Épisode 446

jeudi 11 juillet 1968

L’enquête 

Jill Smith est piégée. Quelques semaines plutôt, elle a déménagé dans la maison du révérend et de madame Tom Winter afin de travailler pour eux. Et en retour, ils subviennent à ses besoins et à ceux de son bébé. La nuit dernière, quelque chose est arrivé dans la maison Winter. Un bref instant. Un geste. Un regard entre deux personnes. Et maintenant, Jill sait qu’elle doit faire quelque chose à propos de cela.

Jill Smith marche vers l’est, passant l’entrée de l’hôpital de Peyton Place.


Jill dit à l’infirmière de service, au bureau des renseignements, qu’elle a un rendez-vous avec le Dr Rossi. Elle n’a pas pu le voir hier soir. Ce dernier parvient à elle et la questionne. Elle lui dit qu’elle souhaite lui parler du révérend. Il l’emmène dans son bureau. 

Jill lui dit que le révérend Winter l’a regardée longuement et d’une façon non équivoque. Son regard exprimait le désir. 

Mike lui dit qu’il connaît Tom depuis très longtemps et qu’il se demande si Jill n’a pas mal interprété ce regard. Jill lui assure que non. Elle aimerait que le médecin parle à Tom, mais sans porter d’accusation. Si elle doit quitter la maison des Winter, l’assistante sociale pourrait lui retirer la garde de Kelly.

Une fois Jill partie, Mike saisit son téléphone et demande à l’infirmière de faire venir le révérend Winter ici s’il passe à l’hôpital. Dans le cas contraire, elle doit lui téléphoner pour obtenir un rendez-vous.


Un tracteur à deux roues et une remorque livrent deux mobylettes au Harrington Brothers Motorcycle, Inc. Quatre adolescents passent par là et posent des questions sur les mobylettes. Ils semblent très intéressés par le nouveau magasin. Rodney leur distribue des prospectus et leur suggère de venir plus tard dans l’après-midi : les mobylettes seront exposées. La bande de jeunes le remercie et s’en va.

Steven Cord arrive et commence à parler de quelques problèmes de business pendant que Rodney et Norman commencent à décharger les deux mobylettes. L’avocat leur dit qu’il pourrait prendre rendez-vous avec le banquier pour obtenir des échéances de prêt plus avantageux. Norman semble penser que c’est une bonne idée.

Steven continue sa route, passe devant la taverne, puis le Shoreline Arcade, et voit Betty sur le quai. Il s’arrête près des escaliers de la pension de famille de madame Hewitt et la salue. 

Steven et Betty marchent le long du quai ensemble. La discussion est agréable au début, mais finit par dégénérer quand Steven propose à son ex-femme de passer ce soir afin de parler business avec les frères Harrington. 

Betty lui dit de but en blanc qu’elle ne veut pas de lui chez elle, ni ce soir, ni jamais. Elle pense qu’il a demandé ce travail auprès des deux frères pour se rapprocher d’elle. Il lui dit qu’il ne lui a pas fallu longtemps avant de perdre son sang-froid.


Jeff joue du piano chez les Russell. Carolyn l’aide à étudier. Ils parlent de musiciens classiques, dont Beethoven. 

Marsha arrive et salue Jeff et Carolyn. Elle parle avec les deux jeunes gens de sa vie d’étudiante et d’un certain Richard Harrison dont elle aurait fait n’importe quoi pour s’asseoir à côté de lui en classe. Elle ajoute qu’elle était douée dans les cours de musique.

Le téléphone sonne. Carolyn bondit pour répondre. C’est Fred Russell, son père. Ils se mettent d’accord pour se voir au Cider Barrel à deux heures cet après-midi.


Chez les Winter, Jill fait les cent pas en bas des escaliers tandis que Susan arrive avec des rafraîchissements. Le révérend Winter est assis sur le canapé. 

Mme Thomas, l’assistante sociale, descend les escaliers et fait remarquer à Jill que Kelly est un très beau bébé. Elle s’assoit sur le canapé et commence à poser des questions embarrassantes.

D’abord, elle aimerait savoir qui a eu l’idée de faire emménager Jill ici. Susan lui répond que c’est son idée. 

Elle demande à Susan depuis quand elle et le révérend Winter sont mariés. Tom lui répond qu’ils sont unis depuis sept ans. Elle leur demande pourquoi ils n’ont pas d’enfants et combien de temps ils comptent rester dans la congrégation. C’est encore Tom qui répond. Ils n’ont pas encore d’enfant parce qu’il travaille beaucoup en ce moment, il doit prendre soin de nombreux paroissiens et il voudrait pouvoir être allégé de travail lorsque viendra le moment d’avoir un bébé. 

L’assistante sociale leur demande également quel serait leur sentiment si Jill déménageait. Mme Thomas veut s’assurer qu’il n’y a pas d’ambiguïté entre Tom et Jill, et entre les Winter et le bébé. 

Elle demande à Susan si elle a des sentiments particuliers pour le bébé. Susan lui assure qu’elle prend soin de l’enfant tout en sachant qu’elle n’est pas sa mère.

Mme Thomas demande ensuite à Jill ce que Susan représente pour elle : l’image d’une sœur, d’une mère ? 

— Juste une amie, répond Jill.

La question la plus compliquée arrive : que représente Tom aux yeux de Jill ? Un père de substitution ? Jill lui dit que non. Elle assure Mme Thomas d’une chose : elle aime Kelly et fera tout pour son bien-être. 

Elle aimerait savoir dans combien de temps elle sera sûre de ne pas perdre la garde de Kelly. L’assistante sociale lui dit qu’une période de cinq à six mois devrait suffire. Elle a terminé son entretien et s’en va. 

— Une véritable enquête, s’exclame Susan.

Jill se rend à l’étage. Tom est inquiet. Il pénètre dans le sanctuaire et fixe le vitrail de la fenêtre.


Rodney et Norman conduisent leur mobylette. Norman suggère à Rodney d’aller moins vite. Rodney semble griser par la vitesse.


Épisode 445

lundi 8 juillet 1968

Un dîner romantique 

Ce soir, Joe Rossi est dehors, il observe. Il a vu son frère aîné, le Dr Michael Rossi, sortir dîner avec Marsha Russell, après s’être entendu dire par le médecin lui-même de ne pas ennuyer la fille de Marsha, Carolyn. Pour Joe, la porte de la famille Russell a été ouverte par son frère, mais s’est refermée sur lui.

Joe Rossi marche devant la maison des Russell (ex-Carson).


Joe profite de l’absence de Marsha, qui dîner avec son frère Michael, pour aller voir Carolyn. Il s’excuse pour ce qui s’est passé au Shoreline Cafe la dernière fois (cf. épisode 441). Il voulait juste danser. 

Carolyn lui reproche d’avoir voulu jouer les gros bras. Joe lui rappelle qu’il a fait de la boxe lorsqu’il était plus jeune. Il était promu à un bel avenir, mais finalement, il a laissé tomber. Il est toujours amoureux de ce sport. À ce propos, il a deux billets pour aller voir un match qui se déroule à White River ce soir. Il veut y inviter Carolyn. Elle refuse, prétextant avoir des devoirs. 

Ils se disputent, car Joe insiste, ce qui ne plaît pas à Carolyn. Joe mentionne le fait qu’il a abandonné ses études. Il termine leur conversation sulfureuse en disant à Carolyn qu’elle et sa mère sont deux snobinardes.


Marsha et le Dr Rossi dînent au Mamasito Village Restaurant. Il s’agit d’un restaurant italien. En fond sonore, on peut entendre les notes de la célèbre chanson de Domenico Modugno « Nel Blu Dipinto Di Blu (Volare). »

Michael lui sert un verre. Elle prend son verre et en verse la moitié dans le verre de Michael en disant qu’elle veut partager. Marsha lui pose la question qu’on lui a le plus posée depuis ces quatre dernières années : « pourquoi est-il venu s’établir dans une petite ville comme Peyton Place ? »

Elle semble très curieuse et aimerait pourquoi il est devenu médecin. Il répond que c’était par vocation. Il lui parle de ses années de pratique à New York. Ils se rapprochent. 

En sortant du restaurant, Michael lui parle du sentiment de « déjà-vu ». C’est ce qu’il ressent envers Marsha. Il a l’impression de la connaître depuis très longtemps. 

Dans la voiture, ils s’embrassent. 

— Oh, Mike ! s’exclame Marsha. 

Le médecin lui demande si elle veut rentrer à la maison. Il pense avoir été trop loin en l’embrassant.

— Je ne veux pas rentrer , murmure-t-elle. Mais je pense qu’il vaut mieux.


Norman classe des papiers à l’appartement, tandis que Steven frappe à la porte. Norman l’invite à entrer. 

Steven lui donne le contrat de permis à la vente corrigé. Rita les rejoint et demande ce qui change par rapport au précédent contrat. Steven lui explique que le permis à la vente couvre un territoire de 50 km. 

Avec ce nouveau contrat, les frères Harrington ont le monopole de la vente sur tout ce territoire. Ils ont l’autorisation de vendre et de réparer à prix de gros. 

Steven lui dit qu’il aime le style de Norman, et apparemment il n’est pas le seul, puisque leur grand-père a donné au jeune homme 50.000 dollars. 

Norman est content d’avoir embauché Steven. Il a fait du bon travail. Rita et Norman raccompagnent Steven à la porte et le remercient.


Jill, portant Kelly dans ses bras, arrive à l’hôpital dans l’espoir de voir le Dr Rossi. Mlle Choate lui répond que le Dr Rossi n’est pas attendu ici avant demain. Il pourrait cependant revenir après son dîner, car on manque d’effectif à l’hôpital. Elle propose de l’appeler. 

Jill la remercie et, en attendant, va s’asseoir sur un canapé, dans le couloir servant de salle d’attente (au début du feuilleton, il n’y avait que deux chaises peu confortables à place), près de la porte du bureau de Michael. 

Eli Carson se montre et, voyant Jill, s’assoit à ses côtés pour lui parler. Il est venu voir un ami qui vient de se faire opérer. Il est heureux de la voir. Elle et Kelly lui manquent au magasin. Il espère qu’elles vont bien, parce qu’il est inhabituel de les voir à l’hôpital. Jill lui dit de ne pas s’inquiéter, elle vient voir Michael pour des affaires personnelles, lui rappelant qu’il est l’oncle de Kelly.

L’infirmière Choate revient pour lui dire qu’elle n’a pas réussi à joindre le Dr Rossi. Jill décide d’attendre encore un moment. Mlle Choate prend le bébé pour le laisser au soin de Carmen (sans doute une infirmière ou une secrétaire). 

Jill avoue à Eli qu’elle veut parler de Tom au Dr Rossi. Eli pense que c’est une bonne chose qu’elle soit avec le révérend et sa femme, ce sont deux personnes très bien. C’est un peu normal qu’elle se sente mal à l’aise dans leur maison. Il lui faut une période d’adaptation. Eli a toujours vu Tom comme quelqu’un d’exceptionnel. Jill lui répond qu’il est humain, comme tout le monde.


Marsha rentre chez elle et va voir sa fille, qui est dans sa chambre. Elle admet à Carolyn qu’elle n’a pas respecté le couvre-feu. Carolyn dit de sa mère qu’elle semble rêveuse, au bord de l’extase. 

Carolyn informe sa mère que Fred (son père) a appelé et veut la voir demain au lieu de ce week-end. Marsha n’y voit aucun inconvénient, si Carolyn est d’accord.  

La jeune fille lui demande si Michael l’a embrassée pour lui dire au revoir. 


Épisode 444

jeudi 4 juillet 1968

Douche froide 

Le révérend Tom Winter a passé les longues heures de cette nuit à marcher le long du quai, près de la côte rocailleuse, et sur la route de Peyton Place. Il doit faire face à une vérité. Il doit admettre qu’il a des sentiments pour Jill Smith. Des sentiments qu’il doit combattre s’il veut rester dans les ordres, et s’il veut rester marié à Susan Winter. Ce matin, Tom a conclu que la seule façon de contrôler ses émotions est de recoller les morceaux de son mariage.

Tom Winter parcourant le quai. Tom passe un appel depuis la cabine téléphonique publique.


Chez les Winter, c’est Jill qui répond au téléphone. Elle accueille l’appel avec bonhomie, mentionnant le fait que le révérend est parti très tôt ce matin. Cependant, Tom prend un ton professionnel avec Jill et demande à parler à madame Winter. 

Jill se rend dans la chambre de Susan afin de lui dire que Tom est au téléphone et souhaite lui parler. Tandis que Susan veut saisir le combiné sur la table de nuit, elle tombe. 

Affolée, Jill lui vient en aide. Susan n’est pas blessée. Elle rit à gorge déployée, visiblement ivre. 

Jill prend le téléphone et s’en va. Susan se lève et, en chancelant, se rend près de la commode où elle saisit des lunettes noires. Puis elle se laisse tomber sur le lit et Jill revient avec le téléphone. 

Elle se lève et manque à nouveau de tomber. Cette fois, Jill la rattrape à temps. Voyant que Susan, dans son état, ne supporte pas la lumière, elle va tirer les rideaux.

Jill informe Susan qu’elle a menti au révérend en disant que sa femme se trouvait sous la douche. Et c’est justement d’une bonne douche froide dont Susan a besoin pour dégriser. 

Jill l’aide à aller dans la salle de bains, lui demande d’ôter ses vêtements, mais Susan refuse.

— Vous ne pouvez pas prendre une douche avec vos vêtements, proteste l’employée.

— J’adore prendre des douches avec mes habits, plaisante Susan.

Jill la prend au mot. Elle flanque Susan dans la cabine de douche, et met en marche le jet d’eau. Surprise, Susan crie à plusieurs reprises que l’eau est trop froide. 


Carolyn se rend au Shoreline Cafe. Il est fermé à cette heure. Seul Jeff est là, assis au piano, en train de composer une chanson. D’une main, il effleure les touches du piano, et de l’autre, il écrit sur une partition. 

Carolyn mentionne le fait que Jeff était manifestement absent du cours de musique hier, avant-hier et le jour avant-hier. Elle lui parle de leur professeur de musique, madame Harkness, et le prévient des conséquences de faire l’école buissonnière. Il risque de ne pas avoir son diplôme s’il continue à sécher les cours.

Jeff lui demande de parler de Joe. Il aimerait savoir quelle relation elle a avec lui. Elle lui dit qu’elle l’aime, qu’elle le déteste, qu’elle l’adore, qu’elle le méprise. En un mot, c’est une relation compliquée. 

Carolyn et Jeff sortent du bâtiment et s’engouffrent dans le buggy du jeune homme. 


Juste en face du Shoreline Café se trouve le nouveau Harrington Motorcycle Shop. Betty et Rodney travaillent ensemble près de la pompe à essence quand Jeff et Carolyn s’en vont.

Norman arrive dans ce qui pourrait être le vieux tacot d’Eddie Jacks (Eddie lui aurait donc cédé le véhicule). 

— Où étais-tu passé pendant que les honnêtes gens travaillaient ? plaisante Rodney. 

— J’étais juste en train de développer un ulcère, ne plaisante pas Norman.

Il lui raconte qu’il a rencontré Steven au square, alors que ce dernier sortait du palais de justice. Il lui a dit qu’il a lu le contrat du nouveau magasin et qu’il a trouvé pas mal d’incohérences.

Embaucher l’avocat leur serait d’une grande aide. Rodney ne veut pas, d’autant plus que Betty ajoute que ça l’embêterait d’avoir Steven pour avocat. Cela voudrait dire qu’il resterait dans leur vie, qu’ils se verraient souvent et ça ne lui plaît pas. 

Mais Norman ne voit que le business et demande à Rodney s’ils dirigent une affaire, ou simplement un hobby. Ils doivent faire la part des choses. S’ils veulent diriger une entreprise, il leur faut des bases solides au niveau juridique.

Rodney interroge Betty du regard. Elle lui dit que c’est à lui de prendre la décision. Rodney capitule et consent à ce que Norman embauche Steven.


À la maison de la plage, le Dr Rossi prépare une boisson pour lui et Marsha. Cette dernière lui fait savoir que ce cottage doit être un merveilleux endroit pour vivre. 

Elle raconte à Mike qu’elle et Fred ont été mariés pendant 18 ans. C’était un bon mari et un bon père. Mais elle a vécu une horrible expérience avec lui et se confie à Michael. 

— Ça a commencé par des absences répétées. Il disait qu’il avait beaucoup de travail. Il revenait tard, allait travailler le week-end, et recevait beaucoup d’appels téléphoniques. J’aurais dû me méfier. Comment pouvait-il avoir plus de travail qu’avant alors qu’il n’a même pas obtenu de promotion ? 

Michael se sert un autre verre pendant que Marsha poursuit : 

— Un jour, j’ai répondu à un de ces appels de travail. Lorsque la personne à l’autre bout du fil a entendu ma voix, elle a raccroché immédiatement. C’est à ce moment-là que j’ai compris. J’ai alors fait attention à tout le reste : trace de rouge à lèvres sur les cols de chemises, costume imprégné d’un parfum de femme…

Marsha s’excuse auprès du médecin. Elle pense qu’elle l’ennuie avec ses problèmes. Mais Michael lui assure que non. Il peut mesurer le calvaire qu’elle a subi avec son ex-mari.

Joe entre et salue son frère et Marsha. Le médecin lui dit qu’il va dîner dehors avec Marsha. 

— Dommage, fait Joe en sortant deux cartons de sa poche. J’avais deux places pour le match de ce soir. Je voulais t’inviter. 

Michael lui dit que ça aurait été fantastique, et ce sera pour une prochaine fois. Puis le couple s’en va, laissant Joe seul avec ses billets dans la main.


Chez les Winter, Susan a préparé un dîner aux chandelles pour deux. Elle allume les bougies au moment où Tom rentre. Il lui demande ce qui se passe ici en voyant la table dressée pour deux. 

Susan lui dit que Jill et Kelly ont déjà mangé. Elle veut passer une agréable soirée avec Tom. Elle lui demande de s’asseoir. Elle s’occupe de tout. 

Alors qu’elle se rend à la cuisine, Tom s’assoit et, soudainement, se lève et monte à l’étage.

Il trouve Jill assise dans sa chambre. Tom entre et la regarde. Ils se regardent un instant droit dans les yeux, puis Tom repart.


Épisode 443

lundi 1er juillet 1968

Un geste inapproprié  

Ce soir, pour la première fois depuis son divorce, Marsha Russell est sortie avec un autre homme. Avec le Dr Michael Rossi, qui doit avoir partagé son plaisir de cette soirée, sinon il n’aurait pas fait de son mieux pour la prolonger. En fait, lorsqu’un garçon du collège de Carolyn Russell a raccompagné cette dernière à la maison, ils ont découvert sa mère et le médecin qui s’attardaient autour d’une tasse de café. Pour Carolyn, ce rendez-vous s’apparente à une trahison.

À l’extérieur de la maison, Marsha Russell s’assoit et regarde son reflet dans un miroir à trois coupes. Elle se lève et va jusqu’à la porte. (Constance a utilisé le même miroir au cours de l’épisode 172).


Marsha ouvre la porte de la chambre de Carolyn et entre. 

— Tu es toujours debout, s’étonne-t-elle. 

Elle s’assoit sur une chaise tandis que Carolyn est étendue sur son lit. 

Marsha demande si le groupe de Jeff joue au Shoreline régulièrement. Elle semble beaucoup apprécier Jeff, et essaie de savoir s’il a une petite amie. Elle aimerait que sa fille sorte avec lui, de façon à oublier Joe. La jeune fille lui dit qu’effectivement, Jeff a une petite amie. 

Elle finit par admettre qu’elle a été dure avec sa mère au cours du dîner avec le Dr Rossi au Colonial. Elle n’aurait jamais dû partir si précipitamment.

Marsha conçoit qu’il faut une période d’adaptation. On peut s’apercevoir que Carolyn a une petite télévision dans sa chambre (c’était plutôt rare dans les années soixante pour un adolescent de posséder un poste dans sa chambre), ainsi qu’un électrophone.


Le Dr Rossi rentre à la maison. Assis sur le canapé, Joe l’attend. Il lui demande comment était le dîner au Colonial. Joe fait remarquer à Michael qu’il l’a aidé à mettre un pied chez Marsha, grâce à son histoire avec Carolyn. 

Joe aimerait être comme son frère, mais il ne sait pas comment faire. Michael lui dit qu’il devrait avant tout être lui-même. Joe pense que c’est facile pour le médecin de dire ça. Il a une vie bien rangée, tandis que lui est un vagabond. Il reproche à Michael de ne pas l’avoir invité au Colonial avec les Russell.


Plan de l’hôpital de Peyton Place. À l’intérieur, Tom Winter conseille Edith, une future mère célibataire. Il lui demande si le père du bébé sait qu’elle est enceinte. Edith ne veut pas lui parler, elle pense que cela ne sert à rien. Elle n’a même pas dit d’où elle est. Le révérend pense qu’elle vient de Hastings Valley. 

Vaincu, il retourne dans le couloir et rejoint Jill. Elle demande au révérend si elle peut parler seule à seule avec Edith. Elle était dans la même situation qu’elle lorsqu’elle a accouché de Kelly, elle pourrait peut-être trouver les bons mots.

Tom accepte. Jill explique à la jeune fille qu’elle est la secrétaire du révérend Winter. Elle raconte à Edith qu’elle aussi a eu un bébé seule. Edith a toujours une chance si elle en parle à son petit ami, et aussi à ses parents. Elle gagne la confiance d’Edith qui commence à lui parler. Elle avoue que le père s’appelle Jimmy Darrell et travaille pour Hastings Lumber à White River. 

Tandis qu’ils quittent l’hôpital, Jill commence à pleurer. L’histoire d’Edith lui rappelle la sienne et lui fait remonter de malheureux souvenirs. Le révérend Winter la prend dans ses bras, pour la consoler. Dans l’action, il lui caresse ses cheveux en lui demandant de ne pas pleurer. 

Il se rend soudain compte que ce geste pourrait être mal interprété et se dégage immédiatement d’elle.

Le  Dr Rossi arrive dans le couloir, portant Kelly dans ses bras. Il demande à Jill ce qui arrive au révérend. Il semble bouleversé. Jill répond simplement que Tom a découvert que le père du bébé d’Edith travaille pour la Compagnie Hastings Lumber.


Dans la chambre de Jill au presbytère, la jeune femme dépose Kelly dans son parc et entreprend de peigner ses cheveux lorsque Tom frappe à la porte. Il entre et Jill lui demande si c’est Kelly qui l’a réveillé. Tom lui assure que non. Il veut lui parler et dit que c’est important. 

Tom lui dit qu’elle a fait quelques erreurs sur le sermon qu’elle a tapé pour lui. Mais Jill sait que l’étreinte du révérend tout à l’heure à l’hôpital l’a profondément bouleversé. 

Il ne veut pas qu’il y ait de malentendu entre eux. Elle lui dit qu’elle comprend que l’avoir pris dans ses bras fait partie de son job.

Tom quitte la chambre et passe devant la sienne. Susan est au lit. Elle entend Tom juste derrière la porte. Elle appelle : 

— Tom ? 

Mais il n’entre pas. Il descend les escaliers. Elle le suit et le trouve assis, pensif, broyant du noir. Elle retourne se coucher sans l’importuner.


Au magasin, Rodney prend des mesures. Betty l’aide. Il termine son travail et s’empresse d’embrasser sa belle. 

Steven entre à l’improviste, prétextant que la porte n’était pas fermée (toujours le même problème avec Rodney qui a tendance à laisser les portes ouvertes). 

L’avocat comprend que Rodney et Norman vont démarrer une affaire. Rodney lui demande de partir, il ne veut plus rien savoir de lui. Steven lui répond qu’il n’a pas à s’inquiéter. Il a perdu Betty et il en est conscient. Rodney lui rappelle qu’il a failli  saboter le mariage par sa présence. 

L’avocat est là pour affaires. Il veut s’occuper des comptes de la nouvelle entreprise fondée par les frères Harrington. Steven rappelle à Rodney qu’il a réussi à l’acquitter lors de son procès pour meurtre. 

— Tu penses que je te dois quelque chose ? s’exclame Rodney. 

Il lui dit que de toute façon, il y a déjà quelqu’un qui s’occupe de rédiger les contrats. 

Steven avoue qu’avec la vente de la fabrique, il va probablement perdre son contrat le plus important. La première chose que les nouveaux propriétaires ont faite est de se débarrasser de Leslie Harrington. Il pense être le suivant sur la liste. S’il perd le contrat de la fabrique, il va perdre sa source principale de revenu. C’est pourquoi il aimerait trouver de nouveaux contrats.

Il demande à Rodney de réfléchir. Il ne s’agit plus de leur guerre pour Betty, il s’agit de business. Rodney lui demande de partir. 

Betty enlace Rodney.

— Je t’aime, lui dit-elle en l’embrassant. Rentrons à la maison.


Jill entre pour voir Susan. Elle l’informe que M. Winter est au téléphone et veut lui parler. Tandis qu’elle approche la main du combiné, Susan tombe du lit.

Jill va immédiatement voir si elle n’a rien de cassé. Susan se met à rire en disant que tout va bien. On comprend qu’elle est totalement ivre.


Épisode 442

jeudi 27 juin 1968

Une soirée musicale 

Ce soir, Carolyn Russell cherche à s’échapper. Une façon de sortir de l’intense pression qu’elle ressent. La pression du divorce de sa mère. Une opportunité se présente à elle. Un groupe de rock local joue dans une discothèque proche. Et Carolyn accepte une invitation désinvolte pour y aller. Une escapade que finalement sa mère approuve. Mis à part le fait que la discothèque est située aux abords du quai, très près du « Harrington Brothers Bike Shop », et de Joe Rossi.

Un pick-up avec des ridelles portant un panneau publicitaire du « Pillory Rock Band » tourne le coin et s’arrête. Carolyn monte à l’arrière avec deux autres filles. Joe s’avance et manque d’être percuté par Norman à moto. 


Joe Rossi s’en prend à Norman. Rita prend la défense de son mari. Elle dit que Norman était en train de faire un essai routier. 

Rita semble ne plus avoir peur de Joe. Au contraire, elle l’invite à les rejoindre au Shoreline. Il dit que ce n’est pas son truc. Mais il voit Carolyn et ses amis y entrer et il décide finalement de rejoindre Rita et Norman. 


À l’intérieur du bruyant Shoreline Teen Hangout, Nancy chante et joue de la guitare. Carolyn est ici avec plusieurs de ses amis. 

Rita invite Norman à danser. Un écran diffuse des images sur le côté de la scène. 

Joe Rossi essaie de s’interposer entre Carolyn et un garçon du nom de Dennis, qui se trouvent sur la piste de danse. Joe veut danser avec Carolyn, mais cette dernière préfère continuer à danser avec Dennis. 

Une bagarre est sur le point d’éclater entre Dennis et Joe. Norman veut calmer son ami, mais le frère du Dr Rossi ne veut pas lâcher sa proie.

La bagarre est finalement évitée par l’un des membres du groupe Pillory Rock Band, Jeff Kramer, qui leur dit que la musique est au-dessus de tout, même des bagarres. Il incite ainsi tous les jeunes présents à plaider contre la violence. La bagarre est ainsi évitée et Joe s’en va.


Au presbytère, Jill se prépare à partir. Elle porte ses valises vers la porte de sortie lorsque Tom la surprend et s’approche d’elle. 

— Jill, pourquoi ne m’avez-vous pas répondu quand j’ai frappé à votre porte hier soir ?

— Je n’ai pas envie d’en parler.

— Vous préférez vous enfuir d’ici sans même dire au revoir, conclut le révérend.

— Je veux juste partir.

— Je comprends qu’il est difficile pour vous de me faire face après ce qui s’est passé hier. Jill, si vous partez, cela veut dire que j’ai échoué.

— Vous n’avez pas échoué, c’est moi qui suis une perdante.

Tom lui demande pourquoi elle a fait l’amour avec Joe dans la chapelle. Jill lui assure que ce n’est pas le cas. Elle lui dit que Joe n’avait pas été invité. Il est venu, il a essayé de l’embrasser et elle s’est débattue. C’est à ce moment-là que Susan les a surpris.

Tom dit que c’est une raison de plus pour rester, si elle n’est coupable de rien. Il ajoute que si elle s’en va, elle risque de perdre la garde de Kelly. Le révérend aimerait que Jill lui fasse confiance. En fin de compte, il la persuade de rester. Ils remontent tous les deux à l’étage. 

Dépitée, Susan les observe.


Chez Betty et Rodney  (la grange transformée en maison), Betty essaie de déménager des meubles. Elle manque de renverser une armoire et appelle Rodney à l’aide. 

Rodney fait exprès de prendre tout son temps pour venir à sa rescousse. En souriant, il la prend dans ses bras et la porte jusqu’à leur chambre.


Chez les Russell (anciennement Carson), le Dr Rossi est assis sur le sofa du salon tandis que Marsha lui apporte une tasse de café. Elle est un peu nerveuse et s’excuse d’avoir pris du temps à la cuisine. Elle lui dit qu’il est le premier homme qui la divertit depuis son divorce. 

Marsha s’inquiète pour Carolyn. Michael lui dit qu’elle agit comme une adolescente qui a perdu ses repères. Elle a besoin de temps pour se faire au divorce de ses parents.

Carolyn rentre à la maison, escortée par Jeff Kramer. Marsha salue Jeff par son nom. Carolyn mentionne le fait qu’elle a vu une ambulance dehors.

Elle s’excuse auprès du Dr Rossi pour avoir quitté brusquement le Colonial au début du dîner. Il lui dit que ce n’est pas grave. Jeff et Michael s’en vont. 

Carolyn remarque que sa mère est sur un petit nuage depuis qu’elle connaît le Dr Rossi.


Épisode 441

lundi 24 juin 1968

Un dîner presque parfait 

Joe Rossi, le jeune frère du Dr Michael Rossi, n’a jamais pu accepter le fait que Jill Smith, la mère de son enfant, a catégoriquement refusé d’avoir quoi que ce soit à faire avec lui. Il a essayé d’être patient avec Jill, pensant que le temps adoucirait sa colère. Mais aujourd’hui, une autre jeune fille, Carolyn Russell, a repoussé les avances de Joe. Pour Joe, c’est un refus de trop. Maintenant, il est déterminé à revenir de force dans la vie de Jill. 

Joe marche sur le quai. Il se dirige vers une cabine téléphonique à l’extérieur de la taverne. Il entre dans la cabine et passe un appel. 


Tom Winter dicte une lettre à Jill, qui la tape sur sa machine à écrire, lorsque le téléphone sonne. Tom répond, mais l’appelant (Joe) raccroche. 

Jill demande qui c’était. Tom répond que c’était sûrement un faux numéro.


Dans la maison des Carson, maintenant louée par les Russel, de la musique jouée par l’électrophone est diffusée à fond. Le docteur Rossi arrive à la porte d’entrée et est accueilli par Eli Carson. 

Eli demande à Carolyn de baisser le son, car ils ne s’entendent pas parler. Elle s’exécute. 

Tandis qu’Eli continue à collecter les dernières affaires des Carson dans un carton, Marsha descend, visiblement ravie de voir le Dr Rossi.

Le médecin dit qu’il rendait visite aux Woodfields au coin de la rue et qu’il voulait passer pour voir si elle et Carolyn veulent aller dîner avec lui ce soir-là. Marsha hésite. Il suggère de réserver une table au Colonial pour vingt heures. Devant l’enthousiasme du médecin, Marsha finit par accepter. Michael part. 

Carolyn demande à sa mère, Marsha, si elle va vraiment sortir avec le Dr Rossi, et pourquoi elle, elle ne peut pas sortir avec le frère de ce dernier. 

Marsha lui répond que ce n’est pas un rendez-vous galant. Elles sortent toutes les deux avec lui, juste pour passer une bonne soirée et se détendre.

Carolyn ne comprend pas pourquoi sa mère a divorcé. Surtout pourquoi a-t-elle cru bon de le faire sous le prétexte de cruauté mentale ? Elle lui en veut beaucoup. 

Tandis qu’elle fait une remarque déplacée à sa mère, cette dernière la gifle et lui ordonne de ne plus jamais lui manquer de respect de la sorte.


Le révérend Winter entre dans sa chapelle et trouve Susan assise sur un banc vers l’avant. Susan explique à Tom pourquoi elle boit beaucoup. Elle se sent délaissée. 

Tom lui dit qu’elle devrait venir avec lui pour la tournée d’aujourd’hui. Mais Susan lui dit qu’il a Jill maintenant. Jill entre informe à Tom que madame Butler est au téléphone. Tom lui dit qu’il la rappellera plus tard.  

Susan se souvient des problèmes de madame Butler avec sa sœur Selma. Tom lui fait savoir qu’elle lui ait d’une aide précieuse dans ses tournées.

Jill vient de nouveau pour informer le révérend qu’il est temps de partir. Elle, de son côté, est prête. 

Susan dit finalement à Jill que cela ne sera pas la peine d’accompagner le révérend dans la tournée. Elle a décidé d’aller avec lui. Ils s’en vont, laissant Jill seule.


Betty et Rita discutent dans le magasin de motos des frères Harrington. Rodney et Norman discutent affaires et Betty mentionne qu’elle se sent mise à l’écart, ne comprenant pas ce qui se dit. 

Rita avoue qu’il en est de même pour elle. Elle n’y connaît rien en matière de motos.


À l’usine Peyton, Joe descend d’un chariot élévateur et se dirige vers un téléphone public. Il appelle les Winter. Jill répond, portant Kelly. Joe parle un moment en utilisant une fausse voix. 

Il veut savoir si Jill est seule. Lorsqu’elle dit que le révérend et madame Winter sont sortis, il raccroche, satisfait.


Au Colonial Post Inn, le docteur Rossi, Marsha et Carolyn sont assis près de l’hôtesse. Elle installe le trio à une table. 

Carolyn n’est pas à l’aise et regarde un peu partout. Le Dr Rossi lui demande ce qu’elle a et elle lui dit qu’elle regarde si elle ne connaît personne parmi les clients du restaurant. Elle trouverait gênant qu’on les voie ensemble.

Michael les remercie d’avoir accepté ce dîner et espère passer un moment relaxant. 

Marsha demande au Dr Rossi s’il fait lui-même la cuisine. Rossi répond qu’il mange souvent à l’extérieur. 

Carolyn aimerait savoir s’il a déjà été marié. Il répond qu’il n’en a jamais eu l’occasion. Elle pense que ce doit être romantique d’être un médecin célibataire. 

Rossi fait venir Helen, la serveuse, pour qu’elle prenne la commande. Carolyn  se lève brutalement et annonce qu’elle a mal à la tête. Elle part sans même un regard pour le couple. 

Marsha se lève à son tour et s’apprête à partir. Mais Michael lui demande de rester. Cela ne sert à rien de courir après Carolyn. Mieux vaut la laisser seule. 

La serveuse leur demande s’ils veulent plus de temps. Michael la remercie et lui demande de venir un peu plus tard. 

Il demande à Marsha si c’est la première fois qu’elle sort depuis son divorce. Elle répond par l’affirmative. Rossi dit qu’il est honoré. Ils commandent deux très bons steaks à Helen. 


Jill Smith entre dans le presbytère et trouve Joe Rossi en train de chatouiller les touches de l’orgue. Elle demande à Joe de sortir. Elle lui dit que les Winters vont rentrer d’un moment à l’autre. Joe se lève et l’embrasse de force. 

Susan Winter entre et les surprend. Elle reproche à Jill Smith d’avoir laissé faire cela. Susan rappelle à Jill qu’elle est dans une église. Elle demande à Joe de partir immédiatement. Ce qu’il fait.

Jill tente de s’expliquer, de lui dire que Joe n’a pas été invité, mais Susan ne veut rien savoir (cela l’arrange sûrement d’avoir surpris ce baiser). 

Bouleversée, Jill monte les escaliers en courant. Tom entre au même moment et lui demande ce qui s’est passé. Jill ne répond pas. 

Tom s’enquiert alors auprès de Susan ce qui s’est passé. Elle lui répond que Jill et Joe « faisaient l’amour ». Ce qui est exagéré, bien évidemment. 

Tom lui dit qu’il connaît Joe et qu’il harcèle Jill depuis un bon moment. C’est lui le fautif. Susan lui répond que peu importe. Les ragots vont bon train dans cette petite ville et le passage de Joe dans la maison, seul avec Jill, risque de faire couler de l’encre. 

Tom lui répond qu’il se fiche des ragots. Seule la vérité l’intéresse. Et la vérité est que Jill n’a pas voulu ce qui s’est passé. Il monte à l’étage.


Épisode 440

jeudi 20 juin 1968

Le projet de Norman 

Ce soir, Carolyn Russell a pour la première fois l’opportunité de sortir de chez elle pour trouver le jeune frère du Dr Michael Rossi, Joe, afin de lui faire savoir ce qu’elle pense exactement de lui. Joe l’a humiliée en face de sa mère, et bien que Carolyn ait gardé son sang-froid en refusant à Joe le plaisir du triomphe, elle est maintenant prête à se battre en retour.

Carolyn marche le long du quai jusqu’au Cider Barrel.


Carolyn entre au Cider Barrel et va jusqu’à la table de Joe. Elle lui dit qu’elle n’a pas aimé la façon dont il l’a traitée devant sa mère. Elle n’est plus une enfant.

Joe lui dit alors de ne pas se comporter comme tel. Elle lui rétorque de mieux se comporter avec elle. Joe prétend qu’il n’a voulu que l’embrasser sur le quai, mais Carolyn sait qu’il en voulait plus. 

Elle s’apprête à se rendre à la bibliothèque et croise Tom et Jill, assis au comptoir, près de la porte. Elle les salue puis s’en va. 

Tom commande trois hamburgers et trois portions de frites à emporter, quand Joe parvient à eux. Il veut savoir où est le bébé. Il est normal qu’il s’interroge, car il voit que Jill ne l’a pas avec elle. 

Jill lui dit que c’est madame Winter qui le garde. Tom lui demande de les laisser tranquilles. Joe voulait juste s’assurer que sa fille était bien gardée. Il s’en va. 


Betty prépare à manger chez elle tandis que Rita, Norman et Rodney arrivent. Rodney s’excuse d’être en retard. Betty n’attendait que Rodney. Mais elle dit qu’il y aura assez à manger pour tout le monde. 

Cependant, Norman l’informe qu’ils ont mangé des fruits de mer sur le quai. Rita leur dit qu’elle est allée chez madame Winter s’occuper du bébé de Jill. Norman, tout excité, imite le bruit des mobylettes. Le groupe parle de mobylettes. Étant donné qu’ils ont déjà mangé sur le quai, Betty dispose la nourriture fraîchement cuisinée dans le freezer.

La discussion se porte ensuite sur le projet de Norman de vouloir s’associer à son frère. Pendant que Betty prépare du café, Rodney lui dit qu’une association est toujours hasardeuse et qu’il ne veut pas risquer l’argent que Peyton a donné à Rita et Norman. Cependant, il a fini par accepter l’association, et leur projet devrait s’appeler  « Harrington et Harrington ». 

Betty leur demande de ne pas aller trop vite en besogne, les banques ne sont pas toujours enthousiastes lorsqu’il s’agit de prêter de l’argent. 

Rodney lui répond qu’il n’y aura pas de banque et Betty hallucine lorsqu’elle apprend que grand-père Peyton a laissé à Norman une somme de cinquante mille dollars. Même si elle ne dit rien, Betty donne l’impression qu’elle a des doutes sur ce projet.


Chez les Winter, Susan écoute un titre interprété au piano sur son électrophone tout en flânant sur le canapé. Elle se lève pour changer de disque et pense entendre un bruit. Elle arrête la musique et se rend rapidement à l’étage pour s’engouffrer dans son lit.

Tom et Jill arrivent. Tom dit à son employée qu’il a un coup de fil à donner. Jill monte à l’étage, frappe à la porte de la chambre et entre pour prendre des nouvelles de la santé de Susan. Elle en profite pour la remercier d’avoir gardé Kelly. De son côté, Susan remercie Jill pour avoir accompagné Tom à ses visites.

Jill a amené un sachet contenant des hamburgers et trois portions de frites. Elle dit à Susan qu’accompagner Tom a été une expérience qu’elle n’oubliera jamais. Elle lui tend un hamburger. Elle lui raconte la visite à la ferme des Lambert et de la façon dont Tom a parlé aux cinq fils Lambert du décès soudain de leur père. Susan avoue que Tom est capable de grandes choses. Jill lui répond qu’il fait de grandes choses.

Tom rejoint Susan et Jill. Il apporte du café qu’il a réchauffé. Jill s’en va. Tom dit à Susan qu’elle lui a manqué aujourd’hui. Sarcastiquement, Susan demande si Jill était une remplaçante adéquate.

Elle pense que Tom ne la croit toujours pas quand elle lui a dit qu’elle avait mal à la tête. 


Elliot passe un coup de fil à Eli. Eli est heureux de pouvoir entendre son fils et sa belle-fille Constance. Ils discutent de la maison qu’Eli vient de louer à Marsha Russell, ainsi du petit Matthew.

Elliot lui dit que lorsqu’ils seront installés dans leur nouvelle maison, ils inviteront Eli à passer quelques jours avec eux. Eli dit qu’il en serait plus que ravi.

Heureux d’avoir pu leur parler au téléphone, Eli se sent davantage seul une fois qu’il a raccroché.


Susan se rend au bureau de Steven Cord et dit à Mlle Nolan qu’elle vient voir l’avocat. La secrétaire lui demande d’attendre, mais au lieu de ça, Susan se précipite directement dans le bureau pour voir Steven. 

Il est au téléphone, occupé à négocier un contrat. Une fois qu’il raccroche, Susan lui dit qu’elle est ici pour plus qu’un verre à boire. 

Elle commence à se demander si c’était une bonne idée de demander à Jill d’habiter chez eux. La jeune fille semble s’attacher un peu trop à Tom. Elle en parle comme si c’était l’homme le plus formidable au monde. 

Steven lui dit qu’en employant Jill à temps plein, elle joue avec le feu.


Carolyn Russell, Lydia MacLaughlin et Pat Porter traversent ensemble le square. On peut apercevoir le Colonial Post Inn en arrière plan. 

On voit également Joe Rossi s’approchant du square. Il se dirige vers les filles pour leur parler. Les deux autres filles laissent Carolyn et Joe seuls pour bavarder. 

Elle pense qu’il lui court après, mais il lui dit qu’il est juste venu vers elle pour la saluer. Carolyn ne sait pas quoi penser de lui, il est difficile à suivre. Il veut l’embrasser, il fait l’innocent devant sa mère en prétendant que c’est elle qui court après lui, et il a une petite fille qu’il n’élève pas. Carolyn l’informe par là qu’elle sait qu’il est le père du bébé de Jill.


Épisode 439

lundi 17 juin 1968

Le projet de Norman 

Norman Harrington a attendu une bonne partie de sa vie. Attendu le bon moment pour voler de ses propres ailes. Pour se prouver qu’il est lui-même et non une réplique de quelqu’un d’autre. Aujourd’hui, Norman a le sentiment que l’attente est terminée. Tout ce dont il a besoin pour déclarer officiellement son indépendance est la coopération de son frère. Mais son frère, Rodney Harrington, revient tout juste de sa lune de miel. Norman sait que le désir de Rodney de s’associer sera basé sur la propre évaluation des besoins de sa nouvelle famille.

Rodney marche de sa nouvelle maison jusqu’au Shoreline Garage en passant par Sparhawk Employment. Norman est en train de prendre des mesures au Shoreline Garage.


— Vous êtes une nouvelle fois en retard, monsieur Harrington, plaisante Norman. Quelle est votre excuse, cette fois ?

Rodney entre dans son jeu : 

— Je crois bien que mon réveil n’a pas sonné. 

Ils entrent au Shoreline Garage. Rodney lui parle de sa lune de miel avec Betty. Ils ont passé un bon moment dans un endroit délicieux. 

Puis Rodney s’interroge sur la présence de son frère ici. Il est supposé être au travail. Norman lui dit qu’il est sur la sellette, il va sans doute être viré de la fabrique parce que Leslie n’y travaille plus. 

Rodney dit à Norman qu’il peut venir travailler au garage puisqu’il n’a plus d’emploi. Il a toujours besoin d’une aide ici.

Norman en profite pour suggérer une expansion de l’affaire et souhaite s’associer à son frère. Il montre à Rodney le reçu de 50.000 dollars qu’Eddie Jacks a obtenu de Martin Peyton. 

Il ne sait pas comment Eddie s’est procuré l’argent, et ne veut pas le savoir. Au départ, il ne voulait pas l’accepter, mais avec Rita, ils se sont dit que c’était bien pour un nouveau départ. 

Rodney est content pour lui. Norman a considéré le fait d’ouvrir un magasin de motocyclette en utilisant cet argent. Rodney est cependant sceptique.


Dans la maison du vieux Fred Russell, Carolyn et deux de ses amies s’amusent avec des postiches, des jeux d’ombres et des costumes. Le Dr Rossi frappe à la porte. Carolyn le fait entrer. Elle porte une perruque brune et un costume d’époque. Michael est venu parler à Marsha. 

Carolyn présente le médecin à ses amies, Pat Porter et Lydia MacLaughlin. Les filles le divertissent jusqu’à l’arrivée de Marsha. 

Michael fait remarquer que la sonnerie de la porte d’entrée ne semble pas bien fonctionner. Marsha installe le médecin dans le canapé, parmi tous les cartons de déménagement. Carolyn et ses amies les laissent seuls.

Le médecin est venu dire à Marsha qu’Eli Carson serait ravi de lui louer la maison des Carson. Marsha répète qu’elle veut un bail court. Eli est d’accord pour une location cet été.

Elle et le médecin font plus ample connaissance. Elle trouve bizarre qu’ils ne se soient jamais rencontrés, ils habitent pourtant dans une petite ville. Elle avoue qu’elle n’aime pas les hôpitaux. 

La sonnette de la porte d’entrée fait un drôle de bruit et Marsha va ouvrir. Eli se trouve devant elle avec le contrat de bail. Marsha insiste encore une fois en lui disant que ce n’est que pour l’été. 

Rossi tapote l’épaule de Marsha et lui souhaite bonne chance. Il lui demande de prendre son médicament jusqu’à samedi et de le diluer dans l’eau. Puis il s’en va. Eli montre à Marsha le contrat de bail.


Chez les Winter, à l’étage, Susan est dans son lit. Elle prend le combiné du téléphone et demande à Jill de venir un instant. Jill vient pour s’occuper de Susan. 

Cette dernière se plaint d’une affreuse migraine. Elle lui demande si elle peut s’occuper d’elle en même temps que son travail pour Tom. Elle lui demande également d’aller avec Tom faire sa tournée. 

Jill hésite, ne sachant si elle est compétente pour suivre le révérend dans ses rendez-vous, mais Susan insiste. Jill finit par accepter.

Tom entre dans la chambre au moment où Jill en sort. Il n’est pas dupe. Il sait que Susan n’est pas malade. Il se demande pourquoi elle agit de la sorte. 

Après son départ, Susan se lève et va à la fenêtre. Elle regarde Tom partir avec Jill.


Dans son appartement, Rita Jacks Harrington écoute de la musique sur son électrophone. Elle essuie la vaisselle tandis qu’elle entend que l’on frappe à la porte. 

Rodney entre et lui demande si Norman est ici. Elle lui répond qu’il a appelé il y a dix minutes et qu’il sera ici dans peu de temps. 

Rodney veut parler à son frère de sa proposition d’association. Il trouve que ce n’est pas une bonne idée. Peyton a donné l’argent pour Norman et Rodney ne veut pas risquer cet argent. 

Mais Rita lui dit que Norman va être blessé si jamais Rodney n’accepte pas. Norman arrive et dit d’emblée à Rodney qu’un homme a fait le chemin depuis Boston et les attend au Shoreline Garage au sujet du magasin de motocyclette.

Rodney n’a d’autre choix que de suivre son frère à ce rendez-vous.


Marsha se relaxe sur le sofa en parlant au téléphone avec la compagnie de déménagement tandis que la sonnette au drôle de bruite de la porte d’entrée retentit. 

C’est Joe Rossi. Marsha lui demande si Carolyn l’attendait. Elle ajoute qu’il n’a pas à venir ici sans invitation. Joe s’excuse d’être sorti avec Carolyn sans lui dire où ils allaient et ajoute qu’il n’a plus l’intention de sortir avec elle. Marsha apprécie la démarche. 

Carolyn se montre. Joe lui dit que sortir avec elle a été une erreur et que ça ne se reproduira plus. Carolyn ne semble pas prendre ombrage de cette décision. Il décrit Carolyn comme une petite fille gâtée. Il joue le rôle du garçon innocent qu’une jeune fille court après. 

Marsha invite Joe à partir. Ce qu’il fait.


Épisode 438

lundi 10 juin 1968

Maison à louer 

Il y a moins d’une heure, Joe Rossi s’est présenté devant la porte de la maison de Marsha Russell pour lui annoncer qu’il sort avec sa fille Carolyn. Sans même savoir où ils vont. Joe présume simplement que Carolyn sera d’accord pour sortir avec lui. Mais Carolyn doit décider si ses sentiments envers Joe sont honnêtes ou si elle passe du temps avec lui dans le seul but de heurter sa mère.

Sur le quai, près de la taverne et de la pension de famille, Joe sort de la décapotable rouge de son frère, fait le tour du véhicule pour aider Carolyn à sortir. Puis ils partent à bord d’un bateau pour une excursion.


Carolyn et Joe marchent jusqu’au bateau. Elle prend la passerelle en premier. Il la suit. Elle indique le pont, la proue, puis les cabines. 

Joe lui dit qu’il est de plus en plus intéressé par elle. Il essaie de l’embrasser. Elle le repousse doucement. Il essaie à nouveau. Elle lui demande de la ramener à la maison. Il devient insistant, alors elle préfère partir. Depuis le pont du bateau, Joe la regarde s’éloigner.


Une voix demande à Mlle Choate de prendre la ligne 22. À l’hôpital, au bureau des renseignements, Marsha se présente au Dr Rossi. Elle lui dit qu’elle est la fille de Carolyn Russell et qu’elle est très inquiète pour elle. Michael l’emmène à l’écart du bureau des renseignements, afin d’être plus tranquille pour parler.

Elle est venue demander au médecin de veiller à éloigner son frère Joe de sa fille Carolyn. Elle se plaint que Joe force Carolyn à sortir avec elle. 

Marsha ajoute que sa fille est douce, innocente et attirante. 

— La fille parfaite, sourit Michael. 

Tandis que le Dr Fielding est demandé en chirurgie, Michael et Marsha poursuivent leur conversation. Le médecin lui dit qu’il n’a aucun pouvoir sur Joe. Il est son frère, pas son fils. Il ne peut pas lui interdire de voir quelqu’un. En revanche, Marsha peut de son côté interdire à sa fille de voir Joe. 

Marsha a peur de n’avoir que peu d’influence envers sa fille. Elle avoue au docteur être désespérée. Mais Michael répète qu’il ne peut pas gérer son frère. 

Il abrège la conversation en disant qu’il a des radios à examiner et du travail qui l’attend. 

Le téléphone du bureau des renseignements sonne tandis que Marsha s’en va. Eli est au bout du fil et demande à Michael de venir à la maison des Carson pour l’aider à décider si oui ou non il doit louer la maison à une dame qui va venir la visiter. 

Michael lui répond qu’il a du travail, mais comme Eli insiste et compte sur lui, il lui dit qu’il va essayer de se libérer.


Joe Rossi va rendre visite à Jill Smith dans la chambre 5 de la pension de famille de Mme Hewitt. Il a apporté une peluche pour Kelly. Jill n’en veut pas. Elle essaie de fermer la porte au nez de Joe, mais il force le passage. Jill dit que Joe doit payer pour ses erreurs. Joe lui parle de la pension alimentaire. S’il la paie, il estime aussi avoir le droit de voir sa fille.

Il force l’entrée et trouve Tom Winter dans la chambre. Il voit aussi des cartons de déménagement. Le révérend demande à Joe de laisser Jill tranquille. 

Il lui dit de prendre les affaires de Kelly et de Jill et de les amener à sa camionnette. Il l’informe ainsi que Jill et Kelly vont rester chez lui et sa femme un certain temps. Joe lui demande si Susan est déjà au courant. Il ignore que l’idée vient d’elle.


Eli Carson salue le Dr Rossi alors que celui-ci arrive à la maison d’Elliot Carson. Il lui dit que la femme qui souhaite louer la maison est déjà là. 

Il la présente à Michael, ce qui n’est pas très utile puisqu’ils se connaissent. Il s’agit de Marsha. Elle raille le médecin en disant qu’en plus d’avoir beaucoup de travail à l’hôpital, il est aussi agent immobilier.

Marsha souhaite un bail à court terme, juste pour l’été. Elle leur dit qu’elle ne peut pas se permettre de verser l’argent qu’ils demandent pour les travaux. Michael fait référence à son mari, et elle ajoute que son mari n’habitera pas ici. 

Elle leur laisse du temps pour réfléchir et propose de les recontacter plus tard. Puis elle s’en va.


Rodney porte Betty jusqu’à leur nouvelle maison près du Shoreline Garage. Elle s’émerveille devant la décoration de cette ancienne grange. 

Elle s’aperçoit que Rodney a oublié de fermer la porte à clé avant leur départ (une habitude tenace chez lui). 

Ils montent à l’étage et découvrent un large poster d’eux sur le lit, accompagné d’une note de Norman et Rita. Ils s’embrassent. Le couple file le parfait amour.


Le Dr Rossi retourne chez lui, à la maison de la plage et se précipite vers le réfrigérateur pour en sortir une bière. Joe descend. Il demande à son frère ce qu’il a prévu pour le dîner. 

Michael lui répond qu’il n’a pas faim. En réalité, il doit retourner à l’hôpital, mais il est passé pour le voir, car il a quelque chose à lui dire.

Michael informe son frère que Marsha Russell est venue à l’hôpital pour lui parler de lui et de Carolyn. Elle ne veut pas que Joe sorte avec sa fille. Elle est inquiète parce que Joe est plus âgé que Carolyn.

Finalement, le médecin décide de faire à dîner. Il met son tablier et lui dit qu’ils passeront la soirée à parler.


Épisode 437

jeudi 6 juin 1968

Cinquante mille dollars 

Aujourd’hui, le révérend Tom Winter a uni Rodney Harrington et Betty Cord pour le meilleur et pour le pire, en présence de l’ex mari de la mariée, Steven, et de sa propre femme Susan. Pendant que les autres invités s’attardent sur les félicitations, Steven et Susan se sont échappés pour aller à l’auberge. Là-bas, devant un verre, chacun fait un aveu sincère à l’autre. Steven qu’en aucune circonstance il n’abandonnera la partie avec Betty. Et Susan essayant de faire admettre à son mari qu’il est un homme avant d’être un révérend. Elle va mettre la fragilité humaine de Tom à l’épreuve, en acceptant de loger sa nouvelle et jeune secrétaire, Jill, à la maison.

Steven marche vers la maison de Susan. Ils ont bu à l’auberge après la cérémonie de mariage de Rodney et Betty.


Tom Winter est dans la chapelle, ramassant les programmes du mariage qui ont été laissés par les invités. Susan commence à l’aider à ranger. 

— J’ai été une mauvaise fille, confesse-t-elle à Tom. 

Elle admet qu’elle n’aurait pas dû partir juste après la cérémonie. Elle dit à Tom que sa secrétaire devrait venir faire le nettoyage. Elle va plus loin en proposant à son mari d’héberger Jill avec eux au presbytère.

Tom réfute l’idée. Selon lui, Jill est trop jeune et risque de trouver la maison austère. 

— Plus austère que la pension de famille ? oppose Susan. 

Devant l’insistance de sa femme, Tom lui dit qu’ils pourraient faire un essai. 


Dans leur chambre au Colonial Post Inn, Betty s’admire dans un miroir. Elle appelle Rodney pour qu’il l’aide à boutonner sa robe. Rodney ne cache pas qu’il est ennuyé par le fait que Steven ait livré le cadeau de Martin Peyton pour eux : 

— Si l’on veut que tout se passe bien entre nous, il faut mettre une barrière entre Steven et nous. 

— Steven a changé d’état d’esprit en ce qui nous concerne, dit Betty. 

Elle avoue qu’il est venue la voir à l’auberge avant le mariage. Apprenant cela, Rodney monte sur ses grands chevaux. 

— Il est juste venu me souhaiter bonne chance et me dire qu’il ne se mettra plus entre nous, plaide Betty. 

— Il doit  avoir autre chose chose en tête. 

— Pourquoi ne pas lui laisser le bénéfice du doute ?

On frappe à la porte : 

— Entrez, dit Betty d’un ton enjoué. 

Un serveur entre avec une bouteille de champagne et la débouche. 

Trois violonistes le suivent et commencent à interpréter une sérénade à l’intention des jeunes mariés.


Ada tient le bar tandis que Norman et Rita entrent dans la taverne. Au cours de la conversation, Rita demande à Ada si elle voulait un mariage religieux pour elle. Ada lui répond que cela importe peu. 

Norman dit à Ada qu’il meure de faim. C’est une façon pour lui d’emmener sa belle-mère à la cuisine pour lui parler en tête-à-tête. 

Il propose à Ada de travailler pour elle au bar. Avec la fabrique qui va être vendue, il va être licencié et aura besoin d’un emploi stable. Ada lui demande s’il en a parlé à Rita. 

— Pas encore, avoue-t-il. 

Ada refuse d’embaucher Norman. À la place, lui remet une enveloppe de la part d’Eddie et lui dit de l’ouvrir et de ne pas en parler à Rita. 

Rita entre dans la pièce, et Norman lui dit que sa mère a encore peur pour elle. Quand elle était malade, ils lui cachaient tous les problèmes, mais maintenant qu’elle va mieux, il peut tout lui  dire. 

Aussi lui rapporte-t-il qu’à cause du départ de son père, il va être licencié. Rita demande à sa mère de l’embaucher, mais Norman lui dit qu’il a déjà demandé et qu’elle a refusé. 

Il lui donne aussi l’enveloppe d’Eddie, précisant qu’il ne sait pas ce qu’elle contient.  Rita l’ouvre et découvre un reçu de 50.000 dollars de la part de Martin Peyton. Ada ajoute qu’Eddie voulait que l’avenir de Rita soit assuré.

Si Rita est emballée par cette somme d’argent, ce n’est pas le cas de Norman qui trouve bizarre le fait que son grand-père ait donné l’argent à Eddie plutôt qu’à eux directement. 

Ada leur suggère de prendre l’argent, sans se poser de questions. 

Tandis que le couple quitte la taverne, Steven entre. Il se dirige vers le bar et déverse un sachet rempli de riz sur la table octogonale. C’est le riz ayant servi à la cérémonie de mariage. Steven dit à Ada que Rodney et Betty n’ont pas apprécié le fait qu’il soit venu à la cérémonie. En fait, il n’était pas invité.

En sortant de la taverne, Steven décide d’aller voir la nouvelle maison de Betty et Rodney (une ancienne grange aménagée qui est encore en travaux). Il passe devant un réservoir d’eau, saisit une lampe de poche et regarde aux alentours. 

Il monte à l’étage, saisit un grand poster de Rodney et Betty, sans doute placé là par Norman. Il le jette au sol. 

Cette grange est située non loin du Shoreline Cafe et du Shoreline Garage.


Marsha Russell parle au téléphone avec Mr Bateman, l’agent immobilier, et lui dit qu’elle a besoin d’une maison pour deux ou trois mois. Elle a en effet décidé de rester pour l’été. 

Bateman suggère soit la maison des Robinson sur Elm, soit celle des Carson sur Seaberry Lane. La maison des Carson l’interpelle davantage, car elle aime bien l’endroit où elle est située. Elle demande à l’agent si les Carson accepteraient de la louer pour une courte période. 

Bateman lui dit qu’il va voir cela avec Eli et lui donne rendez-vous demain à dix heures pour faire le point. 

La sonnette de la porte d’entrée retentit. Joe Rossi est venu voir Carolyn, mais il s’amuse en prétendant à Marsha être un vendeur de magazines. Il admet finalement être là pour Carolyn. Il se présente comme le frère du Dr Rossi. Elle lui demande s’il sort avec Carolyn et où il compte l’emmener. Joe reste évasif à ce sujet. 

Marsha monte à l’étage pour prévenir Carolyn qu’un certain Joe Rossi est en bas et l’attend. Carolyn peigne ses cheveux. Marsha demande à Carolyn comment ils se sont rencontrés. 

Elle comprend alors que c’était lui qui était dans la voiture de sport rouge lorsqu’elles étaient au kiosque à musique. Marsha n’aime pas Joe et se demande bien ce que Carolyn lui trouve de bien. Elle aimerait savoir si c’est à cause de lui que sa fille ne veut pas quitter Peyton Place. 

Elle lui interdit de sortir avec lui, mais Carolyn lui tient tête et lui dit qu’elle sortira avec lui. Sinon, elle ira demander à son père, qui ne verra aucun inconvénient à ce qu’elle sorte avec le frère d’un médecin.  

À l’évocation du père de Carolyn, Marsha se trouve désemparée et dit à sa fille de faire comme elle veut. Avec un air de défi dans les yeux, elle appelle Joe depuis l’étage et lui demande encore un peu de patience. Elle va bientôt descendre.