Mercredi 28 décembre 1966
La une du Clarion
Plusieurs semaines sont passées depuis que Lee Webber a été arrêté pour le meurtre d’Ann Howard. Pendant ce temps, il a passé ses jours et ses nuits dans une petite cellule de la prison du comté de Peyton. Maintenant, les charges contre Lee ont été abandonnées. Il a été relâché après une enquête et une audience. Et il est de retour dans sa maison et sa famille.
Lee gare sa mobylette en face de chez lui.
Lee entre dans la maison et dit à son frère :
— Comme je l’ai toujours dit, petit frère, l’homme qui me fera condamner n’est pas encore né, pas plus que la femme qui me quittera un jour.
Lee voudrait que les choses s’arrangent entre eux. En lui demandant pendant combien de temps Chris va lui faire payer son erreur, il admet indirectement l’avoir poussé de la falaise. Mais Chris n’a pas changé de sentiment à l’égard de son frère et l’accuse toujours d’avoir tué Ann Howard.
À l’hôpital, le Dr Rossi est absorbé par la lecture du journal lorsque Rachel frappe doucement à la porte, et le médecin lui dit d’entrer. Elle dit qu’elle se souvient avoir vu Lee Webber au poste de police. Le Clarion titre en gros : « LEE WEBBER RELÂCHÉ ». Elle se souvient surtout du regard qu’il a porté sur elle. Elle connaît ce regard, c’est le même que Chandler.
Rachel veut savoir si Mike a réfléchi à propos d’un job à l’hôpital. Le médecin avoue qu’il n’a pas eu le temps d’y penser, il a trop de choses en tête. Rachel aimerait qu’il se confie à elle. Selon elle, ça lui ferait du bien de parler. Mais lorsqu’elle évoque le nom d’Ann Howard, Mike se referme comme une huître.
Alors pour le distraire, elle évoque les prétendants qu’elle avait eus lorsqu’elle était à la ferme, dont un avec un nom bizarre. Cela fonctionne, car Mike se détend.
Elle voudrait aussi se teindre les cheveux en blonds, comme Ann. En plaisantant, le Dr Rossi lui dit que si jamais elle teint ses cheveux en blonds, il lui donnera la fessée de sa vie.
Avant qu’elle ne parte du bureau, il lui dit qu’il va réfléchir au travail qu’elle pourrait faire ici.
Dans son bureau, Steven lit le Clarion et notamment l’article sur la libération de Lee Webber. En colère, il jette le journal sur une chaise.
Rodney Harrington entre dans le bureau de Steven Cord pour lui dire qu’il est également en peine. Steven le reçoit froidement. Il a beaucoup de ressentiments envers Catherine et Martin Peyton, et envers celle qu’il croyait être sa mère, Hannah Cord.
Rodney est venu afin de lui dire à quel point il est désolé, et il veut repartir à zéro avec lui, reconstruire une relation. Steven lui répond que rien n’a changé entre eux.
Rodney se fâche et lui dit que lui aussi est en peine. La révélation d’Hannah le concerne également. Ils se disputent. Betty arrive et interrompt la dispute.
Rodney s’en va. Betty s’approche de Steven et lui demande d’oublier ce qui s’est passé. Il doit penser à sa vie de famille et la construire.
Steven lui répond qu’il n’y a une chose qu’il n’oublie pas, et il fera en sorte que personne ne l’oublie :
— Je suis un Peyton.
Mike Rossi se trouve chez les Carson, avec la fameuse édition du jour du Peyton Place Clarion. Constance, assise sur le canapé, lui sert une tasse de café.
Mike a besoin de se confier à Constance sur la relaxation de Lee Webber.
— Le pire dans toute cette affaire, dit-il, c’est que j’ai aidé à le faire relâcher. À cause de mon témoignage. Quel genre d’homme suis-je pour le laisser s’en tirer comme ça ?
— Tu es le genre d’homme qu’Ann aimait, répond Constance.
Il se repasse sans cesse les événements dans sa tête, avec beaucoup de « si ». Constance lui répond qu’il n’est pour rien dans la libération de Lee. Il se trouve juste que le procureur n’avait pas assez de preuves pour que le juge envoie Webber en procès.
Ils parlent ensuite de Rachel. Michael lui dit qu’elle s’attache beaucoup à lui. La jeune fille aurait besoin de vêtements et autres babioles.
Constance lui dit qu’elle serait ravie d’emmener Rachel faire du shopping. Michael la remercie et lui dit qu’elle n’aura qu’à lui envoyer la note.
Mike se sent mieux après avoir parlé à Constance :
— Je pense que les médecins devraient appeler leur patient plus souvent.
À la boutique « Les Femmes », Rachel sort de la cabine d’essayage. La robe qu’elle essaie lui sied à merveille.
— Nous le prenons, dit Constance.
Rachel lui dit qu’elle la remboursera dès que possible. Constance lui répond de ne pas s’en faire pour cela. Puis Rachel essaie une jupe. Constance la trouve sublime.
Rachel lui parle de son travail à la maison de couture de Mme Burrows et de la robe qu’elle avait confectionnée. Elle raconte que sa tante Lucy avait toujours l’habitude de faire ses propres vêtements. Mais Lucy détestait la robe que Rachel avait faite et avait demandé à Chandler de la brûler. Il a brûlé quelques chiffons à la place. Il a gardé la robe, mais ne l’a jamais rendue à Rachel.
Au drugstore, Rodney et Rita discutent ensemble. Rodney ne touche pas à son sandwich œufs et jambon. Il espère que Rita pourra lui dire quel est son problème.
Il lui dit que Norman est en train de se construire toute une histoire pour expliquer pourquoi sa mère a fait ce qu’elle a fait.
Rachel entre pour montrer ses nouveaux vêtements à Rita. Cette dernière lui dit qu’ils sont très beaux. Puis elle se rend dans l’arrière-boutique.
Rachel veut que Rodney donne son avis sur elle. Mais lui ne veut pas. Il lui offre un café ou un chocolat chaud, avant de partir au moment où Constance entre.
À l’extérieur du drugstore, le Dr Rossi sort de sa voiture et croise Rodney qui sort du drugstore. Ils se saluent rapidement. Avant de rentrer dans sa voiture, garée juste derrière celle de Mike, il observe Rachel et Constance qui sortent du drugstore. Mike s’extasie devant les nouveaux vêtements de Rachel. Cette dernière rayonne. Rodney entre dans sa voiture.





