lundi 24 juin 1968
Un dîner presque parfait
Joe Rossi, le jeune frère du Dr Michael Rossi, n’a jamais pu accepter le fait que Jill Smith, la mère de son enfant, a catégoriquement refusé d’avoir quoi que ce soit à faire avec lui. Il a essayé d’être patient avec Jill, pensant que le temps adoucirait sa colère. Mais aujourd’hui, une autre jeune fille, Carolyn Russell, a repoussé les avances de Joe. Pour Joe, c’est un refus de trop. Maintenant, il est déterminé à revenir de force dans la vie de Jill.
Joe marche sur le quai. Il se dirige vers une cabine téléphonique à l’extérieur de la taverne. Il entre dans la cabine et passe un appel.
Tom Winter dicte une lettre à Jill, qui la tape sur sa machine à écrire, lorsque le téléphone sonne. Tom répond, mais l’appelant (Joe) raccroche.
Jill demande qui c’était. Tom répond que c’était sûrement un faux numéro.
Dans la maison des Carson, maintenant louée par les Russel, de la musique jouée par l’électrophone est diffusée à fond. Le docteur Rossi arrive à la porte d’entrée et est accueilli par Eli Carson.
Eli demande à Carolyn de baisser le son, car ils ne s’entendent pas parler. Elle s’exécute.
Tandis qu’Eli continue à collecter les dernières affaires des Carson dans un carton, Marsha descend, visiblement ravie de voir le Dr Rossi.
Le médecin dit qu’il rendait visite aux Woodfields au coin de la rue et qu’il voulait passer pour voir si elle et Carolyn veulent aller dîner avec lui ce soir-là. Marsha hésite. Il suggère de réserver une table au Colonial pour vingt heures. Devant l’enthousiasme du médecin, Marsha finit par accepter. Michael part.
Carolyn demande à sa mère, Marsha, si elle va vraiment sortir avec le Dr Rossi, et pourquoi elle, elle ne peut pas sortir avec le frère de ce dernier.
Marsha lui répond que ce n’est pas un rendez-vous galant. Elles sortent toutes les deux avec lui, juste pour passer une bonne soirée et se détendre.
Carolyn ne comprend pas pourquoi sa mère a divorcé. Surtout pourquoi a-t-elle cru bon de le faire sous le prétexte de cruauté mentale ? Elle lui en veut beaucoup.
Tandis qu’elle fait une remarque déplacée à sa mère, cette dernière la gifle et lui ordonne de ne plus jamais lui manquer de respect de la sorte.
Le révérend Winter entre dans sa chapelle et trouve Susan assise sur un banc vers l’avant. Susan explique à Tom pourquoi elle boit beaucoup. Elle se sent délaissée.
Tom lui dit qu’elle devrait venir avec lui pour la tournée d’aujourd’hui. Mais Susan lui dit qu’il a Jill maintenant. Jill entre informe à Tom que madame Butler est au téléphone. Tom lui dit qu’il la rappellera plus tard.
Susan se souvient des problèmes de madame Butler avec sa sœur Selma. Tom lui fait savoir qu’elle lui ait d’une aide précieuse dans ses tournées.
Jill vient de nouveau pour informer le révérend qu’il est temps de partir. Elle, de son côté, est prête.
Susan dit finalement à Jill que cela ne sera pas la peine d’accompagner le révérend dans la tournée. Elle a décidé d’aller avec lui. Ils s’en vont, laissant Jill seule.
Betty et Rita discutent dans le magasin de motos des frères Harrington. Rodney et Norman discutent affaires et Betty mentionne qu’elle se sent mise à l’écart, ne comprenant pas ce qui se dit.
Rita avoue qu’il en est de même pour elle. Elle n’y connaît rien en matière de motos.
À l’usine Peyton, Joe descend d’un chariot élévateur et se dirige vers un téléphone public. Il appelle les Winter. Jill répond, portant Kelly. Joe parle un moment en utilisant une fausse voix.
Il veut savoir si Jill est seule. Lorsqu’elle dit que le révérend et madame Winter sont sortis, il raccroche, satisfait.
Au Colonial Post Inn, le docteur Rossi, Marsha et Carolyn sont assis près de l’hôtesse. Elle installe le trio à une table.
Carolyn n’est pas à l’aise et regarde un peu partout. Le Dr Rossi lui demande ce qu’elle a et elle lui dit qu’elle regarde si elle ne connaît personne parmi les clients du restaurant. Elle trouverait gênant qu’on les voie ensemble.
Michael les remercie d’avoir accepté ce dîner et espère passer un moment relaxant.
Marsha demande au Dr Rossi s’il fait lui-même la cuisine. Rossi répond qu’il mange souvent à l’extérieur.
Carolyn aimerait savoir s’il a déjà été marié. Il répond qu’il n’en a jamais eu l’occasion. Elle pense que ce doit être romantique d’être un médecin célibataire.
Rossi fait venir Helen, la serveuse, pour qu’elle prenne la commande. Carolyn se lève brutalement et annonce qu’elle a mal à la tête. Elle part sans même un regard pour le couple.
Marsha se lève à son tour et s’apprête à partir. Mais Michael lui demande de rester. Cela ne sert à rien de courir après Carolyn. Mieux vaut la laisser seule.
La serveuse leur demande s’ils veulent plus de temps. Michael la remercie et lui demande de venir un peu plus tard.
Il demande à Marsha si c’est la première fois qu’elle sort depuis son divorce. Elle répond par l’affirmative. Rossi dit qu’il est honoré. Ils commandent deux très bons steaks à Helen.
Jill Smith entre dans le presbytère et trouve Joe Rossi en train de chatouiller les touches de l’orgue. Elle demande à Joe de sortir. Elle lui dit que les Winters vont rentrer d’un moment à l’autre. Joe se lève et l’embrasse de force.
Susan Winter entre et les surprend. Elle reproche à Jill Smith d’avoir laissé faire cela. Susan rappelle à Jill qu’elle est dans une église. Elle demande à Joe de partir immédiatement. Ce qu’il fait.
Jill tente de s’expliquer, de lui dire que Joe n’a pas été invité, mais Susan ne veut rien savoir (cela l’arrange sûrement d’avoir surpris ce baiser).
Bouleversée, Jill monte les escaliers en courant. Tom entre au même moment et lui demande ce qui s’est passé. Jill ne répond pas.
Tom s’enquiert alors auprès de Susan ce qui s’est passé. Elle lui répond que Jill et Joe « faisaient l’amour ». Ce qui est exagéré, bien évidemment.
Tom lui dit qu’il connaît Joe et qu’il harcèle Jill depuis un bon moment. C’est lui le fautif. Susan lui répond que peu importe. Les ragots vont bon train dans cette petite ville et le passage de Joe dans la maison, seul avec Jill, risque de faire couler de l’encre.
Tom lui répond qu’il se fiche des ragots. Seule la vérité l’intéresse. Et la vérité est que Jill n’a pas voulu ce qui s’est passé. Il monte à l’étage.





