jeudi 25 juillet 1968
État critique
Rodney Harrington et Steven Cord se heurtent depuis des années. Rodney est né et a grandi dans le monde de Martin Peyton, c’est sans aucun doute l’héritier. Steven vient aussi du même monde. Mais les circonstances de sa vie l’ont éloigné du faste et de la richesse auxquels sa naissance lui donnait droit. Aujourd’hui, la destinée des deux demi-frères s’entrecroise par un choc d’une violence inouïe.
Norman et Rodney sont sur la mobylette. Steven et Betty arrivent en voiture dans l’autre sens. Et là… c’est le drame.
Steven s’arrête et court vers les frères Harrington. Il ordonne à Betty de prendre la couverture qu’il y a sur le siège arrière de la voiture.
Voyant Norman en état de choc et Betty en train de paniquer, Steven prend les choses en main. Il demande à Betty de ne surtout pas toucher Rodney. Ce dernier ne réagit pas.
Norman n’est que légèrement blessé. Il veut aller près de son frère, et de nouveau Steven lui dit qu’il ne doit pas le toucher. Il va chercher de l’aide.
Le téléphone sur le dock sonne. Joe Rossi sort de son Fenwick et va répondre. C’est Mlle Choate qui appelle depuis l’hôpital.
Elle veut qu’il prévienne immédiatement le Dr Rossi qu’il y a une urgence. Joe lui dit qu’il sait où se trouve son frère et qu’il va immédiatement le prévenir.
Joe se rend au Cider Barrel et prévient Michael de l’accident. Le médecin se précipite vers le téléphone public et demande à celui qui l’utilise de raccrocher parce qu’il a un appel urgent à donner. L’homme obtempère.
Mlle Choate lui dit qu’un accident de la circulation impliquant les frères Harrington vient d’arriver. Il doit immédiatement se rendre à l’hôpital.
À l’hôpital, Mlle Choate parle avec Norman et Betty. Elle demande à Betty de se calmer et lui assure que son mari est entre de bonnes mains.
Dans une autre pièce, plusieurs médecins observent les radios de Rodney. Il y a Michael, Harry Miles (dont c’est la première apparition), et la Dr Lodge. Ils s’aperçoivent que la colonne vertébrale a été touchée. Plusieurs os se sont brisés et ils vont devoir opérer pour retirer les morceaux.
Tandis que les autres médecins s’en vont, Michael parle en privé au Dr Miles. Ce dernier se dit prêt à opérer. Mais il leur faut l’accord de la femme de Rodney. Michael lui dit qu’il s’en occupe.
Mike sort dans le couloir et rejoint Norman et Betty. Norman veut savoir comment va son frère. Mais le médecin doit avant tout parler en privé à Betty dans son bureau.
Il lui dit que Rodney est sérieusement blessé au cou et qu’il est paralysé. Ils doivent l’opérer bientôt. Le médecin rassure Betty en lui disant que Rodney a toujours été en bonne condition physique, ce qui est un grand avantage lorsqu’on se fait opérer.
Betty doit donner son accord pour l’opération. Pour elle, cela signifie que la vie de son mari tient en une signature.
Norman arrive et demande plus de détails au Dr Rossi. Celui-ci lui dit que la colonne vertébrale a été touchée et que Rodney est paralysé. Une opération pour retirer les morceaux d’os brisé est programmée.
Rossi et Norman laissent Betty dans le bureau du médecin. Steven entre et s’approche d’elle. Il lui demande des nouvelles de Rodney. Mais Betty ne veut pas le voir. Elle lui demande de la laisser seule. Elle est affalée sur le canapé et fait peine à voir.
Steven se permet d’insister. C’était un accident et il se sent fautif. Une nouvelle fois, Betty lui demande de partir. Et une nouvelle fois, il insiste.
— Tu vas nous détruire, c’est sûr, lui dit Betty.
— Je ne comprends pas…
— Tu es toujours après nous. Tu nous harcèles, tu gâches notre mariage et maintenant…
Elle lève les yeux vers lui d’un air de défi :
— Maintenant, tu nous détruis, tu as détruit l’homme que j’aime le plus au monde. Le seul homme que j’ai jamais aimé.
Ces paroles sont d’une violence inouïe pour Steven, mais Betty devait le faire, elle devait le lui dire. Penaud, Steven s’en va.
À l’appartement, Rita prend son mal en patience. Dans la chambre, elle remonte le réveil, puis elle va regarder par la fenêtre dans l’espoir de voir arriver Norman. Enfin, elle fait la vaisselle tandis qu’elle entend des bruits de pas monter l’escalier menant à l’appartement. Elle sourit, pensant qu’il s’agit de Norman, mais quand on frappe à la porte, son sourire s’efface. Elle ouvre à Joe Rossi.
Joe lui raconte ce qui s’est passé. Rita lui dit qu’elle en avait parlé avec Betty et qu’elles étaient pratiquement sûres qu’un accident comme celui-ci allait arriver. Elle prend son sac et part pour l’hôpital. Joe l’accompagne.
Là-bas, elle rejoint Norman dans l’aire d’attente. Il lui dit que le Dr Rossi ne connaît pas l’ampleur des dégâts pour Rodney, ni comment il ira après l’opération. Il risque d’être paralysé pour toujours, voire même de ne pas s’en sortir.
Rodney conduisait la mobylette, Norman était le passager. Rodney s’est cogné la tête contre un arbre lors de l’accident. Rita lui demande à son mari comment il va. Il lui dit qu’il n’a rien. Il lui montre la pièce. Celle qui a servi à pile ou face pour savoir qui allait conduire la moto. C’est cette pièce qui a décidé du destin de Rodney. Si le hasard avait voulu que la pièce tombe sur « face », c’est Norman qui aurait conduit, et peut-être que l’accident n’aurait pas eu lieu.
Betty arpente la rue, devant l’hôpital. À l’intérieur, les médecins examinent les radios de Rodney. Celui-ci est inconscient. Le Dr Miles donne des ordres.
Enfin, Rodney ouvre les yeux et se réveille doucement. Il dit qu’il ne peut pas bouger ses bras ni ses jambes.


















































