rodney se prépare pour son rendez-vous avec Allison.
À l’étage, ils discutent de l’autre soir, lorsque Rodney est monté dans le bureau de Leslie et a vu Leslie embrasser Julie, la mère de Betty Anderson.
Rodney demande à son père : « Pourquoi a-t-il fallu que tu t’en prennes à la mère de la fille avec laquelle je sortais ? ».
Rodney informe Leslie que le père de Betty, George Anderson, vient d’arriver en voiture.
Leslie descend les escaliers. Norman demande à Rodney ce qui le tracasse. Rodney dit à Norman que George est de retour d’un voyage d’affaires et qu’il vient parler à leur père. Norman les a entendus parler du baiser échangé entre Leslie et Julie. Il se demande si George est au courant et si c’est pour ça qu’il est venu.
Dans le salon, Leslie veut parler affaires, mais George veut parler de sa fille, Betty, et de sa femme, Julie. Ils parlent de l’époque de l’école et de l’accident de Julie, qui est tombée dans les escaliers.
George demande à Leslie de reporter de quelques jours le voyage de vente Detroit-Cleveland. Voyant qu’il ne veut pas, il dit sournoisement qu’il aimerait emmener Julie pendant ce voyage afin qu’elle ne soit pas seule.
Leslie répond qu’il a besoin d’elle au bureau. George répond : « J’ai besoin d’elle aussi, Leslie ». Leslie dit qu’il va y réfléchir.
De leur fenêtre à l’étage, Rodney et Norman observent George Anderson et leur père sortir du manoir et se serrer la main.