Depuis quelques jours, Peyton Place est engagée dans une recherche publique, la recherche d’Allison Mackenzie. Mais ce matin, Chris Webber à une autre recherche à effectuer. Il doit découvrir quelle part a son frère Lee dans la disparition d’Allison. Ce n’est que de cette façon qu’il saura à quel point il doit se blâmer.
Une voiture de police s’arrête devant le palais de justice. Chris se rend à la prison pour rendre visite à son frère.
Le gardien conduit Chris dans la cellule de Lee et leur accorde dix minutes. Chris demande à son frère ce qui s’est passé entre lui et Allison sur la falaise.
Lee était libéré sous caution lorsqu’il a vu Allison. Et Allison devait témoigner contre Lee. La caution de Lee a été annulée parce qu’il a rencontré Allison et lui a parlé.
Lee insiste :
— Je n’ai pas tué Ann Howard et je n’ai rien fait à Allison.
Le Dr Rossi passe en voiture devant le Sparhawk Employment, et traverse la route pour arriver devant le Shoreline Garage.
Il est venu voir Rodney afin de clôturer le compte d’Ann à propos de la voiture qu’il lui a vendue. Ils entrent dans le bâtiment.
— C’était bien avril, n’est-ce pas ? demande Rodney.
— Avril dernier, confirme Mike.
La note est de quatre-vingt-trois dollars. Rodney ajoute qu’il n’est pas nécessaire que la note soit réglée. Mais Michael y tient. C’est nécessaire pour lui.
Le médecin s’en veut de ne pas avoir écouté Elliot lorsqu’il lui disait qu’Allison était émotionnellement perturbée. Il n’était intéressé que par Ann.
Constance se rend à la librairie, suivie par Betty. Betty a décidé de travailler pour Constance afin de la soulager. De son côté, Elliot est à New York, afin d’étendre les recherches.
Norman entre. Constance se rend à l’étage. Norman s’entretient avec Betty. Il travaille pour Eli au magasin général. Ils prévoient de ne pas laisser Constance sans activité, afin qu’elle ne s’inquiète pas trop pour Allison.
Steven sonne à la porte du manoir des Peyton. Hannah ouvre la porte et l’invite à entrer.
Peyton demande à Steven ce qu’il veut. L’avocat vient avec le contenu de la malle appartenant à Brian (Cord) Colby et dépose le tout dans le salon.
Il ajoute que son père était un être sentimental, car il gardait beaucoup d’effets. Il fait des histoires à Martin à ce sujet.
Hannah a suivi Ann Howard jusqu’à la maison d’hôtes le jour de sa mort, et Steven veut savoir pourquoi. Peyton lui rappelle qu’il est son représentant légal à Peyton Place. Il reçoit de ce fait un généreux chèque tous les mois.
Écœuré par cette façon de faire, Steven démissionne de son poste d’avocat de Peyton. Il quitte le manoir en claquant la porte. Hannah le rappelle, en vain.
Chris se rend au Cider Barrel, car il cherche sa belle-sœur, Sandy. Il s’assoit au comptoir et commande une tasse de café.
Rodney entre et s’assoit à côté de Chris. Ce dernier l’informe qu’il revient de la prison où il a parlé à Lee.
Rodney ne veut pas parler d’Allison. Chris affirme qu’il aimait Allison. Rodney lui dit qu’ils vont la retrouver.
Dans la salle à manger des Carson, Eli construit une maquette de bateau, le Persis Howell.
Il dit à Constance qu’il voudrait le terminer avant le retour d’Elliot de New York. Il essaie de faire changer les idées noires de Constance et lui dit qu’il a l’idée de transformer la véranda en nurserie.
Constance boit du café. Elle et Eli retournent à la nurserie. Elle souhaite vraiment offrir à son bébé tout ce dont Allison a été privée. Constance commence à pleurer.
Rodney Harrington a terminé sa longue nuit à la recherche d’Allison Mackenzie. Comme un homme perdu dans le désert, il a erré dans chaque direction imaginable jusqu’à ce qu’il soit incapable de distinguer un endroit d’un autre. Et maintenant, il doit retourner à la maison des Peyton. Une maison qu’il ne peut plus appeler un chez-soi, car il est convaincu d’avoir le sentiment d’être quelque part la cause de la fuite d’Allison. Mais il y a d’autres personnes dans cette maison qui connaissent les ficelles de la culpabilité et de l’échec.
Rodney stoppe sa voiture, en sort, et se rend à la porte d’entrée du manoir Peyton.
Dans la maison, Rodney trouve Martin assoupi dans le salon. Il le réveille. Le vieil homme lui demande pourquoi Allison s’est enfuie. Il ajoute que ce n’est pas la faute de Rodney si elle est partie.
Rodney lui dit qu’il aimait Allison, mais pour Peyton, ce n’était pas assez. Le vieil homme revient sur le meurtre d’Elizabeth Carson. Leslie insiste pour dire que c’est Catherine qui l’a tuée, mais Peyton ne veut toujours pas le reconnaître. Peyton ne voyait pas d’un bon œil le fait que Rodney sorte avec Allison en raison du lourd passif qui pèse sur les deux familles. Martin a le sentiment qu’Allison est partie pour de bon.
Hannah apparaît en haut des escaliers et emmène le vieil homme dans sa chambre.
Rodney remercie son grand-père de l’avoir attendu pour parler, puis se retire dans sa chambre.
Dans la chambre de Martin, Hannah raconte au vieil homme que Steven a décidé de défendre Lee. Elle pense qu’il prend cela comme un challenge. Martin la fait taire et lui dit que Steven doit s’interroger sur la visite d’Ann au manoir peu avant sa mort.
Il ajoute qu’Hannah doit maintenant dire la vérité à Steven, elle n’a plus le choix.
— Jamais ! s’écrie-t-elle.
Elliot traverse la rue jusqu’au poste de police. Il demande au sergent William Wilson Walker à parler à Lee. Walker refuse.
Tandis qu’Elliot s’éloigne, il aperçoit Steven et se précipite vers lui afin de lui demander la permission de voir Lee Webber.
Steven lui dit qu’il ne peut pas lui permettre cette faveur. Il ajoute que Lee a le droit d’avoir un avocat et un procès loyal.
Elliot va voir le procureur John Fowler. Fowler lui dit pourquoi il a demandé au juge d’annuler la liberté sous caution de Lee. C’est parce que Lee a parlé à Allison avant qu’elle ne disparaisse.
Lee a dit qu’Allison n’avait pas toute sa tête. Il a donné à l’avocat général toutes les raisons techniques de demander une annulation de la caution.
Il ajoute à Elliot qu’il peut lire la déposition de Lee s’il veut, mais qu’il ne peut pas lui accorder le droit de le voir. Elliot lui dit qu’il n’a pas besoin de lire sa déclaration et s’en va, fâché.
Chez les Webber, Chris s’entretient avec Sandy à propos de ce qui s’est passé il y a dix-sept ans.
Il demande à la jeune fille si elle veut toujours maintenir le fait que Lee est un gars sans reproche et qui a toujours eu de la chance.
Chris demande à Sandy de faire face à la vérité. Lee est probablement retourné en prison à l’heure qu’il est.
Selon le jeune homme, Lee doit être puni pour ce qu’il a fait à Ann Howard.
Plus tard, Chris traverse la rue du square jusqu’à la librairie. Il trouve la porte fermée. Il frappe.
Elliot l’aperçoit depuis le square et vient lui dire que Mme Carson est à la maison. Mais Elliot déverrouille la porte et l’invite à entrer à la librairie pour parler.
Chris lui parle de la façon dont Elliot essaie de garder Allison éloignée des autres. Si Elliot n’avait pas interféré dans la vie de la jeune fille, elle ne serait peut-être pas partie. Elliot est tellement possessif vis-à-vis de sa fille qu’elle n’avait personne vers qui se tourner. Sur ces paroles, Chris s’en va.
Constance entre dans la chambre d’Allison et trouve Betty regardant une des poupées de porcelaine d’Allison.
Betty parle de la perte de son bébé à l’époque où elle était avec Rodney. Elle aimerait être là pour la naissance du bébé de Constance.
Elliot entre dans la maison et appelle. Constance lui crie qu’elles sont en haut. Elliot vient se plaindre du manque d’action de la police.
Constance demande à Elliot de partir à New York pour étendre les recherches. Allison a toujours été attirée par cette immense ville. D’abord, Elliot lui dit que c’est impossible, mais en fin de compte, il accepte.
Constance dit à Elliot que Betty peut rester avec elle pendant son absence.
Seaberry Lane à Peyton Place. La maison d’Allison Mackenzie. La maison qui contient de pénibles souvenirs pour Rodney Harrington. Lorsque Rodney a appris plus tôt ce soir qu’Allison Mackenzie a disparu de sa chambre d’hôpital, il trouvait difficile pour lui de faire face à sa propre part de responsabilité sur cette disparition. Maintenant, Rodney réalise qu’il n’a pas le choix. Il doit aux Carson l’entière vérité sur sa dernière rencontre avec leur fille.
Rodney conduit sa voiture et se gare en face de la maison des Carson. Il sort du véhicule et se rend jusqu’à la porte d’entrée.
Elliot laisse Rodney entrer et Constance commence à parler avec lui. Rodney les informe qu’il a demandé Allison en mariage.
Constance dit à Rodney de ne pas se sentir responsable de la disparition d’Allison. Elliot demande au jeune homme s’il avait une raison particulière pour l’avoir demandé en mariage cette fois-ci et pas une autre.
Rodney raconte son entretien avec Allison. Elle lui avait dit qu’il se sentait désolé pour elle et que c’est la raison qui l’a poussé à la demander en mariage.
C’est pour cela qu’elle a rejeté cette demande. Rodney leur dit que la police est à la recherche d’Allison. Elliot, de son côté, se sent également responsable.
Rodney se gare en face du drugstore. Il monte les marches menant à l’appartement pour voir Norman et Rita.
Rita dit à Rodney qu’elle a appris la disparition d’Allison. Norman et Rodney se proposent d’enquêter eux-mêmes sur cette disparition.
Rita les accompagne jusqu’en bas des marches. Ils partent au volant de leurs voitures. Rita les regarde partir. Eli se dirige vers elle. Elle l’invite à entrer boire un café.
La sonnette de la porte d’entrée de la maison Carson retentit et Elliot fait entrer le Dr Rossi.
Ils parlent bien évidemment de la disparition d’Allison. Elliot mentionne l’inscription sur le bracelet d’Allison : JE VEILLE SUR CEUX QUE J’AIME (en français).
Michael se rend à l’étage et va parler à Constance. Cette dernière aurait aimé avoir des réponses de la part du médecin, mais n’en obtient pas.
Steven et Lee vont parler à John Fowler. Steven demande à Lee de rester tranquille devant le procureur.
Steven admet que Lee a parlé avec Allison avant qu’elle ne disparaisse, mais il dit qu’il n’y a aucune raison pour son client de faire une déclaration.
Lee veut parler et clame qu’il n’a rien fait de mal. Quand il est revenu à la maison, il a vérifié le moteur de sa mobylette. Il a pris la vieille route de la plage pour la tester.
Fowler dit qu’il va demander une révision de la caution dès maintenant. Lee demande à Steven de quel côté il est. Steven dit à son client de garder sa bouche fermée et d’essayer de paraître intelligent.
John revient et dit que le juge veut les voir de suite.
Le Dr Rossi rencontre Betty à la réception de la prison. Elle attend Steven. Mike passait voir John Fowler. Il demande à Betty si elle croit que Lee est vraiment innocent.
— Steven m’a dit que vous étiez perturbée par le fait qu’il accepte cette affaire. J’ai confiance en Steven, affirme-t-elle.
— Vraiment ?
Puis Mike lui demande de l’appeler dans le cas où elle aurait des nouvelles d’Allison.
Steven arrive et les informe que le juge a révoqué la liberté sous caution de Lee. Ce dernier est donc retourné en prison.
Michael essaie de donner des conseils à l’avocat, mais Steven refuse de les entendre. Il ajoute même qu’il va défendre Lee du mieux qu’il peut.
L’hôpital de Peyton Place. La routine nocturne. Quelques patients sont admis. Et parmi ces admissions se trouve Allison Mackenzie. Raison de son admission : sévère trouble de l’affectivité. Directives : examiner la patiente toutes les deux heures. Mais ce soir, toutes les deux heures ne suffisent pas. Allison Mackenzie est partie. La découverte est faite par Mlle Choate. Alors commence la course désespérée pour en informer le Dr Rossi.
La salle d’attente de l’hôpital de Peyton Place.
Mlle Choate appelle le Dr Rossi et l’informe de la disparition d’Allison. Rossi est chez lui, fatigué. Il était en train de dormir et a du mal à réagir.
Constance est avec Elliot et lui parle d’Allison. Elle lui raconte une anecdote sur leur fille alors qu’elle était enfant. Le Dr Rossi les appelle et informe Constance qu’Allison a quitté l’hôpital. Constance tend le téléphone à Elliot.
Elliot arrive en trombe à la réception de l’hôpital. Il parle avec Mlle Choate qui l’informe qu’Allison est partie entre les deux heures de surveillance.
Lee rentre à la maison et dit à Chris qu’il a confessé à Steven avoir poussé son jeune frère de la falaise dix-sept ans plus tôt.
Il demande à Sandy s’il y a quelque chose à boire. Elle répond non. Lee suggère alors d’aller boire un verre chez Ada.
Le Dr Rossi appelle Rodney au téléphone et lui demande s’il a vu Allison. Devant sa réponse négative, le médecin lui demande de l’appeler si jamais il trouve la jeune fille.
Après avoir raccroché, Rodney ferme le garage et s’en va en voiture.
Betty et Steven ont dîné au Colonial, et passent en vitesse au cabinet, car Steven doit y récupérer un document.
Betty se plaint auprès de Steven. Elle lui demande une nouvelle fois pourquoi il défend Lee Webber. Elle se demande s’il ne fait pas ça pour mettre Lee hors d’état de nuire. Ou bien parce qu’il le croit vraiment innocent et pense que Martin et Hannah sont les seuls responsables. Steven lui demande de lui faire confiance.
Ils sortent du bâtiment de la banque au moment où arrive Rodney en voiture. Il est à la recherche d’Allison, et les informe qu’elle était admise à l’hôpital, et qu’elle a disparu.
Puis il demande à Steven pourquoi il défend Lee Webber (une question récurrente). Il rappelle à l’avocat que Lee est une personne capable de violence, et il ne comprend pas ce que Steven cherche à prouver en le défendant.
Chris, Sandy, et Lee se rendent à la taverne d’Ada Jacks. Lee tente d’agacer Norman qui est assis à une table avec Rita.
Lee porte un toast aux Webber. Steven entre et parle un instant avec son nouveau client.
Il l’informe qu’Allison avait été admise à l’hôpital et que maintenant, elle a disparu. Puis Steven s’en va.
Lee lui dit qu’il l’a vue tout à l’heure sur le quai, jure qu’il ne lui a rien dit et ne l’a pas touchée. Steven s’en va.
John Fowler dirige les recherches concernant Allison et reçoit un appel d’un certain « Red » qui lui dit que la piste de White River n’a pas aboutie. Elliot est avec lui et Fowler lui explique comment se déroulent les recherches.
Puis il reçoit la visite de Rodney qui lui dit que Lee Webber a besoin d’être bouclé. Fowler lui dit que si Lee a été remis en liberté, c’est parce qu’il y a eu un précédent lorsque Rodney lui-même a été libéré sous caution.
Elliot se met en colère en apprenant que Lee est en liberté :
— Allison est votre seule témoin. C’était son témoignage qui l’a jeté en prison. Comment pouvez-vous accepter sa liberté sous caution ?
— Je n’ai pas mon mot à dire au sujet de la caution, vous le savez, se défend John.
— Vous ne pouvez pas laisser Allison se promener dans les rues sans protection !
Rodney insiste en disant que Lee est dangereux. John Fowler demande à Rodney et Elliot de rentrer chez eux.
À l’extérieur, Elliot grimpe dans sa voiture et s’en va. On peut entendre un bulletin de police diffusé dans la voiture de police toute proche du palais de justice :
1208. Je répète, rapport sur une personne disparue : Allison Mackenzie, sexe féminin, race blanche, 19 ans, 1m65, 62 kg, cheveux blonds, yeux bleus, sans marque distinctive. Vêtue d’un sweater et d’une jupe bleue. Vue pour la dernière fois à l’hôpital de Peyton Place.
Steven Cord a une mission douloureuse à accomplir. Il doit examiner les effets de sa défunte sœur Ann Howard. Le Dr Michael Rossi, qui avait prévu de se marier avec Ann, a évité cette tâche depuis ce temps. Aujourd’hui, il pense qu’il ne peut plus remettre davantage cela.
Sur le quai près de la maison d’hôtes, Steven gare sa décapotable et sort de la voiture. Rossi conduit, klaxonne, et sort à son tour de sa voiture.
Steven Cord et le Dr Michael Rossi arrivent à la maison d’hôtes. Steven arrive en premier, sort de sa décapotable et grimpe les escaliers. Il est à la moitié des marches lorsque Mike arrive, klaxonne et sort de sa voiture.
— Mike, j’ai essayé de vous joindre à l’hôpital.
— Que faites-vous, Steven ?
— Eh bien, je viens chercher les effets d’Ann. J’ai pensé que vous aimeriez venir avec moi. Il y a peut-être quelques objets que vous aimeriez garder.
— Je ne pense pas avoir besoin de quoi que ce soit pour me rappeler Ann.
— Comme vous voudrez.
Steven continue à monter les marches des escaliers quand Mike l’interpelle.
— Steven ?
Il rejoint finalement Steven en haut des escaliers, puis ils entrent à l’intérieur de l’appartement. Steven en fait le tour.
— Pas grand-chose à voir, n’est-ce pas ?
— Elle avait tellement de temps, vous savez. Du temps pour tout planifier. Toutes ces choses qu’elle… toutes ces choses que nous avions prévu de faire ensemble. Faire table rase du passé. Tellement de temps. Lee va payer pour cela.
— Quoi ?
— Le temps de Lee Webber est compté, fulmine le médecin.
— Ce sera à la Cour d’en décider.
— Allons. Pouvez-vous oublier que vous êtes un avocat, pour une fois ?
— Vous n’avez pas le monopole du chagrin, Mike. Elle était ma sœur.
— Très bien, alors, agissez comme tel. N’allez pas me parler de la procédure judiciaire.
— Je dois le faire.
— Pourquoi ? Pourquoi ne réagissez-vous pas comme tout le monde le fait ? Votre sœur a été assassinée par Lee Webber.
— Je vais défendre Lee.
Avec cette déclaration, Steven jette un froid. Michael se dirige vers Steven pour le regarder droit dans les yeux.
— Je ne voulais pas vous le dire de cette façon, précise l’avocat.
— Pourquoi ?
— Parce que vous me l’avez demandé. Et que je suis avocat.
— Mais vous êtes ici. Vous me dites que vous avez du chagrin, et vous allez défendre l’homme qui a tué votre sœur.
— Ça n’a pas été prouvé.
— Mais c’était votre sœur !
— Elle était perturbée.
— Ne dites pas ça !
— C’est la vérité !
— Elle était heureuse. Nous allions nous marier.
— Il y a des choses dans son passé qu’elle n’a jamais oubliées. Des choses qu’elle n’aurait jamais pu oublier. Et ça l’a conduit à…
— À quoi ?
— …à sa mort.
— C’est un mensonge. Vous êtes très vif, Cord. Je veux dire, vous êtes agile. Vous êtes prêt à sauter tous les obstacles qui sont apparents quoi qu’il en coûte, tout ça pour votre précieuse carrière.
— Je ne m’attendais pas à ce que vous compreniez.
— Oh, je comprends parfaitement. Je peux déjà voir les gros titres des journaux : un jeune avocat fougueux et talentueux prêt à défendre les opprimés. Mais cet opprimé en question est l’homme qui a tué votre sœur. Cependant, ça ne fait aucune différence pour vous du moment que ça tourne à votre avantage. Parce que la seule chose qui est importante pour vous, c’est votre petite personne.
Michael saisit un croquis de lui fait par Ann.
— Ça ne se passera pas comme ça.
— Qu’allez-vous faire ? s’enquiert Steven.
— Je vais vous dire ce que je vais faire. Je vais fourrer les gros titres des journaux dans votre gorge jusqu’à vous voir étouffer.
Il tourne les talons et, muni de son croquis, quitte l’appartement.
Steven se rend en prison pour libérer sous caution Lee. Ce dernier s’apprête à partir, mais Steven le retient.
— Pas si vite. Je vais vous donner quelques règles à respecter une fois que vous serez dehors. Premièrement, restez à la maison. Deuxièmement, n’essayez même pas d’éternuer sans mon consentement.
— Vous voulez aussi changer mes couches-culottes ? ironise Lee.
— Je n’ai pas encore fini. La minute où vous passerez cette porte, votre procès démarrera. Chaque geste, chaque murmure feront de vous soit un innocent, soit un coupable. Je vous ai sorti de prison, mais ce n’est pas un passeport pour le paradis. Je vous tiens en laisse.
— Je ne suis pas prêt à faire quoi que ce soit de répréhensible, si ça peut vous rassurer.
— Aussi longtemps que vous vous souviendrez de cela, vous avez un avocat.
— Ça me paraît correct.
Lee s’apprête à quitter la pièce quand le sergent Wilson l’appelle :
— Webber.
Lee retourne près du sergent, signe, reprend ses clés et son peigne et sort de la pièce.
Lee et Steven se retrouvent à l’extérieur du Palais de Justice.
— Merci, Maître.
— Ce n’est pas encore fini. Soyez à mon bureau à 9 heures pour que nous puissions préparer votre défense. Au revoir, Lee.
— À bientôt, Maître.
Allison est dans son lit d’hôpital tandis que l’infirmière en chef Choate entre. Allison l’avait juste fait appeler avant.
— Allison ?
— Oh, vous avez fait vite. Merci.
— Je ne voulais pas que vous vous inquiétiez. Voyez-vous, nous prenons toujours en compte les désirs de nos patients.
— Je suis désolée. J’espère que je n’étais pas trop impolie au téléphone.
— Non, tout va bien.
— Je me suis réveillée il y a quelques minutes et j’ai vu que je n’avais plus mon bracelet. Lorsque j’ai découvert qu’il n’était plus à mon bras, j’ai en quelque sorte paniqué. Mon père me l’a donné.
— Oh.
— Est-ce que je pourrais le récupérer ? Mon bracelet ?
Mlle Choate hésite.
— Eh bien, je…
— S’il vous plaît. Je ne serai ici qu’une seule nuit. Je me sentirais perdu sans lui.
L’infirmière en chef finit par accepter.
— Très bien. Ce sera notre petit secret.
— Merci. Est-ce que ma mère est toujours ici ?
— Non, le Dr Rossi l’a ramenée à la maison. Elle était très fatiguée.
— J’aimerais qu’elle prenne plus soin d’elle.
— Elle s’inquiétait pour vous.
— Le bébé peut arriver très bientôt, vous savez.
Choate met le bracelet autour du poignet d’Allison.
— Voilà.
— Merci. Merci. Quel est votre nom ?
L’infirmière est décontenancée, car Allison est censée la connaître.
— Mlle Choate.
— Je vous ai déjà vue auparavant, n’est-ce pas ?
— Oui, nous avions déjà parlé.
— Oui, je me souviens, maintenant.
— Voudriez-vous un comprimé pour dormir ?
— Non, merci. Je n’en ai pas besoin.
— Eh bien, si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas à appeler. Vous êtes une patiente très spéciale ici, Allison.
— Vraiment ?
— Oh oui ! Le Dr Rossi a laissé comme instructions de bien faire attention à vous.
— Il a fait cela ? C’est très gentil à lui.
— Maintenant, essayez de dormir et je reviendrais d’ici une heure. Bonne nuit.
— Bonne nuit. Merci.
L’infirmière Choate quitte la pièce. Allison prononce la phrase inscrite sur le bracelet en français :
— Je veille sur ceux que j’aime.
Elle entend la voix d’Elliot comme un écho qui répète la phrase, cette fois en anglais.
— Je veille sur ceux que j’aime.
Note : Le but de cette scène est d’informer le téléspectateur qu’Allison avait son bracelet avec elle lorsqu’elle a quitté la ville, ce qui sera très important pour la suite de l’histoire.
◇
Steven et Betty sont dans la voiture, en face de l’auberge. Betty paraît contrariée.
— On devrait en parler, dit Steven.
— Je ne pense pas, Steven.
— J’ai pris l’affaire Lee Webber parce que je crois qu’il est innocent. Point final.
— Fin du discours ?
— C’est la vérité, Betty.
— Vraiment ?
— Je t’ai donné toutes les raisons.
— À l’exception d’une : la vengeance.
— La justice, rectifie l’avocat.
— C’est juste un mot, Steven, mais j’ai peur que dans ta bouche il ne perde toute sa signification… Nous sommes en retard pour notre réservation à dîner. Très bien. Je me bats pour toi, Steven. Parce que je ne pense pas que ce soit important pour toi que Lee soit coupable ou innocent. Du moment que tu prends ta revanche sur Martin Peyton et ta mère.
— Ils sont responsables de la mort d’Ann, j’en suis convaincu.
— Mais tu n’as aucune preuve.
— Je veux une chance d’en découvrir.
— Très bien, mais comment ? En défendant Lee Webber ?
— Il est la seule arme que je possède.
— Il n’est pas une arme. Il est une massue que tu peux utiliser pour frapper Martin Peyton et ta mère pour te révéler la vérité. Il est une excuse, Steven, un compromis. Chéri, tu es un bon avocat, mais tu vends une part de toi-même à un bas prix.
— Et s’il n’avait pas tué Ann…
— Eh bien, dans ce cas, ils le relâcheront.
— Comme ils ont relâché Rodney ?
— Ce n’est pas la même chose.
— Betty, j’aurais pu ne pas défendre Rodney pour des centaines de raisons. Il y en a dix fois plus pour Lee Webber. Mais je le fais parce que je suis avocat.
— Et parce que tu crois honnêtement qu’il n’a pas tué ta sœur ?
— Betty, tout ce que je te demande est de me laisser le bénéfice du doute. Ne me juge pas si rapidement comme tu le fais toujours. Attends, Betty, attends jusqu’à ce qu’il y ait des retours.
Il se tait un moment, puis ajoute :
— Je t’aime.
Steven sort de sa voiture, en fait le tour et ouvre la portière à Betty. Celle-ci aperçoit une jeune femme au loin.
— N’est-ce pas Allison ?
Steven regarde à son tour.
— Je pense que oui.
— Que fait-elle toute seule ? s’inquiète Betty. Elle a l’air bizarre. Tu penses qu’on devrait l’inviter à se joindre à nous ?
Steven ignore soigneusement la question.
—Tu descends ? fait-il.
— Je pense qu’elle veut qu’on la laisse seule. Allez, viens, allons à l’auberge.
Betty et Steven se dirigent à pied vers l’auberge.
Pendant ce temps, Allison déambule vers le kiosque à musique et entend dans sa tête les voix de Chris, de Constance, d’Elliot et de Rodney.
CHRIS : « Tu n’as jamais pris soin de quiconque à part de toi. Tu n’as jamais aimé personne d’autre. Tu es incapable d’aimer, Allison. Incapable. (Épisode 260, scène 1) »
CONSTANCE : « Allison, ton père et moi ne sommes pas mariés. Nous ne pouvions pas nous marier, Allison. Sa femme a été assassinée et nous ne pouvions pas nous marier. Elliot est ton père. Elliot Carson. (Épisode 63, scène 1). »
ELLIOT (en français) : « Je veille sur ceux que j’aime. » (en anglais) : « Je veille sur ceux que j’aime, je veille sur ceux que j’aime. (Épisode 82 scène 2 ; épisode 166 scène 3 ; épisode 263 scène 3 ; épisode 265 scène 3). »
RODNEY : « Je sais que tu n’aimes pas qu’on t’appelle « Fair Lady » ou « Allison au pays des merveilles ». Mais il y aura toujours une part de toi qui restera « Allison aux pays des merveilles ». Et c’est cette Allison que j’aime. C’est cette partie de toi que j’aime. C’est cette partie de toi que je connais. (Épisode 228, scène 3). »
Au Shoreline Garage, Rodney est à sa table de travail en train d’écrire tandis que Lee arrive et prend un peu d’essence pour ma mobylette.
— Hey, Golden Boy !
Lee entre à l’intérieur du garage.
— Tu ne viens donc pas aider un bon vieux copain ? Je suis presque à sec.
— Qu’est-ce que tu fais dehors ?
— Disons que j’ai un bon avocat.
— Ouais. Un qui a la clé de ta cellule de prison ?
— C’est comme ça que Steven Cord t’a fait sortir ?
— Ne me dis pas que Steven Cord a pris ta défense !
— Eh oui !
Rodney prend le téléphone et commence à composer le numéro de l’avocat.
— Qu’est-ce que tu fais ?
— J’appelle Steven Cord.
— Je ne mens pas, Golden Boy. Il me défend.
— Pourquoi ?
— Tout simplement parce qu’il sait que je n’ai pas tué Ann Howard.
— Il sait ça, hein ? Et comment ?
— Parce que je le lui ai dit.
— Tu lui as dit quoi ?
— Tiens, au fait, combien l’avais-tu payé pour ton procès ?
— Tu l’as tuée, Lee.
— Oh, voyons mon ami, ce n’est pas une façon de parler. Je veux dire par là que je serai en droit de te poursuivre pour calomnie. Donne-moi juste un verre de jus d’orange et on n’en parle plus.
— Nous sommes fermés.
— Il y a peu de temps, tu étais dans la même merde que moi. Et maintenant, tu es clean, un bon et loyal citoyen. Je veux simplement la même chance que toi d’être disculpé. Qu’est-ce que tu cherches ? Me faire payer la façon dont ils t’ont traité ? Qu’est-ce que ça fait d’avoir les portes qui se ferment devant toi et les gens qui te tournent le dos ?
Lee saisit sa mobylette et s’en va.
Allison déambule sur le quai tandis que Lee arrive en mobylette. Il revient tout juste du Shoreline Garage.
— Il est un peu tard pour sortir seule, Allison. Tu as besoin de quelqu’un qui veille sur toi, qui te sécurise.
— Oui, qui ?
— Le roi de la montagne. Rodney. Non, non, pas Rodney. Redescends sur terre, et trouve-toi une place où te cacher, petite fille. Parce que je suis sortie et il y a plein d’endroits sombres dans le coin.
Allison a les yeux dans le vide et paraît hors de la réalité.
— Oui, merci. Excusez-moi.
Allison continue sa route seule le long du quai. Elle passe devant le Shoreline Garage et jette un regard vers Rodney. Rodney ne la voit pas. Elle continue sa marche en direction du nord et s’éloigne dans la brume, pour ne plus jamais revenir. *
* Dernière apparition du personnage d’Allison Mackenzie.
La fille d’Elliot Carson, Allison, a disparu de la maison familiale depuis quelques heures. Elle n’a pas dormi dans son lit. Pour Elliot, un homme peut avoir la réponse. Un jeune homme qui a fait partie de la vie d’Allison depuis ses deux dernières années, Rodney Harrington.
Elliot Carson gare sa voiture en face du Sparhawk Employment, se trouvant à côté du Shoreline Garage.
Elliot se rend au Shoreline Garage afin de parler avec Rodney. Ce dernier suggère qu’Allison ait pu descendre jusqu’au Sea Wall, bien qu’elle n’y ait plus jamais mis les pieds depuis qu’elle a été victime d’un accident avec délit de fuite.
Elliot l’informe qu’après le départ de Rodney la nuit dernière, Allison n’a pas cessé de pleurer. Il aimerait savoir ce qu’ils se sont dit.
Rodney se garde de lui dire qu’il l’a demandée en mariage et qu’elle a refusé. Il lui dit qu’elle était très perturbée par le décès d’Ann et par le fait d’avoir découvert le corps. Il ajoute qu’il aime Allison. Elliot lui répond :
— C’est une chose de dire que tu l’aimes et c’est une autre de le prouver. Je pense que tu sais ce que tu devrais faire. Moi, je sais ce que je dois faire.
Elliott s’en va et va prendre des renseignements au cabinet du Dr Rossi. Le médecin lui dit que lorsqu’Allison a découvert le corps d’Ann, cela l’a beaucoup affectée.
Lui aussi est très affecté. Il ajoute qu’il a besoin de prendre du repos. De nombreuses personnes en ville dépendent de lui.
Un gardien de prison fait entrer Lee Webber dans la pièce réservée aux avocats. Lee implore à nouveau Steven de le représenter. Steven lui demande s’il s’adresse au nouveau et honnête Lee Webber.
Lee admet que c’est lui qui a poussé Chris de la falaise dix-sept ans plus tôt parce qu’il était jaloux de lui. Et pendant ces dix-sept années, il a accusé Ann Howard.
Il détestait Ann parce qu’elle s’évertuait à vouloir trouver la vérité. Il a perdu la seule personne qui comptait dans sa vie.
Lee demande à Steven de lui faire confiance et de le défendre. Lee jure qu’il n’a pas tué Ann Howard. Il dit également à Steven qu’il a forcé Sandy à lui procurer un alibi.
Il explique qu’il était effectivement près de la falaise au moment du drame, mais n’a pas vu Ann. Il avait bu et cherchait son frère. Il a entendu un cri, un cri horrible. Il a couru au bord de la falaise et il a vu le corps d’Ann. Elle était morte. Il est reparti.
Il avoue aussi qu’il l’a suivie jusqu’au manoir des Peyton auparavant. Il voulait l’interpeller à sa sortie, mais elle était trop bouleversée, elle pleurait. Il a préféré laisser tomber et il est retourné voir Chris. Il n’a pas vu Hannah sortir de la maison à la suite d’Ann.
L’avocat se penche vers Lee.
— Supposons que je crois ce que vous dites. Supposons que je vous dise que j’ai confiance en vous. Qu’est-ce qui vous fait penser que vous pouvez avoir confiance en moi ?
— Vous êtes un bon avocat et vous êtes fait pour gagner. Je sais que vous me défendrez le mieux possible.
Steven accepte finalement de le défendre. Lee le remercie.
Le Dr Rossi est à la maison de la plage, en train de boire. Il ramasse un morceau de verre brisé près de la cheminée.
Il se lève et s’apprête à mettre sa cravate, puis il regarde par la fenêtre et aperçoit Allison se tenant sur la falaise.
Mike sort de la maison et crie après elle. Il la ramène au cottage et lui demande ce qu’elle faisait. Il est évident qu’il avait peur qu’elle ne se jette du haut de la falaise.
Allison lui dit qu’elle était en pleine réflexion. Elle voulait être seule. Mike lui dit qu’elle est irresponsable. Allison ne se sent pas bien.
— Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Est-ce que je perds la tête ? C’est très étrange ici.
Elle est sur le point de s’effondrer et Michael la porte sur le sofa. Il lui dit qu’il appelle Constance.
Plus tard, Mike reconduit Allison en ville, se gare en face du Real Estate Office, fait le tour de la voiture et ouvre la porte à la jeune fille.
Ils se dirigent vers la librairie pour y voir Constance. Allison monte à l’étage pour se reposer sur le canapé.
Elliot entre et apprend par Constance qu’Allison est en haut. Le Dr Rossi appelle le Dr Quist du Boston Memorial. Il dit qu’il veut faire admettre Allison à l’hôpital pour cette nuit, avant qu’elle n’aille voir le spécialiste à Boston.
Allison redescend et Constance lui annonce qu’elle doit aller à l’hôpital. La jeune fille ne réagit pas. Constance accompagne sa fille jusqu’à la voiture du médecin. Elle monte avec eux, laissant Elliot s’occuper de la librairie.
Eli, qui balaye devant son magasin, voit Mike qui emmène Allison. Remarquant que sa petite-fille ne va pas bien, il s’approche d’Elliot pour lui demander comment va Allison.
Elliot lui dit qu’il l’emmène l’hôpital pour cette nuit. Elle a besoin de repos. Eli se plaint de n’avoir pas été mis au courant des problèmes d’Allison.
Il retourne au magasin. Norman s’enquiert également de la santé d’Allison et Eli, de mauvaise humeur, lui qu’il n’est pas payé pour poser des questions. Il se calme et lui dit finalement qu’elle va à l’hôpital. Il s’inquiète énormément pour elle.
Norman lui qu’il était pendant des années aussi mal qu’Allison l’est aujourd’hui. Il lui assure que tout ira bien pour elle.
À l’hôpital, le Dr Rossi et Constance aident Allison à se mettre au lit. Rossi veut qu’elle prenne beaucoup de repos.
Allison semble loin de la réalité. Elle parle de Rodney, et ne se rappelle plus pourquoi il est venu la voir hier.
Mike et Constance s’en vont. Seule dans la chambre, Allison ferme les yeux.
Rodney Harrington a connu Allison Mackenzie, l’a aimée, puis s’est détourné d’elle. Maintenant, en observant sa réaction après la mort d’Ann Howard, Rodney sent qu’il doit retourner vers elle, pour la réconforter, et l’aider.
Le square. Rodney conduit sa voiture en face de la maison des Carson et se rend jusqu’à la porte d’entrée. Il regarde la maison pour oiseaux qu’il avait aidé à installer dans l’épisode 32.
Rodney frappe à la porte, même si les Carson ont une sonnette. Constance lui ouvre et le laisse entrer. Elle est contente qu’il soit venu.
Il demande des nouvelles d’Allison. Constance ne sait pas si Allison va bien. Tout ce qu’elle peut dire, c’est qu’elle est à l’étage et qu’elle a pleuré.
Il se rend à l’étage et appelle :
— Princesse ?
Il demande à Allison s’il peut entrer dans sa chambre.
— Si tu veux, dit-elle d’une voix morne.
Des bougies sont disposées dans la pièce. Elle demande à Rod de fermer la porte. Elle lui parle du bébé que Constance va avoir. Elle pense qu’il s’agira d’une fille.
Rodney demande à Allison de lui parler de son état, mais Allison continue à parler d’autre chose. Elle dit bien aimer le prénom d’Audrey. Rodney lui dit qu’il veut appeler leur première fille « Allison ».
Il la regarde droit dans les yeux :
— Allons nous marier, dit-il brusquement.
Allison est plutôt surprise :
— Maintenant ? Tu veux dire tout de suite ?
Mais Allison n’est pas dupe. Elle pense que Rodney se sent désolé pour elle, mais qu’il ne l’aime pas réellement. Allison se sent aussi désolée pour lui.
Elle n’accepte pas la proposition de Rodney. Le jeune homme s’en va. Allison souffle une bougie.
◇
Dans la cuisine des Carson, Elliot demande à Constance si elle a parlé à Allison après le départ de Rodney. Il se sert une tasse de café et s’assoit à la table du petit déjeuner avec Constance.
Ils décident de consulter le Dr Rossi pour en savoir plus sur l’état d’Allison. Constance dit à Elliot qu’elle l’aime.
Elliot se rend à l’étage, frappe très légèrement à la porte de la chambre d’Allison avant d’entrer. Mais Allison est partie.
◇
Au manoir, la sonnette de la porte d’entrée retentit et Hannah fait entrer Leslie Harrington. Elle lui dit que Peyton prend son petit déjeuner.
Martin salue Leslie d’une manière faussement chaleureuse. Leslie est venu valider un achat auprès de lui. Le marché conclu entre Martin et Leslie inclut le fait que Peyton doit approuver tout achat pour la fabrique, quels qu’ils soient.
Leslie est également venu présenter ses profondes condoléances à Hannah pour la perte de sa fille, Ann. Il ajoute que ce n’est un secret pour plus personne qu’Hannah est la mère d’Ann Howard.
Hannah sert à Leslie une tasse de café.
— Excellent café, dit-il après en avoir bu une gorgée.
Leslie se souvient qu’Hannah cherchait Ann lorsqu’ils se sont rencontrés sur le quai.
— Ce doit être difficile de trouver une fille et de la perdre aussitôt après, dit-il d’un ton condescendant.
Il ajoute qu’il n’avait jamais fait le rapprochement avec les initiales du portrait de Catherine (BC) et Brian Cord.
Leslie et Steven s’entretiennent dans le bureau de l’avocat. Leslie dit qu’Hannah est tout autant la victime de Peyton que Steven. L’avocat n’en croit pas un mot.
— Votre sœur est morte, insiste Leslie. Vous n’avez même pas levé le petit doigt pour la défendre de votre propre mère.
— Que voulez-vous, monsieur Harrington ?
— Steven, j’ai vu votre mère il y a moins d’une heure. Elle a très peur.
Le téléphone sonne et Mlle Nolan, la secrétaire, lui passe une communication de Lee Webber.
Il raccroche et va voir Mlle Nolan pour lui dire qu’il va à la prison cet après-midi, à 14 heures, pour voir Lee Webber.
Norman travaille au magasin général tandis qu’Elliot entre pour parler à son père. Eli dit qu’Allison va bien. Elle a juste besoin de se retrouver un peu seule.
Ils se disputent, car Elliot pense que son père minimise l’état d’Allison. Elliot lui dit qu’elle était totalement dépressive la nuit dernière. Il se tourne alors vers Norman, qui connaît Allison depuis longtemps, et lui demande ce qu’il en pense.
Norman pense qu’Allison a effectivement des ennuis.
Chris Webber vient juste de « voir » son frère Lee se faire arrêter comme suspect dans la mort d’Ann Howard. Chris est convaincu que cette arrestation, et certainement tout le dossier contre son frère, a été déclenchée par Allison Mackenzie. Allison est allée chez les Webber, pensant pouvoir parler à Chris pour s’excuser. Mais maintenant, en étant devant lui, elle ne peut pas.
Chris marche le long du quai en direction de la maison.
Allison s’apprête à quitter la maison des Webber alors que Chris arrive. Chris sent la présence d’Allison, mais croit qu’il s’agit de Sandy. Sandy ouvre la porte d’entrée.
Allison lui dit qu’elle allait partir. Chris dit à Allison qu’elle a rompu la promesse qu’elle lui avait faite, car elle a admis que Chris savait qu’Ann ne l’avait pas poussé de la falaise dix-sept ans plus tôt.
Chris demande à Sandy de lui faire du café. Chris souligne à Allison qu’il lui a dit qu’Ann était innocente en toute confidence. Elle n’avait pas le droit de le raconter. Allison lui rétorque qu’il y a des choses bien plus importantes que les promesses.
Chris lui dit qu’il commence à la cerner.
— J’ai compris quel genre de fille tu es, Allison. Tu n’as aucun sentiment. Dois-je te dire pourquoi ? Tu ne peux pas. Tu es incapable d’aimer qui que ce soit.
Allison lui dit simplement qu’elle est désolée. Il pensait qu’elle le préférait au riche et puissant Rodney Harrington. Il lui répète qu’elle est incapable d’aimer qui que ce soit. Elle est incapable d’avoir des sentiments.
Au labo de l’hôpital, le Dr Rossi regarde à travers un microscope lorsque Elliot Carson entre. Mike le remercie pour être allé au poste de police, et lui demande de remercier Constance.
Elliot lui raconte que Lee Webber vient d’être mis en garde à vue au sujet de la mort d’Ann Howard. Allison a dit à la police qu’elle avait vu Lee près des lieux, en train de jeter une bouteille de whisky.
Michael se demande pourquoi Allison n’avait pas mentionné la bouteille de whisky durant le premier interrogatoire.
Salle d’audience présidée par le juge Irwin A. Chester au palais de justice de Peyton Place. Parmi les spectateurs présents se trouvent le Dr Rossi, Steven Cord, Sandy Webber et Elliot Carson.
Lee s’approche de l’huissier.
— Est-ce que je peux parler à ma femme, s’il vous plaît ?
— D’accord, mais faite vite. Le juge ne va pas tarder.
Lee se tourne vers Sandy.
— Qu’est-ce que tu as découvert ?
— Allison t’a vu sur la plage.
— C’est ce qu’elle dit. Ce sera notre parole contre la sienne.
— Elle a dit qu’elle a donné des preuves à la police. Je ne sais pas comment.
— Elle bluffe.
L’huissier demande l’attention du public :
— La Cour va siéger. Département trois du district juridique de Peyton Place. Veuillez vous lever s’il vous plaît.
Tout le monde se lève.
— Le juge Irwin A. Chester préside.
Le juge entre et s’assoit. Tout le monde fait de même.
— La population de Peyton Place contre Lee Webber, déclare Chester.
L’huissier fait signe à Lee de s’avancer vers le juge.
— La population accuse Lee Webber ici présent de crime. À savoir, à une date qui sera précisée par le comté de Peyton, Lee Webber devra comparaître devant cette Cour pour avoir tué Ann Howard, violant ainsi l’article 189 du Code pénal de cet état. Vous a-t-on lu vos droits, monsieur Webber ?
— Oui, monsieur.
— Êtes-vous prêt à plaider ? s’enquiert Chester.
— Oui, Votre Honneur.
— Très bien. Vous avez entendu les charges. Que plaidez-vous ?
— Non coupable.
— Vous êtes-vous arrangé pour avoir un avocat, monsieur Webber ?
— Non, monsieur. Je n’en ai pas.
— Il y a un certain nombre d’avocats commis d’office par la Cour, monsieur Webber. Ils sont payés par la Cour. Je vais vous assigner M. W.J. Anderson du Cabinet Anderson et Evans.
— Est-ce que Steven Cord est sur la liste des avocats commis d’office ? demande l’accusé.
— Oui, il l’est, approuve le juge.
— Je voudrais qu’il me défende, si c’est possible.
Chester se tourne vers Steven.
— Qu’en pensez-vous, monsieur Cord ?
Steven se lève.
— J’ai bien peur que mon implication dans cette affaire n’altère mon jugement sur la défense de M. Webber, Votre Honneur.
— Je vois. Merci, monsieur Cord.
Steven se rassoit. Lee interpelle le juge :
— Excusez-moi, Votre Honneur, puis-je parler à M. Cord une minute ? C’est très important pour moi.
— Eh bien, c’est un tant soit peu irrégulier. Mais au vu des lourdes charges qui pèsent sur vous, je vous l’accorde. Soyez bref s’il vous plaît. La Cour vous donne cinq minutes.
— Merci, monsieur.
Steven et Lee sortent dans le couloir pour parler.
— Qu’est-ce qu’il y a, Lee ? s’enquiert l’avocat.
— Je ne l’ai pas tuée. Je le jure, je ne l’ai pas tuée. Je veux que vous me défendiez.
— J’ai aidé à vous faire arrêter. J’ai donné des preuves de votre acharnement contre Ann.
— Je m’en fiche ! Écoutez, j’ai besoin de quelqu’un qui peut se battre pour moi, comme vous l’avez fait pour Rodney Harrington. Je sais pourquoi vous avez pris cette affaire. Vous vouliez une chance de prouver que vous êtes un bon avocat. Et vous l’avez prouvé. Vous avez coincé Stella Chernak comme personne n’aurait pu le faire. Et lorsque les règles ne marchent pas, vous n’hésitez pas à passer outre. J’ai besoin d’une chance. Une véritable chance de prouver que je suis innocent. Et vous et moi savons que je ne l’obtiendrais pas. Pas comme les choses vont actuellement. Ce Anderson va me caser entre deux autres affaires. Je ne suis qu’un citoyen de seconde classe pour lui.
— Je ne suis pas intéressé, Lee.
— Pourquoi ? Parce que vous me détestez ? On ne peut pas dire que vous êtes fou de Rodney Harrington et vous avez tout fait pour lui. Et il était plus enfoncé que je ne le suis actuellement. Il avait admis s’être battu avec Joe Chernak et l’avoir cogné contre un pilier. Il n’y a aucune preuve contre moi.
— Vraiment ? Vous étiez sur la plage.
— Ce n’est pas vrai.
— C’est un fait prouvé.
— La loi ne dit-elle pas qu’un homme est innocent tant qu’on n’a pas prouvé sa culpabilité ? Vous ne croyez pas à cela ?
— Je crois que vous haïssiez Ann. Vous l’avez persécutée.
— D’accord, disons cela. Vous m’avez déjà condamné, n’est-ce pas ? Vous êtes comme tous les autres.
— Non, il y a une grosse différence. Ann était ma sœur.
— Je sais. Je sais aussi que c’était une petite fille pas très bien dans sa tête qui est allée dans un hôpital psychiatrique. Qu’est-ce qui vous rend si sûr qu’elle ne s’est pas suicidée ?
— Parce que je vous connais.
— Très bien. Je vous ai sans doute mal jugé. Peut-être que si j’avais tout l’argent de Leslie Harrington, vous auriez changé d’avis.
Steven et Lee retournent en salle d’audience. Le juge déclare :
— La Cour ajourne l’audience. Monsieur Webber, souhaitez-vous que la Cour vous fournisse un avocat ?
— Oui, monsieur.
— Très bien. Monsieur Anderson prendra contact avec vous dans la matinée. Quel est le jour disponible pour l’audience préliminaire dans cette affaire ?
— Jeudi 23, à 13 heures, Votre Honneur, répond l’huissier.
— Monsieur Webber…
Lee se lève.
— Je vous remets aux soins du shérif du comté de Peyton qui sera chargé de vous amener à cette Cour pour l’audience préliminaire. L’audience est ajournée.
Le Dr Rossi grimpe les escaliers de la maison d’hôtes. Mme Hewitt passe l’aspirateur tandis que le médecin entre. Elle lui dit qu’elle veut lui donner la clé de l’appartement d’Ann. Il y a encore ses affaires là-bas. Si Mike pouvait aller les chercher, cela l’arrangerait. Elle lui donne la clé.
Norman et Rita sont sur le quai, en train de choisir un homard. Norman regarde l’étalage.
— Très bien. Lequel ?
— Oh, ne me demande pas, s’écrie Rita.
Norman se frotte les mains.
— Allez. Ils ont l’air bons. Ils ont tous l’air bons.
— Je pense que je vais te laisser faire.
— Où est ton sens de l’aventure ?
— Oh, je suis aventureuse, mais il se trouve que lorsque j’étais petite, j’ai vu un film à propos d’un homard géant. Je n’ai pas dormi pendant une semaine.
— Ce n’était qu’un film.
Le Dr Rossi descend les escaliers de la maison d’hôtes.
— Bonjour, docteur Rossi.
— Hello, docteur Rossi.
Le médecin va voir le couple.
— Bonjour. Eh bien, que se passe-t-il, des fruits de mer chez les Harrington, ce soir ?
— Oui, nous sommes venus ici chercher deux belles pièces, s’exclame Norman.
Rita fait une grimace.
— Il essaie de me faire manger ces choses depuis des semaines. Les homards me filent la chair de poule.
— Personne ne t’a demandé de jouer avec eux. Je veux juste en manger un.
— Tu vas le faire, ne t’inquiète pas.
— C’est un goût que j’ai attrapé quand j’étais encore en couches-culottes.
— Voudriez-vous dîner avec nous ? demande Rita au médecin. Nous prendrions une autre de ces… choses.
— Oui, vous pouvez même le choisir, renchérit Norman.
Mais Mike n’est pas d’humeur à dîner.
— C’est gentil à vous. Une autre fois peut-être. Je dois retourner au labo. J’ai repris mes recherches. Mais merci.
— Hey, c’est super, fait Norman. Peut-être avons-nous un autre Louis Pasteur dans nos mains.
— Bien, ce sera pour une prochaine fois, espère Rita.
Mike opine du chef.
— C’est noté pour une prochaine fois.
Il ajoute en français :
— Bon appétit, mes amis.
— Merci.
— Bye, docteur Rossi.
Une fois Mike partit, Norman fait à Rita une réflexion :
— C’est sans doute dû à l’entraînement scientifique.
— De quoi parles-tu ?
— Il est aussi frais qu’un concombre. J’ai entendu dire qu’ils devaient se marier.
— Norm, tu ne comprends donc pas ? Il a l’habitude de cacher des choses. Tu sais, rester cool et calme devant ses patients. Il n’a pas le droit de se laisser aller. Tu sais, je m’inquiète beaucoup pour lui. Tout le monde se repose toujours sur lui. Mais lui, sur qui se repose-t-il ?
Chez les Cord, Steven parle à Betty des charges retenues contre Lee. Il parle aussi du culot qu’il a eu de lui demander de le défendre. La Cour lui a affecté Bill Anderson. Pourtant, Steven n’est pas sûr que Lee est coupable.
Certes, Lee pourrait mentir à sa grand-mère sur son lit de mort, mais Steven pense de plus en plus à le représenter.
Ann était une personne très forte, mais elle avait un talon d’Achille : la crainte du passé. Elle a passé du temps dans un hôpital psychiatrique à cause de son obsession de la falaise.
Steven essaie par là de convaincre Betty qu’il est possible qu’Ann se soit suicidée. Betty lui dit qu’Ann et Mike Rossi avaient prévu de se marier. Steven se rappelle que le premier mariage d’Ann a été un désastre.
Pour Rodney Harrington, la mort d’Ann Howard signifie un profond et durable chagrin. Et une inquiétude grandissante à propos de son effet sur Allison Mackenzie.
Le square. La caserne des pompiers. Rodney conduit sa mobylette.
Rodney se rend à la librairie. Il recherche Allison. Il est très inquiet à son sujet.
Constance lui dit que John Fowler l’a longuement interrogée. Rodney craint que la vulnérabilité d’Allison soit mise à rude épreuve. Il a entendu dire qu’ils allaient arrêter Lee Webber.
Il demande à Constance d’informer Allison qu’il est à sa recherche si jamais elle la voit avant lui.
Il sort de la librairie et se rend au drugstore pour parler avec Rita. Il lui demande si elle a vu Allison. Rita l’informe qu’Allison est partie d’ici il y a peu de temps et n’a pas dit où elle allait.
Rodney accepte de prendre un café. Il aimerait savoir si elle était perturbée. Selon Rita, elle l’était.
Allison entre au Cider Barrel et s’approche de Chris. Elle lui dit qu’il est trop tard maintenant pour protéger qui que ce soit, et que la police va trouver une bouteille de whisky qui appartenait à Lee près de la falaise.
— Tu dois leur dire ce que tu sais, dit Allison en faisant référence au fait que c’est Lee qui l’avait poussé de la falaise dix-sept ans plus tôt.
— Je ne sais rien du tout, insiste Chris.
— Tu ne peux plus le couvrir.
Lee se dirige vers eux. Allison se tait.
Le sergent de police William Wilson Walker entre et inculpe Lee.
Chris voudrait parler à Lee, mais ne sait pas quoi dire.
Sandy, qui se trouvait à l’arrière-boutique, arrive près du comptoir et Charlie lui apprend que Lee a été arrêté. Elle veut aller le voir, mais Charlie lui dit qu’elle ne peut rien faire pour lui.
À l’extérieur, la police dit à Lee de s’appuyer contre la voiture et de mettre les mains sur la tête, devant une foule qui se rassemble.
Lee remercie sarcastiquement Allison pour avoir rendu tout ceci possible. Rodney arrive en mobylette, et dit à Allison de monter. Il la ramène à la maison.
◇
De retour au Cider Barrel, Chris dit à Sandy d’un air sarcastique qu’il a apporté le soleil et la joie dans la ville depuis qu’il est arrivé. Il dit plus sérieusement à Sandy que Lee a vraiment besoin d’un avocat. Puis il quitte l’établissement.
Lee se fait enregistrer. Le sergent Goddard demande à Lee s’il a déjà été arrêté. Lee lui dit qu’il avait déjà été fiché une fois lorsqu’il était mineur. Goddard parle du fait que Lee portait beaucoup d’argent sur lui. Lee lui rétorque qu’il a le droit d’appeler un avocat. Et droit à un coup de fil.
Goddard lui donne un récépissé des affaires qu’il laisse au poste et demande au sergent Walker de le boucler quand il aura passé son appel téléphonique.
Lee téléphone à Sandy pour lui demander de découvrir ce qu’Allison a dit à la police. Il lui demande de mentir et de dire à la police qu’il était avec elle lorsque Ann est tombée de la falaise.
Après l’appel, Walker emmène Lee à sa cellule.
Allison et Rodney examinent la maison pour oiseaux que Rodney l’a aidée à installer dans l’épisode 32. Il remarque qu’elle est vide. Allison lui dit qu’elle est vide, car elle ne la remplit plus.
Puis ils se rendent dans la maison où Allison peut enfin se reposer. Rodney lui demande ce qu’elle faisait près de la falaise, mais Allison ne répond pas. Elle s’étend sur le canapé et se remémore le temps où ils étaient ensemble.
Rodney lui conseille de s’endormir. Il l’embrasse sur le front et s’en va. Allison ferme les yeux, mais les rouvre instantanément.
Steven s’entretient avec Betty. Il est toujours en colère contre Hannah et Martin. Il pense qu’Hannah a conduit Ann au suicide. Betty essaie de tempérer les choses, mais Steven est trop en colère.
Il se demande comment sa mère peut être aussi froide vis-à-vis de sa propre fille.
Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour découvrir à quel point Hannah est impliquée dans la mort d’Ann.
Au manoir, Peyton dit à Hannah qu’il aurait voulu connaître Ann. Elle était victime des circonstances. Leurs circonstances.
Martin dit à Hannah qu’elle a perdu son fils adoré, mais Hannah reste persuadée qu’il reviendra vers elle. Martin en est moins sûr :
— À l’enterrement d’Ann, il n’a pas cessé de te regarder, il essayait de voir si tu avais du chagrin d’avoir perdu ta fille. Mais tu n’as pas versé une seule larme.
— Vous vous dites que si Ann n’était pas venue me voir au manoir, elle serait peut-être encore en vie. Mais vous n’allez pas me tourmenter avec ça, Martin Peyton, parce que ce n’est pas vrai.
— C’est Steven qu’il faut convaincre, et la partie n’est pas gagnée.
— J’arriverai à le convaincre. Il n’est pas question que je perde Steven.
Allison va voir Chris chez les Webber, mais il est parti acheter des cigarettes.
Sandy la fait entrer et en profite pour interroger Allison. Elle lui dit que ça a dû être horrible pour elle de découvrir le corps d’Ann. Elle ajoute qu’elle était avec Lee au moment du drame.
Allison lui dit qu’elle ment. Sandy rétorque à Allison que c’est elle qui ment lorsqu’elle a dit avoir vu Lee près de la falaise. Allison comprend que Sandy l’a fait venir ici parce que c’est elle qui voulait lui parler, pas Chris.
Elle dit qu’elle ne veut pas qu’Allison fasse souffrir Chris. Elle l’accuse d’avoir monté Chris contre son frère en mentant.
— Je n’ai pas menti, se défend Allison. C’est toi qui mens en disant que Lee était avec toi au moment du drame. Je l’ai vu sur la falaise.
— Il était avec moi, prétend Sandy.
— Tu mens, il était sur la falaise, je l’ai vu et je l’ai dit à la police.
La mort tragique d’Ann Howard accable la ville de Peyton Place et déclenche une réaction en chaîne. Elliot Carson, rédacteur en chef du Clarion et ami d’Ann, se doit de rapporter, étape par étape, les détails de l’enquête officielle sur le décès. Et John Fowler, le procureur du comté de Peyton, l’homme qu’Elliot voulait faire démissionner de son poste une fois, doit superviser l’enquête officielle. Pour Michael Rossi, la vérité qui entoure la mort d’Ann Howard doit être découverte, quoi qu’il en coûte.
Le canon sur la place. Le Peyton Professional et l’entrée du Clarion. Elliot sort du Clarion et traverse le square pour se rendre au palais de justice. John Fowler gare sa voiture devant l’entrée du palais de justice, sort du véhicule avec son attaché-case et s’engouffre dans l’imposant bâtiment. Elliot voit le Dr Rossi assis sur un banc, dans le couloir.
Elliot s’assoit à côté de Michael, et lui dit qu’il n’a pas à attendre ici. Mike semble très affecté, il n’est pas allé à l’hôpital aujourd’hui et a fait reporter ses rendez-vous.
Fowler sort de son bureau et Mike et Elliot se lèvent du banc pour lui parler. Michael veut consulter le rapport de l’autopsie. John lui répond que le rapport ne pourra être rendu public qu’une fois le dossier clos.
Mike insiste et devant le désarroi du médecin, John accède à sa demande. Mais il les prévient que cela n’a rien d’officiel et demande à Elliot de ne rien publier à ce sujet dans le Clarion. Elliot accepte immédiatement le marché.
Un officier arrive avec le rapport dans les mains. Cause du décès : indéterminée. Michael n’en croit pas ses oreilles. Pour lui, il est évident qu’Ann a été assassinée. Il demande à l’officier à parler immédiatement à Fowler.
Voyant Mike en plein désarroi, Elliot décide de prendre les choses en main. Il dit au médecin d’aller s’occuper de ses patients, il n’est pas en état d’avoir une discussion avec le procureur. Il va aller parler lui-même à Fowler et va tenter d’éclaircir l’affaire. Il lui demande de lui faire confiance. Dès qu’il en saura plus, il le préviendra.
Mike accepte et s’en va.
Rodney arrive au manoir pour prendre le reste de ses affaires. Il demande à son grand-père s’il peut prendre quelque chose pour lui.
Martin espère que Rodney et Betty pourront se remettre ensemble un jour.
— Elle aime Steven, lui rappelle Rodney.
— Je suppose que oui, mais je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’elle serait mieux avec toi.
Il se souvient avoir appris à Betty à jouer aux échecs. Une fille brillante selon lui.
Dans le bureau de Fowler, Elliot retourne le rapport d’autopsie à John. Il lui dit qu’après son dernier échec (le procès de Rodney), il pensait qu’il ferait un peu plus attention. Fowler lui rappelle qu’il a été réélu.
Elliot précise que depuis le moment où Ann est arrivée en ville, Lee n’a pas cessé de la harceler. Fowler devrait tenir compte de ce fait, et interroger davantage Lee et son entourage.
Fowler se fâche et énumère à Elliot toute l’enquête qu’il a réalisée avec son équipe, tous les témoignages – trente-et-un au total – qui ont été passés au crible.
— Si vous n’aimez pas la façon dont je dirige l’enquête, vous pouvez toujours faire un éditorial dans le Clarion.
Ils sont interrompus par l’interphone. La secrétaire annonce à Fowler que Steven Cord est ici. Le procureur demande à Elliot de l’attendre dans le couloir.
Elliot sort du bureau, croise Steven et tente maladroitement de lui présenter ses condoléances pour la mort d’Ann. Steven ne répond pas. Il entre dans le bureau de Fowler. Ce dernier le fait s’asseoir.
Le procureur veut d’abord parler seul avec l’avocat avant qu’il ne fasse la déclaration officielle.
— Vous ne saviez pas qu’Ann était votre sœur lorsqu’elle est arrivée à Peyton Place ?
— Non.
— Elle vous avait demandé d’enquêter sur le drame de la falaise, n’est-ce pas ?
— C’est exact.
— Et quelles ont été vos conclusions ?
— Chris Webber a finalement admis que ce n’était pas elle qui l’avait poussé de la falaise.
— Cela a dû être un immense soulagement pour elle… et un terrible choc pour Lee Webber.
Steven lui dit qu’il ne pense pas que Lee soit coupable du meurtre d’Ann. Fowler ne comprend pas son comportement. La façon dont Lee harcelait et menaçait Ann devrait lui faire croire qu’il est coupable.
Steven va se préparer pour sa déclaration officielle, tandis que John fait de nouveau entrer Elliot dans son bureau. Il demande au journaliste si Allison peut venir le voir cet après-midi. Elliot accepte qu’il la voie.
Rita est en consultation dans le bureau du Dr Rossi. Ce dernier s’adresse à elle d’une façon mécanique. Rita lui parle finalement d’Ann et discourt sur le fait que ce sont les meilleurs qui s’en vont.
— Je sais que vous pensez ne jamais vous en remettre, mais vous allez vous en sortir. Vous irez mieux.
Mike est excédé par ce débordement de bons sentiments. Il finit par se calmer et s’excuser. Rita lui dit qu’elle reviendra dans un mois pour un checkup.
John Fowler interroge de nouveau Allison. Cette dernière l’informe qu’elle a vu la mobylette de Lee Webber près de la plage. Elle sait que c’était Lee, elle était assez près pour le reconnaître. Elle ajoute qu’il a pris une bouteille (sans doute du whisky), qu’il a bu une gorgée et qu’il a ensuite jeté la bouteille.
Fowler est étonné, car elle n’avait pas dit cela dans sa déclaration. Elle ne pensait pas que cela était important pour l’enquête.