Mardi 21 février 1967
Un inconnu qui ne l’est pas vraiment
Aujourd’hui, Rachel Welles est une jeune fille confuse et malheureuse. Pendant des semaines, elle attendait avec impatience le retour du Dr Michael Rossi de New York. C’était son protecteur. Un protecteur très concerné. Maintenant, il est revenu et a dit à Rachel qu’elle ne doit pas le considérer autrement que comme un ami.
Rachel passe devant le Colonial Post Inn et la banque pour se rendre à la librairie.
Rachel, portant le chiot, entre à la librairie et parle à Constance. Elle lui raconte que le Dr Rossi a été froid et inamical avec elle, pas comme la première fois qu’elle est arrivée en ville.
Constance excuse Michael en disant à la jeune fille qu’il est très occupé à s’installer à son nouveau poste de chef du personnel de l’hôpital. Cette nouvelle responsabilité est venue soudainement.
Rachel lui dit que Rodney est un garçon très bien. Elle demande à Constance si elle peut lui en dire un peu plus sur le Dr Rossi après le souper de ce soir.
Le Dr Rossi examine Rita, qui a eu un vertige. Il lui parle de Rachel. Rita lui dit que Rachel leur a appris un nouveau pas de danse.
Concernant son diagnostic, il pense qu’elle souffre de fatigue intense. Il veut la voir toutes les semaines. Et plus de danse pour l’instant.
Rita s’en va. Michael téléphone l’infirmière Raffer afin de lui dire d’inscrire dans le dossier de Rita qu’elle souffre probablement d’une sténose mitrale.
Steven arrive près de l’entrée du manoir et discute avec Betty en haut des escaliers. Il lui dit qu’elle a l’air de se porter comme un charme.
Il se rend ensuite à l’étage. Betty l’informe que Peyton veut lui parler avant qu’elle et Steven ne sortent dîner. Betty va donc voir le vieil homme. Il lui dit qu’il est temps pour elle de devenir la maîtresse de cette demeure.
Il entend par là remplacer Hannah Cord en payant les factures, préparant les menus, engageant ou renvoyant du personnel.
Peyton lui montre où se trouvent les registres. Il lui montre la liste des marchands avec lesquels il traite.
Steven et Betty vont dîner en ville avec le banquier, le vieux Charlie Tomlinson. Peyton dit à Betty de saluer Regina Tomlinson de sa part.
Chandler marche sur le quai et se rend à un téléphone public. Il compose le numéro de la fabrique et la secrétaire l’informe qu’elle a un message pour lui de part de M. Harrington. Elle lui passe Leslie.
Ce dernier lui demande de se présenter demain matin sur les docks pour un travail. Il ajoute qu’il ne veut plus que Chandler l’appelle par téléphone.
— C’est vous le patron, répond Chandler.
Après avoir raccroché, Chandler se dirige vers la taverne d’Ada Jacks. Un homme et une femme quittent la taverne tandis que Jack Chandler entre. Il s’assoit au comptoir et interpelle Ada :
— Excusez-moi.
— Qui a-t-il ?
— Vous ne vous souvenez pas de moi, hein ?
— Désolée.
— J’ai pris quelques kilos depuis, mais je ne pense pas avoir autant changé. Ça fait longtemps. Alors, vous ne vous souvenez pas ? Vous aviez l’habitude d’apporter des sandwiches à moi et Eddie dans l’arrière-boutique… Vous vous souvenez, n’est-ce pas, Ada ?
— Que vendez-vous, monsieur ?
— Je ne vends rien. J’achète. Une bière. Vous avez fait de cet endroit quelque chose de très joli. On s’y sent à l’aise. Eddie aurait été content de ce que vous en avez fait. Mon prénom est Jack.
— Je sais. Jack Forrest.
— En réalité, j’ai changé mon nom de famille. Je m’appelle Jack Chandler maintenant, Ada. J’ai une nouvelle vie.
— Que voulez-vous ?
— Rien. Vous avez des nouvelles d’Eddie ?
— Non, et je n’en veux pas.
— C’est bon. Il est parti et il vous a laissé, n’est-ce pas ? C’était un drôle de type. Un peu bouffon, si vous voulez mon avis.
— Ça fera 25 cents, monsieur Chandler.
— Vous n’avez jamais vraiment apprécié les amis d’Eddie, n’est-ce pas ?
— Et je ne les apprécie toujours pas.
— J’ai entendu dire que vous et Eddie aviez eu une fille. C’est vrai ?
— Vous cherchez l’aumône. C’est ça que vous voulez ?
— Non, non. Je cherche l’un de ces sandwiches que vous aviez l’habitude de faire.
— Je ne sers plus de sandwiches.
— Oh, c’est dommage. Ils étaient très bons. Avez-vous des nouvelles des gars ?
— Non, je me suis débarrassée d’Eddie et de tous ces amis. Écoutez, je fais très attention à qui entre ici. Un seul problème et vous sortez, pour de bon.
— Vous n’aurez aucun problème avec moi. Je suis simplement content de voir qu’après vingt ans, vous êtes toujours ici. Et je suis venu ici pour avoir une bière et un peu d’amitié. Allons, Ada, vous êtes probablement la seule amie que j’ai dans les alentours.
— Tout ce qu’il y a pour vous ici, c’est de la bière.
— Vous allez aimer cela. Vous vous souvenez de Leslie Harrington, le type au nez cassé qui dirigeait la fabrique à l’époque ? Eh bien, ce même Harrington dirige toujours la fabrique aujourd’hui. Les choses sont étranges, vingt ans plus tard, on discute travail. Et aujourd’hui, il m’a procuré un job.
— Félicitations, dit la patronne du bar sans conviction.
— Content de vous avoir revu Ada. Je vous reverrai très bientôt.
Eli tape à la machine lorsque Elliot entre au Clarion. Eli écrit à un fournisseur pour lequel il a payé des factures pour des marchandises qu’il n’a pas encore reçues.
Elliot veut se servir de la machine pour son édito.
Ils en viennent à parler de Rachel, et Eli lui dit qu’elle est une fille très gentille qui mérite beaucoup d’attention.
Mais Elliot émet toujours des réserves sur la jeune fille, et Eli ne manque pas de le lui reprocher. Une nouvelle fois, il lui reproche de s’être rapproché d’elle dans l’espoir d’obtenir des informations sur la disparition d’Allison.
Sandy se rend au Shoreline Garage pour dire à Rodney qu’elle est dorénavant libre puisqu’elle demande le divorce. Il est clair qu’elle fait comprendre au jeune homme qu’elle est disponible pour lui.
Rodney ne saute pas sur l’occasion. Il lui dit que Lee est un homme fort qui ne va pas laisser passer un divorce.
Sandy l’informe que si ce n’était pas pour Rodney, elle sauterait dans le prochain bus et disparaîtrait de cette ville. Elle l’appelle Golden Boy et Rodney lui fait remarquer que Lee l’appelle aussi ainsi.
En parlant de son avenir, il affirme qu’il ne veut pas travailler à la fabrique, il veut être libre.
Voyant qu’elle ne parvient pas à s’octroyer les faveurs de Rodney, elle promet de ne plus l’importuner.





