Lundi 1er août 1966
Un document important
Depuis son adolescence, Lee Webber a laissé croire à son frère Chris qu’Ann Colby l’avait poussé du haut de la falaise de Peyton Place, causant ainsi sa cécité. Mais maintenant, Lee a filé à toute vitesse après avoir frappé violemment Chris. Une attaque déclenchée parce que Chris a révélé qu’il s’agissait de Lee en personne qui l’avait poussé. Sandy Webber se rend compte que la culpabilité de Lee se transforme en une rage croissante et elle a peur que ce dernier ne déverse sa colère sur son frère aveugle, et que ce n’est que le commencement d’une explosion de haine qui risque de déstabiliser le calme de Peyton Place.
À l’extérieur de la maison des Webber, Lee monte sur sa mobylette et s’en va.
Sandy soigne les blessures de Chris. Ce dernier lui dit qu’il doit absolument prévenir Ann Howard avant qu’elle ne parte travailler.
Sandy le dissuade d’y aller. Il n’a pas dormi de toute la nuit et il a besoin de se reposer. Mais Chris insiste. Il pressent un danger.
Ann et Michael se promènent sur le quai. Michael embrasse Ann. Ils ont passé la nuit ensemble. Ann est rayonnante. Mike l’accompagne jusqu’à son appartement.
Ann lui demande de l’aider à ouvrir la malle de son père. Elle lui donne un tournevis, et il fait sauter la serrure facilement.
Ann est émue de voir le chapeau de pêche de son père ainsi qu’une écharpe qu’il mettait toujours quand il faisait du patin à glace.
Mike la laisse avec ses souvenirs. Il a des patients à voir ce matin. Ils conviennent de se voir au déjeuner.
Seule, Ann continue à explorer la malle et y trouve un bulletin de notes de son père lorsqu’il était à l’école des beaux-arts. Son visage devient blême lorsqu’elle aperçoit que le nom inscrit sur le bulletin n’est pas Colby, mais Cord.
Bouleversée, elle parvient au téléphone et compose un numéro (sans doute celui de Steven).
Personne ne répond. Ennuyée, elle raccroche, saisit son sac à main et s’en va.
Chris monte les escaliers de la maison d’hôtes. Il se présente à Mme Hewitt. Elle l’informe que Ann habite au n°4, en bas du hall, mais qu’elle n’est pas là pour l’instant.
Chris dit qu’il repassera.
Au manoir, Rodney descend les escaliers et manque de se heurter à Betty qui vient juste d’arriver. Rodney lui demande ce qu’il y a. Betty l’informe que Steven demande le divorce.
Ils s’assoient sur les escaliers. Betty pleure et Rodney se souvient qu’il ne l’a vue pleurer qu’une seule fois : lorsqu’elle était à l’hôpital et qu’elle avait perdu le bébé.
Elle n’est pas comme les autres filles. Elle n’a pas besoin de larmes. Rodney admet qu’il est le déclencheur de la séparation. Betty admet de son côté qu’elle n’aimait pas Steven lorsqu’elle s’est mariée avec lui, mais elle l’aime maintenant.
Elle dit même qu’elle n’a jamais aimé quelqu’un comme Steven, ce qui semble choquer Rodney.
Steven se rend au square en décapotable. Il se gare en face du Clarion. Il entre au journal et veut acheter un exemplaire du jour. Elliot lui dit que la pile qui se trouve ici est gratuite.
Voyant la mine défaite de l’avocat, Elliot lui demande s’il va bien. Steven avoue avoir roulé toute la nuit. Il déprime.
Il pose au journaliste des questions sur l’époque où Betty et Rodney étaient mariés. Il voudrait savoir si leur relation était fusionnelle.
Elliot pense que Steven se fait trop de films dans sa tête. Le fait est que Betty l’a choisi. Elle s’est mariée avec lui et il peut être sûr que ces vœux étaient sincères.
En sortant du Clarion, Steven croise Constance qui lui dit qu’Ann a découvert quelque chose d’important dans la malle de son père.
Steven entre dans sa voiture et démarre.
Il se rend à son bureau et découvre Rodney en train de l’attendre. Rodney lui dit qu’il fait une erreur en voulant divorcer de Betty.
Il ne s’intéresse pas au bien-être de Steven, uniquement à celui de Betty. Il sait que Betty aime Steven.
L’avocat se met en colère et lui dit qu’il peut prendre Betty s’il veut, le principal est qu’il sorte de sa vie.
Rodney lui dit alors qu’Ann Howard est la sœur de Steven, et Brian Colby est son père.
— J’ai surpris une conversation entre Hannah et mon grand-père. Je l’ai dit à Betty. Je lui ai conseillé de te le dire, mais elle ne voulait pas te faire souffrir. Elle préférait te faire croire qu’il y avait quelque chose entre nous plutôt que de t’avouer la vérité.
Steven s’assoit à son bureau.
— Et tu crois vraiment que je vais gober ces inepties !
— C’est la vérité, Steven.
Steven se met en colère et pense que Rodney veut le faire souffrir en lui racontant ces mensonges. Il lui ordonne de sortir d’ici et lui dit qu’il ne veut plus le voir.





