Épisode 478 

Mercredi 20 novembre 1968

Dis-moi, Carolyn…

La nouvelle de la mort de Martin Peyton est parvenue en premier à Steven Cord. Il n’a pas tardé à la transmettre à Betty Harrington. Mais Betty l’a surpris. Elle a accueilli la disparition de Peyton d’une manière très particulière, une réaction qui pourrait bien menacer les projets de Steven.

Steven Cord traverse le square pour se rendre au Clarion. L’édition du jour affiche un gros titre :

« MARTIN PEYTON EST MORT »


Dans la salle de rééducation, Rodney s’exerce sur la nouvelle machine thérapeutique, à la fois moderne et performante. Chuck Atwell l’encourage. Il lui dit avoir appris la mort de son grand-père et lui présente ses condoléances à sa manière.

Steven entre dans la pièce. Il tente de parler à Rodney et lui explique qu’il souhaite réellement s’occuper des funérailles. Mais Rodney lui répond sèchement que Betty a tout pris en main. Il lui demande de quitter la salle, ajoutant qu’il ne le supporte plus.


À la maison de la plage, le Dr Rossi passe un moment agréable avec Marsha Russell. Ils s’embrassent, échangent des mots tendres. Mike choisit une musique qu’il n’écoutait jamais avec son frère Joe : des valses de Strauss.

Ils discutent longuement, puis la conversation dérive vers Carolyn. La discussion dégénère rapidement et ils se disputent comme un vieux couple. Mike commet l’erreur de dire qu’il a vu Carolyn entrer seule au Shoreline, suivie par Jeff. Marsha s’inquiète aussitôt pour sa fille. Carolyn lui avait affirmé qu’elle ne voyait plus Jeff. Si elle lui cache cette relation, cela pourrait vouloir dire qu’elle a couché — ou s’apprête à coucher — avec lui.

Michael tente de calmer les choses et lui demande de laisser le temps faire son œuvre. Marsha s’emporte. Mike hausse à son tour le ton et lui demande combien de temps encore sa fille va se dresser entre eux.

Furieuse, Marsha attrape ses affaires et quitte la maison en claquant la porte.


Steven travaille dans son bureau lorsque Susan Winter arrive. Elle frappe doucement et il l’invite à entrer. Elle jette un regard furtif à travers les stores vénitiens de la fenêtre. Elle est venue parce qu’elle a aperçu la voiture de l’avocat garée sur le square.

Steven lui dit qu’il est débordé de travail et l’encourage à partir, mais elle s’avance vers lui et l’embrasse. Steven ne résiste pas. Elle lui confie qu’il lui a manqué aujourd’hui. Elle l’enlace en lui disant qu’elle le désire, puis décroche le téléphone afin qu’ils ne soient pas dérangés.


Lew est seul au Cider Barrel. Il s’occupe de la fermeture. Quelqu’un frappe doucement à la porte et il va ouvrir. Le Dr Rossi entre et lui demande s’il est encore possible de boire un café.

— J’ai même une dernière part de tarte aux pommes, si vous voulez. Vous venez de l’hôpital ?

— Non, je me promenais.

Mike lui dit qu’il a parlé de lui avec son père. Harry se fait beaucoup de souci. Lew lui répond qu’il ne devrait pas. Le médecin lui demande alors ce qui s’est passé à New York. Lew s’emporte.

— Mon père me l’a demandé, ma mère me l’a demandé, mon frère au Vietnam me l’a demandé, et maintenant vous ! Il ne s’est rien passé. Rien de grave.

— Mais tu ne veux plus devenir médecin. Pourquoi ?

Mike devine que Lew a découvert ce qu’est réellement le racisme dans une grande ville. Il lui rappelle que son père s’est battu pour devenir médecin, justement pour prouver qu’un homme noir pouvait réussir. Il veut la même chose pour son fils.

Mais Lew lui répond qu’il ne peut pas se mettre à sa place. Mike n’est pas confronté quotidiennement au racisme.


Dans sa chambre, Carolyn est allongée sur son lit, lisant un roman, lorsque Marsha entre brusquement. Elle demande à sa fille quand elle a vu Jeff pour la dernière fois. En réalité, elle cherche à savoir quelle est la nature exacte de leur relation, ce qui déclenche une nouvelle dispute. Carolyn se braque aussitôt contre sa mère.

Finalement, elle affirme qu’il ne s’est rien passé entre elle et Jeff. Mais Marsha ne la croit pas. Elle connaît sa fille et sait reconnaître quand elle ment.Marsha redescend au salon et appelle Fred. Elle compose les chiffres sur le cadran téléphonique. Fred répond. Marsha lui demande de l’aide à propos de Carolyn et de Jeff. Elle souhaite qu’il parle à leur fille, car elle est vraiment très inquiète. Fred lui promet d’être présent dès le lendemain.


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