Épisode 491

mercredi 8 janvier 1969

Rechute

Rodney Harrington a été transporté d’urgence à l’hôpital de Peyton Place, victime d’une soudaine crise de paralysie. Quelques mois plus tôt, il avait été victime d’un terrible accident de moto. Mais aujourd’hui, il n’y avait pas de moto. Il était à la maison avec sa femme, Betty. 

La neige recouvre le square. On entend les sirènes de l’ambulance. 


Le Dr Miles donne des ordres pendant que Rodney arrive dans un brancard. Il lui demande ce qui s’est passé. Rodney est nerveux : 

— Ce qu’il s’est passé ? Je ne peux plus bouger. Tout est redevenu comme avant.

Le téléphone mural bourdonne et Rossi va répondre. Une infirmière lui dit qu’elle a Mme Miles au téléphone et qu’elle veut parler à son mari. Michael lâche le combiné et informe Harry qu’Alma veut lui parler. 

— Dis-lui que je m’occupe d’une urgence et que je ne peux pas lui parler. 

Mike retourne au téléphone pour donner les instructions à l’infirmière, puis il retourne auprès du patient. 

Le Dr Miles essaie de stimuler les bras de Rodney en le piquant avec une aiguille, mais Rodney ne sent rien. Il est de nouveau totalement paralysé et il panique. 

On l’emmène ensuite en radiologie pour qu’il passe des examens approfondis. Pendant de ce temps, Mike emmène Betty au bureau des renseignements. Il lui demande comment cela s’est passé. Si Rodney a essayé de marcher tout seul. 

— Non, rien de tout cela, dit-elle. Il était dans le canapé lorsque c’est arrivé. 

Mike lui dit que le problème peut résider d’un traumatisme qui n’est pas forcément physique, mais qui pourrait être d’ordre émotionnel. 

Betty lui dit qu’ils ne faisaient que parler, puis avoue que Steven est venu les voir. Le médecin lui dit que voir Steven n’est pas bon pour Rodney, surtout connaissant le passif entre les deux hommes.

Mais Betty lui dit que Steven n’est pas venu l’ennuyer, mais leur apprendre une triste nouvelle. Elle n’entre pas dans les détails et dit juste que c’était pour une question d’argent. Après le départ de Steven, ils se sont disputés, mais ensuite tout allait bien. Ils se sont calmés. 

Le Dr Miles arrive et leur dit qu’il ne voit pas où se situe le problème. Cela peut-être d’ordre psychologique ou physique. Ils en sauront plus lorsqu’ils auront les résultats des examens.

Le Dr Miles est de nouveau appelé par sa femme et décide d’aller prendre l’appel cette fois. 


À la boutique « Les Femmes », Rita aide Maggie à se choisir des vêtements. Maggie porte une robe avec un gros noeud sur le devant. Elle se regarde dans la glace. 

— Je me demande ce qu’il aurait dit, songe-t-elle.

Rita lui sourit : 

— M. Riggs aurait dit que vous êtes magnifique dans cette robe. 

— Elle est un peu courte. 

— Et il aurait dit que vous avez de magnifiques jambes.

— Il aurait surtout dit qu’il ne faut pas vouloir paraître plus jeune qu’on ne l’est. 

Rita la persuade d’acheter la robe, même si le prix est déraisonnable. Maggie n’a jamais autant dépensé d’argent pour une robe. 

Elles quittent ensuite la boutique et, quand Rita voit Eli balayer la neige sur le trottoir près de son magasin, elle force Maggie a faire demi-tour pour se rendre au salon de beauté, arguant du fait que Maggie a besoin d’une nouvelle coiffure.


Le Dr Miles arrête sa voiture près de chez lui et rentre à la maison. Alma se précipite vers lui et il la prend dans ses bras pour la rassurer. Elle s’excuse de l’avoir appelé à l’hôpital, mais elle n’arrivait pas à gérer la situation toute seule. Elle lui a tout raconté au téléphone, y compris le fait que Vickie est enceinte de trois mois. Harry lui demande comment est la fille. Il ne tarde pas à le savoir car Lew et Vickie descendent et se posent devant lui. 

— Papa, je te présente Vickie Fletcher.

Harry agit en parfait gentleman. Il serre la main de Vickie et l’invite à s’asseoir. Puis il lui demande si elle veut un verre de lait et du gâteau qu’Alma a préparé. Elle décline. 

Ils parlent de futilités, comme de comparer la ville à la campagne. Vickie a l’air très timide devant le médecin. Ils évoquent des histoires de famille et racontent une histoire arrivée à Lew et son frère Cliff. Vickie leur dit qu’ils forment une belle famille. 

Harry demande à Lew de monter avec lui à l’étage et dit à Alma de montrer le gâteau à Vickie, peut-être qu’en le voyant elle changera d’avis et en voudra un morceau. 

Dans la chambre de son fils, Harry veut que Lew lui donne plus de détail, à commencer par le fait de ne pas leur avoir parlé de Vickie dès son retour. 

Lew lui dit qu’il ne savait pas comment le leur dire. Ils étaient tellement heureux de se retrouver qu’il ne voulait pas gâcher les retrouvailles. Justement, selon Harry, on ne parle pas de « gâcher » des retrouvailles en parlant de la fille dont on est amoureux. C’est la raison pour laquelle le médecin pense que son fils n’aime pas Vickie. 

Lew est mal à l’aise.

— Nous devrions redescendre au salon, dit-il.

— Ma main me démange, à cet instant, j’ai vraiment envie te te gifler, vocifère Harry.

— Si cela peut te soulager, ne te gêne pas.

— Je ne le ferai pas, parce qu’avant que ma main arrive à ton visage, mes doigt se transformeraient en poing. 

Harry se pose de plus en plus de question sur son fils et ses agissements. 

— Tu n’aimes pas cette fille. Ça ce voit. Un homme qui aime une femme va le crier sous tous les toits. Il ne garde pas ça pour lui. Il hurle son bonheur à la ville entière.

— Papa, est-ce qu’on peut descendre, maintenant ?

Harry observe son fils. Il lui dit qu’il va accepter le mariage, il va accepter que Vickie vienne s’installer chez eux, il ne fera pas de problème. Mais il ne peut s’empêcher de penser que quelque chose ne va pas. Quelque chose n’est pas normal. 


Au manoir, Steven et Susan jouent aux échecs lorsque le téléphone retentit. Elle va répondre. 

— Résidence Cord. Ici la reine du château !

Steven lui prend le combiné des mains et informe son interlocuteur que Susan est une amie qui aime les plaisanteries. C’est Phil James qu’il a au bout du fil. Steven le remercie de l’avoir rappelé. Il aimerait savoir s’il a entendu des rumeurs à propos de la succession de Martin Peyton. Phil n’a pas le temps de répondre car Susan presse le bouton du combiné pour terminer prématurément l’appel. Elle pense qu’il est trop obnubilé par la succession. Steven sait que quelque chose se trame au sujet de l’héritage et veut savoir quoi. Il appelle Mary et lui demande de préparer ses bagages. Il va à Boston pour une nuit.

Susan lui dit qu’il fait erreur. S’il débarque dans le bureau de Kennerly pour lui demander des comptes sur le testament de Martin Peyton, l’avocat ne lui dira rien pour la bonne et simple raison qu’il n’est pas concerné par l’héritage. 

Mais Steven est borné et il compte bien se rendre à Boston. Susan veut l’accompagner, mais il refuse. Il veut juste s’assurer que tout va bien avec la succession.


Betty retourne chez elle et est surprise de trouver Norman sur le porche, l’attendant. Il veut savoir ce qui s’est passé avec Rodney.

— Il a eu une rechute, il est retourné à l’hôpital. 

— Je le sais, je reviens de l’hôpital. Ce que je veux savoir, c’est pourquoi il a rechuté. 

— Les médecins ne savent pas. 

Norman, lui, sait. Il est persuadé que c’est la faute de Betty. Parce qu’elle n’arrête pas de prendre des décisions pour elle et non pour Rodney. Il lui reproche de continuer à tourner autour de Steven. Elle lui dit que Steven est venu pour leur dire que la banquier ne pouvait pas lui accorder une avance sur l’héritage. 

— Tu veux dire que le montant de l’héritage est gelé ?

— Je n’en sais rien. Je ne sais même pas s’il y a encore un héritage, dit-elle.

Norman lui dit qu’elle se préoccupe plus de l’argent que de Rodney : 

— Tout ce dont il avait besoin en sortant de l’hôpital, c’était toi, fait-il avec un ton de reproche.

— J’ai eu une dure journée. Veux-tu bien t’en aller ?

— Ça n’a pas pris longtemps, n’est-ce pas ? Juste une paire de jours et il est déjà retourné à l’hôpital. 

Poussée à bout par Norman, Betty avoue qu’elle pense que c’est à cause d’elle que Rodney a rechuté. Norman s’en va en secouant la tête.


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