lundi 15 avril 1968
Les minutes du procès
Le révérend M. Tom Winter vit et travaille à Peyton Place depuis un an. Il s’implique totalement dans les problèmes personnels de tous ceux qui viennent le voir. Aujourd’hui, Tom Winter a essayé sans succès d’aider la jeune Rita Harrington à comprendre sa récente dépression. La visite a été interrompue par quelque chose qu’il a vu se passer sur la place. Une jeune femme se faisait photographier au pilori que les pères puritains utilisaient pour punir ceux qui enfreignaient la loi ou la foi. Cette femme exerce une attraction particulière sur Tom Winter. Elle est sa femme.
Susan Winter est photographiée au pilori. Tom Winter descend l’escalier de l’appartement et voit l’activité sur la place. Susan est libérée du pilori.
Susan Winter se rend à la librairie. Constance, n’ayant aucun client pour l’instant, est en train de lire un livre sur l’histoire de Peyton Place. Elle accueille Susan chaleureusement et lui parle du livre. Elle décrit le premier festival.
Elliot est le président du comité d’organisation et ne tarit pas d’éloges sur les implication de Susan pour le festival. Il a dit à Connie qu’elle était tellement occupée qu’elle n’a pas pu assister à la dernière réunion du Comité, hier.
— Hier, j’ai dû aller à New York, explique Susan. Je devais rendre visite à mon père. Je voulais lui mettre la pression pour notre campagne de collecte de fonds. Malheureusement, j’ai dû passer la nuit là-bas parce qu’il est revenu tard de son parcours de golf. Mais ça en valait la peine : il m’a donné un chèque en blanc. Cela va aider la construction de l’aile pour enfant à l’hôpital.
— Michael Rossi vous en remerciera.
Susan n’en est pas sûre :
— Vous savez, Connie, je ne pense pas que votre ami Mike Rossi m’apprécie vraiment, ni ne m’approuve.
— Comment pourrait-il vous désapprouver ? Vous agitez une baguette magique pour rendre la vie meilleure.
Susan dit qu’elle essaie d’être à la hauteur des attentes. Constance envie le couple qu’elle forme avec Tom et pense que Tom doit être fier de sa femme.
Eddie se trouve avec Steven dans le bureau de se dernier. L’avocat lui laisse lire les minutes du procès de Rodney Harrington. Eddie est en colère à cause des questions que Steven a posées à Rita.
Il a poussé la jeune fille qui n’avait que dix-huit ans à l’époque à dire devant la cour que Joe Chernak l’a attaquée.
Steven oppose à cela que Rita s’était portée volontaire pour témoigner à la barre. D’autre part, il devait faire son possible pour défendre Rodney et obtenir un non-lieu.
Eddie lui raconte que depuis l’arrivée du frère du Dr Rossi, Rita revit le drame comme s’il avait eu lieu hier. Il veut que Joe Rossi disparaisse de cette ville. Steven conseille à Eddie de laisser tomber. Il n’était pas là lorsque Rita avait besoin de lui, il a laissé passer sa chance.
— Je ne peux pas me permettre de recevoir vos conseils, maître Cord. Et d’ailleurs, je n’en veux pas, vocifère Eddie avant de quitter le bureau.
Eddie est en train de servir un verre à un client de la taverne d’Ada Jacks lorsque Norman entre et s’appuie au comptoir. Eddie le rejoint.
— Tu as l’air crevé, dit-il.
— J’ai gagné mon argent, aujourd’hui.
— Félicitations !
Norman lui dit qu’il n’est pas d’humeur pour ses sarcasmes. Il veut partir, mais Eddie le retient.
— Je suis allé voir Steven Cord à son bureau. Il m’a laissé lire les minutes du procès de Rod. Pourquoi l’as-tu épousée, Norman ? Pourquoi as-tu épousé Rita ?
— Mon mariage, c’est mon affaire, pas la votre.
— Norman, j’ai lu chaque mot de son témoignage. Tu étais dans la salle d’audience, tu as entendu tout ce qu’elle a dit.
— Je l’aimais. C’est la seule et unique raison pour laquelle je l’ai épousée.
Eddie lui dit que c’était tout ce qu’il voulait savoir. Il voulait lui entendre dire qu’il aimait Rita. Il lui serre la main.
Rodney est assis à son bureau dans le garage Shoreline lorsque Betty entre. Betty a manifestement pris la voiture de Rodney pour faire un tour.
Elle est en train de dessiner une grange. Rodney regarde le croquis. Elle dit que quelqu’un a commencé à la transformer en maison, et qu’elle aimerait terminer le projet. Ils pourraient en faire leur prochaine demeure.
Cette maison est à 17 kilomètres de Peyton Place. Rodney se demande ce qui pousse Betty à vouloir habiter si loin de la ville. Elle lui répond que cela pourrait faire une jolie ferme.
— Ce n’est pas une ferme, c’est un pont.
Betty lui dit qu’elle essaie de prendre un nouveau départ et lui demande d’essayer d’en faire de même.
— Oh oui, dit Rodney. Nous pourrions acheter cette propriété, nous pourrions y travailler et nous pourrions meubler chaque pièce, peindre chaque mur. Mais que se passera-t-il une fois que nous aurons fini de travailler sur cette maison ? Nous devrons encore travailler sur notre couple.
Betty comprend que Rodney n’a pas encore encaissé l’abandon de sa fille. Déçue, elle préfère partir.
Dans l’appartement, Rita et Norman boivent un café. Norman demande comment s’est passée la discussion avec le révérend Winter.
— C’était ton idée de laisser quelqu’un d’autre s’immiscer dans notre vie personnelle, dit-elle. Je ne voulais pas avoir à parler de mes problèmes personnels avec lui. Tout ça, c’était ton idée !
— D’accord, c’était mon idée, admet Norman. Alors, comment ça s’est passé ?
— Ça ne s’est pas passé, répond-elle. Norman, tu ne peux pas me pousser à parler au révérend Winter des choses qui me dérangent, puis t’attendre à ce que je me confie à toi. J’aurais pu me confier à toi en premier lieu.
— Je veux juste que tu ailles bien et que tu sois heureuse, Rita.
Rita avoue que Tom Winter est une personne très gentille et qu’elle pourrait éventuellement lui parler de Joe Chernak.
Le Dr Rossi est chez lui, en smoking, est en train de préparer une boisson et de s’entraîner à un discours sur les maladies cardio-vasculaires. On frappe à la porte.
Il laisse entrer Susan Winter. Elle l’informe qu’elle a été chargée de collecter des fonds pour la nouvelle aile de l’hôpital destinée aux enfants. Il lui offre un verre.
Joe Rossi descend les escaliers, mais ne veut pas rester, voyant qu’il n’est pas seul. Michael insiste, mais Joe disparaît sans mot dire.
Rossi s’excuse pour l’impolitesse de son frère. Susan espère qu’il s’est remis de son accident. Rossi s’excuse et la pousse vers la porte en lui disant qu’il doit encore peaufiner son discours. Ils se disent bonsoir et elle s’en va.
Joe revient. Le docteur Rossi reproche à Joe son impolitesse envers Susan. Joe qualifie le smoking de Rossi de costume de singe. Il insinue que Susan, jolie dame au demeurant, ne peut pas laisser son grand frère indifférent. Mike lui répond que la dame en question est mariée au révérend Tom Winter.
À ce moment-là, le révérend Winter est à Peyton Place depuis environ un an. Il a évidemment remplacé Jerry Bedford. Mais il était allé au lycée à Peyton Place.





