Episode 370

jeudi 14 septembre 1967

Rendez-vous à la banque 

Betty Anderson Cord a une fois de plus impliqué Rodney Harrington dans ses problèmes conjugaux. Dans un besoin désespéré d’en parler à quelqu’un, elle lui confie sa crainte de perdre son mari, Steven, au profit d’Adrienne Van Leyden. Cette fois, cependant, Rodney refuse de lui apporter aide et réconfort. Mais son refus est plus une défense qu’une attaque. 

Rodney conduit sa décapotable au coin de la rue près du magasin général et jusqu’au bâtiment de Peyton Place Banking & Trust. Il se gare et entre dans le bâtiment. 


Ne trouvant aucune secrétaire dans le bureau extérieur de Steven, Rodney frappe à la porte du bureau intérieur, puis entre. 

Steven n’est pas ravi de le voir. Rodney lui pose une question : 

— Que veux-tu Steven ? L’argent de Peyton, sa fiancée, ou les deux ? 

Steven invite Rodney à partir. Mais Rodney continue et lui fait savoir qu’on l’a vu à la plage en compagnie d’Adrienne.  Tout ce qui touche Betty le touche lui aussi. Steven ne se défend pas. Il lui répond simplement : 

— Ne t’approche pas de ma femme !

Rodney s’en va. 


Maquette de bateau dans le salon de Peyton. Martin porte une robe rouge et des lunettes à monture d’écaille. Le téléphone sonne et il se lève pour répondre, en prenant tout son temps.  

C’est le banquier Charlie Tomlinson qui est à l’appareil.  Celui-ci l’informe que Rodney a pris rendez-vous avec lui à quinze heures. Il souhaite emprunter de l’argent pour le garage. 

Peyton lui dit de le recevoir, et après avoir raccroché, il appelle Lee Webber. Il lui fait un sermon et lui dit qu’il n’est pas irremplaçable, puis il lui dit de demander à Mme [Betty] Cord de l’emmener à la banque à quinze heures. 

Lee ne comprend pas pourquoi ce n’est pas lui qui se charge de l’emmener. Peyton insiste pour que ce soit Betty. 

Peu avant quinze heures, Betty conduit Martin Peyton à la banque dans sa décapotable et l’aide à sortir de la voiture.

— Je pense que je peux me débrouiller tout seul, vocifère le vieil homme.

Ils entrent ensemble dans la banque. Betty franchit le bureau de Tomlinson et trouve Rodney qui consulte des documents au bureau du banquier. Elle s’excuse pour son intrusion de la dernière fois, au Shoreline Garage. Elle avait besoin de se confier et elle pensait qu’ils étaient amis. Rodney lui dit qu’il est plus qu’un ami pour elle.  


Sur le quai, Ada Jacks porte un sac de provisions. Elle s’arrête un instant lorsqu’elle voit sa fille, Rita, qui se dirige tout droit vers la pension de famille de Mme Hewitt. Rita lui dit qu’elle va voir son père. Ada aimerait mieux que Rita ne le voit pas, mais Rita répond qu’Eddie est son seul père. 

Elle monte les escaliers de la pension et frappe à la porte de la chambre de son père. Elle entre, et ils parlent un moment. Elle s’excuse de s’être enfuie la dernière fois qu’ils se sont vus. 

Tout se passe bien jusqu’au moment où Eddie critique Ada. Il sous-entend qu’elle a de l’argent. Rita commence à voir clair dans son jeu et veut partir, mais Eddie bloque la porte. 

Ils se disputent, la fille reprochant au père d’avoir fui ses responsabilités. Rita part et trouve Ada toujours debout au pied des marches. La mère demande à sa fille si tout va bien. 

— Tout va bien, répond Rita avant de passer son chemin. 


Dans le bureau extérieur de Leslie Harrington, Eddie entre et tutoie la secrétaire de Leslie, Mlle Harris. Il fait son numéro de charmeur et lui offre une fleur qu’il dépose dans le vase posé sur son bureau. Sans annonce ni permission, il passe dans le bureau intérieur de Leslie. 

Ce dernier termine une conversation avec un client. Eddie discute avec Leslie. Leslie dit qu’il n’est pas impressionné par ce qu’Eddie lui a dit au Colonial la dernière fois. Il menace de demander à la sécurité de le jeter hors de son bureau. 

Mais c’est alors qu’Eddie donne des sueurs froides à Leslie en parlant de Jack Forrest. Il sait que quelqu’un a glissé une arme à Forrest pendant qu’il était en prison. Eddie dit à Leslie qu’ils partagent un secret. Ils sont partenaires. 


Dans son bureau, Steven fait les cent pas. Une photographie de Betty est affichée bien en évidence sur son bureau. 

La sonnerie alerte Steven et il fait entrer Adrienne Van Leyden. Il ne tarde pas à lui dire de sortir. Sans ambages, elle l’embrasse. Steven est partagé entre l’attirance qu’il a pour elle et l’amour qu’il a pour Betty. Il lui dit qu’il aurait préféré ne jamais l’avoir rencontrée. 

Adrienne dit à Steven qu’il est un homme très commun. Steven répond qu’il est heureux en ménage. Elle l’informe qu’elle sera à Boston demain. Il s’agit d’une invitation à peine voilée de la rejoindre. 


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