Episode 186

Jeudi 24 février 1966

Sur le quai

Depuis des semaines maintenant, les jurés du procès pour meurtre de Rodney Harrington écoutent les témoignages et examinent les preuves. Aujourd’hui, le juge Irwin Jessup de la Cour Supérieure de Justice du Comté de Peyton leur a ordonné de se rendre sur les lieux de la scène du prétendu crime afin de voir de leurs propres yeux où Joe Chernak s’est battu, et a trouvé la mort. 

Stella marche le long du quai, observant les jurés. Elle s’arrête en face de la Taverne d’Ada Jacks. Ada sort et se plante devant elle.


Le jury visite le quai. Ils posent quelques questions tandis que le bus scolaire qui leur est alloué attend de les ramener au tribunal. De son côté, Stella dit à Ada : 

— Peu importe ce que tu penses, Rodney est un meurtrier !

Tandis que les jurés retournent dans le bus, Rodney demande à Steven ce qu’il faut faire maintenant. Steven lui dit qu’ils vont boire un café avant que l’audience ne reprenne. 

Rodney est en colère contre les jurés. Ils n’ont pas été très réceptifs. 

— Ils n’en ont rien à faire de la vérité. Ils étaient juste impatients de rentrer au chaud. 

Il aurait aimé leur parler, leur expliquer ce qui s’est vraiment passé. Mais il ne peut pas, la loi le lui interdit.

Steven quitte Rodney pour entrer chez Ada. Stella, déjà ici, s’approche de lui pour lui parler. Il commande un café. Stella s’installe à côté de lui. Il lui demande si elle connaît la peine encourue pour parjure. 


Betty se rend à la pharmacie pour prendre les médicaments de Martin Peyton. Elle salue chaleureusement Rita qui s’occupe du drugstore. Elle la félicite pour son mariage et elle est ravie de voir que Rita rayonne. 

Norman entre, et Betty le salue en tant que mari de Rita. 

Tandis qu’elle sort du magasin, elle se heurte à Rodney. Ils discutent et plaisantent.

Dans son cabinet, Steven, qui est au téléphone, écarte les rideaux de la fenêtre de son bureau, et observe Rodney et Betty en train de discuter et de rire. 


Eli se rend à l’hôpital et salue le Dr Rossi qui lui donne des nouvelles fantastiques d’Allison. La jeune fille peut de nouveau marcher. 

Selon le médecin, la confrontation entre Elliot et Russ Gehring a décidé Allison à se lever. 

Eli se rend dans la chambre d’Allison pour la voir peindre à nouveau avec sa main droite. Il est heureux de voir sa petite-fille reprendre des forces. Il lui dit qu’elle doit faire face à la réalité maintenant, et admettre qu’Elliot est son père. 

— Il y a certains faits qu’on ne peut pas effacer comme de la craie sur un tableau. Elliot Carson est ton père.

Allison est réconfortée par la présence d’Eli. 


Marian se rend à l’hôpital dans le but de voir Allison, et se trouve nez à nez avec son ex-amant, Russ Gehring. Russ lui dit qu’il ne sert à rien pour elle de voir Allison, cela ne va rien changer, mais Marian lui assure qu’elle a besoin de la rencontrer. 

Allison se dirige vers elle et lui demande si elle est bien Mme Fowler. Marian demande à parler seule à seule avec Allison. 

Elles se rendent dans la chambre de la patiente, et Marian demande à Allison de lui pardonner. La jeune fille lui pardonne sans problème. Sur le pas de la porte, Mike entend la conversation. 

Plus tard, Allison sort de la chambre pour faire un tour dans le couloir de l’hôpital en béquilles. Mike la rejoint, une cigarette aux lèvres. Il lui dit avoir entendu la conversation qu’elle a eue avec Marian. 

— Je ne suis pas en colère contre Mme Fowler, lui dit Allison.

Michael est furieux, car elle a pardonné à Marian alors qu’elle n’est pas capable de pardonner à ses parents qui, pourtant, l’aiment. 


À son bureau, Steven met le répondeur en marche et s’apprête à partir quand Leslie débarque. Steven lui dit qu’il a un rendez-vous important et qu’il doit partir. Mais Leslie insiste pour lui parler. Il ajoute qu’il le paie assez cher pour qu’il lui accorde un moment. Il voudrait savoir ce qu’il en est de l’enquête sur l’ex-petit ami de Stella.

Steven avoue qu’il a perdu la trace de l’homme. Cette piste ne pourra donc pas être exploitée. 

Leslie se fâche, il veut que Steven utilise un autre moyen pour sortir Rodney de cette affaire. Steven le prend mal et lui dit qu’il est attendu. Il s’en va, laissant Leslie dans l’expectative.  


Au Clarion, Elliot dit à Jerry, l’imprimeur, de revoir la page trois afin d’y intégrer son article sur les Fowler. Jerry veut protester : 

— On a déjà… (il se ravise) : vous êtes le patron. 

Steven arrive et demande à Elliot de convaincre Allison de venir au procès et de s’asseoir dans les premiers rangs. 

Elliot trouve astucieux le fait d’exhiber la victime de la femme du procureur, mais il lui dit que s’il était membre du jury, il serait furieux de voir la défense user d’un tel stratagème. 


Constance va voir Allison. Elle lui dit de ne pas continuer à dormir, sinon elle sera réveillée toute la nuit. Le fait de dormir est une sorte d’échappatoire, lui répond sa fille. 

Constance lui dit qu’elle l’a vue grandir, et qu’elle a toujours été fière d’elle. Elle et Elliot l’aiment. 

Elle annonce à Allison qu’elle et Elliot vont avoir un bébé et elle veut qu’Allison partage leur bonheur. Allison lui rétorque que finalement, sa mère et son père ont réussi à avoir un enfant légitime. 


Episode 182

Mardi 15 février 1966

La fille aux cheveux courts

Gus Chernak est transporté doucement et solennellement vers sa dernière résidence. Peut-être n’est-ce qu’un hasard si le cortège passe juste devant le tribunal où Rodney Harrington est en procès pour le meurtre du fils de Gus, Joe. 

Le cortège funèbre passe dans le square, le pilori et le tribunal, vers le cimetière de Peyton Place. 


Steven sort d’un taxi. Il rejoint Leslie et Rodney qui s’entretiennent devant le palais de justice. Steven les informe des découvertes du détective Lawrence. Stella avait un petit ami louche, qui était impliqué dans une sombre affaire de formule chimique volée. Cyniquement, il dit à Leslie et Rodney qu’en raison des funérailles de Gus, Stella ne pourra pas témoigner à la barre. Cela leur laisse vingt-quatre heures pour creuser un peu plus cette affaire.

John Fowler arrive à son tour en voiture et les salue rapidement avant d’entrer dans le bâtiment. 

Steven a alors le sentiment que le procureur va faire tout ce qui est en son pouvoir pour convaincre Stella de venir témoigner aujourd’hui, juste après les funérailles de son père, provoquant ainsi un sentiment de pitié chez les jurés. 

Ils entrent ensuite au tribunal. 

Dans la salle d’audience présidée par le juge Irwin A. Jessup, John souhaite lire la déposition volontaire de Rodney sur la mort de Joe, avec le sergent Goddard pour témoigner de l’authenticité de l’acte. 

Steven fait objection, mais le juge la rejette. John lit donc la déposition. Steven lit les parties avantageuses pour Rodney de la déclaration. Stella et sa mère Anna entrent dans la salle, vêtues chacune d’une robe noire de deuil. 


Constance termine une vente tandis qu’Eli entre dans le magasin d’un air faussement joyeux pour l’inviter à déjeuner. Constance décline l’invitation, prétextant avoir l’inventaire à faire.

Elle dit à Eli qu’elle a retrouvé un agenda que tenait Allison l’année dernière, et où elle notait ses rendez-vous importants, comme le dentiste. Ces choses qui étaient normales. Constance se demande si la normalité va revenir dans sa famille.

Eli lui dit que c’est pour ça qu’il veut l’inviter à déjeuner. Il veut lui remonter le moral. Après quelques hésitations, Constance accepte finalement.


Gehring termine une séance avec un autre patient, Jordan, lorsqu’Allison entre en fauteuil roulant. Elle a encore les cheveux longs. 

Elle dit à Gehring, en passant, que la personne qui l’a renversée en voiture était une femme, d’après la police. 

Gehring veut absolument qu’elle quitte son fauteuil roulant, et qu’elle marche le plus souvent possible avec ses béquilles. Elle ne veut pas. De même qu’elle ne veut pas repartir chez elle, ne se sentant pas prête. 

Gehring est particulièrement dur avec elle, si bien qu’Allison se met à appeler une infirmière en criant. 


Le Dr Rossi entre dans son bureau et constate avec étonnement qu’Allison a coupé ses cheveux. 

Sans un mot, il s’installe à son bureau. Pendant un moment, ils ne se parlent pas. Allison semble attendre qu’il fasse le premier pas. Cependant, comme elle voit qu’il n’est pas décidé à en parler, elle lui dit finalement qu’elle a coupé ses cheveux parce qu’elle veut dire adieu à la petite fille qu’elle était, et qu’elle veut qu’on la considère comme une adulte. 

Mike, en revanche, pense que c’est parce qu’elle ne veut plus être Allison Mackenzie, la fille illégitime d’Elliot Carson. 

— Vous voulez vraiment la vérité, docteur ? J’en avais simplement assez de mes longs cheveux. C’est aussi simple que ça. 

Il observe que la jeune fille se sert de son fauteuil roulant, et non des béquilles. 

À l’instar de Gehring, Rossi veut aussi qu’elle sorte prendre l’air et qu’elle marche avec ses béquilles. Allison ne veut qu’une chose : qu’on lui fiche la paix. 


Retour au tribunal, où John termine d’interroger Stella et la laisse au soin de la défense. Elle maintient que Rodney a dit : « Dites à votre frère que je vais m’occuper de lui ». Elle lui a demandé si c’était une menace et il a répondu : « C’est exactement ça. Quand j’attraperai votre frère, je vais en finir avec lui, je vais le tuer ». 

Steven sourit : 

— Vous avez appris votre récitation par cœur, mademoiselle Chernak. Félicitations. Vos trois récitations sont identiques. 

— Vous pouvez me dire tout ce que vous voulez à propos de mon frère. Ce n’était pas le citoyen le plus apprécié de cette ville, mais il est aussi vrai que le jour où Joey est mort, Rodney Harrington est venu à la maison et m’a dit qu’il allait le tuer.


Episode 177

Jeudi 3 février 1966

Tragédie chez Martin Peyton

Un appel d’urgence a mené le Dr Rossi et Stella Chernak au manoir de Peyton. Pour un des hommes présents à l’intérieur du manoir, chaque seconde, chaque souffle, peut amener la mort. 

Michael et Stella se rendent en voiture chez Peyton. 


La police est ici. Stella attend impatiemment devant la porte d’entrée qu’on vienne leur ouvrir. Ils entrent enfin. 

Hannah est en train d’expliquer à la police que Gus a forcé la porte arrière, et qu’il s’est glissé à l’intérieur de la demeure. 

Hannah se précipite vers le Dr Rossi pour lui demander d’examiner Martin Peyton, dont le pouls est trop élevé. 

Gus, de son côté, est toujours en vie. Stella se penche vers lui et il lui dit qu’il voulait juste récupérer son emploi. 

L’ambulance arrive enfin. Stella dit à Gus qu’elle l’aime. Gus demande à Stella de faire payer Rodney pour la mort de Joe. Stella est en larmes : 

— Ne t’endors pas, papa. 

Mais Gus rend son ultime soupir. Stella, désespérée, veut que les infirmiers donnent de l’oxygène à son père. 

Devant son insistance, Michael fait un signe de tête aux infirmiers pour qu’ils s’exécutent, même s’il sait que Gus est déjà mort. 

Stella est pliée par la douleur. Impuissants, les infirmiers ferment la bouteille d’oxygène et s’en vont. 

Gus est transporté sur un brancard. 

Le Dr Rossi demande à Martin Peyton comment il se sent. Le sergent Goddard est avec eux. Martin ne l’avait jamais vu. Avec la permission de Michael, Martin donne sa version des faits à Goddard. Peyton termine son histoire en disant qu’il est dommage que Gus fût tellement autodestructeur. 

Le vieil homme demande à Hannah un verre d’eau. 

Stella fait une crise d’hystérie et crie à Peyton : 

— Menteur ! Menteur !

Elle impose sa version des faits et incrimine Peyton. Mais Peyton ne se laisse pas faire, il réplique à Stella que Gus a endommagé les machines de la fabrique avec un marteau, qu’il aurait pu porter plainte contre lui et lui demander de payer la réparation des engins. Au lieu de cela, il a été licencié. Il s’en est sorti plutôt bien. 

Stella et Michael sortent du manoir. Il signe l’acte de décès que lui tend un assistant médical, puis s’installe en compagnie de Stella à l’arrière de l’ambulance, laissant ainsi sa voiture chez Peyton. 

Malgré le fait que Gus soit mort, les sirènes de l’ambulance retentissent. 


Dans leur appartement, Norman et Rita entendent l’ambulance. Rita pense qu’il s’agit peut-être d’une femme se rendant à l’hôpital pour accoucher. 

Norman suggère qu’elle pourrait avoir des jumeaux. 

— Non, plaisante Rita. Des quadruplés plutôt  !

Ils sont tellement heureux qu’ils se comportent comme deux enfants. Ils se précipitent dehors et, dans la nuit, font une bataille de boules de neige. 

Rita se précipite vers le bâtiment abritant le Clarion, suivi par Norman, qui glisse et tombe avant d’atteindre la porte d’entrée. 

Eli ouvre la porte et offre aux jeunes mariés un café. Il leur dit également qu’il est enclin à les aider de n’importe quelle façon. Ils entendent à nouveau l’ambulance. 


À l’intérieur de l’ambulance, Stella contrarie Michael. Le médecin lui dit que sa mère va vraiment avoir besoin d’elle maintenant. 

Il explique les implications d’un certificat de décès. Il voudrait savoir quelles ont été les dernières paroles de son père. Stella lui répond que les dernières paroles de son père étaient privées. 

Michael demande de but en blanc si Rodney a réellement menacé Joe ou si Stella a menti. Il lui demande ce qu’elle compte dire à la barre lundi. 

Voyant Stella déterminée à détruire les chances de Rodney, il lui dit qu’elle donne crédit à tous les mensonges que l’on dit sur le jeune Harrington. 


À l’auberge, Steven s’entretient avec Leslie des conséquences de la mort de Gus Chernak sur l’affaire de Rodney. 

Leslie fait appeler Rodney dans sa chambre, sans réponse. Steven demande au réceptionniste de l’auberge de voir si la voiture de Rodney est au parking. Elle n’y est pas. 

Ils se demandent sérieusement où se trouve Rodney, et s’il n’a pas enfreint les règles de la liberté surveillée.


Episode 175

Lundi 31 janvier 1966

Souvenirs

Pour Allison Mackenzie, après avoir été percutée par un chauffard en délit de fuite, le rétablissement est long et difficile. Mais maintenant, elle a commencé à se souvenir d’une partie de sa vie qu’elle avait oubliée. Elle se rappelle les faits, mais elle doit encore découvrir leur sens profond.

Le pilori, le kiosque à musique, la neige sur le sol. Deux hommes passent la porte de l’hôpital. Allison se promène en fauteuil roulant, puis peint avec sa main gauche. 


Allison peint avec sa main gauche dans la salle de rééducation tandis que Russ Gehring travaille à son bureau. Ils discutent tranquillement lorsque Rodney entre dans la pièce. 

Russ s’en va pour les laisser seuls. Allison avait demandé à Rodney de venir la voir. Ils parlent du procès et de l’amour qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre avant l’accident. 

Il lui apprend que c’est Leslie qui l’a fait sortir de prison sous caution. Rodney lui rappelle sa visite en prison et le fait que l’on pouvait voir le square depuis sa cellule. 

Il dit à Allison qu’il a besoin d’elle. Il lui avoue enfin qu’ils s’aimaient tous les deux avant l’accident. Rod prend la main d’Allison, mais celle-ci la retire immédiatement. 

Rodney comprend qu’il n’a plus rien à faire ici. Allison lui demande d’être patient, mais pour Rodney, on ne contrôle pas ses sentiments et si Allison n’en a plus maintenant, c’est qu’elle ne l’aime plus. Il lui dit qu’il ne reviendra plus la voir.

Le Dr Rossi rencontre Rodney au bureau des renseignements, ce qui donne à Rodney l’opportunité de demander des nouvelles de la santé d’Allison. 

Michael lui dit que sa rééducation peut prendre du temps, ainsi que le recouvrement total de sa mémoire. Rodney lui dit qu’il n’a pas le temps. Il ne lui reste peut-être que trois semaines de liberté avant la fin du procès. Rodney est pessimiste et pense qu’il sera déclaré coupable. 


Norman et Rita entrent dans leur appartement, désormais bien rangé. On peut voir la cible de fléchettes en arrière-plan. Leur nouvelle vie de couple leur sied à merveille. 

Rodney entre dans l’appartement pour y prendre des affaires lui appartenant. Rita invite Rodney à dîner. Ce dernier la remercie, mais il décline l’offre et s’en va. 


Stella frappe à la porte du bureau de Michael et entre. Elle lui dit qu’elle était au labo tout l’après-midi. Michael lui dit qu’il n’est pas disposé à plaisanter. Ils parlent d’Allison et du procès. 

John Fowler arrive pour parler avec Stella. Rossi les laisse seuls, prétextant avoir un appel personnel à donner. 

John veut que Stella témoigne à nouveau lundi. Elle est leur témoin clé. Stella lui demande s’il était au courant du renvoi de son père par Schuster, qu’elle surnomme le « sous-fifre de sa majesté Martin Peyton ». John veut que Stella aille témoigner. Il a bien l’intention de gagner ce procès. 


Plus tard, Fowler se précipite vers Russ Gehring qui manœuvre le fauteuil roulant d’Allison. 

John parle à Allison de son accident et du délit de fuite. Allison se souvient qu’il faisait sombre, mais la voiture qui l’a renversée était bleue ou vert foncé. 

Gehring semble s’opposer à ce qu’on interroge Allison. John la remercie et s’en va. 


Toujours à l’hôpital, Stella va rendre visite à son père, Gus, étendu dans son lit. Gus admet avoir fait une chose stupide en cassant des machines de la fabrique, et dit qu’il est désolé. Il est surtout désolé d’avoir été pris en flagrant délit. Stella parle encore brièvement avec lui avant de quitter la chambre. 

Puis Gus se lève, s’habille et se glisse hors de l’hôpital. 


Episode 173

Mardi 25 janvier 1966

Le retour des jeunes mariés

Norman Harrington et Rita Jacks se sont enfuis la nuit dernière. Instinctivement, sans doute, mais aussi parce qu’ils sont profondément amoureux l’un de l’autre. Maintenant, ils reviennent pour vivre une nouvelle vie ensemble, et découvrir un nouveau monde. La première neige commence à tomber sur Peyton Place.

Le square de Peyton Place, les deux canons, le panneau de bienvenue de la ville. 


Rita et Norman sortent de la décapotable et se précipitent dans le square pour s’amuser dans la neige. Ils sont heureux.

Ils aperçoivent Eli. Ils se précipitent vers lui et lui apprennent leur mariage. Eli est sincèrement ravi pour eux. Il embrasse la mariée et leur souhaite bonne chance pour l’avenir. 

Plus tard, Rita et Norman se trouvent devant le porche d’Ada et hésitent avant d’entrer. Ada s’est assoupie à la table de la cuisine. 

Rita la réveille et lui annonce la nouvelle. Ada l’étreint. Elle offre aux jeunes mariés sa chambre en disant qu’elle dormira sur le canapé. Elle souhaite aussi faire une fête pour célébrer l’événement, et prévoit un barbecue.


Gus s’agite sur son lit d’hôpital. Il appelle l’infirmière. Il veut qu’on lui enlève « cette chose » de son bras (il veut parler de la perfusion). 

Stella est avec lui et tente de le calmer. Gus lui conseille de ne pas revenir sur ses déclarations faites lors de son témoignage. 

— Tu es assise sur une mine d’or. Il te suffit de garder tes lèvres fermées et le jackpot est pour toi. Vas-y et montre-leur…

— La menteuse que tu veux que je sois, raille Stella.

Michael entre dans la chambre. Il sermonne Gus à propos de son alcoolisme. Gus veut savoir s’il va mourir. Il a une cirrhose très avancée. Les veines de son œsophage se sont rompues la nuit dernière. 


Schuster va voir Peyton au manoir afin de lui dire que les dégâts causés par Gus à la fabrique s’élèvent à 500 dollars. Il lui précise qu’il a renvoyé Gus. 

Peyton lui demande si la compagnie d’assurance a été prévenue. Avant que Schuster ne parte, Peyton lui demande des nouvelles de sa famille et dit qu’il faudra qu’il prépare Kim à témoigner à la barre. 

David lui répond que son témoignage à l’audience préliminaire a bien failli la détruire et qu’il ne laissera pas Fowler l’interroger. Martin pense que Steven pourrait le faire, ce serait dans la logique des choses. Schuster lui dit qu’en tant que père, il ne le permettra pas.


Norman apprend son mariage avec Rita à Rodney. Ce dernier lui dit qu’il va déménager de leur appartement pour les laisser seuls. 

Leslie arrive. Rodney lui offre une tasse de café. Norman apprend à son père qu’il s’est marié avec Rita. Leslie soupire : 

— Eh bien… ce qui est fait est fait. 

En réalité, il n’a rien contre ce mariage, sauf qu’il pense que cela pourrait desservir Rodney pour le procès. 

Rod lui dit qu’il n’a rien à craindre et qu’il en a plus qu’assez de voir son père constamment s’immiscer dans leur vie comme il le fait. 

— Tu ne peux pas prétendre qu’il n’est pas marié. Maintenant, sa vie est avec Rita. Et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu ne te mêles pas de leurs affaires.

Il sort pour se changer les idées et se rend au square. Il s’arrête près du pilori, il prend de la neige dans les mains pour en faire une boule. 

L’officier de police Frank se dirige vers lui et lui demande si Norman est ici. Il lui dit qu’il a une autre citation à comparaître à lui donner. Frank grimpe les escaliers menant à l’appartement de Norman. Rodney lance la boule de neige au hasard. 


Episode 172

Lundi 24 janvier 1966

Le mariage

À chaque chose est associée une saison. Et un but pour chacun sous les cieux. Un temps pour garder le silence. Un temps pour parler, un temps pour aimer, et un temps pour haïr. Et pour Norman Harrington et Rita Jacks, un temps pour attendre. 

Norman conduit Rita à Owens Ridges. Les deux lignes du gros titre du Clarion : « L’accusation appelle un nouveau témoin dans l’affaire Harrington ». 


Le révérend Dr Brown et sa femme, Martha, ont une chapelle en bordure de route à Owens Ridge. Le Dr Brown essaie de dissuader Norman et Rita de se marier, prétextant qu’ils sont encore jeunes et qu’ils ont le temps pour réfléchir. 

— Ce sera pour la vie. Ce n’est pas un truc de gosse, assure Norman.

— Alors vous ne devriez pas avoir peur de tester votre amour en attendant.

Mais les deux jeunes gens semblent décidés. 


Dans son bureau, à la fabrique, David Schuster dicte une lettre. 

— Concernant l’offre sur les ordinateurs, le S-105 semble…

Soudain, il se fige. Il entend du bruit, se lève et regarde par la fenêtre en direction de l’étage de production. Il voit Gus mettre à mal les machines avec un marteau. Il prend le téléphone. 

— David Schuster à l’appareil. Pouvez-vous sonner le gardien de nuit ?

Schuster éteint la lumière, surprenant Gus, qui s’écrie :

— Hey ! Qu’est-ce qui se passe ? 

David rallume et se rend à l’étage de production.

— Bonne question, fait-il. À vous de me le dire. 

— Pourquoi devrais-je vous dire quoi que ce soit ? Vos chaussures sont bien cirées. Laissez-moi tranquille. 

David tente de l’amadouer :

— Attendez une minute… une minute… une minute… Venez, venez, allons parler dans mon bureau. 

— Votre bureau ? Vous voulez dire le bureau de Harrington. Oh, je l’entends encore me dire : « Gus, vous n’êtes pas un bon styliste. Nous allons vous trouver un emploi aux machines. Gus, on ne peut plus vous laisser aux machines, nous allons faire de vous un gardien de nuit ». 

— Attendez une minute… Je ne suis pas Leslie Harrington, se défend David. 

— Quelle différence cela peut-il faire ? Simplement le nom sur la porte.

— J’ai essayé de vous aider. 

— M’aider ? Comment ? En me permettant de me mettre à genoux pour mendier une petite avance sur mon salaire, hein ? En laissant ma femme laver votre vaisselle sale ? Vous auriez pu m’aider, mais vous ne l’avez pas fait. 

— Comme donner un job à votre fils ?

— Vous n’avez pas la conscience pour vous. Mon fils Joe. Joe Chernak. Il n’était pas assez bien pour travailler dans votre fabrique. Mais Rodney Harrington, oui !

— Je suis désolé. Je ne pouvais pas lui donner un travail. Lorsque j’ai regardé son CV, j’ai appris qu’il n’avait jamais gardé une place plus d’une semaine. 

— Mais il n’avait jamais tué quelqu’un comme l’a fait votre précieux Rodney Harrington. 

— Donnez-moi ce marteau, Gus. 

— Venez me le prendre. 

Schuster se met en position de combat. 

— Gus…, prévient-il.

— Qu’est-ce que vous allez faire ? Me renvoyer ?

— Vous ne me donnez pas le choix. 

— Vous n’êtes pas assez fort. 

Gus frappe une nouvelle fois avec le marteau sur une machine. David se précipite vers lui et lutte pour lui prendre le marteau des mains. Gus s’effondre, le souffle coupé. David se penche vers lui pour l’aider. 

— Gus ? Gus ?

Voyant Gus évanoui, Schuster court vers le téléphone. 

— C’est de nouveau monsieur Schuster. Et c’est une urgence. Appelez l’hôpital !

Plus tard, le bruit d’une ambulance retentit. Le Dr Rossi débarque à l’étage de production. 

— Que s’est-il passé ? s’enquiert le médecin.

— Je l’ai trouvé en train de s’acharner sur les machines avec ce marteau, explique David. J’ai essayé de le raisonner. 

Michael se penche et examine Gus. Il prend son pouls.

— Est-ce le cœur ? demande le directeur de la fabrique.

— Non, non. Je ne pense pas. 

Gus est placé sur un brancard par deux ambulanciers, aidés par Michael. On le couvre. 

— C’est arrivé lorsque j’ai essayé de lui prendre ce marteau des mains, explique David. 

— Comme s’il était déterminé à tout détruire, en conclut Michael. Lui y compris. 

Gus est porté jusqu’à l’ambulance. 

Nous apprendrons plus tard que les dommages causés par Gus s’élèvent à 500 dollars (une fortune à l’époque).


Norman et Rita sont devant la porte de la chambre de leur motel. Norman sourit à Rita, la porte dans ses bras et ouvre la porte de la chambre en lui donnant un léger coup de pied. Dans la chambre, Rita allume la radio et admire sa bague de mariée. 


Au Colonial, Rodney se rend au bar. Il commande à Charlie, le barman, un jus d’orange et lui demande de rajouter un brin d’alcool. Le barman refuse poliment. 

Michael arrive et commande un martini on the rocks. Il informe Rodney qu’il revient de la fabrique où il a été appelé d’urgence pour Gus Chernak. 

Gus a une maladie du foie. Rodney ironise en disant qu’il est content d’avoir un alibi cette fois. Il parle au médecin du témoignage de Rita aujourd’hui. 

Puis Rodney évoque Stella.

— Ce que je ne comprends pas, c’est comment vous pouvez la garder comme assistante, après ce que vous savez. 

— Après que je sache quoi ?

— Que c’est une menteuse !


Pendant ce temps, au motel, Rita tourne le bouton de la radio pour changer de station. Elle est seule. Elle entend une sirène au loin. Probablement une ambulance. 

Elle regarde dehors à travers les stores vénitiens. Inquiète, elle prend le téléphone et appelle la réception pour savoir si quelqu’un a vu Norman. Elle se présente comme Mme Harrington. 

Norman frappe à la porte et entre. Il vient de lui acheter un déshabillé. Rita s’émerveille devant le tissu. Norman admet qu’il a mis au clou sa montre chez le bijoutier pour vingt-cinq dollars afin de lui offrir ce déshabillé. 

Rita se rend dans l’autre pièce pour le mettre. Pendant ce temps, Norman sort d’une boite à chaussures des pantoufles en duvet qu’il dispose sur le lit. Rita revient vêtue du déshabillé et aperçoit les pantoufles. 

Norman jette un coup d’œil à travers les stores vénitiens. Rita allume une bougie. Norman apporte une bouteille de champagne, qu’il ouvre et ils portent un toast à leur nouvelle vie. 


Episode 171

Jeudi 20 janvier 1966

La gifle

Rita Jacks a témoigné qu’elle est devenue la petite amie du défunt Joe Chernak dans le but d’entrer dans sa bande. Son témoignage a permis de cerner la véritable personnalité de Joe. Une personnalité qui a détruit la jeune femme. 

Après le témoignage de Rita, Elliot Carson la conduit avec sa mère à travers la ville. Elles sont assises à l’arrière de sa belle limousine. Elliot dépose Rita et Ada à la Taverne.


Dans sa chambre, au Colonial, Steven est étendu sur son lit lorsque le téléphone sonne. Perturbé, il jette l’oreiller sur l’appareil qui tombe à terre. 

Betty frappe à la porte et Steven la fait entrer. Elle l’informe que M. Peyton souhaite qu’il l’appelle. Steven n’est pas d’humeur à parler au vieil homme.

— Je lui enverrais une copie du témoignage de Rita, et nous verrons ça demain.

Betty lui dit qu’elle n’a pas aimé ce qu’il a fait à Rita à l’audience. Il lui rétorque qu’il devait le faire, mais que ça a été difficile pour lui. Il est très tendu, le témoignage de Rita l’a vraiment bouleversé et il se sent sale. Betty le comprend et le rassure. Ils s’embrassent.


À la Taverne d’Ada Jacks, le juke-box diffuse une chanson. Ada se dirige vers l’appareil et baisse le son. Les chaises sont empilées sur les tables, signifiant ainsi que le bar est fermé. 

Gus Chernak entre en trombe pour parler à celle qu’il appelle « la menteuse ». Il mentionne évidemment Rita, qui selon lui a sali le nom de son fils. 

Ada protège sa fille en criant sur l’homme. Gus ne se laisse pas faire et braille à son tour. Ils se battent (il est rare de voir un homme et une femme se battre dans une série, cela doit être une première). 

Stella se précipite dans la pièce et essaie de refréner la colère de son père. Elle parvient à le faire sortir de la Taverne. 

Ada se rend dans la chambre de Rita. La jeune fille est étendue sur le lit, pleurant toutes les larmes de son corps. Ada, devant le désespoir de sa fille, pleure également. 

Finalement, Rita essaie de la réconforter. Ada se rend ensuite dans la cuisine pour préparer une collation. Rita vient la voir pour lui dire qu’elle sort prendre l’air frais. 

Dehors, elle aperçoit Norman assis sous le porche. Ils s’embrassent et s’enlacent. Norman veut lui parler sérieusement. Ils descendent dans la rue. 

Ada ouvre la porte à la recherche de Rita et elle voit Norman partir avec Rita. Un sentiment de soulagement se lit sur son visage. 


Chez les Carson, Elliot traverse la chambre en désordre d’Allison. Constance entre et lui dit qu’elle vient de préparer du café. 

Elliot se décide à mettre en ordre la chambre de sa fille. Allison va bientôt rentrer de l’hôpital. Il remercie Constance d’avoir si bien élevé Allison. C’est une jeune fille brillante et extraordinaire. Constance lui répond qu’elle n’a rien fait pour ça. 

Elle réfléchit au fait que Rita a été capable de faire face à sa réalité, tandis qu’Allison est incapable de faire face à la vérité. Elle soupire : 

— Le Dr Rossi m’a dit qu’il faudrait du temps avant qu’Allison accepte le fait que M. Mackenzie n’existe pas. 

Cette déclaration déprime Elliot qui se demande combien de temps il va jouer à l’intrus dans cette maison, et dans la vie de sa famille.


Chez les Chernak, Stella entre et demande à Gus où se trouve sa mère. Il lui répond qu’Anna est partie remplir l’église de ses larmes et les essuyer avec ses cheveux. Gus porte Joe aux anges : 

— C’était un gosse qui avait du cran, affirme-t-il. 

Stella lui rétorque que Joe était un être égoïste et égocentrique. Elle se dispute avec son père qui n’accepte pas cette version. 

Stella lui rappelle qu’elle a fait un faux témoignage qui risque d’envoyer un innocent en prison pour des années. Il la gifle violemment. 

— Je t’interdis de changer un seul mot à ton témoignage, la prévient-il. 

Puis il se précipite dehors en claquant la porte. 


Sur la plage, Norman et Rita discutent de l’avenir et de la possibilité d’avoir un jour des enfants. Rita ne veut pas de filles. Elle ne veut que des garçons. Norman lui dit que, cependant, Peyton Place a besoin d’une bonne équipe de baseball. Ils rient. 

Norman lui demande si elle a froid. Il lui pose son manteau sur ses épaules. Ils se blottissent l’un contre l’autre et s’avouent leur amour mutuel. Puis ils s’embrassent.  


À la Taverne, les clients affluent. Rodney entre et fait remarquer à Ada qu’il est assez âgé pour être jugé, mais pas assez pour consommer de l’alcool. Ada sert un client. 

Rodney lui demande si elle sait où se trouve Norman. Elle lui répond qu’il est dehors avec Rita. Rodney l’aurait parié. 

De son côté, Ada lui avoue qu’elle est surprise, car elle pensait qu’après le sordide témoignage de Rita, Norman n’aurait plus voulu entendre parler d’elle. 

Le jeune homme demande à la patronne de l’appeler lorsque Norman reviendra. Ada lui dit qu’il ne doit pas se faire de souci pour son frère. Puis Rodney s’en va.


Norman et Rita s’acheminent vers la maison de la jeune fille. Rita voudrait que ce soir ne s’arrête jamais. Elle ne veut pas lui dire au revoir ni bonne nuit. Norman la regarde dans les yeux en souriant.

— Marions-nous, déclare-t-il soudain. 

Rita est d’accord, mais elle pense à sa mère qui va s’inquiéter. Norman lui suggère de se marier d’abord et de l’avertir après. Rita baisse les yeux. 

— J’ai peur à l’idée de me marier. 

Elle trouve cependant le courage de s’engouffrer dans la voiture de Norman. Avant de partir, il lui dit : 

— La prochaine fois que tu entreras dans cette voiture, tu seras Mme Norman Harrington.  


Episode 4

Jeudi 24 SEPTEMBRE 1964

Le premier rendez-vous

De passage à New York, un habitant de Peyton Place broie du noir à la fenêtre d’un hôtel. Son esprit est tourmenté par la découverte d’une vérité qu’il sait ne pas pouvoir affronter.

New York City. George Anderson, le mari de Julie, décroche le téléphone pour passer un appel. 


Il demande à l’opératrice (n’oublions pas que nous sommes en 1964) de le mettre en communication avec la Fabrique Peyton à Peyton Place, Massachusetts 555-2786, et demande à l’opérateur de l’hôtel de faire transiter l’appel par Boston. Il appelle de la chambre 1104 de son hôtel. 

Julie décroche. Il demande des nouvelles de Betty et lui dit qu’il rentre demain soir. Il demande à Julie ce qu’elle veut faire à son retour. 

La conversation devient gênante surtout lorsque George essaie de la convaincre de l’embrasser au téléphone. Elle hésite à le faire, car Leslie est entré dans le bureau du secrétariat. Mais il insiste tant qu’elle s’exécute. 

Après avoir raccroché, Julie informe Leslie que George sera de retour demain matin. Leslie perçoit une certaine fébrilité dans la voix de sa secrétaire. Elle est inquiète, car Rodney les a surpris l’autre soir. 

Leslie mentionne que c’était la première fois qu’ils s’embrassaient et que ce n’est pas de chance que Rodney soit entré dans la pièce au même moment. 


Allison se précipite à la librairie, demande à Constance un dollar d’acompte pour acheter un rouge à lèvres, et ouvre la caisse. Elle demande à sa mère si elles peuvent dîner tôt ce soir, car elle a un rendez-vous. Allison s’empresse de partir.

Matthew Swain salue un certain Dan alors qu’il traverse le square près du kiosque à musique. Allison croise son oncle Matt au milieu de la place et lui confie qu’elle a rendez-vous avec Rodney Harrington. 

Matthew entre dans la librairie pour parler avec Constance. Elle rentre le stand de journaux, car elle a décidé de fermer plus tôt. 

Elle raconte à Matthew qu’elle voulait donner à Allison le nom d’Alicia, la mère de Rossi. Mais elle trouvait qu’Allison sonnait plus « Nouvelle-Angleterre ». Elle sait qu’elle doit clarifier les choses avec le Dr Rossi. Elle ferme la boutique et va rendre visite au médecin. 

Rossi aide un patient, Seth Clay, à enfiler son manteau. Ce patient est un ouvrier d’usine qui a peur de perdre son emploi s’il tombe malade. Rossi lui dit de ne pas exécuter de travaux lourds. Seth demande à Rossi de glisser un mot à Harrington pour lui. Rossi répond : « Je vais m’en occuper ». 

Constance entre au moment où Seth s’en va. Elle prévient le médecin qu’il ne s’agit pas d’une visite professionnelle. 

Elle admet qu’elle n’a pas été complètement honnête avec lui tout à l’heure. Rossi dit qu’il le savait. 

Constance est désolée de lui avoir menti en prétendant ne pas le reconnaître. Rossi lui demande de quoi elle a peur. Elle répond qu’elle a raconté une histoire à Allison à propos de sa naissance. Elle avait trop honte pour dire à sa fille qu’elle était née dans un service public de l’hôpital Bellevue à New York. 

Rossi lui rappelle qu’il était l’infirmier qui lui apportait des fleurs à l’hôpital. Il lui propose de dîner avec elle ce soir, mais elle refuse. Il la prévient qu’il renouvellera sa demande.


C’est le soir du grand rendez-vous pour Rodney et Allison. Ils flânent sur  Glover Street, la rue commerçante. Ils rencontrent l’officier Dan qu’ils saluent au passage. 

Puis ils croisent un couple devant l’agence immobilière et la femme se retourne et fixe brièvement le jeune couple d’un air désapprobateur. Peyton Place étant une petite ville, tout le monde se connaît plus ou moins, et la réputation de tombeur de Rodney n’est un secret pour personne. 

Les deux jeunes gens continuent jusqu’au quai et montent à bord d’un bateau d’excursion. 

Allison dit qu’elle aime être sur le quai, car elle se sent libre. Elle ajoute que Joe le Portugais, un des pêcheurs qui a son bateau amarré non loin d’ici, leur apportait des homards lorsqu’elle était enfant. 

Ils parlent de la vie. Rodney lui demande d’être son ami. Il l’appelle « Allison aux pays des merveilles ». Ils entendent le carillon de l’église sonner  23h00. Il est l’heure pour Rodney de ramener sa belle à la maison. Il lui demande si elle a passé un bon moment. Elle admet que oui.


Dans la maison des Anderson, Betty écoute de la musique forte et Julie descend pour lui demander de baisser le son. 

Betty dit à Julie que le monde est plein de garçons. Elle peut toujours claquer des doigts et en trouver un autre. Mais le problème, c’est qu’elle ne veut personne d’autre. 

Elle pensait que Rodney l’aimait, et que c’est pour ça qu’elle s’est laissée séduire. Julie comprend avec horreur ce que sa fille lui dit à demi-mot, à savoir qu’elle est enceinte. 

Betty dit qu’elle s’est enfuie du bureau de Rossi parce que Laura, la tante de Rodney, s’y trouvait.

On entend George siffler dehors. Il entre et offre à Betty une boîte de chocolats de 5 livres, ajoutant sans tact qu’elle était en promotion. 

Julie dit à George qu’elle ne l’attendait pas avant demain matin. Betty dit à son père qu’elle et Rodney se sont séparés, mais qu’ils vont se réconcilier. 

George assure à Betty de ne pas hésiter à venir le voir si elle a des problèmes, qu’il s’occupera personnellement de Rodney si c’était le cas. 

Betty décide d’aller se promener afin de se changer les idées, laissant ses parents seuls. 

George dit à Julie qu’elle lui a manqué. Il veut la prendre dans ses bras et l’embrasser, mais elle est plutôt froide avec lui. George lui crie dessus. Il se plaint des chambres d’hôtel minables qu’il est obligé de supporter et espère en rentrant chez lui trouver un peu de réconfort de la part de sa femme. 

Il lui demande de lui dire exactement ce qui se passe. Julie est effrayée par son comportement menaçant. Il s’énerve et fonce droit sur elle. Julie hurle. 


Episode 3

Mardi 22 SEPTEMBRE 1964

Le péché

Par un matin ensoleillé, il y a presque 300 ans, une jeune femme a traversé cette place au son du tambour pour faire pénitence au pilori. Ensuite, ils lui ont rasé la tête et l’ont envoyée hors de la ville, pour toujours. Comme toutes les filles de Peyton Place d’aujourd’hui, Betty Anderson a entendu cette histoire de nombreuses fois. Le fait de la connaître ne l’a pas empêchée de donner son amour à un garçon avant le mariage.

La pharmacie de Peyton Place, située à Glover Street, dans l’allée commerçante, le bâtiment de 4 étages derrière elle, et l’extrémité est de la place. 


Betty Anderson traverse la rue en direction du Colonial Post Inn et s’arrête devant le pilori. Elle lit la plaque :

PEYTON PLACEMONUMENT HISTORIQUEPILLORILIEU DE PUNITION PUBLIQUE1650-1700

Allison s’approche de Betty. Nous avons une vue panoramique depuis l’est de la place jusque devant le bâtiment de Peyton Place Banking & Trust Co. La caserne de pompiers est cependant masquée par le kiosque à musique.

Allison et Betty parlent des femmes pécheresses qui ont été prisonnières du pilori. Betty se demande pourquoi il est toujours là, et Allison pense que la ville l’a laissé pour les visiteurs. 

Allison est une lycéenne de 17 ans et Betty a trois ans de plus et a déjà quitté l’école. Betty et Allison ne s’attardent pas à bavarder davantage. Elles se saluent et chacune part dans des directions opposées : Allison vers l’auberge, et Betty vers le Peyton Professional Building, là où se trouve le cabinet du docteur Rossi.

Rodney arrive dans sa décapotable et klaxonne à la charmante Allison. Il lui demande s’il peut la conduire à l’école. 

Après quelques plaisanteries et discussions, elle et sa pléthore de livres montent dans la voiture. Rodney évoque le rendez-vous qu’ils doivent avoir vendredi soir. Il lui assure que son histoire avec Betty est terminée. Les deux jeunes gens partent en direction du lycée Peyton. 


Dans son bureau du Peyton Professional Building, au-dessus du Clarion, le Dr Rossi examine Betty. 

Il lui demande si elle a déjà été traitée par le Dr Donald Brooks. Elle lui répond que le Dr Brooks s’est occupé de ses maladies d’enfance. 

Il dit qu’il va essayer de trouver son dossier. Pendant ce temps, Betty regarde par la fenêtre et voit le pilori qui semble la narguer. Elle en parle au médecin et lui fait comprendre qu’elle pense être enceinte. 

Rossi tente de la réconforter en lui disant que ce genre de chose est déjà arrivé auparavant. Ce n’est pas d’un grand réconfort pour Betty.

Laura Brooks passe devant le palais de justice et la caserne de pompiers, se gare en face de la librairie et entre au Peyton Professional Building. Les doubles portes de ce bâtiment permettent de sortir du bureau du journal Clarion et de monter les escaliers menant au bureau du Dr Rossi (et probablement à d’autres bureaux professionnels). 

Laura entre dans le bureau de Michael qui lui demande de trouver le dossier médical de Betty Anderson. Elle voudrait savoir si l’on aura besoin d’elle pour la consultation et Rossi répond que ce n’est pas encore le cas. 

Betty est perturbée par la présence de Laura car elle ne veut pas que toute la ville soit au courant de sa grossesse. D’autant plus que Laura est la sœur de Leslie Harrington, et par conséquent la tante du garçon qui a mis Betty enceinte. Elle préfère fuir le cabinet avant d’avoir été examinée. 

Laura revient dans le bureau intérieur et commence à fouiller dans des papiers. 

Rossi lui demande si elle s’est décidée à rester sa secrétaire. Elle répond qu’elle le restera s’il a besoin d’elle. Michael pense qu’il aura bien besoin d’elle pour connaître les habitants de Peyton Place. Elle informe le docteur qu’il a deux visites à domicile et qu’elle le conduira jusqu’à ce qu’il trouve une voiture pour se déplacer. 

Michael Rossi et Laura Brooks se dirigent vers sa décapotable et y montent. L’entrée du Peyton Professional Building est à un pâté de maisons de l’entrée latérale de l’hôpital. 


Matthew Swain sort du bureau du Clarion et descend la rue jusqu’à la librairie pour rendre visite à Constance. 

Il rend un livre et admet qu’il ne le recommanderait pas aux enfants. Il exprime ses sentiments sur la censure. Il observe que Constance a l’air fatigué. 

Matthew demande si le Dr Rossi est revenu la voir. Selon lui, elle devrait aller lui parler pour mettre les choses au clair. 

Une cliente nommée Frances prend un livre en location et part. Matthew observe qu’Allison a presque 18 ans, l’âge de comprendre les circonstances de sa naissance. Il suggère à Constance d’en parler avec elle, mais elle lui répond qu’elle ne peut pas. Elle a peur de la faire souffrir, et même de la perdre.


Un homme polit la plaque de bronze de la Fabrique Peyton lorsque Catherine Peyton Harrington arrive en voiture. 

Elle est passée voir son mari, Leslie, pour signer quelques documents avant de se rendre à Boston pour assister à une exposition d’art et rendre visite à son père vieillissant et malade, Martin Peyton. 

Julie tape sur une machine à écrire mécanique (en 1964, les machines électroniques n’étaient pas encore développées, et il n’était bien évidemment pas question d’ordinateurs). Catherine lui jette un regard plein de sous-entendus, et entre directement. 

Leslie lui demande de signer des papiers, et lui en donne d’autres à emporter à Boston pour que Martin Peyton les signe. 

Il est clair que si Leslie est directeur de la Fabrique, il doit néanmoins faire vérifier tous les documents par Peyton. Avant de partir, Catherine dit qu’elle sera de retour à temps pour le dîner. 

Elle quitte le bureau intérieur, parle brièvement à Julie en lui demande des nouvelles de George, son mari, et s’en va. 

Dès que Catherine est partie, Julie se rend dans le bureau de Leslie et insiste pour savoir pourquoi Rodney a laissé tomber sa fille, Betty. 

Leslie lui explique que leur comportement, la nuit où le Dr Rossi est arrivé en ville, est à blâmer. Cependant, il ne semble pas du tout perturbé par le fait que Rodney ait largué Betty. 

Julie en prend ombrage, songeant que Leslie ne souhaite pas que son fils se marie avec une simple fille de secrétaire. Il lui assure le contraire. Julie craint que Rodney ne raconte à Betty ce qu’il a vu ce fameux soir.


Au collège Peyton, Rodney sort du « Humanities Building » et est interpellé par Betty Anderson. 

Il demande à Betty ce qu’elle fait là et ne semble pas le moins du monde ravi de la voir. Elle insiste sur le fait qu’ils doivent vraiment parler. Betty est à fleur de peau. Elle assure à Rodney qu’elle l’aime. 

Rodney lui répond que ça ne marchera pas entre eux. Elle veut savoir pourquoi il pense ça. Elle lui dit qu’elle est blessée et confuse et qu’elle ne comprend pas pourquoi il la traite comme il le fait. Rodney refuse d’expliquer les raisons et la cause de leur séparation. 

Betty demande carrément à Rodney pourquoi il l’a abandonnée, mais Rodney ne veut pas l’éclairer. 

Il tente de s’enfuir mais Betty continue de le poursuivre. Il dit qu’il a besoin de temps pour réfléchir. Il propose de la reconduire chez elle ou de l’emmener en ville. 


Laura Brooks conduit le Dr Rossi devant la caserne de pompiers et se gare sur la place. Le square de Peyton Place, situé au centre-ville, est un carré de verdure où l’on trouve, entre autres, la statue de Samuel Peyton (le fondateur de la ville), un kiosque à musique, le pilori et quelques bancs pour s’assoir. 

Constance les voit juste devant la fenêtre de son magasin. Laura avait proposé de conduire le nouveau médecin dans ses tournées jusqu’à ce qu’il découvre la ville. 

Le Dr Rossi se rend à la librairie et demande des cartes postales. Il en choisit une avec la photo d’un pont couvert. Constance lui dit que le pont n’est pas loin de la ville. 

Il la regarde droit dans les yeux et lui dit qu’il se souvient d’elle. Elle était patiente à l’hôpital Bellevue de New York, section maternité, et lui était interne. C’était il y a dix-huit ans. Ils avaient sympathisé et il se souvient très bien de la naissance d’Allison. Il mentionne qu’il a suggéré que le bébé porte le nom de sa propre mère, Alicia. 

Rossi pense que Constance doit souhaiter qu’il ne soit jamais venu en ville. Constance ne peut plus nier ne pas le connaître. 


Allison arrive chez elle et coupe des fleurs dans le jardin. Elle entre et parle avec Mme Salazar, qui est dans la cuisine en train de terminer son travail et se prépare à partir. Allison dit qu’elle aimerait que Mme Salazar puisse venir tous les jours car elle fait merveilleusement bien la cuisine. 

Tandis que Mme Salazar s’en va, Allison met la table de la cuisine en commençant par les fleurs. Elle ajoute deux bougies. Puis elle met les couverts sur la table quand Constance entre. 

Constance s’excuse de son retard. Allison mentionne que les Harrington dînent toujours à la lumière des bougies. 

Le téléphone sonne et Allison se rend dans le salon pour répondre. C’est Rodney qui l’appelle pour demander quel genre de fleurs elle aime. Ils passent un agréable moment à discuter. (Les Mackenzie n’ont apparemment qu’un seul téléphone noir. Plus tard, après le retour d’Elliot Carson en ville et son emménagement, on voit un téléphone à l’étage).


Au manoir des Harrington, Rodney informe Norman qu’il a un rendez-vous avec Allison. Norman lui demande où il en est de Betty. Rodney avoue que c’est fini avec elle. 

Il aimerait qu’Allison devienne sa petite amie, mais ne veut pas « marcher sur les platebandes » de son frère. 


De retour à la cuisine des Mackenzie, Allison allume une bougie et dit les grâces : « Seigneur, nous Te remercions pour notre pain quotidien, nous te remercions pour les liens qui nous unissent tous. Amen ».


Episode 1

Mardi 15 septembre 1964

Bienvenue à Peyton Place

L’histoire raconte la vie des habitants de Peyton Place, une petite ville du Massachusetts qui n’est pas la petite ville tranquille qu’elle semble être. Dans le premier épisode, le nouveau médecin Michael Rossi arrive par le dernier train et installe son cabinet médical, qu’il a acheté à Laura, la veuve du docteur Donald Brooks, qui est aussi la sœur de Leslie Harrington.

Une locomotive à vapeur tire un train qui se dirige vers Peyton Place. 


Le conducteur du train engage une brève conversation avec le docteur Rossi. Il dit que la plupart des gens quittent Peyton Place quand ils le peuvent. Et il lui semble étrange que le médecin s’installe à Peyton Place, car selon lui, la plupart des gens préfèrent déménager de ce genre de petite ville plutôt que d’emménager.


Dans la rue résidentielle portant le nom de Chesnut Street, Norman Harrington raccompagne Allison Mackenzie chez elle. Ils sont tous deux étudiants au lycée et reviennent de la bibliothèque. 

Allison l’invite à entrer un moment chez elle. Il décline poliment l’invitation. La jeune fille perçoit une forme de résignation de la part de son camarade. Elle laisse entendre que Norman était le garçon le plus intelligent de la classe, et ne comprend pas ses récentes mauvaises notes. 

Norman répond qu’il est devenu bête tout d’un coup, une réponse qui ne lui correspond pas. Ils entendent le sifflement du train. Norman mentionne que son frère est allé chercher le nouveau docteur à la gare. 


Portant une pléthore de livres à bout de bras, Allison entre dans la maison et est interrogée par Constance, sa mère surprotectrice, mais aimante. La jeune fille lui dit que Norman l’a raccompagnée chez elle. Constance affirme qu’elle aime bien Norman, mais qu’elle émet des réserves sur son frère, Rodney. 

Très romantique dans l’âme, Allison pense que son « prince charmant » se cache quelque part. Elle jette un coup d’œil au cadre posé sur la cheminée et dit qu’elle aimerait que sa mère se débarrasse de la photo de son père. Constance est surprise par cette soudaine déclaration. Allison souhaiterait simplement que sa mère se détache de son passé et ne vive plus seule. Constance admet qu’elle ne vit pas seule, puisqu’elle est avec Allison. 


Rodney Harrington et Betty Anderson se rendent en voiture à la gare de Peyton Place et se garent près d’un panneau de stationnement interdit, ce qui ne semble pas déranger l’héritier de la plus grande fortune de la ville. 

En attendant le train, Rodney et Betty profitent du temps passé seuls pour s’embrasser et s’enlacer, mais aussi pour parler de l’avenir et des voyages qu’ils pourraient faire ensemble. Puis Betty aperçoit le docteur Rossi sortant de la gare, une valise à la main. Il vient d’arriver de New York. 

Rodney, qui par ailleurs porte une veste du lycée Peyton avec une grande lettre « P », sort de sa décapotable et se présente au médecin. Il met les valises de Michael à l’arrière de sa décapotable et lui dit qu’il a réservé une chambre au Colonial Post Inn. Betty ajoute : « Oh, c’est la seule auberge de la ville, n’est-ce pas, Rod ? » (Les scénaristes ont affligé Betty de dialogues vraiment stupides. Heureusement, on lui donne de bien meilleurs dialogues au fur et à mesure que la série progresse). 

Rodney et Betty déposent Michael au Colonial Post Inn. Puis Betty suggère à Rodney d’aller faire un tour à l’étang, l’endroit où, la nuit, les jeunes couples flirtent. Il est d’accord, mais doit d’abord se rendre à la Fabrique Peyton pour voir son père et lui dire qu’il a conduit le docteur Rossi à bon port. 


De retour chez les Mackenzie, Allison se souvient qu’elle a oublié de remettre la rubrique « Teen Talk » de cette semaine à Matthew Swain, alors elle se précipite dehors. (Remarquez qu’il n’y a pas de chaînes sur les doubles portes. Plus tard dans la série, une chaîne de porte a été installée)

Matthew est le rédacteur en chef du journal du Comté de Peyton, le Clarion. C’est aussi le cousin germain de sa mère. Elle retourne en courant au bureau du Clarion, situé sur la place principale de la ville, pour remettre l’article à Matthew.

Le journaliste est d’accord avec Allison lorsqu’elle lui rapporte la conversation qu’elles viennent d’avoir, notamment sur le fait que Constance devrait penser à son bien-être à elle et devrait arrêter de vivre dans son passé. 

En quittant Matthew, elle lui dit qu’elle part faire une petite promenade avant de rentrer. Le beau temps de la Saint-Martin s’y prête bien.


Rodney et Betty arrivent à la Fabrique Peyton, près du quai. Il s’agit d’une fabrique de textile qui appartient à la famille Peyton, et dont Leslie Harrington (le père de Rodney) est gérant. C’est la plus importante société de la ville. Betty attend dans la voiture pendant que Rodney monte à l’étage pour informer son père de l’arrivée du Dr Rossi. 

Pendant ce temps, dans son bureau, Leslie Harrington et Julie Anderson, sa secrétaire, travaillent tard et parlent affaires. Leslie lui demande de l’accompagner à New York pour un voyage d’affaires, mais elle lui répond que ce n’est pas une bonne idée.

Leslie a des sentiments pour elle, mais Julie est la mère de la fille avec laquelle sort son fils et ce ne serait pas correct. Leslie prend la liaison de Rodney et Betty trop à la légère et Julie en prend ombrage : « Pourquoi ne le dis-tu pas ? Allez, dis-le. Betty n’est pas le genre de fille avec qui on se marie. Elle ferait juste une bonne secrétaire, comme sa mère. »

Leslie assure à Julie qu’elle se trompe, qu’il ne pense pas cela. Leslie s’approche d’elle et ils s’embrassent au moment où Rodney entre. 

Le jeune homme est en état de choc. Il les salue tous les deux. Julie (la mère de Betty Anderson) s’éclipse du bureau, gênée par la situation. 

Avec un trémolo dans la voix, Rodney informe son père qu’il a récupéré le Dr Rossi à la gare et l’a déposé au Colonial Post Inn. Leslie dit à Rodney qu’il ne doit pas se faire de fausses idées sur ce dont il vient d’être témoin. 

Rodney part, redescend les escaliers, et retourne à sa décapotable et à Betty. Perturbé par la scène qu’il vient de vivre, il dit à Betty qu’il va la ramener chez elle, sans lui donner la moindre explication.

De retour dans le bureau du deuxième étage de l’usine, Leslie  et Julie regardent par la fenêtre la voiture de Rodney disparaître dans la nuit. 

Leslie assure à Julie qu’il fera comprendre à Rodney qu’il a sans doute mal interprété les choses. C’est loin de rassurer Julie.


Rodney remonte dans sa voiture et conduit Betty directement à la maison de ses parents, George et Julie Anderson. Betty sent que Rodney a un problème et veut savoir ce qui se passe. Rodney ne lui parle pas du baiser auquel il vient d’assister entre son père et la mère de sa petite amie. 

Betty pense que c’est sa faute et lui demande ce qu’elle a fait de mal. Rodney répond que les choses sont devenues trop sérieuses entre eux, et que ça va trop vite pour lui. Furieuse, Betty sort de la voiture et rentre chez elle. Rodney démarre en trombe et conduit de façon imprudente.

Au détour d’une rue, il manque de renverser Allison Mackenzie qui rentre chez elle après avoir déposé son article au bureau du journal Clarion. 

Il s’excuse et, pour se faire pardonner, l’invite à la ramener chez elle. Après un temps d’hésitation, Allison accepte. Cependant, il reprend sa conduite imprudente, faisant peur à la jeune fille. Il pile devant la maison des Mackenzie en faisant crisser ses pneus. 

Allison lui demande pourquoi il conduit de cette façon. Rodney répond en haussant les épaules : « Sans raison particulière ». Il est manifestement encore très contrarié. Ils discutent un moment. Rodney lui demande pourquoi elle est si timide et effacée, et pourquoi elle n’a pas d’amis au lycée. Elle se défend en répondant qu’elle a des amis. 

ll semble tomber sous son charme et lui demande de sortir avec lui vendredi prochain. Elle promet d’y réfléchir. Rodney l’embrasse. 

Constance, qui regarde par la fenêtre de devant, les observe. Allison sort de la décapotable de Rodney et court à l’intérieur de la maison. 

Dans la maison des Mackenzie, Constance commence à interroger Allison sur sa relation avec Norman et avec Rodney. Constance dit à Allison qu’elle ne veut pas qu’elle soit blessée.  « N’essaie pas de me protéger. Laisse-moi m’occuper de moi. », lui répond la jeune fille. Elle souhaite bonne nuit à sa mère et monte dans sa chambre.


Plus tard dans la soirée, le journaliste Matthew Swain se présente au Dr Rossi sur la place principale de Peyton Place, juste en face du Colonial Post Inn. Il l’informe avoir fait un article sur son arrivée dans la ville et Michael est flatté. 

Matthew lui demande s’il a déjà vécu dans une petite ville et le médecin lui répond que non. Matthew le prévient : « Certains matins, vous allez vous réveiller et vous rendre compte que chacun des visages que vous verrez dans la journée vous sera familier.  Et vous aurez des sentiments bien définis à l’égard de chaque personne et ils auront des sentiments bien définis à votre égard. Ils pourront vous aimer ou vous détester mais ils ne resteront jamais indifférents. »