lundi 15 juillet 1968
L’ex-mari
Le révérend Tom Winter vient juste d’entendre dire que sa maison est décrite comme un environnement idéal pour la jeune Jill Smith et son bébé. Sa maison n’est pas idéale. Parce que Tom Winter se bat contre ses sentiments envers Jill depuis quelque temps maintenant. Un fait que sa femme, Susan, suspecte ; et pour des raisons qui lui appartiennent, s’en réjouit.
Tom se tient dans le sanctuaire lorsque Susan entre et s’assoit sur le banc de la deuxième rangée, à la gauche de la congrégation.
— À quelle heure est ton prochain sermon, Tom ? s’enquiert l’épouse du révérend.
Tom fixe l’autel, l’air déprimé, et soupire :
— Dès que j’aurais trouvé un sujet valable.
Susan se lève :
— Et si tu parlais de la conscience ?
Elle tourne les talons et quitte le sanctuaire.
Elle traverse le salon et vérifie l’emploi du temps de son mari posé sur la table de travail du révérend. Une idée lui vient à l’esprit. Elle appelle l’opératrice et demande à être rappelée au 555-2100 afin de tester le téléphone.
Elle raccroche. Peu de temps après, le téléphone sonne. Susan décroche, et remercie à voix basse l’opératrice. Elle fait semblant d’être en ligne lorsque Tom entre dans la pièce :
— Comment va-t-elle ? Oh, Arthur, c’est terrible, j’arrive tout de suite.
Elle raccroche. Naturellement, Tom lui demande ce qu’il se passe. Elle lui dit que son amie Jean Wilbur, de Boston, vient d’avoir un accident de la route.
Elle demande à Tom si elle peut s’y rendre pour aller la voir. Elle aimerait que Tom vienne avec elle (sachant très bien qu’il ne peut pas).
Tom consulte son emploi du temps et lui répond qu’il a beaucoup trop de rendez-vous et n’aura pas le temps de la déposer en ville. Il lui suggère d’y aller par ses propres moyens. Elle remercie Tom et, avant de partir, lui dit qu’elle sera de retour pour le dîner.
Fred se rend chez Marsha pour récupérer Carolyn. Ils ont décidé d’aller manger un morceau en ville. La conversation se passe bien. Fred lui annonce qu’il va quitter Peyton Place pour Boston, car il vient d’être muté.
Marsha lui demande si Carolyn est au courant, et Fred compte le lui dire lors de leur sortie.
Le téléphone sonne. Marsha répond. C’est le Dr Rossi. D’excellente humeur, il veut discuter, mais ce n’est visiblement pas le bon moment pour Marsha. Elle lui dit qu’elle est avec Fred et qu’elle le rappellera. Elle raccroche.
Ayant compris, Fred dit à Marsha qu’il est content qu’elle sorte à nouveau avec quelqu’un. Il la remercie pour ne pas avoir donné à leur fille la vraie raison de leur divorce.
Dans la nouvelle maison des Harrington, Betty est sur la mezzanine tandis qu’en bas, installé sur le canapé, Rodney explique les détails de la réparation d’une mobylette à Norman.
Rodney a l’idée d’organiser une course de cross-country afin de se faire de la publicité. Ils pourraient même y participer. À condition que ce soit Rodney qui conduise. Betty aimerait beaucoup conduire un de ces engins.
Mais Rodney lui répond que c’est beaucoup plus dangereux que ça en a l’air. Justement, Betty s’inquiète pour Rodney, qui a toujours tendance à rouler vite. Elle ajoute qu’elle ne pourrait pas le supporter si jamais quelque chose arrivait à Rodney.
Au Cider Barrel, Fred Russell s’assied à une table avec Carolyn. Charlie vient prendre la commande. Carolyn commande une combinaison burger hot-dog avec pommes de terre et salade.
Son père, peu friand de fast-food, ne prend qu’une double limonade avec glaçons. Carolyn n’aime pas voir son père se rationner de la sorte.
Elle pense que sa mère va bientôt souffrir d’une dépression post-divorce. Mais son père lui demande d’accepter une bonne fois pour toutes le divorce. Il sait que sa mère voit quelqu’un d’autre. Carolyn lui parle du Dr Rossi et lui dit qu’il n’est pas du tout comme Fred. Ce dernier l’espère bien.
Il lui avoue enfin qu’il va partir à Boston. Carolyn le prend mal. Elle ne va pas supporter de ne plus le voir. Fred lui dit qu’elle viendra certains week-ends, et aussi pour les vacances. Terriblement déçue, Carolyn se lève et quitte le Cider Barrell sans laisser à son père le temps de s’expliquer.
Portant un plateau, Jill entre dans le bureau de Tom. Elle lui a apporté un sandwich et un café. Il n’a pas faim et se fâche lorsqu’elle insiste pour qu’il mange.
Il travaille sur un nouveau budget très important. Tom est sur les nerfs et il est froid avec elle. Elle voit des lettres sur son bureau et lui dit qu’elle ira les poster demain.
Il entre dans une colère froide lorsqu’il apprend qu’elle n’a pas posté les lettres aujourd’hui comme il lui avait demandé. Elle jure qu’il ne lui a jamais demandé de poster ses lettres, mais il insiste en lui disant que cela ne fonctionne pas entre eux.
Elle lui dit qu’elle n’a jamais demandé à venir vivre ici. Il est irritable et dur avec elle et lui demande de sortir de cette pièce.





