Épisode 452

jeudi 1er août 1968

Les conseils du Dr Rossi 

La nuit dernière, Rodney Harrington a été admis d’urgence en chirurgie après son accident de mobylette. Aujourd’hui, les résultats de l’opération doivent être analysés et rapportés à la femme de Rodney, Betty.

Le Dr Rossi pose les radios sur l’écran lumineux.


Le Dr Rossi et le Dr Miles expliquent à Betty les conséquences de l’opération. Ils ont sauvé la vie de Rodney, mais il reste paralysé. 

— Il ne va pas mourir ? demande-t-elle à Rossi.

— Non, Betty, il ne va pas mourir.

— Vous en êtes sûr ?

— J’en suis sûr.

— Dieu merci !

Le Dr Miles explique à l’épouse de Rodney qu’ils ne savent pas s’il va recouvrir l’usage de ses bras et ses jambes. Rodney va devoir bientôt commencer des séances de kinésithérapie afin que ses muscles ne s’atrophient pas avec le temps. 

Il la prévient que la rééducation sera longue et compliquée. Rodney doit garder le moral pendant ce temps, c’est primordial à sa guérison. 

Elle demande à le voir. Les médecins acceptent et lui demandent de ne pas craquer devant lui.

En sortant du bureau de Michael, elle croise Steven, qui se lève de son fauteuil. Elle ne lui accorde qu’un regard méprisant avant de suivre le Dr Rossi dans la salle où se trouve Rodney.

Une infirmière prend le pouls de l’accidentée. Lorsqu’elle les voit entrer, elle s’éclipse. Rossi laisse Betty seule avec son mari.

Rodney est allongé sur le ventre. Sa tête est maintenue par un appareillage compliqué et effrayant. 

Elle se place devant lui. Elle ne dit pas un mot. À quoi bon parler ? Elle se penche et, tendrement, l’embrasse sur le front.

Dans le couloir, Norman et Steven attendent. L’un éloigné de l’autre. 

Leslie débarque et fonce droit vers Norman. Il veut savoir comment va Rodney et ce qu’il s’est passé. Le jeune homme informe son père que Rodney a repris conscience peu avant l’opération. Rodney est reconduit dans sa chambre, sous la surveillance d’une infirmière. Leslie s’approche de Rodney et lui parle.

Il lui dit que tout ira bien. Il prend les choses en main. Il va prendre soin de lui. Rodney ne répond pas. Leslie préfère le laisser se reposer et retourne auprès de Norman pour avoir des détails sur ce qui s’est passé.

Norman raconte à Leslie comment est arrivé l’accident. 

— Écoute, je sais que Rodney est ton préféré, je suis désolé, dit Norman.

— Norman, ne sois pas stupide, rétorque Leslie.

Il se tourne et aperçoit Steven.

— Que fait-il ici ? Est-ce qu’il est impliqué dans l’accident ? 

Norman opine. 

— C’est lui qui conduisait la voiture.

Leslie entre dans une colère folle et fonce vers Steven, qu’il accuse d’être à l’origine de l’accident. Steven lui dit qu’il n’y est pour rien. Ce n’était qu’un accident. 

Mlle Choate leur demande de ne pas se disputer. Ils sont dans un hôpital et le calme doit régner. 

— C’était un accident, plaide de nouveau Steven. La police a fait son rapport. Voyez avec eux.

— J’en ai bien l’intention. Tu ne t’en tireras pas comme ça. Pas après ce que tu as fait à mon fils. Tu ne t’en tireras pas comme ça.


À la maison de la plage, Joe descend les escaliers et surprend Mike assoupi dans le canapé. Il s’excuse de l’avoir réveillé, il ne l’avait pas vu. Michael lui dit que ce n’est rien.

Joe demande à son frère des nouvelles de Rodney. Le Dr Rossi lui répond qu’ils ne savent pas encore s’il va remarcher. Joe ne comprend pas comment ils ne peuvent pas savoir. Les médecins devraient tout savoir.

Tandis que Joe s’en va, Tom arrive et confie à Michael le problème d’alcoolisme de Susan. Il lui dit que s’il est taciturne en ce moment, ça n’a rien à voir avec Jill. 

Le problème est Susan. Il est seulement inquiet pour sa femme et il a peur que la boisson ne la détruise. Michael ne peut pas lui être d’une grande aide. Il lui dit seulement que si Susan veut se défaire de ses mauvaises habitudes, elle devrait se rendre dans un sanatorium pour une cure de désintoxication.

De retour chez lui, Tom a la surprise de découvrir Susan avec les cheveux noirs. 

— Qu’est-il arrivé à tes cheveux ?

— Oh, tu as remarqué, ironise-t-elle.

Susan doit certainement porter une perruque. Tom dit à Susan qu’ils doivent parler. Il lui dit qu’il a vu le Dr Rossi et que ce dernier a conseillé pour Susan une cure en sanatorium. 

— Tu as parlé au Dr Rossi ? s’exclame Susan. Pourquoi maintenant ?

Tom fronce les sourcils. 

— Que veux-tu dire ?

— Je veux dire que ça fait un bon bout de temps que je bois plus que de raison. Pourquoi as-tu demandé conseil au Dr Rossi seulement maintenant ? Tu aurais pu le faire plus tôt.

Tom lui dit qu’il ne voit pas où elle veut en venir. 

— C’est simple, dit-elle en se réservant un verre. Tu veux que je m’éloigne de la maison pour avoir le champ libre avec Jill.

— Tu racontes n’importe quoi !

— Vraiment ? Je ne crois pas. Si tu te souciais vraiment de moi, tu te serais occupé de mon problème bien avant. Tu veux juste rester seul ici avec Jill.

— Je veux que tu admettes que tu es une alcoolique.

— Je peux m’arrêter de boire quand je veux. Est-ce que tu peux stopper ton problème avec Jill comme tu veux ? lance Susan.

Écœuré, il quitte la pièce.


Au Colonial où Leslie a pris une chambre, Steven le rejoint à la réception. Il veut lui parler de l’accident, et de ce qui s’est passé juste avant. Au début, Leslie ne veut pas l’écouter, mais lui accorde finalement une minute. Ils s’assoient.

Steven lui dit qu’il a toujours voulu faire du mal à Rodney.

— L’accident était donc délibéré ! aboie Leslie.

— Non, bien sûr que non. Pour qui me prenez-vous ? Il se trouve qu’avant d’aller voir Rodney, j’ai montré ceci à Betty. 

Il lui montre un document. 

— J’ai convaincu Betty de le montrer à Rodney. On était en route pour aller le voir.

— Tu veux dire que Betty était dans la voiture ?

— Oui.

Leslie veut mettre fin à la conversation, mais Steven lui dit que ce document est le reçu signé de sa main au bénéfice d’Eddie. Il voulait s’en servir pour faire souffrir Rodney. Mais c’était avant l’accident. Maintenant, il ne peut pas faire ça à son frère.

— Ton frère ? s’exclame Leslie. Tu n’as pas de frère. Biologiquement parlant peut-être, mais c’est tout. Rodney et Norman ne t’ont jamais considéré comme de la famille. Tu n’appartiens pas aux Peyton. 

Steven lui laisse le reçu. Il ne veut plus s’en servir. Il s’en va en disant qu’il a mérité tout ce que lui a dit Leslie.


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