mercredi 4 septembre 1968
Renoncement
Un simple geste, celui d’un homme qui enlève un habit qui a dominé la vie du révérend Tom Winter. Le révérend a enlevé son col épiscopal. Maintenant, vêtu d’habits civils, il se tient en face de l’église de Boston où se trouve son supérieur hiérarchique. C’est le point de retour, l’endroit où Tom a découvert la compassion, la compréhension de l’autre. Mais aujourd’hui, dans l’esprit de Tom Winter, tout s’est envolé.
Tom prend un taxi jusqu’à l’église de Boston.
À Boston, Tom Winter va voir son supérieur hiérarchique, le révérend Gates, et lui annonce sa démission. Il semblerait que Tom soit de religion luthérienne.
Le révérend Gates veut des explications. Il ne comprend pas.
— Lorsque vous êtes arrivé à Peyton Place il y a un an, vous débordiez d’enthousiasme, avec la volonté de faire de grandes choses. Que s’est-il passé ?
Voyant que Tom ne répond pas, le révérend lui demande si cela a à voir avec Susan. Il connaît son problème et il sait que c’est difficile à gérer pour un mari.
— Je vais demander votre transfert, dit-il.
— Vous ne comprenez pas, révérend Gates. Je ne veux pas être transféré. Je veux quitter l’église.
Le révérend lui dit qu’il n’est pas obligé d’accepter sa démission. Pour l’instant, il refuse de la lui donner. En tout état de cause, il veut des explications.
— Je suis tombé amoureux d’une autre femme, avoue Tom.
Gates est sous le choc.
— Est-ce que Susan est au courant ?
— Oui. Mais cela n’a plus d’importance, je l’ai quittée.
Le révérend Gates lui demande de bien réfléchir à ce qu’il est en train de faire. Doit-il laisser sa femme et sa carrière d’homme d’église pour une jeune fille ?
— Jusqu’à ma prochaine décision, vous resterez pasteur de cette église. Vous allez continuer vos services comme si de rien n’était, ordonne Gates.
Tom ne l’entend pas de cette oreille.
— Vous feriez mieux d’assigner quelqu’un d’autre, Révérend, parce que je ne reviendrai pas.
À l’hôpital, le Dr Rossi s’occupe de Susan Winter. On lui a posé une perfusion. Sans doute devait-elle être déshydratée après toute l’absorption d’alcool. Il lui demande si elle a des nausées ou des vertiges.
Elle n’a rien de tout ça. Elle est seulement malheureuse. Elle voudrait que Tom lui revienne. Elle regrette énormément ce qu’elle a fait.
Elle lui demande s’il a des nouvelles de Tom. Elle ne veut pas retourner dans sa maison vide. Le médecin lui dit qu’il n’en a pas. Pas plus qu’il n’en a de Jill. Susan pense que Tom et Jill sont ensemble maintenant. Mike ne le croit pas.
Avant qu’il ne parte, Susan lui fait promettre d’essayer de joindre Tom.
Dans la salle de rééducation, la tête de Rodney est toujours supportée par une lanière au menton. Rodney est toujours dans la même position, couché sur le ventre.
Le Dr Miles vérifie la sensibilité de ses membres. Il sent ses bras et ses épaules, mais pas le reste. Le médecin affirme que ça viendra, il faut être patient. Le Dr Rossi se joint à eux.
Ils parlent de la rééducation de Rodney et Miles lui dit qu’il a réussi à faire venir Maggie Stone, l’une des meilleures kinésithérapeutes du pays. Rossi est impressionné parce qu’il pensait qu’elle était surbookée jusqu’à l’année prochaine.
Rodney ne veut pas d’elle. Miles lui dit qu’une rééducation est très importante, car elle va empêcher une atrophie de ses membres.
— Prenez quelqu’un d’autre, s’il vous plaît.
Mike fronce les sourcils.
— Quel est le problème avec Maggie Stone ? s’enquiert-il. C’est la meilleure dans son domaine. C’est une vraie pro.
— Elle va me faire penser à Betty. Et à tout ce que j’ai perdu.
Steven attend dans le bureau de Mike. Il regarde les radios. Michael arrive et salue Steven par un « Dr Cord » sarcastique.
L’avocat demande des nouvelles de Rodney. Mike admet que Rodney fait de beaux progrès, mais pour Steven, ce n’est pas suffisant.
Il demande au médecin de lui prêter des livres médicaux qui traitent des blessures à la colonne vertébrale. Il veut tout connaître de la maladie de Rodney. Il pense que cela pourrait l’aider.
— Donnez-moi des noms de livres et j’irai les chercher à la bibliothèque.
Mike lui dit que cela ne servira à rien. Un homme de loi n’est pas un médecin, il n’arrivera pas à analyser tous les problèmes liés à la colonne vertébrale.
Steven insiste. Il déteste rester là sans rien faire. Connaître à fond le cas de Rodney pourrait l’aider à comprendre. Michael note sur un morceau de papier quelques références qu’il donne à Steven. Mais avant qu’il ne parte, le médecin se doit de le prévenir :
— Je ne veux pas que vous tourniez autour de Rod. Je vais tout simplement mettre une pancarte « ne pas dépasser » à la porte de sa chambre rien que pour vous.
Dans le couloir du tribunal, Jill, portant Kelly, et entourée par deux policiers, se dirige vers Mme Thomas, l’assistante sociale. La police l’a repérée alors qu’elle était dans un bus.
— Vous les avez laissés me faire sortir du bus comme si j’étais une vulgaire criminelle, reproche-t-elle à l’assistante sociale.
Mme Thomas explique à Jill qu’elle doit leur laisser le bébé jusqu’à ce que le juge prenne une décision. C’est la loi. Et c’est dans son intérêt de coopérer.
Elle lui prend le bébé des bras. Jill la laisse faire, sachant qu’il ne servirait à rien de protester. L’assistante sociale emmène Kelly dans une autre pièce.
Jill est totalement désespérée. Rita est près d’elle. Elle lui dit qu’elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour l’aider, elle et Kelly. Jill ne répond pas. Rita préfère la laisser seule.
Jill s’appuie contre un poteau et se met à pleurer.
Au Shoreline Cafe, qui ressemble de plus en plus à une salle de concert, Carolyn danse tandis que le groupe de Jeff joue une chanson pop. Marsha se laisse prendre au jeu et bouge sur sa chaise. Après la chanson, le groupe fait une pause et Jeff vient avec Carolyn à la table de Marsha.
Marsha aime bien Jeff, cela se voit. Elle essaie également de donner l’impression qu’elle apprécie sa musique. Jeff retourne sur la scène préparer sa prochaine chanson, tandis que Mike arrive. Il salue Marsha, Carolyn, et le cavalier de Carolyn.
Le couple ne reste pas. Ce genre d’endroit n’est plus de leur âge. Ils décident d’aller dîner au Colonial. Michael invite Carolyn à se joindre à eux, mais elle décline, préférant rester ici.
Carolyn s’aperçoit que sa mère a oublié ses gants et sort du Shoreline pour la rattraper. Elle observe sa mère et le Dr Rossi s’embrasser amoureusement avant de monter dans la voiture du médecin.





