Épisode 440

jeudi 20 juin 1968

Le projet de Norman 

Ce soir, Carolyn Russell a pour la première fois l’opportunité de sortir de chez elle pour trouver le jeune frère du Dr Michael Rossi, Joe, afin de lui faire savoir ce qu’elle pense exactement de lui. Joe l’a humiliée en face de sa mère, et bien que Carolyn ait gardé son sang-froid en refusant à Joe le plaisir du triomphe, elle est maintenant prête à se battre en retour.

Carolyn marche le long du quai jusqu’au Cider Barrel.


Carolyn entre au Cider Barrel et va jusqu’à la table de Joe. Elle lui dit qu’elle n’a pas aimé la façon dont il l’a traitée devant sa mère. Elle n’est plus une enfant.

Joe lui dit alors de ne pas se comporter comme tel. Elle lui rétorque de mieux se comporter avec elle. Joe prétend qu’il n’a voulu que l’embrasser sur le quai, mais Carolyn sait qu’il en voulait plus. 

Elle s’apprête à se rendre à la bibliothèque et croise Tom et Jill, assis au comptoir, près de la porte. Elle les salue puis s’en va. 

Tom commande trois hamburgers et trois portions de frites à emporter, quand Joe parvient à eux. Il veut savoir où est le bébé. Il est normal qu’il s’interroge, car il voit que Jill ne l’a pas avec elle. 

Jill lui dit que c’est madame Winter qui le garde. Tom lui demande de les laisser tranquilles. Joe voulait juste s’assurer que sa fille était bien gardée. Il s’en va. 


Betty prépare à manger chez elle tandis que Rita, Norman et Rodney arrivent. Rodney s’excuse d’être en retard. Betty n’attendait que Rodney. Mais elle dit qu’il y aura assez à manger pour tout le monde. 

Cependant, Norman l’informe qu’ils ont mangé des fruits de mer sur le quai. Rita leur dit qu’elle est allée chez madame Winter s’occuper du bébé de Jill. Norman, tout excité, imite le bruit des mobylettes. Le groupe parle de mobylettes. Étant donné qu’ils ont déjà mangé sur le quai, Betty dispose la nourriture fraîchement cuisinée dans le freezer.

La discussion se porte ensuite sur le projet de Norman de vouloir s’associer à son frère. Pendant que Betty prépare du café, Rodney lui dit qu’une association est toujours hasardeuse et qu’il ne veut pas risquer l’argent que Peyton a donné à Rita et Norman. Cependant, il a fini par accepter l’association, et leur projet devrait s’appeler  « Harrington et Harrington ». 

Betty leur demande de ne pas aller trop vite en besogne, les banques ne sont pas toujours enthousiastes lorsqu’il s’agit de prêter de l’argent. 

Rodney lui répond qu’il n’y aura pas de banque et Betty hallucine lorsqu’elle apprend que grand-père Peyton a laissé à Norman une somme de cinquante mille dollars. Même si elle ne dit rien, Betty donne l’impression qu’elle a des doutes sur ce projet.


Chez les Winter, Susan écoute un titre interprété au piano sur son électrophone tout en flânant sur le canapé. Elle se lève pour changer de disque et pense entendre un bruit. Elle arrête la musique et se rend rapidement à l’étage pour s’engouffrer dans son lit.

Tom et Jill arrivent. Tom dit à son employée qu’il a un coup de fil à donner. Jill monte à l’étage, frappe à la porte de la chambre et entre pour prendre des nouvelles de la santé de Susan. Elle en profite pour la remercier d’avoir gardé Kelly. De son côté, Susan remercie Jill pour avoir accompagné Tom à ses visites.

Jill a amené un sachet contenant des hamburgers et trois portions de frites. Elle dit à Susan qu’accompagner Tom a été une expérience qu’elle n’oubliera jamais. Elle lui tend un hamburger. Elle lui raconte la visite à la ferme des Lambert et de la façon dont Tom a parlé aux cinq fils Lambert du décès soudain de leur père. Susan avoue que Tom est capable de grandes choses. Jill lui répond qu’il fait de grandes choses.

Tom rejoint Susan et Jill. Il apporte du café qu’il a réchauffé. Jill s’en va. Tom dit à Susan qu’elle lui a manqué aujourd’hui. Sarcastiquement, Susan demande si Jill était une remplaçante adéquate.

Elle pense que Tom ne la croit toujours pas quand elle lui a dit qu’elle avait mal à la tête. 


Elliot passe un coup de fil à Eli. Eli est heureux de pouvoir entendre son fils et sa belle-fille Constance. Ils discutent de la maison qu’Eli vient de louer à Marsha Russell, ainsi du petit Matthew.

Elliot lui dit que lorsqu’ils seront installés dans leur nouvelle maison, ils inviteront Eli à passer quelques jours avec eux. Eli dit qu’il en serait plus que ravi.

Heureux d’avoir pu leur parler au téléphone, Eli se sent davantage seul une fois qu’il a raccroché.


Susan se rend au bureau de Steven Cord et dit à Mlle Nolan qu’elle vient voir l’avocat. La secrétaire lui demande d’attendre, mais au lieu de ça, Susan se précipite directement dans le bureau pour voir Steven. 

Il est au téléphone, occupé à négocier un contrat. Une fois qu’il raccroche, Susan lui dit qu’elle est ici pour plus qu’un verre à boire. 

Elle commence à se demander si c’était une bonne idée de demander à Jill d’habiter chez eux. La jeune fille semble s’attacher un peu trop à Tom. Elle en parle comme si c’était l’homme le plus formidable au monde. 

Steven lui dit qu’en employant Jill à temps plein, elle joue avec le feu.


Carolyn Russell, Lydia MacLaughlin et Pat Porter traversent ensemble le square. On peut apercevoir le Colonial Post Inn en arrière plan. 

On voit également Joe Rossi s’approchant du square. Il se dirige vers les filles pour leur parler. Les deux autres filles laissent Carolyn et Joe seuls pour bavarder. 

Elle pense qu’il lui court après, mais il lui dit qu’il est juste venu vers elle pour la saluer. Carolyn ne sait pas quoi penser de lui, il est difficile à suivre. Il veut l’embrasser, il fait l’innocent devant sa mère en prétendant que c’est elle qui court après lui, et il a une petite fille qu’il n’élève pas. Carolyn l’informe par là qu’elle sait qu’il est le père du bébé de Jill.


Épisode 439

lundi 17 juin 1968

Le projet de Norman 

Norman Harrington a attendu une bonne partie de sa vie. Attendu le bon moment pour voler de ses propres ailes. Pour se prouver qu’il est lui-même et non une réplique de quelqu’un d’autre. Aujourd’hui, Norman a le sentiment que l’attente est terminée. Tout ce dont il a besoin pour déclarer officiellement son indépendance est la coopération de son frère. Mais son frère, Rodney Harrington, revient tout juste de sa lune de miel. Norman sait que le désir de Rodney de s’associer sera basé sur la propre évaluation des besoins de sa nouvelle famille.

Rodney marche de sa nouvelle maison jusqu’au Shoreline Garage en passant par Sparhawk Employment. Norman est en train de prendre des mesures au Shoreline Garage.


— Vous êtes une nouvelle fois en retard, monsieur Harrington, plaisante Norman. Quelle est votre excuse, cette fois ?

Rodney entre dans son jeu : 

— Je crois bien que mon réveil n’a pas sonné. 

Ils entrent au Shoreline Garage. Rodney lui parle de sa lune de miel avec Betty. Ils ont passé un bon moment dans un endroit délicieux. 

Puis Rodney s’interroge sur la présence de son frère ici. Il est supposé être au travail. Norman lui dit qu’il est sur la sellette, il va sans doute être viré de la fabrique parce que Leslie n’y travaille plus. 

Rodney dit à Norman qu’il peut venir travailler au garage puisqu’il n’a plus d’emploi. Il a toujours besoin d’une aide ici.

Norman en profite pour suggérer une expansion de l’affaire et souhaite s’associer à son frère. Il montre à Rodney le reçu de 50.000 dollars qu’Eddie Jacks a obtenu de Martin Peyton. 

Il ne sait pas comment Eddie s’est procuré l’argent, et ne veut pas le savoir. Au départ, il ne voulait pas l’accepter, mais avec Rita, ils se sont dit que c’était bien pour un nouveau départ. 

Rodney est content pour lui. Norman a considéré le fait d’ouvrir un magasin de motocyclette en utilisant cet argent. Rodney est cependant sceptique.


Dans la maison du vieux Fred Russell, Carolyn et deux de ses amies s’amusent avec des postiches, des jeux d’ombres et des costumes. Le Dr Rossi frappe à la porte. Carolyn le fait entrer. Elle porte une perruque brune et un costume d’époque. Michael est venu parler à Marsha. 

Carolyn présente le médecin à ses amies, Pat Porter et Lydia MacLaughlin. Les filles le divertissent jusqu’à l’arrivée de Marsha. 

Michael fait remarquer que la sonnerie de la porte d’entrée ne semble pas bien fonctionner. Marsha installe le médecin dans le canapé, parmi tous les cartons de déménagement. Carolyn et ses amies les laissent seuls.

Le médecin est venu dire à Marsha qu’Eli Carson serait ravi de lui louer la maison des Carson. Marsha répète qu’elle veut un bail court. Eli est d’accord pour une location cet été.

Elle et le médecin font plus ample connaissance. Elle trouve bizarre qu’ils ne se soient jamais rencontrés, ils habitent pourtant dans une petite ville. Elle avoue qu’elle n’aime pas les hôpitaux. 

La sonnette de la porte d’entrée fait un drôle de bruit et Marsha va ouvrir. Eli se trouve devant elle avec le contrat de bail. Marsha insiste encore une fois en lui disant que ce n’est que pour l’été. 

Rossi tapote l’épaule de Marsha et lui souhaite bonne chance. Il lui demande de prendre son médicament jusqu’à samedi et de le diluer dans l’eau. Puis il s’en va. Eli montre à Marsha le contrat de bail.


Chez les Winter, à l’étage, Susan est dans son lit. Elle prend le combiné du téléphone et demande à Jill de venir un instant. Jill vient pour s’occuper de Susan. 

Cette dernière se plaint d’une affreuse migraine. Elle lui demande si elle peut s’occuper d’elle en même temps que son travail pour Tom. Elle lui demande également d’aller avec Tom faire sa tournée. 

Jill hésite, ne sachant si elle est compétente pour suivre le révérend dans ses rendez-vous, mais Susan insiste. Jill finit par accepter.

Tom entre dans la chambre au moment où Jill en sort. Il n’est pas dupe. Il sait que Susan n’est pas malade. Il se demande pourquoi elle agit de la sorte. 

Après son départ, Susan se lève et va à la fenêtre. Elle regarde Tom partir avec Jill.


Dans son appartement, Rita Jacks Harrington écoute de la musique sur son électrophone. Elle essuie la vaisselle tandis qu’elle entend que l’on frappe à la porte. 

Rodney entre et lui demande si Norman est ici. Elle lui répond qu’il a appelé il y a dix minutes et qu’il sera ici dans peu de temps. 

Rodney veut parler à son frère de sa proposition d’association. Il trouve que ce n’est pas une bonne idée. Peyton a donné l’argent pour Norman et Rodney ne veut pas risquer cet argent. 

Mais Rita lui dit que Norman va être blessé si jamais Rodney n’accepte pas. Norman arrive et dit d’emblée à Rodney qu’un homme a fait le chemin depuis Boston et les attend au Shoreline Garage au sujet du magasin de motocyclette.

Rodney n’a d’autre choix que de suivre son frère à ce rendez-vous.


Marsha se relaxe sur le sofa en parlant au téléphone avec la compagnie de déménagement tandis que la sonnette au drôle de bruite de la porte d’entrée retentit. 

C’est Joe Rossi. Marsha lui demande si Carolyn l’attendait. Elle ajoute qu’il n’a pas à venir ici sans invitation. Joe s’excuse d’être sorti avec Carolyn sans lui dire où ils allaient et ajoute qu’il n’a plus l’intention de sortir avec elle. Marsha apprécie la démarche. 

Carolyn se montre. Joe lui dit que sortir avec elle a été une erreur et que ça ne se reproduira plus. Carolyn ne semble pas prendre ombrage de cette décision. Il décrit Carolyn comme une petite fille gâtée. Il joue le rôle du garçon innocent qu’une jeune fille court après. 

Marsha invite Joe à partir. Ce qu’il fait.


Épisode 438

lundi 10 juin 1968

Maison à louer 

Il y a moins d’une heure, Joe Rossi s’est présenté devant la porte de la maison de Marsha Russell pour lui annoncer qu’il sort avec sa fille Carolyn. Sans même savoir où ils vont. Joe présume simplement que Carolyn sera d’accord pour sortir avec lui. Mais Carolyn doit décider si ses sentiments envers Joe sont honnêtes ou si elle passe du temps avec lui dans le seul but de heurter sa mère.

Sur le quai, près de la taverne et de la pension de famille, Joe sort de la décapotable rouge de son frère, fait le tour du véhicule pour aider Carolyn à sortir. Puis ils partent à bord d’un bateau pour une excursion.


Carolyn et Joe marchent jusqu’au bateau. Elle prend la passerelle en premier. Il la suit. Elle indique le pont, la proue, puis les cabines. 

Joe lui dit qu’il est de plus en plus intéressé par elle. Il essaie de l’embrasser. Elle le repousse doucement. Il essaie à nouveau. Elle lui demande de la ramener à la maison. Il devient insistant, alors elle préfère partir. Depuis le pont du bateau, Joe la regarde s’éloigner.


Une voix demande à Mlle Choate de prendre la ligne 22. À l’hôpital, au bureau des renseignements, Marsha se présente au Dr Rossi. Elle lui dit qu’elle est la fille de Carolyn Russell et qu’elle est très inquiète pour elle. Michael l’emmène à l’écart du bureau des renseignements, afin d’être plus tranquille pour parler.

Elle est venue demander au médecin de veiller à éloigner son frère Joe de sa fille Carolyn. Elle se plaint que Joe force Carolyn à sortir avec elle. 

Marsha ajoute que sa fille est douce, innocente et attirante. 

— La fille parfaite, sourit Michael. 

Tandis que le Dr Fielding est demandé en chirurgie, Michael et Marsha poursuivent leur conversation. Le médecin lui dit qu’il n’a aucun pouvoir sur Joe. Il est son frère, pas son fils. Il ne peut pas lui interdire de voir quelqu’un. En revanche, Marsha peut de son côté interdire à sa fille de voir Joe. 

Marsha a peur de n’avoir que peu d’influence envers sa fille. Elle avoue au docteur être désespérée. Mais Michael répète qu’il ne peut pas gérer son frère. 

Il abrège la conversation en disant qu’il a des radios à examiner et du travail qui l’attend. 

Le téléphone du bureau des renseignements sonne tandis que Marsha s’en va. Eli est au bout du fil et demande à Michael de venir à la maison des Carson pour l’aider à décider si oui ou non il doit louer la maison à une dame qui va venir la visiter. 

Michael lui répond qu’il a du travail, mais comme Eli insiste et compte sur lui, il lui dit qu’il va essayer de se libérer.


Joe Rossi va rendre visite à Jill Smith dans la chambre 5 de la pension de famille de Mme Hewitt. Il a apporté une peluche pour Kelly. Jill n’en veut pas. Elle essaie de fermer la porte au nez de Joe, mais il force le passage. Jill dit que Joe doit payer pour ses erreurs. Joe lui parle de la pension alimentaire. S’il la paie, il estime aussi avoir le droit de voir sa fille.

Il force l’entrée et trouve Tom Winter dans la chambre. Il voit aussi des cartons de déménagement. Le révérend demande à Joe de laisser Jill tranquille. 

Il lui dit de prendre les affaires de Kelly et de Jill et de les amener à sa camionnette. Il l’informe ainsi que Jill et Kelly vont rester chez lui et sa femme un certain temps. Joe lui demande si Susan est déjà au courant. Il ignore que l’idée vient d’elle.


Eli Carson salue le Dr Rossi alors que celui-ci arrive à la maison d’Elliot Carson. Il lui dit que la femme qui souhaite louer la maison est déjà là. 

Il la présente à Michael, ce qui n’est pas très utile puisqu’ils se connaissent. Il s’agit de Marsha. Elle raille le médecin en disant qu’en plus d’avoir beaucoup de travail à l’hôpital, il est aussi agent immobilier.

Marsha souhaite un bail à court terme, juste pour l’été. Elle leur dit qu’elle ne peut pas se permettre de verser l’argent qu’ils demandent pour les travaux. Michael fait référence à son mari, et elle ajoute que son mari n’habitera pas ici. 

Elle leur laisse du temps pour réfléchir et propose de les recontacter plus tard. Puis elle s’en va.


Rodney porte Betty jusqu’à leur nouvelle maison près du Shoreline Garage. Elle s’émerveille devant la décoration de cette ancienne grange. 

Elle s’aperçoit que Rodney a oublié de fermer la porte à clé avant leur départ (une habitude tenace chez lui). 

Ils montent à l’étage et découvrent un large poster d’eux sur le lit, accompagné d’une note de Norman et Rita. Ils s’embrassent. Le couple file le parfait amour.


Le Dr Rossi retourne chez lui, à la maison de la plage et se précipite vers le réfrigérateur pour en sortir une bière. Joe descend. Il demande à son frère ce qu’il a prévu pour le dîner. 

Michael lui répond qu’il n’a pas faim. En réalité, il doit retourner à l’hôpital, mais il est passé pour le voir, car il a quelque chose à lui dire.

Michael informe son frère que Marsha Russell est venue à l’hôpital pour lui parler de lui et de Carolyn. Elle ne veut pas que Joe sorte avec sa fille. Elle est inquiète parce que Joe est plus âgé que Carolyn.

Finalement, le médecin décide de faire à dîner. Il met son tablier et lui dit qu’ils passeront la soirée à parler.


Épisode 437

jeudi 6 juin 1968

Cinquante mille dollars 

Aujourd’hui, le révérend Tom Winter a uni Rodney Harrington et Betty Cord pour le meilleur et pour le pire, en présence de l’ex mari de la mariée, Steven, et de sa propre femme Susan. Pendant que les autres invités s’attardent sur les félicitations, Steven et Susan se sont échappés pour aller à l’auberge. Là-bas, devant un verre, chacun fait un aveu sincère à l’autre. Steven qu’en aucune circonstance il n’abandonnera la partie avec Betty. Et Susan essayant de faire admettre à son mari qu’il est un homme avant d’être un révérend. Elle va mettre la fragilité humaine de Tom à l’épreuve, en acceptant de loger sa nouvelle et jeune secrétaire, Jill, à la maison.

Steven marche vers la maison de Susan. Ils ont bu à l’auberge après la cérémonie de mariage de Rodney et Betty.


Tom Winter est dans la chapelle, ramassant les programmes du mariage qui ont été laissés par les invités. Susan commence à l’aider à ranger. 

— J’ai été une mauvaise fille, confesse-t-elle à Tom. 

Elle admet qu’elle n’aurait pas dû partir juste après la cérémonie. Elle dit à Tom que sa secrétaire devrait venir faire le nettoyage. Elle va plus loin en proposant à son mari d’héberger Jill avec eux au presbytère.

Tom réfute l’idée. Selon lui, Jill est trop jeune et risque de trouver la maison austère. 

— Plus austère que la pension de famille ? oppose Susan. 

Devant l’insistance de sa femme, Tom lui dit qu’ils pourraient faire un essai. 


Dans leur chambre au Colonial Post Inn, Betty s’admire dans un miroir. Elle appelle Rodney pour qu’il l’aide à boutonner sa robe. Rodney ne cache pas qu’il est ennuyé par le fait que Steven ait livré le cadeau de Martin Peyton pour eux : 

— Si l’on veut que tout se passe bien entre nous, il faut mettre une barrière entre Steven et nous. 

— Steven a changé d’état d’esprit en ce qui nous concerne, dit Betty. 

Elle avoue qu’il est venue la voir à l’auberge avant le mariage. Apprenant cela, Rodney monte sur ses grands chevaux. 

— Il est juste venu me souhaiter bonne chance et me dire qu’il ne se mettra plus entre nous, plaide Betty. 

— Il doit  avoir autre chose chose en tête. 

— Pourquoi ne pas lui laisser le bénéfice du doute ?

On frappe à la porte : 

— Entrez, dit Betty d’un ton enjoué. 

Un serveur entre avec une bouteille de champagne et la débouche. 

Trois violonistes le suivent et commencent à interpréter une sérénade à l’intention des jeunes mariés.


Ada tient le bar tandis que Norman et Rita entrent dans la taverne. Au cours de la conversation, Rita demande à Ada si elle voulait un mariage religieux pour elle. Ada lui répond que cela importe peu. 

Norman dit à Ada qu’il meure de faim. C’est une façon pour lui d’emmener sa belle-mère à la cuisine pour lui parler en tête-à-tête. 

Il propose à Ada de travailler pour elle au bar. Avec la fabrique qui va être vendue, il va être licencié et aura besoin d’un emploi stable. Ada lui demande s’il en a parlé à Rita. 

— Pas encore, avoue-t-il. 

Ada refuse d’embaucher Norman. À la place, lui remet une enveloppe de la part d’Eddie et lui dit de l’ouvrir et de ne pas en parler à Rita. 

Rita entre dans la pièce, et Norman lui dit que sa mère a encore peur pour elle. Quand elle était malade, ils lui cachaient tous les problèmes, mais maintenant qu’elle va mieux, il peut tout lui  dire. 

Aussi lui rapporte-t-il qu’à cause du départ de son père, il va être licencié. Rita demande à sa mère de l’embaucher, mais Norman lui dit qu’il a déjà demandé et qu’elle a refusé. 

Il lui donne aussi l’enveloppe d’Eddie, précisant qu’il ne sait pas ce qu’elle contient.  Rita l’ouvre et découvre un reçu de 50.000 dollars de la part de Martin Peyton. Ada ajoute qu’Eddie voulait que l’avenir de Rita soit assuré.

Si Rita est emballée par cette somme d’argent, ce n’est pas le cas de Norman qui trouve bizarre le fait que son grand-père ait donné l’argent à Eddie plutôt qu’à eux directement. 

Ada leur suggère de prendre l’argent, sans se poser de questions. 

Tandis que le couple quitte la taverne, Steven entre. Il se dirige vers le bar et déverse un sachet rempli de riz sur la table octogonale. C’est le riz ayant servi à la cérémonie de mariage. Steven dit à Ada que Rodney et Betty n’ont pas apprécié le fait qu’il soit venu à la cérémonie. En fait, il n’était pas invité.

En sortant de la taverne, Steven décide d’aller voir la nouvelle maison de Betty et Rodney (une ancienne grange aménagée qui est encore en travaux). Il passe devant un réservoir d’eau, saisit une lampe de poche et regarde aux alentours. 

Il monte à l’étage, saisit un grand poster de Rodney et Betty, sans doute placé là par Norman. Il le jette au sol. 

Cette grange est située non loin du Shoreline Cafe et du Shoreline Garage.


Marsha Russell parle au téléphone avec Mr Bateman, l’agent immobilier, et lui dit qu’elle a besoin d’une maison pour deux ou trois mois. Elle a en effet décidé de rester pour l’été. 

Bateman suggère soit la maison des Robinson sur Elm, soit celle des Carson sur Seaberry Lane. La maison des Carson l’interpelle davantage, car elle aime bien l’endroit où elle est située. Elle demande à l’agent si les Carson accepteraient de la louer pour une courte période. 

Bateman lui dit qu’il va voir cela avec Eli et lui donne rendez-vous demain à dix heures pour faire le point. 

La sonnette de la porte d’entrée retentit. Joe Rossi est venu voir Carolyn, mais il s’amuse en prétendant à Marsha être un vendeur de magazines. Il admet finalement être là pour Carolyn. Il se présente comme le frère du Dr Rossi. Elle lui demande s’il sort avec Carolyn et où il compte l’emmener. Joe reste évasif à ce sujet. 

Marsha monte à l’étage pour prévenir Carolyn qu’un certain Joe Rossi est en bas et l’attend. Carolyn peigne ses cheveux. Marsha demande à Carolyn comment ils se sont rencontrés. 

Elle comprend alors que c’était lui qui était dans la voiture de sport rouge lorsqu’elles étaient au kiosque à musique. Marsha n’aime pas Joe et se demande bien ce que Carolyn lui trouve de bien. Elle aimerait savoir si c’est à cause de lui que sa fille ne veut pas quitter Peyton Place. 

Elle lui interdit de sortir avec lui, mais Carolyn lui tient tête et lui dit qu’elle sortira avec lui. Sinon, elle ira demander à son père, qui ne verra aucun inconvénient à ce qu’elle sorte avec le frère d’un médecin.  

À l’évocation du père de Carolyn, Marsha se trouve désemparée et dit à sa fille de faire comme elle veut. Avec un air de défi dans les yeux, elle appelle Joe depuis l’étage et lui demande encore un peu de patience. Elle va bientôt descendre.


Épisode 436

lundi 3 juin 1968

Une visite inattendue  

Steven Cord a été piégé. Pensant qu’il recevrait des informations sur la vente de la fabrique Peyton, Steven a accepté une ballade avec William Kennerly Jr, un des avocats de Martin Peyton à Boston. Mais Kennerly a ordonné au taxi de s’arrêter dans un endroit isolé, à l’extérieur de la ville, et Steven vient d’être informé qu’il a un rendez-vous. Un rendez-vous avec un visiteur inconnu.

Un taxi jaune roule sur une route étroite, juste à l’extérieur de Peyton Place.


Le taxi s’arrête dans un endroit isolé, près d’une limousine et Billy Kennerly informe Steven qu’il a un rendez-vous. Steven s’approche de la limousine. La vitre arrière s’ouvre et Steven s’écrie : 

— Mère !

Hannah se trouve sur la banquette arrière. Elle aimerait que Steven entre à l’intérieur du véhicule pour qu’ils puissent discuter.

Hannah dit à Steven qu’elle pense toujours à lui comme à un fils. Elle n’a pas voulu le voir au manoir, c’était au-dessus de ses force de s’y rendre. Elle y a trop de mauvais souvenirs. Elle l’informe que Martin est à la clinique, à Boston. Il est mourant.

— Que fais-tu ici ? s’enquiert Steven en s’asseyant dans la limousine. Ta dernière lettre venait du sud de la France.

— Je me suis toujours demandée si tu lisait mes lettres.

— Je regarde les timbres, cela me suffit. Pourquoi es-tu revenue ?

— Monsieur Peyton me l’a demandée, répond Hannah.

— Ta loyauté est une source d’inspiration, raille Steven. Il suffit que le vieux claque des doigts, et tu traverses un continent. 

— Il m’a chargé de te délivrer un message. 

— Je t’écoute.

— Il veut que tu laisses Betty et Rodney tranquilles. 

— Peux-tu être un peu plus précise ?

— N’essaie pas d’empêcher leur mariage, n’essaie pas de le saper, n’essaie pas de faire tout ce que tu as envie de faire. C’est pour ça que j’ai fait tout ce trajet, Steven. 

— Dis à grand-père que je prendrai sa menace en considération.

— Steven, je me fiche complètement de ce qui arrive à Rodney et Betty. Tout ce qui m’intéresse, c’est toi. Catherine Peyton était peut-être ta mère, mais seulement biologiquement. Dans tous les autres cas, je suis ta mère et comme n’importe quel parent, tout ce que je veux, c’est ce qu’il y a de mieux pour toi. Oublie les. Oublie tout le mal qu’ils ont pu te faire. Vis ta propre vie. 

Elle laisse tomber le cadeau de mariage par terre. Steven le ramasse. 

— Qu’est-ce que c’est ?

— Un cadeau de mariage de monsieur Peyton. Un collier. 

— Tu comptes aller au mariage ?

— Non, je dois le déposer à l’auberge avant de repartir pour Boston. 

Steven lui dit de ne pas se donner cette peine, il le remettra lui-même à l’intéressée. Il sort du véhicule.  

Hannah se rend compte de ses erreurs passées et elle dit qu’il est trop tard pour que Steven la respecte.


Chez elle, Susan en est à son deuxième verre lorsque la sonnette de la porte d’entrée retentit. Elle fait entrer Marsha et Carolyn. Elles sont venues voir le révérend Winter. 

Susan leur dit qu’il ne peut pas les recevoir, car il est sur le point de célébrer un mariage. Marsha dit qu’elle a vu les voitures, mais qu’elle n’a pas réalisé qu’il y avait un mariage aujourd’hui. 

Susan va chercher Tom. Il dit à Marsha qu’il leur parlera plus tard. Marsha propose de revenir plus tard, mais Carolyn demande si elles peuvent rester. Le révérend pourra les recevoir après.

— Les cérémonies de mariage durent moins longtemps qu’un divorce, raille-t-elle. 

Tom ne voit pas d’inconvénient à ce qu’elles attendent dans le salon. 

Carolyn propose d’ouvrir la porte afin de pouvoir voir la cérémonie. Marsha pense qu’il s’agit d’une intrusion, mais Carolyn insiste. Elle regarde la cérémonie débuter.

Dans la petite chapelle contigüe à la maison des Winter, Betty entre, suivie par Rita, sa demoiselle d’honneur, au son de la marche nuptiale. 

Eli escorte Ada. Norman, Rita et le Dr Rossi sont également ici. Ada est habillée tout en noir. Betty rejoint Rodney à l’autel au même moment où Steven entre dans la chapelle. Il s’assoit au fond et échange un regard avec Susan. 

L’organiste joue de l’orgue. La cérémonie de mariage débute. Le mariage se déroule sans anicroche.

À l’extérieur de la chapelle, une fois la cérémonie terminée, Rodney aide Betty à entrer dans la décapotable sous les applaudissements des invités. 

Steven s’approche de Betty et lui donne le cadeau de Martin. Betty essaie de refuser et dit à Rodney de démarrer. Rodney somme Steven de les laisser tranquilles. Le ton monte et les invités sont ennuyés par cette altercation. Betty leur demande d’arrêter tous les deux. Puis finalement, Rodney démarre et le couple s’en va.

Susan s’approche de Steven et lui dit : 

— Hey, le perdant. Je vous offre un verre ? 

Steven hausse les épaules : 

— Pourquoi pas ?

Ils partent vers le centre-ville, sous le regard de Tom, resté sur le pas de la porte de la chapelle. 


Marsha et Carolyn Russell attendent toujours dans le salon. Tom arrive et Marsha lui dit qu’elle a eu une discussion avec Carolyn et qu’elles ne vont pas ennuyer le révérend très longtemps. 

Elles sont arrivées à un compromis. Elles ne partent pas pour l’instant, et quand le moment sera venu, Carolyn a promis de ne pas faire d’histoires. 

Marsha et Carolyn remercient le révérend Winter et s’en vont.


Au Colonial, Steven et Susan boivent plus qu’ils ne devraient. Steven demande en plaisantant à Susan si Tom possède un revolver. Elle lui répond non. 

Depuis qu’elle assiste à un mariage, elle a toujours voulu qu’un jour, lorsque le révérend demande si dans l’assistance, quelqu’un veut s’opposer à l’union, quelqu’un se lève et dit : « Je m’y oppose ». 

Elle pensait ce jour venu grâce à Steven. Mais il ne s’est pas manifesté. 

Steven regarde son verre, pensif :

— Elle est à moi. Je crois que je deviens fou.

— Peut-être le sommes-nous tous les deux, lui répond Susan.


Épisode 435

jeudi 30 mai 1968

Une maison vide 

Soudain, les Carson sont partis et Peyton Place semble vide. Elliot Carson a pris la décision. Il a vu sa femme, Constance, avoir la garde du bébé qu’elle croyait être celui d’Allison, leur fille disparue. Puis la vérité a éclaté et Constance a été obligée de rendre l’enfant à sa mère naturelle, Jill Smith, ce qui a accablé Constance, et Elliot savait qu’il devait l’éloigner de tout ce qui lui rappelait son passé tourmenté. Le père d’Elliot, Eli, et un ami de la famille, le Dr Michael Rossi, se trouvent face à une maison vide. Mais ils savent qu’Elliot a eu raison.

Eli étreint Constance. Elliot aide Constance à entrer dans la voiture. Eli étreint Elliot. Puis Eli erre dans le square.


Eli s’approche de la maison des Carson et rejoint le Dr Rossi. La maison est tristement vide. 

Eli pose la pancarte « à louer » sur la fenêtre. Il dit au médecin qu’il a placé une annonce dans le journal et un type de White River (Charlie Hagen) va s’occuper dorénavant du Clarion.

Il ne veut pas vendre la maison. Si jamais Constance et Elliot décidaient de revenir, ils aimeraient pouvoir retrouver ce foyer. 

Il s’assoit sur un rocking-chair que les Carson ont laissé. Il dit qu’il aimait bien s’y balancer, avec Matthew dans ses bras. Michael, voyant trop de nostalgie envahir le vieil homme, décide qu’il est temps pour eux de quitter la maison et d’aller prendre l’air.


Au Colonial Post Inn, William « Billy » Kennerly Jr arrive pour apporter la mauvaise nouvelle à Leslie. Martin Peyton est en train de mourir. Il a décidé de vendre la fabrique Peyton et par conséquent, Leslie est mis à la porte. 

Leslie est en colère de savoir qu’il est viré alors qu’il a donné sa vie entière à la fabrique Peyton. Il est aussi très déçu que Kennerly senior ne soit pas venu en personne le lui dire, et qu’il a préféré envoyer son fils faire la sale besogne.

Billy dit à Leslie qu’il a pris un rendez-vous avec Steven Cord pour les formalités. Vaincu, Leslie sert la main de Billy et ce dernier s’en va.


Dans sa chambre au Colonial, Betty entend un coup frappé à la porte. C’est sa mère, Julie. Elle entre et étreint sa fille, qu’elle n’a pas vue depuis longtemps. 

Betty ne s’attendait pas à ce que sa mère vienne pour le mariage depuis qu’elles en ont discuté au téléphone. Julie a finalement réussi à se libérer et elle est ravie d’être là le jour le plus important de sa fille.

Julie lui donne des nouvelles de George. Il est à la maison et parle constamment du passé. Bien qu’elle ne l’aime plus, elle se doit de rester avec lui, mais elle en souffre.

Betty est contente qu’elle soit venue. Julie lui souhaite tout le bonheur du monde et elle est persuadée que cette fois, le mariage fonctionnera. Elle veut beaucoup de petits-enfants. Si seulement elle avait le moyen de pouvoir changer le passé !

Une ombre passe sur le visage de Betty. Julie fait référence au fameux baiser que Rodney a surpris entre elle et Leslie, et qui a conduit à une série de catastrophes, quatre ans plus tôt.

— Tu ne m’as jamais vraiment pardonnée, n’est-ce pas ? Tu veux savoir ce qu’est ma vie aujourd’hui ? Tous les soirs, ton père parle sans cesse du passé et de toutes les erreurs que j’ai faites. J’ai assez payé pour elles.

— Oh, maman…

— Je ne veux pas de ta pitié. 

Elle lui explique que Betty doit laisser le passé là où il est. S’ils sont amoureux l’un de l’autre, ils n’ont pas à être effrayés par le mariage. 

— Lorsque tu t’es mariée avec Steven, je t’avais demandé si tu l’aimais. Tu as eu l’honnêteté de me dire « non ». Cette fois, je te pose la même question : es-tu amoureuse de Rodney ?

— Oui.

Julie sourit.

— Alors tout va bien se passer.


Tom Winter descend les escaliers de la maison d’hôtes. Il est allé voir Jill. Depuis le Cider Barrel, Joe Rossi l’observe. 

Tom se rend au Cider Barrel et parle avec Laurie. Joe parvient à eux et demande à parler au révérend. Ils s’installent à une table. 

Très vite, Joe agace Tom. La conversation commence plaisamment, mais se termine par des mots regrettables. Joe veut que ce soit clair pour le révérend que Jill est sa petite amie. 

— C’est une excellente secrétaire, affirme l’homme d’église.

— Je vous ai vu sortir de la pension. Vous allez jusque chez elle. On peut dire que vous êtes aux petits soins pour elle. Ce n’est pas tout le monde qui donnerait du travail à une fille comme ça. 

— Une fille comme ça ?

— Mère célibataire, très belle de surcroît. Je ne voudrais pas que vous ayez des problèmes avec votre congrégation, ou votre paroisse. Ni avec votre femme lorsque vous faites venir une mère célibataire dans votre maison.

— Ce que ma femme ou les membres de l’église pensent n’a rien à voir avec ma décision de l’engager.

— Allons, révérend, parlons d’homme à homme.

— D’homme à homme ? Que voulez-vous dire ?

— Je veux dire que Jill est ma petite-amie et que Kelly est ma fille. Elles sont à moi, et elles seront toujours à moi. Vous ne m’éloignerez pas d’elles.

Calmement, Tom se lève, paie l’addition à Laurie et s’en va, suivit par Joe.

Une fois dehors, Tom le saisit par le col et le plaque contre le mur. Il lui dit de rester loin de Jill sous peine d’appeler la police, ou d’avoir affaire à lui.


Leslie et Rodney dînent à l’appartement avec Norman et Rita.  L’ambiance est très bonne. Leslie porte un toast au futur mariage de Rodney, qui a lieu demain.

Puis il porte un second toast : à son départ. Rodney et Norman sont choqués d’apprendre qu’il s’en va. Leslie leur apprend alors que la fabrique est à vendre et qu’il n’en est plus le directeur. 

Il va quitter la ville et voir ailleurs ce qu’il y a à faire. Avant de partir, il embrasse Rita et lui dit qu’il l’a toujours appréciée. 


À l’extérieur de la ville de Peyton Place, Steven se trouve dans un taxi aux côtés de William Kennerly Jr. Ils s’approchent de l’aéroport.  Steven dit à Billy qu’il ne comprend pas pourquoi Martin Peyton ne s’est pas débarrassé de Leslie plus tôt. 

Le taxi prend une autre route et s’arrête dans un endroit isolé. Kennerly demande au taxi de s’arrêter devant une limousine. Ils descendent du véhicule et se dirigent vers la limousine. Il pense qu’il s’agit de Martin Peyton, venu lui parler. Mais il se trompe. 

Steven se trouve en face de la vitre arrière de l’imposant véhicule. La vitre s’ouvre et Steven s’exclame : 

— Mère !


Épisode 434

lundi 27 mai 1968

Le grand départ 

Le jour est venu. Le jour que le Dr Michael Rossi ne pensait jamais voir. Le jour où la famille d’Elliot Carson quitte Peyton Place. Une fin abrupte et amèrement douloureuse pour une amitié qui a grandi et s’est épanouie pendant des années. Et le Dr Rossi se trouve impuissant face à cela.

Michael gare sa décapotable et sort du véhicule. Constance et Elliot l’observent. Puis ils rentrent à l’intérieur de la librairie sans lui adresser un mot.


Tandis qu’Elliot observe chaque recoin de la librairie, perdu dans ses pensées, Constance lui dit qu’elle ne pensait pas que cela irait aussi vite. 

Elliot lui dit qu’un moment, il a cru que Michael allait rentrer avec eux pour s’expliquer, mais il ne l’a pas fait. Il lui dit qu’ils doivent aller superviser le déménagement de la maison, maintenant que le camion a chargé toutes leurs affaires professionnelles. Betty entre et Elliot dit à Constance qu’il l’attend dehors. 

Betty demande une nouvelle fois à Constance de rester pour le mariage. 

— Je vous demande de rester une demi-journée supplémentaire, pas plus. Je ne vous le demanderais pas si ce n’était pas important pour moi.

— Ta mère ne vient pas ? s’enquiert Constance.

— Non, elle ne vient pas. Juste une demi-journée, c’est tout ce que je vous demande, madame Carson.

— Elliot et moi devons partir. Nous avons expliqué déjà cela à Rodney. 

— J’ai juste besoin de vous à mes côtés. En tant que la mère d’Allison.

— Je comprends, Betty. Et je suis flattée. Mais Elliot et moi avons décidé de partir. Nous ne voulons pas prolonger plus longtemps les adieux. Est-ce que tu réalises tous les gens qui nous poseraient des questions à l’église ? C’est déjà assez douloureux comme ça, Betty. Elliot et moi te souhaitons tout le bonheur du monde avec Rodney, tu le sais.

— Merci, madame Carson.

En sortant, Betty se tourne vers Elliot.

— Monsieur Carson… Au revoir.

Elle l’embrasse. Elliot est ému par ce geste.

— Au revoir, Betty.


Carolyn est dans le kiosque à musique, s’amusant à être le chef d’orchestre d’un orchestre imaginaire. Marsha lui dit qu’elles auront une conversation une fois à la maison. 

Carolyn lui demande de quoi Marsha et Fred (le père de la jeune fille) ont parlé au tribunal. Marsha est désolée de voir sa fille tellement amère devant la situation du divorce. 

Carolyn joue comme toujours la carte de la légèreté, alors qu’elle est blessée à l’intérieur. Elle dit à sa mère qu’elle ne va pas à New York. C’est comme ça. Elle en a plus assez que tout le monde décide pour elle.

Carolyn aperçoit Joe Rossi dans la décapotable rouge, court vers lui et monte dans la voiture, laissant sa mère sur place.


Jill entre dans la chapelle pour parler avec Tom Winter. Elle lui remet une copie du sermon qu’il a écrit. Sans le savoir, elle a interrompu l’heure de méditation du révérend, mais il n’en fait pas cas. Elle le saura pour la prochaine fois.

Susan entre et se joint à eux. Jill la salue et s’en va. Tom demande à sa femme comment était Boston. Tom mentionne la compagnie que possède le père de Susan. Il sait que le père de Susan voudrait qu’il vienne travailler avec lui, mais il est trop impliqué en tant que révérend.

Puis ils parlent de leur couple et de ce problème toujours permanent : Susan veut plus d’attention de sa part. Elle en vient à reprocher à Dieu de prendre trop de place dans leur vie, ce qui met Tom en colère. Il lui rappelle que son travail est très important pour lui, et qu’il en a besoin. 


Carolyn et Joe sont assis dans la décapotable rouge, garée au beau milieu d’un parc de verdure. Elle parle de la possibilité de quitter Peyton Place en raison du divorce de ses parents. 

Elle essaie d’en savoir plus sur lui, car il ne se confie guère. Elle se demande ce qu’un bourlingueur comme Joe fait dans une ville comme Peyton Place. 

Joe minimise totalement les problèmes de Carolyn et, en plaisantant, il lui dit qu’elle ne veut pas partir d’ici à cause de lui. Vexée, elle sort de la voiture tandis qu’il rit et lui demande de revenir.


Elliot entre dans la maison presque vide et se prépare à partir. Constance se rappelle qu’ils ont eu des bons moments dans cette maison. Ils ont décidé de ne pas la vendre, mais de la louer. 

Le Dr Rossi vient enfin les voir. Constance le laisse seul avec Elliot tandis qu’elle va chercher Matthew à l’étage.

Michael s’excuse pour leur avoir procurer tant de peine. Elliot lui dit d’oublier ça. Tout est fini. Mais il emploie un ton sarcastique. Cela ne convient pas au médecin, qui sent qu’Elliot est toujours en colère contre lui.

Elliot admet qu’il l’est toujours. Constance remercie Michael d’être venu. Michael n’arrive pas à croire qu’ils vont vraiment partir. Il aimerait qu’ils restent. Elliot perçoit une telle sincérité chez Mike qu’il en est touché. Il se radoucit et dit à Michael qu’il a toujours été un bon ami, et il le remercie pour ça. Ils font la paix en se serrant la main.

Constance les rejoint avec Matthew. C’est l’heure des adieux. Mike embrasse Constance, Matthew et serre de nouveau la main à Elliot. 

— Vous allez me manquer, dit-il.

Elliot l’informe qu’Eli va s’occuper de la location de la maison. Peut-être va-t-il la vendre. C’est lui qui décidera. D’ailleurs, il devrait être là et les Carson s’étonne de son absence. Ils doivent partir.

Mike se propose de l’attendre dans la maison. Après un dernier au revoir, Elliot ferme la porte et ils s’en vont.

Elliot et Constance arrivent au square et aperçoive Eli seul sur un banc. La nuit est tombée. Ils sortent du véhicule et vont le voir.

Le vieil homme est abattu par leur départ. Cependant, il est content qu’ils puissent prendre un nouveau départ dans une ville que ne leur rappelle pas les drames vécus. 

Il va dire au revoir à Matthew, resté à l’arrière du véhicule. 

— Que Dieu te protège et te garde en sécurité, dit-il à l’enfant. 

Eli leur souhaite un bon voyage. 

— Prends soin de toi, lui dit Elliot. 

Ils s’étreignent une dernière fois. Elliot aide Constance à entrer dans la voiture. Il fait le tour et s’installe sur le siège du conducteur. 

La voiture démarre et quitte doucement la ville de Peyton Place, sous le regard du vieil homme.


Épisode 433

jeudi 23 mai 1968

Pauvre petite fille 

Le révérend Tom Winter a le don de régler tous les problèmes des autres, mais jamais les siens. Ce soir, une jeune fille dont la famille est en crise cherche ses conseils. Et une fois de plus Tom Winter va devoir régler un problème avec lequel il vit lui-même 24 heures sur 24 : la désintégration d’un mariage.

Tom et Carolyn se rencontrent sur le quai et se rendent au Cider Barrel.


Carolyn prend une collation avec le révérend Winter au Cider Barrel. Elle ne comprend pas pourquoi ses parents divorcent, ni pourquoi ils vont devoir aller vivre à New York. Tom lui dit que sa mère la protège.

Carolyn a de la colère en elle, qu’elle exprime envers le révérend. Tom essaie de canaliser cette colère.

— Tu penses que tes parents divorcent juste pour te punir, tu crois que c’est facile pour eux d’admettre leur échec ? C’est leur échec, Carolyn, pas le tien.

— Beaucoup de couples ne s’entendent plus, mais la plupart font des efforts pour se réconcilier.

— Parfois, le divorce semble être la meilleure solution, dit doucement Tom.

— Ils n’ont essayé aucune autre solution. Même lorsqu’ils vont ont consulté.

— Je ne les ai pas poussé au divorce, Carolyn.

— Mais vous n’avez rien fait pour arrêter le processus. 

— J’ai parlé à tes parents, je les connais bien. Je les ai conseillé, mais c’était trop tard pour eux. 

— Et donc, vous avez abandonné, dit Carolyn d’une voix éraillée par la colère.

— Tu veux qu’ils restent ensemble et vivent dans le mensonge juste pour satisfaire tes besoins ? 

Carolyn secoue la tête.

— Je ne comprends pas. Un jour papa revient à la maison après une mission, et le lendemain, maman va voir un avocat et évoque la cruauté mentale. Comme si mon père était cruel ! Vous même ne pouvez pas le croire. 

— Je vais parler à ta mère, rassure le révérend.

— Alors faites vite. 

— Pourquoi ?

— Parce que nous allons déménager à New York dès qu’ils auront fini de diviser le butin : savoir qui prend le réfrigérateur, qui prend la télévision… puis il vont diviser Carolyn horizontalement ou verticalement ! Peut-être que si je pleurais, si je m’enfermais dans ma chambre, ma mère se sentirait coupable. 

— Pourquoi ta mère devrait se sentir coupable ?

— Parce que je ne veux pas aller à New York, et elle le sait. 

— Ça me semble un peu égoïste tout ça, tu ne trouves pas ? Peut-être que tu peux comprendre une chose : elle a besoin de toi, peut-être plus que toi tu as besoin d’elle. Tu es la seule personne qui lui reste. 

— Elle ne peut s’en prendre qu’à elle. 

— Carolyn, tu veux que je travaille pour une réconciliation ou que j’empêche ta mère de t’emmener à New York ?

— Je veux juste savoir pourquoi ils divorcent. Peut-être alors que j’arrêterais d’agir comme je le fais. 

— La vérité, c’est que si ta mère veut vivre à New York, tu ne peux rien y faire. 

Carolyn se lève. La colère ne l’a toujours pas quittée.

— Merci révérend, merci de m’avoir remise dans le droit chemin. Si j’ai bien compris : honore ta mère et ton père, soit une bonne petite fille pour eux, même s’ils sont à des milliers de kilomètres l’un de l’autre. Sois mature et adulte et essaie de comprendre que si ça ne marche pas entre eux, fais juste ce qu’on te dit de faire. 

— Ce n’est pas ce que j’ai dit, Carolyn.

Elle s’en va, laissant le révérend dubitatif.


Chez les Carson, la sonnette de la porte d’entrée retentit. Des cartons jonchent le sol, la maison est un vrai fouillis. Elliot, Constance et Eli s’occupe de ranger tous les objets dans les cartons. Constance a donc pris sa décision : la famille Carson quitte Peyton Place.

Pendant qu’Elliot va ouvrir, Constance pense que c’est Jerry qui a oublié quelque chose. Mais ce n’est pas Jerry, c’est Rodney. 

Il est venu demander à Constance de rester une paire de jours supplémentaire à Peyton Place afin d’assister à son mariage avec Betty. Cela signifierait beaucoup pour eux qu’elle soit présente ce jour-là.

Constance est très touchée. Elle lui parle du futur travail d’Elliot. Il doit commencer très bientôt et par conséquent, ils devront partir avant le mariage. Rodney leur dit que l’église paraîtra vide sans eux. Eli répond que lui sera là. Il n’est pas question pour lui de quitter Peyton Place. 

Elliot dit à Rodney que malgré les divergences qu’ils ont pu avoir par le passé, il l’apprécie beaucoup et qu’il est heureux pour son futur mariage, Il lui demande de prendre un souvenir de la maison. 

Rodney accepte, mais demande à Elliot de choisir. Elliot lui offre un modèle réduit de bateau, sous le regard approbateur d’Eli. Cela signifie beaucoup pour Rodney, car il sait à quel point Elliot est attaché à ce modèle réduit. 

Ému, Rodney s’en va avec le bateau réduit dans les mains. 


Carolyn se rend au bureau de Steven Cord. Elle attend sa mère et se présente à Steven. Ce dernier lui dit qu’elle doit être excitée à la perspective d’aller vivre à New York. Il s’aperçoit vite que ce n’est pas le cas. 

Marsha Russell (dont c’est ici la première apparition), la mère de Carolyn, entre dans la pièce. 

Elle s’entretient avec l’avocat. Il lui dit que le divorce est finalisé. Marsha essaie de faire comprendre à Carolyn qu’elle n’y est pour rien dans ce divorce. Mais la jeune fille en veut à sa mère. 

Une fois les Russell parties, Steven prend le téléphone et appelle le Colonial. Il demande si Betty est revenue. On lui dit que oui.

Steven va la voir. Betty ne souhaite pas lui parler et veut qu’il s’en aille, pensant qu’il va une nouvelle fois faire des histoires. 

Mais elle est surprise lorsqu’elle comprend que son ex-mari est venu afin de lui souhaiter bonne chance. Il a dit qu’il vient de tourner définitivement la page, et qu’il n’a plus de ressentiment envers elle.


Constance va voir le Dr Rossi pour qu’il lui donne le dossier médical du petit Matthew. Michael lui dit à quel point il est désolé de ce qui s’est passé. 

Constance comprend qu’il a voulu protéger son frère. Même si c’était aux dépens de ses meilleurs amis. Elle ne veut pas partir fâchée contre lui et lui dit qu’elle lui pardonne. 

Elle lui demande d’aller voir et Elliot et de lui parler avant qu’ils ne partent, parce qu’Elliot ne viendra pas le voir. Constance a besoin que son mari et le médecin fassent la paix une bonne fois pour toutes.


Épisode 432

lundi 20 mai 1968

Un nouveau travail 

Carolyn Russel est dotée d’un esprit vif, d’un sens de l’humour acerbe, et d’une maturité étonnante pour son âge. La nuit dernière, au festival du Jour des Fondateurs, elle a rencontré un jeune homme, Joe Rossi, qui semble pour elle, une cible idéale pour s’amuser. Elle a plaisanté avec Joe. Mais elle l’a aussi troublé. Elle l’a mis en colère. Mais Joe a réussi à avoir le dernier mot. Il a voulu se rapprocher d’elle, la défier. Carolyn s’est enfuie. Aujourd’hui, l’esprit vif est toujours là, mais le sens de l’humour est plus discret. Carolyn a éprouvé le sentiment d’être encore une enfant. La pire des choses possibles pour quelqu’un qui se considère comme une femme.

Carolyn marche sur le quai, portant des livres. Elle entre au Cider Barrel et commande un mug de cidre à Laurie, la petite blonde qui fait occasionnellement du baby-sitting.


Joe Rossi est assis à une table. Carolyn lui demande si elle peut s’asseoir à sa table. 

— Tu as la permission de tes parents ? ironise-t-il. 

Piquée au vif, elle s’apprête à partir. Il la rappelle et lui fait signe de s’asseoir. Il lui demande pourquoi elle est tellement agréable aujourd’hui. Il s’excuse à nouveau pour son manque de tact. Il lui dit qu’il a exagéré la nuit dernière, quand il a voulu l’embrasser. 

Joe paie le verre de Carolyn, se lève et s’en va. Dehors, il regarde la maison d’hôtes se demandant s’il doit aller voir Jill et Kelly.


Susan apporte le petit déjeuner à Tom. Elle est déçue de voir qu’il est déjà levé, et lui dit de retourner au lit. Mais le révérend lui dit qu’il a une journée chargée. 

Elle fait référence à la bible et à l’origine du monde. Dieu a pris six jours pour créer le monde, et le septième jour, il s’est reposé. Tom devrait en faire de même. 

Tom revêt son col d’ecclésiastique. Elle aide à le lui mettre. Elle veut aller à Boston aujourd’hui. La sonnette de la porte d’entrée retentit. Avec une pointe de déception, elle le laisse descendre et ouvrir la porte. Jill se présente devant lui pour le poste de secrétaire. 

À ce même moment, le téléphone sonne et la sonnette retentit à nouveau. Tom va répondre au téléphone, tandis que Jill va ouvrir la porte. 

Le sergent de Police Bates se tient devant la porte, avec son fils Richard.  Ils avaient rendez-vous demain, mais il voulait le voir aujourd’hui, car la situation est compliquée pour lui. Jill prend un ton professionnel et les fait entrer et s’installer dans le canapé. 

Le téléphone continue de sonner et Jill se permet de répondre alors qu’elle n’est pas même pas engagée. Il est évident, de par cette scène, que le révérend privilégie son travail aux dépends de sa vie familiale.

Jill écrit sur un morceau de papier le nom de l’interlocuteur et va voir le révérend, qui est toujours au téléphone. Il lui demande de prendre le message, et lui glisse au passage qu’il ne pense pas l’embaucher parce qu’il veut quelqu’un de plus âgé et expérimenté. Elle ne montre pas sa déception et prend le message au téléphone d’une manière on ne peut plus professionnelle.

Susan descend et salue le sergent, son fils et Jill, qui se présente à elle.

Après avoir terminé son appel, le révérend va voir le sergent Bates et son fils, les salue et leur demande d’aller dans son bureau. 

Il veut parler à Susan, mais cette dernière s’en va sans lui dire un mot. 

Jill insiste pour avoir le job et lui propose de l’embaucher jusqu’à temps qu’il trouve la personne adéquate. Elle est tellement persuasive qu’il accepte.


Elliot entre dans la librairie pour parler avec Constance. Il voudrait quitter Peyton Place. Il vient juste de recevoir une autre lettre de George Adams qui lui offre un emploi de rédacteur en chef dans un grand journal. 

Il sait ce qu’est une prison pour y avoir passé 18 années de sa vie et il sait que cette ville est devenue une prison pour Constance. 

Il lui tend une petite annonce rédigée de la sorte : « Loue maison deux étages avec trois chambres, Contacter M. ou Mme Elliot Carson ». Il ajoute qu’ils auraient dû partir le jour où ils ont réalisé qu’Allison ne reviendrait jamais. Il n’y a rien d’autre à laisser dans cette ville que de l’amertume. 

Constance ne sait pas si elle va pouvoir abandonner cette ville qui l’a vue naître. 

— Cela implique une nouvelle vie, un nouveau travail, de nouveaux amis…

Elliot lui demande de réfléchir. Il retourne au Clarion, laissant Constance en pleine réflexion.

Alors qu’il se dirige vers son bureau, il croise Michael dans la rue. Il est toujours en colère contre lui parce qu’il ne lui a pas dit la vérité à propos de Kelly, leur laissant croire qu’elle était l’enfant d’Allison. Ils se jaugent du regard, tel deux ennemis. Puis Michael bifurque vers le Peyton Professional sans dire un mot à Elliot. 

Plus tard, Rita entre dans le bureau du Dr Rossi et s’aperçoit que quelque chose ne va pas chez lui. D’abord, il se met en colère parce que sa secrétaire ne lui a pas donné le bon dossier. 

Ensuite, il se rend près de l’armoire à dossiers suspendus et prend le dossier de Rita. Il lui dit que tout va bien. L’opération qu’elle a subi n’a pas d’effet négatif.

Rita ne le croit pas et lui demande ce qu’il lui cache. Le Dr Rossi lui dit une nouvelle fois que tout va bien, son cœur fonctionne bien. Rita est soulagée. Vu la tête que fait le médecin, elle pensait qu’il lui cachait quelque chose.

Michael lui avoue qu’il est d’une humeur maussade parce qu’il est toujours fâché avec Elliot. Rita lui dit qu’ils sont amis depuis longtemps. Ils arriveront à se réconcilier. Michael en doute. 

Norman entre dans le bureau et Rita lui annonce la bonne nouvelle sur sa santé. 


Au Shoreline Garage, Betty entre et montre à Rodney sa nouvelle robe. Ils parlent de leur futur mariage.

Betty doit lui avouer une chose : elle est contente que Kelly ne soit pas sa fille. Elle a honte de penser qu’elle aurait continuer à détester l’enfant s’il avait été le père. 

Rodney la rassure en lui disant que lorsqu’il a appris qu’il n’était pas le père, il a ressenti un énorme soulagement, se disant qu’il était libre. Libre d’épouser la femme qu’il aime. Ils s’embrassent. 


Tom Winter et Jill Smith marchent sur le trottoir ensemble. Jill remercie le révérend de l’avoir raccompagnée à pied. 

Il lui demande comment elle va faire avec le bébé maintenant qu’elle a ce travail. Elle lui répond que Laurie, la serveuse du Cider Barrel, sert de baby-sitter à Kelly. Et quand Laurie est au travail, c’est la mère de cette dernière qui s’en occupe. Tout est sous contrôle et le révérend n’a pas à s’en faire. 

Il retourne chez lui, tandis que Jill va chercher Kelly au Cider Barrell. Avec le bébé dans les bras, elle monte les escaliers menant à sa chambre. Joe les observe sans qu’elle s’en aperçoive.


Épisode 431

jeudi 16 mai 1968

La fête est finie 

La nuit du festival de la journée des fondateurs. Les adolescents disent que c’est ringard. Mais qui ose avouer ses vrais sentiments quand il a 16 ans ?  Les personnes plus âgées l’apprécient tout simplement. Peut-être en se remémorant les années où ils trouvaient ça ringard, eux aussi, et où ils en aimaient secrètement chaque minute. Pour Rodney Harrington et Betty Anderson Cord, les derniers moments du festival sont doux amers, car ils tiennent la promesse de leur mariage. Mais refusant de les libérer des souvenirs du passé.

La Nuit des Fondateurs. La grande roue. Eli Carson vend des tickets dans une baraque. Betty et Rodney sont sur la grande roue.


Betty et Rodney descendent de la grande roue. Rodney fait l’imbécile auprès de jeunes, faisant croire que le manège lui a fait tourné la tête. 

Pendant ce temps, Betty s’éloigne, l’air triste. Il ne tarde pas à la rejoindre. Elle lui dit qu’elle déteste ce festival. Elle ne peut pas expliquer vraiment pourquoi. Ils s’installent dans le kiosque à musique.

Betty pense que le festival lui fait remonter des souvenirs douloureux. C’est au cours d’une de ces journée qu’elle a annoncé à Rodney qu’elle était enceinte… et qu’ils ont eu l’accident qui leur a privé de l’enfant. C’est aussi ce jour-là qu’elle a appris que Leslie Harrington et Julie, la propre mère de Betty, s’étaient embrassés, provoquant une rupture entre elle et Rodney.

Rodney affirme que les vieux se servent de ce festival pour essayer d’impressionner les jeunes en disant qu’il s’agit de leur héritage. Il lui dit que tout ça est du passé, et ils sont sur le point de prendre un nouveau départ. 

Betty se sent plus rassurée. Ils s’embrassent. Norman et Rita les voient et, pour plaisanter, couvre le couple avec une couverture.


Joe arrête la voiture, afin d’aller acheter un hot-dog pour Carolyn et lui. En passant, il salue joyeusement Eli, qui se promène tranquillement tout en mangeant du pop-corn. 

Il va voir Carolyn, rester assise dans la décapotable rouge du Dr Rossi. Elle voit qu’Eli ne l’approuve pas de la voir avec un garçon plus âgé. Mais Eli lui dit qu’il ne porte pas de jugement.

Il aimerait que Carolyn dise à sa mère qu’il a reçu la cuisinière Franklin qu’elle a commandée. Cependant, il lui a envoyé un mot pour le lui dire, mais elle n’a pas répondu. 

Carolyn lui dit qu’elle a probablement oublié d’annuler la commande. Eli ne comprend pas pourquoi elle aurait dû annuler. 

—  Maman et moi déménageons pour de bon. 

— Cet été ? s’étonne Eli.

— Plus tôt que ça, quand elle et papa pourront régler quelques petits détails.

— Je serai désolé de te voir partir, dit Eli avant de s’en aller. 

Joe revient et s’assoit sur le siège conducteur de la voiture. Il lui dit qu’Eli Carson aimerait bien le voir quitter la ville pour de bon. 

Elle lui parle des problèmes qu’ont ses parents. Son père ne vit pas avec sa mère et ils sont divorcés. Il lui répond du tac-au-tac que sa vie ne l’intéresse pas, il est ici avec elle pour s’amuser. Il lui dit qu’elle est une grande fille et qu’elle doit être traitée comme une grande fille. Il essaie de l’embrasser, mais elle se débat et s’en va.


Jill joue avec Kelly dans sa chambre, à la maison d’hôtes de Mme Hewitt, tandis que le Dr Rossi frappe à la porte. Elle ne veut pas lui ouvrir et lui demande de partir. Il insiste et finalement, elle le laisse entrer. 

Il est venu voir Kelly et parler avec la jeune fille. Il lui demande combien de temps elle va encore rester en ville. Il veut l’aider. Après tout, il a un lien de parenté avec le bébé. Elle est sa nièce.

Jill considère Michael comme un ennemi, même s’il lui dit qu’il ne lui veut pas de mal. 

Il lui parle d’un travail de secrétaire du révérend Winter. Il connaît le révérend depuis longtemps et il a pris rendez-vous pour elle. Il pense qu’elle sera parfaite pour le job.


Les Winter rentrent chez eux et parlent du festival. Tom propose à Susan d’aller se coucher. 

— Monte en premier, lui dit-elle, je te rejoins dans un instant.

 Elle en profite pour appeler Steven au téléphone et le remercier pour lui avoir prêter le manoir. Elle l’appelait juste pour lui dire merci. 

Steven voit clair dans son jeu. Il lui dit qu’il la trouve très attirante, mais il sait qu’elle aime son mari et lui suggère de discuter de son problème avec Tom. 

Elle raccroche et s’empresse de monter pour aller dire à son mari qu’elle a appelé Steven pour le remercier. 

Tom se plaint parce qu’elle a bu en public aujourd’hui. Susan se sent toujours aussi délaissée et veut qu’il choisisse entre elle et son ministère. Ils se disputent encore une fois. Susan lui reproche d’être trop occupé par son travail. 

Finalement, ils se réconcilient. Tom lui dit qu’il ne l’abandonnera pas. Elle lui dit qu’elle a besoin de lui. Ils s’embrassent.


Le Dr Rossi retourne à sa maison sur la plage pour parler avec son frère, Joe. Il lui dit qu’il est allé voir Jill. Il ajoute que son jeune frère a un très beau bébé, et que ce bébé et sa mère méritent une chance. 

Il aimerait voir Jill et Joe ensemble, mais le jeune frère dit au médecin que lui et Jill se détestent. Ce ne sera pas possible.