Épisode 418

jeudi 21 mars 1968

Une petite virée 

Joe Rossi a été contraint de prendre une décision. Son frère aîné, le Dr Michael Rossi, a exigé qu’il lui raconte toute l’histoire sur son passé récent. Les jours avant qu’il n’arrive à Peyton Place. Toute l’histoire sur ses implications criminelles qui l’ont forcé à s’enfuir. Mais Joe Rossi n’a pas l’intention de parler. Il espérait trouver chez son frère un sanctuaire. Un endroit où se cacher. Il se trompait. Et alors, une fois de plus, il se retrouve en train de fuir. Ce soir, Norman Harrington, totalement inconscient de la nature de la tension de Joe, a accepté à contrecoeur de le conduire à l’extérieur de la ville, à une intersection où Joe pourra trouver un camion capable de l’emmener loin. Loin du Dr Michael Rossi et de Peyton Place.

Il est tard le soir. Norman conduit sa voiture. Joe est à ses côtés. Ils s’arrêtent dans un restaurant routier.


Chez le Routier, Norman et Joe s’entretiennent. Une serveuse aux cheveux noirs leur sert du café. Norman dit à Joe qu’il ne veut pas aller jusqu’à l’intersection, près de l’autoroute. Et il sait que Joe ne veut pas non plus. 

Norman suggère à Joe d’appeler le Dr Rossi et de lui dire qu’il est désolé. Il lui parle de ses propres problèmes avec son grand frère Rodney, mais pour Joe ce n’est pas pareil, car lui a eu des démêlés avec la justice. 

Il dit qu’il est venu à Peyton Place pour faire amende honorable. Norman tend une pièce de monnaie à Joe pour qu’il téléphone à son frère Michael. Joe prend la pièce, se lève et va à la cabine publique. Il compose un numéro de téléphone, mais personne ne répond à l’autre bout du fil.


Le Dr Rossi frappe à la porte de l’appartement de Jill, à la maison d’hôtes de Mme Hewitt. Jill enlève la chaîne de sécurité et laisse entrer le médecin. 

Michael lui demande si elle sait où se trouve Joe. Elle lui répond qu’il est venu la voir tout à l’heure, mais qu’il est reparti.

— Joe m’a dit qu’il est le père de Kelly, et vous la mère, l’informe Michael.

— Et vous l’avez cru ? 

— Oui, parce qu’il ne ment jamais s’il n’en a pas intérêt, réplique le médecin.

Il lui demande quelle sorte d’ennuis Joe avait lorsqu’il était à New York. Sa sœur Lisa l’a appelé et lui a parlé d’un certain Dom, qui était en affaire avec Joe. Elle pense que c’est à cause de lui qu’il a quitté New York. 

Le médecin est persuadé que Jill connaît Dom et connaît le passif de cet homme avec Joe. Jill nie savoir quoi que ce soit. Elle demande à Michael de quitter sa chambre. 


Chez les Carson, Constance va à la fenêtre et aperçoit Betty qui s’approche. Elle ouvre la porte et invite la jeune femme à entrer. Betty lui demande si elle peut lui parler. 

Elle lui dit qu’elle n’a jamais vraiment compris Allison. Constance lui dit pourtant qu’Allison a toujours bien aimé Betty. 

Betty fait savoir à Constance qu’elle peut prendre soin du bébé d’Allison, mais qu’elle ne pourra jamais l’aimer. Constance la remercie pour son honnêteté. Mais elle ajoute qu’elle ne permettra pas à Rodney et à elle d’adopter le bébé si Betty ne consent pas à l’aimer. 

La sonnette de la porte d’entrée retentit et Steven entre pour annoncer que l’audience pour la garde de Kelly est prévue demain à dix heures. 

Elliot le fait entrer, et Steven salue Betty. Mal à l’aise, Betty dit au revoir à Constance et Elliot, et elle s’en va. 

Constance préfère monter à l’étage plutôt que parler à Steven. L’avocat dit à Elliot qu’il ne voit aucun problème à ce que le juge leur accorde la garde, sauf si quelque chose d’imprévu se passe.

Elliot le prévient : il sait que Steven préfèrerait que Rodney ait la garde du bébé, ce qui pourrait faire rompre le couple qu’il forme avec Betty. Mais Steven lui dit qu’il est avant tout professionnel et qu’il va donner tout pour que les Carson obtiennent la garde. 


Au poste de police, le Dr Rossi demande au sergent Edward Goddard de l’aide pour retrouver son frère Joe. Mais il ne reçoit pas l’aide escomptée. Goddard lui dit que ce n’est pas l’affaire de la police. Joe est majeur et il a le droit de disparaître, d’autant plus qu’il n’est ni malade, ni dépendant. 


Dans l’appartement de Glover Street, Rita se repose dans sa chambre. Eddie ouvre la porte, pensant que c’est Norman qui est de retour, mais il s’agit en fait de Rodney.

Eddie aimerait qu’il lui parle de Joe Chernak. Rodney s’énerve à l’évocation de Chernak et lui dit qu’il ne l’a pas vraiment connu. Eddie insiste, sachant que Rodney lui ment. Il  lui dit que Joe Rossi fait rappeler Joe Chernak à Rita. Selon Eddie, Joe Chernak est encore en vie dans l’esprit de Rita. Elle est vraiment apeurée. 

Rita sort de la chambre. Elle dit tout à son père à propos de Joe Chernak. Elle ajoute qu’il méritait de mourir. Rodney lui répond que personne ne mérite de mourir. 

— Lui le méritait, murmure-t-elle. 


Steven va voir le Dr Rossi à l’hôpital pour lui parler de l’audience pour la garde du bébé. Michael lui dit qu’il sera probablement là. Steven représentera Jill Smith. Il lui dit que Jill se préoccupe du bébé. Le médecin lui fait savoir qu’il ne dira rien qui pourra aider l’avocat dans cette affaire.


Pendant ce temps, Norman et Joe sortent du restaurant routier et grimpent dans la voiture. Norman démarre pour se rendre jusqu’à l’intersection, près de l’autoroute. 

Norman conduit trop vite. Il prend un tunnel. Soudain, c’est le drame. La voiture dérape et fait des tonneaux. Un automobiliste, témoin du drame, s’arrête pour porter secours aux malheureux. Nous entr’apercevons le conducteur. Il s’agit du révérend Tom Winter, dont il s’agit de la première apparition. 


Laisser un commentaire