Lundi 23 septembre 1968
La nouvelle vie de Tom
Ce soir, les doutes de Norman Harrington au sujet de la fidélité émotionnelle de Betty sont confirmés. Des doutes qui avaient germé depuis que Rodney Harrington, blessé lors d’un accident de moto, est alité à l’hôpital, laissant Betty seule. Steven n’a aucune idée qu’on l’observe. Mais le magasin de motos des frères Harrington se trouve tout près de la maison de Betty et Rodney. Sans le vouloir, Norman voit Steven Cord garer sa voiture juste devant la demeure de son frère. Désormais, Norman doit lutter avec son sens des responsabilités envers Rodney. Ce sentiment grandit lorsqu’il voit Betty laisser entrer Steven sans la moindre hésitation.
Steven se gare devant la maison de Rodney et Betty.
Steven frappe à la porte ; Betty le laisse entrer immédiatement. Elle lui donne une minute pour expliquer ce qu’il veut. Steven dit qu’il a lu plusieurs ouvrages sur les blessures à la colonne vertébrale et qu’il aimerait qu’elle les lise aussi. Cela l’aiderait à comprendre ce que traverse Rodney.
Betty refuse. Elle sait ce qu’a Rodney, elle sait qu’il guérira. Cela lui suffit.
Norman frappe à son tour et entre. Il agit comme si la situation était parfaitement normale. Il invite Betty à dîner chez lui avec Rita et Kelly. Elle accepte. Puis, brusquement, Norman devient froid face à Steven et Betty. Steven préfère partir.
Norman reste pour parler à Betty. Celle-ci n’en revient pas du manque de confiance de Norman.
— Tu penses qu’il y a quelque chose entre Steven et moi, c’est ça ?
— Non.
— Bien sûr que si. Je sais que tu ne fais pas confiance à Steven… mais je réalise soudain que tu ne fais pas confiance à moi non plus.
Sur le quai, Tom parle avec Andy Davies, capitaine d’un bateau de pêche. Andy possède deux navires et pêche aussi bien le maquereau que le homard.
Tom, qui a quitté l’Église, vient quémander un travail. Andy dit qu’il a déjà tous les hommes nécessaires. Puis une idée lui vient : Tom pourrait installer les pièges à homards. Il le prévient que le travail est pénible, et qu’il doit commencer très tôt, avant le lever du soleil.
Tom accepte.
De retour de leur dîner au Colonial, Michael, Marsha et Carolyn rentrent chez les Russell. Carolyn monte directement dans sa chambre.
Marsha sait que le divorce continue de bouleverser sa fille, qui n’accepte toujours pas la situation. Elle offre un dernier verre à Mike. Celui-ci lui avoue qu’il se rend compte qu’elle et Carolyn forment une famille, et qu’il se sent parfois comme un étranger. Marsha le rassure. Ils s’embrassent.
Une fois Mike parti, Marsha rejoint sa fille. Carolyn lui demande si elle savait que Fred fréquentait quelqu’un. Marsha avoue que oui.
Carolyn comprend alors que Fred voyait déjà Donna Franklin quand ses parents étaient encore mariés. Elle demande si c’est pour cela que Marsha a demandé le divorce pour cruauté mentale. Marsha préfère dire la vérité et acquiesce.
À l’hôpital, une infirmière introduit Steven dans la chambre de Susan. Il est venu lui annoncer une mauvaise nouvelle : son mari, Tom, veut divorcer.
Bien qu’elle s’en doutât, Susan est dévastée. Elle demande à Steven qui il compte défendre. Il répond qu’il la défendra, elle.
Susan s’en réjouit immédiatement : ils pourront monter un dossier solide contre Tom et Jill. Voyant que Susan ne cherche qu’à se venger, Steven retire sa proposition. Il quitte la chambre, furieux.
L’ex-révérend Tom Winter se présente au bureau du juge Irwin A. Chester pour parler de la garde de Kelly, le bébé de Jill Smith. Chester lui apprend qu’il a déjà rendu sa décision. Tom s’excuse d’avoir manqué l’audience : il était à Boston, où il a démissionné du ministère.
Il avoue à Chester que Jill est une victime. Il assume toute la responsabilité : Jill n’a jamais voulu être avec lui ; c’est lui qui l’a poussée à fuir en lui faisant peur.
Il espère que le juge reviendra sur sa décision et lui rendra Kelly, mais Chester n’y est pas favorable.
— Mais puisque je vous dis que tout est ma faute ! insiste Tom.
— Monsieur Winter, l’immoralité de Jill Smith ne vient pas de vous, explique le juge.
— Je ne comprends pas.
— S’il n’y avait que votre histoire, je lui laisserais sans hésiter la garde de son enfant. Mais Jill a un passé trouble. Elle a laissé croire aux Carson que Kelly était le bébé de leur fille disparue. C’est l’accumulation des faits qui m’empêche de lui confier l’enfant.
Cependant, Chester précise qu’il a laissé une porte ouverte : sa décision n’est pas irrévocable. Jill aura du temps pour prouver qu’elle est capable de s’occuper de sa fille. Si elle y parvient, il réexaminera son jugement.
À l’hôpital, Jill — désormais en uniforme — va voir Susan. Elle veut comprendre pourquoi Susan a fait tout cela : elle a détruit sa vie.
— On s’entendait bien, vous et moi, dit Jill. Nous étions amies.
— Eh bien, « amie », sortez de cette chambre !
Jill insiste, mais Susan lui ordonne de partir, ou elle appellera quelqu’un pour la mettre dehors.
Jill finit par sortir.





