Épisode 450

jeudi 25 juillet 1968

État critique 

Rodney Harrington et Steven Cord se heurtent depuis des années. Rodney est né et a grandi dans le monde de Martin Peyton, c’est sans aucun doute l’héritier. Steven vient aussi du même monde. Mais les circonstances de sa vie l’ont éloigné du faste et de la richesse auxquels sa naissance lui donnait droit. Aujourd’hui, la destinée des deux demi-frères s’entrecroise par un choc d’une violence inouïe.

Norman et Rodney sont sur la mobylette. Steven et Betty arrivent en voiture dans l’autre sens. Et là… c’est le drame.


Steven s’arrête et court vers les frères Harrington. Il ordonne à Betty de prendre la couverture qu’il y a sur le siège arrière de la voiture. 

Voyant Norman en état de choc et Betty en train de paniquer, Steven prend les choses en main. Il demande à Betty de ne surtout pas toucher Rodney. Ce dernier ne réagit pas. 

Norman n’est que légèrement blessé. Il veut aller près de son frère, et de nouveau Steven lui dit qu’il ne doit pas le toucher. Il va chercher de l’aide.


Le téléphone sur le dock sonne. Joe Rossi sort de son Fenwick et va répondre. C’est Mlle Choate qui appelle depuis l’hôpital. 

Elle veut qu’il prévienne immédiatement le Dr Rossi qu’il y a une urgence. Joe lui dit qu’il sait où se trouve son frère et qu’il va immédiatement le prévenir. 

Joe se rend au Cider Barrel et prévient Michael de l’accident. Le médecin se précipite vers le téléphone public et demande à celui qui l’utilise de raccrocher parce qu’il a un appel urgent à donner. L’homme obtempère.

Mlle Choate lui dit qu’un accident de la circulation impliquant les frères Harrington vient d’arriver. Il doit immédiatement se rendre à l’hôpital.

À l’hôpital, Mlle Choate parle avec Norman et Betty.  Elle demande à Betty de se calmer et lui assure que son mari est entre de bonnes mains.

Dans une autre pièce, plusieurs médecins observent les radios de Rodney. Il y a Michael, Harry Miles (dont c’est la première apparition), et la Dr Lodge. Ils s’aperçoivent que la colonne vertébrale a été touchée. Plusieurs os se sont brisés et ils vont devoir opérer pour retirer les morceaux.

Tandis que les autres médecins s’en vont, Michael parle en privé au Dr Miles. Ce dernier se dit prêt à opérer. Mais il leur faut l’accord de la femme de Rodney. Michael lui dit qu’il s’en occupe.


Mike sort dans le couloir et rejoint Norman et Betty. Norman veut savoir comment va son frère. Mais le médecin doit avant tout parler en privé à Betty dans son bureau. 

Il lui dit que Rodney est sérieusement blessé au cou et qu’il est paralysé. Ils doivent l’opérer bientôt. Le médecin rassure Betty en lui disant que Rodney a toujours été en bonne condition physique, ce qui est un grand avantage lorsqu’on se fait opérer. 

Betty doit donner son accord pour l’opération. Pour elle, cela signifie que la vie de son mari tient en une signature. 

Norman arrive et demande plus de détails au Dr Rossi. Celui-ci lui dit que la colonne vertébrale a été touchée et que Rodney est paralysé. Une opération pour retirer les morceaux d’os brisé est programmée. 

Rossi et Norman laissent Betty dans le bureau du médecin. Steven entre et s’approche d’elle. Il lui demande des nouvelles de Rodney. Mais Betty ne veut pas le voir. Elle lui demande de la laisser seule. Elle est affalée sur le canapé et fait peine à voir. 

Steven se permet d’insister. C’était un accident et il se sent fautif. Une nouvelle fois, Betty lui demande de partir. Et une nouvelle fois, il insiste. 

— Tu vas nous détruire, c’est sûr, lui dit Betty. 

— Je ne comprends pas…

— Tu es toujours après nous. Tu nous harcèles, tu gâches notre mariage et maintenant… 

Elle lève les yeux vers lui d’un air de défi :

— Maintenant, tu nous détruis, tu as détruit l’homme que j’aime le plus au monde. Le seul homme que j’ai jamais aimé. 

Ces paroles sont d’une violence inouïe pour Steven, mais Betty devait le faire, elle devait le lui dire. Penaud, Steven s’en va.


À l’appartement, Rita prend son mal en patience. Dans la chambre, elle remonte le réveil, puis elle va regarder par la fenêtre dans l’espoir de voir arriver Norman. Enfin, elle fait la vaisselle tandis qu’elle entend des bruits de pas monter l’escalier menant à l’appartement. Elle sourit, pensant qu’il s’agit de Norman, mais quand on frappe à la porte, son sourire s’efface. Elle ouvre à  Joe Rossi.

Joe lui raconte ce qui s’est passé. Rita lui dit qu’elle en avait parlé avec Betty et qu’elles étaient pratiquement sûres qu’un accident comme celui-ci allait arriver. Elle prend son sac et part pour l’hôpital. Joe l’accompagne.

Là-bas, elle rejoint Norman dans l’aire d’attente. Il lui dit que le Dr Rossi ne connaît pas l’ampleur des dégâts pour Rodney, ni comment il ira après l’opération. Il risque d’être paralysé pour toujours, voire même de ne pas s’en sortir. 

Rodney conduisait la mobylette, Norman était le passager. Rodney s’est cogné la tête contre un arbre lors de l’accident. Rita lui demande à son mari comment il va. Il lui dit qu’il n’a rien. Il lui montre la pièce. Celle qui a servi à pile ou face pour savoir qui allait conduire la moto. C’est cette pièce qui a décidé du destin de Rodney. Si le hasard avait voulu que la pièce tombe sur « face », c’est Norman qui aurait conduit, et peut-être que l’accident n’aurait pas eu lieu.


Betty arpente la rue, devant l’hôpital. À l’intérieur, les médecins examinent les radios de Rodney. Celui-ci est inconscient. Le Dr Miles donne des ordres. 

Enfin, Rodney ouvre les yeux et se réveille doucement. Il dit qu’il ne peut pas bouger ses bras ni ses jambes.


Épisode 449

lundi 22 juillet 1968

Pile ou face

Susan Winter a joué avec son mariage. Il y a quelques heures à peine, elle a pris l’avantage avec la réaction de Tom Winter à la visite de l’assistante sociale qui a déclaré la maison des Winter comme « environnement idéal » pour Jill Smith et son bébé. Elle a vu l’amertume de Tom et son mépris pour lui-même. Immédiatement, en prétextant un voyage hors de la ville pour rendre visite à une amie soi-disant malade, elle laisse la maison à Tom et Jill. Maintenant, elle sait que son mariage est en jeu. Mais elle parie sur elle-même et sur la compréhension de son mari.

Susan Winter approche de la maison. Elle entre, enlève ses chaussures et monte à l’étage.


Susan se rend dans la chambre où Tom l’attend. Elle parle comme si de rien n’était, mentant sur son pseudo-voyage, quand soudain, Tom la gifle. 

Interloquée, elle lui demande pourquoi il  fait ça. 

— Parce que tu es une menteuse ! vocifère-t-il. 

Il lui répond qu’il sait qu’elle lui a menti depuis le début. Il a appelé Jill Wilbur, l’amie censée avoir eu un accident. Elle allait très bien. Tellement bien qu’elle les a invités à venir faire de la voile le week-end prochain !

Susan essaie de se défendre en se prenant pour une victime puisqu’il l’a frappée. Mais il lui demande de ne pas inverser les rôles.

— Je voulais m’enfuir de cette maison, explique-t-elle. J’y étouffe. J’ai donc inventé cette innocente excuse.

— Il n’y a rien d’innocent dans ton mensonge, prétend Tom. Parle-moi plutôt du plan. 

Susan fait semblant de ne pas comprendre : 

— Le plan ?

— Celui que tu as bien pensé et fait éclore depuis que tu as invité cette fille à venir vivre chez nous.

— Je ne veux pas t’écouter. 

— Pourtant tu vas le faire. 

— Ou quoi ? Tu vas encore me frapper ?

— Tu aimerais ça, n’est-ce pas ? Tu aimes te considérer comme une victime. J’ai tout compris, Susan. Depuis longtemps, tu veux me détourner du ministère parce qu’il me prend trop de mon temps. Jusqu’ici, tu as fait de vaines tentatives. Alors tu as décidé de passer à l’étape supérieure. En demandant à une fille extrêmement séduisante et vulnérable de venir vivre ici, tu pensais que cela allait me détourner de l’église. 

— J’essaie de sauver notre mariage, Tom. Tu ne le vois pas ? Si je n’étais pas sortie aujourd’hui, je me serais mise à boire. 

— La boisson te fait faire n’importe quoi.

— Je t’aime Tom. 

— Et c’est pour ça que tu as mis au point ce « piège à séduction » ? En amenant Jill dans cette maison ?

— J’ai aussi voulu qu’elle parte. Mais tu ne voulais pas.

— À cause du bébé, tu le sais très bien. Si elle quitte notre maison, elle peut en perdre la garde.

— Tu te caches derrière l’excuse du bébé. Tu utilises cette enfant pour garder Jill auprès de toi !

Écœuré par cette trahison et le comportement de sa femme, Tom quitte la pièce.


Dans la cuisine des Russell, Marsha entre et est surprise de ce qu’elle découvre :

— Qu’est-ce que tout cela ? 

Carolyn a préparé le petit déjeuner. Elle a versé du jus d’orange et a préparé des toasts. Cela ne lui ressemble pas. Elle propose à sa mère de cuire du bacon et des œufs. Marsha suggère plutôt des céréales. 

Tout en dégustant le repas matinal, Carolyn dit à sa mère qu’elle pense pouvoir maintenant accepter le divorce de ses parents. Elle se rend compte qu’elle a été affreuse avec sa mère. 

— Tu étais blessée, lui répond Marsha. 

— Et je n’arrivais pas à accepter le fait que c’était fini entre vous deux, complète Carolyn.

Elle ajoute que maintenant que son père s’en va, elle va être plus indépendante et sortir avec qui elle veut. Marsha lui dit que ce n’est pas une réaction très mature. 

Dehors, on entend un coup de klaxon. Quelqu’un vient chercher Carolyn pour aller au lycée. Elle prend ses livres, embrasse sa mère et s’en va.


Steven se rend en voiture au magasin de mobylettes pour voir les frères Harrington. Betty le reçoit. 

— Je voudrais parler à M. Harrington, ou M. Harrington, plaisante Steven.

Betty lui dit qu’aucun des frères n’est ici pour le moment. Ils livrent une moto à un client.

Steven lui parle du contrat de 50.000 dollars qu’il a pris à Boston. Betty le compare à « l’ange de la mort ». Il lui dit qu’elle devrait lire ce contrat, car il implique non seulement Norman et Rita, mais aussi Rodney. 

Il suggère d’aller en voiture à leur rencontre pour en parler. Elle accepte de le suivre. Elle pose un panneau « fermeture » sur la porte du magasin (mais ne ferme pas la porte à clé. Après tout, nous sommes à Peyton Place).


Tom Winter marche dans la rue et passe devant la bibliothèque. Il est rejoint par le Dr Rossi qui l’invite à un rapide déjeuner. Il suggère un sandwich au drugstore. 

Mike veut lui parler de Jill, mais Tom n’est pas disposé à le faire. Le médecin lui dit que quand quelque chose ne va pas, il est bien d’en parler à quelqu’un. Tom rétorque que quand quelque chose ne va pas, il prie. Puis il s’en va. 


Rita entre au Cider Barrell et s’installe au petit comptoir. Elle commande une crêpe à Charlie. Carolyn est à côté d’elle et se présente. 

La discussion est agréable entre les deux jeunes femmes. Carolyn est curieuse de savoir comme est le mariage, et interroge Rita. Elle aimerait connaître la réaction de la mère de Rita à l’annonce du mariage. 

— Votre mère n’a pas fait de crise lorsque vous lui avez appris ?

Rita raconte que sa mère est une femme compréhensive et qu’elle a accepté son mariage avec Norman sans problème. 

Elles ont comme point commun le divorce de leurs parents respectifs. Rita lui dit que parfois, le mariage fonctionne, et parfois il ne fonctionne pas. Carolyn est très intéressée par ce que lui dit Rita et des conseils qu’elle lui prodigue. 


À l’extérieur de la ville, Rodney et Norman rencontrent un motard et ils lui demandent de l’aide pour la course qu’ils comptent organiser. 

Puis ils rentrent en mobylette. Norman veut conduire cette fois. Mais Rodney refuse. Devant l’insistance de Norman, il lui propose de tirer à pile ou face. Il prend « face ». Norman jette la pièce, et c’est « pile ». C’est donc Rodney qui va conduire.

Sur le chemin de retour, ils rencontrent la voiture de Steven, qui est avec Betty. La collision est inévitable. Le véhicule de Steven heurte la mobylette de plein fouet. 

Les frères Harrington sont projetés hors de la moto, et dévalent un talus. Rodney heurte sa tête contre un arbre et git, inerte. Steven va voir comment va Norman tandis que Betty se précipite vers Rodney. En le voyant inanimé, elle étouffe un cri d’horreur.


Épisode 448

jeudi 18 juillet 1968

Le reçu 

Ce soir, le Révérend Tom Winter a quitté la maison en colère après une dispute avec Jill Smith. Jill a refusé d’accepter les explications de son récent comportement vis-à-vis d’elle. Pour Jill, sa main tendue vers elle, ses regards, tout découle des sentiments qu’un homme a pour une femme. Tom nie cela, et nie, et nie encore jusqu’à ce qu’il s’en persuade lui-même. Maintenant, d’une façon ou d’une autre, Tom doit faire face à la vérité et à l’état de son mariage avec Susan Winter.

Tom grimpe les marches du kiosque à musique. On peut voir la caserne des pompiers de Peyton Place en arrière-plan.


Eli s’approche de Tom et le salue. Ils évoquent un verset de la Bible. Tom a l’air déprimé, mais Eli ne semble pas s’en apercevoir.

Il pense que le mariage de Rita et Norman est enfin sur les bons rails, grâce à lui.  

— C’est comme le soleil, commence Eli. Nous savons qu’il est là. Il fait partie de nous, et sans lui, nous sommes dans les ténèbres.

Le mariage de Rita et Norman est sauvé, et Eli le remercie.

— Il y a un autre mariage à sauver, songe Tom en descendant les marches du kiosque. 

Eli le regarde partir sans comprendre ce qu’il a voulu dire.

De retour chez lui, Tom frappe à la porte de la chambre de Jill. Elle enfile sa robe de chambre et va ouvrir. Jill s’excuse auprès de lui. Tom appelle cela un compréhensible malentendu. C’est sa façon à lui de s’excuser.

Tom est embrouillé et troublé. Jill offre de partir de chez eux. Mais Tom lui dit qu’elle doit penser à elle et Kelly. Elle pourrait perdre la garde de sa fille si jamais elle quittait cette maison. Il lui demande d’y réfléchir.


À Boston, Steven est dans une limousine. Il va voir William « Bill », Kennerly Jr. Il sort et paie le chauffeur.

Bill Kennerly, dont le bureau est situé au numéro 307 d’une grande tour, se plaint à Steven des documents retrouvés éparpillés partout dans la chambre de la clinique de Peyton. Il a passé des heures à les ranger et les consulter.

Il s’inquiète au sujet de la vente de la fabrique. Steven aimerait savoir qui la reprend, mais Bill est tenu au secret professionnel. Steven, lui, s’inquiète de perdre le contrat avec la fabrique.

Bill se pose également des questions sur les 50.000 dollars que Peyton a donnés à Eddie Jacks. Steven est interpelé par cette transaction peu banale. 

Bill aimerait savoir où se trouve Eddie pour avoir des explications. Il lui montre le reçu, mais n’a aucune explication quant à savoir pourquoi Peyton les a donnés à un homme qu’il connaissait à peine. 

Steven devine qu’il s’agit là de l’argent laissé à Rita et Norman. Il fait « accidentellement » tomber une pile de papiers que Bill ramasse, pour voler subrepticement le reçu des 50.000 dollars.


Au Cider Barrel, Jeff et Carolyn parlent de leur test tout en mangeant. Joe arrive, prend sa commande, et va parler à Carolyn. Puis il s’en va. 

Jeff considère Joe comme une crapule, mais Carolyn prend sa défense. Au Shoreline, il n’était pas venu pour se bagarrer, il était là simplement pour danser. 

Jeff accuse Carolyn de l’utiliser afin de rendre jaloux Joe Rossi.


Le Dr Rossi boit un café au Colonial Post Inn. Fred Russell entre et se présente à lui. Fred lui demande s’il a prévu de déjeuner avec Marsha. 

Michael lui dit que leur conversation est déplacée, étant donné les circonstances. Fred assure au médecin qu’il n’est pas son ennemi. Entre lui et Marsha, c’est fini. Il n’a donc rien à craindre de lui.

Fred lui demande si entre lui et Marsha ce n’est qu’une passade ou bien si c’est sérieux. Mike lui dit que cela ne le regarde pas. 

— Tout ce qui concerne Carolyn me regarde, lance Fred. 

Il aimerait que Mike s’occupe de Carolyn en son absence. Le médecin lui dit que Boston n’est pas loin, et que Carolyn n’a qu’un père. Il ne veut pas être un père de substitution.

Marsha arrive. Fred parle brièvement avec elle tandis que la serveuse vient annoncer qu’ils sont complets. Fred, ayant réservé une table pour lui, la donne au couple et s’en va. Avant de partir, il serre la main de Michael.

Marsha et le Dr Rossi s’apprêtent à dîner tout en parlant de Fred et de Carolyn. Michael appelle Ellie, la serveuse, et passe commande.


Steven entre à la taverne.

— C’est fermé, dit Ada, assise sur une chaise.

— Ça tombe bien, je n’ai pas soif, ironise Steven.

— Vous êtes dans un débit de boisson. Si vous n’avez pas soif, passer votre chemin.

Steven la rejoint, faisant fi du conseil de la patronne du bar. 

Il parle à Ada des 50.000 dollars que Peyton a donnés à Eddie, et qu’ensuite Eddie a donnés à Rita et Norman. Steven veut recoller les morceaux d’une histoire qui ne colle pas. Il informe Ada que Peyton avait un reçu du même montant fait par Leslie pour Eddie dans son porte-document à la clinique de Boston. 

Steven pense que Leslie a engagé Eddie pour tuer Peyton, et que Peyton a récupéré le reçu l’incriminant. Ada dit qu’elle ne sait rien à ce sujet. Mais Steven pense qu’elle ment pour protéger Rita.


Susan rentre à la maison et se sert un verre. Elle enlève ses chaussures et monte à l’étage. 

Elle trouve Tom à l’étage et lui parle de son « voyage », en lui disant que son amie va beaucoup mieux. Elle se retourne et, soudainement, Tom la gifle. 

Si elle est choquée, le visage du révérend est quant à lui sans expression. 


Épisode 447

lundi 15 juillet 1968

L’ex-mari 

Le révérend Tom Winter vient juste d’entendre dire que sa maison est décrite comme un environnement idéal pour la jeune Jill Smith et son bébé. Sa maison n’est pas idéale. Parce que Tom Winter se bat contre ses sentiments envers Jill depuis quelque temps maintenant. Un fait que sa femme, Susan, suspecte ; et pour des raisons qui lui appartiennent, s’en réjouit.

Tom se tient dans le sanctuaire lorsque Susan entre et s’assoit sur le banc de la deuxième rangée, à la gauche de la congrégation. 


— À quelle heure est ton prochain sermon, Tom ? s’enquiert l’épouse du révérend. 

Tom fixe l’autel, l’air déprimé, et soupire :

— Dès que j’aurais trouvé un sujet valable. 

Susan se lève : 

— Et si tu parlais de la conscience ?

Elle tourne les talons et quitte le sanctuaire.

Elle traverse le salon et vérifie l’emploi du temps de son mari posé sur la table de travail du révérend. Une idée lui vient à l’esprit. Elle appelle l’opératrice et demande à être rappelée au 555-2100 afin de tester le téléphone. 

Elle raccroche. Peu de temps après, le téléphone sonne. Susan décroche, et remercie à voix basse l’opératrice. Elle fait semblant d’être en ligne lorsque Tom entre dans la pièce : 

— Comment va-t-elle ? Oh, Arthur, c’est terrible, j’arrive tout de suite. 

Elle raccroche. Naturellement, Tom lui demande ce qu’il se passe. Elle lui dit que son amie Jean Wilbur, de Boston, vient d’avoir un accident de la route. 

Elle demande à Tom si elle peut s’y rendre pour aller la voir. Elle aimerait que Tom vienne avec elle (sachant très bien qu’il ne peut pas).  

Tom consulte son emploi du temps et lui répond qu’il a beaucoup trop de rendez-vous et n’aura pas le temps de la déposer en ville. Il lui suggère d’y aller par ses propres moyens. Elle remercie Tom et, avant de partir, lui dit qu’elle sera de retour pour le dîner.


Fred se rend chez Marsha pour récupérer Carolyn. Ils ont décidé d’aller manger un morceau en ville. La conversation se passe bien. Fred lui annonce qu’il va quitter Peyton Place pour Boston, car il vient d’être muté. 

Marsha lui demande si Carolyn est au courant, et Fred compte le lui dire lors de leur sortie. 

Le téléphone sonne. Marsha répond. C’est le Dr Rossi. D’excellente humeur, il veut discuter, mais ce n’est visiblement pas le bon moment pour Marsha. Elle lui dit qu’elle est avec Fred et qu’elle le rappellera. Elle raccroche. 

Ayant compris, Fred dit à Marsha qu’il est content qu’elle sorte à nouveau avec quelqu’un. Il la remercie pour ne pas avoir donné à leur fille la vraie raison de leur divorce.


Dans la nouvelle maison des Harrington, Betty est sur la mezzanine tandis qu’en bas, installé sur le canapé, Rodney explique les détails de la réparation d’une mobylette à Norman. 

Rodney a l’idée d’organiser une course de cross-country afin de se faire de la publicité. Ils pourraient même y participer. À condition que ce soit Rodney qui conduise. Betty aimerait beaucoup conduire un de ces engins. 

Mais Rodney lui répond que c’est beaucoup plus dangereux que ça en a l’air. Justement, Betty s’inquiète pour Rodney, qui a toujours tendance à rouler vite. Elle ajoute qu’elle ne pourrait pas le supporter si jamais quelque chose arrivait à Rodney.


Au Cider Barrel, Fred Russell s’assied à une table avec Carolyn. Charlie vient prendre la commande. Carolyn commande une combinaison burger hot-dog avec pommes de terre et salade. 

Son père, peu friand de fast-food, ne prend qu’une double limonade avec glaçons. Carolyn n’aime pas voir son père se rationner de la sorte. 

Elle pense que sa mère va bientôt souffrir d’une dépression post-divorce. Mais son père lui demande d’accepter une bonne fois pour toutes le divorce. Il sait que sa mère voit quelqu’un d’autre. Carolyn lui parle du Dr Rossi et lui dit qu’il n’est pas du tout comme Fred. Ce dernier l’espère bien.

Il lui avoue enfin qu’il va partir à Boston. Carolyn le prend mal.  Elle ne va pas supporter de ne plus le voir. Fred lui dit qu’elle viendra certains week-ends, et aussi pour les vacances. Terriblement déçue, Carolyn se lève et quitte le Cider Barrell sans laisser à son père le temps de s’expliquer. 


Portant un plateau, Jill entre dans le bureau de Tom. Elle lui a apporté un sandwich et un café. Il n’a pas faim et se fâche lorsqu’elle insiste pour qu’il mange. 

Il travaille sur un nouveau budget très important. Tom est sur les nerfs et il est froid avec elle. Elle voit des lettres sur son bureau et lui dit qu’elle ira les poster demain. 

Il entre dans une colère froide lorsqu’il apprend qu’elle n’a pas posté les lettres aujourd’hui comme il lui avait demandé. Elle jure qu’il ne lui a jamais demandé de poster ses lettres, mais il insiste en lui disant que cela ne fonctionne pas entre eux. 

Elle lui dit qu’elle n’a jamais demandé à venir vivre ici. Il est irritable et dur avec elle et lui demande de sortir de cette pièce.


Épisode 445

lundi 8 juillet 1968

Un dîner romantique 

Ce soir, Joe Rossi est dehors, il observe. Il a vu son frère aîné, le Dr Michael Rossi, sortir dîner avec Marsha Russell, après s’être entendu dire par le médecin lui-même de ne pas ennuyer la fille de Marsha, Carolyn. Pour Joe, la porte de la famille Russell a été ouverte par son frère, mais s’est refermée sur lui.

Joe Rossi marche devant la maison des Russell (ex-Carson).


Joe profite de l’absence de Marsha, qui dîner avec son frère Michael, pour aller voir Carolyn. Il s’excuse pour ce qui s’est passé au Shoreline Cafe la dernière fois (cf. épisode 441). Il voulait juste danser. 

Carolyn lui reproche d’avoir voulu jouer les gros bras. Joe lui rappelle qu’il a fait de la boxe lorsqu’il était plus jeune. Il était promu à un bel avenir, mais finalement, il a laissé tomber. Il est toujours amoureux de ce sport. À ce propos, il a deux billets pour aller voir un match qui se déroule à White River ce soir. Il veut y inviter Carolyn. Elle refuse, prétextant avoir des devoirs. 

Ils se disputent, car Joe insiste, ce qui ne plaît pas à Carolyn. Joe mentionne le fait qu’il a abandonné ses études. Il termine leur conversation sulfureuse en disant à Carolyn qu’elle et sa mère sont deux snobinardes.


Marsha et le Dr Rossi dînent au Mamasito Village Restaurant. Il s’agit d’un restaurant italien. En fond sonore, on peut entendre les notes de la célèbre chanson de Domenico Modugno « Nel Blu Dipinto Di Blu (Volare). »

Michael lui sert un verre. Elle prend son verre et en verse la moitié dans le verre de Michael en disant qu’elle veut partager. Marsha lui pose la question qu’on lui a le plus posée depuis ces quatre dernières années : « pourquoi est-il venu s’établir dans une petite ville comme Peyton Place ? »

Elle semble très curieuse et aimerait pourquoi il est devenu médecin. Il répond que c’était par vocation. Il lui parle de ses années de pratique à New York. Ils se rapprochent. 

En sortant du restaurant, Michael lui parle du sentiment de « déjà-vu ». C’est ce qu’il ressent envers Marsha. Il a l’impression de la connaître depuis très longtemps. 

Dans la voiture, ils s’embrassent. 

— Oh, Mike ! s’exclame Marsha. 

Le médecin lui demande si elle veut rentrer à la maison. Il pense avoir été trop loin en l’embrassant.

— Je ne veux pas rentrer , murmure-t-elle. Mais je pense qu’il vaut mieux.


Norman classe des papiers à l’appartement, tandis que Steven frappe à la porte. Norman l’invite à entrer. 

Steven lui donne le contrat de permis à la vente corrigé. Rita les rejoint et demande ce qui change par rapport au précédent contrat. Steven lui explique que le permis à la vente couvre un territoire de 50 km. 

Avec ce nouveau contrat, les frères Harrington ont le monopole de la vente sur tout ce territoire. Ils ont l’autorisation de vendre et de réparer à prix de gros. 

Steven lui dit qu’il aime le style de Norman, et apparemment il n’est pas le seul, puisque leur grand-père a donné au jeune homme 50.000 dollars. 

Norman est content d’avoir embauché Steven. Il a fait du bon travail. Rita et Norman raccompagnent Steven à la porte et le remercient.


Jill, portant Kelly dans ses bras, arrive à l’hôpital dans l’espoir de voir le Dr Rossi. Mlle Choate lui répond que le Dr Rossi n’est pas attendu ici avant demain. Il pourrait cependant revenir après son dîner, car on manque d’effectif à l’hôpital. Elle propose de l’appeler. 

Jill la remercie et, en attendant, va s’asseoir sur un canapé, dans le couloir servant de salle d’attente (au début du feuilleton, il n’y avait que deux chaises peu confortables à place), près de la porte du bureau de Michael. 

Eli Carson se montre et, voyant Jill, s’assoit à ses côtés pour lui parler. Il est venu voir un ami qui vient de se faire opérer. Il est heureux de la voir. Elle et Kelly lui manquent au magasin. Il espère qu’elles vont bien, parce qu’il est inhabituel de les voir à l’hôpital. Jill lui dit de ne pas s’inquiéter, elle vient voir Michael pour des affaires personnelles, lui rappelant qu’il est l’oncle de Kelly.

L’infirmière Choate revient pour lui dire qu’elle n’a pas réussi à joindre le Dr Rossi. Jill décide d’attendre encore un moment. Mlle Choate prend le bébé pour le laisser au soin de Carmen (sans doute une infirmière ou une secrétaire). 

Jill avoue à Eli qu’elle veut parler de Tom au Dr Rossi. Eli pense que c’est une bonne chose qu’elle soit avec le révérend et sa femme, ce sont deux personnes très bien. C’est un peu normal qu’elle se sente mal à l’aise dans leur maison. Il lui faut une période d’adaptation. Eli a toujours vu Tom comme quelqu’un d’exceptionnel. Jill lui répond qu’il est humain, comme tout le monde.


Marsha rentre chez elle et va voir sa fille, qui est dans sa chambre. Elle admet à Carolyn qu’elle n’a pas respecté le couvre-feu. Carolyn dit de sa mère qu’elle semble rêveuse, au bord de l’extase. 

Carolyn informe sa mère que Fred (son père) a appelé et veut la voir demain au lieu de ce week-end. Marsha n’y voit aucun inconvénient, si Carolyn est d’accord.  

La jeune fille lui demande si Michael l’a embrassée pour lui dire au revoir. 


Épisode 446

jeudi 11 juillet 1968

L’enquête 

Jill Smith est piégée. Quelques semaines plutôt, elle a déménagé dans la maison du révérend et de madame Tom Winter afin de travailler pour eux. Et en retour, ils subviennent à ses besoins et à ceux de son bébé. La nuit dernière, quelque chose est arrivé dans la maison Winter. Un bref instant. Un geste. Un regard entre deux personnes. Et maintenant, Jill sait qu’elle doit faire quelque chose à propos de cela.

Jill Smith marche vers l’est, passant l’entrée de l’hôpital de Peyton Place.


Jill dit à l’infirmière de service, au bureau des renseignements, qu’elle a un rendez-vous avec le Dr Rossi. Elle n’a pas pu le voir hier soir. Ce dernier parvient à elle et la questionne. Elle lui dit qu’elle souhaite lui parler du révérend. Il l’emmène dans son bureau. 

Jill lui dit que le révérend Winter l’a regardée longuement et d’une façon non équivoque. Son regard exprimait le désir. 

Mike lui dit qu’il connaît Tom depuis très longtemps et qu’il se demande si Jill n’a pas mal interprété ce regard. Jill lui assure que non. Elle aimerait que le médecin parle à Tom, mais sans porter d’accusation. Si elle doit quitter la maison des Winter, l’assistante sociale pourrait lui retirer la garde de Kelly.

Une fois Jill partie, Mike saisit son téléphone et demande à l’infirmière de faire venir le révérend Winter ici s’il passe à l’hôpital. Dans le cas contraire, elle doit lui téléphoner pour obtenir un rendez-vous.


Un tracteur à deux roues et une remorque livrent deux mobylettes au Harrington Brothers Motorcycle, Inc. Quatre adolescents passent par là et posent des questions sur les mobylettes. Ils semblent très intéressés par le nouveau magasin. Rodney leur distribue des prospectus et leur suggère de venir plus tard dans l’après-midi : les mobylettes seront exposées. La bande de jeunes le remercie et s’en va.

Steven Cord arrive et commence à parler de quelques problèmes de business pendant que Rodney et Norman commencent à décharger les deux mobylettes. L’avocat leur dit qu’il pourrait prendre rendez-vous avec le banquier pour obtenir des échéances de prêt plus avantageux. Norman semble penser que c’est une bonne idée.

Steven continue sa route, passe devant la taverne, puis le Shoreline Arcade, et voit Betty sur le quai. Il s’arrête près des escaliers de la pension de famille de madame Hewitt et la salue. 

Steven et Betty marchent le long du quai ensemble. La discussion est agréable au début, mais finit par dégénérer quand Steven propose à son ex-femme de passer ce soir afin de parler business avec les frères Harrington. 

Betty lui dit de but en blanc qu’elle ne veut pas de lui chez elle, ni ce soir, ni jamais. Elle pense qu’il a demandé ce travail auprès des deux frères pour se rapprocher d’elle. Il lui dit qu’il ne lui a pas fallu longtemps avant de perdre son sang-froid.


Jeff joue du piano chez les Russell. Carolyn l’aide à étudier. Ils parlent de musiciens classiques, dont Beethoven. 

Marsha arrive et salue Jeff et Carolyn. Elle parle avec les deux jeunes gens de sa vie d’étudiante et d’un certain Richard Harrison dont elle aurait fait n’importe quoi pour s’asseoir à côté de lui en classe. Elle ajoute qu’elle était douée dans les cours de musique.

Le téléphone sonne. Carolyn bondit pour répondre. C’est Fred Russell, son père. Ils se mettent d’accord pour se voir au Cider Barrel à deux heures cet après-midi.


Chez les Winter, Jill fait les cent pas en bas des escaliers tandis que Susan arrive avec des rafraîchissements. Le révérend Winter est assis sur le canapé. 

Mme Thomas, l’assistante sociale, descend les escaliers et fait remarquer à Jill que Kelly est un très beau bébé. Elle s’assoit sur le canapé et commence à poser des questions embarrassantes.

D’abord, elle aimerait savoir qui a eu l’idée de faire emménager Jill ici. Susan lui répond que c’est son idée. 

Elle demande à Susan depuis quand elle et le révérend Winter sont mariés. Tom lui répond qu’ils sont unis depuis sept ans. Elle leur demande pourquoi ils n’ont pas d’enfants et combien de temps ils comptent rester dans la congrégation. C’est encore Tom qui répond. Ils n’ont pas encore d’enfant parce qu’il travaille beaucoup en ce moment, il doit prendre soin de nombreux paroissiens et il voudrait pouvoir être allégé de travail lorsque viendra le moment d’avoir un bébé. 

L’assistante sociale leur demande également quel serait leur sentiment si Jill déménageait. Mme Thomas veut s’assurer qu’il n’y a pas d’ambiguïté entre Tom et Jill, et entre les Winter et le bébé. 

Elle demande à Susan si elle a des sentiments particuliers pour le bébé. Susan lui assure qu’elle prend soin de l’enfant tout en sachant qu’elle n’est pas sa mère.

Mme Thomas demande ensuite à Jill ce que Susan représente pour elle : l’image d’une sœur, d’une mère ? 

— Juste une amie, répond Jill.

La question la plus compliquée arrive : que représente Tom aux yeux de Jill ? Un père de substitution ? Jill lui dit que non. Elle assure Mme Thomas d’une chose : elle aime Kelly et fera tout pour son bien-être. 

Elle aimerait savoir dans combien de temps elle sera sûre de ne pas perdre la garde de Kelly. L’assistante sociale lui dit qu’une période de cinq à six mois devrait suffire. Elle a terminé son entretien et s’en va. 

— Une véritable enquête, s’exclame Susan.

Jill se rend à l’étage. Tom est inquiet. Il pénètre dans le sanctuaire et fixe le vitrail de la fenêtre.


Rodney et Norman conduisent leur mobylette. Norman suggère à Rodney d’aller moins vite. Rodney semble griser par la vitesse.


Épisode 443

lundi 1er juillet 1968

Un geste inapproprié  

Ce soir, pour la première fois depuis son divorce, Marsha Russell est sortie avec un autre homme. Avec le Dr Michael Rossi, qui doit avoir partagé son plaisir de cette soirée, sinon il n’aurait pas fait de son mieux pour la prolonger. En fait, lorsqu’un garçon du collège de Carolyn Russell a raccompagné cette dernière à la maison, ils ont découvert sa mère et le médecin qui s’attardaient autour d’une tasse de café. Pour Carolyn, ce rendez-vous s’apparente à une trahison.

À l’extérieur de la maison, Marsha Russell s’assoit et regarde son reflet dans un miroir à trois coupes. Elle se lève et va jusqu’à la porte. (Constance a utilisé le même miroir au cours de l’épisode 172).


Marsha ouvre la porte de la chambre de Carolyn et entre. 

— Tu es toujours debout, s’étonne-t-elle. 

Elle s’assoit sur une chaise tandis que Carolyn est étendue sur son lit. 

Marsha demande si le groupe de Jeff joue au Shoreline régulièrement. Elle semble beaucoup apprécier Jeff, et essaie de savoir s’il a une petite amie. Elle aimerait que sa fille sorte avec lui, de façon à oublier Joe. La jeune fille lui dit qu’effectivement, Jeff a une petite amie. 

Elle finit par admettre qu’elle a été dure avec sa mère au cours du dîner avec le Dr Rossi au Colonial. Elle n’aurait jamais dû partir si précipitamment.

Marsha conçoit qu’il faut une période d’adaptation. On peut s’apercevoir que Carolyn a une petite télévision dans sa chambre (c’était plutôt rare dans les années soixante pour un adolescent de posséder un poste dans sa chambre), ainsi qu’un électrophone.


Le Dr Rossi rentre à la maison. Assis sur le canapé, Joe l’attend. Il lui demande comment était le dîner au Colonial. Joe fait remarquer à Michael qu’il l’a aidé à mettre un pied chez Marsha, grâce à son histoire avec Carolyn. 

Joe aimerait être comme son frère, mais il ne sait pas comment faire. Michael lui dit qu’il devrait avant tout être lui-même. Joe pense que c’est facile pour le médecin de dire ça. Il a une vie bien rangée, tandis que lui est un vagabond. Il reproche à Michael de ne pas l’avoir invité au Colonial avec les Russell.


Plan de l’hôpital de Peyton Place. À l’intérieur, Tom Winter conseille Edith, une future mère célibataire. Il lui demande si le père du bébé sait qu’elle est enceinte. Edith ne veut pas lui parler, elle pense que cela ne sert à rien. Elle n’a même pas dit d’où elle est. Le révérend pense qu’elle vient de Hastings Valley. 

Vaincu, il retourne dans le couloir et rejoint Jill. Elle demande au révérend si elle peut parler seule à seule avec Edith. Elle était dans la même situation qu’elle lorsqu’elle a accouché de Kelly, elle pourrait peut-être trouver les bons mots.

Tom accepte. Jill explique à la jeune fille qu’elle est la secrétaire du révérend Winter. Elle raconte à Edith qu’elle aussi a eu un bébé seule. Edith a toujours une chance si elle en parle à son petit ami, et aussi à ses parents. Elle gagne la confiance d’Edith qui commence à lui parler. Elle avoue que le père s’appelle Jimmy Darrell et travaille pour Hastings Lumber à White River. 

Tandis qu’ils quittent l’hôpital, Jill commence à pleurer. L’histoire d’Edith lui rappelle la sienne et lui fait remonter de malheureux souvenirs. Le révérend Winter la prend dans ses bras, pour la consoler. Dans l’action, il lui caresse ses cheveux en lui demandant de ne pas pleurer. 

Il se rend soudain compte que ce geste pourrait être mal interprété et se dégage immédiatement d’elle.

Le  Dr Rossi arrive dans le couloir, portant Kelly dans ses bras. Il demande à Jill ce qui arrive au révérend. Il semble bouleversé. Jill répond simplement que Tom a découvert que le père du bébé d’Edith travaille pour la Compagnie Hastings Lumber.


Dans la chambre de Jill au presbytère, la jeune femme dépose Kelly dans son parc et entreprend de peigner ses cheveux lorsque Tom frappe à la porte. Il entre et Jill lui demande si c’est Kelly qui l’a réveillé. Tom lui assure que non. Il veut lui parler et dit que c’est important. 

Tom lui dit qu’elle a fait quelques erreurs sur le sermon qu’elle a tapé pour lui. Mais Jill sait que l’étreinte du révérend tout à l’heure à l’hôpital l’a profondément bouleversé. 

Il ne veut pas qu’il y ait de malentendu entre eux. Elle lui dit qu’elle comprend que l’avoir pris dans ses bras fait partie de son job.

Tom quitte la chambre et passe devant la sienne. Susan est au lit. Elle entend Tom juste derrière la porte. Elle appelle : 

— Tom ? 

Mais il n’entre pas. Il descend les escaliers. Elle le suit et le trouve assis, pensif, broyant du noir. Elle retourne se coucher sans l’importuner.


Au magasin, Rodney prend des mesures. Betty l’aide. Il termine son travail et s’empresse d’embrasser sa belle. 

Steven entre à l’improviste, prétextant que la porte n’était pas fermée (toujours le même problème avec Rodney qui a tendance à laisser les portes ouvertes). 

L’avocat comprend que Rodney et Norman vont démarrer une affaire. Rodney lui demande de partir, il ne veut plus rien savoir de lui. Steven lui répond qu’il n’a pas à s’inquiéter. Il a perdu Betty et il en est conscient. Rodney lui rappelle qu’il a failli  saboter le mariage par sa présence. 

L’avocat est là pour affaires. Il veut s’occuper des comptes de la nouvelle entreprise fondée par les frères Harrington. Steven rappelle à Rodney qu’il a réussi à l’acquitter lors de son procès pour meurtre. 

— Tu penses que je te dois quelque chose ? s’exclame Rodney. 

Il lui dit que de toute façon, il y a déjà quelqu’un qui s’occupe de rédiger les contrats. 

Steven avoue qu’avec la vente de la fabrique, il va probablement perdre son contrat le plus important. La première chose que les nouveaux propriétaires ont faite est de se débarrasser de Leslie Harrington. Il pense être le suivant sur la liste. S’il perd le contrat de la fabrique, il va perdre sa source principale de revenu. C’est pourquoi il aimerait trouver de nouveaux contrats.

Il demande à Rodney de réfléchir. Il ne s’agit plus de leur guerre pour Betty, il s’agit de business. Rodney lui demande de partir. 

Betty enlace Rodney.

— Je t’aime, lui dit-elle en l’embrassant. Rentrons à la maison.


Jill entre pour voir Susan. Elle l’informe que M. Winter est au téléphone et veut lui parler. Tandis qu’elle approche la main du combiné, Susan tombe du lit.

Jill va immédiatement voir si elle n’a rien de cassé. Susan se met à rire en disant que tout va bien. On comprend qu’elle est totalement ivre.


Épisode 444

jeudi 4 juillet 1968

Douche froide 

Le révérend Tom Winter a passé les longues heures de cette nuit à marcher le long du quai, près de la côte rocailleuse, et sur la route de Peyton Place. Il doit faire face à une vérité. Il doit admettre qu’il a des sentiments pour Jill Smith. Des sentiments qu’il doit combattre s’il veut rester dans les ordres, et s’il veut rester marié à Susan Winter. Ce matin, Tom a conclu que la seule façon de contrôler ses émotions est de recoller les morceaux de son mariage.

Tom Winter parcourant le quai. Tom passe un appel depuis la cabine téléphonique publique.


Chez les Winter, c’est Jill qui répond au téléphone. Elle accueille l’appel avec bonhomie, mentionnant le fait que le révérend est parti très tôt ce matin. Cependant, Tom prend un ton professionnel avec Jill et demande à parler à madame Winter. 

Jill se rend dans la chambre de Susan afin de lui dire que Tom est au téléphone et souhaite lui parler. Tandis que Susan veut saisir le combiné sur la table de nuit, elle tombe. 

Affolée, Jill lui vient en aide. Susan n’est pas blessée. Elle rit à gorge déployée, visiblement ivre. 

Jill prend le téléphone et s’en va. Susan se lève et, en chancelant, se rend près de la commode où elle saisit des lunettes noires. Puis elle se laisse tomber sur le lit et Jill revient avec le téléphone. 

Elle se lève et manque à nouveau de tomber. Cette fois, Jill la rattrape à temps. Voyant que Susan, dans son état, ne supporte pas la lumière, elle va tirer les rideaux.

Jill informe Susan qu’elle a menti au révérend en disant que sa femme se trouvait sous la douche. Et c’est justement d’une bonne douche froide dont Susan a besoin pour dégriser. 

Jill l’aide à aller dans la salle de bains, lui demande d’ôter ses vêtements, mais Susan refuse.

— Vous ne pouvez pas prendre une douche avec vos vêtements, proteste l’employée.

— J’adore prendre des douches avec mes habits, plaisante Susan.

Jill la prend au mot. Elle flanque Susan dans la cabine de douche, et met en marche le jet d’eau. Surprise, Susan crie à plusieurs reprises que l’eau est trop froide. 


Carolyn se rend au Shoreline Cafe. Il est fermé à cette heure. Seul Jeff est là, assis au piano, en train de composer une chanson. D’une main, il effleure les touches du piano, et de l’autre, il écrit sur une partition. 

Carolyn mentionne le fait que Jeff était manifestement absent du cours de musique hier, avant-hier et le jour avant-hier. Elle lui parle de leur professeur de musique, madame Harkness, et le prévient des conséquences de faire l’école buissonnière. Il risque de ne pas avoir son diplôme s’il continue à sécher les cours.

Jeff lui demande de parler de Joe. Il aimerait savoir quelle relation elle a avec lui. Elle lui dit qu’elle l’aime, qu’elle le déteste, qu’elle l’adore, qu’elle le méprise. En un mot, c’est une relation compliquée. 

Carolyn et Jeff sortent du bâtiment et s’engouffrent dans le buggy du jeune homme. 


Juste en face du Shoreline Café se trouve le nouveau Harrington Motorcycle Shop. Betty et Rodney travaillent ensemble près de la pompe à essence quand Jeff et Carolyn s’en vont.

Norman arrive dans ce qui pourrait être le vieux tacot d’Eddie Jacks (Eddie lui aurait donc cédé le véhicule). 

— Où étais-tu passé pendant que les honnêtes gens travaillaient ? plaisante Rodney. 

— J’étais juste en train de développer un ulcère, ne plaisante pas Norman.

Il lui raconte qu’il a rencontré Steven au square, alors que ce dernier sortait du palais de justice. Il lui a dit qu’il a lu le contrat du nouveau magasin et qu’il a trouvé pas mal d’incohérences.

Embaucher l’avocat leur serait d’une grande aide. Rodney ne veut pas, d’autant plus que Betty ajoute que ça l’embêterait d’avoir Steven pour avocat. Cela voudrait dire qu’il resterait dans leur vie, qu’ils se verraient souvent et ça ne lui plaît pas. 

Mais Norman ne voit que le business et demande à Rodney s’ils dirigent une affaire, ou simplement un hobby. Ils doivent faire la part des choses. S’ils veulent diriger une entreprise, il leur faut des bases solides au niveau juridique.

Rodney interroge Betty du regard. Elle lui dit que c’est à lui de prendre la décision. Rodney capitule et consent à ce que Norman embauche Steven.


À la maison de la plage, le Dr Rossi prépare une boisson pour lui et Marsha. Cette dernière lui fait savoir que ce cottage doit être un merveilleux endroit pour vivre. 

Elle raconte à Mike qu’elle et Fred ont été mariés pendant 18 ans. C’était un bon mari et un bon père. Mais elle a vécu une horrible expérience avec lui et se confie à Michael. 

— Ça a commencé par des absences répétées. Il disait qu’il avait beaucoup de travail. Il revenait tard, allait travailler le week-end, et recevait beaucoup d’appels téléphoniques. J’aurais dû me méfier. Comment pouvait-il avoir plus de travail qu’avant alors qu’il n’a même pas obtenu de promotion ? 

Michael se sert un autre verre pendant que Marsha poursuit : 

— Un jour, j’ai répondu à un de ces appels de travail. Lorsque la personne à l’autre bout du fil a entendu ma voix, elle a raccroché immédiatement. C’est à ce moment-là que j’ai compris. J’ai alors fait attention à tout le reste : trace de rouge à lèvres sur les cols de chemises, costume imprégné d’un parfum de femme…

Marsha s’excuse auprès du médecin. Elle pense qu’elle l’ennuie avec ses problèmes. Mais Michael lui assure que non. Il peut mesurer le calvaire qu’elle a subi avec son ex-mari.

Joe entre et salue son frère et Marsha. Le médecin lui dit qu’il va dîner dehors avec Marsha. 

— Dommage, fait Joe en sortant deux cartons de sa poche. J’avais deux places pour le match de ce soir. Je voulais t’inviter. 

Michael lui dit que ça aurait été fantastique, et ce sera pour une prochaine fois. Puis le couple s’en va, laissant Joe seul avec ses billets dans la main.


Chez les Winter, Susan a préparé un dîner aux chandelles pour deux. Elle allume les bougies au moment où Tom rentre. Il lui demande ce qui se passe ici en voyant la table dressée pour deux. 

Susan lui dit que Jill et Kelly ont déjà mangé. Elle veut passer une agréable soirée avec Tom. Elle lui demande de s’asseoir. Elle s’occupe de tout. 

Alors qu’elle se rend à la cuisine, Tom s’assoit et, soudainement, se lève et monte à l’étage.

Il trouve Jill assise dans sa chambre. Tom entre et la regarde. Ils se regardent un instant droit dans les yeux, puis Tom repart.


Épisode 442

jeudi 27 juin 1968

Une soirée musicale 

Ce soir, Carolyn Russell cherche à s’échapper. Une façon de sortir de l’intense pression qu’elle ressent. La pression du divorce de sa mère. Une opportunité se présente à elle. Un groupe de rock local joue dans une discothèque proche. Et Carolyn accepte une invitation désinvolte pour y aller. Une escapade que finalement sa mère approuve. Mis à part le fait que la discothèque est située aux abords du quai, très près du « Harrington Brothers Bike Shop », et de Joe Rossi.

Un pick-up avec des ridelles portant un panneau publicitaire du « Pillory Rock Band » tourne le coin et s’arrête. Carolyn monte à l’arrière avec deux autres filles. Joe s’avance et manque d’être percuté par Norman à moto. 


Joe Rossi s’en prend à Norman. Rita prend la défense de son mari. Elle dit que Norman était en train de faire un essai routier. 

Rita semble ne plus avoir peur de Joe. Au contraire, elle l’invite à les rejoindre au Shoreline. Il dit que ce n’est pas son truc. Mais il voit Carolyn et ses amis y entrer et il décide finalement de rejoindre Rita et Norman. 


À l’intérieur du bruyant Shoreline Teen Hangout, Nancy chante et joue de la guitare. Carolyn est ici avec plusieurs de ses amis. 

Rita invite Norman à danser. Un écran diffuse des images sur le côté de la scène. 

Joe Rossi essaie de s’interposer entre Carolyn et un garçon du nom de Dennis, qui se trouvent sur la piste de danse. Joe veut danser avec Carolyn, mais cette dernière préfère continuer à danser avec Dennis. 

Une bagarre est sur le point d’éclater entre Dennis et Joe. Norman veut calmer son ami, mais le frère du Dr Rossi ne veut pas lâcher sa proie.

La bagarre est finalement évitée par l’un des membres du groupe Pillory Rock Band, Jeff Kramer, qui leur dit que la musique est au-dessus de tout, même des bagarres. Il incite ainsi tous les jeunes présents à plaider contre la violence. La bagarre est ainsi évitée et Joe s’en va.


Au presbytère, Jill se prépare à partir. Elle porte ses valises vers la porte de sortie lorsque Tom la surprend et s’approche d’elle. 

— Jill, pourquoi ne m’avez-vous pas répondu quand j’ai frappé à votre porte hier soir ?

— Je n’ai pas envie d’en parler.

— Vous préférez vous enfuir d’ici sans même dire au revoir, conclut le révérend.

— Je veux juste partir.

— Je comprends qu’il est difficile pour vous de me faire face après ce qui s’est passé hier. Jill, si vous partez, cela veut dire que j’ai échoué.

— Vous n’avez pas échoué, c’est moi qui suis une perdante.

Tom lui demande pourquoi elle a fait l’amour avec Joe dans la chapelle. Jill lui assure que ce n’est pas le cas. Elle lui dit que Joe n’avait pas été invité. Il est venu, il a essayé de l’embrasser et elle s’est débattue. C’est à ce moment-là que Susan les a surpris.

Tom dit que c’est une raison de plus pour rester, si elle n’est coupable de rien. Il ajoute que si elle s’en va, elle risque de perdre la garde de Kelly. Le révérend aimerait que Jill lui fasse confiance. En fin de compte, il la persuade de rester. Ils remontent tous les deux à l’étage. 

Dépitée, Susan les observe.


Chez Betty et Rodney  (la grange transformée en maison), Betty essaie de déménager des meubles. Elle manque de renverser une armoire et appelle Rodney à l’aide. 

Rodney fait exprès de prendre tout son temps pour venir à sa rescousse. En souriant, il la prend dans ses bras et la porte jusqu’à leur chambre.


Chez les Russell (anciennement Carson), le Dr Rossi est assis sur le sofa du salon tandis que Marsha lui apporte une tasse de café. Elle est un peu nerveuse et s’excuse d’avoir pris du temps à la cuisine. Elle lui dit qu’il est le premier homme qui la divertit depuis son divorce. 

Marsha s’inquiète pour Carolyn. Michael lui dit qu’elle agit comme une adolescente qui a perdu ses repères. Elle a besoin de temps pour se faire au divorce de ses parents.

Carolyn rentre à la maison, escortée par Jeff Kramer. Marsha salue Jeff par son nom. Carolyn mentionne le fait qu’elle a vu une ambulance dehors.

Elle s’excuse auprès du Dr Rossi pour avoir quitté brusquement le Colonial au début du dîner. Il lui dit que ce n’est pas grave. Jeff et Michael s’en vont. 

Carolyn remarque que sa mère est sur un petit nuage depuis qu’elle connaît le Dr Rossi.


Épisode 441

lundi 24 juin 1968

Un dîner presque parfait 

Joe Rossi, le jeune frère du Dr Michael Rossi, n’a jamais pu accepter le fait que Jill Smith, la mère de son enfant, a catégoriquement refusé d’avoir quoi que ce soit à faire avec lui. Il a essayé d’être patient avec Jill, pensant que le temps adoucirait sa colère. Mais aujourd’hui, une autre jeune fille, Carolyn Russell, a repoussé les avances de Joe. Pour Joe, c’est un refus de trop. Maintenant, il est déterminé à revenir de force dans la vie de Jill. 

Joe marche sur le quai. Il se dirige vers une cabine téléphonique à l’extérieur de la taverne. Il entre dans la cabine et passe un appel. 


Tom Winter dicte une lettre à Jill, qui la tape sur sa machine à écrire, lorsque le téléphone sonne. Tom répond, mais l’appelant (Joe) raccroche. 

Jill demande qui c’était. Tom répond que c’était sûrement un faux numéro.


Dans la maison des Carson, maintenant louée par les Russel, de la musique jouée par l’électrophone est diffusée à fond. Le docteur Rossi arrive à la porte d’entrée et est accueilli par Eli Carson. 

Eli demande à Carolyn de baisser le son, car ils ne s’entendent pas parler. Elle s’exécute. 

Tandis qu’Eli continue à collecter les dernières affaires des Carson dans un carton, Marsha descend, visiblement ravie de voir le Dr Rossi.

Le médecin dit qu’il rendait visite aux Woodfields au coin de la rue et qu’il voulait passer pour voir si elle et Carolyn veulent aller dîner avec lui ce soir-là. Marsha hésite. Il suggère de réserver une table au Colonial pour vingt heures. Devant l’enthousiasme du médecin, Marsha finit par accepter. Michael part. 

Carolyn demande à sa mère, Marsha, si elle va vraiment sortir avec le Dr Rossi, et pourquoi elle, elle ne peut pas sortir avec le frère de ce dernier. 

Marsha lui répond que ce n’est pas un rendez-vous galant. Elles sortent toutes les deux avec lui, juste pour passer une bonne soirée et se détendre.

Carolyn ne comprend pas pourquoi sa mère a divorcé. Surtout pourquoi a-t-elle cru bon de le faire sous le prétexte de cruauté mentale ? Elle lui en veut beaucoup. 

Tandis qu’elle fait une remarque déplacée à sa mère, cette dernière la gifle et lui ordonne de ne plus jamais lui manquer de respect de la sorte.


Le révérend Winter entre dans sa chapelle et trouve Susan assise sur un banc vers l’avant. Susan explique à Tom pourquoi elle boit beaucoup. Elle se sent délaissée. 

Tom lui dit qu’elle devrait venir avec lui pour la tournée d’aujourd’hui. Mais Susan lui dit qu’il a Jill maintenant. Jill entre informe à Tom que madame Butler est au téléphone. Tom lui dit qu’il la rappellera plus tard.  

Susan se souvient des problèmes de madame Butler avec sa sœur Selma. Tom lui fait savoir qu’elle lui ait d’une aide précieuse dans ses tournées.

Jill vient de nouveau pour informer le révérend qu’il est temps de partir. Elle, de son côté, est prête. 

Susan dit finalement à Jill que cela ne sera pas la peine d’accompagner le révérend dans la tournée. Elle a décidé d’aller avec lui. Ils s’en vont, laissant Jill seule.


Betty et Rita discutent dans le magasin de motos des frères Harrington. Rodney et Norman discutent affaires et Betty mentionne qu’elle se sent mise à l’écart, ne comprenant pas ce qui se dit. 

Rita avoue qu’il en est de même pour elle. Elle n’y connaît rien en matière de motos.


À l’usine Peyton, Joe descend d’un chariot élévateur et se dirige vers un téléphone public. Il appelle les Winter. Jill répond, portant Kelly. Joe parle un moment en utilisant une fausse voix. 

Il veut savoir si Jill est seule. Lorsqu’elle dit que le révérend et madame Winter sont sortis, il raccroche, satisfait.


Au Colonial Post Inn, le docteur Rossi, Marsha et Carolyn sont assis près de l’hôtesse. Elle installe le trio à une table. 

Carolyn n’est pas à l’aise et regarde un peu partout. Le Dr Rossi lui demande ce qu’elle a et elle lui dit qu’elle regarde si elle ne connaît personne parmi les clients du restaurant. Elle trouverait gênant qu’on les voie ensemble.

Michael les remercie d’avoir accepté ce dîner et espère passer un moment relaxant. 

Marsha demande au Dr Rossi s’il fait lui-même la cuisine. Rossi répond qu’il mange souvent à l’extérieur. 

Carolyn aimerait savoir s’il a déjà été marié. Il répond qu’il n’en a jamais eu l’occasion. Elle pense que ce doit être romantique d’être un médecin célibataire. 

Rossi fait venir Helen, la serveuse, pour qu’elle prenne la commande. Carolyn  se lève brutalement et annonce qu’elle a mal à la tête. Elle part sans même un regard pour le couple. 

Marsha se lève à son tour et s’apprête à partir. Mais Michael lui demande de rester. Cela ne sert à rien de courir après Carolyn. Mieux vaut la laisser seule. 

La serveuse leur demande s’ils veulent plus de temps. Michael la remercie et lui demande de venir un peu plus tard. 

Il demande à Marsha si c’est la première fois qu’elle sort depuis son divorce. Elle répond par l’affirmative. Rossi dit qu’il est honoré. Ils commandent deux très bons steaks à Helen. 


Jill Smith entre dans le presbytère et trouve Joe Rossi en train de chatouiller les touches de l’orgue. Elle demande à Joe de sortir. Elle lui dit que les Winters vont rentrer d’un moment à l’autre. Joe se lève et l’embrasse de force. 

Susan Winter entre et les surprend. Elle reproche à Jill Smith d’avoir laissé faire cela. Susan rappelle à Jill qu’elle est dans une église. Elle demande à Joe de partir immédiatement. Ce qu’il fait.

Jill tente de s’expliquer, de lui dire que Joe n’a pas été invité, mais Susan ne veut rien savoir (cela l’arrange sûrement d’avoir surpris ce baiser). 

Bouleversée, Jill monte les escaliers en courant. Tom entre au même moment et lui demande ce qui s’est passé. Jill ne répond pas. 

Tom s’enquiert alors auprès de Susan ce qui s’est passé. Elle lui répond que Jill et Joe « faisaient l’amour ». Ce qui est exagéré, bien évidemment. 

Tom lui dit qu’il connaît Joe et qu’il harcèle Jill depuis un bon moment. C’est lui le fautif. Susan lui répond que peu importe. Les ragots vont bon train dans cette petite ville et le passage de Joe dans la maison, seul avec Jill, risque de faire couler de l’encre. 

Tom lui répond qu’il se fiche des ragots. Seule la vérité l’intéresse. Et la vérité est que Jill n’a pas voulu ce qui s’est passé. Il monte à l’étage.