Episode 399

lundi 1er janvier 1968

Retournement de situation 

Ce soir, Lee Webber a saisi l’opportunité de prouver à Martin Peyton que sa loyauté est absolue. Lee a visiblement excédé Peyton, forçant le vieil homme à confesser sa crainte de Leslie Harrington, et à exiger une chance de détruire cette peur. Ce que Lee a manqué d’observer dans la faiblesse de Peyton est le fait que le vieil homme le manipulait, exploitant soigneusement le besoin désespéré de faire ses preuves.

Lee Webber rôde aux alentours de la fabrique, dans la pénombre. Steven gare sa voiture et se rend à la fabrique tandis que les ouvriers s’en vont. Lee observe la fenêtre du bureau de Leslie.


Steven va voir Leslie à son bureau. Ce dernier lui dit qu’il n’a pas beaucoup de temps à lui consacrer parce qu’il est très occupé. Il lui offre néanmoins un verre. 

Steven lui demande pourquoi il a payé la caution de Lee. Leslie lui répond qu’il l’a fait pour Rita. Steven l’informe qu’il est probable qu’Eddie s’enfuit et que Leslie perde son argent. 

— Pourquoi dites-vous cela ? s’étonne Leslie. Vous êtes son avocat. 

Leslie l’informe que Peyton et son avocat Kennerly viennent le voir à la fabrique ce soir. Intrigué Steven lui demande quel est le but de cette rencontre. Se donner rendez-vous à une heure aussi tardive n’est pas habituel. Il pense que la rencontre concerne Eddie, et décide rester encore un peu. Il se serre un autre verre.


À la maison d’hôtes, Eddie fait ses bagages tandis qu’Eli frappe à la porte. Eli ennuie visiblement Eddie, mais le vieil homme a quelque chose à lui dire. 

Il voudrait lui faire part de sa consternation. Il pense que c’est une honte qu’on lui ait demandé de déménager. Il mentionne Hilda Kramer qui habite en dessous. C’est sans doute elle qui a fait pression sur Mme Hewitt. 

Eli sait qu’Eddie est un escroc, mais pas un meurtrier. Eddie lui dit que tant qu’il a ses dés porte-bonheur sur lui, tout se passera bien.

Il met son chapeau et son manteau et s’en va, disant à Eli de prendre soin de lui.


Chez les Carson, Elliot regarde sa montre tandis que Constance arrive enfin. Il s’inquiétait, car elle avait pourtant dit qu’elle ne s’absenterait qu’une demi-heure. 

Constance lui dit qu’elle a erré quelque temps dans le square, puis qu’elle s’est décidée à aller voir un film, à la grande surprise d’Elliot. Ensuite, elle est allée au cimetière. Steven était là-bas. Elle a parlé avec Steven d’Adrienne.

Constance est bouleversée par ce qui est arrivé à la fiancée de Peyton. 

— Mais tu la connaissais à peine, dit Elliot. 

Constance lui répond que le peu de fois où elle l’a vue, elle a senti comme une vulnérabilité chez elle. Elliot devait allé voir son père, mais décide de rester. Constance lui dit qu’il devrait y aller. Elle va bien, il n’a pas besoin de s’inquiéter. Il l’embrasse.


Eddie Jacks se rend à la taverne. Ada l’aperçoit à travers la fenêtre de l’arrière-boutique. Elle se précipite vers lui pour lui parler. Elle voit alors une valise posée à côté de lui et comprend qu’il ne loge plus à la pension de Mme Hewitt.

Elle lui demande où il compte aller vivre maintenant qu’on ne veut plus de lui dans la maison d’hôtes. Elle se voit déjà dire à Rita qu’il s’est enfui. Mais il lui dit qu’il n’a pas l’intention de partir. Il veut rester, pour Rita.

Ada lui dit qu’il peut rester temporairement dans la chambre de Rita. Eddie lui demande pourquoi elle fait ça pour lui. Elle lui répond qu’elle ne le fait pas pour lui, mais pour Rita. La jeune femme ne lui pardonnerait pas de le laisser partir. 

Eddie fait un pas vers Ada et lui caresse l’épaule, pensant que le geste de son ex-femme cache de nouveau des sentiments pour lui. Mais Ada est clair sur le sujet. Il n’est ici que parce qu’il a nulle part où aller. 

Eddie ne demande pas son reste et se rend dans l’ancienne chambre de Rita, où il jette son manteau sur le lit. Puis il redescend au bar, met son tablier de barman, et se dirige derrière le comptoir pour travailler. 

Elliot entre dans la taverne et lui dit qu’il ne croit pas qu’Eddie soit un meurtrier. C’est juste un escroc. Exactement ce qu’avait dit Eli plus tôt dans la journée. Elliot est restée dix-huit ans en prison et il sait reconnaître les vrais meurtriers. Eddie n’en est pas un. 

Avant qu’Elliot ne parte, Eddie lui demande de remercier Eli de sa part pour son soutien.


Lee rôde furtivement autour de la fabrique tandis que Steven (sans doute lassé d’attendre) sort du bâtiment, s’engouffre dans sa voiture et démarre.

Au bureau de la fabrique, Leslie reçoit un appel téléphonique de Martin Peyton. Le vieil homme veut le prévenir au sujet de Lee. Ils ont eu une conversation qu’il a mal dû interpréter. Il lui dit que Lee est sans doute en route pour la fabrique, dans le but de le tuer. Martin lui ment en lui disant qu’il se prépare à tout donner à Leslie et que cela ne plaît pas à Lee, qui voudrait sa part du gâteau. Il est donc en route pour la fabrique afin de le tuer. 

Martin avoue à Leslie qu’il est en possession du document prouvant qu’il a commandité le meurtre du vieil homme. Il lui propose un marché : il doit tuer Lee afin de venger le meurtre de sa petite-fille en échange du document.

S’il ne le fait pas, il menace Leslie d’aller à la police avec le reçu que lui a donné Eddie si jamais il n’exécute pas Lee. Leslie lui dit qu’il n’a pas l’intention de rentrer dans le jeu du vieil homme. Il le met au défi d’appeler la police, avant de raccrocher brutalement. 


Steven écoute la bande de l’interrogatoire d’Eddie par la police. Eddie fait une déclaration à propos de la fille aux cheveux bruns. Betty entre et entend la déclaration. Steven éteint le magnétophone et se dirige vers elle. Betty remet en marche l’appareil. Elle confesse à Steven sa part de responsabilité dans la mort d’Adrienne. C’est elle la fille aux cheveux noirs. Steven le savait déjà. 

Betty lui dit qu’elle est désolée de lui avoir menti. Elle lui raconte en détail sa rencontre avec Adrienne ce soir-là. Le fait qu’elle ait dit à Betty qu’elle lui avait menti au sujet de ce qui s’était passé à Boston.

Betty sait qu’ensuite, Steven s’est amouraché d’Adrienne et c’est entièrement sa faute. Si elle avait cru Steven,  ils n’auraient pas divorcé. Elle jure à Steven que la mort d’Adrienne était un accident, qu’elle a perdu l’équilibre. 

Steven lui dit qu’il aurait préféré qu’elle lui raconte tout cela avant. Elle doit aller faire une déposition à la police. Elle est d’accord avec lui. Elle se rend responsable de la mort d’Adrienne et Steven lui dit que ce n’est pas sa faute. Mais Betty sait que si elle n’avait pas insisté pour la voir, elle serait encore en vie. 

Il suggère à Betty de revivre ensemble. Betty ne répond pas. Avant de partir, elle lui demande à quelle heure elle doit être au tribunal. Il lui dit d’être là à 9 heures demain matin.


Leslie aperçoit l’ombre de Lee Webber derrière la porte-fenêtre de son bureau. Il sort de son tiroir un petit revolver qu’il glisse dans sa poche. 

Lee entre et dit à Leslie que Peyton à changé d’avis sur le lieu du rendez-vous avec Kennerly et veut qu’il le conduise au Colonial. 

Leslie lui dit que cela n’a aucun sens. Les affaires sont censées se tenir dans un bureau et non à une auberge. 

Il lui demande également pourquoi il n’est pas en uniforme. Lee répond qu’il n’est plus en service. Leslie se tourne pour prendre son manteau. Lee en profite pour saisir un trophée de sport lourd de la table de Leslie dans le but de le frapper à mort. 

Mais avant que Lee n’ait le temps de le frapper, Leslie dégaine son arme, se retourne et tire sur Lee. Le chauffeur de Peyton s’effondre. 


Episode 398

jeudi 28 décembre 1967

La femme aux cheveux sombre 

Si Leslie Harrington pouvait agir avec force, il aurait réussi à reprendre des mains d’Eddie Jacks la preuve écrite qu’Harrington a employé Eddie pour commettre un meurtre. Mais il ne peut pas. Tout ce qu’il peut faire, c’est laisser un message disant qu’il est vital qu’Eddie vienne au bureau de Leslie Harrington dès qu’il aura terminé de discuter avec le Dr Rossi. Ce qu’Harrington ignore, c’est qu’il a déjà été trahi par Eddie. Martin Peyton est maintenant en possession du document qui prouve que Leslie Harrington a employé Eddie Jacks pour tuer Peyton.

Leslie laisse une note à Mlle Choate pour qu’elle la donne à Eddie. Elle épingle la note. Leslie prend son chapeau et sort de l’hôpital pour se trouver devant la limousine de Peyton.


En face de l’hôpital, Peyton dit à Leslie de monter dans la limousine. Il s’exécute.

— Est-ce que vous allez bien, Martin ? s’enquiert Leslie. 

Peyton lui dit qu’il quitte Peyton Place pour se réinstaller à Boston. Il veut que Leslie reprenne les pleins pouvoirs de la fabrique. Il lui cède toutes ses actions.

Leslie ne le croit pas, mais Peyton lui dit qu’il est sincère. Il veut prendre une retraite mérité. Leslie lui demande où est le hic. Peyton lui dit qu’il n’y en a pas. Alors Leslie lui dit qu’il veut tout par écrit. Justement, Kennerly est encore en ville et va se charger de rédiger les papiers. 

Il donne rendez-vous à Leslie à la fabrique à vingt-et-une heures pour signer les documents qui fera de lui le propriétaire de la fabrique est des biens de Peyton. 

Leslie prend congé de lui. Lee Webber entre dans la limousine et demande : 

— Où allons-nous, Monsieur ? 

Le vieil homme ne répond pas. Il semble plongé dans ses pensées. 

— Mr Peyton, vous allez bien ? Que se passe-t-il Monsieur ? s’enquiert le chauffeur. 

Peyton lui répond : 

— Ramenez-moi à la maison. Et arrêtez de me fixer du regard. 

Leslie retourne au bureau des informations de l’hôpital et dit à Mlle Choate qu’il a changé d’avis sur le mot écrit à l’intention d’Eddie. Il ne pourra pas le voir ce soir. L’infirmière se saisit du papier et le déchire.


Eddie conduit son vieux tacot, se gare en face de la banque et sort du véhicule. Il est retenu par Rodney qui lui demande sa version des faits sur ce qui s’est passé le soir de la mort d’Adrienne. Il connaît la version de la police, celle de Steven, mais veut entendre la sienne. 

Eddie lui demande pourquoi, et Rodney lui répond que c’est pour Rita. 

— Je vais te dire une chose, je ne suis pas un meurtrier, vocifère Eddie. 

Il lui raconte qu’une femme brune a quitté la maison précipitamment après la chute d’Adrienne. Et il affirme qu’il peut prouver cela. Il attend le procès pour cela et invite Rodney à y assister. Il ne sera pas déçu du voyage. Il insiste sur le fait que la jeune femme avait de longs cheveux noirs.


Steven est dans son bureau écoutant un enregistrement de lui sur l’affaire Adrienne VanLeyden. Mlle Nolan le prévient qu’Eddie est ici et veut le voir. 

Ce dernier entre et dit à Steven qu’il n’a jamais eu d’avocat comme lui. Il se plaint que Steven ne lui parle pas et pense qu’il fait exprès de faire traîner l’affaire. Steven lui répond qu’il peut consulter un autre avocat s’il le souhaite. 

Eddie mentionne la femme qui est sortie du manoir après la chute d’Adrienne et demande quand Steven sera disposé à enquêter sur elle. Steven se met en colère. Il lui dit qu’il  fera ce qu’il faut pour démasquer cette femme et lui répète que s’il veut changer d’avocat, il n’est pas contre. Puis il lui demande de sortir.


Martin Peyton est assis au bord de son lit, dans sa chambre située à l’étage du manoir. Le Dr Rossi l’examine. Lee Webber est dans la pièce, occupé à cirer les chaussures de son patron, tout en écoutant la conversation. 

Peyton dit que Rossi voulait une revanche sur le suicide du Dr Philipp Van Leyden. Il l’a obtenu avec la mort d’Adrienne. 

Peyton demande à Webber d’ouvrir la boîte et de donner la lettre au Dr Rossi. Peyton récite les derniers mots de Philipp prouvant qu’Adrienne l’a poussé au suicide. Il dit au médecin que son instinct au sujet d’Adrienne était entièrement vrai. C’est bien Adrienne qui a poussé son mari à sauter du balcon de leur appartement. 

De son côté, Michael pense que Peyton en sait beaucoup plus sur la mort d’Adrienne qu’il ne veut le dire. Il quitte la chambre du vieil homme et redescend. 

En bas, dans le hall d’entrée, Michael et Steven s’entretiennent. Le médecin dit à Steven que sa mère a eu raison en voulant brûler cette maison et en partant. 

— Vous voulez dire Mme Cord, le corrige Steven. Toujours est-il que Michael est bien remonté contre la famille Peyton.


Steven se rend au Shoreline Garage pour y voir Rodney. L’avocat s’inquiète au sujet de Betty. Il pensait qu’elle serait avec lui, mais elle n’est pas ici. 

Steven lui demande ensuite pourquoi il a parlé à Eddie Jacks. Rodney souhaite faire la lumière sur ce qui est arrivé à Adrienne, pour Rita.

Il dit à Steven qu’ils savent tous les deux que la femme aux cheveux bruns qui s’est sauvée de la maison pourrait être Betty. Rod lui demande ce qu’il va faire s’il s’avère que c’est bien Betty. 

— Pour libérer ton client, tu devras mettre Betty en prison, souffle-t-il.


Lee Webber commence à monter les escaliers du manoir lorsqu’il entend du bruit en provenance du salon. Il trouve alors Peyton assis, le regard dans le vide. Le chauffeur demande à son patron se qui se passe. 

Peyton lui dit qu’Eddie lui a vendu un papier incriminant Leslie. Lee lit le document. Il se rappelle qu’Eddie a volé la clé à molette se trouvant dans le coffre de la limousine. Peyton confie à Lee qu’il n’a plus d’alternative. Il veut que Lee tue Harrington. Dès ce soir. 

Le vieil homme l’informe que Leslie l’attend à vingt-et-une heure à la fabrique. Leslie attend que Peyton vienne signer un papier lui donnant tous les pouvoirs sur les biens du vieil homme. 

— En le tuant, vous allez me sauver la vie, dit le vieil homme. Je vous donnerai tout ce que vous voudrez. Allez à fabrique. Vous n’avez aucun mobile. Et vous n’utiliserez pas de revolver. 

Lee n’est pas très chaud pour faire ce travail. Cependant, il est tellement dévoué envers son employeur qu’il accepte ce que Peyton lui demande. Il lui souhaite bonne nuit et s’en va.


Episode 397

lundi 25 décembre 1967

 Malaise

Adrienne Van Leyden trouve son dernier repos ici. Une seule personne connaît les circonstances exactes de sa mort, sait qu’Eddie Jacks a été injustement inculpé du meurtre d’Adrienne. Cette personne, c’est Betty Cord. Ce qu’elle va faire de ce secret ne va pas seulement déterminer le cours de sa vie, mais aussi celui de ses proches.


Le cimetière. Amis et connaissances d’Adrienne sont réunis autour de la tombe. Betty, Constance, Elliot, Steven, le Dr Rossi, Peyton, Lee Webber et le prêtre. Rodney gare sa voiture et se joint au petit groupe, juste à côté de Betty.

Le prêtre fait l’éloge funèbre d’Adrienne. Soudain, Betty manque de s’évanouir dans les bras de Rodney. Il l’emmène dans sa voiture. 

Betty est bouleversée et Rodney lui demande si elle veut voir le Dr Rossi. Il a besoin de savoir si Betty était au manoir le soir du drame, il sait qu’elle n’était pas dans sa chambre. 

Elle lui dit qu’elle a été se promener, c’est tout. Rodney veut savoir si elle est impliquée dans la mort d’Adrienne. Betty ne cesse de répéter qu’elle n’a fait qu’une promenade. Rodney n’insiste pas. 

Tandis qu’ils quittent le cimetière, les funérailles touchent à leur fin. 


Mary ouvre la porte d’entrée du manoir et Peyton entre, suivi par Lee Webber. 

— C’est fini, Mary. Les funérailles et le mariage, dit Peyton d’une voix qui se veut triste. 

William Kennerly Sr attend dans le salon. Peyton l’appelle « Bill ». L’avocat souhaite parler en privé à Martin, mais ce dernier lui dit qu’il n’a aucun secret pour Lee. Kennerly informe Peyton qu’il a déposé 50.000 dollars à la banque de Boston au nom de Norman et Rita. Il donne à Martin le récépissé. Le vieil homme lui demande de rester en ville quelque temps. 

Après le départ de l’avocat, Eddie Jacks sonne à la porte et force le passage pour entrer, devant une Mary embarrassée.  Lee saisit l’homme au col pour le mettre dehors, mais Peyton lui demande de le laisser entrer au salon. Cette fois, il demande à son chauffeur de quitter la pièce pour qu’il puisse parler en privé à Eddie. 

Ce dernier donne à Peyton le reçu prouvant que Leslie a versé à Eddie 50.000 dollars pour service rendu. En retour, Martin lui donne le récépissé de Kennerly prouvant le transfert de fond. Il demande une protection et des garanties en échange d’un témoignage sur l’honneur que Leslie l’a engagé pour tuer le vieil homme. En fait, il a peur de représailles. Martin lui rétorque qu’il doit se débrouiller tout seul pour sa protection. Qu’il fasse profil bas, et il pourra s’en sortir.


Betty se rend à la réception de l’hôpital de Peyton Place. Mlle Choate est appelée à prendre la ligne 4. Betty demande au Dr Rossi si Rita peut recevoir des visiteurs. Le médecin lui dit de faire très attention en parlant avec Rita. Il est appelé à prendre la ligne 3.

Betty se rend dans la chambre de Rita et lui demande comment elle se sent. Rita voudrait avoir une radio, mais Michael ne lui fait pas cette faveur. Elle se plaint que personne ne veut lui dire ce qui s’est passé. 

Rita est inquiète au sujet de son père. 

— Ce n’est pas un meurtrier, Betty. C’est juste un escroc. 

Rita bouleverse Betty, qui hausse le ton. Elle se calme rapidement et prend comme excuse le fait qu’elle revient des funérailles d’Adrienne et que cela l’a bouleversée plus qu’elle ne l’aurait pensé. Puis elle quitte la pièce précipitamment.

Quand il voit sortir Betty en pleurant, Michael veut lui parler, mais elle s’écarte de lui et s’enfuit.


Dans le salon de Peyton, le portrait de Betty trône toujours au-dessus de la cheminée. Steven arrive au manoir et s’assoit sur les marches des escaliers. Il appelle Mary et lui demande de se débarrasser des fleurs. Elle dit qu’elle va s’en charger. Peyton arrive, utilisant ses deux cannes et Steven lui demande s’il va bien. 

Peyton lui dit qu’il a de la saleté sur ses chaussures et qu’il n’arrive pas à s’en débarrasser. Ils s’assoient dans le salon et discutent. Steven lui demande si tout cela en valait la peine. Peyton était-il vraiment obligé d’amener Adrienne dans cette maison ? Quand tout ceci prendra-t-il fin ? 

— Nous sommes deux hommes rationnels, dit l’avocat. 

— Le sommes-nous vraiment ? demande Martin. 

Steven se sert un verre pour lui et pour Peyton. Il dit qu’il a toujours voulu fuir le vieil homme. 

— Tu vois en moi tout ce que tu détestes, et je vois en toi toutes mes erreurs, dit Peyton.


Eddie rend visite à Rita. Il lui apprend à jouer à un jeu de dés qui s’appelle le Craps. Il lui explique les règles du jeu. 

Leslie entre pour voir Rita. Il lui demande comment elle se sent. 

— Prête à courir le marathon de New York, plaisante-t-elle. 

Rita remercie Leslie pour avoir payé la caution d’Eddie. Leslie lui répond qu’il est justement là pour ça : 

— Ton père et moi devons avoir une petite conversation. À propos de la caution et d’autres petites choses. 

Eddie et Leslie laissent Rita et vont dans le couloir. Leslie attaque immédiatement de front : 

— Eddie, tu devais venir à mon bureau à la première heure ce matin, avec ce reçu, tu as oublié ?

Eddie lui dit qu’il est venu, mais que Leslie n’était pas là. Et il se voyait mal donné le document à sa secrétaire. Leslie était en effet aux funérailles d’Adrienne. 

Il veut le document maintenant. 

— Est-ce que tu penses que je suis assez stupide pour porter ça sur moi ? s’exclame Eddie. 

Il ajoute que le reçu est en sûreté et qu’il le donnera à Leslie quand il jugera le moment opportun. Leslie le menace : 

— Cette glace sur laquelle tu patines commence à craquer. Et tu vas finir en dessous si jamais tu ne me donnes pas ce reçu ! 

Il lui donne une heure, sans quoi il pourrait faire annuler sa liberté sous caution.

Le Dr Rossi se dirige vers eux et leur parle brièvement. Le médecin les informe qu’il n’y a aucun changement dans l’état de Rita. Eddie veut lui parler en tête-à-tête. Le médecin dit qu’il n’a pas beaucoup de temps, mais consent à le recevoir deux minutes dans son bureau.

Eddie et Michael entrent dans le bureau. De son côté, Leslie écrit un message qu’il donne à Mlle Choate.


Episode 396

jeudi 21 décembre 1967

Liberté sous caution 

Aujourd’hui, qui devait être le jour du mariage de Martin Peyton, le jeune Norman Harrington se voit confier une mission désespérée. Il est déterminé à obtenir une libération sous caution pour Eddie Jacks, le père de sa femme, inculpé du meurtre de la fiancée de Martin Peyton, Adrienne Van Leyden.

Norman se dirige vers le Colonial Post Inn pour parler avec son père.


Norman se rend dans la chambre de Leslie, au Colonial. Leslie le fait entrer et Norman lui dit qu’il a besoin d’une faveur. Il a besoin d’argent. 

Leslie lui dit qu’il est content de pouvoir l’aider. Il sort son portefeuille et lui demande : 

— Combien ? 

Norman avoue qu’il a besoin de dix ou vingt milles dollars. Évidemment, Leslie est surpris et lui demande pourquoi il a besoin d’une telle somme. 

Norman lui répond que c’est pour Rita. Elle risque de perdre le bébé et elle ne doit pas avoir de contrariété. Leslie pense alors que l’argent doit servir pour une opération, mais Norman lui dit qu’il s’agit de payer la caution d’Eddie. 

Il a vu avec Steven et la caution devrait avoisiner les 20.000 dollars, selon lui. Norman lui dit qu’il a fait promettre à Rita de faire sortir son père de prison. Leslie hésite fortement à consentir à la demande de son fils, car il connaît Eddie, et il pense qu’il y a de fortes chances qu’une fois sorti de prison, il prenne la poudre d’escampette et que Leslie ne revoit plus son argent. 

Norman insiste, pour Rita. Il avoue qu’il n’aurait jamais voulu qu’Eddie revienne. 

Leslie accepte finalement de payer la caution à une seule condition : qu’Eddie vienne le voir directement à la fabrique dès sa sortie. Norman lui demande pourquoi. Leslie lui répond qu’il veut être sûr qu’Eddie ne s’enfuit pas. 


L’audience pour l’inculpation d’Eddie Jacks est tenue par le juge Chester. Steven Cord plaide non coupable pour son client. 

L’assistant du procureur, Jerry Carter, n’a aucune objection à ce qu’Eddie soit libéré sous caution. L’audience préliminaire est fixée au 14 de ce mois, à neuf heures du matin. Steven dit à Eddie d’être là à l’heure. 

Peyton, qui a assisté à l’audience, interpelle Steven à l’issue de celle-ci. Il souhaite payer la caution d’Eddie, mais Steven lui dit qu’il se manifeste trop tard. Eddie ajoute que Leslie Harrington l’a déjà réglée. 

Peyton est surpris par cette nouvelle. Il demande à Steven de pouvoir parler seul à seul avec son client. 

Elliot exprime son inquiétude à Steven parce qu’il a permis à Eddie de parler en privé avec Peyton. 

Dans le couloir, Peyton s’approche d’Eddie et lui promet 50.000 dollars pour Norman et Rita en échange du reçu de 50.000 dollars que Leslie Harrington a donné à Eddie pour qu’il assassine Peyton. Eddie veut l’argent en poche avant de donner le document signé. Peyton dit à Eddie de ne pas jouer avec le feu, sans quoi il risque de se brûler. Il ne peut pas rassembler l’argent aujourd’hui, car c’est dimanche et la banque est fermée.  Eddie persiste : pas d’argent, pas de document. 

Maintenant qu’il est libéré sous caution, sa préoccupation principale est d’aller voir Rita. 


Sous de faux prétextes, Leslie convainc Mme Hewitt de le laisser entrer dans la chambre d’Eddie Jacks. Il est en fait à la recherche du reçu des 50.000 dollars. Il dit à la patronne de la pension qu’elle n’est pas obligée de rester avec lui, mais Mme Hewitt pense le contraire. Leslie lui présente un billet, mais Mme Hewitt s’en va sans le prendre, lui demandant de laisser la porte ouverte et de ne la refermer que lorsqu’il s’en ira. 

Leslie commence à fouiller la chambre, mais à son grand mécontentement, Eli se montre et interrompt ses recherches sur le reçu. 

Leslie est mal à l’aise, sachant qu’il est en faute. Il informe Eli qu’il a payé la caution d’Eddie et qu’il est venu ici pour le voir. Eli lui dit qu’il peut lui laisser un message de sa part s’il le souhaite. 

— Ce ne sera pas la peine, grogne Leslie avant de s’en aller.


Eddie, dans son plus beau costume, va rendre visite à Rita à l’hôpital. Il la réveille et la prend dans ses bras. 

Rita lui demande comment il va. Il dit à sa fille que Norman a été vraiment très sympa avec lui. Il lui dit de ne pas s’inquiéter. Toute cette histoire n’est que pure invention. 

Il demande à Rita pourquoi elle a couru dans la neige, surtout qu’à cette époque de l’année, il fait moins cinq dehors. Il raconte à sa fille qu’il est allé voir Peyton pour lui demander de ne pas rayer Rita de son testament. 

Rita lui assure qu’elle ne peut pas croire qu’il ait tué quelqu’un. Ce qui n’empêche pas la jeune fille de lui reprocher de lui avoir menti lorsqu’il a dit qu’il était malade. 

Elle ne sait plus que croire dans toute cette affaire. Eddie lui demande d’essayer de comprendre. Tout va s’arranger. Il l’embrasse, lui dit qu’il l’aime, et quitte la chambre.


Peyton va voir Betty dans sa chambre, au Colonial. Betty lui avoue qu’elle était sur le point d’aller faire un tour, juste pour éviter d’entendre quelqu’un frapper à la porte. 

Peyton lui dit qu’il sait qu’elle était avec Adrienne juste avant qu’elle ne meure. Il les a entendu se disputer et il est sûr d’avoir reconnu sa voix. 

Il lui demande ce qui s’est vraiment passé. Betty lui dit qu’elle devait savoir ce qui s’était réellement passé entre Adrienne et Steven. C’est pour cela qu’elle est venue la voir. Elle lui parle de leur dispute et de la chute de la jeune femme. Elle se remémore tous dans les moindres détails. 

Betty veut se rendre à la police, mais Peyton lui conseille de ne pas y aller, et de ne rien dire à personne. Cependant, Betty doit penser à Eddie qui est accusé à tort, et à Rita aussi, qui doit être affectée par son arrestation. 

Selon Martin Peyton, Eddie n’ira pas jusqu’au procès, et elle non plus. Mais elle ne doit surtout pas faire de déposition. Il la protégera. Il lui promet que tout ira bien. Peyton insiste sur le fait que la mort d’Adrienne était accidentelle.

Betty ne comprend pas pourquoi Peyton est si gentil avec elle. Elle pensait qu’il viendrait la voir pour lui faire des reproches, étant donné que sa fiancée est morte et qu’elle était avec elle à ce moment-là. Mais Peyton lui assure qu’il ne la croit pas coupable, et qu’Adrienne appartient maintenant au passé. Il lui dit qu’elle doit oublier cette malheureuse histoire, et oublier aussi Steven. Car s’il a flirté avec Adrienne, c’était pour le faire souffrir. 


Dans son bureau, à la fabrique, Leslie examine un lot de tissus lorsqu’Eddie frappe à la porte. Leslie lui dit d’entrer. Eddie est ici pour remplir l’accord qu’il a passé avec Norman. 

En colère, Leslie lui jette le stock de tissus en pleine figure. Eddie tente de le calmer en lui disant qu’avec mort d’Adrienne, Leslie n’a plus à s’en faire en ce qui concerne l’héritage de Peyton.

Mais Leslie veut l’accord écrit qui l’incrimine. Eddie lui dit qu’il est à l’abri dans un coffre de la banque. 

Leslie exige le document sur son bureau dix minutes après l’ouverture de la banque lundi matin. Eddie promet qu’il sera là. Il s’apprête à partir, mais avant cela il jette les tissus à la figure de Leslie. Puis il s’en va.


Episode 395

lundi 18 décembre 1967

En prison 

La nuit dernière, juste quelques heures avant qu’elle ne devienne Mme Martin Peyton, Adrienne Van Leyden a été découverte morte dans la maison de Peyton. Eddie Jacks a été découvert penché sur le corps d’Adrienne. Il a été arrêté et inculpé pour meurtre. C’est la conclusion qu’Eddie Jacks n’avait aucune raison de tuer Adrienne qui a poussé Martin Peyton a venir voir Eddie dans sa cellule.

La limousine se gare devant le palais de Justice. Lee Webber aide Martin Peyton a sortir de la voiture. Le vieil homme se dirige vers le poste de police.


Un gardien accompagne Peyton jusqu’à la cellule d’Eddie. Peyton se tourne vers le gardien et lui dit qu’il ne sera pas long. Eddie salue Peyton. Le vieil homme demande au prisonnier pourquoi il a voulu qu’il vienne le voir dans sa cellule. 

Eddie assure à Peyton qu’il n’a pas tué Adrienne. Elle était déjà morte lorsqu’il est entré dans la maison. Il sait qu’ils n’ont aucune preuve contre lui. Eddie veut faire un deal avec Peyton : des informations précieuses contre de l’argent. 

Peyton ne prend pas Jacks au sérieux et lui dit que venir le voir à été une perte de temps. Il appelle le gardien. Mais Eddie le retient en lui disant que Leslie Harrington lui a promis 50.000 dollars pour le tuer. Et il peut le prouver. 

Peyton demande encore cinq minutes au gardien. Eddie lui explique qu’il était planqué dans les buissons pour attenter à sa vie le jour où il se trouvait avec Lee sur le chemin du cimetière, mais qu’il n’a pas pu se résoudre à le faire. 

Il ajoute qu’il n’avait aucune intention de faire du mal au vieil homme quand il est entré dans la maison. Il voulait juste le prévenir que Leslie voulait sa peau. Martin demande une preuve et Eddie lui parle d’une promesse écrite et signée de la main d’Harrington. Le gardien revient pour faire sortir Peyton.


Elliot frappe à la porte de la chambre de Betty, au Colonial. On peut voir sur la table le Clarion avec, en gros titre : « LA FIANCEE DE PEYTON EST MORTE ». 

Betty remercie Elliot d’être venu, même si elle aurait pu se déplacer au Clarion. Dès qu’il a eu son message, Elliot a été ravi de pouvoir s’échapper du bureau. 

Betty lui dit qu’elle se fait du souci au sujet de Rita Harrington à cause de l’arrestation pour meurtre de son père. Elliot lui annonce qu’il va y avoir une audience préliminaire puisqu’Eddie clame son innocence. Elle espère que Rita peut rendre visite à son père, mais Elliot lui apprend qu’elle est actuellement à l’hôpital. 

Betty demande s’il est question d’une libération sous caution. 

— Vous et moi savons très bien qu’Eddie Jacks n’est pas un meurtrier, lui dit-elle. 

Selon Elliot, la caution risque de ne pas être accordée. Betty lui répond qu’ils ne peuvent pas mettre un innocent en prison. Elliot lui rappelle qu’il est resté 18 ans en prison pour un crime qu’il n’a pas commis. 

Il n’y a rien qu’Elliot puisse faire pour faire sortir Eddie de prison.


Leslie vient au manoir pour transmettre ses condoléances à Martin Peyton au sujet de la mort de sa fiancée, Adrienne. Il offre de prendre en charge les démarches nécessaires aux funérailles de la jeune femme. Peyton le remercie, mais lui dit que les funérailles sont sa responsabilité à lui. 

Il demande à Lee de débarrasser le plateau de thé et s’apprête à monter à l’étage quand Leslie lui dit qu’il veut s’entretenir avec lui en privé. 

Lee ne s’en va pas pour autant et Peyton lui demande de faire vite. Leslie lui parle du fait qu’Eddie Jacks était là au moment où Adrienne a été retrouvée morte. 

Peyton demande à Leslie s’il connaît Eddie Jacks. Leslie nie le connaître bien. Il est en relation avec lui uniquement à travers Rita. 

Le vieil homme l’informe que Steven veut se charger du dossier d’Eddie. Il ajoute que son petit-fils est un avocat très doué et qu’il est sûr qu’il fera la lumière sur toute cette affaire. 

Peyton est fatigué et s’excuse auprès de Leslie. Il se retire et monte doucement les escaliers.


Ada et Norman se rendent à l’hôpital pour rendre visite à Rita. Le Dr Rossi sort de la chambre de la malade et parle un instant avec Ada et Norman. Le médecin les prévient de ne pas rester trop longtemps et de faire semblant d’être joyeux, même si le cœur n’y est pas. 

Ada et Norman entrent dans la chambre. Ils tentent de convaincre Rita qu’Eddie a été arrêté pour des babioles. Mais Rita n’est pas dupe : 

— Que se passe-t-il ? Pourquoi me mentez-vous ? Je déteste cela. Vous m’avez promis qu’il n’y aurait plus de mensonge. 

Norman tente de calmer Rita en lui demande de ne pas trop s’agiter. Finalement, Ada lance : 

— Ton père a tué quelqu’un. 

Rita est bien entendu bouleversée par cette nouvelle. Elle demande qui est la victime et Norman avoue qu’il s’agit d’Adrienne. 

Elle ne peut pas croire que son père soit un meurtrier. Elle dit à Norman qu’elle veut le voir. Il lui dit que c’est impossible pour l’instant. Elle lui fait cependant promettre d’essayer de l’aider. 


Steven se rend au manoir pour parler avec Peyton. Il frappe à la chambre du vieil homme. Peyton l’invite à entrer. Steven lui avoue qu’il va représenter Eddie Jacks. Peyton lui déconseille de le faire. 

L’avocat lui demande ce qu’Eddie lui a dit lorsqu’il est venu le voir dans sa cellule. Mais Martin refuse de répondre.

Steven est persuadé qu’Adrienne n’aurait jamais accepté de se marier avec le vieil homme si celui-ci ne la menaçait pas ou ne la faisait pas chanter. Clairement, il le soupçonne d’avoir tué Adrienne. 

Il insiste pour savoir ce que Peyton a dit à Eddie dans la cellule. Peyton ironise en lui disant qu’il trouve étrange que Steven n’ait pas suffisamment confiance en son client pour ne pas croire ce qui a été dit dans sa cellule. Steven s’en va sans avoir de réponse, mais en jurant à Peyton qu’il découvrira la vérité. 


Norman se rend à la prison pour voir Eddie. Il lui dit que Rita l’a entendu se glisser furtivement hors de l’appartement hier soir. Et qu’ensuite elle l’a vu sortir d’une voiture de police les menottes aux mains. Eddie jure qu’il n’a pas tué Adrienne. 

Norman l’informe aussi que Rita est à l’hôpital. Eddie accuse le coup. Et pour le culpabiliser encore plus, le jeune homme lui explique qu’elle s’est évanouie dans la neige après avoir voulu courir après lui en le voyant entrer au palais de justice. 

Norman lui demande ce qu’il faisait chez Martin Peyton avec une clé à molette dans la main. Norman a fait la promesse à Rita d’aider à faire sortir son père de prison, mais il ajoute qu’il ne croit pas un mot de ce que peut dire Eddie. 

Il dit que c’est sa faute si Rita est à l’hôpital. 

— Laissez-moi vous dire une chose. Si quoique ce soit arrive à Rita ou au bébé, il y aura un autre meurtre.

Steven se montre et dit à Eddie que son audience est dans cinq minutes. Avant de quitter la cellule, Eddie se tourne vers son gendre et lui demande de dire à Rita qu’il l’aime. 


Episode 394

jeudi 14 décembre 1967

Le mensonge 

Ce soir, un drame s’est produit dans la maison de Peyton, et toute la ville est choquée. Rita Harrington a été emmenée à l’hôpital de Peyton Place, aux bons soins du Dr Rossi après s’être évanouie près du square, et ramenée dans les bras de son mari, Norman. Rita a vu son père, Eddie Jacks, sortir d’une voiture de police et se diriger, menottes aux mains, vers le poste de police. Rita s’est instinctivement ruée dehors, courant dans le square recouvert de neige en essayant d’intercepter son père, et en tentant de comprendre ce qui s’est passé. Puis elle s’est effondrée.

Une ambulance dans le square. Norman, Rita et Michael Rossi descendant les marches de l’appartement. Rita s’engouffre dans l’ambulance, juste en bas des escaliers. L’ambulance démarre.


Au manoir, le sergent William Wilson Walker est au téléphone avec Elliot et lui apprend la mort d’Adrienne Van Leyden, ainsi que l’arrestation d’Eddie Jacks. 

Elliot est dans sa chambre. Constance entend une partie de la conversation et Elliot lui confirme la mort d’Adrienne. Elle est visiblement bouleversée. Elle lui pose des tas de questions. Pour Constance, Adrienne est bien trop jeune pour mourir. 

Elliot ne s’apitoie pas sur le sort de la morte et Constance est choquée par ses propos. Il dit qu’une femme comme Adrienne ne doit pas s’attendre à vivre vieille. Constance lui répond qu’Adrienne lui semblait être une femme bien. Elle lui avait dit vouloir des enfants. 

Elliot s’habille pour se rendre au poste de police. Il embrasse Constance avant de partir.


Le Dr Rossi examine Rita dans sa chambre d’hôpital. Il écoute le cœur du bébé avec un stéthoscope prévu à cet effet. Il ordonne à Rita de rester au lit et de se reposer. 

Rita n’émet pas d’objection. Elle aimerait savoir combien de temps elle va rester à l’hôpital. Rossi lui dit que cela va dépendre de sa condition physique. 

Rita se plaint alors de maux de ventre. Michael palpe son estomac afin de voir si tout va bien. Puis il sort de la chambre. 

Dans le couloir, il informe Norman qu’elle va aussi bien que possible, ce qui n’a pas pour effet de rassurer le jeune homme. Le médecin lui dit qu’il peut aller voir sa femme, mais brièvement, car elle doit se reposer. 

Juste avant d’entrer, Rodney débarque et les informe qu’Eddie a été arrêté pour le meurtre d’Adrienne. Michael est inquiet pour Rita. Si elle venait à l’apprendre, le choc pourrait lui faire perdre le bébé. Norman voudrait savoir quoi dire à sa femme. Michael lui conseille de mentir, c’est le mieux à faire compte tenu de l’état de santé de Rita.

Norman va voir Rita. Il lui dit que le médecin affirme que le bébé va bien et qu’elle a juste besoin de repos. 

Comme il s’y attendait, Rita demande des nouvelles d’Eddie. Norman bredouille qu’il y a eu un malentendu à White River à propos d’une rixe et Eddie a été embarqué pour rien. 

Il retourne dans le couloir et dit au Dr Rossi que son histoire semble satisfaire Rita. Mais il se pose la question (légitime) de savoir ce qui va se passer lorsqu’elle va apprendre qu’il lui menti. 

Rita s’assoit et commence à composer un numéro sur le cadran du téléphone. Le Dr Rossi arrive avant qu’elle n’ait obtenu la ligne. Il lui dit qu’elle doit avoir un repos complet, ce qui veut dire : pas de téléphone et pas de position assise.

Rita veut cependant avoir des nouvelles de son père. Le médecin lui donne une pilule à prendre et lui demande de boire toute l’eau. Tout ce qu’elle doit faire, c’est se reposer et penser à la maman formidable qu’elle va être. En partant, il lui confisque le téléphone. 


Le sergent Walker est toujours au manoir, avec un détective. Il procède à l’enquête préliminaire. Lee leur reproche de ne pas avoir encore terminé leur travail ici, et de faire trop de bruit, ce qui dérange M. Peyton. 

Il se rend à l’étage et frappe à la porte de la chambre de Peyton. Le vieil homme demande à Lee de lui donner la pilule brune. Il s’exécute et lui verse un verre d’eau. Lee lui dit qu’il pensait qu’il devait prendre ce médicament après le petit déjeuner. Mais Peyton le veut maintenant. 

Lee se plaint à Peyton de la présence bruyante des policiers. Peyton lui dit qu’il est content qu’Eddie soit en prison. Il se demande pourquoi Adrienne est morte. 

Lee est sûr qu’Eddie s’est introduit dans la maison pour le tuer lui, et non Adrienne, et faire passer Lee pour le meurtrier. Cependant, Martin se demande bien pourquoi Eddie veut le tuer. Qu’a-t-il à y gagner ? Ne pouvant répondre à cette question, Peyton en déduit que ce n’est pas lui qui tire les ficelles. Il doit être à la solde d’une autre personne. Et il pense savoir qui. 

Lee lui demande s’il pense à quelqu’un en particulier. Martin lui répond qu’à eux-deux, il peuvent démasquer la personne qui lui veut du mal. Et une fois que cela sera fait, il aura plus que jamais besoin de la protection de Lee. Le chauffeur lui dit qu’il peut compter sur lui. Peyton apprécie : 

— Merci, Lee, dit-il en lui serrant la main. 


Bien qu’il soit très tard, Leslie descend de sa chambre pour aller au bar du Colonial. Le barman, Fred, lui offre une tasse de café étant donné que l’heure légale pour la prise de boisson, à savoir 2 h du matin, est passée. 

Steven arrive et informe Leslie qu’un drame a eu lieu au manoir. Immédiatement, Leslie pense à Peyton et il doit à cet instant croire à la réussite de son plan, mais Steven lui dit que c’est Adrienne Van Leyden qui est morte. 

Steven s’étonne que Leslie ne lui ait pas demandé comment cela est arrivé. Il l’informe alors qu’il ne sait pas si c’est un meurtre ou un suicide, mais qu’Eddie Jacks a été arrêté. Il lui fait remarquer qu’il n’a pas l’air surpris. Leslie lui répond qu’il n’a que faire d’Eddie Jacks. 

Très suspicieux, Steven lui demande ce qui lui donne des insomnies. 

— Vous n’en n’avez pas assez de poser toujours des questions ! s’énerve Leslie. 

— Non, répond simplement l’avocat. 

Il lui dit qu’il va apprendre la nouvelle à sa femme. Il monte l’escalier menant à la chambre de Betty tandis que Fred sert un café à Leslie.

Portant une chemise de nuit blanche, Betty dort dans son lit quand Steven frappe à la porte de sa chambre. Elle ne se réveille pas immédiatement, alors il insiste en frappant plus fort. Elle se réveille et va lui ouvrir. Il lui demande d’abord si elle est seule, pensant que peut-être Rodney est avec elle.

Ensuite il la jauge du regard en lui apprenant la mort d’Adrienne, l’arrestation de Jacks et le fait qu’il lui ait dit qu’il a vu une femme brune sortir du manoir en courant, sans être capable de la reconnaître. 

Il lui demande où elle était ce soir. Betty lui dit qu’elle n’arrivait pas à dormir et qu’elle est partie faire une promenade. Ensuite, elle est revenue à l’auberge et a pris des somnifères parce qu’elle n’arrivait toujours pas à dormir.  

Elle lui dit qu’elle ne peut rien prouver, car elle était seule. Steven lui répond qu’elle n’aura pas besoin de se justifier. 

— ils ont Eddie Jacks, conclut-il avant de partir. 


Episode 393

lundi 11 décembre 1967

L’arrestation

Pour Eddie, le départ précipité de la femme de Steven Cord, Betty, de la maison Peyton n’a qu’une importante mineure. Sans doute ce genre de crise qu’ont les femmes, à l’approche notamment du mariage de Martin Peyton avec Adrienne Van Leyden. Ou une confrontation émotionnelle entre Betty, qui vivait dans cette maison il y a encore peu de temps, et Peyton lui-même. Eddie s’est mis d’accord avec Leslie Harrington pour que le meilleur moyen d’empêcher le mariage d’avoir lieu afin que les termes du testament ne changent pas, est de mettre fin aux jours du vieil homme. À cet instant, Eddie est à l’extérieur de la demeure, guettant sa proie comme un vieux renard. Il a passé la plupart de sa vie à faire cela. Maintenant, il doit passer à l’action. Il doit franchir cette porte et abattre Martin Peyton dans le dos. Soudain, Eddie Jacks se pose la question « A-t-on jamais réussi a frapper Martin Peyton dans le dos ? ».

Eddie, caché près de la demeure, observe Betty sortant en courant de la maison. Il ne la reconnaît pas. Il note toutefois la couleur de ses cheveux. Il fait le tour et se glisse vers la porte de service.


Eddie découvre le corps sans vie d’Adrienne au pied de l’escalier. Peyton entend du bruit et appelle. Il est en haut de l’escalier. 

— Qu’est-ce que c’est ? Qui est là ? 

Il appelle ensuite Webber. Ce dernier arrive et attrape Eddie dans le hall de l’entrée. 

Peyton descend l’escalier et aperçoit Adrienne gisant au pied des marches. Peyton murmure : 

— Elle est morte. 

Lee voit qu’Eddie a sa clé à molette dans la main. 

— Ça vient de ma voiture,dit-il. De ma trousse de bricolage. Comment l’avez-vous eu ? Et qu’est-ce que vous faites avec ma clé à molette ? 

Peyton et Lee soupçonnent Eddie d’avoir tué Adrienne. Peyton ordonne à Lee d’appeler la police. Lee s’exécute et parle avec le sergent William Wilson Walker. 

— Quel est le problème ? demande le policier. 

Lee lui rétorque : 

— Il n’y a pas de problème, juste un meurtre. 

Lee ordonne à Eddie d’enlever ses gants et de poser les mains sur la clé afin qu’il y ait ses empreintes dessus.


Une ambulance et deux voitures de police sont en face du manoir. Steven stoppe sa voiture et entre dans la maison au moment même où le conducteur de l’ambulance et l’aide-ambulancier couvrent Adrienne. Steven soulève la couverture pour voir le visage sans vie d’Adrienne. Il demande tout naturellement ce qui s’est passé. 

Peyton est en état de choc : 

— Ma fiancée est morte, déplore-t-il. 

Il lui dit qu’il a entendu du bruit, s’est levé et lorsqu’il est arrivé, il a vu Eddie Jacks debout devant le corps, tenant une clé à molette. 

Eddie clame son innocence. Il venu ici pour prévenir Martin Peyton, et il a découvert Adrienne au pied de l’escalier. 

Steven demande à Lee s’il était là. Le chauffeur répond qu’il n’était pas dans la maison au moment des faits. 

Le sergent William Wilson Walker, le sergent Edward Goddard et un autre policier placent Eddie en garde à vue. Il sera inculpé demain matin. Eddie demande à Steven de le représenter. Steven ne veut pas s’engager à la légère pour l’instant, mais il va cependant l’accompagner au poste de police. 

Peyton se tourne vers Steven : 

— Si j’étais toi, je réfléchirais à deux fois avant de représenter un ex détenu. 

La police conduit Eddie vers le siège arrière de la voiture de police, tandis que Steven monte à l’avant. La police s’en va, toute sirène déployée, même s’il ne s’agit pas là d’une urgence.

Dans l’appartement, Rita et Norman parlent d’Eddie. Rita avoue à son mari qu’Eddie n’est pas revenu de son escapade nocturne. Elle ne sait pas où il est et elle s’inquiète. 

Norman veut que Rita aille se reposer. Elle a dit qu’elle a appelé la taverne, la maison d’hôtes et le bar du Colonial, sans succès. Elle a le sentiment bizarre que quelque chose ne va pas. 

Norman lui dit qu’Eddie est un grand garçon et qu’il sait se débrouiller seul, mais Rita ne peut s’empêcher d’avoir un mauvais pressentiment. Norman insiste pour qu’elle aille s’entendre pendant qu’il lui prépare un lait chaud. 

Rita regarde par la fenêtre et s’aperçoit qu’il neige. La première neige de la saison. Norman éteint la lumière pour mieux voir et la rejoint. Ils admirent le square vêtu de son nouveau blanc manteau sous une belle quiétude, d’une durée bien courte. 

En effet, ils entendent les sirènes de police. Rita voit la voiture de police s’arrêter devant le poste, de l’autre côté du square, et son père en sortir, entouré de policiers. Elle est prise de panique. 

Bien qu’elle ne soit pas habillée assez chaudement pour sortir, elle se précipite vers la porte, descend les escaliers en courant et traverse la rue. Norman court après elle et, une fois qu’ils sont parvenus au square, la rattrape avant qu’elle ne fasse un malaise. Elle continue à gémir qu’elle veut aller voir son père, mais Norman la porte et la ramène à l’appartement. 

Il l’étend sur le canapé. Rita se plaint qu’elle a du mal à respirer. Norman appelle aussitôt le Dr Rossi.


Steven Cord est admis dans la cellule d’Eddie. Ce dernier ne semble pas inquiet d’être enfermé et demande au gardien deux cafés, mais Steven lui dit qu’il n’est pas ici pour le plaisir. 

Il est ici parce qu’Eddie a quelque chose à lui dire. Eddie hésite. Steven lui dit qu’Adrienne est morte et qu’il va être inculpé de meurtre. Il ajoute que dans cette région, on ne fait pas cadeaux aux meurtriers : on les électrocute.  Il lui donne trois minutes pour s’expliquer. 

Eddie lui raconte qu’il se cachait dans les buissons lorsqu’il a vu la porte d’entrée du manoir s’ouvrir et une femme aux cheveux noirs s’enfuir. Il réalise soudain que ce pouvait être Betty. Steven ne veut pas y croire : 

— Ne me mentez pas, prévient-il. 

Eddie assure qu’il dit la vérité et assure qu’il ne dira rien à la police à ce sujet si Steven arrive à faire venir Peyton ici, car il veut lui parler. 

Steven souhaite plus de détails et apprend que Peyton était en haut de l’escalier quand Eddie a découvert le corps. Quant à Lee, il est entré après Eddie. 

À la fin de l’entretien, Eddie souhaite serrer la main de Steven, mais l’avocat refuse.

Steven quitte la cellule pour se rendre dans une cabine téléphonique se trouvant dans la salle de lecture du poste de police. Il s’assoit, ferme la porte et appelle Martin Peyton. 

Ce dernier demande à l’avocat si Jacks a avoué. Steven lui dit qu’il y a plusieurs zones d’ombre qu’il aimerait dissipées. Il dit au vieil homme qu’Eddie souhaite qu’il vienne au poste de police, car il veut lui parler. Peyton lui rétorque qu’il n’a que faire d’Eddie. Steven pense qu’il n’est pas sage pour le vieil homme de penser qu’il n’est pas concerné par cette affaire. Peyton raccroche au nez de Steven. 


Dans l’appartement, Norman observe le Dr Rossi ausculter Rita avec son stéthoscope. Rita est énervée et ne cesse de discourir tandis que Michael essaie d’écouter son cœur. Rita se fait du souci pour son père. Le médecin dit à la jeune femme qu’Eddie a un tempérament chaud. Il a probablement déclencher une bagarre, son arrestation ne doit pas être grave. Rita aimerait s’en assurer.

Michael lui dit qu’il préfère qu’elle séjourne à l’hôpital, c’est plus prudent. Bornée, Rita dit qu’elle n’ira pas tant qu’elle ne saura pas ce qui est arrivé à son père.

Norman trouve un compromis : elle va à l’hôpital et pendant ce temps, il va se renseigner sur Eddie. Résignée, Rita accepte. 

Pendant qu’elle se prépare, le Dr Rossi reproche à Norman de ne pas l’avoir écouté. Il lui a dit que Rita ne devait pas être contrariée, et la voilà qui court sans vêtement dans la neige. Norman lui fait savoir que tout ceci est la faute d’Eddie, pas la sienne.

Norman a peur que Rita perde le bébé. Le Dr Rossi lui dit qu’ils n’en sont pas là. Le jeune homme lui fait savoir qu’il veut ce bébé. Et si jamais Rita devait faire une fausse couche, cela risque de les détruire. Rita ne pourrait jamais s’en remettre. 


Episode 392

jeudi 7 décembre 1967

La chute 

 Ce soir, Eddie Jacks a feint d’avoir attrapé froid afin de quitter plus tôt son travail à la taverne. Il est en fait chargé d’une terrible mission. Rita est sincèrement inquiète au sujet d’Eddie, et ses efforts pour prendre soin de lui représentent sa première chance de lui montrer qu’il compte énormément pour elle en tant que père. Elle lui a offert l’hospitalité. Maintenant, en découvrant qu’il est parti, Rita ne peut faire autrement que penser qu’il s’est moqué d’elle. Elle n’a aucun moyen de savoir qu’il a quitté l’appartement pour se rendre à la demeure de Martin Peyton.

Le square. Eddie se glisse hors de l’appartement de Rita et Norman. Rita se glisse dans le salon et découvre que son père est n’est plus là et qu’il a laissé des oreillers sous la couverture pour faire croire à sa présence. 


Steven Cord noie son chagrin à la taverne d’Ada Jacks lorsque le téléphone sonne. Ada répond. C’est Leslie Harrington qui est au bout du fil. 

— Que puis-je faire pour toi ? lui demande-t-elle. 

Leslie lui demande si Rita et Norman sont ici. Elle lui dit que Rita et Norman ont ramené Eddie chez eux parce qu’il était malade. Il la remercie et raccroche.

Ada revient au bar pour dire à Steven que c’était son dernier verre et qu’il devrait maintenant rentrer à la maison où plutôt à l’auberge, car il n’est pas en état de conduire. Il lui répond que, justement, Betty réside à l’auberge. Il lui demande où en est son mariage avec Eddie. 

— Il est impossible à vivre, et je suis impossible à vivre. Ça ne marchera jamais entre nous, dit-elle. 

Steven se demande si quelqu’un dans cette ville est heureux en mariage. Ada suggère les Carson, mais Steven rétorque qu’ils ont l’air heureux de prime abord, mais qu’en est-il lorsqu’ils sont seuls à la maison ? 

— Est-ce qu’un homme et une femme peuvent vivre heureux entre eux ? se demande-t-il. 

Ada lui répond qu’elle ne pense pas. 


Lee Webber entre dans la chambre de Peyton et lui apporte un sandwich au bœuf rôti, un verre de lait, du sel et du poivre, le tout sur un plateau. Peyton appelle cela l’ultime souper du célibataire. Lee et Peyton se rappellent de leur enterrement de vie de garçon. Peyton dit avoir été kidnappé par Fred Townsend et ses amis, et emmené dans une grotte près de Boston.  Elle avait été décorée comme une veillée, avec des couronnes noires et des bougies noires. Ensuite, ils ont ont mangé un cochon rôti entier.  C’était une sacrée fête. Peyton  dit qu’il a eu du mal à aller à l’église le lendemain matin. Webber raconte à Peyton que la nuit avant son mariage avec Sandy, il est sorti sorti et s’est défoncé.  

Puis Lee avoue qu’il ne comprend toujours pas pourquoi il se marie avec Adrienne. Il est malade de voir son patron se faire manipuler par cette femme, si bien qu’il se fâche. Peyton le retient alors qu’il veut se retirer. Il lui parle d’un homme, un grand ami à lui, que sa femme a poussé au suicide. Lee comprend qu’il parle des VanLeyden et comprend maintenant que c’est Martin qui tient à les cartes en mains. Celui-ci confirme que ce mariage a pour but de venger Phillip VanLeyden. 

Le vieil homme a un sixième sens, il sent un danger pour ce soir. Il demande à Lee d’ouvrir son bureau et de prendre une petite boîte. Le vieil homme lui donne une montre de poche qu’il avait l’intention de donner à Rodney. Les yeux de Lee brillent de fierté : 

— Vous ne le regretterez pas, je vous en donne ma parole, dit le chauffeur en parlant de sa loyauté.


Eddie se rend dans sa chambre pour prendre sa clé à molette, évitant soigneusement d’y laisser ses empreintes. Il rencontre un nouvel obstacle à son macabre plan en la personne d’Eli, qui frappe à la porte et entre afin de discuter un instant avec Eddie. Il commence par parler du temps qui est froid en ce moment. Eddie fait semblant d’avoir froid et tousse afin de mettre un terme à la conversation, mais Eli s’incruste. Il lui parle de Norman, et du fait qu’il le connaît bien. Il sait que lui et Eddie ont des problèmes et il plaide en sa faveur. Eli finit par s’en aller, laissant le champs libre à Eddie pour partir en direction du manoir des Peyton. 


Betty entre dans la pénombre de la maison Peyton. Adrienne, se trouvant dans le salon, l’appelle. Betty lui suggère d’allumer la lumière, mais Adrienne veut qu’elle reste éteinte. 

Betty demande à Adrienne si elle va se marier en blanc. Elle se souvient que Peyton lui avait permis de se marier en blanc lorsqu’elle a épousé Steven, en dépit du fait qu’elle avait déjà été mariée auparavant. Les deux dames échangent des propos peu aimables. Betty lui dit que Steven a surnommé Adrienne l’adultère professionnelle. 

Adrienne se lève de sa chaise du salon et commence à monter les marches menant au premier, tandis que Betty continue à l’invectiver. Elle dit les avoir vus sortir ensemble de la maison de Boston. En parlant avec elle, elle comprend qu’il ne s’est rien passé entre eux et qu’Adrienne n’a fait que lui mentir. Elle ajoute que Steven l’a aussi traitée de menteuse professionnelle. 

Cela ne plaît pas à Adrienne qui lui rétorque que Steven lui appartient désormais. En colère, elle se retourne et veut frapper Betty, mais cette dernière esquive le coup et Adrienne perd l’équilibre. Elle dégringole les escaliers. 

Choquée, Betty observe le corps inerte et lentement descend les escaliers. Elle se penche vers Adrienne et prononce son nom. Voyant qu’Adrienne ne bouge plus, Betty panique et se précipite en courant hors de la maison. Tapi dans l’ombre, Eddie l’observe partir. Il remarque ses cheveux noirs, mais ne la reconnaît pas.


Episode 391

lundi 4 décembre 1967

Le malade imaginaire 

Le temps court après Eddie Jacks. Il y a quelques minutes, il a reçu un appel de Leslie Harrington. Le message : « mettre fin à la vie de Peyton ce soir ». Cela doit être ce soir. La première étape pour Eddie est d’organiser son temps et de se trouver un alibi. Il lui faut pour cela quelqu’un qui n’a jamais essayé de le protéger ou de mentir pour lui : Ada Jacks, la femme qu’Eddie a quitté bien des années auparavant.

Le quai. Eddie sort de la maison d’hôtes, descend les escaliers et se dirige vers la taverne d’Ada Jacks.


Eddie entre dans la taverne et dit à Ada qu’il ne se sent pas très bien. Il doit avoir de la fièvre. Ada lui suggère de rentrer à la maison. Il affirme qu’il ne pourra pas tenir son service ce soir. Il assurera néanmoins son service jusqu’à 9 heures. Il casse un verre en voulant essuyer la vaisselle. 

Elle lui dit de rentrer immédiatement parce qu’elle ne veut pas qu’il contamine ses clients. Après tout, elle a bien tenu la taverne pendant 18 ans sans lui. Elle peut se passer de lui pour un soir.


Peyton est dans sa chambre lorsque Adrienne frappe à la porte et entre. Peyton lui dit qu’il a constaté que plusieurs invités ont décliné l’invitation au mariage. Adrienne ne s’en étonne pas et soumet à Peyton la possibilité de partir et d’aller se marier en toute intimité. Cela serait plus simple pour eux. Cependant, Peyton ne souhaite pas un vulgaire mariage devant un juge de paix. 

Il lui dit avoir pris la décision qu’ils quitteront Peyton Place. Juste après les noces. Il a trouvé à Adrienne un appartement à New York avec vue sur le parc. C’est celui qu’elle avait occupé avec le Dr Van Leyden. Elle est consternée par de tels propos. Comment a-t-il pu faire une chose aussi cruelle ? 

Peyton lui apprend qu’il a déjà signé le bail. Il ne voit pas pourquoi elle est choquée, car pour lui c’est un très bel appartement, et très bien décoré. Elle demande la permission de se retirer dans sa chambre. Elle est vêtue de sa robe de mariée et Peyton ne manque pas de lui faire remarquer que ça porte malheur lorsque le marié voit sa future femme avec sa robe.


Lee Webber parvient à la porte d’entrée principale avec un grand bouquet de fleurs. Peyton l’appelle depuis l’étage et lui demande de monter. Ils vont dans la chambre du vieil homme. 

Peyton dit à Lee qu’il veut qu’il reste au manoir cette nuit. Ses services vont changer et s’étendre. Peyton a besoin que Lee se rende à New York avec lui. Il l’informe qu’il a loué l’appartement du vieux Van Leyden. 

Il veut que Lee se familiarise avec ses médicaments. Lee voudrait plus de détail, mais Peyton ne tient à s’étendre sur le sujet pour l’instant. Lee est gonflé d’orgueil devant cette promotion et assure à Martin une loyauté indéfectible.


Norman est dans l’appartement, portant un masque de skieur. Il lit la liste des objets qu’ils doivent prendre pour aller camper. Norman se demande qui pourrait les accompagner. Il suggère alors Eddie Jacks. Rita lui demande s’il est sérieux. Elle pense que ce serait sympa de l’inviter. 

Elle est sur le point de l’appeler, mais avant Norman lui dit qu’ils devraient d’abord en parler avec Ada. Rita a peur de la réponse de sa mère. Toujours est-il qu’elle remercie Norman d’avoir penser à son père.


Au manoir, Adrienne est dans le salon, observant les fleurs et les cadeaux de mariage étalés sur la table. Elle se retourne et se trouve alors devant le portrait de Betty suspendu au-dessus de la cheminée. Elle l’observe, un peu comme Hannah avait l’habitude de regarder le portrait de Catherine. 

Lee arrive au salon et elle lui demande de décrocher le portrait. Il serait mieux au sous-sol. Lee ne répond pas. Il saisit un cadeau, une cafetière et lit le mot accroché à l’anse. Il dit à Adrienne qu’il s’agit d’un cadeau des Tomlinson, le banquier de Peyton. 

Adrienne est folle de rage que Lee ne l’écoute pas et réitère son ordre d’enlever le portrait. Lee lui explique qu’il ne reçoit d’ordres que de M.  Peyton. Il lui suggère alors de demander au vieil homme. Elle lui ordonne de quitter la maison. Elle essaie de le gifler, mais il lui attrape le bras. Il n’est nullement impressionné par elle. Elle se dégage et s’en va. 


Pendant ce temps, à la taverne, Eddie tousse et se fait remarquer. Il dit à une cliente qu’elle doit faire savoir à Ada qu’il part parce qu’il est trop malade. 

Rita entre avec Norman et intercepte Eddie avant qu’il ne parte. La cliente raconte à Rita qu’Eddie tousse beaucoup. Au passage, elle félicite Rita et Norman pour le futur bébé. 

Rita insiste pour qu’Eddie vienne à l’appartement avec eux. Eddie lui dit qu’il ira beaucoup mieux demain. De plus, il ne veut pas contaminer Rita parce qu’elle est enceinte. Pour une fois, Ada est d’accord avec lui. Mais Rita insiste et Eddie consent à contrecœur à les suivre.


Au Colonial Post Inn, le réceptionniste, Walter, appelle Betty qui passe devant lui pour lui dire qu’elle a un appel téléphonique de Rodney. Elle se rend à la table et où se trouve le téléphone et prend le combiné. 

Elle est bouleversée parce qu’elle vient de signer les papiers du divorce. Elle aperçoit alors Leslie et préfère abréger la conversation en raccrochant rapidement. Leslie s’approche d’elle pour lui parler. Mais elle n’est pas disposée non plus à lui parler et s’enfuit dans sa chambre. 

Leslie dit à Walter que Mme Cord semble très nerveuse ces derniers temps. Walter l’a également remarqué. Leslie l’informe qu’il sera au bar si jamais quelqu’un l’appelle.


Eddie s’installe sur un lit de camp du salon de l’appartement au-dessus de la pharmacie. Norman et Rita sont au petits soins pour lui. Eddie, qui continue à tousser pour faire croire qu’il est malade, dit qu’il n’a besoin de rien. Le couple le laisse enfin seul. 


Le téléphone sonne au manoir et c’est Adrienne qui répond. Betty l’appelle depuis la réception du Colonial et dit qu’elle veut lui parler ce soir. 

— Une future mariée a besoin d’un repos complet, lui rétorque Adrienne. Betty insiste, mais Adrienne lui dit qu’elles se parleront après le mariage. Puis elle raccroche. 

Rodney parvient à elle, car il veut absolument lui parler. Mais Betty ne veut rien entendre. Elle veut qu’il la laisse tranquille. Rodney se fait insistant et Betty s’énerve en menaçant d’appeler la direction de l’auberge. 

Rodney pense alors qu’elle vient de téléphoner à Steven parce qu’elle veut le voir. 

— Ne joue pas avec moi, dit-il. 

Elle lui assure qu’elle ne va pas voir Steven et pour la dernière fois lui demande de partir. 

— Tu n’es ni mon grand frère, ni mon mari, vocifère-t-elle.


Dans l’appartement, Eddie se lève et arrange les oreillers de façon à faire croire que quelqu’un est dans le lit. Sans faire de bruit, il se glisse dehors et se dirige vers le manoir.


Episode 390

jeudi 30 novembre 1967

Les lettres recommandées 

Aujourd’hui, au moins deux personnes craignent le mariage prochain d’Adrienne Van Leyden et de Martin Peyton. Adrienne elle-même sait que Peyton la tient pour responsable de la mort de son défunt mari, et prévoit une vie de peur et d’incertitude pour la punir. Eddie Jacks tente de dissimuler ses sentiments. Il doit tuer Martin Peyton avant que le mariage n’ait lieu demain. Pour Adrienne et Eddie, le monde réel de Rita et Norman Harrington semble bien loin. 

[Musique de valse en arrière-plan]. Adrienne se promène sur la place. Eddie Jacks arrive en voiture devant le palais de justice et s’arrête. Il regarde Adrienne. Elle va vers un banc près du pilori et s’assoit.


Norman descend l’escalier de l’appartement muni d’un outil de jardinage. Il dit à Rita d’aller s’asseoir sur un banc pendant qu’il prévoit de planter des fleurs. 

Norman et Rita n’avaient jamais rencontrés Adrienne auparavant, mais Rita lui parle et lui dit qu’ils vont avoir leur propre jardin. Rita dit à Adrienne que le grand-père de son mari va se marier. Adrienne réalise à cet instant qui est Norman. 

Elle demande à Rita et Norman de venir au mariage. Norman ne veut pas. Adrienne le comprend et se lève. Rita s’excuse auprès d’elle pour l’impolitesse dont a fait preuve Norman. Ce dernier ajoute que ce n’est pas personnel, mais qu’il n’a pas d’atome crochu avec son grand-père. 

Eddie arrive auprès d’eux et dit à Norman de ne pas être grossier. Il s’excuse en son nom auprès d’Adrienne. La future mariée s’en va. Rita demande à son père de les aider à planter les bulbes. Il s’y soumet.

Pendant ce temps, Adrienne traverse la rue et Webber, conduisant la limousine, manque de la heurter. Il lui ordonne de monter à bord du véhicule. Il insiste en lui disant que c’est Peyton qui exige qu’elle vienne essayer sa robe de mariée. Il la fait entrer dans la voiture et ils partent.


Dans sa chambre, au Colonial, Betty essaie un manteau et une écharpe lorsqu’elle entend un coup frappé à la porte. Rodney entre et demande à Betty si elle veut aller skier. 

Un autre visiteur frappe à la porte. C’est Roy Slater, le facteur, qui apporte une lettre recommandée à Betty. Elle signe un registre et prend la lettre. Le facteur s’en va. La lettre est de William Kennerly, de Boston. Il s’agit de la répartition des biens. 

Betty ne veut pas l’ouvrir tout de suite et décide de partir avec Rodney. Mais au dernier moment, elle fait marche arrière et va ouvrir l’enveloppe. L’avocat William Kennerly veut que Steven et Betty viennent à la propriété de Peyton ce soir pour signer la répartition des biens. Betty dit à Rodney que le ski tombe à l’eau, mais qu’elle ne serait pas contre une balade avec lui.


Au Clarion, Elliot travaille tandis que Steven entre. Il annonce à Elliot qu’il a prévu de partir quelques temps. Ils sont interrompus par Roy Slater, le facteur, qui apporte une lettre recommandée à Steven. Il signe le registre. Puis Slater s’en va. Il s’agit de la même lettre reçue par Betty. Steven voulait aller skier, mais ne voulait pas « tomber » sur Betty et Rodney.


À la librairie, Constance s’occupe de Matthew. Adrienne entre, suivie par Webber. Adrienne lui demande pourquoi il la suit. Il retourne à la voiture, à la demande expresse de la jeune femme. 

Constance remet Matthew dans le parc pour enfants. Adrienne demande à Constance pourquoi elle ne compte pas venir au mariage. Elle aimerait beaucoup que Constance vienne. Mais Constance lui dit que ses dimanches sont réservés à Matthew. 

Adrienne lui demande une faveur : laisser tomber son dimanche avec Matthew juste cette fois. Constance lui répond alors qu’elle va essayer de trouver une baby-sitter. Lee revient pour rappeler à Adrienne que Peyton l’attend.


Betty se rend au manoir et sonne à la porte d’entrée. Steven et Kennerly sont déjà dans le salon. Steven va à la porte d’entrée et fait admettre Betty. Il lui dit que le vieil avocat est au salon. Kennerly la salue en tant que Mme Cord et lui demande de signer l’agrément. Betty signe. Steven signe à son tour. 

Kennerly s’excuse auprès de Betty pour lui avoir demandé de venir jusqu’au manoir parce que cet endroit doit lui rappeler d’amers moments. Elle lui dit que cela ne représente rien pour elle. Steven apporte le manteau de Kennerly et le tend à l’avocat, qui s’en va. 

Seul avec Betty, Steven lui demande de bien réfléchir à ce qu’elle est en train de faire. Leur mariage n’a que deux ans. Il n’a aucun sentiment pour Adrienne. Betty est la seule personne qu’il ait jamais aimée et il l’aimera toujours.


William Kennerly Sr signe sa note au Colonial lorsque Leslie arrive près de lui et le salue. Harrington demande à Robert, le réceptionniste, s’il a des messages. Leslie essaie de faire parler Kennerly sur Peyton. 

Ensuite, il se rend à une cabine téléphonique située dans le hall du Colonial et appelle la maison d’hôtes. Eddie sort de sa chambre et va répondre au téléphone situé dans le hall. Leslie lui apprend qu’il vient de voir l’avocat de Peyton. Il fait à nouveau pression sur Eddie. Il doit agir maintenant, ce soir, ou le marché ne tient plus. Eddie lui dit qu’il va le faire.