Épisode 430

lundi 13 mai 1968

Cloués au pilori 

La fête du Jour des Fondateurs approche. Pour la plupart des résidents de cette petite ville de Nouvelle-Angleterre comme Steven Cord, aujourd’hui est un jour de célébration, mettant ainsi de côté tous les problèmes. Mais d’autres voient ce festival comme un reflet ironique de leurs vies. 

Affiche du festival des Fondateurs. Le canon dans le square. Steven Cord allume le canon et tire un coup. Puis il se dirige vers la baraque à nourriture. 


Elliot et Eli aperçoivent Steven et se dirigent vers lui pour parler. Ils vont jusqu’à la librairie pour voir Constance, qui ne s’est pas encore montrée. Steven les accompagne, car il a des livres à récupérer. Elle essuie ses larmes lorsqu’ils entrent. 

Steven est gêné et veut revenir plus tard, mais Constance se reprend et va lui chercher son carton de livres, qui vient d’arriver. 

Eli fait savoir à l’avocat qu’aujourd’hui, c’est le jour où Jill vient prendre le bébé. Steven prend son carton de livres et s’en va, souhaitant bon courage à Constance.

Eli est en colère de savoir que Kelly va retourner avec Jill juste le jour du festival. Elliot, de son côté, suggère à sa femme d’aller se reposer à la maison si elle n’a pas envie d’aller au festival. 

En sortant de la librairie, Constance n’a pas le temps d’aller jusqu’à sa voiture. Carolyn Russell, dont c’est ici la première apparition, l’amène au pilori et reconstitue une scène historique. Constance n’a pas d’autre choix que de se laisser faire.

Carolyn l’attache au pilori et proclame avec un roulement de tambour : 

— Oyé, Oyé, braves gens ! Constance Carson est condamnée à la punition publique sur le pilori. 

Constance, attachée, ne peut s’empêcher de sourire : 

— Est-ce que que c’est un moyen plus subtile de dire que je suis une sorcière ? 

Les flashes photos crépitent. La séance coûte un dollar cinquante pour se faire photographier attaché au pilori.


Dans la chambre 5 de la maison d’hôtes, Jill prend soin du bébé tandis que Joe arrive et ouvre la porte pour payer la pension de l’enfant. 

— Je ne veux pas de ton argent, dit-elle.

Mais Joe est obligé de le lui donner. C’est la Cour qui lui a ordonné de payer une somme d’argent pour subvenir aux besoins de l’enfant. Vingt dollars par semaine. 

Cette somme est trop importante pour Joe, qui se plaint. Il voudrait reprendre la vie commune avec Jill. Il aimerait qu’elle lui accorde une seconde chance. Il s’approche d’elle, essaie de l’embrasser, mais guère conciliante, Jill le menace une paire de ciseaux.

Avant de s’en aller, il lui dit qu’un jour, elle changera d’avis. 


Norman discute avec Rita dans l’appartement. Elle pose des dessins sur des étagères. Elle est déprimée à cause du départ de son père. 

Norman tente de la faire rire, en vain. Il aimerait qu’elle vienne au festival, mais elle n’en a ni le courage, ni l’envie. Pourtant, elle ne s’avoue pas malheureuse du départ d’Eddie. Au contraire, elle dit qu’elle est heureuse qu’il soit parti. 

Norman pense qu’elle se sent coupable de ce départ : 

— C’est ton père, Rita. 

— Je ne sais pas ce que tu veux que je te dise.

— La vérité. Tu es tout sauf heureuse.

— Il y a encore tant de choses que j’aurais aimé lui dire, soupire-t-elle. Mais c’est mieux qu’il soit parti. 

Norman avoue qu’il est content de ce départ. Parce que cela veut dire qu’ils vont pouvoir reprendre une vie normale.


Au festival, Tom Winter lance des fléchettes, dans l’espoir de faire exploser des ballons. Susan est avec lui. Elle semble être de bonne humeur. Il réussit à faire exploser plusieurs ballons et dit en plaisantant que l’aile pour enfants de l’hôpital va finalement être sur deux étages. 

Susan lance une fléchette à son tour. Elle lui parle du « déjeuner des Fondateurs ». Elle lui dit que les dames ont été déçues d’apprendre que Steven ne serait pas leur hôte. 

Elle avoue à Tom qu’elle a essayé de faire vendre le manoir à Steven pour qu’une partie de la vente puisse être reversé à leur organisme de charité. Steven n’a pas voulu. Tom est choqué d’apprendre que Susan lui a proposer cela. 


Carolyn achète un ballon rouge au marchand de ballons. Joe se dirige vers elle et commence à lui parler. Carolyn demande à Joe d’où il vient. Elle le met au défi de l’attacher au pilori. 

Une fois Joe sur le pilori, elle prend une photo. Ils sympathisent et elle lui demande comment il s’appelle. Après une plaisanterie, il avoue s’appeler Joe Rossi. Il lui demande quand la photo sera prête. 

Il l’attache à son tour au pilori et prend une photo. Il lui propose d’aller se promener en voiture sur le quai, avec la voiture de sport décapotable rouge (celle de Michael, mais il ne le lui dit pas). 

Au moment où ils doivent entrer dans le véhicule, ils croisent Jill, qui les regarde d’un air stupéfait. Joe passe son bras autour des épaules de Carolyn et, sans rien dire à Jill, s’engouffre avec la jeune fille dans la voiture. Il démarre.


Jill entre dans la librairie. Eli et Elliot l’attendaient. Ils avaient rendez-vous à 4 heures, rendez-vous fixé par le juge. Jill est en avance.

— Je peux attendre dehors, suggère-t-elle. 

— Non, ce n’est pas la peine, dit Elliot.

Eli appelle Constance. Elle descend les escaliers avec Kelly dans les bras. Constance tend le bébé à Jill.

— J’ai emballé les biberons et toute la nourriture pour bébé que nous avions. Elle est en attente de son prochain biberon. 

— Merci, dit simplement Jill.

— Elle a beaucoup changé depuis qu’elle est avec nous, poursuit Constance. Elle aime se coucher tard et se réveille vers 8 h 30. 

— Je ne m’inquiéterai pas si elle ne crie pas à 6 h 00 comme avant. 

Constance lui dit qu’elle ne lui en veut pas. Elle est la mère du bébé et à ce titre, elle a le droit de l’élever. Elle lui donne un conseil : ne pas l’élever seule et demander de l’aide, car elle en aura besoin.

— Madame Carson, je me suis fait la promesse de ne jamais dire à personne que je suis désolée pour quoi que ce soit. Aujourd’hui, je brise cette promesse. Je suis désolée.

Elle sort avec l’enfant, sous le regard triste de Constance. Portant son bébé dans les bras, elle traverse le square. 


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