Episode 282

Lundi 31 octobre 1966

Le présent

Le Dr Michael Rossi a été profondément blessé par la mort de sa fiancée, Ann Howard. L’enquête suite à sa mort a seulement ajouté à sa peine. Mais maintenant, il a une nouvelle patiente à l’hôpital, une fille qu’il ne connaît que par son prénom, Rachel. Une fille qu’il a essayé d’aider et qui, à sa façon, l’a aidé à son tour.

Un couple descend les escaliers de l’hôpital de Peyton Place. Michael entre dans son bureau. Il essaye d’accrocher un tableau.


Rachel frappe à la porte du bureau de Rossi et entre. Elle porte une blouse d’infirmière. Elle lui dit que sa cheville lui fait mal. 

Mike, un peu énervé, lui dit que rien ne va jamais avec elle. Il sollicite son aide pour accrocher le tableau dépeignant une scène de la vie rurale. Rachel imagine les gens derrière les arbres de la peinture. 

Elle lui dit qu’elle ne veut plus retourner d’où elle vient, c’est-à-dire Hastings Valley, auprès d’un certain Chandler. 

Elle se précipite dans le couloir pour aller dans une autre pièce où elle ferme à clé derrière elle. 

Elle est visiblement traumatisée par son passé. Mike demande à Mlle Choate d’appeler Rita et de lui demander de venir ici avec de l’eau de Cologne. 


Elliot rentre à la maison et trouve Constance assoupie dans le canapé. Elle avoue être fatiguée et Elliot ne l’en blâme pas, car elle vient de donner naissance à son enfant. 

Elle lui demande comment se passe l’audience préliminaire de Webber. 

— Paroles… paroles… paroles…, soupire-t-il. 

Il est content de ne pas trouver Constance dans la chambre d’Allison. Il lui dit qu’elle va bientôt pouvoir parler à Rachel.

— Ne me demande pas d’être patiente, dit-elle. 

Elle ajoute qu’elle n’a pas été dans la chambre d’Allison de toute la journée. 

— Moi j’y suis allé, avoue Elliot.


Steven va voir Lee dans sa cellule. L’avocat demande à Lee si son frère Chris a menti à la barre aujourd’hui. Lee jure que oui. Steven insiste et veut savoir si ce que Chris a dit à la barre, à savoir qu’il a entendu la voix de Lee et celle d’Ann sur la falaise était un mensonge. Une nouvelle fois, Lee lui dit que son frère a menti et qu’il n’était pas avec Ann sur la falaise.

— Si vous ne me croyez pas, si vous pensez que mon frère a dit la vérité à la barre des témoins, pourquoi vous ne me laissez pas tomber ? 

Steven reste tout de même sceptique au fait que Lee n’ait pas protesté lorsque Chris a délivré son mensonge à la cour. Il pense que son manque de réaction n’a pas échappé au juge. 

— Vous m’avez demandé de rester sage, plaide Lee.

— Avec un tempérament comme le vôtre, tout le monde s’attendait à ce que vous répliquiez. Alors, pourquoi ne pas l’avoir fait ?

Lee avoue alors que le témoignage de son frère l’a tétanisé. Il se considérait comme un spectateur d’une scène sans qu’il en soit l’acteur. Il ne pensait que pas que Chris pouvait faire un parjure, et il s’est retrouvé en état de choc. Steven le croit.


Au Shoreline Garage, Fowler vient voir Rodney et lui parle du prochain témoignage que devra faire Martin Peyton. Fowler pense que le vieil homme devra faire ce témoignage. 

Cependant, Rodney se préoccupe de la santé de son grand-père et pense que ce n’est pas une bonne idée de le faire venir à la barre. 

— Je vis avec lui. Je connais l’état de sa santé. 

— Est-ce votre seule préoccupation ? Ou bien manœuvrez-vous pour votre propre compte ?

— Que voulez-vous dire ?

— Vous pensez peut-être que votre grand-père a une implication quelconque avec la mort d’Ann Howard et vous voulez le protéger.

— Monsieur Fowler, vous arrive-t-il d’avoir de l’empathie pour les gens ?

Le procureur lui répond que Martin Peyton témoignera, sauf avis contraire du Dr Rossi. Il a besoin de savoir pourquoi Steven a cité sa mère Hannah à comparaître.


Au bureau des renseignements de l’hôpital, Rita arrive avec l’eau de Cologne. Le Dr Rossi la fait s’asseoir sur un banc pour lui parler de Rachel. Elle est actuellement enfermée dans le labo, c’est lui qui a la clé.

— J’aimerais que tu ailles lui parler.

— Pourquoi ? demande Rita.

— Elle est effrayée, elle ne veut pas rentrer chez elle. Dès que j’évoque ce point, elle se braque. 

— Qu’est-ce qui vous fait dire qu’elle me parlera ?

— C’est toi qui l’as trouvée dans la cabane, et je sais que tu sauras l’écouter et lui dire ce qu’il faut. Je te fais confiance. 

— Vous avez réussi à savoir comment elle s’appelle ?

— Oui. Rachel. Elle s’appelle Rachel. J’ai réussi à avoir aussi son nom de famille. Welles.

Rita aimerait savoir si Rachel lui a appris quelque chose à propos d’Allison, et pourquoi elle avait son bracelet, mais Mike lui répond qu’il n’a pas pu lui soutirer d’information. Ce qu’il voudrait, c’est que Rita puisse établir une relation de confiance avec la jeune fille, et savoir pourquoi elle ne veut pas retourner chez elle.

Rita accepte de parler à Rachel. Mike lui ouvre la porte du laboratoire.

Elle entre doucement dans la pièce et referme la porte. Il y a de nombreuses bouteilles, des bocaux et des flacons avec des liquides colorés juchés sur des étagères. Elle appelle Rachel, qui finit par se montrer. Rita souhaite allumer, mais Rachel ne veut pas. Rita insiste pour allumer.

— Avez-vous peur du noir ? s’enquiert la jeune sauvageonne.

— Non, mais si l’on doit se parler, ce serait mieux de le faire en pleine lumière.

— Très bien, concède Rachel. Vous pouvez allumer.

Rita appuie sur l’interrupteur, mais la pièce ne s’illumine pas. Rachel lui montre alors l’ampoule qu’elle a dévissée et qu’elle tient dans sa main.

Rita s’approche d’elle et lui offre l’eau de Cologne. Rachel est reconnaissante du présent. Elle en verse une bonne dose sur ses bras et invite Rita à en faire de même. Elles se remercient mutuellement. 

Le courant passe entre les deux jeunes femmes, et Rita établit une relation de confiance avec Rachel en lui parlant de sa vie, de Norman, de sa mère Ada, et même de son père qui est parti lorsqu’elle était enfant.

Grâce à ça, Rachel se confie davantage. Elle lui raconte que sa mère est morte et que c’est sa tante qui l’a élevée.

— Habite-t-elle Peyton Place ? demande Rita.

— Elle est morte… Il est mort.

— Qui ?

Elle ne lui en dit pas plus. Elle lui avoue qu’elle aimerait rester ici encore quelque temps, qu’elle ne veut pas rentrer chez elle. Elle semble apeurée.

Rita est sur le point de partir, arguant du fait qu’elle doit aller travailler. 

— Qu’allez-vous lui dire ? s’interroge Rachel.

— Au Dr Rossi ?

Rachel opine. Rita lui sourit.

— Que tu veux rester ici encore quelque temps. 

Rachel la remercie. Rita s’en va en refermant la porte. Après un instant, Rachel rouvre la porte et se glisse doucement dans le couloir de l’hôpital.


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