Épisode 498

Lundi 10 février 1969

Ce que Jeff raconte

Une nouvelle fois, Betty Harrington a passé des heures, depuis le lever du soleil, à marcher dans les rues de cette petite ville de Nouvelle-Angleterre. Marcher. Penser. Essayer de faire face à sa séparation d’avec son mari, Rodney. Une séparation que Rodney voulait, qu’elle a refusé, mais qu’il a exigé. 

Betty Harrington marche jusqu’à l’hôpital de Peyton Place et entre dans le bâtiment (une scène d’intro que l’on voit souvent).


Dans la salle de rééducation, Rodney effectue ses exercices sous l’œil attentif de Chuck Atwell. Betty s’approche, déterminée à lui parler. Chuck proteste : la séance ne doit pas être interrompue. Elle insiste. Il cède et s’éloigne quelques minutes.

Rodney parle avec respect du thérapeute. Betty lui propose de déjeuner ensemble. Il refuse calmement. Pour lui, leur histoire est terminée.
Elle tente de lui faire comprendre qu’une séparation ne signifie pas disparaître l’un de la vie de l’autre, que couper tout lien serait plus cruel encore. Rodney reste inflexible.
Chuck revient. Betty s’en va sans se retourner.


Au Cider Barrel, Vickie entre à peine que Lew l’interpelle.

— Est-ce qu’il a appelé ?

— Non.

— Alors qu’est-ce que tu fais ici ?

Elle lui explique que sa mère lui a conseillé de marcher un peu. Lew s’emporte : il lui avait demandé de rester à la maison au cas où Harry appellerait.
Épuisé, Lew annonce qu’il va tout dire à son père. Vickie l’arrête net. Elle lui rappelle le délit de fuite, la justice, le regard que porterait un tribunal sur deux hommes noirs ayant renversé un homme blanc avant de prendre la fuite.

Lew proteste : il n’était pas au volant. Mais il ne veut plus fuir.
Vickie le supplie de ne rien faire.


À la taverne d’Ada Jacks, Eli boit un café lorsque Maggie Riggs déboule, indignée. Elle a entendu dire qu’ils passeraient le week-end au lac de Horse Head.

Eli rectifie : il n’a rien dit. C’est Charlie Devon — pas Horse — qui possède le bungalow. Et il ne s’agissait que d’une journée.
Maggie s’emporte contre les commérages. Elle n’est pas prête à passer un week-end avec un homme, pas encore.

— Une journée, répète Eli.

Elle exige qu’il vienne l’inviter officiellement. Peut-être dira-t-elle oui. Peut-être pas.
Après son départ, Ada taquine Eli.

— Vous pensez qu’elle acceptera ?

— Elle acceptera, répond-il sans hésiter.


Sur le quai, Carolyn marche, chargée de livres. Jeff la rejoint, désireux de s’excuser. Il voudrait qu’elle revienne au Shoreline, comme avant. Elle préfère rester amie.
Il se persuade qu’il y a un autre garçon. Elle nie.

Soudain, il l’attrape, l’embrasse de force, tente de l’entraîner. Carolyn se dégage et s’enfuit.
Fred, témoin de la scène, intervient et frappe Jeff.

Furieux, Jeff crache sa vérité : Carolyn voit quelqu’un d’autre. Lew Miles.

Fred blêmit.

— Qu’est-ce que tu dis ?

Jeff acquiesce.
Fred reste figé, le regard dur.


Chez lui, Rodney marche avec ses béquilles lorsque Tom Winter apporte des catalogues de collèges. Ils parlent du froid mordant, de la glace, de la solitude.
Après le départ de Tom, Norman arrive. Rodney lui annonce sa décision : reprendre ses études.

Norman est surpris, puis touché. Il lui assure son soutien. Rodney marche quelques pas.

— C’est tout ce qui m’importe, dit Norman.


Chez les Russell, Fred exige de voir Carolyn. Lorsqu’elle descend, il lui demande de s’asseoir.
Il évoque ce qu’il a entendu. Lew Miles. Une relation.

Carolyn et Marsha sont stupéfaites.
Carolyn nie. Marsha intervient. Fred insiste. Jeff est sa source.

La colère explose. Carolyn accuse son père de la juger, de projeter ses propres fautes. Elle crie qu’elle ne sort avec personne. Qu’elle ne veut blesser personne.
Elle monte dans sa chambre, en larmes.

Marsha ordonne à Fred de partir.

— J’aimerais, répond-il froidement. Mais je ne la crois pas. Je vais rester dans le coin. Pour remettre de l’ordre dans sa vie.as. Je ne la crois pas. Je vais rester dans le coin pour remettre de l’ordre dans sa vie. 


Laisser un commentaire