Episode 398

jeudi 28 décembre 1967

La femme aux cheveux sombre 

Si Leslie Harrington pouvait agir avec force, il aurait réussi à reprendre des mains d’Eddie Jacks la preuve écrite qu’Harrington a employé Eddie pour commettre un meurtre. Mais il ne peut pas. Tout ce qu’il peut faire, c’est laisser un message disant qu’il est vital qu’Eddie vienne au bureau de Leslie Harrington dès qu’il aura terminé de discuter avec le Dr Rossi. Ce qu’Harrington ignore, c’est qu’il a déjà été trahi par Eddie. Martin Peyton est maintenant en possession du document qui prouve que Leslie Harrington a employé Eddie Jacks pour tuer Peyton.

Leslie laisse une note à Mlle Choate pour qu’elle la donne à Eddie. Elle épingle la note. Leslie prend son chapeau et sort de l’hôpital pour se trouver devant la limousine de Peyton.


En face de l’hôpital, Peyton dit à Leslie de monter dans la limousine. Il s’exécute.

— Est-ce que vous allez bien, Martin ? s’enquiert Leslie. 

Peyton lui dit qu’il quitte Peyton Place pour se réinstaller à Boston. Il veut que Leslie reprenne les pleins pouvoirs de la fabrique. Il lui cède toutes ses actions.

Leslie ne le croit pas, mais Peyton lui dit qu’il est sincère. Il veut prendre une retraite mérité. Leslie lui demande où est le hic. Peyton lui dit qu’il n’y en a pas. Alors Leslie lui dit qu’il veut tout par écrit. Justement, Kennerly est encore en ville et va se charger de rédiger les papiers. 

Il donne rendez-vous à Leslie à la fabrique à vingt-et-une heures pour signer les documents qui fera de lui le propriétaire de la fabrique est des biens de Peyton. 

Leslie prend congé de lui. Lee Webber entre dans la limousine et demande : 

— Où allons-nous, Monsieur ? 

Le vieil homme ne répond pas. Il semble plongé dans ses pensées. 

— Mr Peyton, vous allez bien ? Que se passe-t-il Monsieur ? s’enquiert le chauffeur. 

Peyton lui répond : 

— Ramenez-moi à la maison. Et arrêtez de me fixer du regard. 

Leslie retourne au bureau des informations de l’hôpital et dit à Mlle Choate qu’il a changé d’avis sur le mot écrit à l’intention d’Eddie. Il ne pourra pas le voir ce soir. L’infirmière se saisit du papier et le déchire.


Eddie conduit son vieux tacot, se gare en face de la banque et sort du véhicule. Il est retenu par Rodney qui lui demande sa version des faits sur ce qui s’est passé le soir de la mort d’Adrienne. Il connaît la version de la police, celle de Steven, mais veut entendre la sienne. 

Eddie lui demande pourquoi, et Rodney lui répond que c’est pour Rita. 

— Je vais te dire une chose, je ne suis pas un meurtrier, vocifère Eddie. 

Il lui raconte qu’une femme brune a quitté la maison précipitamment après la chute d’Adrienne. Et il affirme qu’il peut prouver cela. Il attend le procès pour cela et invite Rodney à y assister. Il ne sera pas déçu du voyage. Il insiste sur le fait que la jeune femme avait de longs cheveux noirs.


Steven est dans son bureau écoutant un enregistrement de lui sur l’affaire Adrienne VanLeyden. Mlle Nolan le prévient qu’Eddie est ici et veut le voir. 

Ce dernier entre et dit à Steven qu’il n’a jamais eu d’avocat comme lui. Il se plaint que Steven ne lui parle pas et pense qu’il fait exprès de faire traîner l’affaire. Steven lui répond qu’il peut consulter un autre avocat s’il le souhaite. 

Eddie mentionne la femme qui est sortie du manoir après la chute d’Adrienne et demande quand Steven sera disposé à enquêter sur elle. Steven se met en colère. Il lui dit qu’il  fera ce qu’il faut pour démasquer cette femme et lui répète que s’il veut changer d’avocat, il n’est pas contre. Puis il lui demande de sortir.


Martin Peyton est assis au bord de son lit, dans sa chambre située à l’étage du manoir. Le Dr Rossi l’examine. Lee Webber est dans la pièce, occupé à cirer les chaussures de son patron, tout en écoutant la conversation. 

Peyton dit que Rossi voulait une revanche sur le suicide du Dr Philipp Van Leyden. Il l’a obtenu avec la mort d’Adrienne. 

Peyton demande à Webber d’ouvrir la boîte et de donner la lettre au Dr Rossi. Peyton récite les derniers mots de Philipp prouvant qu’Adrienne l’a poussé au suicide. Il dit au médecin que son instinct au sujet d’Adrienne était entièrement vrai. C’est bien Adrienne qui a poussé son mari à sauter du balcon de leur appartement. 

De son côté, Michael pense que Peyton en sait beaucoup plus sur la mort d’Adrienne qu’il ne veut le dire. Il quitte la chambre du vieil homme et redescend. 

En bas, dans le hall d’entrée, Michael et Steven s’entretiennent. Le médecin dit à Steven que sa mère a eu raison en voulant brûler cette maison et en partant. 

— Vous voulez dire Mme Cord, le corrige Steven. Toujours est-il que Michael est bien remonté contre la famille Peyton.


Steven se rend au Shoreline Garage pour y voir Rodney. L’avocat s’inquiète au sujet de Betty. Il pensait qu’elle serait avec lui, mais elle n’est pas ici. 

Steven lui demande ensuite pourquoi il a parlé à Eddie Jacks. Rodney souhaite faire la lumière sur ce qui est arrivé à Adrienne, pour Rita.

Il dit à Steven qu’ils savent tous les deux que la femme aux cheveux bruns qui s’est sauvée de la maison pourrait être Betty. Rod lui demande ce qu’il va faire s’il s’avère que c’est bien Betty. 

— Pour libérer ton client, tu devras mettre Betty en prison, souffle-t-il.


Lee Webber commence à monter les escaliers du manoir lorsqu’il entend du bruit en provenance du salon. Il trouve alors Peyton assis, le regard dans le vide. Le chauffeur demande à son patron se qui se passe. 

Peyton lui dit qu’Eddie lui a vendu un papier incriminant Leslie. Lee lit le document. Il se rappelle qu’Eddie a volé la clé à molette se trouvant dans le coffre de la limousine. Peyton confie à Lee qu’il n’a plus d’alternative. Il veut que Lee tue Harrington. Dès ce soir. 

Le vieil homme l’informe que Leslie l’attend à vingt-et-une heure à la fabrique. Leslie attend que Peyton vienne signer un papier lui donnant tous les pouvoirs sur les biens du vieil homme. 

— En le tuant, vous allez me sauver la vie, dit le vieil homme. Je vous donnerai tout ce que vous voudrez. Allez à fabrique. Vous n’avez aucun mobile. Et vous n’utiliserez pas de revolver. 

Lee n’est pas très chaud pour faire ce travail. Cependant, il est tellement dévoué envers son employeur qu’il accepte ce que Peyton lui demande. Il lui souhaite bonne nuit et s’en va.


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