Lundi 3 mars 1969
Au revoir, Rodney !
Carolyn Russell et Lew Miles se sont mis d’accord sur le moyen de mettre un terme à la fausse rumeur concernant leur relation. Mais leur accord en face de l’hôpital a été mal interprété par le père de Carolyn, Fred.
Fred Russell parle avec Carolyn en face de l’hôpital de Peyton Place. Elle commence à vouloir partir, mais Fred l’attrape et insiste pour qu’elle monte dans la voiture. Fred ouvre la porte du côté du conducteur, Carolyn entre et se glisse du côté passager.
Dans la voiture, Fred dit à Carolyn qu’il l’a vue parler avec Lew Miles. Carolyn lui dit qu’il ne faisait que parler, devant un bâtiment public.
— Il n’y a rien entre Lew et moi. Rien ! Même le mot amitié est trop fort en ce qui nous concerne.
— Je vois, et c’est la raison pour laquelle tu avais une « intense » conversation avec lui tout à l’heure. Parce que vous êtes « à peine amis ».
— Nous parlions de Jeff et de son mensonge immonde, et de ta ridicule acceptation de ce mensonge.
— Je ne veux plus que tu le voies. Point !
— Ça va être difficile. Nous vivons tous les deux dans une petite ville, nous sommes dans la même classe et nous partageons un programme scientifique.
— Je ne veux plus que l’on vous voie ensemble.
— Comment puis-je faire pour te convaincre que tu as tort ? J’ai été blessée et perturbée quand toi et maman avez divorcé, mais je m’y suis fait. C’est toi qui cause des problèmes maintenant. Pas moi.
Carolyn revient sur la relation entre sa mère et le Dr Rossi. Ils s’aiment et vont se marier. Fred n’y pourra rien. Carolyn sort de la voiture.
— Si tu aimes vraiment maman, comme tu dis, alors pourquoi l’empêche-tu d’être heureuse ?
Elle claque la porte et s’en va à pieds en direction du square.
Alma Miles entre dans la cuisine tandis que Vickie replace une tasse dans l’armoire. Elle espère de pas l’avoir réveillée. Alma lui dit de ne pas s’en faire.
Elle est gentille avec Vickie. Elle lui dit qu’elle aimerait l’impliquer davantage dans la vie familiale. Elle compte aller avec elle acheter des vêtements de grossesse.
Vickie la remercie et lui dit que vivre dans une maison comme celle-à est un rêve. Prise d’une impulsion, Alma serre Vickie dans ses bras. La jeune fille ne semble pas à l’aise. Elle met son manteau et dit qu’elle va poster ces quelques lettres du Dr Miles.
— Tu m’es d’une grande aide, Vickie.
— Merci madame Miles, j’apprécie beaucoup ce que vous me dites.
Vickie s’en va. Alma entend du bruit en provenance de l’entrée principale. C’est Harry qui est de retour de New York. Elle se précipite vers lui pour l’embrasser. Et immédiatement, elle lui demande des nouvelles.
Il lui dit que tout s’est bien passé. Il a vu le Dr Corrigan, et la cousine d’Alma, qui au passage la salue. Mais Alma veut savoir si Harry a découvert quelque chose à propos de Vickie et Lew.
— Absolument rien, lui répond Harry.
Il lui dit qu’un détective qu’il a payé trois cents dollars enquête encore, mais d’après ses premières investigations, il n’y a rien de compromettant pour Lew.
— Et pour Vickie, s’enquiert Alma. Tu as découvert quelque chose ?
— Pas grand chose, à part un cousin.
— Pas de père, ni de mère ?
— Non, juste un cousin.
— D’accord, donc tu n’as rien découvert. Mais est-ce que tu continues à soupçonner quelque chose ?
— Je crois que nous ne pouvons pas nous permettre de soupçonner quelque chose.
Alma est soulagée. Toute cette suspicion commençait à la rendre nerveuse. C’est comme si elle avait un poids en moins sur la poitrine.
Lew descend et Alma l’embrasse. Elle va préparer des pancakes tandis que Lew souhaite parler à son père.
Lew s’apprête à tout dire à Harry quand il comprend que ce dernier n’a rien découvert à New York. Son père lui parle de l’hôpital et de la conversation qu’il a eu avec le Dr Corrigan, qui a suivi le stage de Lew. Le médecin de New York ne tarit pas d’éloges sur le jeune homme et Harry est fier de lui.
À l’école, Lew coince Jeff dans le couloir. Il voudrait lui parler. Jeff prétend avoir un cours de gym. Mais Lew le retient, il veut savoir pourquoi il a dit à Fred que Carolyn et lui se voyaient.
Jeff bredouille une excuse. Fred lui faisait très peur. Il pensait qu’il était sur le point de le massacrer. Alors pour se libérer de lui, il a donné le nom de Lew.
— Pourquoi moi ? demande Lew. Pourquoi mon nom ?
— Je n’ai pas réfléchi. J’ai dit le premier nom qui me venait à l’esprit.
— Tu mens, Jeff.
— Très bien, très bien… c’est peut-être parce que je t’ai vu avec Carolyn près du magasin de motos.
— On était en chemin pour le laboratoire !
— Je suis devenu jaloux. Je me suis imaginé des choses.
Mais Lew pense qu’il y a plus que ça. Que Jeff a donné le nom de Lew parce que Lew est noir.
— Si tu essaies de me faire dire que je suis raciste, tu n’y es pas du tout, proteste Jeff.
— On est ami depuis longtemps, toi et moi, n’est-ce pas ?
— Oui.
— Alors tu me dois une faveur. Va voir le père de Carolyn et dis-lui que tu as menti.
Chuck conduit Rodney chez lui. Rodney lui demande de laisser la voiture hors du garage. Norman et Rita viendront la chercher une fois qu’il aura tout fermé. Il remercie Chuck pour tout. Il lui doit énormément. Chuck lui demande de bien continuer à faire ses exercices une fois qu’il sera à Boston. Rodney le lui promet.
Toujours à l’aide de ses béquilles, il entre chez lui. Betty l’attend sur la mezzanine. Elle le regarde avec tendresse s’installer sur le canapé du salon, avant de l’appeler.
Elle a appris par Rita qu’il partait au collège de Boston. Rita et Norman ne vont pas tarder à venir pour aider Rodney à préparer ses bagages et vont l’emmener à Boston. Betty lui dit qu’elle pensait qu’elle pourrait mettre la maison en vente. Rodney lui dit qu’elle pourrait y habiter. Mais elle ne veut pas.
Puis elle lui dit qu’elle ne veut pas que tout soit terminé entre eux. Lui non plus ne veut pas. Betty ne comprend pas alors pourquoi il ne veut pas qu’elle parte avec lui. Rodney lui explique qu’il a besoin de se débrouiller seul, de réfléchir à sa vie et d’être pendant un temps indépendant. C’est important pour lui et pour sa guérison totale.
Betty dit qu’elle l’aime comme elle n’a jamais aimé personne dans sa vie.
— Prends-moi avec toi. Ne pars pas. S’il te plaît ne pars pas. Je t’aime plus que tout. Je me fiche de l’argent. Je me fiche de savoir où nous vivons ni comment nous vivons. Je veux juste être avec toi.
Elle le supplie de reprendre sa vie avec lui. Mais Rodney part à l’école et recommence une nouvelle vie. Il montre à Betty la lettre de l’agence immobilière de Boston et elle note avec un brin d’espoir qu’il a demandé un appartement assez grand pour y vivre à deux.
Betty sait que ça va vraiment marcher entre eux. Il lui dit qu’il va mettre deux brosses à dents dans ses bagages. Une manière de dire qu’elle peut l’accompagner à Boston avec Rita et Norman. Heureuse, elle l’embrasse.
Le sergent de police William Wilson Walker entre au Cider Barrel et parle avec Lew. Il commande un café avec de la crème et du sucre. Il demande des nouvelles de son frère aîné, Cliff. Lew lui dit qu’il va bien. Ils ont reçu une lettre de lui la semaine dernière.
Puis Walker demande si Harry est revenu de sa conférence médicale à New York. Il note que Lew n’est pas de bonne humeur. Le jeune homme lui dit que c’est à cause de l’école.
Vickie Fletcher entre et commande une tarte aux pommes. Elle a toujours faim ces jours-ci. Elle se présente à Walker. Lew lui demande si elle va finir par lui lâcher les baskets un jour.
Norman, Rita et Rodney vont jusqu’au Colonial et prennent Betty avec eux. Elle se met sur le siège arrière de la voiture avec Rodney. Ils s’embrassent. Tout le monde est joyeux et plaisante. Norman démarre la voiture, en route pour Boston où une nouvelle vie attend Rodney.
Steven les observe depuis la fenêtre de son bureau.






