Épisode 420

lundi 1er avril 1968

Besoin d’aide 

L’audience pour la garde est terminée. Le bébé que Jill Smith a amené à Peyton Place a trouvé un foyer légal chez les Carson. Une reconnaissance que le bébé est né de leur fille disparue, Allison. Mais qui a pour implication le fait que Rodney Harrington puisse être le père. 

Plan du Peyton Place Town Hall. Rodney sort du bâtiment.


Elliot sort du tribunal, appelle Rodney et parvient jusqu’à lui pour lui parler. Il le remercie pour ne pas avoir entravé l’audience en prétendant être le père et revendiquer la garde de Kelly. 

— J’avais l’intention de dire quelque chose à l’audience, mais le juge m’en a dissuadé… pour l’instant.

Elliot fronce les sourcils.

— Qu’entends-tu par « pour l’instant » ?

— Oh ! Rien, prétend Rodney. Vous avez la garde temporaire de Kelly, et je ne vais rien faire contre cela. 

Rodney l’interroge sur le nom de famille du bébé. Elliot lui dit qu’elle est une Carson, et qu’elle portera ce nom. 

— Nous allons l’élever comme notre propre enfant, ajoute-t-il. Si tu y réfléchis bien, Rodney, tu dois réaliser que Kelly aura un meilleur foyer chez nous, dans notre maison. 

— Son nom devrait être « Harrington », et non « Carson », plaide Rodney. Quelle sera la vie de cette enfant si elle doit commencer par un mensonge ?


Steven et Jill sortent à leur tour du tribunal et Jill reproche une nouvelle fois à Steven ses motifs cachés concernant Betty et Rodney.

— Vous auriez dû voir votre tête lorsque le juge a demandé à Rodney s’il voulait contester la garde de Kelly. 

— Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, dit Steven. 

— Allons, maître Cord. Pourquoi ne l’admettez-vous pas ? Vous avez essayer d’utiliser le bébé d’Allison pour séparer Rodney et votre ex-femme, et ça n’a pas marché. 

 Jill voit Rodney se diriger vers le Colonial Post Inn, où vit Betty.

Steven lui dit qu’il n’a jamais cru à l’histoire de Jill sur le comment, le quand et le pourquoi elle s’est retrouvée avec le bébé d’Allison.

— Vous avez fait semblant d’y croire parce que vous vouliez récupérer votre ex-femme, c’est cela que vous voulez dire ? s’insurge Jill.

Elle tourne vers Steven un regard de défi. 

— Eh bien, tout cela n’a servi à rien, monsieur Cord.

— J’imagine que vous allez quitter la ville, maintenant que le bébé d’Allison est pris en charge.

Jill lui répond qu’elle compte rester encore à Peyton Place.


Betty entend qu’on frappe à la porte de sa chambre. 

— Entre, Rod, dit-elle, sachant déjà de qui il s’agit. 

Rodney raconte à Betty l’audience, et le fait qu’il ne s’est pas opposé à la garde provisoire de Kelly par les Carson. 

— Le juge m’a invité dans son bureau, il m’a offert un cigare et m’a demandé ce que je comptais faire pour la fille que j’avais engendrée. Engendré… c’est le mot qu’il a employé. Je lui ai dit la vérité, ce qu’il a apprécié. Je lui ai dit que toi et moi allons nous marier, que tu connaissais la mère de l’enfant et que tu estimais qu’il n’était pas naturel d’aimer le bébé d’une femme que j’avais aimé. Il m’a dit qu’il ne serait pas juste ou bon que le bébé habite dans ta maison si tu ne pouvais pas l’aimer. Il m’a donc recommandé de ne pas m’opposer à la garde durant l’audience. Je me suis assis sur un banc, j’ai écouté toute l’audience, et je n’ai pas bronché. Le juge a donc recommandé que la petite habite pour un temps chez les Carson, en attendant un jugement définitif. 

— Tu es en colère contre moi, constate Betty. 

Rodney comprend son point de vue. Il serait difficile pour elle de démarrer un mariage avec un bébé qui n’est pas à elle. 

Il ironise la situation et pousse le bouchon un peu trop loin lorsqu’il l’appelle « madame Cord », et lorsqu’il lui demande où elle veut aller en lune de miel. 

— Si je me souviens bien, nous avions exclu la Chine, le désert du Sahara. Les îles Fidji, la Suède et la Nouvelle Orléans sont toujours en examen. 

— Tu es toujours en colère contre moi. Tu me donnes l’impression que je t’ai forcé à abandonner le bébé, mais tout ce que je veux, c’est un nouveau départ. Juste toi et moi. Sans Allison, sans le bébé d’Allison, et sans Steven.

Betty lui demande de penser à l’éventualité qu’il n’est pas le père de Kelly. Elle lui rappelle aussi qu’ils avaient convenu qu’aujourd’hui, ils choisiraient la date du mariage. 

— Attendons encore un peu, dit Rodney avant de partir. 


Michael Rossi conduit jusqu’aux docks et sort de sa voiture. Il va parler avec Norman qui a un petit bandage du côté droit de son front. Ils prennent un café dans le camion de restauration. 

Rossi dit à Norman que Rita est émotionnellement perturbée. Il suggère que Rita parle avec le révérend Tom Winter. Il obtient souvent de bons résultats dans ce domaine.

Norman lui répond qu’il est là pour elle. 

— Norman, tu ne seras qu’une béquille pour elle. Elle a été blessée et émotionnellement choquée. Elle a besoin de conseils venant de quelqu’un d’autre pour l’aider à retomber sur ses pieds. Le révérend Winter a beaucoup d’expérience dans ce domaine. 

— Tom Winter est efficace dans beaucoup de domaines, mais il n’accepte pas l’apitoiement, il n’est pas très compatissant et il est plutôt dur envers les gens qui sont émotionnellement fragiles. 

— Eh bien, justement ! Rita a besoin de quelqu’un qui est assez dur pour l’aider à franchir l’obstacle qu’elle n’a pas voulu franchir quand elle a perdu le bébé. Ça lui a fait douter d’elle-même. 

Il propose à Norman de rencontrer Tom et de lui parler. 

— Écoute-le, vois ce qu’il a à dire, puis décide de ce que tu veux faire. 

Norman finit par accepter de parler au révérend. 


À l’hôpital, Jill va voir Joe Rossi. Joe a un large bandage tout autour de sa tête.

— Je ne pensais pas que tu viendrais.

Jill lance sur son lit un sachet qui contient un instrument pour se muscler les mains. Joe lui dit qu’il ne pensait pas qu’elle finirait par confier Kelly à la garde des Carson. 

Joe veut redémarrer à zéro dans cette ville et il menace Jill si elle ne lui laisse pas l’occasion de le faire. Joe veut lui demander quelque chose, puis se ravise. 

Jill s’en va au moment où entre le Dr Rossi. Le médecin voit la jeune fille pleurer. Il demande à Joe s’il est vraiment le père du bébé. Joe nie cette fois. Michael lui dit qu’il pourra sortir de l’hôpital demain.


Elliot Carson entre à la maison pour trouver Constance tenant Kelly dans ses bras. La petite pleure et Constance marche pour la bercer. Elliot lui dit qu’elle sera mieux dans son lit, à l’étage, et Constance consent à l’y emmener. 

Elliot enlève son manteau et sa cravate, et se place devant la cheminée pour alimenter le feu. Il est d’humeur joyeuse et chantonne. Constance redescend. 

Il lui dit en plaisantant qu’il se sent négligé. Il voudrait aussi apporter son aide dans cette maison. 

Ils parlent du Festival des Fondateurs qui va bientôt avoir lieu. Constance doit s’occuper de la déco, tandis qu’Elliot est le vice-président du comité d’organisation. En riant, Elliot lui dit qu’à moins qu’elle ne coopère avec le vice-président, elle pourrait subir une humiliation publique au pilori de la ville. Il nommera son père gardien du pilori.


Norman se trouve au Cider Barrel, attendant le révérend Winter avec qui il a rendez-vous. Il le voit dehors parlant brièvement avec une femme. 

Puis Tom entre et demande à Laurie, qui sert au comptoir, comment va son frère. Laurie commence à vouloir s’épancher sur ses problèmes, mais Norman l’arrête et lui dit qu’elle devra attendre son tour. Tom commande deux cidres et ils s’assoient à une table.

Norman demande à Tom de parler avec Rita. Laurie apporte les cidres Au passage, Tom dit à la jeune femme qu’ils parleront ensemble après son service. 

Norman apprend au révérend que Rita fait de plus en plus de cauchemars. Il demande son aide. 

— Le Dr Rossi semble vouloir dire que cela n’est pas de mon ressort d’aider ma femme. Il doit avoir raison, elle ne veut plus m’écouter. 

— Je suis sûr qu’elle continuera à avoir besoin de votre aide, Norman. 

— Je sais que je devrais vous parler comme à un ami, mais je ne me fais pas facilement des amis, affirme Norman.

— Peut-être devriez-vous parler à quelqu’un de proche. Votre père, par exemple ? 

Norman lui répond que lui et son père ne sont pas vraiment proches. Il lui demande s’il a entendu parler de Joe Chernak. Tom acquiesce et se souvient qu’il s’agit de l’homme que Rodney a été accusé d’avoir tué. 

— Joe a fait beaucoup de mal à Rita, dit Norman. En ce moment, tout lui revient. Elle fait des cauchemars au point qu’en se réveillant, elle ne se rappelle pas qu’il est mort.

Tom dit qu’il va essayer de l’aider, lui et Rita. Norman s’en va après avoir remercié le révérend. 

Le téléphone payant sonne et Laurie répond. C’est un appel pour Tom. Il s’agit de l’hôtesse d’une auberge de l’autre côté de White River qui l’informe que sa femme, Susan, est ivre et a besoin d’aide. Tom lui dit qu’il sera là dans trente minutes.


Episode 371

lundi 18 septembre 1967

Une approche différente 

Eddie Jacks a été un perdant pendant trop longtemps. Aujourd’hui, il est déterminé à gagner. Par deux fois, il s’est adressé à sa fille, Rita, pour tenter de revenir dans sa vie, mais elle l’a repoussé. Maintenant, Eddie sait qu’il doit tout miser sur une approche différente ou être exclu de la vie de Rita pour toujours. 

Eddie Jacks, marchant sur le quai, se dirige vers le quai de chargement de la fabrique Peyton, où Norman travaille. 

Eddie se présente à Norman, lui tend la main et lui dit qu’il aimerait lui parler. Norman répond qu’il n’a rien à lui dire. 

Eddie admet qu’il a fait une bêtise en abandonnant sa famille il y a 18 ans. Il aimerait pouvoir se racheter et passer du temps avec sa fille. 

Norman ne lui fait pas confiance. Il a peur que Rita s’attache à lui et qu’il ne reparte ensuite. Elle serait dévastée si c’était le cas. Eddie promet de faire un effort pour devenir un meilleur père. 

Cependant, Norman n’est pas convaincu. De plus, Rita est malade et il veut la préserver. Eddie demande s’il peut faire quelque chose. Norman lui répond : 

— La laisser tranquille. 

Dans le couloir de l’hôpital, Martin Peyton et une grande infirmière, Mlle Henry, arrivent au coin réception. Le patriarche se sert de deux cannes pour entrer dans le bureau de Michael Rossi. 

Le Dr Rossi lui présente le Dr William Riley, mais ce dernier l’interrompt en l’appelant par son nom. Le Dr Riley était un collègue du Dr Philip Van Leyden et était avec le docteur quelques heures avant la mort de Van Leyden. 

Peyton leur dit qu’il prévoit d’épouser Adrienne, malgré ce qu’ils vont lui dire sur elle. Rossi maintient que Philip ne s’est pas suicidé. Le Dr Riley confirme ce fait. Peyton ne se laisse pas démonter pour autant et s’en va. Michael le rattrape pour lui dire qu’Adrienne se sert de lui pour mettre la main sur son argent. Martin le regarde droit dans les yeux et lui dit : 

— Je ne suis pas, n’ai jamais été et ne serais jamais la victime de quelqu’un. 

Alors que le vieil homme se prépare à partir, une infirmière lui apporte son chapeau. Il la remercie. 

Rita rencontre Elliot Carson au commissariat et lui demande comment c’était de revenir à Peyton Place après 18 ans. Il sait où elle veut en venir, et lui répond que c’est différent avec Rita et Eddie Jacks. 

Elle n’est pas sûre de vouloir le laisser faire partie de sa vie. Elliot demande à Rita de donner une chance à son père. Rita hésite à laisser Eddie entrer dans sa vie. Elliot lui apprend que lui et Eddie sont de vieux amis de prison. Rita ne peut s’empêcher d’avoir peur. 

— Bienvenue au club ! dit Elliot. 

Il lui donne un baiser amical sur la joue et s’en va. 

Au manoir, Peyton vient de retourner dans sa chambre quand Adrienne entre avec deux verres contenant une boisson non alcoolisée. Peyton veut quelque chose de plus fort et lui demande de lui servir un scotch. 

Adrienne l’informe qu’elle va à Boston, demain, pour faire ajuster sa robe de mariée. 

Martin lui raconte avoir vu quelqu’un qui la connaît aujourd’hui : le Dr William Riley. Elle se fige, puis dit qu’elle ne connaît pas plus que ça. Il est d’accord avec Adrienne pour dire que la mort de Philip n’était pas un suicide. Peyton pense inviter le Dr Riley à dîner afin que lui et Adrienne puissent approfondir la question. Adrienne fait grise mine. 

Norman attend près de la fenêtre du Cider Barrel que Rita entre. Ils parlent notamment de Chandler. Norman ne comprend pas pourquoi Leslie avait engagé Jack Chandler à la fabrique. Pour Rita, il y a un lien entre Leslie, Jack et Eddie, mais elle n’arrive pas à savoir lequel. Ils partent. 

Betty prépare la table du dîner tout en discutant avec Peyton. Le vieil homme dit à Betty qu’Adrienne va inspecter la maison de Boston, car elle et Peyton pourraient y vivre après le mariage. Steven sera à Boston et Peyton insiste sur le fait qu’Adrienne y sera aussi, laissant planer le doute sur une éventuelle liaison.

— Vous n’êtes pas en train de me dire qu’Adrienne va à Boston. Vous n’êtes pas en train de me dire que mon mari y est aussi. Et vous voulez que j’y aille. Eh bien, je n’irai pas. J’ai confiance en Steven, affirme Betty. 

Peyton convoque Adrienne. Betty se retire. Peyton dit à sa fiancée que leur poisson est en train de mordre à l’hameçon. 

Eddie monte les marches de l’appartement de Norman et Rita et frappe à la porte. Rita ouvre la porte et appelle Norman. Eddie dit qu’il quitte la ville et qu’il voulait déposer quelque chose pour sa fille. 

Elle le fait entrer et ouvre le cadeau. Il contient un bon d’épargne, ainsi qu’une photo d’Eddie et Rita. (Dans un épisode précédent, il a pourtant été dit qu’Eddie avait quitté la ville avant la naissance de Rita. Comme on ne voit pas la photo, on suppose qu’il s’agit d’un collage) 

Elle lui demande où il va. Touchée par la marque d’affection, elle ne veut plus qu’il s’en aille. Elle propose d’essayer de lui trouver un emploi sur le quai. Eddie dit qu’il ne veut plus lui créer de problème. Norman lui serre la main, pour faire la paix. Une façon pour lui de lui demander de ne pas partir. Eddie est touché, et change d’avis.  Il va rester à Peyton Place afin de mieux connaître sa fille.

Eddie s’en va en dévalant les escaliers. Il sait qu’il a fait des progrès avec Rita. Il traverse la place en direction du palais de justice.

Episode 357

Lundi 31 juillet 1967

Le revolver

Norman Harrington, incapable de dormir par cette chaude et troublante nuit, erre dans le square de Peyton Place, essayant de trouver un moyen de se sentir un peu moins coupable de la grossesse de sa jeune femme. Une grossesse qui peut sérieusement compliquer le problème cardiaque de la jeune fille. Soudain, le hasard pousse Norman à regarder en direction du palais de justice, et plus précisément de la prison. Il ne fait aucun doute qu’un homme approche des barreaux de la fenêtre d’une des cellules. Le visage de l’homme est familier. Et il ne fait aucun doute dans l’esprit de Norman que cet incident, dans la pénombre de cette nuit, marquera sa vie pour les mois à venir.

Il est 3 heures du matin. Norman Harrington traverse le square et monte les escaliers du kiosque à musique. Leslie Harrington gare sa voiture près du tribunal et passe un revolver par les barreaux de la cellule de Chandler.


Dans sa cellule, Chandler appelle le gardien. Il lui dit qu’il a de la fièvre. Le gardien lui répond qu’il ira mieux demain. Chandler demande de l’eau. Lorsque le pichet d’eau arrive, Chandler prend le revolver et maîtrise le gardien. Il le frappe à la tête avec la crosse et s’enfuit.


Elliot court du Peyton County Town Hall jusqu’au Clarion. À l’intérieur du Clarion, il tape frénétiquement à la machine pour écrire son prochain article dans une édition spéciale. 

Eli l’a suivi et répond au téléphone qui sonne. Ils sont en état d’urgence, Chandler vient de s’évader. Elliot demande à son père de dire à l’interlocuteur d’appeler l’UPI (United Press International, sorte d’AFP à l’échelon mondial). 

Eli lui dit que c’est justement l’UPI qui est au bout du fil. Elliot lui demande de leur dire qu’il rappelle dans quinze minutes. Il continue à frapper frénétiquement. Charlie Hagen du White River Herald appelle, et il prend la communication.


Le Dr Rossi s’occupe de Rita dans sa chambre d’hôpital. Elle demande des nouvelles de Norman et il lui dit qu’il est à l’extérieur, il attend dans le couloir. Le médecin informe Rita qu’elle est enceinte. 

Rita prend cette nouvelle avec bonheur. Mais Michael a tôt fait de lui dire que ce n’est pas une si bonne nouvelle, en raison de ses problèmes de cœur. Il permet à Norman de voir Rita et laisse le couple seul. Norman dit à Rita qu’il ne veut pas que quelque chose lui arrive. Il ne supporterait pas de la perdre.


Adrienne quitte sa chambre remplie de fleurs pour se rendre en bas. Au salon, elle observe le portrait de Betty tandis que Martin Peyton arrive. Elle complimente le vieil homme sur son jardin. 

Martin lui demande ce qu’elle pense de Steven. Adrienne ne mâche pas ses mots. Elle le trouve grossier, mal élevé et hostile. C’est un égocentrique, froid et calculateur, extrêmement hostile. Adrienne dit à Peyton que son plan ne fonctionnera jamais. 

Lee Webber ajuste son uniforme de chauffeur et sort son manteau de la penderie du vestibule. Steven arrive et lui demande à brûle-pourpoint où Chandler a réussi à se procurer un revolver. Lee lui répond qu’il n’en sait rien. Steven pense que Lee est le complice de Chandler. 

Adrienne et Martin apparaissent. Martin dit à Lee de préparer la voiture. Adrienne monte à l’étage pour un moment.


L’interphone à dix lignes de Leslie bourdonne et le patron de la fabrique décroche. La voix de Mlle Harris lui annonce que Norman est ici et veut le voir. 

Norman vient lui demander un job. Et pour ce faire, il n’hésite pas à faire du chantage auprès de son père à propos du revolver que Leslie a donné à Chandler. 

Leslie lui demande si un emploi de commercial l’intéresse. Norman lui répond non. Il souhaite avoir l’emploi qu’occupait Chandler. Il veut commencer en bas de l’échelle. Il ne laisse pas le choix à Leslie et lui dit qu’il commence dès demain. Puis il s’en va. 


Au manoir, Steven est dans le salon, regardant son reflet dans le miroir. Adrienne arrive. Steven est hostile envers la nouvelle venue.

— Pourquoi êtes-vous venue à Peyton Place, dans cette maison ?

— Êtes-vous sérieux ?

— Extrêmement sérieux.

— J’ai le sentiment que vous êtes anxieux de la réponse que je peux vous donner. 

Elle trouve Steven vraiment très ennuyeux, et avec un esprit très étroit. 

Elle s’apprête à quitter la pièce lorsqu’elle se retourne pour dire une dernière chose à Steven. Elle critique ouvertement la petite ville de Peyton Place pour son manque de culture.  

Elle ouvre la porte pour se rendre dans le vestibule, et Peyton apparaît. Il demande à Steven de se joindre à eux. Il dit qu’il ne peut pas.

— Dommage, dit simplement Peyton.


Episode 47

Jeudi 25 février 1965

Une visite à George  

Lorsque Michael Rossi a loué la maison de la plage, il n’était pas concerné par son histoire. Il aimait simplement la solitude et l’atmosphère de cet endroit. Mais il y a d’autres personnes intéressées par cette maison, quoique ce ne soit pas pour les mêmes raisons.

La Marina. La maison de la plage avec Michael et Paul Hanley.


Il s’agit de la prolongation de la dernière scène du précédent épisode. À la maison de la plage, Elliot entre tandis que Paul s’en va. Michael offre un verre à Elliot, tout en lui disant combien il trouve Paul bizarre. 

Elliot lui parle alors du meurtre d’Elizabeth. Il veut prouver son innocence. Il compte également reprendre la maison de la plage. « C’est ma maison, Rossi », lui dit-il. 

Michael le regarde dans les yeux : « Est-ce que vous me demandez de déménager ? ». « Je dois reprendre cette maison. Depuis bien longtemps, vous savez que cela arriverait ».


À l’Usine, Julie va voir Leslie. « J’ai téléphoné chez toi et on m’a dit que tu étais ici ». Il l’accueille chaleureusement, mais Julie reste distante. Elle ne répond même pas quand Leslie lui propose un café.

Il lui demande des nouvelles de George. Puis Julie en vient au point essentiel de sa visite : le rapport qu’a établi le détective Blaine sur Betty à la demande de Leslie lorsque la jeune fille se trouvait à New York. 

Elle lui demande de ne plus s’immiscer dans la vie de sa fille. Il lui a fait assez de mal comme ça. Leslie déchire alors la seule copie qui lui reste du rapport et lui demande de lui faire un sourire. Julie lui dit qu’elle ne veut plus le voir.


Plan du square, puis du pilori. Rodney entre dans le bureau de l’avocat Maître Theodore Dowell afin de signer les papiers de l’annulation de son mariage. 

Betty est déjà là, à attendre. La secrétaire de Dowell, une femme d’un âge certain, apporte les papiers à Betty afin qu’elle les lise. Elle lui précise que l’audience sera présidée par le juge Whitley. 

Dowell arrive. Il dit aux jeunes gens que tout est en ordre. Il leur demande s’ils ont bien réfléchi aux conséquences de leurs actes. 

Betty lui précise qu’il y a eu fraude dans le sens où elle a fait croire à Rodney qu’elle attendait toujours son bébé. 

Quant à Rodney, il dit que c’est sa faute s’il n’y a pas eu de relation entre eux durant le mariage. Conclusion : échec à remplir les conditions maritales. 

Pressée d’en finir, Betty demande à partir et l’avocat lui en donne la permission. Dowell affirme à Rodney que quoi que décide la Cour, ce mariage ne sera jamais définitivement terminé.


Julie apporte une boîte de chocolats à George au Sanatorium. C’est un cadeau de Betty. 

George semble aller mieux, mais Julie se raidit lorsqu’il lui dit qu’il pense bientôt pouvoir lui rendre visite à Peyton Place.

Il s’en veut de tout l’argent dépensé dans ses soins et Julie lui dit de ne pas s’inquiéter pour cela, sans lui préciser que c’est Leslie qui paye tout.

Le docteur arrive et George quitte la pièce. Le docteur Kessler assure à Julie que George réalise de bon progrès et va bientôt bénéficier d’une permission pour rentrer chez lui. Il devrait être prêt d’ici une semaine ou deux, sans doute. 

Julie demande si ce n’est pas un peu trop tôt. Kessler lui dit que George aura besoin de temps, de compréhension, et d’amour.


En face du Clarion, Allison se précipite vers Elliot et lui demande pourquoi il a demandé à Paul de le raccompagner la dernière fois. Elle sait qu’Elliot n’aime pas Paul. 

Elliot admet qu’elle a raison sur ce point. Paul lui est antipathique. Il met en garde Allison contre ce genre de personne. 

Selon lui, Paul est vicieux, comme les compagnons de cellule qu’il avait quand il était à la prison d’État. Il lui demande de rester loin de lui. Et lorsqu’Allison lui demande s’il cautionnerait son voyage à New York, il répond : « absolument pas ».


Matthew va rendre visite à Elliot au magasin Carson. Ils parlent pour savoir s’il est recommandable ou non de dire la vérité à Allison. 

Selon Matthew, c’est à Constance et à elle seule de décider. En tout cas, Elliot ne manque pas de remercier Matthew de l’avoir appuyé lors de sa demande de liberté conditionnelle. 

Puis ils parlent de Paul Hanley. Elliot pense que Paul risque de deviner qu’il est le père d’Allison. Il évoque à Matthew son discours sur le nombre 18 (Allison qui a 18 ans, Elliot qui est en prison depuis 18 ans)… Selon Elliot, Paul est sur le point de découvrir la vérité.


Constance s’évertue à installer un nouveau ruban sur sa caisse enregistreuse, lorsque Michael entre et lui apporte son aide. Il lui dit qu’il est en train de déménager de la maison de la plage et qu’il prend, en attendant, une chambre au Colonial.

Il réussit à mettre le ruban convenablement et Constance le remercie. Il quitte le magasin peu après l’arrivée de Matthew. 

Ce dernier rapporte à Constance sa conversation avec Elliot et lui conseille de dire la pure et simple vérité à Allison avant qu’elle ne l’apprenne par quelqu’un d’autre. 


Quelques heures plus tard, Maître Robert Wainwright frappe à la pharmacie – déjà fermée – et Calvin Hanley le fait entrer. Ils parlent d’Elizabeth. L’avocat lui demande s’il était au courant que Leslie entretenait une relation avec sa fille. 

Calvin se fâche. Il n’en démord pas : pour lui, Elizabeth était une fille respectable et n’avait pas le moindre amant.

Au moment où Wainwright s’en va, Elliot se montre dans la rue. Il salue l’avocat et lui demande pourquoi il est allé voir son ex-beau-père. L’homme de loi lui répond qu’il ne peut pas parler de ça avec lui. 

Ensuite, Elliot veut parler à Calvin, mais ce dernier ne veut rien avoir à faire avec lui. Cependant, Elliot force le passage de l’entrée de la pharmacie. « Sors d’ici ! », ordonne le pharmacien. Mais Elliot n’a pas l’intention d’obéir. « Nous devons parler. »


Episode 46

Mardi 23 février 1965

L’aveu d’Elliot 

Chaque jour à 10 h 05 précise, le train local arrive à Peyton Place pour prendre les passagers et le courrier. Aujourd’hui, un des passagers est le vieil Eli Carson, un homme qui aurait dû vivre toute sa vie à Peyton Place. Mais ni Eli ni Allison, venue lui dire au revoir, ne savent combien de temps il lui reste à vivre.

Le train entre en gare à Peyton Place. Allison est sur la route du magasin Carson.


Allison se rend au magasin des Carson pour parler à Eli. Elle lui dit au revoir et lui souhaite un bon voyage en Floride, avant de partir. 

Eli est touché par cette marque de sympathie et une fois Allison partie, il dit à Elliot à quel point c’est une jeune fille bien.

Le vieil homme évoque la mort de la mère d’Elliot, se rappelant que son fils s’est engagé dans la marine à la suite de ce décès. Il lui demande de ne pas gâcher sa vie, maintenant qu’il est libre. 

Il voudrait que son fils vienne avec lui en Floride, il veut vendre le magasin et repartir à zéro dans un autre endroit.

« Tu sais bien que ce n’est pas possible, dit Elliot. Pas tant que je n’ai pas prouvé mon innocence ».

Elliot lui dit qu’il ne sera jamais libre tant que le véritable meurtrier de sa femme court toujours.

Eli est nostalgique, il lui dit à quel point il est désolé que sa vie ait été gâchée par ces années de prison. Il aurait tant aimé voir son fils se marier et avoir des petits-enfants.

« Tu es grand-père », lui dit alors Elliot.

Il se doit de dire à son père qu’Allison est sa petite-fille. La mère de Constance avait envoyé sa fille à New York afin de la faire rompre avec Elliot, mais Elliot est parti la rejoindre là-bas. Doucement, Eli revêt son manteau et s’apprête à partir.

Il lui dit qu’il est content d’avoir appris cette nouvelle et Elliot lui répond qu’il ne regrette pas de l’avoir fait.


À la librairie, Allison et Constance ont une sérieuse discussion à propos de l’excursion des élèves à New York. Allison ne comprend toujours pas pourquoi sa mère est réticente à donner son accord.

Lucy Frisby entre pour acheter un livre. Constance va faire des courses et décide de laisser le magasin sous la responsabilité d’Allison. 

Matthew tape à la fenêtre et entre dans la librairie. Allison lui dit que sa mère se sent mal à l’aise à chaque fois qu’elle mentionne la ville de New York. 

Allison se sent frustrée. Elle a le droit de savoir ce qui s’est réellement passé à New York il y a 18 ans. Mais selon Matthew, elle ne devrait pas se poser autant de questions. Il se fâche et lui dit qu’elle doit faire confiance à sa mère. Elle n’est encore qu’une enfant et Constance est à même de savoir ce qui est bon pour elle.


Julie Anderson est maintenant la secrétaire de Michael. Elle aime ce travail. Elle arbore même une nouvelle coupe de cheveux. 

Betty vient lui rendre visite au cabinet et lui remet une boite de chocolats pour son père, George, puisque Julie doit aller le voir. Elles parlent brièvement avant que Michael ne sorte de son bureau. 

Il dit à Julie qu’il sera de retour à 1 heure, aussi Julie pourra rester avec George aussi longtemps qu’elle le désirera. Puis le médecin, après une brève conversation, s’en va. 

Julie dit à sa fille qu’elle est heureuse de travailler pour lui. Elle devient livide lorsque Betty lui apprend que Leslie a payé un détective privé pour la suivre à New York.

Betty lui raconte la vérité sur son séjour : Sharon qui possède un appartement entretenu par un homme marié, et l’homme qui a donné de l’argent à Betty pour qu’elle retourne à la maison. Julie la croit, elle a d’ailleurs toujours cru sa fille.

Elle demande à Betty de dire la vérité à Rodney, mais Betty s’y refuse. À quoi bon ? Leur mariage est de toute façon terminé. Betty a d’ailleurs rendez-vous à 14 heures pour l’annulation.


Au magasin Carson, Robert Wainwright, avocat réputé de Peyton Place, vient voir Elliot. Ils parlent du procès d’Elliot pour le meurtre d’Elizabeth Hanley Carson. 

Wainwright a étudié les minutes du procès. Il demande à Elliot s’il a une idée de l’homme qui est venu rendre visite à Elizabeth la nuit du meurtre. Il n’a jamais pu prouver ce fait devant le tribunal, et c’est ce qui l’a en partie fait condamner. 

Mais Elliot ne sait pas. L’avocat s’apprête à partir. Elliot le retient en lui demandant si lui le sait. Maître Wainwright ne peut rien dire, mais il précise tout de même qu’il a été envoyé par Martin Peyton contre Leslie.

Elliot comprend que Martin se défend contre l’attaque de Leslie sur le codicille. Il comprend aussi qu’il y a des présomptions sur le fait que ce soit Leslie Harrington qui ait rendu visite à Elizabeth le jour de sa mort.


Chez les Harrington, Leslie parle à son avocat, Theodore Dowell, de la liaison qu’il entretenait avec Elizabeth Carson. Ou plutôt, Leslie se défend d’avoir eu une liaison avec elle.

Martin Peyton est cependant prêt à rouvrir les blessures d’il y a dix-huit ans.

« Ted, vous me connaissez depuis des années. Pensez-vous vraiment que je suis un meurtrier ? »

Dowell répond non, mais il prend du temps avant de répondre.

La sonnerie de la porte d’entrée retentit. Norman descend les escaliers et ouvre à Elliot Carson. Elliot demande à Norman s’il peut voir Leslie. Ce dernier l’accueille et le salue. Elliot le salue à son tour et serre la main de Theodore Dowell. L’avocat s’excuse et quitte la maison.

Leslie dit à Norman d’aller faire ses devoirs. Désormais seul avec le maître de maison, Elliot lui demande de but en blanc jusqu’à quel point il connaissait Elizabeth. 

Leslie lui dit qu’Elizabeth allait à l’école avec sa sœur, Laura Brooks. Elliot lui raconte que l’avocat des Peyton, Wainwright, est venu le voir. 

Leslie jure qu’il n’a jamais rien eu à voir avec la femme d’Elliot, ce qui constitue, bien entendu, un mensonge. Leslie offre un verre à Elliot, mais il le refuse et s’en va.


Un petit feu se consume dans la cheminée de la maison de la plage que Michael Rossi loue aux Carson. Dehors, un homme trébuche sur la pelle à neige.

Entendant le bruit, Michael se lève et regarde par la fenêtre le visiteur approcher. Il s’agit de Paul Hanley. Michael ouvre la porte et Paul entre de lui-même, précisant que sa sœur avait habité cette maison des années auparavant. 

Michael lui offre un verre. Paul lui demande s’il aime habiter ici. Paul, lui, ne voudrait pas y vivre. Pas à cause des souvenirs, mais en raison du désordre. Paul parle français en disant : « Plus les choses changent, plus les choses restent les mêmes ». Michael traduit sa phrase en anglais. 

Paul lui demande s’il est un pèlerin ou un voyageur.  Un pèlerin a une destination. Paul est un voyageur sans destination. 

Voyant qu’il tourne autour du pot, Michael lui demande le vrai but de sa visite. Paul n’en a pas vraiment. « Cette maison me fait froid dans le dos. », souffle le jeune enseignant. 

Il aimerait revenir en arrière, quand il était enfant et que sa sœur lui ouvrait la porte et lui demandait d’aller se laver les mains avant le goûter. 

Elliot arrive, frappe à la porte et entre. Paul s’excuse et part.


Episode 45

Jeudi 18 février 1965

Les 36 ans de Constance 

Chez les Harrington, Leslie et ses deux fils prennent le petit déjeuner en silence. Avec la tension provoquée par le testament de Catherine Harrington, son héritage au goût amer menace de détruire le peu d’harmonie qui règne dans la famille.

La neige recouvre les arbres de la propriété des Harrington.


Les deux générations de Harrington prennent leur petit déjeuner. Norman remplit à nouveau son verre de jus d’orange et s’assoit à la table. 

Il tente d’engager la conversation en disant à son père et son frère que chaque année, ils grattent près d’une tonne de rouille du pont situé en haut du Yukon. 

Leslie regarde son fils : « Pourquoi est-ce devenu si important ? », demande-t-il à brûle-pourpoint « Ce n’est peut-être pas important, mais le pont risque de s’effondrer… », répond Norman. 

Il lui demande ce qui est le plus important : voir s’effondrer un pont rouillé, ou bien une famille entière ? Il songe à la contestation du codicille. 

Pour lui, Leslie va porter atteinte à la mémoire de sa mère si jamais il attaque le codicille. « Je veux juste prouver que ta mère n’avait pas tous ses moyens lorsqu’elle a rédigé ce codicille. Je n’ai nullement l’intention de la traîner dans la boue », rétorque Leslie. 

Il ajoute qu’il fait ça aussi pour ses deux fils, il ne veut pas que l’Usine puisse revenir à Martin Peyton, car connaissant le vieil homme, il est sûr qu’il ne leur lèguera pas ce bien à sa mort. Norman n’est pas de cet avis, tandis que Rodney essaie de tempérer les choses.

Comprenant qu’il n’y a aucun moyen de communiquer, Norman se lève et se rend au vestibule. Rodney le suit et lui dit qu’ils sont encore une famille. « Cette famille n’existera plus si jamais Papa conteste le codicille », répond Norman.

Il prend son manteau dans l’armoire et s’en va. Désormais seul avec son père, Rodney lui dit qu’il va voir Betty afin de lui rendre des perles qu’elle a oubliées. Leslie suggère de les lui envoyer par courrier. Mais Rodney n’est pas de cet avis. Il veut rester en bon terme avec Betty. « Tu ne l’as jamais aimée », dit-il à son père. « Et toi ? L’as-tu aimée ? », répond Leslie.

Il tend à son fils le rapport de Blaine sur Betty. Rodney y jette un œil. Puis il toise le regard de son père en disant : « Je croyais que tu avais engagé Blaine pour retrouver Betty, pas pour l’espionner ». Puis il déchire le rapport. « Ce n’était qu’une copie, je garde l’original en lieu sûr. », fait remarquer Leslie. 

Rodney regarde son père sans comprendre : « Pourquoi t’acharner contre elle ? » Leslie répond : « Je veux juste protéger mes arrières. J’espère que je n’aurais pas à utiliser ce rapport. »

Même si Rodney ne veut rien entendre, Leslie lui parle de ce que contient le rapport : les soirées de fêtes, l’homme qui donne de l’argent à Betty en sortant de son appartement, la frivolité de sa colocataire Sharon Purcell…


Plan de la maison des Mackenzie. À l’intérieur, Allison allume une grande bougie pour célébrer les 36 ans de sa mère. 

Elle offre à Constance une paire de boucles d’oreilles. Constance est ravie. Allison aimerait beaucoup que Constance fasse une fête, avec amis et membres de la famille. On frappe à la porte et Allison laisse entrer M. Baskin qui apporte une douzaine de roses à Constance. Les fleurs viennent de Michael.

Constance regarde Allison avec un faux air de reproche : « Comment sait-il que c’est mon anniversaire ? » Allison avoue qu’elle l’a dit au médecin.

Avec les fleurs se trouve une invitation à dîner. Constance aimerait qu’Allison les accompagne, mais elle refuse en disant qu’elle ne veut pas gâcher une soirée en tête-à-tête. Et aussi parce qu’elle a autre chose de prévu : une soirée cinéma au collège, organisée par Paul Hanley.

Constance ne dit rien, mais on sent que Paul Hanley revient trop souvent dans les conversations d’Allison et que ça ne plait pas à la mère.


Dans le salon des Anderson, Rodney essaie de rendre les perles de culture qu’il avait données à Betty. Betty n’en veut pas, mais il insiste. 

Il lui parle du rapport du détective Blaine et du fait qu’on l’a vue sortir d’une chambre d’hôtel avec un homme qui lui a donné 50 dollars. Si elle accepte un cadeau d’un étranger, elle peut bien accepter un cadeau de son mari. 

Elle lui rappelle qu’ils ne seront bientôt plus mariés et il lui rappelle que les Harrington continuent à payer les soins de son père. 

Betty est dégoûtée et ne peut s’empêcher de comparer Rodney à son père en lui faisant comprendre qu’il devient une pâle copie de lui. Rodney la gifle. 

Betty finit par dire qu’il reste encore de l’espoir pour Rodney s’il se sent insulté en étant comparé à son père. Rodney s’en va avec le collier de perles toujours dans ses mains.


À la librairie, Matthew embrasse Constance pour son anniversaire et lui souhaite beaucoup de joies et peu de peines. 

Ils parlent d’Elliot. Constance ne veut pas que les gens jasent à leur propos. « Ils ne le feront pas s’ils ne vous voient pas ensemble », lui dit Matthew.

La coïncidence veut qu’Elliot arrive juste à ce moment. Matthew les laisse seuls. 

Elliot choisit un livre et lui souhaite un bon anniversaire. Il se remémore un anniversaire qu’ils avaient passé ensemble à New York, et combien celui-ci avait été parfait. 

Constance aussi s’en souvient avec nostalgie. Elliot l’invite alors à dîner pour célébrer dignement l’anniversaire. Elle refuse, précisant qu’elle a déjà un rendez-vous avec Michael.


Michael travaille dans son cabinet, au Peyton Professional, lorsque Betty arrive et demande à parler à sa mère (elle a donc finalement accepté le poste de secrétaire). 

Michael lui indique qu’elle est partie au sanatorium de Greenvale pour voir George. 

Betty lui dit qu’elle s’ennuie et passe son temps comme elle peut. Ils entendent alors une petite fille pleurer et appeler sa mère. Il s’agit de Lucy Adams, une petite fille qui s’est fait mal au bras en heurtant un arbre avec son traîneau. Betty la calme en lui parlant gentiment. La petite fille oublie sa douleur grâce à Betty.  


Allison quitte le cinéma du collège et rencontre Paul. Ce dernier admet que la fin du film était plutôt déprimante. 

Puis il lui parle de la prochaine excursion des étudiants pour New York. Ils doivent aller y voir un spectacle. 

Allison ne faisant pas encore partie intégrante de l’Université ne peut normalement pas s’y rendre, mais Paul lui fait savoir qu’en tant qu’accompagnateur, il peut avoir une permission spéciale pour elle. 

Son visage s’illumine tant elle est heureuse de la nouvelle. Paul lui dit cependant qu’il doit avoir l’accord de sa mère. 

Allison pense que sa mère la laissera certainement y aller. Paul lui offre de la reconduire à la maison. Il présume que Constance est avec Elliot, mais Allison lui dit que sa mère a en fait rendez-vous avec Michael.


Michael dîne avec Constance dans un restaurant inconnu. On sait juste qu’il ne s’agit pas de l’auberge. 

Michael parle sans complexe d’Elliot, de Constance, et de lui. Constance lui dit que si Elliot a effectivement tué Elizabeth, alors elle, Constance, est à blâmer.

Mike voudrait savoir où elle en est avec Elliot. « Je ne suis plus amoureuse de lui », dit-elle. Elle ajoute qu’Allison ne doit jamais savoir qu’Elliot est son père. Elle ne veut pas que sa fille sache que son père est un homme déclaré coupable de meurtre.

« Et s’il n’est pas coupable ? Si un jour il arrive à prouver qu’il est innocent, que se passera-t-il alors ? », demande Mike. « Je ne sais pas… je ne sais vraiment pas », répond Connie.

Michael change de conversation et lui souhaite un joyeux anniversaire. Puis ils la raccompagnent chez elle.

Devant la maison des Mackenzie, Michael et Constance sortent de la voiture. Le médecin accompagne Connie jusque devant sa porte, puis lui souhaite une bonne nuit.

À l’intérieur, Allison donne à Constance un cadeau qu’elle a trouvé devant la porte lorsque Paul l’a raccompagnée. Il s’agit d’un livre de poésie de la part d’Elliot. 

Allison lui demande si elle peut aller à New York. Elle mentionne le fait que Paul servira de chaperon. Constance lui répond qu’elle doit y réfléchir, puis monte au premier avant qu’Allison n’insiste lourdement. 


Episode 43

Jeudi 11 février 1965

L’accord  

Betty Harrington est allée rendre visite à son père au sanatorium. Et maintenant, le docteur Rossi la dépose à l’Usine où elle a décidé qu’il était temps pour elle de faire face à Leslie Harrington.

Michael Rossi conduit Betty devant l’Usine Peyton et la dépose.


Le détective Blaine est en train de donner son second rapport sur Betty à Leslie, et notamment sur les 50 dollars qu’un homme lui a donnés en sortant de l’appartement qu’elle partageait avec Sharon Purcell (le témoin n’était autre que le groom). 

Leslie aperçoit Betty sortir de la voiture de Michael et demande au détective de le laisser un moment seul. En sortant du bureau, Blaine croise Betty, qui ne sait pas qui il est. 

Leslie salue hypocritement Betty, disant qu’il est bon de la revoir. « Fuir n’est jamais une solution », lui dit-il. « Cela m’a permis de réfléchir », répond la jeune femme. 

Leslie ajoute qu’ils l’ont cherchée, car ils s’inquiétaient pour elle, ce que Betty a du mal à croire. Elle lui dit qu’elle accepte de divorcer, mais que ce divorce aura un prix. 

Leslie se contracte, puis se radoucit lorsque la jeune femme lui dit que le prix à payer sera de donner le meilleur des traitements à son père. Elle veut, en contrepartie du divorce, que Leslie paye tous les soins de son père et lui procure tout ce dont il a besoin. 

Leslie, bien évidemment, accepte ce marché. Ils se mettent d’accord en se serrant la main, puis Betty s’en va.

Blaine revient dans le bureau de Leslie. Le rapport du détective concerne Betty et Sharon Purcell. Dans ce dossier figure la déclaration du groom qui confesse avoir vu un homme payer Betty après être sorti de son appartement. 

Leslie demande à conserver le dossier, il n’a pas l’intention de s’en servir. Blaine lui dit qu’il fait une erreur s’il ne s’en sert pas, car ce dossier contient des éléments à charge contre sa belle-fille. Une fois Blaine parti, Leslie enferme le rapport dans un tiroir de son bureau.


Dans la cuisine des Mackenzie, Constance prépare à manger tandis qu’Allison lui dit qu’elle et Abby ont prévu d’aller à l’exposition de la faculté des beaux-arts. 

Abby lui a dit qu’elle avait vu Betty sortir du drugstore. Allison pense que New York est une ville romantique et demande à sa mère ce qu’elle en pense. 

« Je n’y ai pas séjourné assez longtemps pour pouvoir te répondre », lui dit Constance. « Assez longtemps pour te marier et avoir un enfant », rétorque Allison. 

Constance ne répond pas, elle change de sujet en lui demandant de manger ses œufs avant qu’ils ne refroidissent.

Le facteur Tom Folley apporte le courrier avec notamment un long paquet en forme cylindrique destiné à Allison. 

Elle l’ouvre et y découvre son propre portrait de 30 pouces carrés. L’expéditeur est anonyme. Allison n’a aucune idée de la personne qui lui a envoyé ce paquet, mais elle est ravie de savoir qu’elle a un admirateur inconnu.


Plan des deux grands sapins recouverts de neige devant le manoir des Harrington. 

À l’intérieur, Christine, la servante, laisse entrer Betty, qu’elle appelle « Madame Harrington ». Betty lui demande de ne plus l’appeler ainsi. « Comme il vous plaira », répond Christine. 

Betty s’attarde au salon quand Rodney entre. Elle lui dit qu’elle est venue en taxi pour prendre ses affaires. Rodney lui demande comment elle a trouvé New York. « C’était instructif », lui répond-elle. 

Betty lui dit également qu’elle s’est fait une amie très gentille. Pris d’une soudaine impulsion, Rodney embrasse Betty, puis s’en excuse. Betty n’est pas dupe, pour elle il ne s’agit que d’un baiser d’adieu.


À la « Faculty Art Exhibit » du collège de Peyton, Allison et Abby Chapman regardent l’exposition. Paul s’approche d’elles et il parle avec Allison. 

Cette dernière devine que c’est lui qui lui a envoyé le portrait. Abby semble avoir disparu de la circulation. 

Rodney arrive et Paul semble surpris de le voir ici. Ils discutent d’art et de sport, mais il est visible que tous les deux se détestent cordialement. 

Il y a comme une sorte de compétition entre eux. Paul essaie de l’avoir sur l’art, et Rodney sur le sport. Allison prend Rodney à part. Ce dernier lui dit qu’elle est très spéciale pour lui. Allison lui rétorque qu’elle n’a pas besoin d’un grand frère.


Chez les Mackenzie, Constance se dirige vers la porte et fait entrer Elliot. Il souhaite lui parler, à propos de Constance et de lui. Et aussi d’Allison. 

Constance va lui servir une tasse de café. Elliot voit la photographie du soi-disant père d’Allison sur la cheminée et cela l’agace. 

Il veut savoir ce que Constance ressent pour lui après toutes ces années. Constance ne sait pas. Elle lui dit que l’homme sur la photo, M. Mackenzie, était un pilote mort durant la guerre. 

Elliot déteste voir cet homme qui n’a jamais existé prendre sa place. Dans un accès de colère, il casse le cadre de la photo tandis que Constance, bouleversée, ramasse les morceaux. À ce même moment, Allison (conduite par Paul) arrive devant la maison. 


Episode 42

Mardi 9 février 1965

Le retour de Betty 

La nuit dernière, Betty Anderson a quitté précipitamment New York pour revenir à Peyton Place. Sa décision a été prise sous le coup d’une impulsion. Et durant le long trajet qui la ramène à la maison, elle se demande et redoute ce qui l’attend là-bas. 

New York. Times Square. Puis le square de Peyton Place. Betty sort du bus, se dirige vers sa maison munie d’une petite valise. 


La maison des Anderson le lendemain matin. Julie descend les escaliers et parvient à la cuisine où Betty, une tasse de café à la main, regarde par la fenêtre. 

Elle sert une tasse à sa mère tout en s’étonnant que cette dernière ne lui ait pas posé de questions hier soir. Julie prétexte qu’elle était fatiguée. 

Plutôt que de poser des questions, elle invite sa fille à lui raconter son aventure new-yorkaise. Ce qu’elle fait, précisant qu’elle avait essayé de chercher du travail là-bas. 

Elle lui parle également de Sharon, avec qui elle a habité. Elle n’aime pas New York, mais elle avait vraiment l’intention d’y faire son nid. Julie ose à peine lui poser la question de savoir si Betty serait restée à New York si son père n’avait pas été malade. 

La jeune femme répond sans sourciller que oui. Betty est irritée par le fait que sa mère ne lui pose pas davantage de questions sur sa vie à New York. « Il y a six mois, tu étais effrayée à l’idée que je rentre après minuit, et là je disparais depuis plusieurs semaines dans une ville étrange, avec des gens étranges, et j’ai l’impression que cela n’a pas d’importance pour toi ». « Que veux-tu me faire dire ?, répond Julie. Que tu as fait une chose stupide en partant ? Que tu as aidé ton père à faire une dépression ? » 

Cela réussit à calmer Betty, qui lui murmure qu’elle se sent coupable d’être partie. Julie lui répond qu’elle n’a pas à se sentir coupable. Simplement, sa fuite à New York n’a pas mis fin à ses problèmes. 

Elles sont interrompues par le carillon de la porte d’entrée  qui retentit. Julie va ouvrir et laisse entrer Rodney. Il est venu voir Betty, à qui il dit qu’il est extrêmement content de la revoir. 

Il lui offre son aide et lui dit qu’il peut la conduire là où elle veut. Mais le docteur Rossi a promis à Betty de venir la prendre cet après-midi pour l’emmener au sanatorium afin de voir son père. 

Julie lui offre une tasse de café, qu’il refuse poliment. Elle les laisse parler et retourne dans la cuisine. Betty conclut la conversation en le remerciant poliment d’être venu et lui dit que si elle a besoin de lui, elle l’appellera. Le ton est impersonnel.


Constance se gare et se dirige vers la librairie au moment où Elliot surgit devant elle. Il s’apprête à aller voir son père à l’hôpital juste avant l’opération. 

Constance propose de l’emmener à l’hôpital et Elliot apprécie ce geste, mais il préfère marcher (on rappelle que l’hôpital est derrière la place principale, donc pas très loin.

Elliot raconte que son père va bien, même s’il est un peu stressé par l’opération. 

Il lui demande ce qu’Allison a pensé du sweater. « Elle l’adore. Tu as fait le bon choix, en plus c’est sa couleur préférée », répond Constance avec enthousiasme. Elle n’a pas dit à Allison que le cadeau venait d’Elliot. Il n’est pas ravi que Constance ait à mentir pour cela. « Personne n’a à mentir », dit-il. « Mais parfois, c’est nécessaire », insiste Constance. Elle insiste pour l’emmener à l’hôpital et il accepte. 


Au Collège Peyton, Paul discute une nouvelle fois avec Allison. Il lui dit qu’elle est en avance pour les cours. 

Allison lui demande s’il n’est pas trop angoissé parce que c’est son premier jour avec une nouvelle classe. Il lui dit qu’il est professeur d’anglais depuis quelques années maintenant et qu’il a l’habitude. 

Ils parlent d’Elliot et il demande s’il l’a offensée en parlant de lui. « Non, vous ne m’avez pas offensé, vous m’avez surprise. » Allison lui dit qu’elle pense qu’Elliot est un homme foncièrement bon. 

Paul le prend mal, pendant qu’Allison le rend responsable de la misérable vie de son ex-beau-frère. Elle s’excuse et lui dit qu’elle ne pensait pas une chose pareille. 


À la portée de l’hôpital, Michael sort de sa voiture et s’apprête à entrer dans le bâtiment. Constance décide d’attendre avec Elliot à la réception. Elliot lui demande si elle connaît bien le docteur Rossi. Elle lui dit qu’elle l’avait déjà rencontré à la naissance d’Allison, alors qu’il était infirmier. 

« C’est devenu un bon ami », précise-t-elle. Elliot aimerait savoir s’il y a plus que de l’amitié entre eux, mais s’excuse aussitôt pour son indiscrétion. 

Michael s’approche d’eux et dit à Elliot que son père a bien dormi la nuit dernière. Le médecin est prêt pour l’intervention. Elliot est inquiet. Il souhaite bonne chance à Michael et s’assoit avec Constance. Il n’a plus qu’à attendre. 

Deux infirmiers emmènent Eli au bloc opératoire, sous le regard d’Elliot et Constance.


Plan du square. Matthew sort du Peyton Professional et marche dans la rue. Il se rend à la librairie et y entre au moment où Constance dit à Amy qu’elle lui doit 2,20 dollars pour la location d’un livre (44 jours à 5 cents la journée). Amy et son mari, Will, étaient partis voir la mère d’Amy pour son anniversaire et Will, qui était supposé faire rappeler à sa femme qu’elle devait rendre le livre, a tout simplement oublié. C’est donc la faute de Will si le livre est rapporté en retard. Amy quitte la boutique. 

Matthew dit à Constance qu’il s’est fait du souci lorsqu’il a vu que la librairie avait fermé tôt. Constance lui explique qu’elle était à l’hôpital. 

Matthew lui dit qu’il aurait dû y aller lui aussi, pour soutenir le vieil Eli, mais deux de ses amis (Jonas Parker et Evan Seward) sont morts à l’hôpital et depuis, l’endroit est presque devenu une phobie pour lui. Le téléphone sonne. 

Elliot appelle Constance pour lui dire qu’Eli est sorti de la salle de réveil et qu’il va bien. Constance est heureuse et soulagée.


Michael conduit Betty au sanatorium Greenvale, dans la Grande Vallée (Massachusetts) pour qu’elle puisse voir son père. 

Ils entrent dans un salon très confortable. Un infirmier amène Georges. Michael le salue et lui dit que Betty est ici et veut le voir. 

Betty essaie de lui sourire et lui demande comment il va. Elle s’excuse de n’être pas venue plus tôt et lui promet de venir le voir plus souvent. 

Elle lui demande s’il veut des cigarettes ou des bonbons. Mais George n’a pas de réaction. Il est sans doute abattu par les médicaments. Il ne réagit pas devant sa fille. Betty promet de revenir très bientôt. L’infirmier ramène George dans sa chambre.

Michael rassure Betty en lui disant qu’elle a eu un comportement exemplaire avec son père. Il ajoute que George ne reconnaît personne en ce moment. Il subit un traitement d’électrochocs. Bouleversée, Betty demande à partir.

Tandis que Michael reconduit Betty à Peyton Place, le soir, cette dernière lui demande pourquoi son père est dans un tel état. Elle se sent responsable. 

Elle parle à Michael de l’homme qui lui a donné 50 dollars pour rentrer chez elle alors qu’elle était à New York. Son escapade à New York lui a donné une bonne leçon. Elle tient maintenant à se fixer. 

Elle demande à Michael de la laisser à l’entrée de l’Usine Peyton, elle doit parler à Leslie. Betty descend de la voiture tandis que la caméra fait un travelling sur Leslie qui l’observe depuis la fenêtre de son bureau. Le détective Blaine est avec lui. 


Episode 41

Jeudi 4 février 1965

Reproches 

Pour une jeune fille qui s’est enfuie de Peyton Place, New York n’est pas forcément un rêve, mais un cauchemar. Betty Anderson approche du moment de vérité. Un moment qui peut être pour elle un point de non-retour.

New York. L’appartement de Sharon. Roy Roberts qui embrasse Betty, et lui donne 50 dollars en liquide avant de rejoindre l’ascenseur. Le groom les observe. (On verra plus tard qu’il travaille pour le détective Blaine.)


Appartement de Sharon. Betty avance jusqu’au miroir et se regarde. Elle enlève sa robe noire toute simple. Le téléphone sonne. 

Elle pose la robe sur un cintre et répond. C’est la mère de Sharon. Betty la rassure en lui disant que sa fille va bien et qu’elle est en ce moment à une fête. 

Mme Purcell lui fait promettre de dire à sa fille de la rappeler. Cet appel est comme un déclic pour Betty qui pense à sa propre mère, et combien elle doit être inquiète. Elle se décide à l’appeler. 

Le téléphone sonne chez les Anderson. Julie répond. Elle est soulagée d’entendre Betty au bout du fil. Elle lui demande si elle va bien et où elle se trouve. 

Betty la rassure et demande à parler à son père. Julie lui apprend que George ne va pas bien et se trouve au Sanatorium Greenvale, dans un état dépressif. 

Elle dit à sa mère qu’elle rentre à la maison, car son père a besoin d’elle. Après avoir raccroché, Julie est soulagée de savoir que sa fille revient, tandis qu’à New York, Betty est dévastée par la nouvelle concernant l’internement de son père.

Betty sort sa valise et commence à faire ses bagages. Sharon arrive et s’excuse auprès de Betty pour ce qui est arrivé avec Roy. 

Sharon lui demande de ne pas retourner chez elle. Elle pense que c’est à cause de Roy et s’en veut de ne pas avoir averti Betty à son propos. Mais Betty lui dit qu’elle doit repartir parce que son père est malade. 

Elle n’oublie pas non plus de lui dire que sa mère a appelé. Betty compte prendre le dernier train de la journée pour Boston. Sharon lui dit qu’elle va lui manquer, et Betty de même.


De retour à Peyton Place, Matthew Swain sort du Clarion et, dans la rue, s’entretient avec une dame, Lucy Frisby, La vieille fille lui reproche de ne pas l’avoir vu à l’Église ces derniers temps. Matthew la rassure en lui disant qu’il aime beaucoup le solo qu’elle fait à la chorale et que son interprétation de « Shall We Gather at the River » lui ferait presque donner des ailes. Elle est très flattée et l’invite à dîner prochainement. 


Paul Hanley se dirige vers la pharmacie sans y entrer. Calvin, son père, en sort pour demander à Paul de venir, car il veut lui parler. Ils entrent à l’intérieur de la boutique. 

D’abord, Calvin demande à Paul pourquoi il ne voulait pas entrer. Il s’ensuit une discussion père/fils des plus amères. 

Paul lui dit que les choses ne changent jamais. Il n’a jamais appelé son père « Papa » comme le font les autres enfants. 

Puis ils reparlent de la sortie de prison d’Elliot et de son retour à Peyton Place. Paul sait que son témoignage est la cause de la sentence d’Elliot. « Tu as fait la seule chose à faire, le rassure son père… La seule chose. ». 

Paul n’était qu’un enfant lorsqu’il a témoigné contre Elliot. Aujourd’hui, c’est un adulte qui se pose des questions. Son père l’invite à dîner dans le petit appartement qu’il occupe au-dessus de la pharmacie. Mais il décline l’offre.


Constance est en train de discuter avec Matthew tandis qu’Allison entre et leur dit qu’elle va patiner à l’étang Baker. Matthew se souvient du bon vieux temps où lui-même patinait sur cet étang gelé. 

Constance veille à ce qu’Allison porte un sweater, pendant que Matthew goûte le poulet que mijote sa cousine. Elle lui donne le sweater qu’Elliot a acheté à White River, se gardant bien de dire à Allison qu’il vient de lui.

Une fois Allison partie, Constance avoue à Matthew que le sweater est un cadeau d’Elliot. 

Matthew lui demande où elle en est avec lui, s’il fait vraiment partie de son passé. Constance lui dit que pendant dix-huit ans, elle a attendu le retour d’Elliot et ne s’est engagé avec personne. 

Et maintenant qu’elle a rencontré Mike Rossi, Elliot revient en ville. Elle ne sait plus trop où elle en est. Elle pensait qu’après dix-huit ans passés en prison, Elliot ne serait plus le même. Mais elle peut s’apercevoir que ce n’est pas le cas, c’est comme s’il n’avait jamais quitté la ville.  


Plan sur les individus patinant sur l’étang Baker. Un des garçons porte une veste à l’effigie de White River avec le nom Jackson.

Retour à Peyton Place, et plus précisément à l’auberge du Colonial Post Inn, où Allison se trouve avec Norman. 

Paul Hanley y est, également, un verre d’alcool à la main. Ils décident de s’installer tous les trois à une table. Paul leur dit qu’il passe ce long après-midi de dimanche ici. 

Elliot ne tarde pas à rejoindre le petit groupe et Allison l’invite à venir s’asseoir à leur table. Elliot le fait avec plaisir. Paul et Elliot se lancent des piques.

Note technique : il y a une place libre à la table, avec une chaise vide en face d’Allison. Cependant, Elliot prend une chaise d’une table voisine et s’installe entre Norman et Allison. Tout ceci pour laisser une perspective à la caméra de filmer l’ensemble du groupe. À notre époque, cela peut être considéré comme une erreur technique.


Chez les Harrington, Rodney parle avec Norman. Ce dernier lui demande s’il peut prendre la voiture pour emmener Allison danser ce weekend. 

Leslie en profite pour conseiller à Rodney de sortir plus souvent. Mais pour Rodney, les choix sont limités. 

Leslie lui dit alors que Blaine a retrouvé Betty. Cependant, Rodney n’aime pas l’idée que Betty puisse être espionnée par quelqu’un. 

Blaine a regroupé un certain nombre d’informations sur la jeune fille, et aussi sur la fille qui l’héberge. Le téléphone sonne. 

Julie est au bout du fil, souhaitant parler à Rodney. Elle lui dit que Betty a appelé hier soir et qu’elle rentre enfin à la maison. 

Leslie veut s’interposer, il tient absolument à ce que le mariage entre Rodney et Betty soit dissout. Mais Rodney lui demande, pour une fois dans sa vie, de le laisser gérer seul la situation.


Le bus s’arrête au terminal. Betty en descend, portant son unique bagage. Elle regarde la place principale de Peyton Place, comme si elle était perdue, se demandant ce que lui réserve l’avenir… 


Episode 40

Mardi 2 février 1965

Le cadeau 

Elliot Carson quitte Peyton Place avant l’aube pour faire le long voyage qui le mène à White River. C’est un pèlerinage qu’Elliot devra répéter chaque mois, pendant les nombreuses années où il devra se présenter à l’officier s’occupant des libertés conditionnelles, jusqu’à la fin de sa peine infligée pour le meurtre de sa femme, Elizabeth Carson.

Elliot prend le bus pour White River. 


La secrétaire fait entrer Elliot dans le bureau de l’officier chargé des libertés conditionnelles de White River.

L’officier en question, EJ Taggart, parle à Elliot de l’incident survenu avec George. Elliot lui explique pourquoi il est intervenu. Il est très lié à George puisqu’ils étaient tous deux des héros de guerre et ont combattu ensemble. Elliot servait dans la marine durant la Seconde Guerre mondiale. 

Taggart semble dire à demi-mot qu’Elliot n’aurait pas dû intervenir. Elliot commence à s’énerver, mais il se reprend très rapidement. « Je suis de votre côté, Carson », lui dit Taggart. En partant, il oublie presque le cadeau qu’il a acheté pour Allison.


De retour à Peyton Place, Elliot se rend à la libraire pour parler avec Constance. Il lui apporte le cadeau – un sweater – qu’il a acheté à Allison lorsqu’il était à White River. « Allison n’a jamais manqué de rien », lui fait remarquer Constance. 

Elliot la défie du regard : « Sauf d’un père ». Elliot sait qu’Allison ne mérite pas un père comme lui, mais lui ne peut s’empêcher d’avoir des sentiments pour elle. Constance accepte finalement le cadeau pour Allison.


À New York, dans l’appartement de Sharon, l’électrophone joue une mélodie. 

Sharon arrive, portant un plateau avec quatre verres et une bouteille. Elle verse la boisson dans deux verres et en tend un à Betty. 

Elles attendent leur rendez-vous. Sharon lui dit que Roy Roberts vient d’Amsterdam. On frappe à la porte et Philet Roy entrent. 

Sharon présente Roy à Betty. Cette dernière sert un verre aux deux jeunes hommes. Ils planifient leur soirée. « La route sera longue ce soir », dit Roy.


Michael reconduit Constance à la maison. Il l’a conviée à voir un match de basket et à dîner en ville. Constance lui dit qu’elle a passé une très bonne soirée. 

Cependant, elle semble préoccupée au point de n’avoir pas ouvert la bouche pendant le trajet retour. Elle prend comme excuse le fait de vouloir écouter la musique que diffuse l’autoradio. 

Il lui fait remarquer qu’elle était également silencieuse au restaurant et durant le match. 

Elle lui dit qu’elle est toujours inquiète de laisser Allison seule à la maison. C’est pour eux un sujet de dispute. « Je me heurte sans cesse à votre passé », lui dit Michael. 

Constance s’énerve, elle lui dit qu’il y a d’autres personnes en jeu et elle ne peut pas prétendre qu’ils n’existent pas. Mike comprend qu’elle parle non seulement d’Allison, mais aussi d’Elliot. 

Il a conscience que les choses ont changé entre eux depuis le retour du père d’Allison. Constance le provoque en lui disant qu’il préférerait peut-être s’enfuir en voiture avec elle pour aller se marier en cachette comme des adolescents. 

Bouleversée par la conversation, elle sort brutalement de la voiture et rentre à la maison sans même saluer Michael. Le médecin sort à son tour du véhicule, mais préfère laisser Constance rentrer chez elle sans rien tenter. Il retourne dans la voiture et démarre en trombe. 


Au manoir Peyton, Leslie et Rodney rentrent d’une soirée ennuyeuse passée au Club, qu’ils commentent avec bonne humeur. 

Rodney accepte une dernière tasse de café. Ils s’installent au salon. Rodney lui demande comment il fait pour supporter ce genre de soirée. « Je suppose que c’est l’habitude », répond son père. 

Leslie trouve alors une note disant que Blaine, le détective privé engagé pour retrouver Betty, a appelé, mais n’a pas laissé de message, excepté un numéro de téléphone. 

Rodney espère que le détective a trouvé Betty. « Nous allons bientôt le savoir, fiston », dit Leslie en se saisissant du combiné. Il compose le zéro et demande un numéro à New York, l’hôtel Maysfield, Circle 5-5099. On lui apprend que Blaine n’est pas là et qu’il doit rappeler demain. Ils devront attendre demain pour avoir des nouvelles. Déçu, Rodney monte se coucher.


À New York, Roy Roberts raccompagne Betty à l’appartement qu’elle partage avec Sharon. Elle porte le manteau de fourrure prêté par sa nouvelle amie. 

Elle lui fait comprendre qu’il doit partir, car elle est fatiguée. Il ne saisit pas l’allusion et entre. Betty est mal à l’aise. Roy enlève la veste de son costume et demande à Betty de s’asseoir à côté de lui. 

Il essaie de la faire parler, notamment en lui demandant d’où elle vient. Elle enlève finalement son manteau en fourrure. Il l’a saisi par le bras et l’embrasse. Cependant, il se montre trop entreprenant et Betty veut partir. 

Mais il ne veut pas la laisser partir et la pourchasse dans l’appartement. Il pense que Betty joue un jeu avec lui. Il continue donc à la poursuivre. 

Betty se met à crier et pleurer. Il réalise alors qu’elle ne joue pas. Il se calme et veut lui donner un verre, qu’elle refuse. Elle est encore en état de choc. Il insiste et finalement elle prend le verre qu’il lui tend. 

Il lui demande d’où elle vient et quand elle lui parle de Peyton Place, il n’a évidemment jamais entendu parler de cette petite ville.  « Vous devriez rentrer à la maison. Vous n’êtes pas faite pour une grande ville comme New York », suggère-t-il. 

Avant de partir, au moment où l’ascenseur ouvre ses portes, il demande au groom d’attendre puis retourne sur le pas de la porte de l’appartement et glisse quelques billets dans la main de Betty pour qu’elle prenne un train et rentre chez elle.