Lundi 26 décembre 1966
La décision du juge
L’heure de la décision a sonné au tribunal du comté de Peyton. Est-ce que Lee Webber doit être poursuivi pour le meurtre d’Ann Howard ? La décision est dans les mains d’une seule personne, le juge Irwin A. Chester.
Un homme utilisant un râteau à feuilles balaye devant le tribunal. Le juge Chester, dans son bureau, tourne une page d’un grand livre.
Le juge Chester salue John Fowler et Steven Cord. Il leur dit qu’il a presque fini. Il semble épuisé. Il demande à John s’il préside sa prochaine affaire. John lui affirme que non.
Le juge s’excuse auprès du procureur pour ne pas avoir sanctionné Cord lorsqu’il a dépassé les limites au tribunal. Mais cela aurait été trop injuste pour le défendeur.
La décision du juge est de ne pas retenir les charges qui pèsent contre Lee Webber. John s’en offusque avec vigueur, allant même jusqu’à se disputer avec le juge. Il n’hésite pas à dire que Chester commet une grave erreur.
Le juge dit à John qu’il peut toujours ouvrir un autre dossier pour une audience préliminaire s’il le souhaite. Toujours est-il que le juge a appliqué la loi. Une loi qui veut, fort heureusement, des preuves plus sérieuses que celles avancées par le procureur.
Il ajoute qu’il sait pertinemment que Cord n’a que faire de Lee Webber et demande à Steven comment il a été capable de défendre un homme qui était accusé d’avoir assassiné sa propre sœur. Rendre la liberté à Webber devrait peser sur sa conscience.
Un peu plus tard, dans la salle d’audience, le juge Chester rend sa décision officielle. L’affaire est close.
Heureux, Lee appelle Sandy.
Michael s’approche de Steven et dit, d’un ton sarcastique :
— Vous pouvez être fier de vous.
Lee se tourne vers le procureur :
— Sans rancune ?
John lui répond que la rancune est la seule chose qu’il lui reste maintenant.
Peyton étonne en allant féliciter Lee.
Lee retourne dans sa cellule de prison pour rassembler ses affaires tout en parlant avec Steven. Il dit à l’avocat qu’il a fait du bon boulot et qu’il devrait faire de la politique.
— Vous êtes mon copain, dit-il à l’avocat.
Lee est officiellement libéré. Martin félicite Steven à sa façon et demande à le voir seul.
Martin lui dit que Lee est coupable de meurtre et que l’avocat a ridiculisé la mort d’Ann. Martin a une raison de voir Lee Webber puni.
À l’extérieur, dans le square, un Lee heureux saute sur le dos de son ami Mario qui le félicite. Lee demande à Robert, un autre ami, de lui serrer la main. Il colle ses mains contre le pilori, ravi d’être enfin libre.
Dans la salle d’audience, Steven dit à Betty que lorsque les avocats radotent sur eux, c’est toujours lorsque la culpabilité bat la potence. Betty demande à Steven de partager ses problèmes avec elle. Steven dit à Betty d’aller chez les Carson. Elle est attendue. Betty quitte le tribunal.
Chez les Carson, Constance et Betty jouent avec Matthew. Constance dit à la jeune fille qu’elle a fait des chocolats, histoire de ne pas trop penser. Constance avoue à Betty qu’elle lui est reconnaissante de toute son aide apportée pendant ces dernières semaines.
Sandy marche près du quai en direction de chez elle, accompagnée de Chris. Ils rentrent à la maison. Sandy n’est pas ravie de la décision du juge. Chris dit à Sandy de faire sa valise, et il lui donnera l’argent nécessaire pour qu’elle s’en aille.
Mais Sandy ne veut pas laisser Chris seul avec son frère. Chris lui dit que Lee peut toujours être de nouveau arrêté, et que la plupart des gens en ville savent que Lee est coupable.
Il ajoute qu’il rejoindra Sandy à Boston. Il lui dit une nouvelle fois de faire ses bagages tant il a peur pour elle.
Lee gare sa mobylette en face de chez lui. Puis il entre dans la maison et dit à son frère :
— Comme je l’ai toujours dit, petit frère, l’homme qui me fera condamner n’est pas encore né, pas plus que la femme qui me quittera un jour.
Il toise Sandy d’un regard entendu.





