Pour Allison Mackenzie, maintenant sortie du coma, Rodney Harrington n’est qu’un simple ami. Elle a demandé à voir Norman Harrington. C’est de Norman qu’elle se souvient comme étant le plus proche d’elle.
Le square, le pilori, le palais de justice en arrière plan. Rodney conduit sa voiture.
Rodney laisse sa voiture sur le trottoir. Il en sort avec un sac de provisions dans les mains. Au pied de l’escalier menant à son appartement, il prend le courrier dans la boite aux lettres et monte à l’appartement.
Norman cherche la cire à chaussures. Rodney l’informe qu’elle se trouve dans le meuble à médicaments. Norman est heureux et chante tout en brossant ses chaussures. Il va voir Allison pour la première fois depuis l’accident. Pour l’occasion, il s’est paré d’un costume.
Il est désolé pour Rodney qu’elle ne se souvienne plus de lui. Puis Rodney lui demande de but en blanc :
— Pourquoi est-ce que tu ne me poses pas de questions sur mon dîner avec Martin Peyton ?
Norman lui répond que ça ne l’intéresse pas, mais Rodney en doute. Avant que Norman ne parte, Rodney lui demande de faire attention avec Allison. Il agit comme un grand frère en lui disant qu’il doit faire attention à ce qu’il va lui dire, car elle est encore fragile. Norman s’emporte et ordonne à Rodney de le laisser faire les choses à sa façon.
Au drugstore, l’officier Frank tend une citation à comparaître à Rita. Norman entre au même moment où Frank s’en va. Rita regarde Norman :
— Tu es superbe aujourd’hui. Tu vas voir Allison, n’est-ce pas ?
Norman hoche la tête. Il lui parle d’Allison et de leurs années de collège. Il avait l’habitude de l’appeler « souillon ».
Rita aperçoit le livre que Norman tient sous son bras et qu’il va offrir à Allison. Elle pense que le cadeau est pour elle et elle le remercie, mais Norman lui dit que c’est pour Allison.
Rita est déçue. Norman lui dit qu’Allison ne se souvient plus de Rodney. Elle ne se souvient que de lui. Il aimerait pouvoir lui faire retrouver la mémoire.
Une infirmière redresse le lit d’Allison. Elle la remercie. Norman entre et s’assoit sur son lit. Allison lui dit qu’il y a certaines personnes dont elle n’arrive plus à se souvenir.
Ne sachant plus qu’il sort avec Rita, elle lui dit qu’il a besoin d’une fille spéciale à ses côtés. Norman l’informe alors qu’il voit Rita Jacks. Allison lui demande si c’est sérieux entre eux. Il répond que oui.
Norman lui donne le livre en cadeau :
— Joyeux Noël.
Allison lui rappelle le bon vieux temps qui, pour elle, est très proche. Le Dr Rossi entre tandis que Norman s’en va.
Allison demande au médecin si monsieur Harrington sait que Norman sort avec Rita. Elle lui dit que Norman l’appelait « souillon » parce qu’elle n’arrêtait pas de se mettre de l’encre partout sur elle.
En sortant de la chambre, Michael rencontre Elliot et Constance dans le couloir de l’hôpital. Le médecin les informe qu’Allison vit toujours dans une sorte de coquille. Constance se souvient que juste avant l’accident, Allison pensait que Kim pouvait innocenter Rodney. Michael leur suggère d’attendre demain que le Dr Quist examine Allison.
La limousine se gare devant la maison des Anderson et Thomas se rend jusqu’à la porte d’entrée avec un message pour Betty de la part de Martin Peyton. Betty prend le message et referme la porte.
Julie dit que Betty a décidé depuis longtemps qu’elle voulait diriger sa propre vie. Pourtant, elle ne peut s’empêcher d’émettre des opinions sur Martin Peyton.
— Ne va pas travailler pour Martin Peyton, lui conseille-t-elle.
Elle n’a pas confiance en lui et elle a peur qu’il manipule sa fille. Betty dit à Julie qu’elles sont très différentes l’une de l’autre.
Steven est dans son bureau en train d’observer des photos pour un procès lorsque Hannah entre. Il est plutôt surpris par sa visite. Hannah a essayé de rester en dehors des affaires de Steven. Elle espère que le procès va bien se passer.
Elle est venue ici pour le prévenir à propos de Fowler. Steven lui rétorque qu’il a la situation bien en main. Hannah le trouve arrogant. Une nouvelle fois, ils se disputent. Steven en vient à lui reprocher de n’avoir même pas été présente le jour de sa remise de diplôme.
Hannah lui souhaite bonne nuit et s’en va. Elle sort du bâtiment et entre dans la limousine. L’imposante voiture démarre.
Rodney se rend au bureau de l’avocat, au-dessus de la banque, pour voir Steven. Il lui dit qu’il a vu Hannah sortir. Steven lui donne un verre.
Rodney lui demande comment il compte s’y prendre pour le procès, car il est inquiet. Steven lui apprend qu’une agence de détectives de Californie enquête sur le passé de Stella. Pour lui faire changer les idées, Steven invite Rodney au cinéma.
Steven Cord a amené Betty Anderson à la maison Peyton, où ils avaient déjà vécu d’une manière différente. Ceci dans l’intention de rencontrer sa mère, la gouvernante de longue date de Martin Peyton. Pour Steven et Betty, cette maison a joué un rôle important dans leur vie. Et elle continuera à être importante.
Steven conduit Betty jusqu’au manoir et se gare devant les grilles.
Hannah ouvre la porte d’entrée et Steven la salue d’un froid « mère ». Hannah n’est guère plus chaleureuse avec son fils et lui fait savoir qu’il aurait dû téléphoner avant de venir. Elle les invite tout de même à entrer.
Peyton appelle Hannah depuis le salon. Hannah va le voir. Pendant ce temps, Betty reproche à Steven de la manipuler et elle n’aime pas ça. Steven veut lui ouvrir des portes.
Hannah revient au vestibule pour dire à Steven que Martin souhaite le voir. En attendant, elle offre un thé à Betty.
— Pourquoi tu as amené cette fille ici ? jappe Peyton.
Steven bouge un pion de l’échiquier et lui apprend que Betty a été renvoyée de l’hôpital parce qu’elle avait emprunté le dossier personnel de Stella Chernak.
Martin lui répond que la perte du job de Betty, c’est le problème de Leslie, pas le sien.
Martin semble soudain intéressé par cette fille et demande à Steven de la faire venir dans la pièce. Il veut lui parler. Betty se trouve devant le pas de la porte et Martin l’invite à entrer.
— J’ai quelque chose à vous dire, mademoiselle.
Peyton se déplace avec son fauteuil jusqu’à Betty et la remercie d’avoir voulu aider son petit-fils en dérobant le dossier de Stella.
Puis il se tourne vers Steven et aboie :
— Ne traîne pas dans les parages. Va plutôt boire un thé avec ta mère.
Steven s’exécute. Martin Peyton complimente Betty pour sa beauté. Elle admet que la beauté est un atout pour elle. Peyton lui pose des questions sur son bref mariage avec Rodney.
Betty jette un regard sur l’échiquier. Peyton lui dit que chaque pièce coûte cent dollars. Betty lui demande si la valeur des pions perfectionne son jeu.
Peyton la toise du regard :
— Que pensez-vous de Leslie Harrington ?
Il lui demande également pourquoi elle pense que son petit délit était mauvais. Elle lui répond qu’elle aimait travailler à l’hôpital. Betty affronte Peyton dans tous les sens du terme. Elle lui dit qu’elle n’aime pas les gens malades.
Il lui demande de lui servir un verre de whisky en précisant qu’Hannah ne le fait jamais, car l’alcool fort lui est interdit. Il pourrait mourir. Betty verse alors tout le contenu de la bouteille dans le grand verre.
Martin la traite d’impétueuse et d’irrespectueuse envers lui. Elle quitte la pièce alors qu’il lui demande de rester. Martin Peyton n’a pas l’habitude d’être défié de cette façon.
Michael s’entretient par téléphone avec le Dr Quist, le psychiatre à Boston, au sujet d’Allison.
Stella entre dans le bureau et apporte à Michael une tasse de café. Le médecin raccroche et explique à Stella qu’Allison a perdu une partie de la mémoire.
Ensuite, il lui suggère qu’ils devraient se voir un de ces jours, en dehors de l’hôpital. Stella offre à Michael de lui acheter un hamburger. Rossi lui répond que c’est lui qui lui en offrira un.
Michael et Stella sortent de la voiture garée au parking pour aller au « roach coach ».
Michael commande deux hamburgers. Il évoque le Dr Quist, avec qui il était au téléphone tout à l’heure. Stella lui demande s’ils sont vraiment obligés de parler d’Allison. Il lui parle alors de base-ball.
La jeune femme lui parle de son premier job, au Foley Medical Center. Elle faisait une étude sur les vitamines avec un jeune docteur.
La conversation est plaisante et ils passent un bon moment. Pour la première fois depuis longtemps, Stella rit de bon cœur. Elle raconte une anecdote amusante et ils s’esclaffent.
Puis ils se regardent longuement et quelque chose passe dans leurs regards. Mike lui dit finalement qu’ils feraient mieux d’aller chercher les hamburgers.
Le juke-box diffuse une chanson mélancolique lorsque Stella entre à la Taverne d’Ada Jacks. Elle se dirige vers un flipper, y glisse une pièce dans la fente appropriée et il commence à jouer un autre morceau.
Un client régulier arrive, aperçoit Stella et lui offre un verre. Elle se rend au bar pour dire à Ada qu’elle veut une boisson, une boisson particulière.
Rita se montre et Ada dit aux clients qu’elle revient tout de suite. Elle suit Rita dans l’arrière-boutique et y découvre Steven, venu les interroger toutes les deux.
Steven rassure Rita à propos de son prochain témoignage et lui parle de John Fowler, la prévenant des éventuelles questions gênantes qu’il pourrait poser. Steven promet de l’aider de tout son possible après la fin du procès.
Rita s’en va et Ada parle en privé à Steven. Elle espère que Rita n’aura pas à témoigner, mais Steven ne voit pas comment elle pourrait passer à côté. Elle est un témoin clé pour la défense.
Steven se rend ensuite au bar pour parler avec Stella. Elle lui demande ce qu’il vient faire encore ici. Steven commande un scotch avec de l’eau. Stella fixe son verre et ironise :
— Je suppose que Betty Anderson s’est bien amusée à jouer les espionnes. Est-ce toi qui l’as poussée à voler mon dossier personnel ? Si tu voulais des renseignements, tu aurais pu me les demander directement. L’honnêteté n’est décidément pas un trait de caractère chez toi.
Stella dit à tous les clients du bar qu’elle était amie avec Steven, ils ont même été à l’école ensemble. Et maintenant, il est en train de la trahir !
Steven en profite pour lui dire que son caractère à elle est bien trempé et sera disséqué au cours du procès. Il paie et s’en va. Stella prend l’argent et le jette par terre. Puis elle s’essuie symboliquement les mains et se rassoit au bar.
Rita Jacks attendait avec impatience l’automne. Une chance pour elle de reprendre l’école. Une chance de prendre un nouveau départ. Mais les événements tragiques des semaines passées l’ont forcée à prendre une décision qui pourrait remettre cette chance indéfiniment.
Rita traverse à pied le square jusqu’au bâtiment de la banque.
Rita va voir Steven dans son bureau. Il est au téléphone avec un témoin pour un procès. Elle entend la fin de la conversation.
— Mmmm, mmmm, aucune allusion. Vous le découvrirez lorsque vous viendrez. Soyez prêt. D’accord. Ce sera fait.
Il termine son appel. Rita sourit faiblement :
— Votre secrétaire n’était pas là. Je suppose que j’aurais dû prendre rendez-vous.
Steven lui dit qu’elle est là bienvenue. Rita admet finalement qu’elle a vu Joe le jour même où il est mort. Steven lui demande quel âge elle avait lorsqu’elle a rencontré Joe pour la première fois. Elle était très jeune. Elle demande à l’avocat si elle peut témoigner.
— Je dois le faire, vous comprenez ?
Rodney retrouve Norman à l’appartement. Ce dernier joue au golf dans la pièce de vie et Rodney lui demande pourquoi il n’apprend pas à faire quelque chose de constructif dans sa vie.
— Ne crie pas. Je t’entends ! lui répond Norman.
Puis il lui demande s’il a été à l’hôpital. Rodney lui fait savoir qu’Allison ne le reconnaît pas. De même qu’elle ne reconnaît pas son père, Elliot. Elle se souvient de Rodney uniquement en tant que grand frère de Norman.
Ce dernier aimerait savoir combien de temps le Dr Rossi pense que cela durera.
Dans la salle de rééducation de l’hôpital, Russ Gehring essaie d’apprendre à Mark, un garçon de couleur noire, comment jouer de la guitare avec la main gauche. Allison arrive en fauteuil roulant.
Le garçon se dirige vers elle et lui parle un instant. Allison demande à Russ si elle peut regagner sa chambre.
Elle repère alors la guitare. Russ lui tend l’instrument de musique. Il place ses doigts sur les fils.
La guitare est censée être un instrument d’exercice pour les doigts. Constance et Elliot entrent dans la pièce et saluent le Dr Gehring. Constance demande à parler à Gehring et ils vont ensemble dans le couloir.
Pendant ce temps, Allison demande à Elliot combien de temps cela va prendre avant qu’elle aille mieux. Elle se sent comme une étrangère dans sa peau.
Steven Cord attend Betty dans le salon des Anderson. Betty descend finalement les escaliers. Elle se précipite vers lui et l’embrasse.
Elle lui dit que quoiqu’ils fassent ce soir, ce sera bien pour elle. Il lui fait savoir qu’il a décidé de lui présenter sa mère Hannah, et lui dit qu’elle a cinq minutes pour aller se changer, car la robe qu’elle a mise fait un peu trop « robe de soirée ».
Constance explique à Russ Gehring qu’Elliot est le véritable père d’Allison, qu’il n’y a pas eu de premier mariage et qu’elle ne pouvait pas épouser Elliot parce qu’il était en prison. Le Dr Rossi arrive et se joint à eux.
Elliot, Constance et Michael sont maintenant tous les trois dans le couloir et se rendent dans la salle de rééducation où Allison joue de la guitare.
Le Dr Rossi dit que le temps et la patience doivent être de leur côté. Le principal, c’est que le cerveau n’a pas été endommagé.
Elliot veut savoir ce qui peut être fait. Michael voudrait consulter le Dr Quist, un psychiatre de Boston.
— Appelez-le, immédiatement ! dit Elliot.
Steven conduit Betty jusqu’au manoir pour y rencontrer Hannah. Il lui dit qu’elle est très bien comme ça. Elle a troqué sa robe de soirée contre un tailleur plus strict. Il sonne à la porte. Betty n’en mène pas large.
Hannah ouvre la porte. Steven la salue par un « mère » conventionnel. Hannah met tout de suite l’ambiance au plus bas en lui répondant :
— J’aurais aimé être au courant de ta visite. Tu aurais pu téléphoner.
Martin Peyton est revenu à Peyton Place. Il a repris sa maison. Et il a commencé à manipuler la vie des gens autour de lui. Ce soir, il a invité son petit-fils, Rodney Harrington, à dîner. Rodney Harrington, qui est en procès pour meurtre, doit maintenant faire face à un autre procès dans cette maison.
Rodney est assis à la table du dîner. Hannah entre et allume les bougies. Peyton entre dans la pièce sur son fauteuil roulant.
Peyton et Rodney dînent dans la salle à manger du manoir. Ils parlent de Catherine, et Martin informe son petit-fils qu’il a été visité sa pierre tombale aujourd’hui.
Il lui dit que Catherine était solitaire et qu’elle est morte dans le tourment le plus total, par la faute de Leslie. Elle est morte des infidélités de Leslie.
Rodney prend la défense de son père en racontant que Catherine est morte sur la table d’opération d’une péritonite. Ce n’était pas la faute de son père. Peyton fixe le regard de Rodney :
— De quoi as-tu peur ?
Il lui dit que le véritable nom respectable dans cette ville est celui de Peyton. Le vieil homme explose :
— La fabrique est à moi, le manoir est à moi, et cette ville est à moi !
Peyton veut Rodney de son côté. Il veut que son petit-fils prenne parti pour lui et le lui fait clairement comprendre.
Leslie prévient Norman à propos du jeu dangereux auquel joue Martin Peyton. Il a peur que le vieil homme régente la vie de son fils et lui inculque ses propres opinions.
Leslie dit à son fils qu’il a profondément aimé Catherine. Il ne veut pas que Norman joue le jeu du vieil homme.
— Martin Peyton était le roi et Catherine était sa petite princesse gâtée.
Catherine l’appelait parfois à la fabrique pour lui demander de rentrer. Elle se sentait très seule. Alors il rentrait, mais il ne voyait pas Catherine, car elle prétextait avoir des maux de tête.
Elliot est sur les marches du tribunal lorsque John Fowler se dirige vers lui. Le procureur demande des nouvelles d’Allison. Il voudrait lui parler.
— Je ne sais pas. Il faudrait la permission du Dr Rossi.
Elliot prend congé de Fowler et se dirige vers le Clarion tandis que John entre dans le palais de justice.
Rodney s’apprête à entrer dans la chambre d’Allison, mais il est stoppé par Gehring qui lui interdit d’entrer. Rodney fronce les sourcils :
— Quelque chose ne va pas avec Allison ?
Gehring lui suggère d’aller parler au Dr Rossi. Il se trouve en radiologie.
Gehring entre dans la chambre d’Allison et demande à la jeune fille comment elle se sent. Elle lui demande s’il est médecin. Il se présente et lui fait savoir qu’il est thérapeute physique. Il la remercie pour le livre d’Anderson et Grimm que Constance lui a donné.
Rodney se rend en radiologie et demande à Michael pourquoi il ne peut pas voir Allison. Michael lui explique la situation. Allison a oublié une partie de ses souvenirs.
Averti par le médecin, Rodney est autorisé à voir Allison. Il va lui parler.
Phyllis Sloan se trouve à Peyton Place. Elle gare son imposante voiture devant le palais de justice. Elle vient voir son beau-frère, John Fowler pour lui dire qu’elle s’inquiète au sujet de Marian. Elle veut savoir où se trouve sa sœur.
John lui donne d’évasives réponses du style :
— Où qu’elle soit, je suis sûr qu’elle va bien.
Phyllis évoque l’appel de Gehring, puis s’en va. Cela suffit à John pour émettre des hypothèses sur la relation entre Marian et Gehring.
Il appelle le sergent Goddard dans son bureau. Il demande au policier d’enquêter sur Russ Gehring qui travaille en tant que thérapeute à l’hôpital de Peyton Place.
Hannah Cord fait entrer Elliot à l’intérieur du manoir et le présente à Peyton. Mais Martin connaît déjà Elliot. Il invite le journaliste à s’asseoir.
Elliot va droit au but en lui demandant la véritable raison de son retour à Peyton Place. Il lui répond qu’il est ici pour construire un mémorial dédié à sa fille.
Puis Elliot lui parle de la prochaine automatisation de la fabrique.
Martin en vient à lui parler de la première femme d’Elliot, Elizabeth. Puis il demande des nouvelles de Constance.
Peyton lui dit qu’il a une déclaration à faire au journal. Il veut répéter sa ferme conviction que Catherine n’a pas tué Elizabeth. Peyton lui dit qu’on ne construit pas de monuments pour les meurtriers.
Pour Martin, il ne fait aucun doute que c’est Leslie le vrai coupable du meurtre.
Elliot ne rentre pas dans son jeu, il dit à Martin qu’il est un journaliste intègre et qu’il ne va pas écrire d’article à propos de la prétendue culpabilité d’un homme. Il réitère sa question :
— Pourquoi êtes-vous revenu à Peyton Place ?
Pour toute réponse, Martin le fixe méchamment des yeux. Elliot s’en va.
Elliot Carson a attendu 18 ans avant de rencontrer et de connaître sa fille, Allison. Quelques semaines plus tôt, elle a failli mourir dans un accident provoqué par une voiture qui a pris la fuite. Aujourd’hui, il avait hâte d’une seconde réunion avec elle.
Elliot se rend à la réception de l’hôpital portant un gros bouquet de fleurs.
Elliot frappe à la porte de la chambre d’Allison et entre. Il lui apporte deux ou trois douzaines de fleurs. Constance est avec eux. Elliot sourit à sa fille.
— Salut Allison.
— Oh, bonjour monsieur Carson.
Elliot et Constance s’échangent un regard entendu.
— C’est très gentil à vous d’être venu, reprend Allison. Ces fleurs sont pour moi ? Est-ce qu’elles sont pour moi ?
— Oh ! oui.
Elliot tend les fleurs à Allison.
— Merci.
— Alors, comment vas-tu ?
— Oh, je vais très bien, je pense. Vous êtes mon premier vrai visiteur.
— J’en suis ravi.
— Monsieur Carson est déjà venu ici avant, dit Constance.
— Vraiment ? Maman, veux-tu bien mettre ces fleurs dans un vase ?
— Oui.
— Pour tout t’avouer, je suis venu te voir tous les jours, ajoute Elliot.
— Vous avez fait ça ? s’étonne Allison.
— Et à deux reprises, je suis venu te faire la lecture. Je pensais que tu reconnaîtrais ma voix.
— C’était vraiment très gentil à vous. Que m’avez-vous lu ?
— Les Grandes Espérances. Je sais que c’est ton livre préféré.
— Vous l’avais-je dit ?
— Oui, tu l’as mentionnée une fois. (Il essaye de masquer son trouble) Oh, je crois qu’elles seraient mieux dans un vase. Je vais aller en chercher un.
— Je peux…, commence Constance.
— Non, non, non. Je vais le faire.
Elliot quitte la pièce.
Au labo, le Dr Rossi est occupé à regarder dans un microscope lorsque Elliot frappe à la porte et entre.
Elliot dit à Michael qu’Allison ne le reconnaît pas. Elle l’appelle « monsieur Carson ». Elliot demande si c’est émotionnel et se fâche parce que Michael ne peut pas lui donner une réponse précise tant qu’il n’a pas fait de tests.
Allison dit à Constance qu’elle ne peut pas bouger son bras. C’est comme s’il était endormi.
Elle dit qu’elle aime bien M. Carson. Elle sait que Norman lui a rendu visite et espère qu’il se trouvera un jour une fille bien pour lui.
Allison demande à sa mère des nouvelles de Kim. Elle lui apprend que Kim et Doris sont repartis à New York.
Constance sort de la chambre pour aller discuter avec Elliot et Michael. Constance avoue qu’il y a beaucoup de choses dont Allison ne se souvient pas.
Rodney arrive au manoir et sonne à la porte. Hannah lui ouvre.
— Bonjour, madame Cord.
Hannah le toise.
—Bonjour, Rodney.
Elle le fait entrer.
Rodney admet que cela fait longtemps qu’il n’avait plus vu Hannah. Elle lui demande s’il se souvient réellement d’elle. Elle lui fait savoir que le portrait de Catherine a été la première chose que Peyton a accrochée au mur depuis qu’il est revenu au manoir.
— Je vais dire à monsieur Peyton que tu es ici.
Hannah aide Peyton à descendre les escaliers.
— Le dîner sera prêt quand vous le désirez.
Peyton salue Rodney et lui demande s’il a faim.
— Pas vraiment, lui répond Rodney.
Peyton envoie Rodney au sous-sol et lui demande de rapporter le buste de son arrière-arrière-grand-oncle Josiah.
—Et que voulez-vous en particulier, monsieur ? demande Rodney.
— Le casse-tête chinois.
— Le casse-tête chinois, répète le jeune homme qui commence à chercher.
— Pas là, non, fait Martin. Ici. Voilà. Pose-le juste en bas des escaliers. Maintenant, prends le buste de l’arrière-arrière-grand-oncle Josiah. Pas celui-là. Celui avec les yeux rusés… Oui, celui-ci. Attends, ça va prendre un temps fou. Aide-moi plutôt à descendre. J’ai le temps de mourir jusqu’à ce que tu trouves tout.
— Monsieur Peyton, qu’êtes-vous en train de faire ? Si vous tombez…
— Ce sera parce que tu m’auras fait tomber avec tes cris hystériques. Ferme la porte !… Est-ce qu’aider un vieil homme t’ennuierait, Rodney ?
— Non, monsieur.
— Bien sûr que non. Tu es trop jeune. À ton âge, on pense qu’on est immortel.
— Dites-moi, Grand-père. Pourquoi m’avoir invité à dîner ? Moi et pas Norman ?
— J’ai heurté les sentiments du garçon ? Qu’est-ce que c’est ? Ah, cette chaise, prends-la. À ton avis, elle est anglaise ou américaine ?
— Je ne sais pas. Les Américains avaient l’habitude d’utiliser du bois de Nouvelle-Angleterre.
Martin consent finalement à répondre à la question de Rodney.
— J’ai mes raisons… Voilà le portrait de ton arrière-arrière-arrière-grand-père, Benjamin Peyton. Tu sais quoi, nous allons monter tous tes ancêtres à l’étage et nous allons nous débarrasser des vieilleries de Schuster… Te rappelles-tu la dernière fois où l’on s’est vus ?
— Oui. C’était avec madame Cord et Steven. J’avais dix ans. Norman, sept. Steven était déjà au collège.
— Aide-moi à remonter. Est-ce que tu détestes Steven ?
— Je ne déteste pas Steven.
— Lui te détestait, il enviait ta position. Maintenant, il a la responsabilité de sauver ta vie.
Rodney fait tomber le buste.
— Je suis désolé.
— Pas autant que moi.
Russ Gerhring se rend au labo où il rencontre mademoiselle Choate qui lui dit qu’elle a parlé avec madame Thompson pour remplacer Marian Fowler aux séances de rééducation des enfants.
Gehring demande des nouvelles d’Allison. Elle lui répond que la jeune fille est pleinement consciente maintenant.
Gehring dit à Choate que madame Thompson fera l’affaire pour les séances.
Dans le couloir, Gerhing rencontre Constance et Elliot. Constance lui dit que tout va bien se passer pour Allison.
Le thérapeute va ensuite au téléphone public, met 65 cents dans la fente et parle avec Phyllis Sloan, la sœur de Marian, à Boston.
Il se présente et précise que Marian est son assistante à l’hôpital. Il voudrait savoir quand elle sera de retour. Phyllis lui apprend qu’elle ne sait pas et qu’elle n’a pas vu Marian ces derniers temps. Gehring raccroche, perplexe.
Allison répond aux questions basiques du Dr Rossi. Elle parle de son professeur, madame Ena Goswell. Elle sait que son mari était le chef des pompiers. Mais tout cela était avant l’arrivée de Michael à Peyton Place.
Allison demande à Michael de dire à Constance de rapporter la photo de son père qui se trouve sur la cheminée. Allison voudrait garder la photo de monsieur Mackenzie auprès d’elle pendant sa convalescence à l’hôpital. Mike est embarrassé.
Lola Albright remplace Dorothy Malone pour quelques épisodes dans le rôle de Constance Mackenzie.
Constance Mackenzie Carson a élevé seule sa fille, Allison, la protégeant, la guidant. Il y a quelques jours, Allison a été heurtée par une voiture qui a pris la fuite et depuis, l’hôpital est devenu un endroit de tristesse quotidien pour Constance. Ce soir, Constance traverse le même couloir. Mais aujourd’hui, la tristesse fait place à l’espoir.
Entrée principale de l’hôpital de Peyton Place.
Constance va voir Michael Rossi qui lui dit qu’Allison est endormie. Il lui raconte qu’Allison était réveillée pour un court laps de temps cet après-midi.
Rossi demande si elle a parlé avec elle. Constance secoue la tête :
— Non.
Elle décide de rester et attendre qu’elle se réveille.
À l’auberge, dans la chambre de Steven, Leslie parle avec l’avocat de Stella et du détective que l’avocat a engagé à Los Angeles pour enquêter sur son passé.
Steven lui fait savoir que c’est un bon détective. Il avait déjà travaillé avec lui lorsqu’il était chez Wainwright et Kennerly.
Rodney écoute la conversation tout en regardant par la fenêtre. Lorsqu’il entend Steven dire que l’hôpital a demandé à Betty de démissionner en raison du dossier qu’elle a dérobé, il se met en colère, car l’avocat n’a pas jugé utile de lui en parler.
C’est le détective Lawrence qui appelle de Californie. Il informe Steven que Stella a travaillé à Oakland et à Westover ainsi qu’à San Diego. Steven insiste auprès de Lawrence pour qu’il déterre un passé peu glorieux chez Stella.
Stella se promène sur le quai et entre dans la Taverne. Elle veut savoir si son père est ici. Ada lui répond qu’il y a quatre autres bars dans la ville.
En sortant, Stella parle avec Rita, qui lave les vitres de la Taverne. Ada sort de la Taverne et répète à Stella qu’il y a quatre autres bars dans la ville. C’est une façon de lui dire qu’elle n’est pas la bienvenue ici.
Stella s’apprête à partir et dit à Rita qu’elle ferait mieux d’abandonner sa tâche ménagère : les vitres étaient plus propres avant.
Rita demande à Stella si elle sait pourquoi Joe a volé la voiture qui l’a conduit tout droit en maison de correction.
— Il voulait aller en Californie pour te voir, l’informe Rita. Il pensait que tu allais lui envoyer un billet d’avion, il n’avait qu’un seul espoir, c’était que quitter cette ville pour vivre une nouvelle vie avec toi, il t’aimait Stella !
Stella répond que Joe n’aimait personne, puis s’en va.
Norman arrive et demande à Rita si elle va bien. Rita ne répond pas et entre dans la Taverne. Norman la suit à l’intérieur.
Rita lui dit qu’elle a décidé d’aller voir Fowler pour lui raconter qu’elle n’a pas vu Joe le jour de sa mort.
Norman lui conseille de ne pas faire une chose pareille. Il s’agit d’un mensonge. D’un parjure. Et c’est grave.
Chez les Chernak, Stella est en train de lire lorsque Gus entre. Il la salue. Gus demande où est Anna. Stella l’informe qu’elle est à l’église.
Stella s’assoit en face de Gus pendant qu’il mange. Gus lui dit que Peyton est de retour parce qu’il a peur de l’issue du procès. Stella lui demande de ne pas accepter d’arrangement financier.
À l’extérieur de l’auberge, Leslie dit à Rodney qu’il ferait mieux d’y aller parce que Peyton n’aime pas attendre.
Betty sort de la station de bus. Elle revient de Boston. Leslie offre à Betty de l’aider à trouver un job. Betty n’aime pas la condescendance de Leslie et le fait savoir au ton de sa voix.
Une fois Leslie parti, Rodney reproche à Betty d’avoir rabroué son père, il n’essayait que de l’aider pour ce qu’elle a fait et qui lui a couté son poste.
Chez les Anderson, Julie est en train de coudre dans le salon lorsque Betty entre.
Julie lui demande si elle a réussi à décrocher un job à la clinique ou à l’hôpital universitaire de Boston. Betty fait non de la tête. Elle déteste le métier d’infirmière. Elle se remémore encore les remarques déplacées que lui faisait mademoiselle Choate.
Elle a réussi à décrocher trois réponses positives, mais elle les a toutes refusées. Julie pense qu’elle a été un peu vite à prendre une décision.
Betty s’énerve après sa mère et lui dit qu’elle est comme elle, ambitieuse. Julie lui dit que ce qu’elle a toujours voulu est d’une petite vie tranquille et sécurisante.
— C’est pour ça que tu as épousé papa ?
— J’aimais ton père, plaide Julie.
— Jusqu’à monsieur Harrington.
— C’est un coup bas, Betty.
— Des mots vides de sens. Tu aimes monsieur Harrington parce qu’il a réussi. Je ne te blâme pas. Alors arrête de prétendre le contraire.
Dans sa chambre d’hôpital, Allison parle doucement à Constance et lui demande depuis combien de temps elle est ici. Constance lui dit la vérité : presque trois semaines.
Allison lui demande ce qui s’est passé. Le Dr Rossi lui a juste dit qu’elle a eu un accident. Elle dit qu’elle ne peut pas bouger son bras. Constance lui conseille de se reposer.
Elliot frappe et entre, portant un gros bouquet de fleurs.
— Salut Allison.
Allison sourit :
— Bonjour, monsieur Carson. C’est très gentil à vous de venir me voir.
Le sourire d’Elliot s’efface. Il est choqué parce qu’Allison ne le reconnaît pas. Il cache cependant son trouble et fixe Constance dans les yeux en essayant d’y trouver une réponse.
David Schuster déménage aujourd’hui. Il déménage dans une petite chambre de l’auberge. Il part de la maison construite par Samuel Peyton, et maintenant occupée par Martin Peyton. Mais David Schuster, un habile tacticien, a à l’esprit qu’il bat en retraite pour avancer vers une position plus avantageuse. Tandis que Schuster déménage, Rodney Harrington attend un autre résident de l’auberge, son père qui est aussi le précédent directeur de la fabrique, Leslie Harrington.
L’étang. Le manoir. Les escaliers de l’entrée principale du manoir.
Rodney est assis dans le vestibule de l’auberge, attendant son père. Leslie arrive et demande à la réception s’il a eu des messages. Rodney se lève et se précipite vers lui. Leslie s’excuse d’être en retard. Rodney annonce à son père qu’il a vu Martin.
— Je croyais que tu m’avais dit qu’il était sur son lit de mort.
Leslie regarde son fils.
— Il a usé une nouvelle fois de ruse. Je suis celui qu’il est supposé détester.
Rodney implore son père du regard :
— J’ai besoin de toi maintenant.
Leslie et Rodney rencontrent David Schuster au comptoir du Colonial. Ce dernier dit à Rodney qu’il peut retrouver son job à la fabrique. Rodney le remercie et s’en va.
David demande une chambre à la réception. Leslie invite Schuster à dîner. David lui sourit :
— C’est très gentil à vous. Plus tard cette semaine, si vous le voulez.
La réception alloue à David la chambre 201. Il demande à ce que ses bagages soient montés. Cela fait six mois maintenant que David dirige la fabrique à la place de Leslie.
Au départ, Leslie pense que David s’installe à l’auberge parce qu’il se sent seul dans la grande maison sans sa femme et sa fille, mais David lui annonce qu’il s’en va parce que Martin Peyton revient et souhaite reprendre le manoir. Leslie comprend que le vieil homme compte s’installer ici.
Steven sonne à la porte de la demeure des Peyton. Hannah l’accueille et l’introduit dans le salon pour qu’il voie Martin Peyton. Ce dernier lui dit que le portrait de Catherine est de travers.
— Quand les déménageurs vont-ils arriver ? s’impatiente Peyton.
Hannah lui répond qu’ils doivent venir encore ce matin. Steven sourit :
— Rien n’a vraiment changé, juste les meubles.
Il rapporte qu’il est venu récemment dîner au manoir. Peyton se tourne vers Hannah :
— Apporte-nous un café.
Hannah acquiesce et se rend à la cuisine.
Martin Peyton demande à Steven ce qu’il compte faire à propos de Stella Chernak. Que compte-t-il faire pour la discréditer ? Steven refuse avec respect de divulguer cette information.
Peyton lui demande d’aller redresser le portrait de Catherine. Pendant qu’il s’exécute, Steven lui dit :
— Je ne peux vraiment rien vous dire. J’appelle cela de l’éthique.
Peyton souhaite l’acquittement de son petit-fils. Il demande à Steven de venir dîner avec Rodney ce soir à sept heures tapantes. Il fait demi-tour avec son fauteuil roulant et quitte la pièce.
Julie tape à la machine dans son bureau lorsque Schuster entre. Il enlève son chapeau et lui demande de s’assurer que ses bagages vont bien être déménagés du manoir pour être acheminés à la chambre 201 de l’auberge.
— Ah ! Tant que j’y pense. Pouvez-vous faire envoyer quelques fleurs à ma femme ?
David est préoccupé. Pourquoi Peyton est-il revenu ? Il dit que Peyton Place est une petite ville où les rumeurs vont bon train. Julie aurait-elle entendu quelque chose à ce propos ?
Julie lui assure que non. Tout ce qu’elle sait, c’est que la limousine a fait deux fois le tour du square, puis s’est arrêtée au cimetière et est allée au manoir.
Retour au manoir, où Peyton ajuste ses lunettes à monture noire tandis que le téléphone sonne.
Hannah décroche. C’est Elliot Carson qui souhaite avoir une interview de Martin Peyton pour le Clarion. Peyton décide d’accorder cette interview. Hannah dit à Elliot qu’on l’appellera pour lui fixer un rendez-vous.
John Fowler est à la réception de l’hôpital tandis que Russ Gehring vient vers lui pour lui dire qu’il a envoyé quelques dessins faits par les enfants à l’attention de Marian à Boston. C’est un moyen détourné de savoir si Marian est toujours à Boston. Le procureur reste évasif à ce sujet.
Il se rend au bureau de Rossi pour parler avec le médecin du vol du dossier personnel de Stella. Le procureur demande à Michael l’opinion qu’il a de Stella. Le Dr Rossi pense du grand bien d’elle.
John retourne au bureau des renseignements où il trouve Stella. Ils discutent brièvement. Stella demande si Michael pense en bien ou en mal d’elle. Le procureur lui répond « en bien à 100 % ». Fowler lui demande de continuer à lui faire confiance.
À l’appartement, Steven informe Rodney de l’invitation de Peyton. Leslie et Norman sont également présents dans la pièce. Rodney regarde son père en l’interrogeant du regard. Leslie lui dit que c’est lui seul qui doit prendre la décision.
Rodney refuse l’invitation. Cependant, Steven lui rappelle que c’est grâce à Martin Peyton s’il ne croupit pas dans sa cellule. Rodney change d’avis et finalement accepte ce dîner.
En dépit des tensions relatives au procès que la presse de Boston prédit comme « sensationnel », Peyton Place continue à vivre. Les vendeurs ouvrent les commerces à la même heure de la journée, les conducteurs vont toujours dans la même direction. Mais il y a un homme qui a soudain brisé le quotidien routinier de la petite ville. Un homme qui a toujours gardé ses distances et qui a déménagé de Peyton Place. Ce matin, après de nombreuses, de très nombreuses années, il revient. Cet homme, c’est Martin Peyton.
Elliot se tient debout devant l’entrée du Clarion. Eli se dirige vers lui avec des beignets. On peut voir la caserne des pompiers en arrière-plan. Vue du côté est du Town Hall. Martin et Hannah dans la limousine.
Dans la limousine, Peyton demande à Thomas de faire à nouveau un tour de la ville.
— Je pense que tout le monde a vu la voiture, maintenant, dit Hannah.
— Alors ils la verront une nouvelle fois.
— Je pensais que nous allions au cimetière.
Martin demande au chauffeur d’arrêter la voiture. Il va faire un tour à pieds. Hannah l’accompagne.
— Le kiosque à musique a besoin d’un bon coup de peinture, observe-t-il.
— La vie va son chemin et les choses se détériorent, soupire Hannah.
Martin pointe du bout de sa canne une fenêtre du Peyton Professional.
— Il y a un nouveau docteur qui remplace Donald ?
Hannah opine :
— Il s’appelle Rossi. Michael Rossi.
— Je veux le rencontrer. Arrange-moi un rendez-vous avec lui.
Ils continuent leur promenade le long de la rue commerçante. Avec sa canne, Martin arrive à déloger une pierre du mur du Peyton Professional.
— La ville se fait vieille, bougonne-t-il.
— Ne le sommes-nous pas tous ?
Ils parviennent devant la librairie, Martin observe que Constance Mackenzie n’a pas modifié le nom de sa boutique en Constance Carson.
Ils retournent vers la limousine au moment où Rodney et Norman descendent les escaliers de leur appartement. Ils sont surpris de voir leur grand-père. Peyton les aperçoit également, mais ne se donne pas la peine de les saluer. Les deux frères regardent le vieil homme partir dans sa limousine.
Rodney et Norman remontent à l’appartement. Rodney appelle l’auberge et demande la chambre de son père (208). On lui dit que Leslie a quitté la ville hier soir.
Allison ouvre les yeux. Elle parle dans son esprit, mais ne peut sortir un mot de sa bouche. Elle décrit ce qu’elle voit encore un peu trouble et arrive à distinguer les couleurs, notamment le vert des feuilles à travers la fenêtre.
Michael examine ses yeux. Elle voit le Dr Gehring. Ce dernier fait tomber son stylo et s’aperçoit qu’Allison a répondu au bruit. Elle essaie de parler. Elle arrive à dire :
— Dr Rossi… Dr Rossi.
Michael lui sourit :
— Allison, Allison…
La limousine arrive au cimetière et le chauffeur Thomas aide Peyton et Hannah à sortir de l’imposant véhicule. Martin observe la pierre tombale de Catherine et s’exclame :
— C’est scandaleux !
— C’est ce que Leslie Harrington voulait pour elle, lui répond Hannah.
Peyton pince les lèvres en signe de dégoût et de haine :
— Du simple et pathétique granite. L’insulte ultime à la mémoire de ma fille ! Hannah, appelle le Gordon Monument Company et commande du marbre blanc, avec le sceau de la famille gravé. Ils n’auront qu’à me soumettre quelques plans et je choisirais.
Hannah acquiesce :
— Oui, monsieur Peyton.
Ils retournent dans la limousine pour se rendre au manoir.
Au Clarion, le procureur général John Fowler essaie d’obtenir des informations de la part d’Elliot sur l’altercation que Stella et Rodney ont eue sur le parking de l’hôpital. Ils se disputent parce que Fowler veut faire dire à Elliot que Rodney harcelait Stella.
Le téléphone sonne. Constance annonce à Elliot qu’Allison vient de sortir du coma. Ils décident de lui rendre visite dès ce soir.
Elliot raccroche et annonce la bonne nouvelle à John.
— Je suis très heureux pour vous, lui dit Fowler avant de partir.
Plus tard, Elliot se rend au bureau de Steven et demande à l’avocat s’il devine quelle sera la prochaine étape pour Fowler. Il pense que Fowler est prêt pour l’attaque.
Steven lui répond que lui aussi est prêt. Il regarde par la fenêtre et aperçoit la limousine de Martin Peyton :
— C’est maintenant que ça commence.
Elliot affirme que Peyton veut la vérité sur cette affaire. Steven n’en est pas aussi sûr.
Au manoir, David s’entretient au téléphone tandis qu’Anna Chernak, la servante, lui apporte un café. La sonnette de la porte d’entrée retentit et Anna fait entrer Hannah. Schuster raccroche et accueille la gouvernante de Peyton.
Hannah a un mouvement de recul lorsqu’elle apprend que la servante est la mère de Joe Chernak.
Elle demande à David s’il lui convient de rencontrer Martin Peyton immédiatement. La porte d’entrée s’ouvre et Thomas, le chauffeur, fait entrer Peyton.
Schuster souhaite la bienvenue au vieillard aigri qui se déplace avec une canne dans chaque main. Peyton demande à Thomas d’attendre dans la voiture.
Le vieil homme scrute les murs du manoir, il demande où est passé le portrait de son grand-père qui avait l’habitude de trôner au-dessus de la cheminée. Schuster avoue l’avoir descendu au sous-sol. Il pensait que c’était le père de Peyton et non son grand-père.
David lui demande s’il souhaite prendre le portrait et d’autres choses lui appartenant pour Boston. Mais Peyton ne souhaite pas retourner à Boston. Il revient vivre au manoir, dans l’aile est.
Schuster peut rester vivre ici. Hannah lui permet même d’utiliser tout le reste de la résidence. Schuster se porte volontaire pour déménager au Colonial, mais Peyton lui assure qu’il n’a pas l’intention de l’évincer du manoir.
David informe Peyton que Doris et Kim ont déménagé à New York pour le bien de Kim et qu’il n’a par conséquent pas besoin de vivre ici. Il s’excuse, car il doit passer un coup de fil.
Hannah demande à Martin ce qu’il pense de « son monsieur Schuster ». Peyton regarde autour de lui :
— Hannah, enlève-moi cette croûte du mur et remets le portrait se trouvant au sous-sol. Je vais restaurer cette maison et lui donner un semblant de dignité.
Michael Rossi a expérimenté sans jamais sourciller tous les hauts et les bas qu’offre la profession de médecin. Tous, sauf un. L’ennui et la frustration de l’administration hospitalière.
Une infirmière tend à Michael un bloc-notes.
Betty va voir Michael et se fait renvoyer de l’hôpital pour avoir dérobé le dossier personnel de Stella Chernak. Michael lui demande de lui expliquer pourquoi elle a pris le dossier.
Elle pensait pouvoir aider Rodney. Michael lui demande si quelqu’un l’a forcée à voler le dossier. Elle répond qu’elle l’a fait de son propre chef.
Michael lui fait savoir qu’il comprend les motivations de Betty. Elle veut pouvoir aider Rodney dans son procès pour meurtre.
Officiellement, on lui permet de démissionner de son poste et Michael se propose de ne pas faire figurer cette faute dans son dossier. Le médecin est vraiment désolé pour Betty.
Betty se rend au bureau des renseignements et remet ses clés. Tandis qu’elle s’en va, Rodney et Norman arrivent et la croisent.
Voyant le visage fermé de la jeune femme, Norman lui demande si ça va. Mais Betty marche comme un zombie vers la sortie, sans leur répondre et sans leur porter un regard.
Rodney et Norman vont rendre visite à Allison. Elle est toujours dans le coma. Norman regarde Rodney :
— Veux-tu rester seul avec elle ?
Norman suggère à Rodney que lorsqu’Allison se réveillera, Rodney, Allison, Rita et lui-même partent à New York pour se marier.
— Je dois rentrer à la maison, lui dit Rodney. Les frères Harrington quittent la chambre.
Une fois seule, Allison ouvre les yeux et arrive à percevoir le ballon que Rodney a accroché au pied de son lit.
Au Clarion, Eli vient voir son fils pour discuter de la chambre du futur bébé. Il propose de construire un porche pour agrandir la maison, un porche qui permettrait de faire une chambre pour le bébé.
Ils se disputent gentiment. Elliot lui dit qu’il n’a pas envie de gâter le bébé et de lui faire croire qu’il est né avec une cuillère en argent dans la bouche.
Eli lui rétorque que le rôle d’un père est d’éduquer son enfant et celui du grand-père de le gâter. Elliot lui dit que dans ce cas, il n’a qu’à construire lui-même l’extension et Eli prend le pari.
Chez les Anderson, Betty erre comme une âme en peine. Le téléphone sonne et elle ne répond pas.
Plus tard, Steven vient lui rendre visite.
— Je ne comprends pas Betty. Je ne comprends tout simplement pas. Pourquoi ne m’as-tu pas appelé ? Pourquoi est-ce que tu ne m’as pas appelé tout de suite ?
— Pour te dire quoi ? Il n’y a rien que tu aurais pu faire. Tout ce que tu aurais pu dire, c’est que tu te sens désolé pour moi. Et je n’ai pas besoin de ça.
— Mais je me sens responsable de ce qui est arrivé.
— D’accord. Je te l’accorde. Tu es responsable. Mais c’est moi qui l’ai fait. Et je voulais le faire. Et maintenant, tout est fini. Te sentirais-tu mieux si je te déversais une bouilloire d’eau bouillante sur la tête ? Hein ? OK, si j’avais un grand frère, je lui demanderais de te frapper.
— Ne sois pas si noble.
— Steven, ce n’est pas ta faute. Tu ne m’as pas demandé de prendre le dossier.
— Je ne te l’ai pas demandé, mais je t’ai dit à quel point c’était important. À quel point c’était vital pour sa défense !
— Steven, je savais ce que je faisais.
— Moi aussi. Et c’est ça le problème.
Steven se rend dans le bureau de Theodore Dowell et on lui dit qu’il a commandé un fauteuil en cuir coûteux pour Steven.
Steven propose à Dowell de lui offrir un verre. Il lui parle du dossier de Stella et du fait que Betty a été licenciée. Dowell n’approuve pas ce que Steven a laissé faire à Betty et lui suggère de trouver un autre emploi à Betty.
Stella se rend à la maison de John Fowler. Il lui offre un verre et lui dit que Marian est en visite chez sa famille à Boston.
Stella informe John que Rodney a eu une altercation verbale avec elle au parking de l’hôpital.
Fowler lui demande s’il l’a menacée. Stella lui dit que l’affaire va trop loin. Elle vient d’apprendre qu’on a volé son dossier personnel à l’hôpital, sans doute Betty Anderson parce qu’elle a été renvoyée.
Stella se sent salie et le fait savoir au procureur.
Le dossier d’embauche de mademoiselle Stella Chernak. Une formalité routinière qui permet de couvrir l’administration de l’hôpital de Peyton Place. Une formalité, dérobée secrètement par Betty Anderson et donnée à Steven Cord au nom de la défense de Rodney Harrington.
Dans son bureau, Steven fait une photocopie du dossier personnel de Stella.
Betty regarde Steven faire les photographies. L’avocat espère trouver quelque chose contre Stella qui pourrait desservir son témoignage.
Betty l’informe que Russ Gehring lui a dit que Stella va probablement envoyer Rodney en prison à cause de son témoignage.
Steven lui répond que si Rodney est en train de se noyer et que quelqu’un se propose de le tirer de là, il demandera à voir son insigne de secouriste.
À l’hôpital, Michael entre dans le bureau de l’infirmière Choate.
— Oh, mademoiselle Choate.
— Docteur Rossi, j’ai entendu dire que vous me cherchiez.
— Oui. Oui. Voulez-vous…
Il avise soudain un bouquet de fleurs dressé sur le bureau.
— Oh, quel beau bouquet, mademoiselle Choate !
— N’est-ce pas. Madame Adams l’a offert après sa sortie.
— Eh bien, voilà une bien belle pensée.
— C’est bon de se savoir apprécier.
— Oui. Pourriez-vous me donner le dossier personnel de Stella Chernak, s’il vous plaît ?
Pendant qu’elle cherche le dossier dans l’armoire, Mike s’extasie sur les fleurs :
— Les œillets me font toujours penser à l’homme avec qui j’étudiais à New York, le Dr Zeitner. Il avait dans les soixante-dix ans, et chaque matin, sa femme avait l’habitude d’enfiler un œillet sur le costume de son mari. Il disait que les œillets lui rappelaient que chaque jour était un nouveau jour, avec de fraîches et passionnantes possibilités.
— Ce devait être un homme charmant, affirme Choate.
— Oh oui, il l’était !
L’infirmière tend le dossier à Mike.
— Voilà.
— Merci… Euh, est-ce que mademoiselle Chernak avait rempli un formulaire qui listait sa carrière ?
Choate opine :
— Oui, il doit être dans le dossier.
Le médecin le feuillette.
— Il y a le formulaire d’assurance sociale, le formulaire de demande d’emploi, le dossier médical personnel, mais je ne vois aucune trace de l’historique de sa carrière.
— Le comité a pourtant bien approuvé le personnel pour votre projet ?
— Oui.
— Eh bien, il est possible qu’un des membres du comité ait voulu revoir ses qualifications. Si vous en avez besoin de suite, je peux aller voir s’il se trouve au secrétariat du comité.
— Eh bien, oui. Prévenez-moi quand vous l’aurez.
Mademoiselle Choate pointe son regard vers les œillets.
— En voulez-vous un pour votre costume, docteur ?
— J’ai bien peur que cela ne soit pas dans mon caractère, mademoiselle Choate. Merci.
Il s’en va. Choate prend le téléphone.
— Oui. Mademoiselle Choate à l’appareil. Pouvez-vous demander à Evelyn si le comité a réquisitionné le curriculum vitae de Stella Chernak ? Oui, j’attends… Chernak. C-H-E-R-N-A-K.
Choate sort de son bureau, situé derrière le comptoir du bureau des renseignements, et demande à Betty de retrouver le CV personnel de Stella le plus vite possible. Elle en profite pour lui dire qu’elle est une nouvelle fois en retard pour prendre le service.
Russ Gehring se dirige vers elles et demande à Choate si elle a trouvé une remplaçante à Marian Fowler pour la séance de thérapie des enfants. Choate lui répond que non. Cependant, elle est libre à quatre heures et serait ravie de servir de remplaçante.
Choate s’en va et Russ, ironiquement, dit à Betty que les enfants seront là pour le petit plaisir de quatre heures : une heure de glace sans crème. Betty rit de bon cœur à cette plaisanterie sur mademoiselle Choate.
Eli et Elliot rendent visite à Allison dans sa chambre d’hôpital. Ils regardent la jeune fille toujours dans le coma.
— On peut y aller maintenant, Elliot ?
— Dans une minute, Papa.
— Tu ne peux rien faire, soupire Eli. Il faut laisser le temps au temps.
— Je pense toujours que si je la regarde avec intensité, elle va se réveiller et me voir debout ici. J’ai tellement peur qu’elle ne se réveille pas.
— Allons-y.
Russ Gerhing entre.
— Bonjour messieurs. Vous êtes ici depuis longtemps ?
— Seulement quelques minutes.
— Avez-vous noté quelques mouvements chez elle ? s’enquiert le thérapeute.
Elliot secoue la tête.
— Non.
— J’ai lu votre édito dans le Clarion, monsieur Carson. Vous êtes un bon écrivain. Je me suis demandé si vous avez eu des réponses à cette lettre ouverte. Est-ce que la police a découvert quelque chose ?
— Non. Rien.
Russ s’occupe de faire des exercices pour stimuler les muscles d’Allison.
— Est-ce qu’elle peut sentir cela ? interroge Elliot.
— Sentir ? Vous devez redéfinir vos termes. Elle n’est pas consciente de ça.
— Je me sens tellement impuissant, si seulement je pouvais faire quelque chose comme ça. Qu’est-ce que cela demande ?
— Dans mon cas, une maîtrise en science.
— Ça ne me paraît pas si difficile que ça.
— C’est ce que vous croyez. Il faut de l’habilité. Laissez-moi maintenant. Je ne suis pas qualifié pour vous apprendre quoi que ce soit. Vous n’avez aucune idée de notre métier. Le cerveau humain est la partie la plus compliquée de la machine humaine.
Eli intervient :
— Elliot, je pense que nous devrions laisser Mr Gehring à son travail. Je suis sûr qu’il a encore d’autres patients à voir.
Ils quittent la pièce et se retrouvent dans le couloir. Eli perçoit de l’agacement chez son fils.
— Elliot, qu’est-ce qui ne va pas ?
— Je ne veux pas que cet homme s’occupe de ma fille.
— Elliot, nous sommes dans un hôpital ici. Monsieur Gehring connaît son travail. C’est un médecin. Un professionnel dans tous les sens du terme. Nous devrions être heureux qu’il soit ici.
— Je ne sais pas. Peut-être. Je suis peut-être un peu surprotecteur envers Allison.
Le Dr Rossi se dirige vers le bureau des renseignements et demande à Betty si elle a trouvé le dossier de Stella. Elle répond que non.
Betty rappelle à Choate qu’elle doit aller assister le Dr Gehring en rééducation. Choate la remercie et s’en va.
Une infirmière prend la relève de Betty aux renseignements. Le Dr Morton est demandé sur la ligne 2. Betty se faufile dans le bureau de Choate et ouvre l’armoire où se trouvent les dossiers.
Mademoiselle Choate, ayant oublié quelque chose, retourne à son bureau et surprend en flagrant délit Betty replacer le dossier de Stella à sa place.
Choate accuse Betty d’avoir dérobé le dossier. Betty l’admet facilement. Choate réalise qu’elle a fait cela pour Rodney. Elle ne lui en veut pas. L’infirmière en chef se laisse aller à des confidences, elle dit à Betty qu’elle n’a jamais eu de relation dans sa vie, parce qu’elle a fait passer sa carrière avant. Elle a un chien, qui devient vieux. Depuis le début de sa carrière, elle a eu trois chiens qu’elle a nommés du même nom. Elle comprend que ce que Betty a fait, elle l’a fait parce qu’elle tient à Rodney.
Elle dit finalement à Betty qu’elle est obligée de rapporter au Dr Rossi ce qu’elle a fait.
Steven travaille à son bureau. Il saisit le combiné du téléphone pour joindre sa secrétaire.
— Ann, voudriez-vous venir, s’il vous plaît ?
— Oui, monsieur.
Ann entre dans le bureau.
— Aucun appel de Los Angeles ? demande l’avocat.
— J’ai eu l’opérateur en ligne il y a cinq minutes à peine. Monsieur Lawrence n’est pas encore revenu.
— Bien, Ann, tenez-moi au courant. Qu’en est-il de l’entête de lettre ?
— Tout est prêt. J’ai placé Theodore Dowell, avocat à la Cour en bas, au-dessous de votre nom.
— C’est parfait, dit Steven d’un ton satisfait. Voilà le vrai nom de la firme.
Le téléphone sonne. Steven décroche.
— Allô.
— Monsieur Cord s’il vous plaît, demande la voix de l’opérateur.
— C’est moi.
— Monsieur Lawrence répond à votre appel, monsieur.
— Oh, oui. Passez-le-moi.
Il remercie Ann qui retourne à son bureau.
— Allô, fait la voix de Lawrence.
— Monsieur Lawrence ?
— Lui-même.
— Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi. Je vous avais contacté l’année dernière. J’étais chez Wainwright et Kennerly.
— Oh oui. Êtes-vous toujours chez eux ?
— Non, je suis parti il y a quelques mois pour rejoindre Theodore Dowell. Actuellement, je suis chargé d’une défense dans un procès pour meurtre.
— Le petit-fils de Martin Peyton ?
— C’est exact. Le petit-fils de Martin Peyton. J’aimerais que vous enquêtiez sur le principal témoin à charge.
— Un compte rendu minutieux ?
— Tout à fait. Où elle travaillait. Avec qui elle travaillait. Sur quoi elle travaillait. Tout ce que vous pouvez trouver. Je vous envoie les minutes de l’audience préliminaire dès demain.
— J’y jetterai un œil.
— Comprenons-nous bien. Si vous découvrez n’importe quoi de nature personnelle, n’importe quoi, assurez-vous de bien creuser.
— Nous sommes d’accord. Plus c’est personnel, mieux c’est.
— Oui.
— Au revoir, monsieur Cord.
— Au revoir.
Michael entre dans son bureau et s’entretient avec Stella. Esther Choate frappe à la porte et entre dans le bureau.
Elle demande à Stella de l’excuser un moment, car elle voudrait parler en privé avec le Dr Rossi.
Stella quitte le bureau. Mademoiselle Choate rapporte à Michael qu’elle a vu Betty replacer le dossier de Stella manquant.
Elle en profite pour ajouter qu’elle s’est toujours opposée à l’embauche de Betty dans cet hôpital, mais que pour cette fois, elle demande l’indulgence du Dr Rossi pour cet acte.
Michael la remercie et lui dit qu’il va réfléchir au problème.
Russ Gehring gare sa décapotable près du tribunal et, près de l’entrée du bâtiment, interpelle John Fowler.
— Monsieur Fowler ?
— Oui ?
— Russ Gerhing. Je travaille à l’hôpital de Peyton Place. Je m’occupe de la rééducation des enfants.
— Oui, bien sûr, ma femme m’a parlé de vous. Elle travaille dans votre service, il me semble.
— Oui. Les enfants me demandent de ses nouvelles. Mais je n’ai aucune réponse à leur donner.
— Euh… Elle est à Boston, elle rend visite à sa sœur.
— Compte-t-elle revenir bientôt ?
— En fait, elle a décidé de prendre un peu de repos. Elle était un peu surmenée ces derniers temps.
— Oh, je suis désolé pour elle. Rien de sérieux, j’espère.
— Non, je ne pense pas. Si vous voulez bien m’excuser, monsieur Gehring. J’ai une longue nuit de travail devant moi et mon dîner risque de refroidir.
— Je n’ai pas l’intention de vous retarder. Les enfants aiment tellement madame Fowler. Et elle ne leur a pas dit qu’elle partait quelque temps. Pensez-vous qu’elle reviendra à l’hôpital une fois de retour ici ?
— Je n’en sais vraiment rien. Elle n’a rien dit à ce propos.
— Je vois. Peut-être pourriez-vous me faire une faveur ? J’essaie de faire travailler les enfants avec leurs mains le plus possible. Parce que madame Fowler leur manque tellement, je leur ai fait écrire une lettre à son attention. C’est un bon exercice pour eux. Je pense qu’elle apprécierait la recevoir.
— J’en suis sûr, opine John.
— Dans ce cas, pourrais-je avoir son adresse ?
— Numéro 11 Greentree Road, Boston. Le nom de famille de la sœur de Marian est Sloan.
— Sloan. Merci.
— Je vous en prie.
Russ retourne dans sa voiture, tandis que John monte à son bureau. Il entre dans le bureau de sa secrétaire, qui se bat avec l’encre d’un stylo.
— Aucun appel ?
— Monsieur Haslett.
— Qui ?
— Le journal officiel.
— Oh, oui. Rien d’autre ?
— Non. Monsieur Carter veut vous parler à propos du témoin à charge dans l’affaire des narcotiques de l’année dernière.
— Vous êtes vraiment sûre qu’il n’y a pas eu d’appel de Boston ?
— Oui, monsieur.
— Bien. Ce sera tout. Vous pouvez partir.
La secrétaire s’en va.
John soupire et compose le numéro de l’opératrice.
— Je voudrai un numéro à Boston. Hancock 6-7788.
Phyllis Sloan répond.
— Allô.
— Bonjour, Phyllis.
— John, comment vas-tu ?
— Oh…bien. Pourrais-tu me passer Marian ?
— Marian ? Mais elle n’est pas ici, John.
— Tu veux dire qu’elle est sortie ?
— John, je n’ai pas vu Marian depuis des semaines.
— Tu ne me fais pas marcher, n’est-ce pas ?
— Pas en ce qui concerne ma sœur préférée.
— Je pensais juste qu’elle était chez toi.
— L’aurais-tu envoyée ici avec de l’argent de poche pour faire du shopping ?
— C’est exact, ment le procureur.
— Eh bien, je suppose qu’elle va sans doute passer me voir.
— En fait, je ne pense pas qu’elle aura le temps.
— Elle m’appelle toujours depuis la station de bus lorsqu’elle vient à Boston.
— Phyllis…
— Je connais bien ma sœur. Elle ne sera pas capable de résister au plaisir de me montrer ce qu’elle a acheté.
— Je ne compterais pas trop dessus, si j’étais à ta place.
— John…
— Je dois y aller, Phyllis. Au revoir.
Il raccroche sans que Phyllis ait eu le temps de répondre.