Jeudi 24 mars 1966
La confession de Stella (première partie)
Reconnu coupable de meurtre au second degré, Rodney Harrington attend sa sentence à la prison du comté de Peyton. Stella Chernak se trouve elle-même dans une prison différente. La prison de son passé. À l’extérieur de l’hôpital de Peyton Place, l’ancien petit-ami de Stella, Richard Jensen, attend qu’elle lui livre le prix de sa liberté : un sac à main rempli de narcotiques volés.
Rodney marchant de long en large dans sa cellule de prison. À l’hôpital, Stella observe Richard par la fenêtre.
Michael et Allison sortent le l’hôpital. Ils parlent du talent d’écrivain de la jeune fille. Il aime vraiment ce qu’elle écrit.
Allison lui dit qu’elle devrait détester Stella Chernak pour ce qu’elle a fait à Rodney, mais en réalité, elle a de la peine pour elle.
Elliot gare sa voiture au parking. Il vient chercher Allison.
Allison et le médecin marchent et passent devant Richard Jensen, qui tourne la tête pour se faire discret.
Elliot, de loin, appelle Mike et Allison. Tandis que la jeune fille s’engouffre dans la voiture, Elliot lui demande ce qu’il en est de Stella. Mike l’informe qu’elle ne fera bientôt plus partie du staff de l’hôpital.
Elliot s’en va et Mike retourne vers l’entrée de l’hôpital. Sur le parking, il croise Richard.
— Vous vouliez me voir ? demande-t-il.
Gêné, Richard se présente sous le nom de Fred Blair, démarcheur commercial. Mike lui dit qu’il n’est pas la bonne personne pour le recevoir, et qu’il doit s’adresser à M. Larson qui s’occupe de l’approvisionnement de l’hôpital.
Michael retourne à son bureau pour découvrir qu’il est fermé à clé. Stella est à l’intérieur. Il demande à une infirmière dans le couloir de lui trouver un passe.
Il peut finalement entrer dans son bureau. Stella lui dit que les clés n’étaient pas à leur place.
Mike sent que Stella a quelque chose à se reprocher. La jeune femme lui montre alors son sac à main rempli des narcotiques qu’elle a volé. Michael accuse le coup. Stella lui lance un regard de défi :
— Qu’y a-t-il, vous n’arrivez pas croire que je suis une voleuse ?
Au drugstore, Elliot lit le manuscrit d’Allison et la complimente pour son talent. Allison lui demande ce qu’il aurait fait si Constance s’était mariée avec quelqu’un d’autre pendant qu’il était en prison.
Il lui répond qu’il aurait été obligé de trouver quelqu’un d’autre.
Le Dr Rossi interroge Stella dans son bureau.
— Pourquoi, Stella ? Pourquoi ?
Stella lui explique que c’est à cause d’un homme, et des mauvaises fréquentations qu’elle a toujours eues. Elle le met au défi d’appeler la police, mais Mike n’en fait rien. Il veut savoir ce qui l’a poussée à voler.
Elle lui répond qu’elle n’a jamais été du bon côté de la barrière. Avec un père comme Gus et un frère comme Joe, comment aurait-elle pu l’être ?
— Je suis née pour rester dans un caniveau, dit-elle.
— Ce n’est pas vrai, Stella.
— Mike, pour la première fois de ma vie, j’ai essayé, j’ai vraiment essayé. Quand je suis revenue à Peyton Place, que j’ai trouvé cet emploi, que je vous ai trouvé, je me suis dit que je pouvais recommencer à zéro, mais cette fois du bon côté de la barrière. Mais mon passé m’a rattrapée.
Elle s’assoit dans un fauteuil et soupire.
— J’ai menti. Au procès de Rodney Harrington. Rodney ne m’a jamais dit qu’il allait tuer Joe. J’ai menti, parce que je le devais. À mon père. À Joe.
— Stella, appelez la police.
Elle se lève de son fauteuil et l’implore d’appeler à sa place. Mike secoue la tête.
— Je ne peux pas. Si je le fais, c’est fini pour vous. Si vous le faites, c’est le début d’une nouvelle vie pour vous.
À l’extérieur de l’hôpital, Richard Jensen attend toujours. Steven se dirige vers lui avec un air de reproche :
— Vous étiez supposé être dans mon bureau à cette heure-ci !
Il amène Jensen dans le bureau de Michael où il est confronté. Il raconte une histoire larmoyante, mais personne ne le croit. Ils savent tous que la drogue volée par Stella est pour lui. Il tente de s’échapper, mais il y est arrêté par deux infirmiers près du bureau des renseignements.
Dans sa cellule, Rodney discute avec Leslie. Ce dernier veut savoir ce que lui a dit Peyton lorsqu’il est venu lui rendre visite en cellule. Rodney lui rétorque qu’il n’a rien dit en particulier. Il lui a juste donné deux livres.
Mais Leslie est sûr qu’il lui a dit autre chose et Rodney s’énerve. Il lui demande de partir.
Leslie appelle le gardien, qui le sort de la cellule. Rodney l’interpelle et lui demande de revenir. Il s’excuse d’avoir élevé la voix contre son père. La dernière fois qu’il l’avait fait, il n’avait que neuf ans.
Leslie est touché par l’affection que lui porte son fils et lui demande de ne jamais oublier qu’il l’aime et qu’il sera toujours son père.
Cette déclaration alarme Rodney qui pense que Leslie a entendu des bruits sur le verdict de sa condamnation, mais Leslie lui assure que non.
John Fowler entre au commissariat et apprend par le sergent William Wilson Walker qu’il y a eu du grabuge à l’hôpital de Peyton Place.
Leslie entre au même moment et parle un instant avec le procureur. John lui dit que le procès est terminé et que Rodney a été déclaré coupable selon les lois en vigueur. Leslie lui dit qu’il sait que son fils est innocent. Fowler s’emporte :
— Si vous voulez contester le verdict, il y a des filières à suivre. Je ne suis pas une d’elles. Je n’ai pas besoin que vous me fassiez une leçon de morale sur la justice. Vous avez envoyé un homme en prison alors que vous saviez qu’il était innocent. Je n’ai pas ça sur ma conscience, moi.
Leslie s’en va, tandis que Walker informe Fowler qu’il a quelqu’un en ligne qui voudrait lui parler.
John prend l’appel. C’est Stella, qui se trouve toujours dans le bureau avec Mike. Elle lui dit qu’elle veut lui parler et suggère de le voir cet après-midi.
— C’est au sujet du procès Harrington ? s’enquiert John.
— Oui. J’ai menti.
Michael sort du bureau et s’entretient avec Steven à la réception de l’hôpital. Il lui annonce que Stella vient d’appeler Fowler.
Stella sort du bureau et demande à Steven de l’accompagner au bureau de Fowler. Elle aura besoin d’aide et demande s’il peut la représenter.
— Bien sûr, acquiesce Steven.





