lundi 2 septembre 1968
Sentiments
Pour la première fois depuis son accident de mobylette, Rodney Harrington a reçu la visite de Steven Cord. Et maintenant, la femme de Rodney, Betty, est partie en colère de l’hôpital pour affronter Steven. Elle sait que quelque chose est arrivé pendant les quelques minutes où Steven a vu son mari. Quelque chose a traversé l’esprit de Rodney. Et elle sait d’instinct que ce quelque chose pourrait mettre en péril son mariage.
Betty, le visage pourpre de colère sort de l’hôpital de Peyton Place et descend la rue en direction du square. Elle tourne à droite au coin et entre dans le bâtiment de la banque, référencée aussi comme Chambre de Commerce et où se trouvent les bureaux de l’agence d’assurances Amos Barkley et les bureaux de l’avocat Steven Cord.
Dans le bureau de Steven, Betty accuse ce dernier d’empoisonner l’esprit de Rodney par des inepties. En effet, Steven a donné à Rodney l’impression que Betty et l’avocat étaient partis en voiture pour faire une agréable promenade. Rodney ne savait même pas qu’elle était dans la voiture qui l’a percuté.
Steven lui dit qu’elle a tort de penser ça. Il lui rappelle qu’il est venu la voir avant son mariage pour lui souhaiter bonne chance.
— Je te connais Steven, tout ce que tu fais est toujours dans ton intérêt.
— Je voulais savoir comment allait Rodney, c’est la seule raison pour laquelle je suis allé le voir. Tu dois me croire.
— Arrête de répandre ton poison dans nos vies !
Elle s’en va, toujours aussi en colère.
Susan conduit sa voiture en état d’ivresse. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle met en danger sa vie et celle des autres. Sur Glover Street, elle manque de renverser un piéton. Elle arrive dans la rue de l’hôpital et freine un coup sec devant l’entrée, renversant une pancarte où il est inscrit : « Place réservée aux médecins ».
Elle sort du véhicule et titube jusqu’à l’entrée de l’établissement. Un infirmier sort au même moment et l’on s’étonne qu’il ne voie pas le panneau défoncé.
Susan entre au bureau des renseignements et fait son show. Mlle Choate la fait s’asseoir et s’occupe d’elle. La caméra se substitue à ce que voit Susan, avec pour effet un balancement de gauche à droite afin de nous faire comprendre que Susan est ivre.
Pendant que l’infirmière en chef est allée voir le Dr Rossi pour l’avertir, Susan est à moitié couchée sur un canapé et ennuie une dame avec un enfant d’une dizaine d’années.
Michael arrive et emmène Susan dans son bureau. Il la couche sur le canapé et lui pose des questions, à savoir depuis quand elle boit et si elle s’est évanouie. Elle lui répond qu’elle boit depuis trois jours et trois nuits sans arrêt et qu’elle ne se rappelle plus si elle s’est évanouie.
Mike lui dit qu’elle met sa vie en danger et qu’elle doit admettre avoir un problème avec l’alcool. Elle est en train de s’autodétruire. Il veut savoir si elle a mangé récemment, et elle avoue que non.
Il se dirige vers le téléphone et appelle Mlle Choate pour qu’elle s’occupe de l’admission de Susan. Elle va rester au moins une nuit ici. En plaisantant, Susan dit qu’elle veut une chambre avec vue sur la mer.
Il lui demande où est Tom et Susan avoue qu’elle ne sait pas. Il est parti et a sans doute quitté les ordres.
Au tribunal, le sergent de police William Wilson Walker et Mme Thomas questionnent Joe Rossi. Selon l’assistante sociale, Joe est immoral. Elle est sûre qu’il sait où Jill se cache.
— Allez, cessez d’aboyer, chérie.
— Ne m’appelez pas « chérie » ! vocifère-t-elle. Où est Kelly ?
— Je ne sais pas. Lorsque le juge a fixé la pension alimentaire, il ne m’a pas dit de changer ses couches.
Joe appelle Jill par son vrai nom de famille : McCormick. Il parle de New York et de comment il l’a rencontrée.
Mme Thomas lui reproche de n’avoir rien fait pour prendre soin de Kelly et Joe se défend en lui disant que Jill ne lui a laissé aucune chance.
À la maison de la plage, le Dr Rossi et Marsha trinquent à eux et s’embrassent. Ils parlent chacun de leur vie. Marsha avoue que grâce à lui, elle se sent revivre.
Mike se demande comment Carolyn va prendre le fait qu’ils sont ensemble. Marsha rit et dit que c’est déjà fait. Carolyn lui a posé des questions à leur sujet.
Michael tient beaucoup à leur relation. Cependant, il veut qu’elle se sente libre, et dit que c’est à elle de fixer les règles de leur relation.
— Je ne veux pas me sentir libre, dit-elle.
Jeff est dans le kiosque à musique et Carolyn se dirige vers lui.
— Tu es en retard, lui reproche le jeune homme.
Elle met ses lunettes et il lui demande de les enlever parce qu’elle a l’air ridicule avec. Elle lui dit qu’elles lui sont indispensables pour lire.
Il veut savoir ce qu’elle ressent pour Joe Rossi. Et si elle compte encore le fréquenter. Elle avoue qu’il est physiquement attirant, mais qu’elle ne sortira plus avec lui.
En réalité, elle avait voulu ennuyer sa mère parce qu’elle a divorcé de son père, et elle pensait que sortir avec un voyou comme Joe la ferait souffrir, mais elle a abandonné l’idée.
Carolyn voit que Jeff est troublé, une preuve qu’il tient à elle, et pas seulement comme amie.
Mike et Marsha dînent au Colonial Post Inn tandis que Joe se dirige vers leur table. Il veut parler à Mike et dit que c’est important. Le médecin lui répond qu’ils se verront à la maison tout à l’heure, mais il insiste. Marsha dit qu’elle est d’accord pour attendre et que Mike ferait mieux de savoir ce que Joe veut.
Michael se lève et emmène Joe à l’écart. Joe raconte que les flics l’ont interrogé longuement. Ils pensent qu’il sait où se trouvent Jill et le bébé.
Joe pense que Mike a poussé Jill à accepter la place chez les Winter. Il le lui reproche. Ce qui est arrivé à Jill est sa faute, selon lui.
Il s’en va, en colère.





