Épisode 436

lundi 3 juin 1968

Une visite inattendue  

Steven Cord a été piégé. Pensant qu’il recevrait des informations sur la vente de la fabrique Peyton, Steven a accepté une ballade avec William Kennerly Jr, un des avocats de Martin Peyton à Boston. Mais Kennerly a ordonné au taxi de s’arrêter dans un endroit isolé, à l’extérieur de la ville, et Steven vient d’être informé qu’il a un rendez-vous. Un rendez-vous avec un visiteur inconnu.

Un taxi jaune roule sur une route étroite, juste à l’extérieur de Peyton Place.


Le taxi s’arrête dans un endroit isolé, près d’une limousine et Billy Kennerly informe Steven qu’il a un rendez-vous. Steven s’approche de la limousine. La vitre arrière s’ouvre et Steven s’écrie : 

— Mère !

Hannah se trouve sur la banquette arrière. Elle aimerait que Steven entre à l’intérieur du véhicule pour qu’ils puissent discuter.

Hannah dit à Steven qu’elle pense toujours à lui comme à un fils. Elle n’a pas voulu le voir au manoir, c’était au-dessus de ses force de s’y rendre. Elle y a trop de mauvais souvenirs. Elle l’informe que Martin est à la clinique, à Boston. Il est mourant.

— Que fais-tu ici ? s’enquiert Steven en s’asseyant dans la limousine. Ta dernière lettre venait du sud de la France.

— Je me suis toujours demandée si tu lisait mes lettres.

— Je regarde les timbres, cela me suffit. Pourquoi es-tu revenue ?

— Monsieur Peyton me l’a demandée, répond Hannah.

— Ta loyauté est une source d’inspiration, raille Steven. Il suffit que le vieux claque des doigts, et tu traverses un continent. 

— Il m’a chargé de te délivrer un message. 

— Je t’écoute.

— Il veut que tu laisses Betty et Rodney tranquilles. 

— Peux-tu être un peu plus précise ?

— N’essaie pas d’empêcher leur mariage, n’essaie pas de le saper, n’essaie pas de faire tout ce que tu as envie de faire. C’est pour ça que j’ai fait tout ce trajet, Steven. 

— Dis à grand-père que je prendrai sa menace en considération.

— Steven, je me fiche complètement de ce qui arrive à Rodney et Betty. Tout ce qui m’intéresse, c’est toi. Catherine Peyton était peut-être ta mère, mais seulement biologiquement. Dans tous les autres cas, je suis ta mère et comme n’importe quel parent, tout ce que je veux, c’est ce qu’il y a de mieux pour toi. Oublie les. Oublie tout le mal qu’ils ont pu te faire. Vis ta propre vie. 

Elle laisse tomber le cadeau de mariage par terre. Steven le ramasse. 

— Qu’est-ce que c’est ?

— Un cadeau de mariage de monsieur Peyton. Un collier. 

— Tu comptes aller au mariage ?

— Non, je dois le déposer à l’auberge avant de repartir pour Boston. 

Steven lui dit de ne pas se donner cette peine, il le remettra lui-même à l’intéressée. Il sort du véhicule.  

Hannah se rend compte de ses erreurs passées et elle dit qu’il est trop tard pour que Steven la respecte.


Chez elle, Susan en est à son deuxième verre lorsque la sonnette de la porte d’entrée retentit. Elle fait entrer Marsha et Carolyn. Elles sont venues voir le révérend Winter. 

Susan leur dit qu’il ne peut pas les recevoir, car il est sur le point de célébrer un mariage. Marsha dit qu’elle a vu les voitures, mais qu’elle n’a pas réalisé qu’il y avait un mariage aujourd’hui. 

Susan va chercher Tom. Il dit à Marsha qu’il leur parlera plus tard. Marsha propose de revenir plus tard, mais Carolyn demande si elles peuvent rester. Le révérend pourra les recevoir après.

— Les cérémonies de mariage durent moins longtemps qu’un divorce, raille-t-elle. 

Tom ne voit pas d’inconvénient à ce qu’elles attendent dans le salon. 

Carolyn propose d’ouvrir la porte afin de pouvoir voir la cérémonie. Marsha pense qu’il s’agit d’une intrusion, mais Carolyn insiste. Elle regarde la cérémonie débuter.

Dans la petite chapelle contigüe à la maison des Winter, Betty entre, suivie par Rita, sa demoiselle d’honneur, au son de la marche nuptiale. 

Eli escorte Ada. Norman, Rita et le Dr Rossi sont également ici. Ada est habillée tout en noir. Betty rejoint Rodney à l’autel au même moment où Steven entre dans la chapelle. Il s’assoit au fond et échange un regard avec Susan. 

L’organiste joue de l’orgue. La cérémonie de mariage débute. Le mariage se déroule sans anicroche.

À l’extérieur de la chapelle, une fois la cérémonie terminée, Rodney aide Betty à entrer dans la décapotable sous les applaudissements des invités. 

Steven s’approche de Betty et lui donne le cadeau de Martin. Betty essaie de refuser et dit à Rodney de démarrer. Rodney somme Steven de les laisser tranquilles. Le ton monte et les invités sont ennuyés par cette altercation. Betty leur demande d’arrêter tous les deux. Puis finalement, Rodney démarre et le couple s’en va.

Susan s’approche de Steven et lui dit : 

— Hey, le perdant. Je vous offre un verre ? 

Steven hausse les épaules : 

— Pourquoi pas ?

Ils partent vers le centre-ville, sous le regard de Tom, resté sur le pas de la porte de la chapelle. 


Marsha et Carolyn Russell attendent toujours dans le salon. Tom arrive et Marsha lui dit qu’elle a eu une discussion avec Carolyn et qu’elles ne vont pas ennuyer le révérend très longtemps. 

Elles sont arrivées à un compromis. Elles ne partent pas pour l’instant, et quand le moment sera venu, Carolyn a promis de ne pas faire d’histoires. 

Marsha et Carolyn remercient le révérend Winter et s’en vont.


Au Colonial, Steven et Susan boivent plus qu’ils ne devraient. Steven demande en plaisantant à Susan si Tom possède un revolver. Elle lui répond non. 

Depuis qu’elle assiste à un mariage, elle a toujours voulu qu’un jour, lorsque le révérend demande si dans l’assistance, quelqu’un veut s’opposer à l’union, quelqu’un se lève et dit : « Je m’y oppose ». 

Elle pensait ce jour venu grâce à Steven. Mais il ne s’est pas manifesté. 

Steven regarde son verre, pensif :

— Elle est à moi. Je crois que je deviens fou.

— Peut-être le sommes-nous tous les deux, lui répond Susan.


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