Lundi 23 décembre 1968
Un dîner chez les Miles
La longue nuit du retour de Rodney Harrington à la maison est terminée. Désormais, Betty doit aider son mari à affronter un nouveau jour et une nouvelle vie, une vie dans laquelle elle doit lui apporter tout le soutien possible.
L’extérieur de la maison de Rodney et Betty.
Betty descend et trouve Rodney en train de préparer tant bien que mal un jus d’orange. Il a déjà préparé le café. Elle lui propose de lui faire des œufs frits, s’approche de son fauteuil roulant et l’embrasse. Elle est un peu gênée : ce serait plutôt à elle de lui préparer le petit déjeuner.
Chuck Atwell se présente à la porte d’entrée. Il entre et demande à Rodney s’il a bien dormi. Il l’aide à enfiler son manteau. Betty refuse que son mari parte le ventre vide : elle le force à boire son jus d’orange et fait promettre à Chuck de le faire manger à l’hôpital.
Rodney roule seul jusqu’à l’entrée, et Betty tend les béquilles à Chuck. Celui-ci aide Rodney à s’installer dans la voiture. Betty les regarde partir, l’air pensif.
Michael arrive chez les Russell avec un bouquet de fleurs. Il demande à Marsha si Carolyn est à la maison et si elles ont parlé de la situation. Marsha lui répond que Carolyn semble accepter sans difficulté leur futur mariage. Ils partent ensuite dîner chez les Miles, qui les ont invités.
Chez les Miles, Alma fait les derniers préparatifs pour la soirée qu’elle donne en l’honneur de Marsha et du Dr Rossi. Elle s’inquiète des sentiments de Marsha à propos du fait que Carolyn travaille avec Lew sur le projet scientifique.
Harry tente de la rassurer. Il embrasse son épouse et lui dit qu’elle est très séduisante.
— C’est bien pour ça que tu m’as épousée, non ? plaisante-t-elle.
Ils parlent ensuite de Lew. Alma se fait du souci pour lui ; elle est persuadée que quelque chose s’est produit à New York et que leur fils refuse d’en parler.
Betty est dans la cuisine lorsque Susan frappe à la porte. Betty l’invite à entrer et à s’asseoir, puis lui demande ce qu’elle veut. Susan lui annonce que la maison Peyton n’est pas à vendre. Betty se demande ce que cela peut bien lui faire que Steven vende ou non la maison.
— Le fait est que la maison Peyton n’est pas à vendre. Il est inutile d’essayer de convaincre Steven, parce que j’ai l’intention d’y vivre une fois que Steven et moi serons mariés.
Betty doute fortement que Steven soit au courant des projets de Susan. Elle espérait que Susan pourrait convaincre Steven de vendre la maison Peyton, mais il apparaît clairement que Susan entend jouer dans la cour des grands. Les deux femmes se disputent violemment avant que Susan ne s’en aille.
La nuit est tombée sur le square. Lew se dirige vers le drugstore et croise le sergent de police William Wilson Walker accompagné de sa fille, Joanne. Le sergent confie Joanne à Lew et lui demande de ne pas rentrer trop tard.
Joanne interroge Lew sur New York et sur les amis qu’il s’y est faits. Lew lui répond que tous ses amis new-yorkais sont noirs. Leur rencontre lui a fait du bien, car ici, à Peyton Place, il a l’impression de vivre dans un cocon de Blancs.
Joanne lui demande ce que cela a à voir avec eux. Ce n’est pas une raison, selon elle, pour qu’il l’ignore. Lew s’excuse s’il s’est montré distant depuis son retour.
Au moment de partir, Joanne glisse et Lew la rattrape. Ils se regardent. Lew tente de l’embrasser, mais Joanne recule. Il propose de la raccompagner, mais elle lui répond qu’ici, ils ne sont pas à New York : les rues sont calmes et personne n’osera s’en prendre à la fille d’un policier.
La soirée chez les Miles touche à sa fin. Marsha remercie Alma pour le dîner et l’excellente soirée qu’ils ont passée. Mike et Marsha prennent congé et s’en vont.
Ils montent dans la décapotable rouge vif de Mike. Marsha regrette le nombre de fois où elle a remercié Alma ; en réalité, elle ne s’est pas sentie complètement à l’aise durant la soirée. Mike lui demande si c’est à cause de certains préjugés. Marsha lui répond que la soirée était agréable, mais qu’elle n’a pas pu s’empêcher de penser qu’ils dînaient avec des Afro-Américains. C’était plus fort qu’elle, et elle s’en veut.
Mike lui rappelle qu’il travaille avec Harry depuis longtemps et qu’ils sont rapidement devenus amis en prenant le temps de se connaître et de s’apprécier.
Lew arrive chez lui au moment où Mike et Marsha démarrent. Il entre, enlève sa veste, et échange quelques mots avec son père avant de monter dans sa chambre.
Le téléphone sonne et le Dr Miles décroche. L’appel est pour Lew : une communication longue distance en provenance de New York. Harry appelle son fils, qui lui dit qu’il prendra l’appel dans sa chambre.
Harry s’apprête à raccrocher, mais il entend malgré lui la conversation. Lew demande à une jeune fille de le laisser tranquille et de ne plus l’appeler. Elle lui dit : « Ils vont poser des questions. » Puis Lew raccroche brusquement.
Harry s’apprête à aller parler à son fils, mais Alma tente de l’en dissuader. Savoir qu’il épie Lew ne l’aidera pas à se confier.





