Épisode 446

jeudi 11 juillet 1968

L’enquête 

Jill Smith est piégée. Quelques semaines plutôt, elle a déménagé dans la maison du révérend et de madame Tom Winter afin de travailler pour eux. Et en retour, ils subviennent à ses besoins et à ceux de son bébé. La nuit dernière, quelque chose est arrivé dans la maison Winter. Un bref instant. Un geste. Un regard entre deux personnes. Et maintenant, Jill sait qu’elle doit faire quelque chose à propos de cela.

Jill Smith marche vers l’est, passant l’entrée de l’hôpital de Peyton Place.


Jill dit à l’infirmière de service, au bureau des renseignements, qu’elle a un rendez-vous avec le Dr Rossi. Elle n’a pas pu le voir hier soir. Ce dernier parvient à elle et la questionne. Elle lui dit qu’elle souhaite lui parler du révérend. Il l’emmène dans son bureau. 

Jill lui dit que le révérend Winter l’a regardée longuement et d’une façon non équivoque. Son regard exprimait le désir. 

Mike lui dit qu’il connaît Tom depuis très longtemps et qu’il se demande si Jill n’a pas mal interprété ce regard. Jill lui assure que non. Elle aimerait que le médecin parle à Tom, mais sans porter d’accusation. Si elle doit quitter la maison des Winter, l’assistante sociale pourrait lui retirer la garde de Kelly.

Une fois Jill partie, Mike saisit son téléphone et demande à l’infirmière de faire venir le révérend Winter ici s’il passe à l’hôpital. Dans le cas contraire, elle doit lui téléphoner pour obtenir un rendez-vous.


Un tracteur à deux roues et une remorque livrent deux mobylettes au Harrington Brothers Motorcycle, Inc. Quatre adolescents passent par là et posent des questions sur les mobylettes. Ils semblent très intéressés par le nouveau magasin. Rodney leur distribue des prospectus et leur suggère de venir plus tard dans l’après-midi : les mobylettes seront exposées. La bande de jeunes le remercie et s’en va.

Steven Cord arrive et commence à parler de quelques problèmes de business pendant que Rodney et Norman commencent à décharger les deux mobylettes. L’avocat leur dit qu’il pourrait prendre rendez-vous avec le banquier pour obtenir des échéances de prêt plus avantageux. Norman semble penser que c’est une bonne idée.

Steven continue sa route, passe devant la taverne, puis le Shoreline Arcade, et voit Betty sur le quai. Il s’arrête près des escaliers de la pension de famille de madame Hewitt et la salue. 

Steven et Betty marchent le long du quai ensemble. La discussion est agréable au début, mais finit par dégénérer quand Steven propose à son ex-femme de passer ce soir afin de parler business avec les frères Harrington. 

Betty lui dit de but en blanc qu’elle ne veut pas de lui chez elle, ni ce soir, ni jamais. Elle pense qu’il a demandé ce travail auprès des deux frères pour se rapprocher d’elle. Il lui dit qu’il ne lui a pas fallu longtemps avant de perdre son sang-froid.


Jeff joue du piano chez les Russell. Carolyn l’aide à étudier. Ils parlent de musiciens classiques, dont Beethoven. 

Marsha arrive et salue Jeff et Carolyn. Elle parle avec les deux jeunes gens de sa vie d’étudiante et d’un certain Richard Harrison dont elle aurait fait n’importe quoi pour s’asseoir à côté de lui en classe. Elle ajoute qu’elle était douée dans les cours de musique.

Le téléphone sonne. Carolyn bondit pour répondre. C’est Fred Russell, son père. Ils se mettent d’accord pour se voir au Cider Barrel à deux heures cet après-midi.


Chez les Winter, Jill fait les cent pas en bas des escaliers tandis que Susan arrive avec des rafraîchissements. Le révérend Winter est assis sur le canapé. 

Mme Thomas, l’assistante sociale, descend les escaliers et fait remarquer à Jill que Kelly est un très beau bébé. Elle s’assoit sur le canapé et commence à poser des questions embarrassantes.

D’abord, elle aimerait savoir qui a eu l’idée de faire emménager Jill ici. Susan lui répond que c’est son idée. 

Elle demande à Susan depuis quand elle et le révérend Winter sont mariés. Tom lui répond qu’ils sont unis depuis sept ans. Elle leur demande pourquoi ils n’ont pas d’enfants et combien de temps ils comptent rester dans la congrégation. C’est encore Tom qui répond. Ils n’ont pas encore d’enfant parce qu’il travaille beaucoup en ce moment, il doit prendre soin de nombreux paroissiens et il voudrait pouvoir être allégé de travail lorsque viendra le moment d’avoir un bébé. 

L’assistante sociale leur demande également quel serait leur sentiment si Jill déménageait. Mme Thomas veut s’assurer qu’il n’y a pas d’ambiguïté entre Tom et Jill, et entre les Winter et le bébé. 

Elle demande à Susan si elle a des sentiments particuliers pour le bébé. Susan lui assure qu’elle prend soin de l’enfant tout en sachant qu’elle n’est pas sa mère.

Mme Thomas demande ensuite à Jill ce que Susan représente pour elle : l’image d’une sœur, d’une mère ? 

— Juste une amie, répond Jill.

La question la plus compliquée arrive : que représente Tom aux yeux de Jill ? Un père de substitution ? Jill lui dit que non. Elle assure Mme Thomas d’une chose : elle aime Kelly et fera tout pour son bien-être. 

Elle aimerait savoir dans combien de temps elle sera sûre de ne pas perdre la garde de Kelly. L’assistante sociale lui dit qu’une période de cinq à six mois devrait suffire. Elle a terminé son entretien et s’en va. 

— Une véritable enquête, s’exclame Susan.

Jill se rend à l’étage. Tom est inquiet. Il pénètre dans le sanctuaire et fixe le vitrail de la fenêtre.


Rodney et Norman conduisent leur mobylette. Norman suggère à Rodney d’aller moins vite. Rodney semble griser par la vitesse.


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