Episode 406

jeudi 1er février 1968

Perte de contrôle

Aujourd’hui, pour la seconde fois, Constance Mackenzie Carson a vu une étrange jeune fille passer devant la fenêtre de la librairie. Cette fois, elle a pratiquement forcé cette fille, que se fait appeler Jill Smith, à converser avec elle. C’était une conversation perturbante, qui a profondément ébranlé Constance.

Constance marche dans la rue, du côté de la maison Carson, portant le petit Matthew. Elle ouvre le portail en bois blanc et traverse l’allée menant à la porte d’entrée.


Constance entre dans la maison et tend Matthew à Elliot. Ravi de voir son fils, Elliot commence à le chatouiller, mais Constance lui demande de ne pas l’énerver avant d’aller se coucher. 

Elliot lui demande si elle est fatiguée. Constance admet qu’elle l’est. Elle informe son mari de sa conversation avec Jill. Elle pense que Jill est délibérément venue la voir, prétextant être à la recherche d’un emploi alors qu’elle en a déjà un chez Eli. 

Elle ajoute que Jill parle ouvertement du fait que son bébé n’a pas de père. Elle sait aussi que Jill n’a pas vu ses parents depuis plus d’un an. Elle est bouleversée rien qu’en pensant aux parents de la jeune fille qui doivent être morts d’inquiétude. Elliot s’étonne de voir Constance si contrariée pour une fille qu’elle ne connaît pas. En réalité, Constance fait le rapprochement avec Allison et pense que leur fille a quitté Peyton Place pour la même raison. 

— Es-tu en train de me dire que tu sais ? Que tu en es absolument sûre ? lui demande Elliot. 

— Nous avons tous deux admit que c’était possible, rappelle Constance. 

Elliot est surpris : 

— Tu parles comme si tu savais qu’Allison était enceinte. 

Elle lui rappelle qu’Allison s’était impliquée dans une relation avec Rodney avant de partir. Elliot pense que leur fille leur en aurait parlé, si elle était tombée enceinte. Constance lui dit qu’elle aurait eu peur de la réaction d’Elliot. 

Elliot n’y croit pas. Il pense que sa femme croit en cette version parce que ça la rassure de penser qu’Allison est encore en vie. 


Dans son bureau, Steven travaille tandis que l’interphone bourdonne. Mlle Nolan informe son patron que Jill Smith veut le voir. 

— Faites la entrer, dit Steven. 

Jill se présente et lui sert la main. Elle mentionne le fait que c’est le Dr Rossi qui l’a envoyée. Mlle Nolan prend Kelly et l’emmène au secrétariat pour que Jill et Steven puissent parler tranquillement. 

Jill attaque de front. Elle dit qu’elle a dix-huit ans, qu’elle est mère célibataire, que Kelly n’a pas de père et qu’elle n’a aucun problème avec ça. Il lui demande ce qu’il peut faire pour elle. Jill veut savoir si quelqu’un peut lui enlever son bébé. Elle pense notamment aux services sociaux ou encore à ses parents. Steven lui dit que non, sauf si quelqu’un peut prouver qu’elle est inapte en tant que mère. 

Cependant Jill étant encore mineure, alors ses parents ont toujours des droits sur elle. Steven lui demande ce qu’elle compte faire avec le bébé lorsqu’elle travaillera. Il ne lui cache pas qu’elle est dans une situation difficile du fait d’être mère célibataire.

Mais Jill lui répond qu’elle sait faire face à ce genre de situation. Elle semble déterminée à élever son enfant seule, tout en travaillant. 


Eddie Jacks s’occupe du bar de la taverne et parle avec un des clients réguliers du cheval qu’il a acheté à Rita lorsque Norman entre. 

Norman souhaite parler avec Eddie. Celui-ci dit en riant au client que Norman et le futur associé des « Étables Harrington Jacks ». 

Cela ne fait pas rire Norman. Il lui dit qu’il souhaiterait simplement qu’Eddie grimpe sur ce cheval et s’en aille pour toujours. Eddie rétorque à Norman qu’il ne veut que le bonheur de Rita.

Mais le jeune homme sait très bien à quel point son beau-père est instable. Il sait qu’un jour où l’autre, il partira et fera souffrir Rita. Il ferait donc mieux de quitter la ville aujourd’hui même. Eddie rétorque qu’il veut avoir la chance de connaître l’enfant de Rita. Il aimerait pouvoir rattraper le temps perdu. 

Norman lui répond qu’il est un escroc et qu’il le restera. Jamais il ne pourra s’entendre avec lui. Et si Rita les voit continuer à se déchirer, elle risque d’en mourir. 

C’est l’électrochoc pour Eddie. Une fois Norman parti, il va voir le client et lui demande de garder la taverne, car il doit s’en aller. Le client lui demande où il va et il répond qu’il doit acheter un paquet de cigarettes (c’est ce qu’il avait dit à Ada lorsqu’il était parti la première fois). 

Il se rend dans l’arrière-boutique et sort une valise d’une armoire.


Steven travaille à son bureau lorsque Betty entre pour signer quelques papiers. Il y a toujours la photo de Betty qui trône sur son bureau. 

Steven annonce à Betty qu’il se passera presque un an avant la proclamation définitive du divorce. Betty lui dit qu’ils ne signifient plus rien l’un pour l’autre. Ils se disputent. Steven affirme qu’elle ne peut pas s’afficher avec Rodney, car elle est toujours marié à lui tant que le divorce n’a pas été prononcé. Il lui dit qu’elle ne peut pas simplement partir : 

— Tu m’appartiens encore, de la même façon que tu m’as appartenu lors de notre nuit de noces, insiste-t-il.  Tu es à moi. 

Il perd le contrôle total et la fore à l’embrasser. 

Elle ne répond pas à ses avances. Steven la gifle violemment. Elle ne répond pas et s’en va.


Eddie se rend dans la chambre d’hôpital de Rita tout doucement et enlève son manteau et son chapeau. Rita dort. Elle se réveille et lui demande pourquoi il est ici. Eddie lui dit qu’il a reçu un appel d’un ami qui lui offre un emploi. Une association dans un bar à cocktails. 

Rita ne le croit pas. Eddie lui demande pourquoi elle pense qu’il ment. Rita lui rétorque qu’on ne propose pas une association à quelqu’un qui n’a pas de capital. 

Eddie lui dit qu’il a laissé une note à Ada. Il ne veut plus traîner ici comme un bon à rien. Il va donc quitter la ville et promet de revenir pour le grand événement (il parle de la naissance de son petit-fils). 

— On s’écrira, promet-il. 

Rita sait qu’il n’a pas trouvé d’emploi ailleurs, qu’il part à cause de ses conflits avec Norman. Soudain, elle se crispe. Elle a une attaque. Effrayé, Eddie se précipite dans le couloir pour appeler une infirmière. Mlle Choate parvient à lui. Pendant qu’elle s’occupe de Rita, Eddie demande à une autre infirmière d’appeler le Dr Rossi. 


Episode 405

jeudi 25 janvier 1968

Recherche d’emploi  

Jill Smith, un nom fictif pour une fille désespérée. Une fille venue de nulle part, sans destination, avec un bébé illégitime. Un bébé souffrant de malnutrition et d’un début de pneumonie. Et maintenant Jill Smith est venue récupérer le bébé qu’elle prétend être le sien.

Jill Smith montant les escaliers de l’hôpital de Peyton Place.


Le Dr Van Dyke est demandé en chirurgie. Le Dr Rossi sort de son bureau et salue Jill. Il lui dit qu’il n’est pas disposé à signer les papiers de sortie du bébé. Ils vont dans le bureau de Michael pour en discuter. 

Michael menace Jill d’appeler les services sociaux. Il ne sait rien sur elle, et il pense qu’avoir traversé trente-cinq États en bus avec un bébé est irresponsable. 

Elle lui demande de lui laisser une deuxième chance. Elle aime son bébé et veut pouvoir l’élever décemment. Elle a déjà trouvé de quoi se loger, elle va bientôt trouver un travail. 

Mais le médecin commence à composer le numéro. Jill pose son doigt sur le téléphone pour couper la communication. Il lui demande d’enlever sa main du combiné. 

Puis il capitule et appelle finalement Mlle Choate afin de lui dire de préparer les papiers de sortie du bébé. Ils se rendent à la réception. Jill est toute excitée de pouvoir reprendre le bébé. L’infirmière Stacy apporte Kelly et le tend à Jill. Rossi rappelle à Jill qu’il lui donne deux semaines pour faire ses preuves en tant que mère.

Jill sort de l,hôpital et marche sur la route étroite, portant la petite Kelly tandis que Rodney conduit sa voiture et arrive juste derrière elle. Il klaxonne. 

— Le klaxon fonctionne, essayez les lumières ! lui dit-elle. 

Rodney dit à Jill d’amener Kelly à l’intérieur du garage. Il gare la voiture dans le garage. Jill entre dans le bâtiment et Rodney l’emmène dans son bureau où il est supposé faire plus chaud. 

Elle dépose Kelly sur le lit de camp. Elle se présente sous le nom de  Mlle Jill Smith. Elle cherche du travail, et espère que Rodney peut lui en donner. Pas en tant que mécanicienne, bien sûr, mais elle pourrait faire le ménage, tenir ses comptes, répondre au téléphone…

Mais Rodney lui répond qu’il fait son propre courrier et tient seul sa comptabilité. Elle lui dit qu’elle a travaillé dans une marina l’été dernier. Elle se propose d’être son aide administrative, mais Rodney lui dit qu’il n’a pas besoin d’aide. De plus, que ferait-elle de l’enfant ? Jill lui répond que Kelly resterait ici pendant qu’elle travaillerait. Rodney lui répond qu’ici c’est un garage, pas une garderie. 

Déçue, Jill s’en va avec Kelly.


Norman et Rita s’embrassent lorsque Eddie entre dans la chambre d’hôpital pour annoncer que les charges contre lui pour meurtre ont été définitivement abandonnées. Rita est ravie de la nouvelle. 

Norman, de son côté, fait clairement savoir à Eddie qu’il ne l’aime pas. Et lorsqu’il apprend qu’Eddie a acheté un cheval de course pour Rita, il se met en colère contre lui. 

Il veut simplement pouvoir nourrir son futur enfant et prendre soin de sa femme. Il n’arrive pas à joindre les deux bouts et Eddie ne trouve pas mieux que d’acheter un cheval à Rita. C’est de l’irresponsabilité de la part d’Eddie. 

Il quitte la chambre, furieux.


Jill est en face du magasin général, balayant sur le palier. Eli revient. On peut voir l’enseigne : Bois à vendre. 

Eli lui demande pourquoi elle balaye le palier, et Jill lui répond qu’elle a besoin d’un travail. Ils entrent à l’intérieur pour discuter. Eli lui dit qu’il vient de boire une tasse de café avec son fils Elliot. Le vieil homme lui apprend qu’il n’a pas besoin d’aide au magasin. Comme elle l’avait fait avec Rodney, elle lui dit à quoi elle pourrait lui être utile, mais Eli n’a pas prévu d’embaucher quelqu’un.

Elle demande à Eli de prendre le biberon qu’elle a mis à chauffer, et nourrit Kelly. Elle fait savoir à Eli que le Dr Rossi lui a donné deux semaines pour s’installer et prouver qu’elle est une bonne mère. Cela inclut d’avoir un emploi. 

Pris par les sentiments, Eli consent à l’engager pour des travaux légers. Ravie, elle laisse le vieil homme donner le biberon à Kelly et commence à arranger les étagères du magasin.


Dans sa chambre, au Colonial Post Inn, Betty est réveillée par un léger coup frappé à la porte. Elle se lève et fait entrer Steven. Il demande s’il doit refermer la porte. 

— Cela dépend de ce que tu as à me dire, répond Betty.

Il voit les skis sur la table. Steven est venu parler à Betty de l’enquête du coroner. Ce dernier a proclamé que la cause officielle du décès d’Adrienne est une hémorragie cérébrale consécutive à une chute accidentelle. 

Betty avoue être soulagée, elle avait peur que le juge ne la croit pas et l’inculpe. Toute cette histoire est derrière elle, maintenant. 

Betty l’informe qu’elle est partie skier. Steven lui répond que c’est un peu risqué, elle pourrait se casser une jambe.  Il sait parfaitement avec qui elle est allée skier, et il devient amer. Il examine la paire de ski de Betty, puis s’en va.


Jill marche dans le square, portant le bébé avec son bras droit. Constance la voit et l’invite à entrer à l’intérieur de la librairie. 

Elle se présente à la jeune femme comme la belle-fille d’Eli. Jill lui dit que justement, Eli lui a offert un travail. Elle cherche un emploi, mais elle ne serait d’aucune utilité ici puisqu’elle n’y connaît rien en matière de littérature. 

Constance la questionne sur ses parents. Savent-ils où elle est ? Depuis quand elle ne les a plus vus ? Eli lui a dit qu’elle s’est enfuie de chez elle. 

Jill lui répond que cela fait plus d’un an qu’elle n’a pas donné signe de vie à ses parents. Ils n’accepteraient pas qu’elle soit mère célibataire. 

Constance lui répond qu’elle devrait discuter avec eux. Cela doit être dur pour ses parents de ne pas avoir de ses nouvelles. Ils ne peuvent pas l’aider si elle ne leur fait pas confiance. 

Jill lui dit que son cas n’est pas le même que celui d’Allison. Constance se redresse et lui demande comment elle connaît Allison. Gênée, Jill bredouille avoir lu un article à propos de la disparition d’Allison, mais Constance ne la croit pas. Elle veut savoir qui lui a parlé d’Allison. 

Jill s’enfuit de la librairie.


Episode 404

lundi 22 janvier 1968

L’ombre d’Allison 

Une fille nommée Jill. Jill Smith. Du moins c’est ainsi qu’elle se fait appeler. Ce soir, elle cherchait quelque chose, ou quelqu’un. C’est presque comme si un aimant l’avait attirée près de la librairie du square. Elle est attirée par cet endroit depuis le moment où elle est restée dans l’ombre du restaurant sur le quai de Peyton Place à observer le Dr Michael Rossi administrer un traitement d’urgence à une toute petite fille. Plus tard, elle s’est montrée à l’hôpital pour clamer que cet enfant était le sien. Maintenant, l’aimant imaginaire continue de l’attirer, cette fois vers Constance Mackenzie Carson.

Jill, marchant sur la place.


Jill marche dans la neige, sur la square. Depuis la librairie, Constance la voit et instinctivement, cours après elle et l’appelle : « Allison ! Allison ! ». Jill se retourne. 

Constance réalise qu’elle a fait une erreur. 

— Oh, je suis désolée. Voulez-vous quelque chose ? 

Jill se retourne et continue son chemin jusqu’au magasin général.


Au Clarion, Elliot tape à la machine tandis qu’entre Constance. Elliot veut aller faire du patin et a écrit un poème qu’il lit à sa femme :

Il y a trente centimètres de neige sur l’Indian Pond,

Et une pleine lune romantique prometteuse pour samedi.

Si votre éditeur peut persuader sa femme,

D’oublier les meurtrissures de l’année passée…

Constance dit à Elliot qu’elle a vu une fille dehors. Elle a vu Jill Smith et a cru un instant qu’il s’agissait d’Allison. Non pas qu’elle lui ressemble, mais elle avait cette façon de pencher la tête qu’Allison avait. 

Constance est toujours très affectée par la disparition de sa fille. Cela lui fait mal de ne pas savoir où elle se trouve. Si elle savait qu’Allison est morte, au moins pourrait-elle faire son deuil et passer à autre chose. 

Elliot lui dit qu’elle doit accepter le fait de ne pas savoir ce qui est arrivé à leur fille. Il n’y a que de cette façon qu’elle trouvera la paix. Mais Constance lui dit qu’elle n’y arrive pas.


Jill se dirige vers la maison d’hôtes, sur le quai, et voit une pancarte sur laquelle il est inscrit que des chambres sont libres. Elle monte les escaliers et entre dans le bâtiment. 

Mme Hewitt nettoie un miroir tandis que Jill entre et demande à louer une chambre. Elle ajoute qu’elle donnera son nom au bureau de poste (un bureau de poste qu’on ne verra jamais tout au long de la série). Elle l’informe aussi qu’elle a une fille, Kelly, qui n’est encore qu’un bébé. 

Mme Hewitt l’informe que la chambre coûte 50 dollars la semaine. Cependant, elle ajoute qu’elle n’aime pas trop avoir comme pensionnaire une fille avec un bébé, dont les cris risquent de déranger les autres locataires. Et lorsque que Jill lui demande de l’appeler « mademoiselle » et non madame, la propriétaire est plus que réticente à vouloir lui louer une chambre. 

Tandis qu’elles parlent, Eli arrive et reproche à Mme Hewitt d’avoir déjà mis Eddie Jacks à la porte et de vouloir faire de même avec la jeune femme. Il la menace de partir si jamais elle ne loue pas à la jeune fille. 

Mme Hewitt demande 30 dollars. 15 et 15 d’avance. Jill la paie en liquide. La propriétaire s’en va préparer la chambre tandis qu’Eli se présente à Jill. 

Jill dit avoir déjà entendu le nom de Carson, ou plutôt lu dans un journal. Eli lui dit que son fils est le rédacteur en chef du Clarion et que sa belle-fille tient la librairie. Jill le remercie pour son intervention. 


Sandy Webber sonne à la porte de la maison de Peyton et Mary vient lui ouvrir. Elle lui dit que M. Peyton n’est pas en ville. 

Steven dit à Mary de la laisser entrer. Mary l’escorte au salon. Steven l’invite à s’asseoir et Sandy lui dit qu’elle « est la veuve de l’homme qu’il a tué ». 

Elle doit partir bientôt, car elle a un train, mais avant, elle aimerait savoir si la mort de Lee était bien accidentelle. Steven le lui confirme. 

— Je vous crois, répond-elle. Lee l’a toujours cherché. Mais je suppose que c’est ça qui le rendait passionnant, et qui l’a tué.

Elle parcours des yeux la pièce et dit qu’elle a toujours détesté cette maison, elle lui donne la chair de poule. Lorsqu’elle a appris la mort de Lee, elle n’en a pas été affectée : 

— Vous savez, lorsque j’ai appris la mort de Lee, c’est comme si quelqu’un m’avait annoncé qu’un chat est tombé d’un toit. Rien. Je n’ai absolument rien ressenti. 

Mais comme elle était sa femme, elle est obligée d’organiser des funérailles. Elle va vendre sa maison, qu’elle appelle une cabane, ce qui lui permettra de payer la pierre tombale. Elle glisse dans la conversation que le vrai nom de Lee était Leroy.

Steven n’est pas sûr que Sandy arrivera à vendre la maison et lui demande si elle a besoin d’argent. Sandy lui répond : 

— Vous et votre grand-père avez un portefeuille à la place du cœur. La dernière fois que je suis venue dans cette maison, votre grand-père m’a donné une enveloppe remplie de billets de 50 dollars, pour laisser Rodney tranquille et disparaître pour de bon. Et vous auriez dû voir sa tête lorsque je lui les ai jetés en pleine figure. 

Elle parle ensuite du divorce de Steven et Betty, et du fait que Betty a toujours été attachée à Rodney, et cela met l’avocat mal à l’aise. Il lui demande de partir.

Sandy est venue pour une chose bien précise : rendre à Martin Peyton une montre que Lee avait en sa possession. Elle la lui fait voir. 

— C’est la montre de mon grand-père, s’exclame Steven.

Sandy lui apprend que le vieil homme en avait fait cadeau à Lee. Il la portait sur lui lors de son décès. Elle est cassée, les aiguilles se sont arrêtées à l’heure exacte de la mort de Lee. Sur la montre, il est gravé : «  À Martin, à l’occasion de son 21ème anniversaire. 12 avril 1910. Affectueusement, ton père ».

— Les flics me l’ont donnée, dit Sandy. Elle faisait partie des effets de Lee. Et je veux la rendre. 

Elle a d’abord cru qu’il l’avait volée, mais la police a demandé à Martin, qui a confirmé l’avoir donnée à Lee. 

— C’est drôle, n’est-ce pas ? Votre grand-père a donné un objet de valeur familiale à Lee et pas à un de ses petits-enfants, ironise la jeune femme. 

Sandy ne veut pas de la montre, comme elle n’a pas voulu de l’argent de Peyton. Elle pense que cela ne lui portera pas chance si elle acceptait ce cadeau. Elle donne la montre à Steven et lui souhaite bonne chance pour l’avenir. 


Dans la chambre d’hôpital de Rita, Eddie donne à sa fille un jeu électrique de chevaux. Rossi les observe, amusé. Rita semble particulièrement heureuse avec son père, elle rit aux éclats à ses blagues. 

Norman arrive et demande s’il devrait revenir plus tard. Il casse l’ambiance. Eddie lui dit qu’il arrive à point nommé, car il devait partir. Lui et le Dr Rossi laisse le couple ensemble.

Rita essaie d’expliquer à Norman qu’Eddie ne lui veut pas de mal. Il est son père et elle a besoin de lui. Il devrait mettre un peu d’eau dans son vin. 


Betty et Rodney sont assis pieds nus en face de la cheminée de leur chambre dans leur pavillon de ski. Ils conversent tranquillement.

Ils se remémorent toutes les épreuves qu’ils ont passé, : la conception du bébé à l’étang de Tucker ; Rodney surprenant son père en train d’embrasser la mère de Betty ; la fausse couche de Betty suite à un accident ; leur mariage qui n’a été qu’une farce ; Rodney qui délaisse Betty au profit d’Allison Mackenzie ; le mariage de Betty et Steven…

Aujourd’hui, ils semblent avoir trouvé une sérénité et pensent qu’ils ont suffisamment muris pour être prêts à construire un avenir ensemble. 


Dans le bureau du Dr Michael Rossi, le médecin s’entretient avec Jill au sujet du bébé, Kelly. Jill mentionne la ville de St Louis, mais insiste sur le fait qu’elle ne vient pas de là. Ni le père de l’enfant. 

Elle lui dit dit qu’elle a trouvé à se loger chez Mme Hewitt et qu’elle a rencontré un vieil homme, très sympathique, Eli Carson. 

Au cours de la conversation, elle mentionne le fait que cela doit lui faire bizarre de vivre dans une petite ville alors qu’il vient d’une grande ville comme New York. Michael se fige : 

— Comment savez-vous que je viens de New York ? Je ne vous l’ai jamais dit.

Bizarrement, Michael la soupçonne d’en savoir plus sur lui qu’elle ne veut le prétendre. Jill quitte la pièce sans qu’il puisse avoir une explication.


Episode 403

jeudi 18 janvier 1968

Une mère et son enfant 

L’hôpital de Peyton Place, ce matin. Une jeune femme a dormi par intermittence sur une banquette, dans un couloir, toute la nuit. Elle est venue ici pour rechercher un bébé. Un bébé très malade, qu’elle dit être le sien. Mais la procédure hospitalière est sévère et elle doit attendre de voir le Dr Michael Rossi, qui s’occupe du bébé.

Mlle Choate travaille au bureau des renseignements.


Mlle Choate salue Michael qui entre à l’hôpital et se dirige directement vers Jill. L’infirmière indique au médecin que cette femme a passé la nuit ici.

Cette dernière se relève pour parler au médecin. Michael revient de Boston où il a emmené Peyton à la clinique. Jill veut voir son bébé. Mais avant toute chose, Michael veut avoir une discussion avec elle. Ils se rendent dans le bureau de Michael.

Le médecin n’est pas enclin à croire d’emblée la jeune femme. Elle n’a pas sur elle d’acte de naissance de l’enfant. Qui lui dit qu’elle est vraiment la mère de la petite fille ?

Michael consent finalement à la laisser voir sa fille.

Il amène Jill à la nurserie, dans le secteur maternité pour qu’elle voie son bébé.

La petite est sous une tente à oxygène. Michael lui dit qu’elle souffre d’une congestion pulmonaire aigüe. Mais surtout, elle est sous-alimentée. Le Dr Rossi demande des comptes à Jill. 

Elle sort de la chambre en pleurant, et lui raconte son histoire : Elle est mère célibataire et lorsque l’enfant est née, elle l’a confiée aux services sociaux. Ensuite, elle a regretté son geste est elle est allée le rechercher, ou plutôt l’a-t-elle enlevée. Puis elle est partie avec la petite sur les bras. Elle a pris un bus et c’est là que le bébé est tombé malade. 

Jill espère que le médecin ne va pas la dénoncer. Reste le mystère de savoir comment elle connaissait le nom du Dr Rossi quand elle a exigé qu’il se déplace en personne pour examiner l’enfant.


Eddie se rend à la fabrique pour parler avec Leslie. Ce dernier lui demande pourquoi il est si nerveux. Et comment trouve-t-il encore le courage de venir le voir après l’avoir trahi. 

Eddie lui dit qu’il est venu apaiser les tensions entre eux. Leslie lui reproche d’être un rapace et ne penser qu’à l’argent.


Le Dr Rossi se rend dans la chambre 101, celle de Rita. Elle lui demande comment était son voyage. Michael voit que Rita s’ennuie. 

Rita demande si elle peut rentrer à la maison, mais le Dr Rossi a peur que les tensions entre Norman et Eddie ne soient un obstacle à la guérison de Rita. 

Elle demande des nouvelles du bébé dont Michael a dû s’occuper en urgence. Il lui dit qu’il est en soins intensifs. Rita ne peut s’empêcher d’être triste et de penser qu’il puisse arriver malheur au bébé qu’elle porte. 

Mlle Choate les interrompt pour dire au médecin que Steven Cord veut le voir.

Steven et Michael se rendent dans le bureau du médecin et parlent, bien évidemment, de Martin Peyton. Rossi dit que Steven ne peut pas se désintéresser de Peyton.

Ce que Steven veut savoir, c’est si Peyton lui a parlé de lui pendant le trajet jusqu’à Boston. Michael s’énerve et lui répète plusieurs fois qu’il n’a pas parlé de Steven.

L’avocat aimerait savoir si Peyton est sur le point de mourir. Michael lui dit que personne ne peut savoir quand son heure va sonner.


Au Shoreline Garage, Rodney travaille sous une voiture tandis que Betty entre et s’assoit sur un grand tabouret. Il s’extirpe enfin du véhicule et voit Betty. Il lui demande depuis combien de temps elle est ici et elle lui répond qu’elle vient d’arriver.

Rodney lui dit qu’il est occupé, mais qu’il peut prendre une pause pour qu’ils partent se promener. Betty lui dit qu’il peut continuer à travailler sous la voiture. 

Elle l’informe qu’elle a pris une décision à propos d’eux. Betty est ici parce qu’elle veut être avec lui.

— Je t’aime, Betty, avoue Rodney. 

Betty lui dit qu’elle l’aime aussi. Ils s’embrassent.


Dans le salon de la maison Peyton, Steven va s’asseoir à la table du dîner. Mary lui apporte de la nourriture.

Il mange seul à table et la solitude le pèse. 


Jill marche dans la neige, dans le square. Depuis la librairie, Constance la voit et instinctivement, cours après elle et l’appelle : « Allison ! Allison ! ». 

Jill se retourne. Constance réalise qu’elle a fait une erreur. 

— Oh, je suis désolée. Voulez-vous quelque chose ?

Jill se retourne et continue son chemin jusqu’au magasin général, sans dire un mot.


Episode 402

lundi 15 janvier 1968

Le départ de Martin Peyton 

Ce soir, le Dr Michael Rossi a reçu un appel téléphonique d’urgence qui le convoque dans un restaurant sur le quai de Peyton Place. Un bébé a été pris de malaise à bord d’un bus traversant la ville et a été emmené au chaud dans le premier endroit disponible. Il s’agit d’un événement apparemment routinier dans l’emploi du temps chargé d’un médecin. 

Le restaurant est identifié comme le Cider Barrel dans les épisodes précédents et suivants. 

Le Dr Rossi conduit sa petite voiture de sport rouge au Dîner, sur le quai.


Michael entre au Dîner et il est accueilli par Dick, le responsable du bar le soir, qui porte un tablier. 

— Content de vous voir, doc, lui dit-il. 

Il le conduit au fond de la salle. 

Michael se penche sur le bébé pour l’examiner. La serveuse, Laurie, ainsi que quelques clients, donnent leur version des faits au médecin. La femme qui a amené le bébé a téléphoné à l’hôpital. C’est Laurie qui lui a donné une pièce pour le téléphone public et lui a dit de demander le Dr Rossi. On saura plus tard que cette femme s’appelle Jill Smith.

Pendant que tout le monde s’affairait sur l’enfant, Jill a soudain disparu. Le Dr Rossi souhaite emmener le bébé à l’hôpital et demande à Dick la permission d’amener Laurie avec lui. Il accepte. Tandis qu’ils s’en vont pour l’hôpital, Jill Smith les observe de loin.


Rodney gare sa voiture devant le palais de justice. 

À l’intérieur, dans la salle de lecture, Steven et Betty sortent de l’interrogatoire. Steven lui a dit qu’elle a fait ce qu’il fallait. Cependant, Betty aimerait savoir si le juge l’a crue. Steven lui dit qu’il n’a aucune raison de ne pas la croire. Elle se demande si elle risque d’être poursuivie, car il va y avoir une enquête. 

— Est-ce qu’ils vont croire que j’ai poussé Adrienne ? s’affole-t-elle. 

Eddie les rejoint. Betty s’excuse auprès de lui pour ne pas avoir parlé plus tôt. Eddie est conciliant. Il lui répond que le principal est qu’il soit sortie d’affaires. Steven dit que les charges seront sans doute levées pour lui si le juge adhère à la déclaration de Betty. 

Eddie s’en va. Steven demande de nouveau à Betty si elle a bien dit la vérité. Betty songe alors que son ex-mari a des doutes sur elle. Elle lui dit que si c’est le cas, alors elle va se trouver un nouvel avocat. Steven souhaite ramener Betty, mais elle dit qu’elle doit voir « quelqu’un ».


Lorsque Betty sort du palais de justice, Rodney sort de sa décapotable et se dirige vers elle. Il lui demande si elle va bien. 

Elle va bien. Elle a un grand sourire aux lèvres et lui dit qu’elle se sent plus légère d’avoir parlé. Cela lui enlève un poids de la poitrine.

Ils marchent ensemble dans le square et parlent du jour de la mort d’Adrienne et de l’implication de Betty. Rodney s’excuse de lui avoir fait du mal à une certaine époque.

Tandis que Steven sort du palais de justice, il voit Betty avec Rodney au kiosque à musique. Il s’éloigne, solitaire. 

La servante de Peyton, Mary, est dans un taxi et appelle Steven. Elle lui dit que M. Peyton veut lui parler à lui et à madame Cord à la maison à 2 heures.


Au bureau de la fabrique, la secrétaire informe par interphone Leslie que M. Peyton est ici et veut le voir. 

Peyton est venu lui apporter de bonnes nouvelles. Il ne va finalement pas lui enlever le fardeau de la direction de la fabrique. 

Le vieil homme ajoute qu’il a un « contrat » avec Eddie Jacks. Il accuse Leslie et dit qu’il l’a sous-estimé en tant qu’ennemi.  Il possède le document attestant que Leslie a donné 50.000 dollars à Eddie pour tuer le vieil homme. 

Leslie nie, il dit que ce document doit être un faux. Mais Martin Peyton lui répond que tout cela n’a plus d’importance. Leslie avait peur que Peyton cède son héritage à Adrienne. Maintenant, elle est morte et le contrat avec Eddie devient caduque. 

Martin a décidé de retourner à Boston, dans sa clinique. Il demande à Harrington de continuer à diriger la fabrique.


Steven est dans le salon du manoir avec Betty et Rodney. Il téléphone à Mlle Nolan pour savoir s’il a reçu des appels. 

La sonnette de la porte d’entrée retentit. Peyton entre et demande à Steven de lui servir un verre de Brandy. Peyton les informe qu’il quitte Peyton Place pour retourner à Boston. 

À la surprise générale, il laisse la maison à Steven. Le coût de l’entretien de la maison sera de la responsabilité de Steven. La plomberie est usagée et Steven va devoir s’en occuper. 

Rodney et Martin ont un discours d’adieux. Peyton lui dit qu’il est important que Rodney et Betty se retrouvent. Il a toujours su qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Il dit cela devant un Steven amer.

Peyton demande à Rodney de l’aide pour se lever. La sonnette de la porte d’entrée retentit une nouvelle fois. C’est le Dr Rossi qui vient chercher le vieil homme. Son état de santé est jugé sérieux. 

Mary descend les escaliers avec les bagages de Martin. Elle semble triste de le voir partir. 

Le vieil homme sort, utilisant ses deux cannes, et attend la limousine. Michael accompagne le vieil homme. Avant de partir, Peyton dit à Rodney qu’il y a une différence entre posséder une maison et en être le maître. Ils se serrent la main. Betty lui dit simplement « Au revoir ». La limousine démarre. C’est la dernière apparition de Martin Peyton dans la série. 


Jill Smith entre à l’hôpital et se rend au bureau des renseignements. Elle demande à voir le bébé, mais l’infirmière en chef lui refuse ce droit. Le Dr Rossi a été clair à ce sujet : le bébé ne peut recevoir aucune visite. 

— Mais je suis sa mère, plaide Jill. 

Mlle Choate est inflexible. Jill lui demande quand doit revenir le Dr Rossi. 

— Tard ce soir, peut-être seulement demain, répond l’infirmière en chef. 

Avec un air de défi, Jill dit qu’elle va attendre. Elle s’assoit sur une chaise. Mlle Choate la suit avec un formulaire d’admission à remplir. 

— Ensuite, vous signerez ici sans dépasser la ligne, madame ?…

— C’est mademoiselle. Mlle Jill Smith, dit la jeune mère devant le regard éberlué de Mlle Choate. 


Episode 401

jeudi 11 janvier 1968

Les interrogations 

Pour la deuxième fois en quelques jours, la police a été appelée à la maison de Peyton pour enquêter sur une mort. Lee Webber est mort violemment, victime de sa loyauté envers Martin Peyton, et de la trahison du vieil homme. Peyton et Steven ont déjà fait une déclaration à la police. Leur histoire se tient. Le coup de feu est survenu accidentellement, en voulant protéger la vie du vieil homme.

Deux voitures de police en face du manoir de Peyton.


Le sergent de police Goddard, l’officier Harry et le photographe de la police recueillent des indices et prennent des photos du salon. Peyton dit : 

— Ma petite-fille a été vengé par son frère jumeau.  

Ils laissent ensuite Steven et Peyton en tête-à-tête. L’avocat aimerait savoir ce que Lee faisait à la fabrique Peyton à une heure aussi tardive. Il comprend que le vieil homme a jeté son chauffeur dans un guet-apens. 

Peyton lui dit que sa petite-fille a été vengée, par son frère jumeau, celui-là même qui a réussi à faire acquitter son meurtrier. 

Steven lui dit que ce qui vient de se passer était un accident, qu’il n’avait pas l’intention de tuer Webber. 

— En es-tu sûr ? soupçonne Peyton. 

Il lui dit que Lee était en très mauvais état et que Steven aurait pu l’arrêter simplement en le mettant à terre.

Mary fait entrer Leslie. Il demande à Steven ce qui s’est passé. Steven parle d’une manière sarcastique à Leslie. Il lui dit qu’il n’a pas à s’en faire : Lee est mort et personne ne contredira son histoire. 

Selon l’avocat, Leslie a menti. Ce dernier veut savoir ce que Lee Webber a dit avant de mourir. Steven crie après lui et lui demande de quitter le manoir. Leslie s’en va, laissant l’avocat en colère.


Le Dr Rossi examine Peyton dans son lit, au manoir. Il dit au vieil homme qu’il ne sait pas si ses médicaments ont perdu de leur efficacité tant qu’il n’a pas reçu les résultats des tests. 

Le médecin médite sur la façon dont Peyton et Lee étaient proches. Peyton lui dit qu’il devrait être content : son ami Philipp VanLeyden a été vengé. Mais Michael ne se réjouit pas pour autant. Pour lui, la vengeance est un acte barbare.

— Cette maison est la maison de la mort, dit Peyton. 

Michael lui fait savoir qu’il fera les tests lui-même ce soir. Peyton connaîtra les résultats demain matin.


Norman va rendre visite à Elliot au Clarion. Elliot tape à la machine lorsque le jeune homme entre. Elliot lui dit qu’il écrit l’histoire de la mort accidentelle de Lee Webber. 

Norman sait que Lee avait trouvé un bon travail et qu’il voulait retourner dans le droit chemin. Ils discutent de justice. Norman pensait qu’Elliot était contre la peine capitale et pour la réhabilitation. Elliot lui dit qu’il l’est.


À la taverne, Leslie frappe à la porte. Eddie le fait entrer. Leslie veut toujours récupérer son reçu. Eddie lui dit qu’il va le lui donner. 

— Où est-il ? demande un Leslie de plus en plus impatient. 

Eddie reste évasif sur cette question. Leslie lui dit qu’il a échoué dans sa mission et qu’il veut récupérer le reçu quoiqu’il lui en coûte. 

— Tu ne l’as plus, n’est-ce pas ? en conclut Leslie.

Il apprend à Eddie que Lee Webber est mort. 

— Comment ? lui demande Eddie. 

Leslie n’entre pas dans les détails, et Eddie admet presque que c’est Peyton qui a le reçu.


Le Dr Rossi examine un échantillon du sang de Peyton avec son microscope tandis qu’Elliot Carson entre. Michael lui explique qu’il est en train de déterminer le taux de cellules blanches dans le sang de Peyton. 

Elliot se confie au médecin. Il n’arrive pas à comprendre pourquoi Constance est tellement bouleversée par la mort d’Adrienne, une femme qu’elle ne connaissait pas. 

Michael lui dit qu’elles avaient deux choses en commun : la solitude. Il lui parle de la dernière fois où il a vu Constance à New York après qu’elle ait eu Allison, et à quel point il était difficile pour elle d’élever son enfant seule. 


Michael va voir Rita. Elle a la télévision dans sa chambre et regarde un programme de science-fiction. On entend le bruit de laser. Michael lui suggère de dormir à la place de regarder la télé, et éteint le poste. 

Rita ne voit pas comment elle peut dormir. En restant allongée toute la journée, elle n’est pas fatiguée la nuit. Elle s’ennuie, mais le médecin lui rappelle que le repos est nécessaire dans son cas. 

Une infirmière arrive en rapportant une urgence à Michael. Une mère hystérique a appelé : son bébé a eu un problème cardiaque sur le quai, au Cider Barrel. Le Dr Rossi n’est pas de garde, mais la femme au téléphone a insisté pour que ce soit lui qui vienne. 

Dès que Michael sort de la chambre, Rita rallume la télé, mais il entend le son, rouvre la porte et lui demande d’éteindre.


Le square. Rodney se dirige vers le Colonial Post Inn. Il rencontre Leslie devant l’établissement et lui demande des explications sur le drame avec Lee Webber. 

Rodney presse son père de lui dire ce qui est vraiment arrivé. Il voudrait savoir pourquoi Lee est entré par effraction dans le bureau de Leslie. 

Ce dernier reste évasif en disant qu’il a passé une longue et difficile nuit et qu’il n’a pas envie d’en parler. 

Il entre dans le bâtiment et Rodney le suit. Leslie s’installe au bar et commande un verre. Rodney insiste pour savoir le lien que son père avait avec Lee. Leslie lui demande de lui faire confiance. Mais Rodney connaît trop son père pour pouvoir lui faire confiance.

Leslie prend son verre et ils vont s’asseoir à une table. Le père dit qu’il est fatigué et a besoin de repos, mais Rodney insiste et pose une énième fois la question de savoir ce que Lee faisait à la fabrique en pleine soirée.

— Demande à ton grand-père, finit-il par dire. 

Mais il n’en dit pas plus. Rodney voudrait pouvoir l’aider, mais Leslie ne lui en laisse pas l’occasion. 

Rodney lui dit qu’Eddie Jacks doit être aussi dans l’équation, car il l’a vu avec lui sur le quai. Il est très déçu par son père qui ne veut pas se confier à lui.


Episode 400

jeudi 4 janvier 1968

La blessure 

Ce soir, Lee Webber a livré son dernier combat avec Leslie Harrington, l’homme qui s’est battu pendant de nombreuses années contre Martin Peyton. Il y a quelques minutes, Peyton a téléphoné à Harrington, présent dans son bureau à la fabrique afin de lui dire que le perturbant et incontrôlable Lee Webber était déterminé à le tuer. Maintenant Peyton est assis dans « la maison sur la colline », attendant qu’on l’avertisse qu’un ennemi est mort : Lee Webber. Un homme que Peyton a manipulé. Une punition finale pour la mort de la petite-fille de Peyton, Ann Howard.

Lee rôde furtivement autour de la fabrique. Il entre dans le bâtiment, puis dans le bureau de Leslie.


Leslie aperçoit l’ombre de Lee Webber derrière la porte fenêtre de son bureau. Lee entre et dit à Leslie que Peyton veut qu’il le conduise au Colonial. 

Leslie lui demande pourquoi il n’est pas en uniforme. Il dit qu’il n’est plus en service. Leslie tourne le dos à Lee et en profite pour sortir son revolver tandis que Lee saisit un trophée de sport lourd de la table de Leslie pour le frapper. 

Avant que Lee n’ait le temps de le frapper, Leslie se retourne et tire sur Lee. Le chauffeur de Peyton s’effondre. 

Leslie saisit le téléphone et demande à l’opératrice de la fabrique de joindre la police. Il leur dit qu’un homme s’est introduit par effraction dans son bureau et qu’il lui a tiré dessus. Il leur dit aussi qu’il pense que l’intrus est mort. 

Alors qu’il raccroche, il a la désagréable surprise de voir Lee en face de lui, qui pointe le revolver sur son visage. 

Leslie est terrifié et voit sa dernière heure revenir. Lee déambule vers la sortie, ouvre la porte du bureau, sort et referme la porte. Il s’en va. Leslie, le visage en sueur, peut respirer.


Eddie va voir Ada dans le salon, à l’arrière-boutique de la taverne. Il lui donne un récépissé de la banque. 

— Appelle cela un billet gagnant, lui dit-il. 

Ada lit le billet et veut savoir pourquoi Peyton lui a donné 50.000 dollars. Eddie reste évasif sur ce sujet. Il lui dit que l’argent est pour Norman et Rita. Il a plaidé en leur faveur auprès du vieil homme. 

Ada pense que la raison pour laquelle Eddie lui donne le reçu, c’est pour être « clean ». Il veut qu’elle le considère mieux, mais l’effet est raté.

Steven frappe à la porte arrière et Ada le laisse entrer. Steven vient annoncer à Eddie qu’il a été blanchi. Il a retrouvé la fille aux cheveux noirs. Eddie lui dit qu’il est son avocat, il devrait se réjouir pour lui, mais Steven n’a pas le cœur à faire la fête. Lorsqu’Eddie lui demande l’identité de la femme, Steven murmure : « Ma femme », avant de partir.

Eddie explique à Ada l’histoire de la fille aux cheveux bruns. Ada a de la peine pour Steven. Mais pas Eddie. Il est libre et c’est tout ce qui compte. Il veut l’annoncer tout de suite à Rita, et demande à Ada de l’accompagner à l’hôpital.


Dans sa chambre d’hôpital, Rita lit un livre tandis que Michael Rossi vient pour l’examiner. Il porte un costume, et non une blouse. En réalité, cela fait une heure qu’il aurait dû quitter l’hôpital. Rita lui dit qu’elle va bien, et qu’il n’a pas besoin de veiller sur elle vingt-quatre heures sur vingt-quatre. 

Elle pose des questions à Michael sur le père de celui-ci. Le médecin se rappelle son enfance avec son père. Son père voulait qu’il devienne artiste. Il avait un sacré don pour le dessin, à l’époque. Puis il voulait ensuite qu’il devienne avocat. 

Mais Michael voulait être médecin. Il avait reçu une bourse d’étude. Lorsqu’il a dit à son père qu’il poursuivrait des études de médecine, celui-ci l’a écouté, s’est retourné, est sorti et ne lui a plus jamais parlé. Rita ne comprend pas la réaction qu’il a eu. 

En fait, le frère de son père était mort d’une péritonite et son père accusait tout le staff médical d’être responsable de cette mort. Dès lors, monsieur Rossi s’est mis à détester le corps médical. Michael est parti de chez lui à l’âge de dix-sept ans. 

On frappe à la porte et Ada et Eddie entrent rendre visite à leur fille. Rita demande qui garde la taverne et Ada lui répond que c’est Jim (c’est la première et unique fois que le nom de Jim a été mentionné).

La jeune femme est inquiète de voir ses deux parents réunis, mais Ada lui dit que c’est parce qu’ils ont une bonne nouvelle à lui apprendre. Eddie lui dit qu’il est disculpé du meurtre d’Adrienne.

Rita veut plus d’explications et Eddie lui parle de la fille aux cheveux noirs qui a fui le manoir avant qu’il n’entre. Steven a retrouvé cette fille. 

Rita veut naturellement savoir de qui il s’agit. Eddie ne peut pas lui cacher la vérité et lui dit qu’il s’agit de Betty. Rita est totalement bouleversée. Elle se rappelle que Betty est venue lui apporter des magazines cet après-midi et qu’elle n’était pas tout à fait elle-même. Ada la prend dans ses bras et lui demande de se calmer. 


Au manoir, le téléphone sonne. Peyton décroche. Leslie lui dit qu’il y a eu un accident à la fabrique. Le sergent de police William Wilson Walker et l’officier Harry attendent juste derrière lui, dans son bureau.  

Peyton veut naturellement savoir si Lee est mort. Si ce n’est pas le cas, il pourrait parler à la police et raconter qu’il a été victime d’une machination.

La police étant là, Leslie ne peut pas répondre correctement à Martin. C’est donc une étrange conversation qui se déroule entre les deux. Peyton lui pose des questions, et Leslie répond tout autre chose. 


Charlie dresse une table tandis qu’Elliot et Constance entrent au Cider Barrel. Elliot commande deux cidres. 

Constance n’est pas à l’aise. 

— Rentrons à la maison, lui demande-t-elle. 

Elle prend l’excuse que Matthew est seul à la maison. 

Mais Elliot veut savoir pourquoi elle est si bouleversée par la mort d’Adrienne, quelqu’un qu’elle connaissait à peine. Il pense qu’elle sur-réagit à ce drame. 

Constance s’énerve. Elle se lève et s’en va. Elliot a juste le temps de laisser de la monnaie sur la table et la rattrape. 


Dans le salon du manoir, Lee, sérieusement blessé, entre. À sa vue, Martin Peyton laisse tomber le verre qu’il avait en main. Lee s’approche de lui, son visage empreint de souffrance et de déception. Il lui demande : 

— Pourquoi ?

Martin le regarde : 

— Vous avez besoin d’un docteur. 

Il dit qu’il va appeler le Dr Rossi. Il saisit le téléphone, mais Lee empêche Peyton de le faire à l’aide de la canne du vieil homme. 

Peyton et Lee ont une longue conversation. Lee, comprenant qu’il a été manipulé, pointe l’arme sur Peyton. Il ne comprend pas pourquoi le vieil homme l’a trahi. Ils formaient pourtant une belle équipe tous les deux, et il aurait fait n’importe quoi pour lui. 

Il comprend alors que Peyton l’a engagé que dans un seul but : venger la mort de sa petite-fille Ann. Une femme qu’il connaissait à peine. 

— Si mon heure est venue, je suis prêt, lui dit Peyton calmement. 

Steven arrive au même moment et saute sur Lee. Le revolver se décharge. Lee s’effondre sur le sol. (Notons que cest la deuxième fois que Steven sauve la vie de Martin Peyton). 

Peyton regarde Steven, l’air machiavélique et lui dit : 

— Il est mort. Tu l’as tué, Steven. Tu l’as tué ! 


Episode 399

lundi 1er janvier 1968

Retournement de situation 

Ce soir, Lee Webber a saisi l’opportunité de prouver à Martin Peyton que sa loyauté est absolue. Lee a visiblement excédé Peyton, forçant le vieil homme à confesser sa crainte de Leslie Harrington, et à exiger une chance de détruire cette peur. Ce que Lee a manqué d’observer dans la faiblesse de Peyton est le fait que le vieil homme le manipulait, exploitant soigneusement le besoin désespéré de faire ses preuves.

Lee Webber rôde aux alentours de la fabrique, dans la pénombre. Steven gare sa voiture et se rend à la fabrique tandis que les ouvriers s’en vont. Lee observe la fenêtre du bureau de Leslie.


Steven va voir Leslie à son bureau. Ce dernier lui dit qu’il n’a pas beaucoup de temps à lui consacrer parce qu’il est très occupé. Il lui offre néanmoins un verre. 

Steven lui demande pourquoi il a payé la caution de Lee. Leslie lui répond qu’il l’a fait pour Rita. Steven l’informe qu’il est probable qu’Eddie s’enfuit et que Leslie perde son argent. 

— Pourquoi dites-vous cela ? s’étonne Leslie. Vous êtes son avocat. 

Leslie l’informe que Peyton et son avocat Kennerly viennent le voir à la fabrique ce soir. Intrigué Steven lui demande quel est le but de cette rencontre. Se donner rendez-vous à une heure aussi tardive n’est pas habituel. Il pense que la rencontre concerne Eddie, et décide rester encore un peu. Il se serre un autre verre.


À la maison d’hôtes, Eddie fait ses bagages tandis qu’Eli frappe à la porte. Eli ennuie visiblement Eddie, mais le vieil homme a quelque chose à lui dire. 

Il voudrait lui faire part de sa consternation. Il pense que c’est une honte qu’on lui ait demandé de déménager. Il mentionne Hilda Kramer qui habite en dessous. C’est sans doute elle qui a fait pression sur Mme Hewitt. 

Eli sait qu’Eddie est un escroc, mais pas un meurtrier. Eddie lui dit que tant qu’il a ses dés porte-bonheur sur lui, tout se passera bien.

Il met son chapeau et son manteau et s’en va, disant à Eli de prendre soin de lui.


Chez les Carson, Elliot regarde sa montre tandis que Constance arrive enfin. Il s’inquiétait, car elle avait pourtant dit qu’elle ne s’absenterait qu’une demi-heure. 

Constance lui dit qu’elle a erré quelque temps dans le square, puis qu’elle s’est décidée à aller voir un film, à la grande surprise d’Elliot. Ensuite, elle est allée au cimetière. Steven était là-bas. Elle a parlé avec Steven d’Adrienne.

Constance est bouleversée par ce qui est arrivé à la fiancée de Peyton. 

— Mais tu la connaissais à peine, dit Elliot. 

Constance lui répond que le peu de fois où elle l’a vue, elle a senti comme une vulnérabilité chez elle. Elliot devait allé voir son père, mais décide de rester. Constance lui dit qu’il devrait y aller. Elle va bien, il n’a pas besoin de s’inquiéter. Il l’embrasse.


Eddie Jacks se rend à la taverne. Ada l’aperçoit à travers la fenêtre de l’arrière-boutique. Elle se précipite vers lui pour lui parler. Elle voit alors une valise posée à côté de lui et comprend qu’il ne loge plus à la pension de Mme Hewitt.

Elle lui demande où il compte aller vivre maintenant qu’on ne veut plus de lui dans la maison d’hôtes. Elle se voit déjà dire à Rita qu’il s’est enfui. Mais il lui dit qu’il n’a pas l’intention de partir. Il veut rester, pour Rita.

Ada lui dit qu’il peut rester temporairement dans la chambre de Rita. Eddie lui demande pourquoi elle fait ça pour lui. Elle lui répond qu’elle ne le fait pas pour lui, mais pour Rita. La jeune femme ne lui pardonnerait pas de le laisser partir. 

Eddie fait un pas vers Ada et lui caresse l’épaule, pensant que le geste de son ex-femme cache de nouveau des sentiments pour lui. Mais Ada est clair sur le sujet. Il n’est ici que parce qu’il a nulle part où aller. 

Eddie ne demande pas son reste et se rend dans l’ancienne chambre de Rita, où il jette son manteau sur le lit. Puis il redescend au bar, met son tablier de barman, et se dirige derrière le comptoir pour travailler. 

Elliot entre dans la taverne et lui dit qu’il ne croit pas qu’Eddie soit un meurtrier. C’est juste un escroc. Exactement ce qu’avait dit Eli plus tôt dans la journée. Elliot est restée dix-huit ans en prison et il sait reconnaître les vrais meurtriers. Eddie n’en est pas un. 

Avant qu’Elliot ne parte, Eddie lui demande de remercier Eli de sa part pour son soutien.


Lee rôde furtivement autour de la fabrique tandis que Steven (sans doute lassé d’attendre) sort du bâtiment, s’engouffre dans sa voiture et démarre.

Au bureau de la fabrique, Leslie reçoit un appel téléphonique de Martin Peyton. Le vieil homme veut le prévenir au sujet de Lee. Ils ont eu une conversation qu’il a mal dû interpréter. Il lui dit que Lee est sans doute en route pour la fabrique, dans le but de le tuer. Martin lui ment en lui disant qu’il se prépare à tout donner à Leslie et que cela ne plaît pas à Lee, qui voudrait sa part du gâteau. Il est donc en route pour la fabrique afin de le tuer. 

Martin avoue à Leslie qu’il est en possession du document prouvant qu’il a commandité le meurtre du vieil homme. Il lui propose un marché : il doit tuer Lee afin de venger le meurtre de sa petite-fille en échange du document.

S’il ne le fait pas, il menace Leslie d’aller à la police avec le reçu que lui a donné Eddie si jamais il n’exécute pas Lee. Leslie lui dit qu’il n’a pas l’intention de rentrer dans le jeu du vieil homme. Il le met au défi d’appeler la police, avant de raccrocher brutalement. 


Steven écoute la bande de l’interrogatoire d’Eddie par la police. Eddie fait une déclaration à propos de la fille aux cheveux bruns. Betty entre et entend la déclaration. Steven éteint le magnétophone et se dirige vers elle. Betty remet en marche l’appareil. Elle confesse à Steven sa part de responsabilité dans la mort d’Adrienne. C’est elle la fille aux cheveux noirs. Steven le savait déjà. 

Betty lui dit qu’elle est désolée de lui avoir menti. Elle lui raconte en détail sa rencontre avec Adrienne ce soir-là. Le fait qu’elle ait dit à Betty qu’elle lui avait menti au sujet de ce qui s’était passé à Boston.

Betty sait qu’ensuite, Steven s’est amouraché d’Adrienne et c’est entièrement sa faute. Si elle avait cru Steven,  ils n’auraient pas divorcé. Elle jure à Steven que la mort d’Adrienne était un accident, qu’elle a perdu l’équilibre. 

Steven lui dit qu’il aurait préféré qu’elle lui raconte tout cela avant. Elle doit aller faire une déposition à la police. Elle est d’accord avec lui. Elle se rend responsable de la mort d’Adrienne et Steven lui dit que ce n’est pas sa faute. Mais Betty sait que si elle n’avait pas insisté pour la voir, elle serait encore en vie. 

Il suggère à Betty de revivre ensemble. Betty ne répond pas. Avant de partir, elle lui demande à quelle heure elle doit être au tribunal. Il lui dit d’être là à 9 heures demain matin.


Leslie aperçoit l’ombre de Lee Webber derrière la porte-fenêtre de son bureau. Il sort de son tiroir un petit revolver qu’il glisse dans sa poche. 

Lee entre et dit à Leslie que Peyton à changé d’avis sur le lieu du rendez-vous avec Kennerly et veut qu’il le conduise au Colonial. 

Leslie lui dit que cela n’a aucun sens. Les affaires sont censées se tenir dans un bureau et non à une auberge. 

Il lui demande également pourquoi il n’est pas en uniforme. Lee répond qu’il n’est plus en service. Leslie se tourne pour prendre son manteau. Lee en profite pour saisir un trophée de sport lourd de la table de Leslie dans le but de le frapper à mort. 

Mais avant que Lee n’ait le temps de le frapper, Leslie dégaine son arme, se retourne et tire sur Lee. Le chauffeur de Peyton s’effondre. 


Episode 398

jeudi 28 décembre 1967

La femme aux cheveux sombre 

Si Leslie Harrington pouvait agir avec force, il aurait réussi à reprendre des mains d’Eddie Jacks la preuve écrite qu’Harrington a employé Eddie pour commettre un meurtre. Mais il ne peut pas. Tout ce qu’il peut faire, c’est laisser un message disant qu’il est vital qu’Eddie vienne au bureau de Leslie Harrington dès qu’il aura terminé de discuter avec le Dr Rossi. Ce qu’Harrington ignore, c’est qu’il a déjà été trahi par Eddie. Martin Peyton est maintenant en possession du document qui prouve que Leslie Harrington a employé Eddie Jacks pour tuer Peyton.

Leslie laisse une note à Mlle Choate pour qu’elle la donne à Eddie. Elle épingle la note. Leslie prend son chapeau et sort de l’hôpital pour se trouver devant la limousine de Peyton.


En face de l’hôpital, Peyton dit à Leslie de monter dans la limousine. Il s’exécute.

— Est-ce que vous allez bien, Martin ? s’enquiert Leslie. 

Peyton lui dit qu’il quitte Peyton Place pour se réinstaller à Boston. Il veut que Leslie reprenne les pleins pouvoirs de la fabrique. Il lui cède toutes ses actions.

Leslie ne le croit pas, mais Peyton lui dit qu’il est sincère. Il veut prendre une retraite mérité. Leslie lui demande où est le hic. Peyton lui dit qu’il n’y en a pas. Alors Leslie lui dit qu’il veut tout par écrit. Justement, Kennerly est encore en ville et va se charger de rédiger les papiers. 

Il donne rendez-vous à Leslie à la fabrique à vingt-et-une heures pour signer les documents qui fera de lui le propriétaire de la fabrique est des biens de Peyton. 

Leslie prend congé de lui. Lee Webber entre dans la limousine et demande : 

— Où allons-nous, Monsieur ? 

Le vieil homme ne répond pas. Il semble plongé dans ses pensées. 

— Mr Peyton, vous allez bien ? Que se passe-t-il Monsieur ? s’enquiert le chauffeur. 

Peyton lui répond : 

— Ramenez-moi à la maison. Et arrêtez de me fixer du regard. 

Leslie retourne au bureau des informations de l’hôpital et dit à Mlle Choate qu’il a changé d’avis sur le mot écrit à l’intention d’Eddie. Il ne pourra pas le voir ce soir. L’infirmière se saisit du papier et le déchire.


Eddie conduit son vieux tacot, se gare en face de la banque et sort du véhicule. Il est retenu par Rodney qui lui demande sa version des faits sur ce qui s’est passé le soir de la mort d’Adrienne. Il connaît la version de la police, celle de Steven, mais veut entendre la sienne. 

Eddie lui demande pourquoi, et Rodney lui répond que c’est pour Rita. 

— Je vais te dire une chose, je ne suis pas un meurtrier, vocifère Eddie. 

Il lui raconte qu’une femme brune a quitté la maison précipitamment après la chute d’Adrienne. Et il affirme qu’il peut prouver cela. Il attend le procès pour cela et invite Rodney à y assister. Il ne sera pas déçu du voyage. Il insiste sur le fait que la jeune femme avait de longs cheveux noirs.


Steven est dans son bureau écoutant un enregistrement de lui sur l’affaire Adrienne VanLeyden. Mlle Nolan le prévient qu’Eddie est ici et veut le voir. 

Ce dernier entre et dit à Steven qu’il n’a jamais eu d’avocat comme lui. Il se plaint que Steven ne lui parle pas et pense qu’il fait exprès de faire traîner l’affaire. Steven lui répond qu’il peut consulter un autre avocat s’il le souhaite. 

Eddie mentionne la femme qui est sortie du manoir après la chute d’Adrienne et demande quand Steven sera disposé à enquêter sur elle. Steven se met en colère. Il lui dit qu’il  fera ce qu’il faut pour démasquer cette femme et lui répète que s’il veut changer d’avocat, il n’est pas contre. Puis il lui demande de sortir.


Martin Peyton est assis au bord de son lit, dans sa chambre située à l’étage du manoir. Le Dr Rossi l’examine. Lee Webber est dans la pièce, occupé à cirer les chaussures de son patron, tout en écoutant la conversation. 

Peyton dit que Rossi voulait une revanche sur le suicide du Dr Philipp Van Leyden. Il l’a obtenu avec la mort d’Adrienne. 

Peyton demande à Webber d’ouvrir la boîte et de donner la lettre au Dr Rossi. Peyton récite les derniers mots de Philipp prouvant qu’Adrienne l’a poussé au suicide. Il dit au médecin que son instinct au sujet d’Adrienne était entièrement vrai. C’est bien Adrienne qui a poussé son mari à sauter du balcon de leur appartement. 

De son côté, Michael pense que Peyton en sait beaucoup plus sur la mort d’Adrienne qu’il ne veut le dire. Il quitte la chambre du vieil homme et redescend. 

En bas, dans le hall d’entrée, Michael et Steven s’entretiennent. Le médecin dit à Steven que sa mère a eu raison en voulant brûler cette maison et en partant. 

— Vous voulez dire Mme Cord, le corrige Steven. Toujours est-il que Michael est bien remonté contre la famille Peyton.


Steven se rend au Shoreline Garage pour y voir Rodney. L’avocat s’inquiète au sujet de Betty. Il pensait qu’elle serait avec lui, mais elle n’est pas ici. 

Steven lui demande ensuite pourquoi il a parlé à Eddie Jacks. Rodney souhaite faire la lumière sur ce qui est arrivé à Adrienne, pour Rita.

Il dit à Steven qu’ils savent tous les deux que la femme aux cheveux bruns qui s’est sauvée de la maison pourrait être Betty. Rod lui demande ce qu’il va faire s’il s’avère que c’est bien Betty. 

— Pour libérer ton client, tu devras mettre Betty en prison, souffle-t-il.


Lee Webber commence à monter les escaliers du manoir lorsqu’il entend du bruit en provenance du salon. Il trouve alors Peyton assis, le regard dans le vide. Le chauffeur demande à son patron se qui se passe. 

Peyton lui dit qu’Eddie lui a vendu un papier incriminant Leslie. Lee lit le document. Il se rappelle qu’Eddie a volé la clé à molette se trouvant dans le coffre de la limousine. Peyton confie à Lee qu’il n’a plus d’alternative. Il veut que Lee tue Harrington. Dès ce soir. 

Le vieil homme l’informe que Leslie l’attend à vingt-et-une heure à la fabrique. Leslie attend que Peyton vienne signer un papier lui donnant tous les pouvoirs sur les biens du vieil homme. 

— En le tuant, vous allez me sauver la vie, dit le vieil homme. Je vous donnerai tout ce que vous voudrez. Allez à fabrique. Vous n’avez aucun mobile. Et vous n’utiliserez pas de revolver. 

Lee n’est pas très chaud pour faire ce travail. Cependant, il est tellement dévoué envers son employeur qu’il accepte ce que Peyton lui demande. Il lui souhaite bonne nuit et s’en va.


Episode 397

lundi 25 décembre 1967

 Malaise

Adrienne Van Leyden trouve son dernier repos ici. Une seule personne connaît les circonstances exactes de sa mort, sait qu’Eddie Jacks a été injustement inculpé du meurtre d’Adrienne. Cette personne, c’est Betty Cord. Ce qu’elle va faire de ce secret ne va pas seulement déterminer le cours de sa vie, mais aussi celui de ses proches.


Le cimetière. Amis et connaissances d’Adrienne sont réunis autour de la tombe. Betty, Constance, Elliot, Steven, le Dr Rossi, Peyton, Lee Webber et le prêtre. Rodney gare sa voiture et se joint au petit groupe, juste à côté de Betty.

Le prêtre fait l’éloge funèbre d’Adrienne. Soudain, Betty manque de s’évanouir dans les bras de Rodney. Il l’emmène dans sa voiture. 

Betty est bouleversée et Rodney lui demande si elle veut voir le Dr Rossi. Il a besoin de savoir si Betty était au manoir le soir du drame, il sait qu’elle n’était pas dans sa chambre. 

Elle lui dit qu’elle a été se promener, c’est tout. Rodney veut savoir si elle est impliquée dans la mort d’Adrienne. Betty ne cesse de répéter qu’elle n’a fait qu’une promenade. Rodney n’insiste pas. 

Tandis qu’ils quittent le cimetière, les funérailles touchent à leur fin. 


Mary ouvre la porte d’entrée du manoir et Peyton entre, suivi par Lee Webber. 

— C’est fini, Mary. Les funérailles et le mariage, dit Peyton d’une voix qui se veut triste. 

William Kennerly Sr attend dans le salon. Peyton l’appelle « Bill ». L’avocat souhaite parler en privé à Martin, mais ce dernier lui dit qu’il n’a aucun secret pour Lee. Kennerly informe Peyton qu’il a déposé 50.000 dollars à la banque de Boston au nom de Norman et Rita. Il donne à Martin le récépissé. Le vieil homme lui demande de rester en ville quelque temps. 

Après le départ de l’avocat, Eddie Jacks sonne à la porte et force le passage pour entrer, devant une Mary embarrassée.  Lee saisit l’homme au col pour le mettre dehors, mais Peyton lui demande de le laisser entrer au salon. Cette fois, il demande à son chauffeur de quitter la pièce pour qu’il puisse parler en privé à Eddie. 

Ce dernier donne à Peyton le reçu prouvant que Leslie a versé à Eddie 50.000 dollars pour service rendu. En retour, Martin lui donne le récépissé de Kennerly prouvant le transfert de fond. Il demande une protection et des garanties en échange d’un témoignage sur l’honneur que Leslie l’a engagé pour tuer le vieil homme. En fait, il a peur de représailles. Martin lui rétorque qu’il doit se débrouiller tout seul pour sa protection. Qu’il fasse profil bas, et il pourra s’en sortir.


Betty se rend à la réception de l’hôpital de Peyton Place. Mlle Choate est appelée à prendre la ligne 4. Betty demande au Dr Rossi si Rita peut recevoir des visiteurs. Le médecin lui dit de faire très attention en parlant avec Rita. Il est appelé à prendre la ligne 3.

Betty se rend dans la chambre de Rita et lui demande comment elle se sent. Rita voudrait avoir une radio, mais Michael ne lui fait pas cette faveur. Elle se plaint que personne ne veut lui dire ce qui s’est passé. 

Rita est inquiète au sujet de son père. 

— Ce n’est pas un meurtrier, Betty. C’est juste un escroc. 

Rita bouleverse Betty, qui hausse le ton. Elle se calme rapidement et prend comme excuse le fait qu’elle revient des funérailles d’Adrienne et que cela l’a bouleversée plus qu’elle ne l’aurait pensé. Puis elle quitte la pièce précipitamment.

Quand il voit sortir Betty en pleurant, Michael veut lui parler, mais elle s’écarte de lui et s’enfuit.


Dans le salon de Peyton, le portrait de Betty trône toujours au-dessus de la cheminée. Steven arrive au manoir et s’assoit sur les marches des escaliers. Il appelle Mary et lui demande de se débarrasser des fleurs. Elle dit qu’elle va s’en charger. Peyton arrive, utilisant ses deux cannes et Steven lui demande s’il va bien. 

Peyton lui dit qu’il a de la saleté sur ses chaussures et qu’il n’arrive pas à s’en débarrasser. Ils s’assoient dans le salon et discutent. Steven lui demande si tout cela en valait la peine. Peyton était-il vraiment obligé d’amener Adrienne dans cette maison ? Quand tout ceci prendra-t-il fin ? 

— Nous sommes deux hommes rationnels, dit l’avocat. 

— Le sommes-nous vraiment ? demande Martin. 

Steven se sert un verre pour lui et pour Peyton. Il dit qu’il a toujours voulu fuir le vieil homme. 

— Tu vois en moi tout ce que tu détestes, et je vois en toi toutes mes erreurs, dit Peyton.


Eddie rend visite à Rita. Il lui apprend à jouer à un jeu de dés qui s’appelle le Craps. Il lui explique les règles du jeu. 

Leslie entre pour voir Rita. Il lui demande comment elle se sent. 

— Prête à courir le marathon de New York, plaisante-t-elle. 

Rita remercie Leslie pour avoir payé la caution d’Eddie. Leslie lui répond qu’il est justement là pour ça : 

— Ton père et moi devons avoir une petite conversation. À propos de la caution et d’autres petites choses. 

Eddie et Leslie laissent Rita et vont dans le couloir. Leslie attaque immédiatement de front : 

— Eddie, tu devais venir à mon bureau à la première heure ce matin, avec ce reçu, tu as oublié ?

Eddie lui dit qu’il est venu, mais que Leslie n’était pas là. Et il se voyait mal donné le document à sa secrétaire. Leslie était en effet aux funérailles d’Adrienne. 

Il veut le document maintenant. 

— Est-ce que tu penses que je suis assez stupide pour porter ça sur moi ? s’exclame Eddie. 

Il ajoute que le reçu est en sûreté et qu’il le donnera à Leslie quand il jugera le moment opportun. Leslie le menace : 

— Cette glace sur laquelle tu patines commence à craquer. Et tu vas finir en dessous si jamais tu ne me donnes pas ce reçu ! 

Il lui donne une heure, sans quoi il pourrait faire annuler sa liberté sous caution.

Le Dr Rossi se dirige vers eux et leur parle brièvement. Le médecin les informe qu’il n’y a aucun changement dans l’état de Rita. Eddie veut lui parler en tête-à-tête. Le médecin dit qu’il n’a pas beaucoup de temps, mais consent à le recevoir deux minutes dans son bureau.

Eddie et Michael entrent dans le bureau. De son côté, Leslie écrit un message qu’il donne à Mlle Choate.