Épisode 429

jeudi 9 mai 1968

L’adieu 

Ce soir, le Dr Michael Rossi a accusé son jeune frère Joe, d’être venu à Peyton Place non pas pour se cacher, non pas pour reprendre ses relations avec son frère, mais pour faire payer le Dr Rossi d’avoir quitter la famille quelques années plus tôt. 

On voit Michael à travers de la fenêtre de la maison de la plage, marchant vers l’entrée. Il déverrouille la porte et entre.


Le Dr Rossi rentre à la maison de la plage, où Joe l’attend. 

Le médecin veut juste connaître la vérité, une bonne fois pour toutes. Il lui reproche de lui avoir mis les Carson à dos en lui demandant, dans un premier temps, de ne pas mentionner les origines de Kelly, et ensuite de balancer la vérité aux Carson.

Il lui reproche également d’avoir frappé Eddie et d’avoir voulu attaquer Rita. Joe se défend d’avoir fait une chose pareille à Rita, et précise qu’elle même a dit qu’il n’avait rien fait. Quant à Eddie, il n’a fait que se défendre.

Joe pensait que la police allait venir l’arrêter à cause de sa bagarre avec Eddie Jacks. Mais il ne dit rien d’autre, en tout cas pas ce que Michael veut entendre. Joe se prépare à partir. Il veut à nouveau fuir. Il porte son sac jusqu’à la porte. Mais Michael lui dit qu’il peut rester. Joe sort, regarde par la fenêtre, puis rentre. 


Eddie entre à la taverne par la porte donnant sur l’arrière-boutique. Il porte un très beau costume. Il a toujours son bandage au front, résultant de sa bagarre avec Joe Rossi. Il tient une tasse de café dans la main, se rend derrière le bar, et verse dans la tasse une bonne rasade de whisky. Puis il retourne devant le bar pour déguster son breuvage.

Rita arrive, Eddie la salue, et l’appelle « Princesse ». Rita lui dit qu’elle ne veut pas qu’il aille voir la police pour porter plainte contre Joe. Elle lui dit une nouvelle fois que Joe n’a jamais porté la main sur elle. S’il va porter plainte, elle sera contraint de témoigner en faveur de Joe. 

Elle s’est rendue compte qu’elle l’a rendu paranoïaque en lui parlant de Chernak et en faisant l’amalgame avec le frère du Dr Rossi, et s’en veut pour ça.

Eddie lui promet alors de laisser tomber. Elle en est ravie. Elle l’invite à déjeuner au Colonial ce soir avec Ada et Norman. Il accepte volontiers. 


 

Chez les Carson, Elliot est au téléphone. Il n’y a pas de réponse. Il en conclut donc que la personne qui doit venir garder Kelly est en chemin. 

Constance est fébrile. Elle songe qu’elle n’a pas encore emballé les vêtements de Kelly. Elle n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi Michael ne leur a pas dit la vérité, à savoir que Kelly n’est pas la fille d’Allison. Elle pense qu’elle ne pourra jamais lui pardonner. 

Elliot entend le bruit d’une voiture. Constance a l’impression que Kelly sait qu’elle part aujourd’hui, et cela lui déchire le cœur. Elle va chercher Kelly lorsque la sonnette de la porte d’entrée retentit. La baby-sitter en question n’est autre que Laurie, la petite blonde qui travaille au Cider Barrel. 

Elle doit veiller sur Kelly le temps que Constance et Elliot se rendent au tribunal afin d’informer le juge qu’ils ne sont sans doute pas les grands-parents de l’enfant.

Laurie monte à l’étage, mais la chambre de Kelly est fermée à clé. Constance est à l’intérieur, avec Kelly. Laurie en informe Elliot. Il monte à l’étage et découvre que la porte est toujours fermée à clé. 

Constance est dans le rocking-chair, avec Kelly dans les bras. Matthew est dans son parc. Elliot appelle Constance et lui demande d’ouvrir. À travers la porte, Constance lui dit qu’elle ne peut pas abandonner Kelly. Pas aujourd’hui. C’est au-dessus de ses forces. Demain, peut-être, mais pas aujourd’hui.

Elliot cède et dit qu’ils vont reporter leur rendez-vous avec le juge à demain. 


Le square est calme à cette heure de la journée. Tout semble prêt pour le prochain festival. Les stands sont montés et quelques ouvriers vérifient le fonctionnement de la grande roue. 

Tom et Susan se rendent en voiture jusqu’au pilori, et s’arrêtent devant le monument historique. Susan aperçoit Steven et l’appelle. Elle dit en aparté à Tom qu’elle peut lui épargner la réunion qu’elle a prévu avec Steven au sujet du déjeuner de charité si ce dernier l’emmène directement au manoir Peyton. 

Steven parvient à eux et accepte avec enthousiasme de l’emmener lui-même chez lui. 

Eli rejoint à son tour le petit groupe et discute avec Tom. Le vieil homme a besoin de l’opinion d’un homme parce que celle d’une femme est trop traditionnelle. Mais l’esprit de Tom est ailleurs, si bien qu’Eli n’insiste pas et s’éclipse. 


Rita entre à la taverne, frappe à la porte de l’arrière-boutique tout en appelant son père. 

— J’ai fait une réservation pour 18 h 30, dit-elle. On doit passer prendre Norman une heure avant sur le quai de chargement…

Elle ouvre la porte et arrête de parler quand elle découvre que son père n’est pas là. Ada est assise sur le lit, l’air désemparée.  Elle tient un morceau de papier dans la main.

Rita comprend immédiatement qu’Eddie est parti. Ada lui dit qu’il lui a laissé un mot d’adieu, mais Rita ne veut pas le lire. 

Ada lui dit que cette fois, il n’est pas parti sans rien dire. Il a laissé un mot. Il y a dix-huit ans de cela, elle n’avait pas eu droit à tant d’égard. 

Ada déplie le mot et le lit à haute voix :  

« Princesse, je voulais t’aider, mais je n’ai réussi qu’à te faire du mal. Je pense sincèrement qu’il est trop tard pour prendre un nouveau départ avec toi et ta mère. Même une pure vieille carcasse comme la mienne peut voir qu’il est temps de partir. Mise tout ce que tu as sur Norman, il est l’homme qu’il te faut. Il fera de toi une gagnante. Ton papa »

Ada termine par une de ses pensées : « Beau parleur, mauvais payeur ». 


Eddie, pourtant une valise, marche jusqu’à l’arrêt de bus et tend au conducteur un billet de vingt dollars. Le conducteur lui demande où il veut aller. 

— Aussi loin que possible, répond Eddie en soupirant. 

Il veut un billet aller, sans retour. Il monte dans le bus, suivi par le chauffeur. Le bus démarre. D’un regard nostalgique, Eddie dit au revoir à sa ville. 

Note : On ne sait pas ce qui est advenu de son vieux tacot qu’il conduisait encore l’épisode précédent. 


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