Episode 357

Lundi 31 juillet 1967

Le revolver

Norman Harrington, incapable de dormir par cette chaude et troublante nuit, erre dans le square de Peyton Place, essayant de trouver un moyen de se sentir un peu moins coupable de la grossesse de sa jeune femme. Une grossesse qui peut sérieusement compliquer le problème cardiaque de la jeune fille. Soudain, le hasard pousse Norman à regarder en direction du palais de justice, et plus précisément de la prison. Il ne fait aucun doute qu’un homme approche des barreaux de la fenêtre d’une des cellules. Le visage de l’homme est familier. Et il ne fait aucun doute dans l’esprit de Norman que cet incident, dans la pénombre de cette nuit, marquera sa vie pour les mois à venir.

Il est 3 heures du matin. Norman Harrington traverse le square et monte les escaliers du kiosque à musique. Leslie Harrington gare sa voiture près du tribunal et passe un revolver par les barreaux de la cellule de Chandler.


Dans sa cellule, Chandler appelle le gardien. Il lui dit qu’il a de la fièvre. Le gardien lui répond qu’il ira mieux demain. Chandler demande de l’eau. Lorsque le pichet d’eau arrive, Chandler prend le revolver et maîtrise le gardien. Il le frappe à la tête avec la crosse et s’enfuit.


Elliot court du Peyton County Town Hall jusqu’au Clarion. À l’intérieur du Clarion, il tape frénétiquement à la machine pour écrire son prochain article dans une édition spéciale. 

Eli l’a suivi et répond au téléphone qui sonne. Ils sont en état d’urgence, Chandler vient de s’évader. Elliot demande à son père de dire à l’interlocuteur d’appeler l’UPI (United Press International, sorte d’AFP à l’échelon mondial). 

Eli lui dit que c’est justement l’UPI qui est au bout du fil. Elliot lui demande de leur dire qu’il rappelle dans quinze minutes. Il continue à frapper frénétiquement. Charlie Hagen du White River Herald appelle, et il prend la communication.


Le Dr Rossi s’occupe de Rita dans sa chambre d’hôpital. Elle demande des nouvelles de Norman et il lui dit qu’il est à l’extérieur, il attend dans le couloir. Le médecin informe Rita qu’elle est enceinte. 

Rita prend cette nouvelle avec bonheur. Mais Michael a tôt fait de lui dire que ce n’est pas une si bonne nouvelle, en raison de ses problèmes de cœur. Il permet à Norman de voir Rita et laisse le couple seul. Norman dit à Rita qu’il ne veut pas que quelque chose lui arrive. Il ne supporterait pas de la perdre.


Adrienne quitte sa chambre remplie de fleurs pour se rendre en bas. Au salon, elle observe le portrait de Betty tandis que Martin Peyton arrive. Elle complimente le vieil homme sur son jardin. 

Martin lui demande ce qu’elle pense de Steven. Adrienne ne mâche pas ses mots. Elle le trouve grossier, mal élevé et hostile. C’est un égocentrique, froid et calculateur, extrêmement hostile. Adrienne dit à Peyton que son plan ne fonctionnera jamais. 

Lee Webber ajuste son uniforme de chauffeur et sort son manteau de la penderie du vestibule. Steven arrive et lui demande à brûle-pourpoint où Chandler a réussi à se procurer un revolver. Lee lui répond qu’il n’en sait rien. Steven pense que Lee est le complice de Chandler. 

Adrienne et Martin apparaissent. Martin dit à Lee de préparer la voiture. Adrienne monte à l’étage pour un moment.


L’interphone à dix lignes de Leslie bourdonne et le patron de la fabrique décroche. La voix de Mlle Harris lui annonce que Norman est ici et veut le voir. 

Norman vient lui demander un job. Et pour ce faire, il n’hésite pas à faire du chantage auprès de son père à propos du revolver que Leslie a donné à Chandler. 

Leslie lui demande si un emploi de commercial l’intéresse. Norman lui répond non. Il souhaite avoir l’emploi qu’occupait Chandler. Il veut commencer en bas de l’échelle. Il ne laisse pas le choix à Leslie et lui dit qu’il commence dès demain. Puis il s’en va. 


Au manoir, Steven est dans le salon, regardant son reflet dans le miroir. Adrienne arrive. Steven est hostile envers la nouvelle venue.

— Pourquoi êtes-vous venue à Peyton Place, dans cette maison ?

— Êtes-vous sérieux ?

— Extrêmement sérieux.

— J’ai le sentiment que vous êtes anxieux de la réponse que je peux vous donner. 

Elle trouve Steven vraiment très ennuyeux, et avec un esprit très étroit. 

Elle s’apprête à quitter la pièce lorsqu’elle se retourne pour dire une dernière chose à Steven. Elle critique ouvertement la petite ville de Peyton Place pour son manque de culture.  

Elle ouvre la porte pour se rendre dans le vestibule, et Peyton apparaît. Il demande à Steven de se joindre à eux. Il dit qu’il ne peut pas.

— Dommage, dit simplement Peyton.


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