Épisode 459

lundi 9 septembre 1968

Pour une nuit 

Depuis quelques temps maintenant, Carolyn Russell a accepté le fait que sa mère soit divorcée et libre de reprendre sa vie en main. Mais ce soir, Carolyn voit exactement ce que cette liberté signifie. Le fait que sa mère et le Dr Rossi sont des adultes mûrs n’inquiète pas Carolyn outre mesure. Elle voit seulement en la trahison de sa mère un possible modèle pour elle-même.

À l’extérieur du Shoreline. Carolyn sort du bâtiment et voit sa mère et le Dr Rossi s’étreindre tendrement.


Jeff rejoint Carolyn en courant. Il lui demande ce qu’il se passe et pourquoi elle est sortie du Shoreline. Il voudrait savoir s’il y a un problème avec sa mère. Carolyn lui demande de la laisser tranquille. Il lui dit qu’elle n’est pas très sympa avec lui. 

— Le Shoreline m’ennuie, la musique m’ennuie et toi tu es le garçon le plus ennuyeux de la terre. Je parie qu’ils te débranchent toutes les nuits après avoir débranché le piano électrique. 

Pris d’une impulsion, Jeffrey embrasse Carolyn. Elle se laisse faire. Il lui demande de rester. Il a encore quelques morceaux à jouer et ensuite, le groupe va à la plage. Elle accepte. 

Il s’embrasse de nouveau et Carolyn passe ses bras autour de son cou.


Rita va voir Steven à la demeure Peyton. Elle commence à discourir sur la façon dont « ils » ont enlevé le bébé à Jill. 

— Que s’est-il passé ? s’enquiert l’avocat. 

— Je ne sais pas, elle a dû vouloir s’enfuir. Tu dois faire quelque chose. 

Elle est très énervée et Steven lui demande dans un premier temps de se calmer et de parler rationnellement des faits. Il mentionne le fait qu’il était l’avocat dans le procès pour la garde du bébé et ne comprend pas pourquoi Jill ne l’a pas appelé. Rita pense qu’elle a peur. 

— Tu es le seul qui puisse l’aider, implore Rita.

— J’admire ta loyauté envers elle, j’aurais aimé la même chose pour moi.

— S’il te plaît, aide-la.

— J’ai peur de ne pas pouvoir.

Steven commence à vouloir parler de Rodney. Il lui montre une revue qu’il a lue et il lui dit que le processus peut prendre du temps, mais l’espoir de guérison est réel.

Mais Rita, telle une obsession, revient sans cesse sur le cas de Jill et de la petite Kelly. Il lui dit qu’il ira au tribunal demain matin, mais elle insiste pour qu’il vienne ce soir.

— Pourquoi es-tu si concernée par cette histoire, et si bouleversée ?

— Je l’aime bien. Je me sens triste pour elle. Je ne supporterais pas qu’elle perde le bébé. 

Steven comprend qu’elle fait référence à la perte de son propre bébé. 

— Dois-je te supplier ? 

— Non, c’est d’accord. 

Rita le remercie chaleureusement. 

— Tu sais, après tout ce qui s’est passé, je ne déteste pas les Harrington, dit-il.

Elle hoche la tête en souriant.


Au magasin de motos, Rita va parler à Norman. Elle s’assoit sur une moto. Norman lui suggère d’aller dans le bureau et de s’étendre sur le canapé. Elle est beaucoup trop bouleversée et ce n’est pas bon pour elle. 

Elle informe Norman que Kelly est aux mains de l’assistance sociale. Elle pose ses bras autour de lui et lui dit qu’elle l’aime. Norman devine qu’elle a quelque chose à lui demander. 

Elle voudrait prendre le bébé pour cette nuit. Elle déteste savoir Kelly aux mains d’étrangers. Elle ne sait pas s’ils accepteront, mais elle pense que ça vaut le coup de demander. Norman est immédiatement d’accord. Rita lui montre sa reconnaissance. 


Mme Thomas, l’assistante sociale, sort du bureau du juge et retrouve Jill dans le couloir. Jill veut connaître la décision du juge. L’assistance sociale lui dit qu’il donnera sa réponse dans une demi-heure.

Elle veut parler tranquillement à Jill. Elle lui demande la vraie raison de son départ de chez les Winter. Jill ne veut pas la lui donner. Elle lui dit simplement qu’elle est adulte et que la justice se comporte avec elle comme si elle était mineure. Kelly est sa fille et elle doit être avec elle. 

Mme Thomas lui répond que ce n’est pas si simple que ça. Kelly ne peut pas passer son temps de bus en bus, sans savoir de quoi sera fait demain. Elle doit avoir un foyer stable. 

Steven se montre et demande s’il peut passer un moment avec sa cliente. Mme Thomas les informe qu’il y aura une audience dans la matinée. Jill est surprise de voir Steven. Elle ne lui fait pas confiance. Il lui dit qu’il est là pour l’aider, mais elle ne veut rien avoir à faire avec lui. 

Puis elle se calme et ils s’assoient sur un banc pour discuter plus amplement. Jill pense qu’elle a perdu, mais Steven essaie de lui redonner espoir en lui disant qu’il a suffisamment d’éléments pour gagner la partie. 

En effet, il est au courant de ce qui s’est passé chez les Winter puisque Susan lui a tout raconté. Il informe Jill que la femme du révérend a tout manigancé. Elle a fait venir Jill pour que Tom s’éprenne d’elle. Elle partait de la maison délibérément pour qu’il puisse rester seul avec la jeune fille. 

Jill n’en croit pas un mot. 

— Peut-être que je perds mon temps, dit-il. J’essaie de vous aider, mais peut-être que vous voulez vous débarrasser de votre bébé.

Elle s’approche de lui et le gifle. Puis elle va s’appuyer contre l’épaule d’une statue de Benjamin Franklin. Elle accepte finalement l’aide de l’avocat. 


Chez les Russell, Mike et Marsha se câlinent. Ils essaient de mieux se connaître en parlant de leur vie. 

Ils sont vraiment très amoureux. Michael dit qu’il n’a jamais ressenti cela auparavant. 


Steven et Mme Thomas sortent du tribunal. L’avocat a obtenu le droit pour Rita et Norman de prendre le bébé pour la nuit. Joe ne s’y est pas opposé. 

L’assistante sociale sourit en tendant le bébé à Rita, ainsi que ses affaires pour la nuit. Elle dit à Rita qu’il y a tout ce qu’il faut pour nourrir l’enfant ce soir et demain matin. 

Steven dit à Norman qu’il y aura une audience à dix heures ce matin.


Joe Rossi va voir Jill, qui se trouve dans une autre pièce du tribunal. Il lui parle durement. 

— Regarde quelle mère tu fais, vocifère-t-il. Tu n’as pas hésité à trimbaler la gamine dans tout le pays, à vouloir même la refiler à la famille Carson. Et tu te dis mère ?

Il pense que ce qui arrive est la faute de Jill, car il croit toujours que la jeune fille a une liaison avec le révérend Winter. 


À l’appartement, Norman et Rita jouent avec la petite Kelly. Ils sont prêts à aller la coucher. Norman a tourné le canapé contre le mur afin de faire une sorte de berceau pour Kelly.

Norman éteint les lumières. Kelly s’endort.


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