Épisode 488

Lundi 30 décembre 1968

Impatience

Steven Cord a fait un long trajet, de Boston jusqu’à Peyton Place, et une pensée s’est peu à peu imposée à son esprit. Quelque chose ne va pas à Boston. Quelque chose qui concerne son défunt grand-père, Martin Peyton. Quelque chose qui va l’affecter profondément et accabler d’innombrables personnes dans la ville. Ce n’est encore qu’une intuition, mais tandis que Steven se dirige vers son bureau, il est convaincu d’avoir mis le doigt sur quelque chose. Quelque chose d’important.

Steven traverse le square, se gare, puis se rend à son bureau.


Steven entre et salue Mlle Nolan. Il lui demande d’appeler maître Kennerly, à Boston. Cependant, la secrétaire l’informe que Mme Harrington l’attend déjà dans son bureau.

Il ouvre la porte et découvre Betty assise à sa place. Il demande à Mlle Nolan d’attendre avant de joindre Kennerly.

Steven invite Betty, non sans ironie, à quitter son fauteuil. Elle lui reparle aussitôt du manoir et lui propose une somme considérable pour le racheter. Elle lui tend un document : une offre officielle, dont le montant semble très élevé.

Steven lui répète que la maison n’est pas à vendre. De plus, Betty n’a pas encore perçu l’héritage de Martin Peyton.

Elle lui explique que le banquier Charlie Tomlinson lui a avancé l’argent, sur la base de cet héritage à venir. Steven l’accuse alors de ne reculer devant rien pour parvenir à ses fins.

Pour Betty, Steven n’a plus aucune raison de vivre dans cette maison. Il n’y a, selon elle, aucun bon souvenir à y conserver. Elle admet que, tant que Peyton était en vie, Steven cherchait surtout à l’occuper pour contrarier le vieil homme. Mais maintenant qu’il est mort, elle estime que ce lieu n’a plus aucun intérêt pour lui.

— À moins que Susan Winter ne tienne absolument à y habiter, sous-entend-elle.

Steven lui répond sèchement que Susan n’a rien à voir dans cette affaire et qu’il est parfaitement capable de décider seul. Sa décision est irrévocable : il refuse de vendre la maison.

Il lui demande de partir, prétextant beaucoup de travail. Une fois Betty sortie, il demande à Mlle Nolan d’appeler l’avocat de Boston.


Une femme, que l’on apprendra plus tard s’appeler Maggie Riggs, se tient devant le comptoir du magasin général, une pomme à la main.

Rita s’occupe du magasin en l’absence d’Eli. Maggie lui demande si elle serait prête à lui céder tout le panier de pommes pour un bon prix.

Norman arrive, visiblement pressé de parler à Rita, mais Maggie ne lui laisse pas la priorité. Elle conseille à Rita de se méfier de « cet homme ». Rita s’en amuse et ne précise pas à la cliente qu’« cet homme » est en réalité son mari.

Une fois Maggie partie, Norman s’approche de Rita et lui demande quand elle compte rentrer à la maison. Rita lui demande encore un peu de temps. Norman lui assure qu’il était sincère lorsqu’il a promis de ne plus chercher à séparer Rodney et Betty. Ils s’embrassent.


Rodney effectue ses exercices avec le thérapeute Chuck Atwell. Le problème est qu’il en fait trop. Une fois dans son fauteuil roulant, il se relève pour tenter de marcher. Atwell le réprimande sévèrement, mais Rodney s’emporte :

— Laissez-moi faire, Atwell. Laissez-moi tranquille !

Il fait quelques pas, et Atwell le force à se rasseoir. Le Dr Rossi entre à ce moment-là et assiste à la dispute entre le patient et le thérapeute. Atwell demande à Michael de raisonner Rodney, puis s’en va, les laissant seuls.

Michael met Rodney en garde : l’impatience n’est pas compatible avec la guérison. Rodney lui répond qu’il doit se remettre sur pied au plus vite. Le Dr Rossi comprend que cette urgence est liée à Betty.

Mike retourne ensuite dans son bureau, où Steven ne tarde pas à le rejoindre. Le médecin mentionne à l’avocat que Rodney commence à marcher.

Steven est venu parler au Dr Rossi des biens de Peyton et du legs prévu pour l’hôpital. Il y a bien un don destiné à l’établissement dans le testament de Peyton, mais Michael refuse d’en discuter avec lui.

— Je ne peux pas en parler avec vous, ni avec qui que ce soit d’autre.

— Vous en parlerez avec moi si vous découvrez que quelque chose menace les legs sur lesquels vous comptez.

Steven n’en dit pas davantage et quitte le bureau.


Marsha rejoint Fred Russell au Colonial pour déjeuner. Fred lui demande si Carolyn va bien : la façon dont elle est partie de chez lui la dernière fois l’a beaucoup inquiété. Marsha lui répond qu’elle va bien, compte tenu des circonstances.

Fred parle alors avec sincérité. Il aimerait donner une nouvelle chance à leur couple. Marsha et Carolyn lui manquent profondément. Mais Marsha lui annonce que ce n’est pas possible : elle prévoit de se marier avec le Dr Rossi.

Déçu, Fred se lève sans toucher à son déjeuner et lui souhaite, avec amertume, tout le bonheur du monde avant de partir.


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